Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationBackseat· 16 mai 2025 49 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSantéJustice

Actu de la semaine - Interview de macron, fin de vie et diplomatie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteÉludée

    Est-ce que Macron n'a fait que défendre son bilan ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Tu penses que ça représente la puissance du Président ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    À qui Macron s'adresse-t-il avec cette émission ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le texte sur la fin de vie va déchirer la classe politique ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les sanctions contre la Russie servent encore à quelque chose ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    François Bayrou a-t-il été offensif ou défensif ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00EmilioFait
    « Il est tenu par les LR au gouvernement. Ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée Nationale. »
  • 23:00BackseatFait
    « Le texte prévoit la mise en place en France d'une aide à mourir sous certaines conditions très précises. »
  • 36:00UsulFait
    « Les sanctions ça sert à quelque chose ou ça sert juste à pousser la Russie dans les bras de la Chine ? »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Salut à tous, Backseat c'est le talk show d'actualité politique sur internet. Si tu veux soutenir l'émission, n'hésite pas à cliquer sur le lien dans la description pour faire un don du montant que tu veux ou alors pour faire un don mensuel. Alors l'actualité cette semaine, chers amis, a été marquée par l'interview d'Emmanuel Macron.

Le président de la République était l'invité avant hier soir d'une première émission spéciale qui s'appelait, je cite, les défis de la France, c'était sur TF1. On attendait beaucoup de choses de cette émission, on attendait notamment l'annonce potentielle de référendum ou de consultation citoyenne et puis finalement ça n'a pas du tout été le cas, Macron n'a rien annoncé de tel. Emilio, est-ce qu'on a assisté à une émission dans laquelle Macron n'a fait que défendre son bilan finalement ?

Bah ouais mais comme à chaque fois en fait. En fait c'est le dispositif aussi qu'il faut questionner parce qu'en fait tout était fait pour qu'à la fin il puisse défendre son bilan. C'est pas seulement une question de critique média, c'est vraiment un sujet démocratique en fait.

Parce qu'on est comme le président qui s'invite pendant trois heures à la télévision pour rien annoncer et ne faire que défendre son bilan en donnant des chiffres, en revenant avec ses petits dossiers et face à des gens qui en fait sont renvoyés soit ils sont très à droite soit très à gauche comme ça, ça lui permet lui de se placer au centre, d'apporter de la nuance raisonnable et de montrer pied à pied en quoi il est d'accord avec tout le monde. T'aurais voulu qu'ils invitent des centristes ? Bah je sais pas peut-être.

Non non mais j'en sais rien. Charles de Courson ça m'aurait fait marrer tu vois. Ah ça c'est vrai.

Et donc en fait il n'a fait que défendre son bilan. Alors après je vous avoue je me suis pas enfilé les trois heures non plus. Parce que comme je vous ai dit, moi j'étais aussi né au départ donc j'ai vu que des bouts à la fin.

Excuse nous, nous on était avec Macron. Non mais en fait surtout j'ai rien loupé. Non on t'a rien loupé.

J'ai rien loupé mais en fait pourquoi il ne peut faire que défendre son bilan ? Bah parce qu'en fait qu'est-ce que tu veux qu'il annonce ? Mec il n'a pas de marche de manœuvre.

Il est tenu par les LR au gouvernement. Ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée Nationale. Et donc bah qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent ?

Toi et Jules t'es pas d'accord ? Tu penses que ça représente plutôt la présidence ? Je suis pas d'accord du tout avec ce que vient de dire Emilien.

Qu'est-ce que t'en penses ? On va se le battre. Moi c'est Emilio mais sinon on va savoir.

Emilio. C'est pareil. Tu me traites pas de tricheur déjà.

Emilien et Emilio aussi. Bon voilà quoi. Salut le nom.

Ça ressemble quand même un peu. Donc qu'est-ce que je voulais dire ? Qu'est-ce que t'en penses ?

Est-ce que ça représente la puissance du Président de la République ? La mise en scène de la puissance ? Oui oui oui.

Après ça fait très journalisme de cours aussi. Mais de lui redonner cet espace là. En faisant on fait tout style qu'il va encore pouvoir faire des trucs c'est sûr.

Mais le dispositif était là pour ça. Pour le remettre au centre du jeu. En effet c'était pas passionnant.

Mais il y avait des trucs. On pouvait quand même noter. Pour qui regarde un petit peu quel est le ton général.

Il y avait quand même des indices. Sur vers quoi finis. Comment finit le macronisme en fait ?

Vraiment. Sur notamment la trumpisation. Il y a vraiment eu des moments.

Alors entre le passage avec Agnès Verdier-Molinier. Alors voilà. Moi c'était un all-star rhinocéros l'émission.

Ouais bah ça. Il y avait Agnès Verdier-Molinier. Il y avait Salomé ma collègue de Blast.

Il y avait Thibaut InShape. Très déçu de la question de Thibaut InShape. Non non elle était bien au contraire.

J'étais d'accord avec Thibaut InShape. Ça m'a fait peur. Bah ouais.

Elle était bien sa question à Thibaut InShape. Comment on combat les gros ? Non il t'a pas dit ça.

Il a dit ça. On sait qu'il est grossophobe. Et là il a dit comment on combat les gros ?

Il a dit. Et bon c'était sa seule question. Salomé je sais qu'elle avait préparé.

Elle en avait fait plus et tout. Et elle a eu le droit à à peine 5 minutes. Mais alors par contre Robert Ménard 40 minutes.

Alors là ça en dit beaucoup peut-être aussi sur l'intérêt qu'il avait pour cette discussion. D'abord c'était alors ça a fini sur le...

Alors Ménard voulait mettre tout le monde en prison. C'était déjà...

Il faut les mettre en prison tout le temps. Moi j'avais envie de le mettre en prison lui à force qu'il parle. Tout le temps il était à prison prison.

Et ça a terminé où Macron a dit bah ok peut-être qu'il faudrait envoyer les détenus français dans les prisons à l'étranger. Une ambiance pareille très Trump. Bon les anglais avaient tenté ça aussi.

Les italiens aussi je crois il n'y a pas longtemps. C'est-à-dire que l'idée je précise que l'idée serait que la France loue des places de prison dans des pays étrangers. Mais t'es en prisonnier en France tu te retrouves en Belgique ou aux Pays-Bas ?

Pour des prisonniers étrangers. Pour des prisonniers étrangers qui viennent de ces pays-là. T'es sûr que c'est ça ?

En fait il l'a pas dit dans l'émission mais en fait...

Ah bah oui il l'a pas dit dans l'émission. C'est une connerie. Dans le Figaro après l'Elysée a précisé la pensée du président, la pensée complexe du président de la République.

Parce que ça n'était pas dit, là c'était juste on a plus de place chez nous, il y en a qui ont de la place de libre, on va leur envoyer nos prisonniers quoi. Mais moi je suis quand même d'accord avec Emilio sur le côté en fait on avait un président de la République. En fait c'est tout le paradoxe de la situation politique, on a un président de la République faible.

Le président de la République il a une toute puissance présidentielle sous la 5ème qui lui est garantie par une constitution dégueulasse dans ce sens-là. Dès lors qu'il a une majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Là on a un président qui n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée Nationale.

On a un François Bayrou qui arrive à peine à se dépêtrer d'un budget et c'est à peu près tout ce qu'il réussit à faire. Donc je ne vois pas très bien ce que le président pouvait se permettre d'annoncer. Et c'est pour ça qu'on se retrouve à discuter de trucs du genre, est-ce que la carte d'identité et la carte vitale devraient être la même carte dans notre portefeuille ?

On en est à ce niveau-là d'interlocution avec le président de la République. Ça c'était Agnès Mardier. Ouais non mais voilà, je trouve ça vraiment pas dingue.

Donc moi j'ai vraiment l'impression que c'était la mise en scène d'une situation politique que l'on sait déjà, et vous le savez puisque vous regardez Backseat, une situation politique très floue et très incertaine. Dans laquelle le président n'a pas tous les pouvoirs. Toi t'en as pensé quoi Anamou ?

Moi je me suis demandé surtout à qui il s'adresse en fait. Qui il essaye de convaincre avec ces trois heures justement où en fait il n'annonce rien. Donc ça veut dire qu'il nous prend trois heures de notre temps pour ne rien nous dire au final.

Dans une soirée où il y avait aussi du coup des événements culturels. Donc ça veut dire qu'il y a une partie du public qui n'est pas forcément, enfin qui ne va pas entendre en fait ce qu'il a à dire. Bon il n'a pas...

Gros score d'audience quand même. Oui oui bien sûr. Enfin ça a annulé Koh-Lanta quand même.

Il a fait beaucoup moins que sa précédente allocution le 5 mars dernier. Je crois qu'il y a au moins 10 millions de différences. Voilà donc c'est que en fait j'ai l'impression qu'il perd les gens en fait au fur et à mesure des allocutions.

Et en fait il y a une partie du public qui je pense n'est plus, n'est plus, ne se sent plus du tout concerné. Et c'est d'avance qu'il n'y a rien à en tirer. Et surtout son attitude qui est très méprisante aussi ça n'aide pas en fait à essayer d'écouter ce qu'il a à dire.

Emilio ? Vous voyez où on en est rendu. C'est-à-dire qu'on commente les non-annonces de Macron.

C'est ça le truc avec un enthousiasme débordant en plus. Non mais il a raison. En fait il en est là le macroniste.

Le macronisme. C'est qu'en fait c'est un truc qui tourne à vide. Et il est obligé de répéter les mêmes choses en boucle.

Parce qu'en fait c'est le seul moyen qu'il a d'occuper l'espace. Alors moi j'ai ma théorie farfelue où il se prépare à dissoudre. Et il se dit avec son ego c'est moi qui vais les reconquérir un à un.

Je vais aller les chercher. Alors franchement à part ça. D'ailleurs je me suis fait la réflexion c'est bizarre.

Ils lui ont parlé. Vous nous faites un référendum, faites nous un truc. Parce que oui c'est qu'est-ce qu'il peut faire lui sinon un référendum.

Mais ils ne lui ont pas posé la question de la dissolution. Non mais ils ont demandé s'il serait candidat en 2032. Ça ça n'a aucun sens.

Ça n'a aucun sens. Ouais ouais ouais. C'est une micro question je ne suis pas choqué.

Sa non réponse dit que surtout j'y ai pas pensé. Ça veut dire qu'il y a pensé quand même un petit peu. Mais surtout on s'en fout en 2032.

On sera peut-être tous morts. Au rythme où ça va. Non mais il y a quelque chose quand même pour la défense d'Emmanuel Macron.

Ce n'est pas du tout le seul à avoir fait ça. Tous les présidents depuis Giscard ont fait des émissions similaires à la télévision pour faire le bilan, défendre ce qu'ils ont fait etc. Je me pose quand même une question sur...

Moi je suis le premier à défendre l'idée que doit y avoir des émissions politiques à la télévision, que le président de la République doit venir rendre des comptes. Je ne suis pas pour autant favorable à ce que ce soit systématiquement des journalistes qui posent toutes les questions tout le temps. Il faut qu'il y en ait, c'est important.

Il faut que le président de la République fasse des conférences de presse et je trouve qu'il n'en fait pas assez. Et ça devient problématique quand il n'en fait pas assez de ne s'exprimer que dans des allocutions ou des émissions comme hier ou à l'étranger. Il le fait à l'étranger.

Devant des journalistes étrangers. Moi ça me choque. Je ne suis pas d'accord avec ça.

Pour autant je défends l'idée que le président doit pouvoir échanger sur un plateau de télé avec des personnes autres que avec des élus, avec des influenceurs. Je ne vois pas. Ça ne me choque pas par principe. avec Salomé Sacké, avec la patronne de la CGT.

Je trouve que ça a du sens quand même. Pourquoi le dispositif, tu continues à penser que c'était problématique ? Parce qu'en fait, la première partie sur l'Ukraine, là, tu vois, c'était intéressant.

En fait, là, il est dans son rôle. Fais-nous le cœur de son propos. Il l'a dit à la fin.

On lui a fait signer un petit livre d'or. Maintenant, c'est une tablette. On lui a dit maintenant, faites-nous une promesse, engagez-vous sur un truc.

Il a dit que la France reste libre et indépendante. L'idée que, à minima, et forte, oui. À minima, la promesse, c'est qu'on ne sera pas envoyé par Poutine.

C'est toujours ça de pris. Merci, merci Manu. Mais en même temps, dis-moi pourquoi.

C'est quoi le projet, en fait ? C'est une question qu'on a déjà eue ici. C'est quoi le projet européen ?

Qu'est-ce qu'il en reste ? C'est quoi notre identité en termes de système politique ? Qu'est-ce qui nous différencie ?

Parce que sur le reste des prises de position, que ce soit sur le détricotage de notre modèle social, que ce soit sur la sécurité, le reste est très trumpiste. Et je vais y revenir sur le détricotage du modèle social, parce qu'il a été question à un moment d'une conférence sociale. C'est quoi une conférence sociale ?

On met un peu les partenaires autour de la table, et puis on ne les écoute pas après, quoi. J'imagine que c'est ça dans sa tête. Et l'idée, ce serait que notre modèle social repose moins sur le travail, sachant que c'est le fondamental de l'après-guerre.

C'est-à-dire qu'en effet, on paye des cotisations, c'est-à-dire que les travailleurs payent leurs cotisations, payent leurs cotisations, donc du coup, ils ont leur assurance. Et alors maintenant, en fait, au fur et à mesure des années, l'État a repris la main sur ses assurances, sur ses caisses. Et donc maintenant, il dit, même faisons...

Alors, il y avait déjà des dispositions, la CSG, etc. ou la TVA. Mais faisons en sorte qu'on arrête de cotiser, en gros, que les travailleurs ne payent plus leur modèle social.

C'est l'État qui va trouver d'autres modes de financement. Alors, la TVA sociale ? Lesquels ?

Alors, souvent, on a parlé de la TVA sociale. Mais j'aimerais qu'on regarde aussi qu'aux États-Unis, c'est exactement le projet de Trump. Trump voudrait que les dépenses de l'État ne soient plus financées par l'impôt.

Il voudrait que ça soit plutôt supprimé et qu'ils soient financés par les droits de douane. Parce que c'était le cas avant Roosevelt. Avant Roosevelt, assez largement, les finances de l'État venaient des droits de douane, des taxes, etc.

Mais pas de...

Enfin, voilà. Donc, les capitalistes voudraient bien que ce ne soit plus l'activité qui paye le modèle social, mais que ce soit, pourquoi pas, la consommation. Mais il faut dire, il faut rappeler quand même que la sécurité...

Ou les taxes sur les étrangers. Là, par exemple, il nous a vendu l'idée que si on taxait la consommation, il l'a dit en deux phrases, il a dit comme ça, les étrangers qui viennent, les touristes, voilà, ils paieront pour notre modèle social. Tu le fais très très bien.

Ça fait un peu...

Ça, tu vois, c'est très Trumpien. Les étrangers, on va les taxer, les touristes...

Il faut revenir au fondement de ce que la Sécu, en fait. La Sécu, c'est une gestion...

Au départ, c'était les syndicats qui géraient tout seuls en gros, une caisse de l'assurance maladie, c'est le chômage, etc. Au fur et à mesure des années, la droite a quand même remis des patrons dans les gestions paritaires, parce que c'est quoi, il ne faut pas déconner, ce n'est quand même pas les gauchistes qui vont gérer tout ça. Oui, de trois tiers, c'est devenu la moitié.

Le budget de la Sécurité sociale, il est supérieur au budget de l'État. Et je pense que ça, c'est quelque chose qui les rend dingue, de ne pas avoir la main sur cette manne d'argent. Et en fait, pour remettre la main dessus, c'est aussi en changer la distribution.

Et donc, pour aussi réduire...

C'est une question de pouvoir. C'est une question de pouvoir, en fait. Voilà, exactement.

C'est le grand plan Juppé en 1995, déjà, où c'était la question. Il y a un truc intéressant, c'est qu'Emmanuel Macron n'a pas annoncé de référendum alors qu'on pouvait être en droit d'en attendre dans cette émission. Est-ce que pour autant, il a fermé la porte à toute forme de référendum ?

Je ne pense pas. Je pense qu'il est possible qu'il nous en annonce un dans pas longtemps. Oui, il a dit qu'il allait faire des QCM.

C'est ça, il va nous mettre des questions. Toi, tu es contre les consultations citoyennes ? Non, mais en fait, si les consultations citoyennes s'apportent au nom, consultations, donc ça veut dire qu'il n'est pas obligé d'en tenir compte derrière.

Au moins, c'est officiel. Oui, mais alors, plus que dans la Convention citoyenne avec laquelle il s'était torché. Mais il s'est torché avec les élections, avec la Convention citoyenne.

Il y a les ZFE quand même. De quoi ? Il y a les ZFE quand même de la Convention citoyenne qui sont en train de mettre en place.

Le problème, c'est qu'il n'a gardé que ça. Et tout le volet social, justement, n'a pas été conservé. Et donc, non, mais qu'on redonne la parole aux Français qui ne l'ont quand même pas eu depuis 20 ans.

La dernière fois, c'est le référendum de 2005. Mais qu'est-ce qu'on en a fait du référendum de 2005 ? On s'est torché avec.

Tarché. Je suis tout à fait d'accord. Qui redonne la parole aux Français ?

Pourquoi pas ? Il leur a donné la parole il y a un an en dissolvant l'Assemblée nationale. Ils ont condamné, ils ont dit non à la politique qu'ils continuent de vouloir mener.

Évidemment, s'il fait un référendum, il le fera sur un sujet dont il pense qu'il peut le gagner. Donc, ça élimine tous les sujets un peu dangereux. Et par exemple, Sophie Binet, c'était intéressant la proposition qu'elle avait de Sophie Binet.

C'était de dire, faisons un référendum sur la question des retraites. Parce que justement, la question n'est toujours pas soldée. C'était pas...

C'est de la façon de dire...

Elle a expliqué après dans la matinale de TF1, puisqu'ils ont fait les petites calculs. Ça s'appelle Bonjour. Oui, bonjour.

C'était fait par la Routurou. Elle dit, en fait, ce que je voulais dire, c'était, vous n'êtes pas obligé de vous dédire sur les retraites. Mais en fait, ne vous dédisez pas.

On porte chacun des projets. Eh bien, démocratie, on fait voter les gens. Et ça, il ne veut pas.

Je te rappelle quand...

Vas-y. Il refuse absolument. Pour lui, c'est catégorique.

S'il retourne...

Enfin, si on vote un référendum sur la retraite, c'est comme s'il jetait tout son projet à la poubelle et qu'il cédait à quelque chose dont il n'a pas voulu céder. Et puis, c'est pour ça aussi qu'on s'est tapé des 49.3 pendant...

Mais c'est totémique, en fait. Et Sophie Binet qui lui dit « On n'a pas voté cette réforme, le Parlement n'a pas voté. » Il dit « Si, si.

Il y a eu un 49.3. » Et le gouvernement n'est pas tombé.

Il n'est pas tombé. Donc, voilà. C'est comme voter.

C'est pareil. En fait, Sophie Binet a raison et Macron a raison aussi. Ah bon, bah...

Ballon-centre. C'est un peu particulier. C'est que...

Ne pas voter une motion de censure...

Enfin, voter une motion de censure, ça a d'autres d'implication que de voter...

Bah oui, c'est pas pareil que de voter une loi. C'est pas les mêmes conséquences. C'est le mécanisme du 49.3 précisément qui fait un espèce de vote inversé où on préfère ne pas censurer un gouvernement plutôt que de voter un texte.

C'est toute la particularité de ce dispositif qui est, je trouve, moins démocratique qui est moins démocratique que...

Oui, mais il est passé quand même. Ah oui. Non, mais je dis que...

Il a eu chaud. Il y aura peut-être un référendum quand même sur un sujet. Emmanuel Macron n'a pas fermé la porte.

C'est sur la fin de vie. La fin de vie, le texte de loi sur la fin de vie arrive à l'Assemblée nationale après être passé par la Convention citoyenne. C'est en ce moment.

C'est jusqu'au 27 mai prochain. Le texte prévoit la mise en place en France d'une aide à mourir sous certaines conditions très précises. Est-ce que vous pensez que ce texte va déchirer la classe politique à l'Assemblée nationale ?

Est-ce que ça va faire consensus ? Est-ce qu'on va se diriger vers un référendum ? Qu'est-ce que vous en pensez ?

Ça commence déjà, en fait. Ça commence déjà, puisqu'à partir du moment où Macron dit que si les gens ne se mettent pas d'accord à l'Assemblée, il y aura probablement un référendum si ça s'enlise, il y a des gens qui ont tout intérêt à ce que ça s'enlise, notamment ceux qui sont contre. Et là, j'attaque...

Ce n'est pas une attaque, mais on peut se dire aussi que chez les personnes qui sont contre, il y a aussi les réseaux catholiques intégristes qui ont aussi tout intérêt à se structurer. Parce qu'en fait, avoir un référendum, ça veut dire qu'on laisse une campagne de six mois. Donc six mois, ça veut dire que c'est des gens qui auront accès au plateau de télévision pour porter le nom, par exemple, au référendum.

Et ce qui est légitime, puisqu'il a déjà fait une convention citoyenne, quand même. Et alors ? En quoi ça...

Plus un référendum ? Non, mais pour dire qu'il y a un temps de consultation démocratique, et en effet, c'est le principe, et c'est la vertu même du référendum. C'est de...

À un moment, on va parler que de ça pendant des semaines. Ça crée un moment. Ça a ce mérite-là.

Voilà. Et donc les gens vont se structurer, réfléchir...

C'est une modification populaire, en fait. Se cliver aussi, voilà, s'éduquer sur la question. Bon, bah, théoriquement, là, ce temps-là, c'est plutôt celui...

Ça a été celui de la convention citoyenne qui avait un peu fait ce travail-là de réflexion. Même si je ne suis pas...

Oui, oui, non, si, en l'occurrence, elle a plutôt bien bossé, la convention citoyenne, comme d'habitude. Les conventions citoyennes bossent bien, les gens font le travail, et ils arrivent à des conclusions intéressantes. Non, c'est...

Il y a quelque chose d'intéressant avec le sujet de la fin de vie, c'est que c'est un sujet qui clive au sein même des familles politiques. En fait, tout le monde n'est pas d'accord. On le voit, par exemple, au sein même de la propre...

Du propre camp présidentiel. En réalité, on a d'un côté un Gabriel Attal, par exemple, qui est favorable au texte sur la fin de vie. Et puis, on a tous ceux qui sont du côté d'Edouard Philippe qui sont plutôt contre.

Et ça, c'est quelque chose d'intéressant. Mais on le voit...

Je ne sais pas si on a les mêmes clivages à gauche, par exemple. Si, pareil. Qu'est-ce que tu vois ?

Qu'est-ce que tu as comme exemple à nous donner ? Le Parti Socialiste, par exemple, j'étais hier...

Enfin, dans les sept semaines, j'étais à la conférence de presse à l'Assemblée Nationale du groupe socialiste. Donc, il y avait une grande majorité du groupe socialiste qui voteraient en faveur de la fin de vie. Mais par contre, il y avait une liberté de vote.

Parce qu'en fait, comme ça fait appel à des convictions aussi personnelles, je ne vais pas parler pour lui, mais par exemple, je crois que Dominique Potier, le député socialiste, il y est opposé. Je sais qu'ils ne sont plus à l'Assemblée parce qu'il y a eu la dissolution, il y a d'autres choses. Mais chez les communistes, par exemple, il y a André Chassaigne qui s'était exprimé l'ancien président du groupe pour dire qu'il était contre.

Je sais que Pierre Dareville, l'ancien député aussi, il était contre. Mais d'autres dans le groupe sont pour. Au Rassemblement National, pareil, ce matin, j'entendais Jean-Philippe Tanguy qui disait que lui, sur le principe, il est plutôt pour, même si là, il trouve que ça se dégrade.

Et Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont exprimés contre la fin de vie. En fait, c'est quelque chose qui dépasse le clivage de façon assez importante. Ce qui fait que ça rend totalement illisible, par exemple, ce que pourrait donner un vote à l'Assemblée Nationale.

Parce qu'on n'a pas le rapport de force des pours et des contres. Surtout qu'en plus, le rapport des forces entre pours et contres dépend évidemment du contenu de la loi. Parce qu'en fait, la fin de vie, ce n'est pas la fin de vie en général.

C'est qu'est-ce qu'on met en pratique pour le faire. C'est-à-dire, quelle est la dose aussi, quel est l'investissement dans les soins palliatifs qu'on peut faire, quel garde-fou on met en place. Et en fait, en fonction de ce qui est voté, ça change les positions des uns et des autres sur un texte de loi.

Et même pas forcément sur le principe du droit à mourir dans la dignité. Usul, toi, t'en penses quoi de la fin de vie ? Oui, il y a des questions.

Voilà, comment tu encadres ça ? C'est extrêmement délicat. Moi, je suis extrêmement sceptique.

Je suis plutôt contre ce truc-là. Vu le contexte, vu notamment comment ça a été voté. Par exemple, pour ceux qui ont regardé Macron, il y avait Charles Bietry qui est venu parler, un vieux bonhomme, ancien journaliste sportif qui est atteint de la maladie de Charcot.

Donc, en effet, c'est terrible. Lui, il demande le droit à sa liberté de mourir. Et c'est vrai que tu le regardes, tu fais, bah oui.

Les gens de gauche, nous, on est attachés aux libertés individuelles. Donc, spontanément, on va avoir envie de dire, bah oui, oui, oui, on devrait avoir le droit de se donner la mort. Alors là, c'est plus compliqué.

C'est quelqu'un qui va te donner la mort. C'est-à-dire qu'il faut modifier quand même des trucs. Normalement, on n'a pas le droit de donner la mort dans ce pays.

Là, on ouvre un truc, on ouvre une boîte de Pandore. Là, on ouvre un. Maintenant, on a le droit de donner la mort.

Alors, comment on encadre ça ? Comment on encadre ça ? Il y a des dispositions, par exemple, qui ont été rejetées.

Là, par exemple, la création d'un délit d'incitation au suicide ou à la mort assistée. Ça a été...

Ça a été supprimé, ça ? Oui, oui, ça a été dégagé. Plein de petits garde-fous ont un peu sauté parce que, je sais pas, parce qu'on veut faire ça vite, parce qu'on veut faire ça fort.

Mais moi, je me pose vraiment la question en écoutant, évidemment. J'ai écouté les militants, les militantes des assauts handis, etc. Et tu vois aussi ce qui s'est passé dans d'autres pays.

Je conseille la vidéo de Léo. Léo qui avait fait une vidéo là-dessus. Moi, je suis complètement d'accord avec cette position.

Dans notre système de santé, déjà, qui est défaillant, on crève déjà dans les couloirs des urgences, dans notre système de santé, avec les soins palliatifs tels qu'ils sont, est-ce que ce système d'aide à mourir ne va pas, en effet, devenir parfois un recours, un peu pratiques de gens qui pourraient peut-être coûter trop cher si on les soignait trop longtemps. Peut-être même que les gens eux-mêmes, à force de considérer dans cette société individualiste où on vante l'autonomie, etc., de considérer qu'ils sont une charge, ah bah maintenant que ce droit est ouvert, tu as, ce qui t'est présenté comme une liberté va peut-être aussi devenir une contrainte.

Va falloir répondre. Pourquoi tu n'as pas saisi cette liberté ? Pourquoi tu préfères être une charge pour ta famille plutôt que de, regarde, ta lettre d'active va mourir là, etc.

Moi, je suis extrêmement sceptique pas dans cette société-là. J'ai très peur. Dans cette société-là, j'ai très peur des résultats que ça va donner des gamins, enfin des gamins, des gens qu'on va envoyer dans ce système-là, des gens qu'on va inciter à aller vers ça.

Charles Piétri, il n'a pas choisi de vivre dans cette société-là. Je peux comprendre aussi l'argument de, on ouvre un droit de plus, quelque chose qui n'existait pas avant et toi, c'est un truc auquel tu es sensible, Emilio, je crois. Oui, alors sur le principe, parce qu'après, évidemment, en fonction du texte de loi, il y a des garde-fous sur le principe d'une liberté universelle qui serait l'aboutissement presque du projet républicain au sens des Lumières, c'est-à-dire qui consacre l'autonomie morale.

Mais par contre, c'est mon corps, mon choix jusqu'au bout. Voilà, c'est la pleine possession de son corps jusqu'au bout. Par contre, évidemment, qu'il faut des garde-fous, évidemment, que ça ne veut pas dire qu'il faut réduire la volure sur l'hôpital, sur les soins palliatifs.

Tout ce que dit Usul, il faut le prendre en compte, par exemple, dans une société marchande aussi. Dans une société qui réfléchit à base de tableurs Excel, combien de temps avant qu'on envoie des Emilio ? On a aussi des pays où des types d'euthanasie ont été mis en place.

On peut se servir aussi de ces exemples-là, voir aussi comment ça se passe chez eux, pour justement essayer de régler au millimètre cette question. parce qu'en fait, il ne faut rien laisser, il ne faut pas laisser de flou, en fait. C'est le flou qui est dangereux et donc ça nécessite un encadrement assez strict.

Par exemple, si tu dis on va laisser, c'est des gens qui vont tuer d'autres personnes, qui vont coter la vie. Ce qui est nouveau. Par exemple, qu'on laisse une liberté aussi aux professionnels de santé pour le faire ou non, ça me paraît aussi essentiel.

Je dis, parce qu'ils sont là pour soigner, ils ne sont pas là pour ôter la vie. Il y a un truc qui me gêne, moi, dans cette loi telle qu'elle est présentée, c'est, on va donner l'aide à mourir et on va en même temps, quasiment en échange, on va développer les soins palliatifs. Et ça, je trouve ça cynique, en fait, développer les tout de suite.

Pourquoi ? C'est quoi cette histoire ? Ça veut dire quoi ?

C'est-à-dire que si la loi n'est pas votée, on ne développe pas les soins palliatifs ? Historiquement, c'est l'argument des anti-suicides assistés depuis des dizaines d'années. Enfin, vraiment, et notamment des catholiques conservateurs qui disent, chérissons la vie et dons les soins palliatifs et ils répondent toujours comme ça.

J'ai entendu beaucoup de voix catholiques effectivement s'exprimer sur ce sujet de la fin de vie et ils font partie des gens qui ont réussi à me faire douter et un petit peu comme toi à être assez sceptique. Mais moi, je n'arrive toujours pas à me faire une opinion. Si j'étais député, vraiment, je ne sais pas ce que je voterais.

C'est très emmerdant. pour moi, c'est moi que ça empêche de dormir. Namou ?

Moi, je me rapproche un peu plus du point d'usule justement sur la question des personnes en situation de handicap et notamment, du coup, je n'étais pas forcément au fait de tout ce volet-là et donc je me suis renseignée, j'ai lu un peu ce qu'ils... les tribunes des associations, leurs revendications, en fait, c'est des personnes qui sont principalement concernées en fait par cette loi qui vont être impactées et en fait, je me suis rendue compte que dans le projet de loi, leur voix est un peu exclue en fait de tout cela et donc, ils demandent justement à renforcer la prise en compte des personnes qui n'ont jamais... enfin, qui n'ont pas la capacité de s'exprimer et de se représenter elles-mêmes et donc, c'est vrai que si on exclut, enfin, on vote une loi qui ne prend même pas en compte une partie des personnes concernées, ça peut mener très très rapidement à des dérives et ça, c'est... enfin, pour moi, c'est assez inquiétant.

Emileon ? Mais ça peut se faire qu'avec un choix libre et éclairé, sauf qu'en fait, c'est aussi là où il faut mettre des gars. C'est ça, oui.

C'est là-dessus qu'il faut...

Oui, mais en fait, un choix libre et éclairé entre...

Emileon, Emileon. Non, mais vas-y, vas-y, un choix libre et éclairé entre des mauvais soins, une mauvaise fin de vie et un truc cher et un truc pas cher où tu as l'impression de libérer tes proches de ta présence chiante qui leur coûte, ouais, tu peux faire le choix libre et éclairé. Là, t'as juste donné... enfin, libre et éclairé, c'est très relatif, t'es toujours plongé dans des situations...

Mais c'est déjà le cas avec le suicide d'aujourd'hui, Jules. Je pense qu'il y a vraiment un truc...

L'État ne donne pas le droit de tuer aux...

Même aux flics, même les flics, ils n'ont pas le droit de tuer, quoi. Il y a des situations très spécifiques, la guerre, etc. Mais même les flics n'ont pas le droit de tuer.

Les médecins auraient le droit de tuer. On ouvre un truc, on ouvre un truc, combien de temps avant qu'on règle la question de on y a le droit, on n'a pas le droit à cause d'algorithmes et d'IA ? Je ne sais pas.

Mais on prend une pente hyper chelou avec un mode...

Il est déjà sur ces gens, la pression dont tu parles. Et ils peuvent déjà se suicider. Est-ce qu'on a besoin que l'État vienne se dire...

C'est bien sujet. Tous ne peuvent pas, justement. Et il y en a qui vont te dire...

Il y en a qui n'ont pas la possibilité physique de le faire s'ils le sont. Mais on se débrouille. Mais si, on se débrouille.

La question...

Si, dans cette zone grise...

Tu préfères le faire discrètement, c'est ça ? Ton frère qui t'aide à mourir et qui est jugé non coupable, c'est comme ça que ça se passe en France. En fait, tu fais reposer ça sur la famille.

Bah, s'il y a une demande...

Sur les proches, et bah, non. Mais moi, je préfère ça plutôt que l'État qui puisse aiguiller les gens vers ça, quoi. Selon quel...

Pour des aspects comptables, pour des aspects...

Combien de temps avant que ce soit le grand n'importe quoi...

Ça ne peut pas se faire dans les arrives-cuisines, pardon. Là-dessus, je ne suis pas du tout d'accord. Eh bah, tant mieux.

Si tu veux. Non, mais je suis d'accord. Je vois le truc.

J'aime pas du tout cette petite cuisine personnelle où chacun se démerde et on ferme les yeux. En fait, on décide collectivement de fermer les yeux sur un truc un peu moche. Je ne sais pas.

Encore une fois, ça me plonge dans des torrents de perplexes. C'est dur de regarder la mort dans les yeux, de toute façon. Oui, ça c'est vrai.

Non, mais je suis d'accord. Je suis d'accord. En fait, c'est très, très difficile de se positionner sur une question comme ça, éthique, qui aussi renvoie à plein de choses autour de nos convictions personnelles.

Et c'est vrai que c'est...

Enfin, je comprends que tu...

Toi, Jean, tu n'arrives pas à te positionner aussi parce que tu n'es pas forcément in fine là, maintenant, concerné par ce point-là. Tu n'as peut-être pas de personnes autour de toi qui sont concernées par ça. Et donc, forcément, ça paraît très loin.

On ne peut juste faire que des suppositions de...

Et en même temps, c'est une bonne question. Est-ce que c'est que aux personnes concernées de prendre la décision ? Oui, non, non.

C'est là où je rejoins le Jules sur le côté, en fait, c'est un choix de société. C'est qu'à un moment, c'est ça aussi la beauté de la politique et la difficulté de la politique, c'est de prendre des décisions dans les domaines dans lesquels tu n'es pas concerné. Donc, ça demande de développer une capacité d'écoute des personnes concernées et d'autres personnes qui ont des choses à te dire sur le sujet sans être concernées directement.

Et c'est à ça que servent les chercheurs, les associations, les militants. Donc, je...

C'est un sujet passionnant, mesdames et messieurs. Vous allez en entendre parler de la question de la fin de vie pendant les semaines qui viennent. Ça va jusqu'à la fin du mois de mai en discussion à l'Assemblée nationale.

Et je suis bien incapable de vous dire ce sur quoi on atterrira à la fin. Moi, j'ai un peu peur. Je ne sais pas.

Quels critères ? Les critères...

Dans les pays dans lesquels ça a démarré, les critères, on n'a jamais cessé de s'alléger au fur et à mesure des années. On l'a ouvert à d'autres gens. Donc, combien de temps avant que quelqu'un de dépressif chronique, on commence à lui dire voilà, un de mes proches qui reste chez le médecin et le médecin, si vous avez envisagé le suicide assisté, bah oui, on a refusé de créer un délit d'incitation au suicide assisté.

Donc, ça sera possible. Le médecin va pouvoir te le proposer. Est-ce que j'ai envie qu'on le propose et que l'autre se dise oui, peut-être, c'est vrai qu'il faudrait que je le fasse.

Oui, peut-être que voilà. L'autre sujet qui a été abordé au cours de cette interview d'Emmanuel Macron dont on avait déjà arrêté de parler, je ne vais pas le remettre sur la table, je ne sais pas pourquoi je dis ça, c'est la question internationale évidemment, Emmanuel Macron a annoncé que les Européens étaient sur le point de développer le 17ème train de sanctions contre la Russie alors que s'ouvre une conférence internationale en Turquie pour discuter d'un cessez-le-feu avec l'Ukraine. La vraie question c'est est-ce que ces annonces de sanctions contre la Russie servent encore à quelque chose ?

Est-ce que ça fait peur aux Russes ? Est-ce que c'est utile ? Poutine n'y va pas en Turquie.

Alors je n'ai pas la dernière information. Poutine n'y va pas, il envoie une délégation de conseillers mais lui-même ne s'y rend pas. Lui-même ne s'y rend pas.

D'accord. Il n'y a même pas la voix ? Zélensky n'y va pas non plus.

Et Zélensky n'y va pas non plus du coup. Bon, ça commence mal pour cette conférence mais au moins ça sert vraiment à quelque chose. Toi Usul, je regarde ce qu'est dans le monde.

Qu'est-ce que t'en penses ? Pas toi mais le monde. Pas le monde mais toi.

Les pourparlers se dérouleront en Turquie sans jeudi soir ou vendredi soir. C'est bien, c'est précis. Qu'est-ce que j'en pense ?

Oui, les sanctions. Les sanctions ça sert à quelque chose ou ça sert juste à pousser la Russie dans les bras de la Chine ? Oui, ça a eu cet effet aussi.

Ça a consolidé un peu durablement l'alliance avec la Chine. Non, les sanctions ça sert à quelque chose. Après, on va reparler peut-être du gel des avoirs je ne sais pas quoi mais c'est...

Le fait d'être un peu mis au banc de ce système-là. Le truc c'est qu'à côté est en train de se recomposer et c'est ça qu'on a vu le...

C'est quoi, le 8 mai ? Non, il le fait le 9 là-bas. C'est le 9, oui.

Le 9 mai. En Russie, c'est-à-dire qu'il y a un ordre mondial qui jusque-là était sous la domination le patronage aimable des Etats-Unis et ses règles commerciales et de l'OMC, etc. Et là, en fait, il y a une espèce de deuxième ordre parallèle qui est en train de s'instaurer mais qui est aussi un marché en fait et sur lequel la Russie peut écouler son énergie et puis parfois en fait elle revient jusqu'en Europe en passant par un pays tiers et finalement on achète quand même de l'énergie russe.

Donc non, ça a eu un effet de consolider ces blocs quoi, de consolider la frontière entre ces blocs. Mais est-ce qu'on a envie aussi de commercer avec des pays agresseurs ? J'ai envie de...

Il faut rappeler à chaque fois que la Russie est un pays agresseur pas seulement dans le cas de l'Ukraine mais qu'elle ne sait c'est sorti de c'était quoi dans l'Express cette semaine qui récapitule aussi tous les sabotages russes qui continuent en France mais toute l'année quoi. Avec les mains rouges, les...

Oui, mais même des sabotages purs et simples, des coupages de câbles et des machins et des...

Vraiment ! C'est-à-dire que les Russes sont en guerre civilisationnelle contre l'Europe, l'Union Européenne, la France en particulier aussi. Surtout depuis que Macron joue le meilleur pote de Zelensky évidemment on est particulièrement identifié comme des alliés importants de l'Ukraine.

Est-ce que la voie de la France pèse vraiment dans le dossier ukrainien ? Emilio ? Dans le dossier ukrainien, c'est...

Macron en tout cas a voulu se saisir, maintenant qu'il ne peut plus rien faire sur la scène nationale, il a voulu se saisir de toute façon du dossier international. Mais même dès le début en fait, on l'a vu c'était dès 2022, il a voulu incarner aussi ce chef d'Etat de faire peser cette voie française et derrière lui en fait emmener la diplomatie européenne. Sauf que le problème c'est que la diplomatie européenne ça n'existe pas aujourd'hui et donc la France seule elle ne pèse pas tant que ça.

En fait, on se rend compte que sans les Etats-Unis qui en fait fournissaient par exemple le principal du renseignement en Ukraine, c'est très compliqué aujourd'hui de remplacer par exemple, ne serait-ce que d'un point de vue opérationnel les Etats-Unis. Je ne sais même pas si c'est souhaitable mais en tout cas la question s'est posée, la France n'est pas en capacité de le faire. aussi parce que dans les faits mais pas seulement sur le dossier ukrainien c'est que la France et bien en fait la voie de la France est considérablement affaiblie ces 20 dernières années notamment parce qu'elle a pris une voie diplomatique différente.

Elle est sortie en fait de la logique gaullienne. Sarkozy en gros. C'est la toute fin de Chirac en fait le tournant c'est le discours de Villepin.

En fait le discours de Villepin à l'Assemblée générale de l'ONU pardon, des Nations Unies c'est le grand moment français le dernier moment gaullien français parce qu'en fait aussi il a eu comme conséquence d'un retournement y compris sur la fin du mandat de Chirac parce que la réponse qui a été faite à la France a été aussi extrêmement violente et Sarkozy a réintégré le commandement intégré de l'OTAN a fait en sorte que la France y retourne ce qui n'était plus le cas depuis De Gaulle et en fait du coup ça s'est traduit aussi par un alignement sur les positions américaines. Donc comment la France peut peser dans ce cadre là à partir du moment où en fait elle dit la même chose que les Etats-Unis et surtout il y a eu une deuxième chose il y a eu un affaiblissement aussi de la diplomatie française c'est que sous Emmanuel Macron on fait moins confiance aux diplomates on a cassé le corps diplomatique parce qu'en fait la diplomatie c'est prendre le temps c'est long la diplomatie c'est un processus moi j'ai déjà échangé avec plusieurs diplomates etc qui parlent lentement qui parlent lentement ouais exactement prennent leur temps quoi et il y a ça et donc il y a la diplomatie qui n'est plus en fait au coeur de la politique d'Emmanuel Macron c'est une centralisation qui s'est faite à l'Élysée le cas d'Orsay a été marginalisé et s'ajoute à cela aussi le deux poids deux mesures sur la scène internationale mais je crois qu'il y a quelqu'un d'autre qui veut en parler mais en fait la France elle a perdu en crédibilité à partir du moment en fait elle n'a pas la même elle ne tient pas les principes quels que soient les dossiers parce que l'autre sujet effectivement l'autre dossier sur la table qui a été abordé au cours de cette émission de TF1 c'est le sujet de Gaza le président de la République a annoncé enfin il a un annoncé par contre il a durci le ton face à Benyamin Netanyahou tout en n'utilisant pas le mot génocide pour désigner ce qui est en train de se passer à Gaza alors que ça devient de plus en plus évident Namou toi tu trouves que c'est hypocrite c'est hypocrite et c'est concernant de durcir le ton seulement maintenant en fait ça fait plus d'un an en fait que ce qui se passe tout ça se déroule devant nos yeux et en fait de tenir ce ton qui se veut un peu plus dur face à Netanyahou c'est ça a juste enfin voilà il n'y a pas de propositions concrètes là on parlait des trains de sanctions par rapport à la Russie où est-ce qu'on en est au niveau d'Israël en fait justement c'est ce genre d'actions en fait qui peuvent avoir plus d'impact sur la fin du massacre il le dénonce mais en fait c'est très beau de le dénoncer mais qu'est-ce qui se passe en fait qu'est-ce qui met en place concrètement pour que ça s'arrête et il a beau nous dire oui alors d'ici juin on va essayer de regarder pour aller dans le sens de la reconnaissance d'un état palestinien mais d'ici juin Gaza n'existera peut-être plus du tout en fait donc pour moi c'est totalement hypocrite et sachant que au lendemain en fait de cette prise de position on voit que il y a d'autres macronistes qui essayent de rentrer dans cette même file comme Yael Brunpiffé qui pendant un an a été un soutien inconditionnel d'Israël et qui aujourd'hui après elle est présidente de l'Assemblée nationale elle n'a pas de pouvoir diplomatique particulier oui bien sûr mais enfin il pèse dans la majorité en fait oui ça pèse c'est ça et en fait d'avoir cette position d'essayer d'avoir cette position humaniste maintenant c'est enfin voilà pour moi c'est trop tard et en fait on a vu la même chose avec la rabbine Delphine Orvilleur l'artiste Joanne Svar et Anne Sinclair qui eux aussi parlent du fait qu'ils se sont tués pendant trop longtemps alors que pour les mêmes le même positionnement qu'ils ont aujourd'hui ils ont fustigé les personnes qui dénonçaient tout ça soit en les taxant d'antisémites soit en les taxant de porte-parole du Hamas et donc c'est bien que ça change ça va dans la bonne direction je mets de côté Orvilleur Sinclair et Sfar mais Macron il est quand même à la tête d'un état même si sa voix appelle relativement moins je préfère quand même que la France prenne des positions dans ce sens là plutôt qu'elle reste sur ses positions on peut dénoncer l'hypocrisie mais au moins si ça va dans le bon sens autant que ça et par contre moi j'avoue que je crois pas non plus je suis assez circonspect au fait que la France va reconnaître l'état de Palestine en tout cas il a dit tu crois pas toi c'est pas que j'y crois pas c'est que je doute que ça puisse arriver oui en fait c'est la même chose je ne crois pas forcément mais en fait pourquoi déjà parce qu'en fait son camp est très divisé en fait ça peut être aussi une marque quelque chose qui fracture son camp politique entre des gens comme Caroline Yadant ou la députée Lacrafie qui elle a demandé la reconnaissance de l'état palestinien il y a un monde et surtout j'ai vu la façon dont il a posé le sujet Emmanuel Macron il a posé le sujet en fait on va reconnaître l'état de Palestine si les autres états arabes s'engagent à reconnaître Israël à l'occasion notamment de la conférence sous l'égide de l'Arabie Saoudite et de la France qui se tiendra le 2 juin à New York et donc en fait à partir du moment où ils commencent à mettre des conditions qui vont être compliquées à obtenir parce que les autres états vont aussi dire nous reconnaître à Israël quand ils arrêteront ce qu'ils sont en train de faire à Gaza donc en fait tant qu'ils ne le feront pas la France ne le fera pas et donc en fait c'est une façon aussi en fait Macron il s'est laissé une porte de sortie et plus on se rapproche plus je la vois la porte de sortie on va dire Jules tu trouves qu'il y a un deux poids deux mesures dans la question des sanctions notamment entre la Russie et Israël oui bah évidemment parce que même au delà du train de sanctions on est des sponsors carrément en fait Israël c'est une bonne partie je crois que c'est 20% de son commerce extérieur c'est avec l'Europe c'est pas mal donc on achète des produits on envoie des produits alors on envoie plus de trucs qui peuvent éventuellement servir comme des armes offensives défensives pourquoi pas donc on continue à être des partenaires d'un pays qui est en train de faire un truc qui lui vaudrait d'être mis au banc des nations si un autre pays faisait ça mais on est des partenaires historiques donc oui il s'agirait moi j'avais parlé c'était sur ce plateau de l'idée qu'on continue à diffuser E24 News avec la propagande horrible qu'on y entend et les trucs racistes qu'on y entend il y a Marine Le Pen ce soir sur E24 News Marine Le Pen ce soir oui bah écoute c'est logique tu me diras à un moment mais voilà non en effet maintenant il va falloir faire des trucs alors ce que va souvent faire Macron parce qu'il y a des accords entre l'UE et Israël ce que va essayer de faire Macron j'imagine c'est qu'il va se défausser en disant il faut qu'avec nos partenaires européens on regarde et on repousse et on verra avec les partenaires européens bon bah dès que ça l'emmerde un peu il dit c'est pas à mon échelle que ça se prend en vrai il y a plein de choses qui peuvent être prises à l'échelle de la France déjà mais bon c'est compliqué même au niveau politique intérieure on voit que ce sujet est aussi un sujet de politique intérieure c'est vrai qu'il renvoie beaucoup à cette conférence qui commencera le 2 juin donc écoutez on verra on verra ce qu'il en retourne l'autre sujet qui s'est passé cette semaine c'est la commission d'enquête sur l'affaire Betaram qui a enfin auditionné le premier ministre et maire de Pau François Bayrou ça s'est passé hier en direct sur Twitch évidemment à l'Assemblée nationale est-ce que pour vous François Bayrou alors on a vu un François Bayrou sur la défensive et combatif pour ne pas dire offensif contre notamment les deux rapporteurs de la commission Paul Vannier le député insoumis et Violette Spilbou la députée EPR Namou t'en as pensé quoi toi du François Bayrou d'hier soir ? Ah mais il faut le dire il a été offensif pour moi c'est le terme il a carrément remis en doute la légitimité de la commission d'enquête en disant qu'il n'avait pas le sentiment qu'elle soit très objective et ça c'est voilà ça défend c'est oui casser en fait cette légitimité là et en plus de ça aussi essayer de détourner l'attention sur sa culpabilité entre guillemets dans le sens où il va venir à la commission avec le livre La Meute qui dénonce en fait justement la France insoumise la France insoumise il va attaquer nommément l'une des victimes pardon l'une des témoins en la traitant de en disant qu'elle a affabulé voilà qu'elle a affabulé et il a utilisé même des termes autour de la folie c'est c'est ouais c'est très offensif c'est très cash et c'est très ben moi je enfin il reste sur sa position que lui ne savait pas qu'il n'y est pour rien en fait il a été odieux en fait je trouve qu'on peut dire les termes il a été assez odieux il a traité ça je trouve par dessus la jambe à certains endroits Le Monde a d'ailleurs affirmé qu'il avait menti dans cette commission en enquête sur l'existence d'un jugement condamnant un surveillant qui avait frappé en 1996 un élève et qui avait perdu l'audition il y a eu une condamnation à la fin de l'année 1996 il a dit dans cette commission qu'il l'apprenait il a dit vous me l'apprenez Le Monde explique que le 13 février dernier ils l'ont contacté pour lui parler de ce même jugement et il avait déjà dit vous me l'apprenez il y a trois mois c'est bien d'apprendre tout au long de la vie c'est important et en fait François Bayrou ça a été la stratégie de l'embrouille c'est Libé qui a titré ça comme ça et qui nous a piqué le titre d'ailleurs en dernière minute ah salaud mais en fait c'était exactement ça parce qu'à la fois l'embrouille il essayait d'embrouiller avec des contre des contre données des contre dates en remettant en cause des témoignages puis la stratégie de l'embrouille au terme d'embrouille la bagarre il a voulu jouer le match avec cette commission d'enquête en imposant aussi en refusant de transmettre des documents en avance pour avoir l'effet de surprise parce qu'il avait peur de la malhonnêteté il utilisait le terme de la commission d'enquête on va loin quand même il est premier ministre et il essaie de décrédibiliser une instance qui est censée contrôler l'action aussi du gouvernement moi ça me pose un problème démocratique aussi ouais après c'est une commission d'enquête c'est un peu comme les auditions aux Etats-Unis si tu veux c'est normal qu'il y ait un ton parfois qui puisse être assez élevé dans l'échange très direct qui existe je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas habitués à avoir des commissions d'enquête surtout qui en ont vu une pour la première fois de leur vie hier ça peut arriver que le ton monte face à des députés que tu juges être enfin que la personne qui se défend accuse d'être des juges politiques là c'était le cas avec Paul Pannier en l'occurrence voilà c'est ça c'est pour ça qu'il est venu avec le bouquin à la meute et tout ça fait partie du débat parlementaire ça fait partie de la vie d'un parlement parfois les mots sont forts parfois les postures sont offensives moi ça ne m'a pas choqué particulièrement mais je comprends que ça a pu l'être le truc par contre que j'ai vu et c'est fou à quel point on se rend compte dans ces moments là c'est que François Bayrou est un homme d'un autre siècle il a défendu encore en 2025 les claques éducatives les petites tapes comme étant fondamentalement pas scandaleux et c'est vrai que ça fait débat y compris parmi les députés Violette Spilbou d'ailleurs l'a dit elle a dit le nombre de collègues qui m'ont dit non mais entre nous petit gif de temps en temps ça va quoi on peut en faire une commission d'enquête non plus ça en dit malheureusement très très long sur une certaine génération c'était le propos en tout cas du billet politique de Jean Lémarie ce matin sur France Culture moi j'ai pas écouté les 5h30 je me suis dit je vais écouter ce qu'ils en disent dans les billets politiques le lendemain alors j'aurais dû faire pareil pour la soirée Macron tu me diras alors Jean Lémarie donc sur France Culture il dit un peu comme toi il dit on a vraiment affaire à un mec qui en fait a pas compris ce qu'on lui avait reproché quand lui même dit oui on savait que dans cet établissement les méthodes étaient un peu rudes un peu rudes d'accord et pour parler de violence etc et il dit en fait évidemment qu'il a rien dénoncé vu que lui il le voit comme ça qu'est-ce qu'il y avait à dénoncer donc on revoyait ce mec là qui n'a pas compris que l'époque avait changé et qui ne met pas toujours pas les mots sur ce qu'il n'a pas dénoncé à l'époque le billet politique de Renaud Deli Renaud Deli sur France Info beaucoup très macroniste Renaud Deli très Bayrou aussi en général il aime bien alors là il lui pardonne un petit peu tout oui il y a eu quelques maladresses quelques bifouillements mais c'était beaucoup plus clair François Bayrou est venu avec des experts alors conquis Renaud Deli complètement conquis et alors Patrick Cohen sur Europe 1 lui il a dit et bah c'est scandaleux que ça devienne le procès de François Bayrou qui n'a rien à voir sur France Inter pardon que ça devienne le procès de François Bayrou qui n'a rien à voir avec tout ça il faut rappeler que c'est une affaire très grave et que François Bayrou n'a violenté personne bon alors la baffe oui la baffe du gamin de sa campagne certes mais bon et alors lui il est en mode full défense en mode on attaque François Bayrou parce que c'est un mauvais procès le premier ministre je vois ça va bien les chiens de garde le matin putain c'était chaud donc en tout cas nous il nous a peut-être pas convaincu mais il a convaincu Renaud Deli Patrick Cohen qui Patrick Cohen lui aussi est allé critiquer les insoumis de toute façon si tout n'est pas un prétexte à critiquer les insoumis même quand c'est pas le souci à quoi ça sert d'avoir une chronique tous les matins sur France Inter pour le coup Paul Vanier on en pense qu'on en veut mais Paul Vanier je trouve qu'il a été très très très très habile de ne pas rentrer dans le petit jeu de François Bayrou qui a passé 5 heures à essayer de le faire tomber dans son trou vas-y viens on se faye viens on se faye viens on se faye et Paul Vanier il était d'une précision chirurgicale il était administratif dans sa manière vraiment de s'adresser au premier ministre de lui poser des questions très précises et très ciblées mais c'est vrai que Mediapart a fait une vidéo assez redoutable en notant qu'il y avait 11 mensonges 14 14 ? tu parles dans la commission d'enquête ? une vidéo qui est sortie avant la commission d'enquête non 14 14 ? bon tu vois j'étais en dessous de la vérité 14 mensonges et ce qu'on avait dit aussi dans le rhinocéros ce qu'on avait consacré à l'affaire Bétarame c'est-à-dire qu'il ment c'est évident tout le monde dit qu'il ment sa fille dit qu'il ment mais c'est pas grave c'est pas grave on continue et surtout moi ça me rend fou d'entendre Renaud Deli parler de d'imprécision de oh peut-être un petit peu oh c'est papy quoi c'est papy des fois c'est un peu flou quand papy il parle il se rappelle pas de tout il se cache derrière le nombre d'années oui bon bah il pouvait pas non plus c'est ça oui c'était il y a longtemps c'était il y a longtemps non mais je crois qu'on a des gens ils sont contents de se faire balader ils trouvent ça très bien et vraiment c'est il faut sauver le soldat de Bayrou à tout prix quoi parce que en face ce qui leur fait peur c'est la dissolution c'est la motion de censure et ils sont terrorisés comme des bons bourgeois qu'ils sont par le désordre que serait une motion de censure et donc quitte à défendre François Bayrou quoi je pense pas que ce sera sur le sujet Bétarame qu'il y aura une motion de censure ça j'y crois pas un quart de seconde Emilio ce qui m'a étonné hier quand même dans cette commission d'enquête c'est que ça s'est concentré sur Bétarame quasiment uniquement sur les questions qui lui ont été posées alors que juste avant en fait la commission il y a eu deux révélations d'autres Bétarame situées aux alentours de Bétarame dans le Béarnais il y a eu Blast qui en a révélé un et nous l'Huma on en a révélé un aussi au lycée Saint-Joseph-de-Ney et en fait moi je continue à me demander parce qu'en fait on n'a toujours pas la réponse comment un mec qui a été ministre de l'éducation nationale conseiller départemental président du conseil général de Pyrénées-Atlantiques maire de Pau député de la circonscription a pu ignorer tout ça mais il n'y aurait pas il trouvait ça normal qu'on connait un peu c'est un peu rude puis voilà oui mais c'est en sa défense lui il dit qu'il ne savait pas oui oui mais il est un foutu de l'expliquer et donc en fait il évite le sujet voilà et par son attitude en fait il tend à rester l'arbre qui cache la forêt parce qu'en fait tant que le dossier Bayrou n'est pas réglé en tant que tel on ne peut pas vraiment parler du sujet qu'est-ce que sont les violences les violences éducatives les violences physiques psychologiques sexuelles dans les établissements scolaires et particulièrement les établissements privés ça aurait été un grand débat j'ai lu quand même beaucoup d'articles il y a plein d'articles ça a été un moment où en effet il y a eu une belle réflexion c'est dommage que le Premier ministre soit si décalé par rapport aux réflexions que ça a suscité dans la société disons-nous que la société est meilleure que son Premier ministre nous on avance on travaille il y a une réflexion on sent qu'il y a un me too de l'enfance qui est en train d'arriver et c'est plutôt une très bonne nouvelle affaire à suivre en tout cas Sous-titrage Société Radio-Canada