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interviewPublic Sénat· 8 juin 2022 40 min

Hôpital, pouvoir d’achat : les annonces électoralistes du gouvernement

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

mais d'abord donc le quoi qu'il en coûte de retour cécile 6 ou quelques jours des législatives le gouvernement accélère le calendrier des annonces il veut rassurer les français sur le pouvoir d'achat et notamment sur la promesse de chez qu'alimentaire si son avenir est aujourd'hui incertain il compte tout de même mettre en place une et d'inflation pour les ménages modestes cette indemnité arrivera et je crois que c'est le plus important à la rentrée comme l'a dit la première ministre elisabeth bornes directement sur le compte en banque des français elle la puise à permettre aux français qui ont des difficultés de pouvoir continuer à acheter à faire leurs courses comme il le faisait avant outre nouveauté les retraites seront revalorisées de 4% dès le mois d'août 18 millions de français sont concernés enfin ceux qui travaillent ne paieront pas plus d'impôts si leur salaire augmente à cause de l'inflation nous allons indexé le barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation pour éviter justement ses effets comme vous dites très bien de seuil où des gens qui ne paieraient pas l'impôt sur le revenu avant à cause de l'inflation des augmentations bascule basculerait dans l'impôt sur le revenu ou basculerait dans une tranche supplémentaire et man ça vient nous indexons c'est exactement nous augmentons les seuils du montant de l'inflation le gouvernement veut aussi aller vite sur la crise des urgences président bourguignon la ministre de la santé n'a pas attendu les conclusions de la mission flash pour dévoiler cet après midi des premières mesures elle a notamment promis avant l'été l'ouverture de postes aux élèves infirmières en l'obtention de leur diplôme et des heures supplémentaires payées double pour les soignants ce train de mesures évidemment mais aussi une projection vers les sla type 2 dimanche le premier tour c'est dans quatre jours on en débat tout de suite avec claire chartier bonsoir bienvenue vous êtes journaliste essayiste thierry pech bonsoir et bienvenue directeur général de terra nova j'accueille allemand bruno cautrès politologue chercheur au cnrs et au cevipof bonsoir bruno et matthieu croissandeau éditorialiste politique que bonsoir man histoire claire j'ai commencé avec vous ces mesures annoncées par elisabeth borne est ce que c'est de l'opportunisme politique on est quand même à quatre jours du premier tour bon évidemment on peut le penser il ya d'un point de vue politique stricte il y a deux objectifs c'est d'abord de ne pas laisser le champ libre à la nuque puisque le pouvoir d'achat c'est quand même le grand flambeau à jean luc mélenchon il a annoncé des mesures assez massue et qui était assez spectaculaire dans le débat le smic à 1500 euros le blocage des prix donc évidemment il faut quand même répondre sachant que le pouvoir d'achat en fait c'est un sujet qui n'est pas associée dans l'opinion spécifiquement à un parti il est assez partagée dans la compétition électorale malgré la campagne parce que je pensais à marine le pen oui pendant tout entier donc il ya quand même un coup à jouer pour le gouvernement et puis évidemment on le sait aussi les électeurs en fait vote en fonction des priorités du moment et ils votent en faveur des candidats qui leur semblent répondre à ses priorités donc là il ya un enjeu immédiat conjoncturelle donc ça c'est sur le plan politique au sens strict mais plus largement il y a évidemment un enjeu de plus profond parce qu'on sait que le pouvoir d'achat donc qu'ils aient diminué à cause de l'inflation est bien cette inflation elle creuse les inégalités c'est tout à fait mécanique même un penseur le penseur de l'école à néolibérale frédéric hayek disait avec la reconnaissez dans les années 60 que l'inflation ça détruisaient les classes moyennes et puis que ça accentue de façon très dangereuse le fossé entre ceux qui détenaient un patrimoine et les classes les couches supérieures et donc c'est évident qu'il a il ya un souci profond dans une société qui à ce point crispée on ne peut pas se permettre de ne rien faire donc il ya une urgence y un contexte électoral il y a aussi un enjeu vraiment la politique au sens large auxquels il faut répondre c'est un peu ce que j'ai un petit opportunistes politiques et obligations que les autres les deux mon capitaine il ya d'autres pays européens qui dépensent quand même moins d'argent public ont l'inflation d'ailleurs est plus élevé thierry pech est ce que emmanuel macron 7 converties contraint et forcé une sorte de dirigisme économique alors en effet l'inflation est beaucoup plus élevé dans beaucoup de pays européens à commencer par notre grand voisin l'allemagne je crois que l'état 8 ou 9 % parfois évalué près de 10% donc on est à un niveau assez bas d'inflation parce qu'on a mix énergétique particulier parce qu'on a une agriculture qui néanmoins sert la demande domestique en bonne part donc on a une inflation plus modérée les autres pays européens confrontés à cette inflation font aussi un des choses assez exceptionnel y a pas qu'en france qu'on fait des ristournes d'échec bon et d'ailleurs chacun rivalise d'imagination pour trouver des réponses à la situation qu'ils ne soient pas des réponses pyrène parce que ça peut se retourner dans trois mois dans six mois et si vous dites face à un pic d'inflation j'augmente le smic de jeu pas à 200 euros par exemple dans le cas de jean-luc mélenchon et si à la fin de l'année l'inflation retombe à 2 % la réponse me caler pérenne alors que le problème lui n'était pas donc beaucoup de pays européens ont cette réflexion de trouver des solutions les plus ciblés possible les moins pérennes possible pour répondre à une circonstance déterminer la question c'est est-ce que cette inflation va s'installer dans le temps long auquel cas ces réponses là seront mises en difficulté il ya un an on va pas éternellement continuer de doit il penser de l'argent public même si on en parlait la thématique de l'année était pas et pas forcément très porteuse politiquement aujourd'hui mais quand versement il ya un lien entre l'inflation et la dette parce que à ce qu'a dit madame je peux ajouter ce qui est est ce que je partage qui était ce qui aidera l inflation est un facteur de creusement des inégalités c'est aussi avec un phénomène qui ronge la rente et la dette si on reste longtemps dans cette situation vous avez des taux d'intérêt très barré en valeur réelle en réalité négatif avec une bce qui dit je vais augmenter mais qui n'augmentent pas tout de suite et qui continuent à acheter sur le marché secondaire des obligations d'état est bien en réalité la dette font donc il ya un avantage qui n'est pas commenter cette situation c'est que la dette mécaniquement et rongé par l'inflation bruno cautrès je reviens sur ces annonces évidemment il ya une part d'opportunisme politique personne voilà personne n'est dupe mais est ce que est ce que l'effet est garanti oui ce que je veux dire parce que l'annoncé faite aujourd'hui mais les français vont pas toucher cet argent ou en louent le concrétiser dans leurs difficultés à boucler les fins de mois tout de suite oui sauf pour certaines mesures 'l'annonce tu pour la prolongation de la ristourne sur l'essence jusqu'à la fin du mois d'août ça s'est tout de suite donc ça c'est oui pour ceux qui étaient au moins nous arrive c'est à dire c'est bon t'es mais c'est vrai que sinon c'est beaucoup plus beaucoup plus diffus c'est vrai que là la difficulté pour ces pour ces mesures c'est tour de montrer aux français que ça fait vraiment bouger leur mode de vie que ça a vraiment un vrai impact par un mode de vie serait que tout le monde le constate en faisant ses courses tout a augmenté on a le sentiment qu'il ya pas un seul produit auquel on est habitué qui est au même prix qu'il ya un mois ou deux mois donc ça les gens le voient très concrètement et la difficulté c'est effectivement pour l'exécutif d'inscrire sa dans une démarche de plus long terme l'un d'eux pas seulement apparaître comme le pompier qui vient colmater les chèques les aides etc mais de donner du sens à ça c'est vrai que sur le sens à donner à ça c'est beaucoup plus compliqué tout de suite est-ce que ça s'est inscrit dans une démarche qui est au delà de permettre aux français de faire face à l'augmentation des prix est-ce que ça s'inscrit dans une autre démarche qui effectivement de revenir sur le thème du salaire d'en revenir sur le thème d'une certaine manière de la rétribution du travail le chef de l'état le lisent l'économie lorsqu'il en parle disent toujours il faut pas perdre de vue qu'il faut pas décourager le travail donc il faut aider ceux qui prennent leur voiture pour travailler dans qu'est ce que ça s'inscrit dans une démarche un peu plus générale parce que la difficulté tout ça c'est le brouillard que c'est en train de mettre progressivement sur les dimensions de plus longue durée le chef de l'état et quelques jours publie une interview dans la presse quotidienne oui nous parler de grands projets la refondation le conseil national de la fondation qu'il en est sûr matin ce qu'est ce qui se passe à la fin de mon à la fin du mois sur mon compte en banque il faut ça raconte que ça raconte une histoire que ça tisse une narration à un moment donné et c'est vrai que de ce point de vue là c'est beaucoup plus difficile parce que le chef de l'état doit pas non plus se lier les mains trop longtemps sur les objectifs pour lui dans un an deux ans quand il espère qu'on sera sorti de cette de cette inflation m'a dit moi je pense que ça fera pas bouger une voie dans la tête des électeurs d'aujourd'hui parce que si on regarde l'offre pour le politique de façon comparative le programme devenu best of beaucoup plus le point de vue du pouvoir d'achat à tous les électeurs donc si les électeurs votaient utilitaire pour toucher de l'argent ils voteraient pour le programme qui est le plus généreux à leur égard après le pouvoir ne pouvait pas non plus ne rien faire donc ils sont obligés d'avancer les propositions faut se souvenir que le pouvoir d'achat c'est quelque chose dont ils trouveront toujours eu du mal à se saisir acceptez pas dans leurs préoccupations mais soudée ou à l'automne dernier il était obnubilé par les chiffres de l'insee et qu'ils aient le pouvoir d'achat la juvento autant augmenter pendant un quinquennat les chiffres sont avec nous qu'ils ont ressenti des français à l'époque à l'automne n'était pas celui là a été le plein coûte de plus en plus cher et affirme en homo mais mon plein de courses au supermarché aussi donc c'est une forme de déconnexion avec une forme de retard à l'allumage et pendant la campagne présidentielle on a vu que celle qui avait estampillé cette thématique c'était marine le pen d'ailleurs davantage que jean luc mélenchon l'époque qui lui de parler d'environnement qui parlait de réformes institutionnelles mais qui parlait pas de pouvoir d'achat et là c'est un paquet qui est fournie parce qu'il faut bien dire quelque chose sur le pouvoir d'achat avec des mesures qui sont je vous rejoins conjoncturelle et non pas structurelle sais pas combien de temps cette crise va durer si elle va durer et une réponse assez classique au fond qui est on fait des chèques parce que c'est la seule réponse qui a trouvé pour l'instant le gouvernement juste un comparatif avec l'allemagne doit pas renier sur la thématique du du carburant ils ont mis en place le le ticket de transport public à 9 euros par mois pour tous les transports publics histoire d'avoir une mesure qui à la fois permettre aux gens de se déplacer sans payer trop cher et puis en plus avec un bilan écologique qui leur paraît favorable donc on voit bien qu'il ya partout en europe c'est vrai des formules qui sont à l'invention pour pour essayer de répondre à cette question de 2 d'inflation et qu'en france on est quand même dans un truc assez classique dont on fait des chèques des subventions des aides ce n'est pas déshonorant mais géré ce qui n'est pas forcément présente évidemment ça agace ou ça énerve l'opposition par exemple du côté de l air les républicains on écoute david lisnard le maire de cannes président de l'association des maires de france à quelques jours des législatives il faut il faut bien avoir conscience de la dimension politicienne de ce genre d'annoncés c'est à dire qu'aujourd'hui on fait un peu du clientélisme électoral ça fait des mois que ça dure que le quoi qu'il en coûte qui était nécessaire aux premiers confinement et au début de la crise est devenue une martingale pour distribuer un argent que l'état n'a pas évidemment il faut aider ceux qui sont le plus en difficulté notamment les personnes qui utilisent beaucoup leur automobile des personnes dans la ruralité et personnes un quartier difficile évidemment et on doit et c'est la dignité des civilisations qui aider ces personnes là mais distribue de l'argent public qui n'existe pas sans beaucoup de contrôles en multipliant les annonces avant les élections d'abord je pense que c'est tromper les gens à terme parce que l'inflation va encore plus augmenté et c'est alimenter le mal que l'on est censé combattre on distribue l'argent un argent que l'état n'a pas soufflé au clair quartier c'est un thème qui pesait beaucoup dans la campagne présidentielle et à cinq ans et qui était au lycée sous les radars aujourd'hui quoi très clair puis quand on entend ça on se dit aussi s'il était à la place du gouvernement aujourd'hui que frétille parce que nous quand même pour revenir sur le fond de la question c'est quand même c'est thématique du pouvoir d'achat du coût de la vie c'est c'est vraiment le carburant des forces populistes puisqu'on a évoqué mélenchon donc il ya quand même une réponse à apporter ça ne touche pas que les classes modestes à coup ça touche aussi les classes moyennes ces classes moyennes qui ont bénéficié du capitalisme et qui aujourd'hui ont le sentiment que le capitalisme se retourne contre elle justin pour bien comprendre ce dont on parle il ya quand même des chiffres qui montrent qu'il faut bien agir sur ce problème en profondeur le lorsque le différentiel entre les 10% les plus pauvres en france et les 10% les plus riches lorsqu'ils font leurs courses d'après le cabinet de conseil areces je crois je ne trompe pas les plus pauvres perdent plus de 2% pouvoir d'achat et les plus riches perles 0,7 pour cent donc moi je veux bien entendre ce genre de choses mais j'ai a il faut bien effectivement mettre de l'argent au pot parce que sinon on ne peut pas s'en sortir il ya quelque chose que je trouve assez intéressant dans la réflexion et dans le débat d'aujourd'hui autour de ça c'est on est passé enfin pendant pas mal d'années ont utilisé l'expression coût de la vie et puis on est revenue à l'expression pouvoir d'achat on ne parle que de pouvoir d'achat c'est de la sémantique qu'est ce que ça change intéressant bah déjà dansé une expression qui est liée à l'apparition du salariat donc c'est une expression ancienne en fait qui date de la fin du 19e et donc là on est plus sur le coût de la vie on est sur le pouvoir d'achat et il me semble que là aussi ça ça rejoint quelque chose de profond dans la société cédant pouvoir d'achat il ya pouvoir et je pense que ça vient toucher cette problématique plus en profondeur un sentiment qui a gagné une partie de la population française et pas simplement les classes très modeste c'est ce sentiment d'impuissance d'être contraints d'être contraints dans son existence et on est dans une société où lorsqu'on ne peut pas manger comme on veut north qu'on ne peut pas bouger comme on veut lorsqu'on ne peut pas consommer comme on veut alors que d'autres le font plus aisés c'est quelque chose qui est difficilement supportable donc là encore il ya quelque chose de profond auquel il faut répondre et ses querelles et c'est bon là aussi l'huile et dans l'électoralisme total je trouve que ça mérite mieux en fait parce que c'est vraiment des questions profondes à résoudre je reviens sur ce que vous dise tout à l'heure où nos côtés sur la question de la cohérence on peut aussi se poser cette question à propos des mesures annoncées par la nonne is la santé brigitte bourguignon sur l'hôpital public doublement de la rémunération des heures supplémentaires possibilité d'exercer dès cet été pour les élèves infirmiers les aides-soignants donc pas totalement formés ou pas complètement terminée facilitation du cumul emploi-retraite à quoi ça c'est à thierry pech avoir lancé une mission flash si on annonça sans avoir reçu les conclusions mais je reviens sur la cohérence dont parlait bono oui ça pose un petit problème de cohérence à vous avez raison en même temps je pense que tous les décideurs publics pas dû seulement du fait de la campagne je rejoins ce qui vient d'être dit son saisie par l'urgence et sont saisis aussi par le sentiment que la société française est assez éruptive on a pu le mesurer dans les mois et les années passent et donc des gestes doivent être faits singulièrement à l'hôpital qui est chauffé à blanc des personnels de santé à l'hôpital sont mis à très rude épreuve je pense en particulier aux infirmiers aux infirmières qui sont souvent les moins bien payés de l'hôpital ceux qui ont des déplacements quotidiens les plus longs parce que souvent ils habitent loin et qui ont les horaires les plus atypiques il faut s'imaginer un instant ce qu'est la vie quotidienne de ses personnels c'est très compliqué donc élections pas élection il ya des situations d'urgence qui appelle des réponses d'urgence me semble-t-il oui un problème d'incohérence peut-être dans la gestion des décisions publiques mais moi je reçois positivement tout cas l'idée qu'il faut urgemment répondre à l'urgence si vous me permettez l'expression bon mais on peut pas mélanger le problème semble-t-il des personnels hospitaliers avec les preuves que peuvent vivre les petites classes moyennes et les classes populaires en général c'est quand même pas tout à fait la même chose il ya une question singulière de l'hôpital public qui doit pas être mélangés avec les autres est sûre grande masse je crois qu'il ya une question qu'on doit se poser c'est que à force de faire des chèques des ristournes etc on anesthésie aussi la population qui de plus en plus le sentiment que ya un problème il ya une solution il ya un problème et un châle en combien de temps ce sera le réflexe de l'action publique à la fois je comprend l'urgence et en même temps je m'interroge sur les effets parce que cette inflation elle vient d'où elle vient pas d'une surchauffe de l'économie nationale si l'inflation qui est importé une inflation qui est le signe que nous envoie la guerre aujourd'hui après le signe que nous a envoyé la désorganisation de la mondialisation à la fin de la pandémie c'est signe là ne sont pas bien perçu en réalité par la population française sentiment que moi on peut traverser ces épreuves ont fait des chèques etc en réalité on est on est en train d'entrer dans une quasi économie de guerre et ça c'est pas clairement porté politiquement ce n'est pas dit et c'est la réalité mes doudous l'appelle aussi lancé aux entreprises c'est effectivement on peut pas tout demander à l'état en permanence il ya aussi là aussi ça ce réflexe là lorsque nous dit finalement d'échec ceci donc l'état vers lequel on s'en retourne lorsqu'on est dans une situation de désarroi comme celle d'aujourd'hui le gouvernement bruno le maire lui-même a lancé un appel il ya quelques jours quelques semaines à l'endroit des entreprises et ça me semble intéressant aussi de lancer cette réflexion là et quand même qui n'est quand même pas normal puisqu'on est en train de parler d'équité au sens large d'équité sociale que ces entreprises qui ont bénéficié lors du coc vide de quand même 2 milliards d' aide et de soutien ne met pas elle aussi quand même la main enfin nous ne se lance pas dans la bataille mais aussi pour celles qui en ont les moyens pour celles qui peuvent dégager la même difficulté c'est la verticalité si c'est une décision qui tombe d'en obtenir ban à qui il a discuté c'est de ne pas rentrer dans cette fameuse spirale inflationniste parce que voilà belmonte le mystère c'est pourquoi c'est aux pouvoirs politiques de venir chercher les entreprises et pourquoi c'est pas les salariés eux-mêmes qu'il tienne on a vu une petite communauté citoyenne pendant l'année c'est arrivé à un pardon nous interrompre ya eu par exemple de la part du secteur alors c'était contraint et forcé par les difficultés de recrutement le secteur café hôtellerie restauration est sûre ils ont décidé d'une augmentation de 18% alors ça partait de très bas on est d'accord mais également dans le secteur de la volaille a eu quelques mouvements oui mais nous on avait une petite communauté citoyen les a interrogés sur le pouvoir d'achat en qualitatif il disait qu pas il disait assez peu mon travail n'est pas assez reconnu mon employeur me paye mal et je vais aller chercher pour obtenir plus que la question sociale classique est d'ailleurs souvent beaucoup d'entre eux aurait été légitime à faire cette démarche mais il ne la faisais pas ils disaient en revanche si je suis en difficulté c'est parce que les prélèvements obligatoires sont trop élevés et d'une certaine façon non seulement l'employeur n'est pas l'interlocuteur auquel je dois me confronter mais il est dans la même situation est donc la question sociale est devenue une question de face à face avec l'état et c'est ça aussi qui va pas parce qu'en réalité il ya quand même des problèmes de rémunération dans les secteurs que vous avez cités c'est tout à fait clair bien sûr et et dans d'autres on parlera des professeurs dans le second débat on sera en plein dans sept jeux sur l'accusation d' électoraliste moi ça me fait un peu sourire parce que d'un point de vue de campagne électorale ce que fait le gouvernement fasse que fait le pouvoir est quand même assez déroutant je reviens la question de l'urgence intérêts mis trois semaines pour un président sortant à avoir un premier ministre un mois avoir un gouvernement or les dossiers urgents il était sur la table comme s'il avait fallu un mois pour prendre la température goûter l'eau du bain avant de s'y lancer enfin c'est quand même aller tout pour sortir au final des mesures dégainer comme ça trois jours avant le avant le premier tour ça interroge mais moi je suis pas persuadé que d'un pur point de vue électoraliste et calculs politiciens que ce soit forcément efficace on voit effectivement que la difficulté c'est que ce que disait thierry pêcheurs l'urgence est quand même là effectivement la dimension éruptive la société française est très forte nous on a demandé récemment aux français quelle était le mot qui incarnait le mieux la manière dans la société française les traites c'est le mot de mépris que les français nous ont proposé comme le premier mot quand même très graves comme dysfonctionnements sociétale on va dire de ce point de vue là et alors c'est vrai qu'à bas que que le gouvernement en place au moment des élections prennent des mesures pour répondre aux attentes on peut appeler ça l'électoralisme et c'est aussi du bon sens de bons de bon gouvernement et on a peu partagé on voit qu'on tourne autour de la question du rôle du rôle de l'état si on suit le président de l'association des maires de france récemment signataires d'une tribune c'est une solution libérale très dure dix ans l'état c'est le régalien point final on voit bien qu'en france si on essaie d'appliquer cette cette solution ça ça ne marche pas c'est simple pas ça ne peut pas fonctionner l'éducation la recherche la santé tout un tas de missions de l'état en france qui sont traditionnellement installé depuis de nombreuses décennies voire des siècles oui mais mais mais pardon de nathan par là mais en déshérence n'est pas loin à quoi on améliore cette émission depuis des mois on traite des thématiques liées selon l'hôpital public la justice on va faire des spéculations a dit m du permet de l'action de 2,2 de l'état qui n'a pas été posée non plus par la campagne présidentielle donc il ya pas eu de débat fondamental là dessus quand même pendant la campagne présidentielle lorsqu'on relit la tribune du chef de l'état à la presse quotidienne régionale on voit bien qu'elle ait deux dimensions à la dimension de court terme et puis il essaye de dire il ya aussi du long terme envers enfers du structurel tout ça mais le temps compte effectivement d'une certaine manière effectivement il ya déjà trop de temps qui est paquet paquet passé en tout début de mandat le temps compte on sera très rapidement à la mi mandat au fonds sans s'en rendre compte c'est après-demain et les ambitions de deux il va je sens déjà là bref ça c'est le temps du quinquennat c'est d'ailleurs le défi puis en plus temps après on va se concentrer un peu plus sur le les législatives et les projections en intentions de vote et ans et en sièges que vous nous proposez avec avec ipsos mais un dernier dernière question claire chartier sûr sur cette thématique là le défi qui est quand même très compliqué c'est qu'on est à la fois dans des mesures d'urgence et on le disait pour les services publics dans des réformes de fond qui sont ultra nécessaire et donc ça pour le gouvernement l'état qu'on conjuguer les deux en même temps c'est quand même très complet surtout faire comprendre parce que en effet il ya deux temporalités donc il ya en plus des questions que des arguments des contre-arguments composent l'opposition à l'exécutif tout ça ça va coûter cher sa cause les déficits et la dette et la réponse finalement du gouvernement c'est de dire mon réformes structurelles prenne plein emploi des choses qui finalement prennent du temps et qui ne se voit pas donc c'est vrai que là c'est extrêmement difficile dans le message de faire passer ça et en plus il ya quelque chose de supplémentaire c'est que en fait ça trouble un peu aussi le logiciel mac ronis parce que déjà on sait plus trop ce que c'est puisque la faute de programmes là sur quoi se retrouver on reste un petit peu sur 2017 où on était sûr quand même la question de la libération de des landes et énergie du dynamisme et ses terres et c'est pour ça que dans une sorte de dirigisme économique voilà je n'ai pas le contraire là c'est compliqué parce qu'ils sont calmes en le mot protection revient constamment dans la bouche de bruno le maire et donald macron donc déjà ça va pas du tout enfin ça contredit complètement le logiciel et puis il faut avouer il faut leur reconnaître quand même qu'ils ont et doivent ils subissent un peu le syndrome du rocher de sisyphe parce que finalement des éléments positifs à leur actif comme la baisse du chômage qui quand même tout à fait avéré vous le disiez tout à l'heure thierry la france grâce aux mesures qui ont été mises en place fait mieux dans la hausse de l'inflation que le reste de l'union européenne ces 5 2% chez nous 7 % pour la moyenne des pays européens donc ça ce sont des arguments qui devrait finalement intervenir dans le débat et de certaine manière c'est étrange et surtout pour le chômage donc en plus pour le chômage dont on a tant parlé en france sans fab souvenez-vous de cette inversion de la courbe du chômage et des dames en fait on a l'impression qu'on est dans une société tellement polarisé idéologiquement que ces éléments de la réalité en fait ne ne sont pas considérés à dire que vraiment on n'arrive pas à appréhender la réalité donc c'est une difficulté supplémentaire et du côté du gouvernement c'est une énorme difficulté quand même parce que finalement ils ne peuvent même pas se reposer sur des éléments concrets objectif qui montre que quand même quelque chose fonctionne dans ce qu'ils nous proposent mais est ce qu'elle vous passionne cette campagne législative ah oui j'adore voilà j'aime bien semblant banon mais non voyons ici il suffit d'avoir enfin cette réponse moi j'ai éclaté de rire elle passionne personne et d'ailleurs je viens à la pas lieu bon alors ça tombe bien on va quand même en débattre et je propose à jonathan du prise de nous rejoindre puisque on va s'appuyer bruno sur l'étude que vous avez menées avec ipsos bonsoir sopra steria pour le monde désintérêt des français pour ce scrutin mais vous le disiez ce qu'elle vous passionne cette campagne va en tout cas les français on a l'impression que ça les passionne pas tant que ça et il ya plusieurs explications à cela comme l'étude du cevipof et ipsos l'avancent l'absence de débat par exemple entre les grandes formations politiques le fait aussi que les candidats à la députation et 20 pour beaucoup ce sont des inconnus en politique il ya aussi la discrétion du rn qui mène cette campagne un peu à bas bruit ou encore l'omniprésence de la nuque c'est vrai qui a capté beaucoup de la lumière alors pour ce qui est des des chiffres l'ipso se révèle que 70% des personnes se disent quand même intéressé par les législatives mais alors ce chiffre s'il peut paraître un peu satisfaisant on va dire et quand même en trompe l'oeil puisque en fait il est en recul de quatre points par rapport au même baromètre d'il ya deux semaines est à noter aussi tout de même tomac si on les additionne 30 % des français déclarent être moyennement intéressés voire pas intéresser du tout par un scrutin est alors de 7 athony quasi général résulte évidemment un risque d'abstention record c'est ça c'est le risque et le baromètre prédit d'ailleurs 46 % de participation à plus ou moins deux points près pour rappel en 2017 la participation au premier tour des législatives elle fut de 48,7 % et à l'époque on s'était dit qu'elle n'avait jamais été aussi basse et c'était le cas on peut quand même aussi tempérer un peu ce risque de l'abstention 1 par rapport aux cas qui s'est produit à la présidentielle finalement les personnes se sont décidés à aller voter impôts dernier moment quoi ça c'est ça s'est joué dans la dernière heure au niveau des équilibres politiques il n'y a pas énormément de surprises et ce nom là rien de neuf sous le soleil on va dire ce qu'on savait déjà se consolide la majorité présidentielle nuls sont au coude à coude respectivement données vous le voyez à 28 et 27 5% des voix au premier tour suit le rn à 20% puis la droite qui est très à la peine 11% alors qu'est ce que ça donne en terme de sièges dans les projections ensemble pourrait rafler entre 275 et 315 sièges la nuque 160 à 200 en revanche il faut expliquer une petite subtilité en ce qui concerne le rn parce que le parti en fait si peu obtenir 20 % des voix au niveau national et ben en fait il pourrait récolter que 20 à 55 sièges à l'issue du second tour à la faute au mode de scrutin ça c'est pas nouveau ça fait des années que le rassemblement national où auparavant le front national proteste oui ça fait des années qu'ils s'en plaignent parce que les législatives c'est un scrutin majoritaire à deux tours qui lui est mécaniquement défavorable ainsi le rn parvient à se hisser au second tour de certaines circonscriptions ce qui est déjà pas simple au vu des deux blocs qui qui va falloir battre il doit ensuite remporté ses duels et là encore ça se complique parce que les reports de voix des autres partis face à eux réduisent mécaniquement leurs chances de s'imposer et donc réduisent leurs chances d'obtenir des sièges et c'est pour ça que marine le pen est bien tout simplement le réclame une proportionnelle intégrale depuis des années elle a encore redit ce matin sur europe 1 malgré la promesse faite par les manuels mâcon il ya cinq ans de mettre en oeuvre la proportionnelle malgré la pression mise par monsieur bayrou pour obtenir de ce mode de scrutin qui est celui de tous les pays de l'union européenne à tous sans exception et bien emmanuel macron a trahi sa promesse et il n'a pas mis en oeuvre la proportionnelle la proportionnelle ça permettrait à l'ensemble des courants politiques d'être représenté à hauteur de ce qu'il représente en nombre de voix voilà thomas et on s'en souvient en 2017 savait déjà coûté cher aux arènes le parti n'avait obtenu que six députés alors que marine le pen elle avait fait 34 % second tour la présidentielle merci l'attend bruno cautrès effectivement cette proportionnelle ce sera peut l'imaginer pour la prochaine mandature c'est le cadeau que kavanagh qu'on va laisser à son successeur tout cas on peut pas laisser les choses en l'état on tourne on tourne autour de cette question depuis très longtemps en france on a élu en 2010 est un véritable paradoxe une assemblée nationale profondément renouvelé beaucoup de nouveaux députés issus en particulier de nouvelles couches de la société pas forcément des couches défavorisées d'ailleurs un gros renouvellement aussi générationnel beaucoup plus de parité l'âge moyen des députés qui a chuté donc quelque chose de plutôt positif en système démocratique et en même temps cette assemblée de 2017 elle a obtenu les coefficients statistiques de disproportionnalité ce que les chercheurs calculent comment passez des voix au siège les petites distordue de toute l'histoire de la vème république et notamment du fait que le rassemblement national n'a pas du tout retrouver en nombre de sièges les voix qui s'étaient portées sur sur lui françaises soumises aussi mettons beaucoup plus rassemblement national donc on voit qu'il ya un souci un souci institutionnels le mode de scrutin mais aussi l'ensemble du système institutionnel parce que le mode de scrutin est typiquement le genre de réformes qu'on ne peut pas faire avec un seul paramétrage se sont tous show mode de scrutin on est obligé reparler du reste et parler du reste ça veut dire faut effectivement le coeur du sujet le système présidentiel le rôle du parlement donc voilà on voit qu'à un sujet en france qui est d'essayer de revitaliser de redonner vie de redonner un souffle à la vie à la vie démocratique parce que dans les électorats concernés le sentiment de colère et de frustration est immense ce qui caractérise électorale du front national du rassemblement national parlons en premier c'est cette colère non seulement la colère sociale et la colère politique les deux les deux au fond brasier de la crise et j'ai des jeunes oui alors je suis d'accord avec vous sur l'importance de re tisser une certaine façon un lien entre les français et leurs élus mais je repose la question sur parce que vous l'avez évoqué c'est quand même un cadeau je mets plein de limay empoisonné que emmanuel macron laissera son successeur parce que ça va effrité ou affaiblir le pouvoir présidentiel est ce que vous êtes d'accord avec cette idée thierry pech non je suis pas complètement d'accord d'abord il veut pas andy quelque chose qui est faux il faut le rappeler les manuels macro n'a jamais promis une proportionnelle intégrale et s'était engagé une 12e pour céret et s'était associée au paquet de réformes de révision constitutionnelle il a été sabordée par gérard larcher dans ces mêmes murs bon voilà c'est ça la vraie histoire du sujet deuxièmement on est des cons on a une constitution qui a été pensée fait est conçu pour assurer à l'exécutif une majorité parlementaire homogène stable et forte et c'est ce que nos institutions produisent jusqu'ici voir jusqu'ici y compris avec les effets de distorsion très peu démocratique de 2017 mais aussi le 2012 etc ben voilà les institutions font ce pourquoi elles ont été faites elle donne un gouvernement une stabilité et c'est quand même l'obsession c'est l obsession du général de gaulle produire de la stabilité exécutive troisièmement et là je suis pas complètement d'accord la proportionnelle n'oblige pas à réviser le reste est d'ailleurs la preuve en est c'est que sous les mêmes institutions en 86 on a fait de la proportionnelle intégrale des institutions ne sont pas tombées par terre ce que ça change c'est que plus vous faites de proportionnelle plus vous augmentez les chances d'avoir des gouvernements de coalition la marine le pen dit quelque chose de juste on est le dernier pays de l'union européenne à pratiquer le scrutin majoritaire uninominal à deux tours aux élections législatives tous les autres font de la proportionnelle et tous les autres connaissent des expériences de coalition nombreuses les allemands les premiers mais aussi les italiens etc et pourquoi pas nous qu'est-ce que alors en effet oui mais ça c'est compatible avec avec le finalement le pouvoir présidentiel est tel qu'on s'y est habitué de la rivière 5e république n'ont pas la vème république 2.0 la celle qu'on vit depuis 2002 et le quinquennat mais la vème république d'avant l intégrer l'idée de cohabitation et dans la cohabitation le pouvoir présidentiel était plus faible mais est-ce qui est ce que pour autant l'exécutif était moins légitime nous entre 97 et 2002 le pays a été gouvernée des réformes importantes ont été faites jacques chirac était président la république il était certes moins puissant que lorsqu'il avait une majorité qui lui ressemblait à l'assemblée mais le pays a été gouvernée et d'exécutif existait donc la constitution de la vème permet permettait et peut-être permettra dans le futur si on revient à plus de proportionnelle avoir deux régiments fait un régime très présidentialiser quand les majorités sont congruente et un régime beaucoup moins présidentialiser lorsqu'elles ne sont pas et ce détail près que cohabitation n'est pas coalition la culture du fait majoritaire est inversée parce que l'opposition est majoritaire c'est juste vous avez raison et d'ailleurs ça me permet de préciser une chose c'est que le vrai risque d'une future cohabitation sait que ça ne sera pas le cas là si jamais la nuque gagne mais il faut envisager une situation où personne accepte d'aller à matignon est où là c'est la crise de régime parce que la conséquence d'un refus de ce qui fait la mise en cause du président de la république lui-même mais alors ça rejoint et on va écouter ce que disait manuel mon pari le choix c'était il ya deux jours parce que je rembobine et le prénom république donne une interview à la presse quotidienne régionale dans lequel il rappelle qu'aucun parti politique ne peut imposer un nom au président et ça provoque cette réaction de manuel mon part c'était sur sud radio campagne on essaye de convaincre les électrices et les électeurs vont le faire arguments contre arguments et c'est vrai que dans les arguments qui ont été défendues par le président de la république franchement ça ne tient pas la route quand il nous dit toute façon jean luc notion peut pas être premier ministre parce que je ne nommerai pas bassi bonhomme tu vas le nommer ils sont pour cette soupe bonhomme claire chartier parce que il ya une il ya une accusation en arrogance parfois justifiées qui vise emmanuel macron qui est souvent emporté par d'ailleurs les les insoumis une forme d'arrogance dans cette formulation aussi oui puis elle a effectivement ça peu comment dire ça peut les desservir dans le sens où l'un des arguments qui agitaient contre la nuque c'est précisément cela c'est à dire des députés enfin les et député insoumis l'exemple qu'ils ont donnée dans la législature précédente c'était quand même un peu de mettre le bazar de faire de l'obstruction systématique dont il ya un mode d'exercice en fait 2 lors de leur mandat qui n'est pas forcément très rassurant vu la situation donc ce genre de deux d'expression peut renvoyer à ça aussi c'est qu'on va aller où on va faire faillite et c'est vrai que les électeurs n'ont pas forcément envie de ça en ce moment vu toute la somme de problèmes qui s'amoncellent sur sur les têtes avec le traîne avec tout le reste donc si on ajoute à cela le la police eut c'est vrai que je pense que ça ça peut les desservir auprès de prese lecteurs moi je voulais juste ajouter quelque chose qui ces personnels mais dans le par rapport aux législatives il ya quelque chose qui me semble un peu être dissonant par rapport à l'esprit du temps aussi c'est qu'on voit des gens débarquer dans des circonscriptions en fait et qui sont parachutés cette pratique du parachutage me semble aller tout à fait à l'encontre de nouveau c'est pas de vous non c'est pas nouveau mais ça me semble aller à l'encontre de l'esprit du temps où on a précisément en vie les gens les citoyens ou envie de connaître ceux à qui s'adresse de savoir ce qu'ils font et ne pas être pris pour des imbéciles donc là un parachutage on vois quelqu'un quelque part on sait très bien parce que c'est un calcul du parti en question ça ne répond pas finalement aux exigences des citoyens localement donc on voit qu'il ya un calcul politique des petits vraiment absolument déconnectés du terrain et ça je pense que c'est aussi un élément qui commence à devenir assez choquant et qui peut susciter une sorte de désaffection pour ce type de scrutin je voudrais revenir sur les quais bas ça se rejoint sur la question de la participation de bruno cautrès on a entendu les lessives que qui sont prévus dans votre dernier études pour pour le monde est-ce que effectivement j'en ai attendu prise l'évoquait et il peut y avoir un rebond dans les derniers jours un peu comme ce qu'on a vécu l'avant avant le premier tour de ce qu'on voit que des effets de polarisation qui sont en train de se faire à travers la campagne on voit qu'effectivement c'est de plus en plus maintenant le combat au sommet entre la coalition ensemble et la coalition de la nuque effectivement et ça on mesure mal encore mais ça peut effectivement avoir des effets de mobilisation et notamment la question pourra se posent encore plus sur le deuxième tour que va faire le que vont faire les résultats du premier tour au principe aux électorats aux deux principaux électorat c'est vrai qu'à gauche si on voit à la fois qu'il ya beaucoup de candidats de gauche qualifier au deuxième tour ce qui va sans aucun doute se passer des ministres pour qu'ils pourraient être en difficulté dans certaines circonscriptions est ce que tout ça va pas avoir un effet de motivation et du côté de l'exécutif au contraire un réflexe d'aller se mobiliser pour donner une majorité emmanuel macron dont voilà envoie on voit qu'une intrigue autour effectivement de ses effets de mobilisation une polarisation deux dernières de dernière minute qui est son je crois c'est assez intéressant assez assez important le le dans nos dans nos données on a toujours un scénario quand même d'une coalition ensemble qui est majoritaire alors la vraie question c'est majorité absolue une majorité relative au ras de la fourchette pour parler puis derrière il ya la deuxième question qui est qu'elle est là quelle est la distance qui sépare s'il y avait une majorité relative quelle est la distance qui sépare la coalition ensemble de la majorité absolue est ce que ces quelques sièges ou est-ce que ces dix quinze vingt sièges 6 et plus 10 15 20 sièges ça pose une toute autre question que si c'est simplement 3 ou 4 3 ou 4 sièges sur la sur la question des parachutages et c'est pour vous dire c'est effectivement quand on regarde d'entre d'eux de manière très détaillée les près de sept mille candidats on trouve des cas un peu exotique de candidats qui revendiquent même leur parachute agent je sais que je ne suis pas du coin mais justement c'est bon c'est bon c'est mon natoo j'en ai trouvé quelques uns dans la base des 7000 ans est-il candidat et vous avez même un candidat dans l'est de la france qui appelle à ne pas voter pour lui j'ai en parlé des candidats admis à l'ischio ont choisi de d'afficher un caneton à la place du visage et des candidats inversement des animaux de compagnie d'âge était un problème mais est-ce qu'aujourd'hui ce qu'on appelait autrefois l'ancrage politique est réellement un avantage de moins en moins des amis du cevipof me disait d'élections d'élection c'est un avantage mais si ça compte et en réalité la post position des législatives après les présidentielles faisait que la présidentielle emporté la législative quelle que soit l'ancienneté des candidats dans les îles on y revient on vote plus pour mma kron pour jean luc mélenchon pour le candidat qui est encore sur la fia pression c'est un parti continuent à insister sur les progrès sur les pendant leur campagne électorale sur la propagande électorale il ya plus le cv des gens mais juste le nom et puis jean luc mélenchon ou le nombre et marine le pen c'est la même chose juste une chose on peut avoir un premier tour avec un très bon score de la nuque et un semblant de victoires pour un nul et al'inverse un second tour avec une plus large victoire pour m nl macron que prévu si un effet entre les deux tours de repoussoir à l'égard de l'électorat de jean luc mélenchon enfin du programme de récupération qui dispose pour quand même très peu de réserves de one cet éventuel merci merci à tous d'avoir participé à ce premier débat