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Discours / meetingFrançois-Xavier Bellamy· 16 juillet 2021 3 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéInstitutions & élections

Nous devons vaincre l'épidémie sans rien céder de nos libertés

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Emmanuel MacronFait
    « Emmanuel Macron cherche, sans aucun doute, à trouver le meilleur moyen de se sortir de cette situation sanitaire. »
  • 0:25Emmanuel MacronFait
    « Je suis en désaccord profond avec les solutions qu'il propose. »
  • 0:45Emmanuel MacronFait
    « Je suis tout aussi choqué de la manière dont on parle des Français qui ne sont pas encore vaccinés, en les accusant de tous les maux. »
  • 1:10Emmanuel MacronFait
    « Des parlementaires qui défendent le passe sanitaire soient aujourd'hui l'objet de menaces de mort. »
  • 1:30Emmanuel MacronFait
    « Je pense à Patricia Mirallès, qui est une députée la République en Marche, qui reçoit aujourd'hui des menaces très explicites. »
  • 2:30Emmanuel MacronFait
    « Le monde aujourd'hui est rempli de dictatures en effet. »
  • 2:50Emmanuel MacronFait
    « Nous avons un devoir majeur qui est de faire la preuve que nous sommes capables d'être efficaces face à une crise sans renoncer à nos principes et sans renoncer à la liberté. »
  • 3:30Emmanuel MacronFait
    « Face à une épidémie, quelle que soit la gravité de la crise, on ne renonce pas à la liberté. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Que cherche Emmanuel Macron ? À fracturer la France ? À fracturer la société ?

Non. Non, non, non, et je pense qu'il faut se garder de toute exagération. Emmanuel Macron cherche, sans aucun doute, à trouver le meilleur moyen de se sortir de cette situation sanitaire.

Mais je suis en désaccord profond avec les solutions qu'il propose ; ça n'oblige pas pour autant, je me permets de le dire à votre antenne, ça n'oblige pas pour autant, à l'inverse, à être excessif, et à être agressif dans la manière dont on engage ces discussions. Je dois dire que je suis tout aussi choqué de la manière dont on parle des Français qui ne sont pas encore vaccinés, en les accusant de tous les maux, je suis choqué de cela ; mais je suis tout aussi choquée, et même peut-être plus choqué encore que, par exemple, des parlementaires qui défendent le passe sanitaire soient aujourd'hui l'objet de menaces de mort. Je pense à Patricia Mirallès, qui est une députée la République en Marche, qui reçoit aujourd'hui des menaces très explicites.

Moi je voudrais lui dire mon soutien. C'est encore une fois dramatique que dans notre pays, on ne soit plus capable de se parler, de se parler rationnellement. J'ai été frappé de la virulence, parfois, des réactions critiques que j'ai pu recevoir à l'occasion de la tribune que nous avons publiée hier avec le sénateur Loïc Hervé.

De la même manière, je voudrais dire à tous ceux qui s'inquiètent de cette obligation vaccinale déguisée, de ce passe sanitaire, et je suis le premier à m'en inquiéter, que nous avons le devoir de nous montrer responsables dans la manière dont nous engageons cette conversation qui est décisive pour l'avenir de nos libertés, mais aussi de l'unité de notre société toute entière. Ceux qui parlent de dictature vont trop loin ? Si on était dans une dictature, je ne serai pas à votre antenne en disant que ces mesures sont un problème pour nos libertés publiques ; ça n'enlève rien à la gravité de ce qui se joue.

Je crois vraiment que le passe sanitaire constitue vraiment, comme j'ai eu l'occasion de l'écrire avec Loïc Hervé, un basculement dans notre modèle de société. Et permettez moi de dire une chose : le monde aujourd'hui est rempli de dictatures en effet. Et nous voyons d'ailleurs se développer dans d'autres régions du monde - je pense par exemple à la Chine, nous voyons se développer des modèles de contrôle généralisé des individus, nous voyons se développer des modèles de surveillance qui sont rendus plus puissants encore par les moyens technologiques dont nous disposons aujourd'hui.

Et dans ce contexte là nous avons un devoir majeur, nous les Français, nous les héritiers de la civilisation européenne, nous avons un devoir majeur qui est de faire la preuve que nous sommes capables d'être efficaces face à une crise sans renoncer à nos principes et sans renoncer à la liberté. J'entends certains qui disent "oui peut-être que le passe sanitaire est un problème, mais nous sommes face à une épidémie." Et bien face à une épidémie, quelle que soit la gravité de la crise, on ne renonce pas à la liberté.

Et c'est l'honneur de notre pays, ce doit être l'honneur de notre pays, de faire la preuve, face à d'autres modèles qui nous font concurrence aujourd'hui, que nous sommes capables de vaincre l'épidémie sans rien céder de la liberté à laquelle nous sommes attachés, et qui doit nous obliger aujourd'hui.