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interviewBACKSEAT· 15 mai 2025 168 min

BACKSEAT - S04E20 - La fin d'un modèle social ? avec Amélie de Montchalin

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Salut, c'est Jean Macier. Juste avant ton podcast, un petit mot pour te dire que si tu veux faire partie des soutiens de l'émission, le meilleur moyen, c'est de rejoindre le Club Backseat pour 15 euros par mois. Cette émission Backseat absolument incroyable. Bonjour, bonsoir celles et ceux qui nous regardent en direct sur Twitch, le chat. Vous êtes avec nous sur le plateau pendant toute l'émission. Bonjour à celles et ceux qui nous regardent sur YouTube en replay et à celles et ceux qui nous écoutent aussi en podcast. Vous êtes super nombreux à nous écouter en podcast, ça fait plaisir.

Pensez à bien noter le podcast, ça permettra à d'autres personnes de le découvrir grâce à la magie des algorithmes. Ce soir, une émission incroyable comme d'habitude et je suis très bien entouré puisque je suis notamment avec Namu, mesdames et messieurs. Bonjour. Salut Namu. Hello. Incroyable. Namu, tu es journaliste, culture et société, ça va ? Ça va, tout va bien. Cool. Merci d'être avec nous, Namu. Nous sommes également avec Emilio Mellet, mesdames et messieurs. Emilio, tu es grand reporter politique et écologie au journal L'Humanité. C'est ça. Ça va ? Ouais, ça va. Deux ministres en peu de temps, là, c'est l'université du MEDEF, Baxit ou quoi ?

Mais ouais, c'est devenu l'université du MEDEF, bien sûr, tout à fait, c'est pour ça. On est content que tu sois avec nous, Emilio, pour cette université d'été. Merci, Emilio, d'être avec nous. Et nous sommes avec Usul, mesdames et messieurs. Bonjour. Bonjour. Usul, tu commentes l'actualité politique et médiatique pour Blast et pour Baxit et sur tes réseaux à toi. Absolument. Bonjour. Bon, ça va, toi ? Ouais, la grande forme. Bah, cool. Non, pas tellement, mais bon. Bah, franchement, t'as l'air d'aller bien. Ah bon ? Bah, oui, non, bah, tout va bien. Amélie de Montchalin, en même temps, comment tu voulais que je ne sois pas hypé ? Ah bah, tu es giga hypé, évidemment, comme nous tous.

Mais ce sera la deuxième partie de l'émission seulement. Ouais, ouais, ouais. Je crois que c'est moins d'un tiers de l'émission consacrée à l'invité politique. Très content. J'aurais bien passé trois heures avec Amélie de Montchalin. Bah ouais, je me doute, je me doute. Je suis désolé, Usul.

2:32
Amélie de Montchalin

J'ai déjà passé trois heures avec Macron, s'il te plaît.

2:34
Présentateur

Ah oui, c'est vrai, des projets. Moi, j'ai passé cinq heures avec Bayrou hier. Ouais, moi aussi. Voilà, s'il vous plaît. Ouais, c'était bien. C'est pour ça que je suis content de passer du temps avec vous ce soir. Merci à vous. Petite actu de mon côté, chers amis. Je ne sais pas s'il y a des Marseillaises et des Marseillais dans le chat. Je serai chez vous à Marseille après-demain, samedi, samedi après-midi. Je serai à l'Europa Festival où je vais animer une scène sur laquelle il y aura des tables rondes, des conférences, des trucs. Vous allez voir, c'est gratos comme festival. C'est organisé par la Commission européenne et le Parlement européen.

Je vous en reparle à la fin de l'émission, mais point d'exclamation Europa dans le chat si vous voulez venir me voir samedi à Marseille. Chers amis, je vous propose qu'on commence cette émission avec des cartes blanches. C'est parti pour les cartes blanches. Les cartes blanches, comme chaque semaine, mes chroniqueurs et chroniqueuses ont l'opportunité de nous parler d'un sujet qui leur tient à cœur. On commence avec toi, mon cher Usul. Tu voulais nous parler de Nouvelle-Calédonie, Kanaki ? De Kanaki, Nouvelle-Calédonie. C'est comme Papouasie-Nouvelle-Guinée, ça se dit dans ce sens-là. Ah ok, d'accord. Ça a été pensé aussi comme ça. Je ne savais pas.

Donc la Kanaki, Nouvelle-Calédonie, c'était il y a à peu près un an que ça a pété à Nouméa et aux alentours, à la suite du projet de loi un peu bourrin de dégel du corps électoral qui roulait un petit peu sur les accords de Matignon puis de Nouméa. Et je voulais revenir dessus parce que Manuel Valls est allé tenter de créer un accord, de trouver quelque chose. Le problème, c'est que là, on a des loyalistes, c'est-à-dire des anti-indépendantistes, qui sont assez radicalisés. Et pour cause, ils ont eu le soutien de Macron pendant des années, pendant trois ans. Il y a eu le vote pour le référendum en 2021, après le Covid, auquel les Kanaks n'ont pas voulu participer.

Alors, on ne va pas tout vous refaire, toute l'histoire, vraiment, mais je vais vous conseiller ce bouquin, si vous voulez bosser un petit peu le sujet. Parce qu'en fait, il faut connaître ce sujet, il va revenir dans l'actu, parce que rien n'est réglé, ça peut repartir à tout moment. C'est Benoît Trépied décoloniser la Kanaki Nouvelle-Calédonie. Et je vous le conseille d'autant plus qu'il a des explications de comment on en est arrivé aussi à une situation où il cite les accords de Nouméa. Je vais vous citer les accords de Nouméa, qui étaient en 98, sous Jospin. Et l'idée, c'était d'aller vers la décolonisation.

Et c'était dit très clairement, dans le préambule de l'accord, il est dit, la décolonisation est le moyen de refonder un lien social durable entre les communautés qui vivent aujourd'hui en Nouvelle-Calédonie, en permettant au peuple kanak d'établir avec la France des relations nouvelles, correspondant aux réalités de notre temps. L'idée serait de faire une forme d'autonomie, mais une sorte de partenariat aussi, comme ça a pu être fait avec Monaco. C'était un petit peu ça, le trajet.

Il convient d'ouvrir une nouvelle étape, marquée par la pleine reconnaissance de l'identité kanak, perméable, préalable à la refondation d'un contrat social entre toutes les communautés qui vivent en Nouvelle-Calédonie, et un partage de souveraineté avec la France. Donc la Nouvelle-Calédonie a une trajectoire extrêmement originale dans les processus de décolonisation, puisque c'est quelque chose où il y a eu un pari de l'intelligence, un pari de « on va vivre ensemble », tout de même. Il n'y a pas l'idée que tous les colons, les descendants de colons, c'est tout le problème, parce que c'est une colonisation qui a démarré au milieu du 19e siècle.

Donc il y a des gens qui sont nés là-bas, mais d'enfants de colons, si vous voulez. Et il y a eu l'idée de « on va faire ça, d'accord, on va essayer de faire ça ensemble ». Par contre, peut-être sans les métros. C'est toute l'idée du gel du corps électoral. C'est-à-dire que si on doit voter à un moment pour l'indépendance, ou même aux élections provinciales, c'est seulement les gens de Nouvelle-Calédonie. Il y a un statut de citoyenneté calédonienne qui a été créé, et pas les mecs qui viennent d'arriver il n'y a pas longtemps, et qui auraient leur mot à dire. Et là, c'est comme ça que Benoît Trépied explique la crise qui s'est passée il y a un an, tout pile.

Il dit qu'en gros, pendant ces dix dernières années, il y a des métropolitains qui sont arrivés en Nouvelle-Calédonie, en ignorant un petit peu tout de l'accord de Nouméa, et notamment du fait qu'ils venaient là, dans un territoire en voie de décolonisation, avec déjà des accords qui allaient vers ça. Et eux, ils disaient, ben non, concrètement, je viens avec ma nationalité française, parce qu'on peut circuler librement sur le territoire français. C'est encore français, donc je viens, je m'installe, je fais mon business, etc. Les métros, là. Et ils ont trouvé une nouvelle génération de loyalistes, donc les anti-indépendances, qui, eux, étaient plus radicaux que la génération d'avant.

Et c'est les fameux Nicolas Metzdorff, qui est encore député aujourd'hui, ou Sonia Baquez, qui a été ministre sous Macron. Et ils ont trouvé, et voilà, ces deux se sont un peu rencontrés pour faire pression, avec en plus le soutien, notamment à l'époque du ministre Lecornu, puis du ministre Darmanin, au moment où les Outre-mer étaient placés dans le ministère de l'Intérieur. Alors, là où, traditionnellement, c'était plutôt un dossier qui était géré par Matignon. Et là, on a dit, non, c'est le ministère de l'Intérieur, et ils l'ont géré comme des bourrins, complètement alignés avec les loyalistes, ce qui a provoqué les désordres qui ont fini par advenir.

Et là, je vous renvoie à un article que vient de sortir Blast il y a un jour ou deux. C'était 14 morts, ce qui s'est passé quand même l'année dernière. Sur 14 morts, il y a une dizaine de canaques. Et on s'aperçoit, il y a eu un rapport qui a été commandé à un cabinet d'avocats, qui dit que sur ces 10 morts, il y a des tirs dans le dos. Il y a des tirs à des mecs à 600, 700 mètres. Et où les gendarmes disent, non, non, légitime défense, ça paraît difficile sur un tir dans le dos, ça paraît difficile. Donc, est-ce qu'on a abattu des gens qui étaient en plus sur la liste d'individus recherchés ? Et puisqu'on les recherchait, mais on ne les a pas trouvés.

Enfin, si, on les a trouvés, mais là, ils fuient, on tire dans le dos. C'est peut-être ça qui s'est passé. Et donc, rien n'est réglé. Mais la situation là-bas est hyper tendue. La pauvreté a progressé de manière spectaculaire. Je suis assez pessimiste. Manuel Valls est reparti la queue entre les jambes parce que lui avait pris le parti de se placer dans l'héritage de Rocard. Et donc, de discuter et de remettre tout le monde autour de la table. Mais là, il se heurte aux loyalistes, justement, qui, eux, font pression pour que Macron et les autres débranchent Manuel Valls. Macron qui avait dit que la France serait moins belle et moins forte sans la Nouvelle-Calédonie.

Donc, Macron n'est pas dans cette idée de processus de décolonisation dans lequel veut se replacer Valls et dans lequel se placent de toute façon les organisations indépendantistes. Est-ce que tu peux nous redonner le nom de ce livre que tu nous recommandes ? Oui, tout à fait. Et j'arrête là. Benoît Trépied, décolonisé la Kanaki Nouvelle-Calédonie. Et si ça vous intéresse aussi de creuser, il y avait un backseat qu'on a fait avec Olivier Besancenot dans lequel on revenait pas mal sur cette situation-là. C'était l'année dernière avec Olivier Besancenot dans Backseat, effectivement. Merci beaucoup, Usul. C'est aux éditions Anna Charzis. Anna Charzis, les éditions.

Merci beaucoup, Usul, pour cette carte blanche. On continue les cartes blanches avec toi, mon cher Emilio. Oui, alors c'est beaucoup plus léger. Moi, je vais vous parler de Partir un jour, le film d'Amélie Bonin, qui a fait l'ouverture du Festival de Cannes. C'était mardi soir. Alors, je vais vous lire le pitch. C'est l'histoire de Cécile, qui est jouée par Juliette Armanet, qui est une cuistot en gros star de Top Chef, qui est de retour dans son village d'enfance, où elle se trouve dans le resto routier de son père, qui est joué par François Rollin, qui a été victime d'un infarctus. Et là-bas, elle recroise Raphaël, qui est joué par Bastien Bouillon, son amour de jeunesse.

Alors, je sais, comme ça, ça sonne comme la comédie romantique cliché un peu réacte. Voir le film de Noël. Voir le film de Noël, oui. Mais en vrai, pas du tout. C'est une comédie musicale, voire même un film karaoké, hypersensible, hyper tendre, avec des tubes de la culture populaire qu'on connaît tous. Des années 90, surtout, fin 90. Oui, notamment, il y a une scène géniale avec le Cessoiré-là de Yannick, qui est fabuleux. C'est fabuleux. Et en fait, c'est bien loin de la flopée d'œuvres totalement clichées sur ces, comment on les appelle, ces transfuges de classe. Et là, en fait, c'est un film sur la force du souvenir et sur les ravages de la nostalgie. Vraiment, il faut foncer.

Ne serait-ce que pour les seconds rôles. C'est au cinéma, là, c'est en ce moment. Ça dure une heure et demie. Et c'est vraiment super. Merci beaucoup, Emilio, pour cette recommandation cinéma. Et tu veux une phrase de Rachida Dati ou pas cette fois ? Je veux bien une phrase de Rachida Dati, s'il te plaît, Emilio. Ça fait longtemps, je ne l'ai pas fait. Et comme elle n'a toujours pas venu, je me suis dit que cette fois, j'allais reprendre. Vas-y. Donc, c'était le 29 mai 2019. C'était sur BFM. Et à l'époque, sur les macronistes, elle disait, le rassemblement, ce n'est pas se mettre dans une petite salle. Enlever son étiquette, dire que je suis pour tout le monde et avec personne.

Je n'ai pas trop compris cette phrase. Moi non plus. Vous savez comment finit la droite chewing-gum Oh non, c'est pas mal. C'est pas mal, mais... C'est virtuose même. Non, non, j'aime bien. J'ai l'image. On a tous l'idée. On voit ce que ça veut dire. Non, non, mais je l'aime. Et elle est allée avec qui aujourd'hui, Rachida Dati ? Avec les marcheurs, tout à fait. On continue les cartes blanches avec Namu. Ma chère Namu, de quoi tu veux nous parler ce soir ?

10:48
Amélie de Montchalin

Moi, j'ai envie de consacrer ma carte blanche aux cultures populaires. Et plus précisément à l'importance de célébrer ces cultures populaires. Je vous parle de ça parce que, en fait, mardi soir, encore, j'ai regardé la troisième édition des Flammes. Alors, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est que les Flammes, les Flammes, c'est une cérémonie qui, justement, récompense les artistes de ce qui est vulgairement et caricatural, enfin, de manière caricaturale, appelé les musiques urbaines. Et c'est de manière plutôt erronée parce qu'en fait, on parle plutôt de tout ce qui est culture hip-hop, rap, R&B, musique d'influence africaine et ou caribéenne.

Et donc, en fait, c'est toutes ces catégories de musiques qui sont dans d'autres cérémonies, souvent à la marge et très peu célébrées, très peu... Enfin, on a beaucoup d'artistes qui ne sont quasiment jamais nommés

11:47
Locuteur 6

dans des compétences de la musique, notamment.

11:50
Amélie de Montchalin

Voilà, notamment. Et donc, voilà, c'est la troisième édition que j'ai trouvée plutôt bien réussie, qui se passait cette année à la scène musicale avec un public, parce que les précédentes éditions ne s'étaient réservées qu'aux professionnels de l'industrie. Et là, il y avait le public qui était dans la salle. Et donc, on avait vraiment une véritable célébration de toutes ces cultures-là.

Et pour moi, il y a quelque chose qui m'a marquée dans cette édition-là, c'est notamment les prises de parole de pas mal d'artistes, notamment Kiri James, qui, dans son discours, a dénoncé le fait qu'on ne peut pas se prétendre de cette culture hip-hop sans prendre position, que ce soit pour des drames humains avec la situation à Gaza ou au Congo, mais aussi autour des questions d'injustice sociale et sur la question de l'islamophobie. Il a notamment rendu hommage à Aboubakar Sissé, qui a été assassiné dans une mosquée.

Et donc, c'est vrai qu'il y a une sorte de constat autour de cette culture populaire qui, malgré son essence politique, qui tend à se dépolitiser dans le sens où les artistes qui la composent aujourd'hui s'embêtent de moins en moins engagés, en tout cas, de moins en moins prêts à prendre la parole sur ce genre de questions. Et en fait, c'est des questions qui les concernent eux-mêmes. C'est des personnalités qui vont être discriminées, qui vont être au cœur de tout ça. Mais on ne les entend plus trop parler de tout ça. Et moi, ça m'a aussi un peu...

J'ai vu le parallèle avec l'actualité de la radio, par exemple, Move, qui est une radio qui est très impliquée sur tout ce qui est les enjeux de cette culture-là. Et en fait, aujourd'hui, cette radio, elle se voit amputée de tout son aspect éditorial. Et donc là où, en fait, on peut réfléchir de ces questions. Et donc, ça montre que maintenant, c'est de plus en plus compliqué de pouvoir avoir un temps pour réfléchir sur ces questions-là.

14:25
Présentateur

Où est-ce qu'on peut retrouver cette cérémonie, la flamme dont tu nous parlais ?

14:27
Amélie de Montchalin

Alors, elle a été diffusée sur Twitch et YouTube mardi soir et elle a été en différé sur W9.

14:34
Présentateur

Censurée sur W9.

14:36
Amélie de Montchalin

Justement, j'allais en venir parce que, justement, je parlais du coup de toutes ces questions de politique, de dénonciation, en fait, de l'islamophobie, tout ça. Et en fait, le sketch, par exemple, de Merwan Belazar a été censuré sur W9.

14:53
Présentateur

Il n'a pas de bol, hein, Merwan.

14:54
Amélie de Montchalin

Sur W9, c'était diffusé en décalé.

14:56
Présentateur

Parce qu'il a critiqué l'arrivée de Cécile Lannara sur l'antenne de M6, qui est parti au même groupe que W9. Il arrive même sur W9 directement. W9, pardon, t'as raison. Donc voilà, il s'attaquait à l'extrême droite. C'est le groupe M6. Et ils ont coupé l'extrait. Voilà.

15:10
Amélie de Montchalin

Donc c'est un univers dont j'ai peur, en fait, que la symbolique se perde, en fait, dans cette... C'est super de pouvoir célébrer tout ça. Mais il ne faut pas qu'on se cantonne qu'à un aspect... Oui, c'est cool, c'est fun, c'est l'ambiance. Il y a aussi tout un côté très fort, en fait, et très symbolique.

15:28
Présentateur

Et politique aussi. Merci beaucoup, Namu. Il faut célébrer les cultures populaires, absolument. Merci à toi. Je vous propose qu'on continue, mesdames et messieurs, avec le quiz à la con. C'est parti pour le quiz à la con. Alors, le quiz à la con, cette semaine, on va commencer avec la première question de ce quiz à la con. Vous allez voir. Qu'est-ce qu'il fait ? 38% en PACA, 32% en Auvergne-Rhône-Alpes, et 20% en Occitanie. Alors, plus le Parti Socialiste. Est-ce que c'est A, le score des Républicains au premier tour des dernières régionales ? Est-ce que c'est B, la part de production nationale de cerises ? Ou est-ce que c'est C, le taux de piscines non déclarées dans les régions ?

Ou alors, réponse D, la baisse du nombre d'adhérents du PS après la présidentielle de 2017 ? D'après vous, qu'est-ce qu'il fait ? Je rappelle, 38% en PACA, 32% en Auvergne-Rhône-Alpes, et 30% en Occitanie. J'aime bien le taux de piscines non déclarées. Parce que je sais pas, maintenant, ils vont servir des images satellites et de l'IA pour les repérer en plus. Absolument. Parce que je sais pas, t'as une taxe en plus ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

Quand t'as une piscine, tu dois la déclarer, ça dépend de la surface de la piscine, tout ça, tout ça, mais tu dois la déclarer, effectivement, et tu dois payer une taxe dessus auprès des collectivités locales, d'ailleurs, je crois, je sais plus, ça fait partie. Et puis ça a un impact sur le plan de l'eau, lorsqu'il manque d'eau, en fait. Exactement. Dans le plan de l'eau, c'est essentiel de savoir où est-ce qu'il y a des piscines pour pouvoir les interdire qu'on les remplisse le moment où il n'y a plus de flotte. Les écolos, tout interdire. Le comté. Je l'ai entendu, le comté. Ouais, ouais, c'est vrai. Demain, les piscines, on a plus le droit d'avoir du plaisir. C'est interdit.

Moi, je vais manger du comté dans ma piscine et je vous emmerde tous. Je ne vais pas la déclarer. Donc toi, tu es séduit par l'idée que ce soit le taux de piscines non déclarées. Ouais, j'aime bien. C'est vrai qu'on est plutôt dans le sud avec ces trois. Ouais, ouais, ouais. Ouais, mais il y en a jusqu'en Normandie. Des piscines, il y en a jusqu'en Nord maintenant avec le réchauffement climatique. Puis les bourgeois, il y en a partout. Terrible. Namou, t'en penses quoi, toi ?

17:38
Amélie de Montchalin

Ça correspondrait, ouais, plutôt aux piscines avec 36% en PACA. Ça me paraît logique qu'en PACA, ils cachent plus leur piscine que dans les autres régions. Du coup, ça correspond.

17:54
Présentateur

Non, mais ok, d'accord. Personne n'est séduit par le nombre d'adhérents du PS ou par le... Bah non, sinon, ça serait moins 32, moins 20. Ah, mais peut-être qu'on aurait fait exprès de l'écrire de cette manière-là pour que c'est cohérent. Peut-être qu'on explique aux gens le comté. Vous avez suivi cette fake news. Alors moi, je n'ai pas suivi cette fake news de comté.

18:09
Amélie de Montchalin

Moi, j'ai juste suivi une photo de Marine Tondelier en train de manger du comté dans sa cuisine, en fait.

18:15
Présentateur

De quoi les écolos veulent nous empêcher de bouffer du comté ? C'est ça la story ? En fait, c'est un écologiste qui n'est même pas membre du parti écologiste. C'est un activiste anti-chasse. C'est ça, Pierre Rigaud, qui se filme souvent à dénoncer les chasses à cours et tout. En général, il se fait un petit menacé de mort par des chasseurs avec des fusils et tout. Un mec assez courageux, un mec qui avait une chronique dans la Terre au Carré sur France Inter et qui a dit bon, le comté, ça redéverse des trucs dans les nappes phréatiques. Non, pas dans les nappes phréatiques, dans les rivières ou je ne sais pas quoi.

C'est quand même une production où écologiquement, il y a un coût pour la région. Bref, il dit juste ça. C'est devenu les écolos veulent interdire le comté. Les nuits, ils ont passé la journée de dimanche à faire que ça. Une page complète dans le Fig Mag. Dans le point, Marine Tondelier obligée de réagir pour dire non, je ne veux pas interdire le comté. Je l'ai vu mardi, Marine Tondelier elle m'a dit c'est la meilleure polémique que je n'ai jamais eue. C'est complètement débile. Il y a la mère de Besançon qui a dû l'appeler parce que Besançon c'est dans le Jura où Fabrique du Comté elle dit mais franchement il faut que tu viennes à la rescousse parce qu'on n'en peut plus.

Alors qu'elle a reçu elle m'a dit un kilo de comté au dernier congrès des écolos. Pourtant la fédération du Jura lui avait amené un kilo de comté. Elle a dû se photographier avec. Un mec qui est écolo dit un truc une fois ça devient les écolos les écolos veulent interdire. En fait tu vois que ça matche avec leurs obsessions leur monde à eux dans leur monde à eux les écolos Europe Écologie Les Verts veut tout interdire. Donc c'est logique pour eux ils ne réfléchissent pas avant de relayer la fédération parce que pour eux elle est cohérente en fait. Je veux dire il a juste fait remarquer qu'écologiquement c'est pas ouf dans le mode de production etc.

Il n'a pas dit il n'a pas eu porte de proposition il n'a pas une pétition en tout cas. Jamais. Même lui. Et donc lui n'est pas membre du parti du tout. Et c'est devenu Marine Tondelier veut nous interdire le contexte. Qu'est-ce qu'on pourrait déclencher nous comme polémique comme ça à droite en inventant une connerie en interdire les piscines je pense qu'il faut interdire les pinces à linge les courses automobiles ça pollue un peu je trouve. Ouais le GP Explorer le GP Explorer est un vrai scolaire. Nul à chier le GP Explorer. C'est parce que t'as pas été invité ça. J'ai même pas le permis mon gars.

20:10
Amélie de Montchalin

T'as pas besoin du permis pour le GP Explorer.

20:12
Présentateur

T'as pas besoin du permis justement il y en a qui n'ont pas le permis qui vont faire. Gros bisous à Baguera et à Horty évidemment. Évidemment. Non mais ok d'accord. Vos réponses du coup sur cette première question du coup Zalacon. Les piscines. Les piscines pour tout le monde Namou aussi. Tout le monde vote les piscines. Le chat a voté quoi ? J'ai pas vu. J'ai raté. C'est pas grave. Il faut le permis ils disent. C'est à 74%. Oui oui. Il faut passer le permis pour faire le GP Explorer mais c'est justement tout ce qu'a été la blague pour certains participants qui ont dû passer le permis juste avant le GP Explorer. La première voiture qu'ils ont conduit légalement c'était une formule 4.

20:47
Amélie de Montchalin

Incroyable.

20:48
Présentateur

Voilà. Bref. La bonne réponse de ce premier quiz Zalacon mesdames et messieurs c'était la production de cerises dis donc. Réponse B. D'accord. 10% des cerises françaises sont produites dans ces trois régions. Et oui cette semaine le quiz Zalacon est un quiz spécial cerise. Parce que c'est la saison des cerises. On se creuse le... Voilà je remercie encore une fois François. Le temps des cerises. Le temps des cerises on va en parler. Il y aura une question dessus t'inquiète pas évidemment. Tu me connais. Deuxième question. On aurait pu avoir des cerises aussi pour de vrai non ? On aurait pu avoir des cerises. Non parce que c'est pas la saison. C'est aucun rapport. Je crois ici.

Deuxième question de ce coup Zalacon. Il y a un insecte qui pose un gros problème à l'industrie de la cerise. Comment est-ce qu'il s'appelle ? Est-ce que c'est... Pierre. Drosophilia Suzuki. Est-ce que c'est Nemotada Subaru.

21:40
Amélie de Montchalin

Ah non mais c'est incroyable.

21:42
Présentateur

Pediculus Toyota. Ou alors Afida Yamaha. Non.

21:47
Amélie de Montchalin

Non.

21:49
Présentateur

Évidemment on remercie Clara qui nous a fait les illustrations. Parce que sans ça on a du mal à visualiser cet insecte. C'est pas une blague. En tout cas c'est pas une blague. Afida. Afida Yamaha. C'est la réponse D. Donc c'est dommage. C'est pas écrit sur les images donc je vais le redire. Tu peux répéter. Oui. Afida Turner quand même. Mais bon. Réponse A. Drosophilia Suzuki. Réponse B. Nematoda Subaru. Réponse C. Pediculus Toyota. Ou réponse D. Afida Yamaha. Putain j'ai l'impression d'être dans question pour un champion. Le chat vous votez. Le chat vous votez. Vous nous dites ce que vous en pensez d'après vous.

Comment s'appelle cet insecte qui apparemment fait des ravages dans l'industrie de la cerise.

22:29
Locuteur 4

Hum.

22:30
Présentateur

Toyota. Je ne sais pas pourquoi. J'ai envie de répondre C aujourd'hui. Voilà. C'est mon argument.

22:37
Amélie de Montchalin

Ok.

22:38
Présentateur

Ton argument aujourd'hui c'est Toyota. Pediculus Toyota. Mon argument c'est j'ai envie de répondre C. Non non mais tu as bien raison. C'est une très très bonne raison. On n'est pas obligé de passer des heures sur cette question. C'est comme. Non. Moi elle ne m'inspire pas. C'est pas très inspirant. Je comprends.

22:51
Amélie de Montchalin

Moi je partirais sur B.

22:52
Présentateur

parce que tu as vraiment une raison.

22:54
Amélie de Montchalin

Oui oui oui. Par rapport à mon expérience de grosse mangeuse

22:58
Présentateur

de cerise. Ah non pardon.

23:00
Amélie de Montchalin

Et d'insectes. De moto. Non de cerise. Bah souvent je tombe tout le temps sur des insectes dedans et ça ressemble plus à la Suzuki qu'au reste quoi. Ah non. Ah la Suzuki c'est la A.

23:12
Présentateur

Ah donc ta réponse.

23:13
Amélie de Montchalin

Ah la Subaru plutôt.

23:14
Présentateur

La Subaru réponse B. D'accord. Donc toi c'est par rapport à la gueule de l'insecte.

23:17
Amélie de Montchalin

Ouais ça a l'air de bouffer de la cerise.

23:19
Présentateur

T'as une Subaru dans tes cerises quoi.

23:22
Amélie de Montchalin

Bah ça ressemble. Ça ressemble plus à des Subaru que la B. Non mais c'est bien. En tout cas.

23:27
Présentateur

Moi je note quand même une volonté de Namu d'essayer d'argumenter. Moi déjà rien que ça je trouve ça formidable parce que j'aurais été incapable d'argumenter quoi que ce soit. Usul sans argumenter ou en argumentant comme tu veux. La D pour Affidate Turner. Réponse D pour Affidate Turner. Ok la bonne réponse. Le chat a voté quoi ? Attends le chat est en train de voter. Le chat finit de voter. Le chat a voté réponse A. Drosophilia Suzuki. Et en plus tous les autres ils ont des noms genre Insecticus bagnole. Et celui-là c'est Affida quoi. Je trouvais que ça a changé. Non mais c'est vrai. C'est exactement. La bonne réponse mesdames et messieurs c'était Drosophilia Suzuki. La réponse A.

C'était le chat qu'il avait. Bravo le chat. Incroyable. Donc des mouches quoi. C'est une petite mouche qui ravage les petits fruits et en particulier les cerises. Voilà. Ils veulent pas nous mettre les réponses là sur le conducteur parce que vraiment là on n'y arrive pas. C'est vrai que c'est pratique.

24:16
Amélie de Montchalin

Elles ont été caviardées.

24:18
Présentateur

Très pratique. Ça a été caviardé vous n'avez plus accès aux réponses. À un moment ça parlait de politique ce quiz. Attends ça arrive ça arrive. Troisième question de ce quiz à la con. Est-ce que vous connaissez la cerise Montmorency ? C'est très très bon. Je connais la villa Montmorency mais personnellement bon. Et bien il y a aussi une villa qui s'appelle la villa Montmorency. Oui ça je connais. La villa Montmorency pour celles et ceux qui ne connaissent pas c'est une ville dans la ville. C'est un endroit privé. C'est le séparatisme des riches. Dans lequel il y a des très très riches qui vivent. Voilà regardez ces images. On est dans le 16ème arrondissement de Paris.

C'est un quartier entier qui est privé. Pour rentrer il faut pouvoir montrer Pat Blanche. Et vous avez des gens très célèbres qui y vivent comme Nicolas Sarkozy, Vincent Bolloré, Xavier Villel ou encore on appelle ça les gated communities. Ou encore Céline Dion. Céline Dion ? Oui oui elle a habité la villa Montmorency. Pourquoi on est étonné comme ça ? Maintenant on est aux Etats-Unis mais voilà. Waouh Céline Dion ! La question c'est qu'est-ce qui ne s'est jamais produit dans cette villa Montmorency ? Cérie d'explosion par exemple. Réponse A l'explosion d'une bombe. Ça ne s'est jamais produit ? Si vous pouvez éviter de spoiler ce soir. Ah bon ?

25:20
Locuteur 1

Ouais !

25:22
Présentateur

Ça aiderait beaucoup l'émission. Réponse A l'explosion d'une bombe. Réponse B une manif de gilet jaune. Réponse C une teuf organisée par Cyril Hanouna. Oh ça c'est bien possible. Ou réponse D un safari végétal au profit des pièces jaunes. Bah malheureusement je crois que c'est là. Qu'est-ce qui ne s'est jamais produit ?

25:43
Amélie de Montchalin

Ouais.

25:44
Présentateur

Malheureusement. Il n'y a jamais eu de bombe ? Ah malheureusement ça allait jamais comprendre. Oui d'accord. Ouh ! Tu en viens à souhaiter des bombardements. Non ! Non ! L'explosion d'une bombe un aérosol tu vois un petit petite bombe. Tranquille. Je condamne les propos du Zul. Voilà. Moi aussi. Je condamne la violence. Je condamne les violences. Je condamne non pas les gilets jaunes. Non. Condamne ces violences. Qu'est-ce qui ne s'est jamais produit dans la villa Montmorency ? Moi je n'y suis jamais allé dans la villa. Je n'ai jamais été invité. En même temps il faut être invité il paraît. J'aimerais bien visiter Xavier Niel si tu m'entends. Moi je suis chaud.

26:14
Locuteur 7

Alors gated community

26:15
Présentateur

il ne faut peut-être expliquer aux gens. Il ne vit plus là Xavier Niel. Non il a changé d'adresse. La dernière fois que tu as l'aidé chez lui je n'étais pas là c'est ça ? Non il est sur l'île Saint-Louis. D'accord sympa. Alors il faut expliquer aux gens que c'est un quartier entier avec ses petites rues et tout mais qui est absolument fermé. Par des grilles. Fermé par des grilles. Et gardé par... Avec du gardiennage et tout et vous ne pouvez pas rentrer. C'est un quartier privé. Le quartier entier est privé avec des baraques qui veulent des sommes folles. C'est extrêmement chic. Et c'est hors de la vue. C'est ça qui est important.

Il y a quasiment une ville aussi complète dont j'ai oublié le nom. C'est là où vit il y avait l'émir du Qatar aussi. Il y avait Johnny Hallyday. Marne-la-Coquette. Oui. Marne-la-Coquette. Et en fait moi j'ai fait un reportage à Marne-la-Coquette une fois et en fait tu ne vois jamais les baraques parce qu'elles sont derrière des grilles immenses. Et tu as notamment Marne-la-Coquette c'est déjà un endroit c'est comme la ville à Montmorency qui est déjà hyper hyper concentrée en riches. C'est un des endroits où les riches vivent le plus. Et tu as en plus dedans un endroit qui est encore plus sécurisé où tu ne peux vraiment pas rentrer. C'est gardé par des gens et tu ne peux pas y aller.

Mais tu as raison de dire séparatisme et c'est d'ailleurs c'est pour ça que le nom est anglo-saxon. On parle de gated communities parce que c'est un modèle très américain. C'est pareil aux Etats-Unis mais c'est pareil en Inde et tout où tu as des quartiers d'ultra-riches qui sont tous fermés. Ces gens ne veulent plus vivre avec nous. J'ai besoin de vos réponses. Chers amis, Ujul, tu votes réponse A à la bombe c'est ça ? Non, peut-être il y a une. Non, elle est A à la bombe. Allez hop. Ok. Namu, Emilio, vous en pensez quoi ? Les pièces jaunes. Toi tu dirais réponse C la teuf organisée par Sierra Nuna. Ok. Et toi Emilio ? Les pièces jaunes. Les safaris végétales, les pièces jaunes. D'accord.

J'ai vu que le chat tu avais répondu réponse A à la bombe. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était les pièces jaunes. Bravo Emilio. Bravo. Exactement. En 1918, les Allemands ont bombardé la Villa Montmorency. Voilà. Ah oui, si on prend en 1918, c'est sûr. C'était déjà... Ça a bombardé à plein d'endroits aussi. C'était déjà fermé en 1918 la Villa Montmorency ? Oui, oui, bien sûr. C'est très très ancien, bien sûr. En 2020, les gilets jaunes constituants du 91, c'est leur nom, se sont infiltrés dans la Villa Montmorency. Regardez les images. Il y a aussi des stars. On les a, ouais, ouais. Waouh. Ils ont dû prendre cher, la GAV de 48 heures derrière. Regardez, les caméras. Les caméras.

On a des guetteurs qui vont regarder la police. À mon avis, tu ne fais pas 12 mètres. Ils n'étaient pas très nombreux. Il y a des gardes privées. Pourquoi on garde nos masques ? Parce qu'ici, il y a plein de caméras. Waouh. Non, mais vous allez passer une mauvaise fin d'après-mère, les gars. On déclenche.

28:50
Locuteur 7

On décroche.

28:53
Présentateur

Ils vont te rattraper, je pense. Voilà, on a retrouvé ces images effectivement du jour où ils ont réussi à s'infiltrer. Alors qu'après-ci, vous ne pouvez pas vous infiltrer. Je ne sais pas qui est le pauvre qui a une Renault à la Villa Montmorency, mais franchement, c'est la femme de ménage. Sûrement. Il y a 4 ans, le chroniqueur Cyril Hanouna a loué la villa pour un tournage d'influenceurs qui s'est transformé en gigateuf. C'est un chroniqueur de Cyril Hanouna, Guillaume Janton. Celui avec ses lunettes fumées bleues. Qui a loué quelque chose pour faire une gigateuf.

L'histoire raconte que les voisins ont appelé la police et que Nicolas Sarkozy serait descendu pour féliciter personnellement les forces de l'ordre qui ont ramené l'ordre. Je me souviens. Attention, je précise tout même que cette information a été ensuite démentie par l'entourage de Nicolas Sarkozy. Bon. Quatrième question de ce quiz à la con. Selon Wikipédia, qui n'a jamais interprété la célèbre chanson Le Temps des Cerises ? Ah. Réponse A, Céline Dion. Réponse B, Céline Dion. Zebda. Réponse C, Dorothée. C'est le Temps des Cerises. Réponse D, Patrick Bruel. D'après vous, qui n'a jamais interprété la chanson Le Temps des Cerises ?

On rappelle que Le Temps des Cerises est une chanson populaire issue de la commune de Paris quand nous chanterons Le Temps des Cerises. Patrick Bruel a fait son album de reprise entre deux guerres. C'est vrai que Le Temps des Cerises n'est plus que ça. Il y a que toi qui sais ça. Il avait chanté les amants de Saint-Jean. Mais oui. Mais ça, j'en sais rien. Non, mais vous avez trop de culture. L'album s'appelait Entre Deux. Je ne connais pas la musique. Moi, j'ai jamais écouté la musique. 2004-2005. Il y a 20 ans. D'accord. Pour vous, c'est possible que Patrick Bruel l'ait chanté ? Il a chanté une chanson sur Manouchian. Il s'est fait un délire. Je suis de gauche. Je ne sais pas.

Oui, ce ne serait pas impossible. Dorothée, ça me paraît bizarre. Pourquoi ? Parce que c'est Dorothée quand même. On parle de Dorothée. Oui, mais Céline Dion. Mais Céline Dion, ça me paraît plus bizarre que Dorothée. Parce que Zebda, c'est la ligne politique. Zebda, c'est normal. Ou alors, c'est tous les autres. Et en fait, le pièce, c'est que Zebda, ils ont fait le chant des partisans mais pas le temps des cerises. Ils ont fait le chant des partisans. Donc, et oui, parce que tu ne peux pas toutes les faire non plus au bout d'un moment. Et donc, tu pourrais contre-jouer en disant Zebda. D'accord. Moi, je suis largué sur cette discussion parce que vraiment, je ne connais pas.

Namou, tu en penses quoi toi ?

31:14
Amélie de Montchalin

Je suis larguée aussi mais du coup, je vois mal Céline Dion sur ça.

31:21
Présentateur

Ok, donc tu voterais Céline Dion en réponse A. D'accord. Emilio ? Moi, je suis joueur. Je dis Zebda. Zebda n'a jamais chanté selon toi le temps des cerises. Usul m'a convaincu. Et Usul ? Ça, c'est s'ils sont retors en fait. Et donc là, tu voles Zebda aussi ? Non, Céline Dion, ça me paraît bizarre. D'accord. Je vais voter comme Namou. Céline Dion, très bien. Le chat a voté, réponse C. Le chat a voté Dorothée. Pour le chat Dorothée, ça ne paraît pas... La commune de Paris, Dorothée, pour vous, ce n'est pas possible. D'accord. Non, mais ça peut se comprendre. La bonne réponse, mesdames et messieurs, c'était la réponse A. Céline Dion. Yes. Et oui, bien joué, évidemment, à Namou et à Usul.

Après, Céline Dion qui chante Le Temps des Cerises dans la Villa Montmorency. Ouais. Pour Patrick Bruel, c'est... Au mieux en défusillé. Patrick Bruel, je précise que c'était un featuring avec Jean-Jacques Goldman, quand même. Waouh. Incroyable. Incroyable. Et ce n'était pas dans l'album entre deux, alors ? Ça, je n'en sais rien. Je n'ai pas l'information. Mais il y a une page Wikipédia, en tout cas, du Temps des Cerises, avec toutes les reprises qui ont existé. Il y en a eu beaucoup d'une chanson du folklore français assez connue. Cinquième et dernière question de ce quiz à la con. Qu'a dit Jean-Luc Mélenchon au sujet du programme de la majorité présidentielle en 2022 ?

Qu'est-ce qu'il a dit au sujet du programme des Macronis ? Vous allez manger des queues de cerises. Réponse A, qu'il revient à, je cite, se battre pour des queues de cerises. Voilà. Réponse B, que c'est un clafoutis de réponses creuses. Je le fais moins bien qu'Uzul, je n'essaie pas de le faire. Réponse C, que c'est comme le cyanure dans le noyau de la cerise, ça cache un poison.

32:50
Locuteur

Ah,

32:50
Invité

c'est très précis.

32:52
Présentateur

Ah ouais. Réponse D, alors que ce n'est pas dans le noyau, c'est tout partout de toute façon. Réponse D, comme le chocolat mon chéri, c'est tout simplement dégueulasse. D'après vous, qu'est-ce que Jean-Luc Mélenchon a dit au sujet du programme des Macronistes en 2022 ? Tu ne veux pas les lire aux yeux avec la voix de Mélenchon qu'on visualise ? Je ne fais pas bien Mélenchon. Tu le tiens quand même un peu. qu'il revient à se battre pour des queues de cerises. Voilà, c'est pas mal. Je tiens que la foutide réponse creuse, les amis. Non, ce, je ne le fais pas terrible. Moi, j'aime bien.

33:25
Amélie de Montchalin

Je ne sais pas qui c'était, mais ce n'était pas Mélenchon.

33:27
Présentateur

Non, je fais mieux. Je fais mieux Edoui, mais c'est pendant pas longtemps, il va le faire lui-même. Il va le faire lui-même, il le fait mieux que toi, je trouve. Ça y est, j'ai chaud, moi. Allez, se battre pour des queues de cerises.

33:38
Amélie de Montchalin

Oui, si tu as pu le ressortir de manière aussi...

33:45
Présentateur

le truc du cyanure dans le noyau de la cerise. Parce que ça veut dire que si on pile des noyaux de cerises, on peut faire du poison avec. J'en sais rien. Il y a vraiment du cyanure dans le... Non, mais il y a des... Oui,

33:54
Amélie de Montchalin

oui, oui. Voilà.

33:55
Présentateur

Oui, la réponse est oui, il y a vraiment du cyanure dans les noyaux de cerises. Mais il faut le piler, si tu manges juste trois noyaux, ça va ?

34:00
Amélie de Montchalin

Oui, ça va.

34:01
Présentateur

Non, mais il ne faut pas les manger. Il ne faut pas les manger les noyaux. Il ne faut juste pas les manger. Mangez pas vos noyaux. C'est comme les crayons de couleurs, putain ! Il y en a aussi

34:09
Amélie de Montchalin

dans les pépins de pomme.

34:11
Présentateur

Ah ouais ? Ouais. Les gens qui mangent les crayons de couleurs, c'est très américain, ça, comme référence, c'est les militaires de l'armée. Oui, l'expression, c'est lui, il sait quel goût les crayons de couleurs. Non, pas les crayons de couleurs, les feutres. Il connaît le goût des feutres. En France, c'est les feutres qu'on bouffe. Ou la colle, on mange la colle aussi.

34:26
Amélie de Montchalin

La colle, la colle, ouais.

34:26
Présentateur

Bon, j'aime bien le truc du cyanure, il y a une petite élégance, le cyanure, ça fait... Ça fait Mélenchon, ça fait Romain, tu sais, ça fait... Bon, donc toi, tu dis réponse C, le noyau des cerises avec le cyanure dedans. Ok, d'accord. Emilio, Namu, qu'est-ce que vous en pensez ? Je t'en pose des questions, moi. Je t'en pose, moi, des questions. Allez, le clafouti, tiens. Tu veux vraiment pas

34:47
Amélie de Montchalin

t'aligner sur nous, vraiment,

34:49
Présentateur

c'est moi la politique du non-aliment, madame. Ok, réponse B pour Emilio, Namu, t'en penses quoi ?

34:56
Amélie de Montchalin

Toujours réponse A.

34:57
Présentateur

Toujours réponse A. Le chat a voté réponse A également, se battre pour des queues de cerises. Eh bien, chers amis, vous manquez d'ambition puisque la bonne réponse, c'était le clafouti. Bah non, j'ai gagné. Bravo, Emilio. Non, mais c'est le chat qui a trouvé que c'était des queues de cerises, mais non, tu as raison. Victoire d'Emilio avec deux points. Wow. Bravo. En fait, c'est... Maintenant qu'on ne triche plus, bah c'est ça en fait, j'ai gagné comme les macronistes pensent qu'ils ont gagné au législatif. C'est ça, le roi du tas de cendres. Non, mais félicitations. Félicitations, c'est la fin de ce quiz à la con. Je vous propose qu'on parle de politique et d'actualité.

C'est parti pour l'actu de la semaine. Alors, l'actualité cette semaine, chers amis, a été marquée par l'interview d'Emmanuel Macron. Le président de la République était l'invité avant hier soir d'une première émission spéciale qui s'appelait, je cite, les défis de la France. C'était sur TF1. On attendait beaucoup de choses de cette émission. On attendait notamment l'annonce potentielle de référendum ou de consultation citoyenne. Et puis finalement, ça n'a pas du tout été le cas. Macron n'a rien annoncé de tel. Emilio, est-ce qu'on a assisté à une émission dans laquelle Macron n'a fait que défendre son bilan, finalement ? Bah ouais, mais comme à chaque fois, en fait.

C'est le dispositif aussi qu'il faut questionner. Parce qu'en fait, tout était fait pour qu'à la fin, il puisse défendre son bilan. C'est pas seulement une question de critique média, c'est vraiment un sujet démocratique en fait. Parce qu'on est comme le président qui s'invite pendant trois heures à la télévision pour rien annoncer et ne faire que défendre son bilan en donnant des chiffres, revenant avec ses petits dossiers et face à des gens qui en fait sont renvoyés soit ils sont très à droite soit très à gauche, comme ça, ça lui permet, lui, de se placer au centre, d'apporter de la nuance raisonnable et de montrer pied à pied en quoi il est d'accord avec tout le monde.

Tu aurais voulu qu'ils invitent des centristes ? Bah, je sais pas, peut-être ? Non, mais j'en sais rien. Charles de Courson, ça m'aurait fait marrer, tu vois ? Ah, ça c'est vrai. Et donc, en fait, il n'a fait que défendre son bilan. Alors après, je vous avoue, je me suis pas enfilé les trois heures non plus. Parce que, en fait, comme je vous ai dit, moi j'étais au ciné au départ donc j'ai vu que des bouts à la fin. Excuse-nous, on était avec Macron. Non, mais en fait, surtout, j'ai rien loupé. Pardon, j'ai rien loupé. J'ai rien loupé, mais en fait, pourquoi il ne peut faire que défendre son bilan ? Parce qu'en fait, qu'est-ce que tu veux qu'il annonce ? Mec, il n'a pas de marche de manœuvre.

Il est tenu par les LR au gouvernement, ils n'ont pas de majorité à l'Assemblée nationale et donc, qu'est-ce que tu veux qu'il fasse ? Toi, Jules, t'es pas d'accord ? Tu penses que ça représente plutôt la présidente ? Je suis pas d'accord du tout avec ce que vient de dire Emilien. Qu'est-ce que t'en fais ? On va se battre. Moi c'est Emilio, mais sinon on va... Emilio. C'est pareil. Tu ne traites pas de tricheur déjà ? Emilien, Emilio aussi, bon voilà quoi. Ça ressemble quand même un peu. Donc, qu'est-ce que je voulais dire ? Est-ce que ça représente la puissance du président de la République ? La mise en scène de la puissance ?

Oui, après il y a fait très journalisme de cours aussi, mais de lui redonner cet espace-là en faisant, on fait tout style qu'il va encore pouvoir faire des trucs, c'est sûr. Mais le dispositif était là pour ça, pour le remettre au centre du jeu. En effet, c'était pas passionnant, passionnant. Mais il y avait des trucs, on pouvait quand même noter, pour qui regarde un petit peu quel est le ton général, il y avait quand même des indices sur vers quoi finit, comment finit le macronisme en fait, vraiment.

Sur notamment la trumpisation, il y a vraiment eu des moments, alors entre le passage avec Agnès Verdier-Molinier, alors voilà, moi c'était un all-star rhinocéros l'émission, il y avait Agnès Verdier-Molinier, il y avait Salomé, ma collègue de Blast, il y avait Thibaut InShape, très déçu de la question de Thibaut InShape. Non, elle était bien au contraire. J'étais d'accord avec Thibaut InShape, ça m'a fait peur. Bah ouais, elle était bien sa question à Thibaut InShape. Comment on combat les gros ? Non, il a dit ça, il a dit ça, on sait qu'il est grossophobe, et là il a dit comment on combat les gros, il a dit. bon, c'était sa seule question.

Salomé, je sais qu'elle avait préparé, elle en avait fait plus et tout, et elle a eu le droit à à peine 5 minutes, mais alors par contre, Robert Ménard, 40 minutes, alors là ça en dit beaucoup peut-être aussi sur l'intérêt qu'il avait pour cette discussion. D'abord, c'était, alors ça a fini sur le, alors Ménard voulait mettre tout le monde en prison, c'était déjà, il faut les mettre en prison, tout le temps. Moi j'avais envie de le mettre en prison lui, à force qu'il parle, tout le temps il était à prison, prison. Et ça a terminé où Macron a dit, bah ok, peut-être qu'il faudrait envoyer les détenus français dans les prisons à l'étranger.

Une ambiance pareille, très Trump, bon les anglais avaient tenté ça aussi, les italiens aussi, je crois il n'y a pas longtemps. C'est-à-dire que l'idée, je précise que l'idée serait que la France loue des places de prison dans des pays étrangers qui ont parfois des... Mais t'es en prisonnier en France, tu te retrouves en Belgique ou aux Pays-Bas ? Pour des prisonniers étrangers. Pour des prisonniers étrangers qui viennent de ces pays-là. T'es sûr que c'est ça ? En fait, il ne l'a pas dit dans l'émission, mais en fait, il ne l'a pas dit dans l'émission. C'est une connerie. Dans le Figaro, après l'Elysée a précisé la pensée complexe du président de la République.

Parce que ça n'était pas dit, là c'était juste on n'a plus de place chez nous, il y en a qui ont de la place de libre, on va leur envoyer nos prisonniers quoi. Mais moi je suis quand même d'accord avec Emilio sur le côté, en fait, on avait un président de la République, en fait c'est tout le paradoxe de la situation politique qu'on a un président de la République faible. Le président de la République, il a une toute puissance présidentielle sous la cinquième qui lui est garantie par une constitution dégueulasse dans ce sens-là, dès lors qu'il a une majorité absolue à l'Assemblée nationale.

Là, on a un président qui n'a pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale, on a un François Bayrou qui arrive à peine à se dépêtrer d'un budget et c'est à peu près tout ce qu'il réussit à faire. Donc je ne vois pas très bien ce que le président pouvait se permettre d'annoncer. Et c'est pour ça qu'on se retrouve à discuter de trucs du genre est-ce que la carte d'identité et la carte vitale devrait être la même carte dans notre portefeuille ? On en est à ce niveau-là d'interlocution avec le président de la République. Ça, c'était Agnès Merdier. Ouais, non mais voilà, je trouve ça vraiment pas dingue.

Donc moi, j'ai vraiment l'impression que c'était la mise en scène d'une situation politique que l'on sait déjà et vous le savez puisque vous regardez Backseat, une situation politique très floue et très incertaine dans laquelle le président n'a pas tous les pouvoirs. Toi, t'en as pensé quoi, Namou ?

40:46
Amélie de Montchalin

Moi, je me suis demandé surtout à qui il s'adresse en fait. Qui il essaye de convaincre avec ses trois heures justement où en fait il n'annonce rien. Donc ça veut dire qu'il nous prend trois heures de notre temps pour ne rien nous dire au final. Dans une soirée où il y avait aussi du coup des événements culturels. Donc ça veut dire qu'il y a une partie du public qui n'est pas forcément, enfin qui ne va pas entendre en fait ce qu'il a à dire. Bon, il n'a pas... Grosse corps d'audience quand même. Oui, oui, bien sûr.

41:15
Présentateur

Enfin, ça a annulé Koh-Lanta quand même.

41:17
Amélie de Montchalin

Il a fait beaucoup moins que sa précédente allocution le 5 mars dernier. Je crois qu'il y a au moins 10 millions de différences. Voilà. Donc c'est que en fait j'ai l'impression qu'ils perdent les gens en fait au fur et à mesure des allocutions et en fait il y a une partie du public qui je pense n'est plus, ne se sent plus du tout concerné. Et c'est d'avance qu'il n'y a rien à en tirer et surtout son attitude qui est très méprisante aussi ça ne l'aide pas en fait à essayer d'écouter ce qu'il a à dire.

41:55
Présentateur

Emilio ? Vous voyez où on en est rendu c'est-à-dire qu'on commente les non-annonces de Macron c'est ça le truc avec un enthousiasme débordant en plus. Bah oui, oui. Non mais il a raison. En fait il en est là le macronisme. C'est qu'en fait c'est un truc qui tourne à vide et il est obligé de répéter les mêmes choses en boucle parce qu'en fait c'est le seul moyen qu'il a d'occuper l'espace.

Alors moi j'ai ma théorie farfelue où il se prépare à dissoudre et il se dit avec son égo c'est moi qui vais les reconquérir un à un je vais aller les chercher alors franchement à part ça D'ailleurs je me suis fait la réflexion c'est bizarre ils lui ont parlé vous nous faites un référendum faites-nous un truc parce que oui c'est qu'est-ce qu'il peut faire lui sinon un référendum mais ils ne lui ont pas posé la question de la dissolution. Non mais ils ont demandé s'il serait candidat en 2032. Ça ça n'a aucun sens. Ça n'a aucun sens. Ouais ouais ouais.

C'est une micro-question je ne suis pas choqué sa non-réponse dit que surtout j'y ai pas pensé ça veut dire qu'il y a pensé quand même un petit peu. Ah mais surtout on s'en fout en 2032 on sera peut-être tous morts au rythme où ça va. Non mais il y a il y a quelque chose quand même pour la défense d'Emmanuel Macron c'est pas du tout le seul à avoir fait ça tous les présidents depuis Giscard ont fait des émissions similaires à la télévision pour faire le bilan défendre ce qu'ils ont fait etc.

Je me pose quand même une question sur moi je suis le premier à défendre l'idée que doit y avoir des émissions politiques à la télévision que le président de la république doit venir rendre des comptes je suis pas pour autant favorable à ce que ce soit systématiquement des journalistes qui posent toutes les questions tout le temps.

Il faut qu'il y en ait c'est important il faut que le président de la république fasse des conférences de presse et je trouve qu'il en fait pas assez et ça devient problématique quand il n'en fait pas assez de ne s'exprimer que dans des allocutions à l'étranger comme hier ou à l'étranger devant des journalistes étrangers moi ça me choque je suis pas d'accord avec ça pour autant je défends l'idée que le président autre que donc avec des élus avec des influenceurs je vois pas ça me choque pas par principe avec Salomé Sacké avec la patronne de la CGT je trouve que ça a du sens quand même pourquoi le dispositif tu continues à penser que c'était problématique ?

Parce qu'en fait la première partie sur l'Ukraine là tu vois en fait là il est dans son rôle fais nous le coeur de son propos il l'a dit à la fin on lui a fait signer un petit livre d'or maintenant c'est une tablette on lui a dit maintenant faites nous une promesse engagez vous sur un truc et il a dit que la France reste libre et indépendante l'idée que à minima est forte à minima la promesse c'est qu'on sera pas envoie par Poutine c'est toujours ça de pris merci merci Manu mais en même temps dis-moi pourquoi c'est quoi le projet en fait c'est quoi le projet c'est une question qu'on a déjà eu ici c'est quoi le projet européen qu'est-ce qu'il en reste c'est quoi notre identité en termes de système politique qu'est-ce qui nous différencie parce que sur le reste des prises de position que ce soit sur le détricotage de notre modèle social que ce soit sur la sécurité le reste est très trumpiste et je vais y revenir sur le détricotage du modèle social parce qu'il a été question à un moment d'une conférence sociale parce que c'est quoi une conférence sociale on met un peu les partenaires autour de la table et puis on les écoute pas après j'imagine que c'est ça dans sa tête et l'idée ce serait que notre modèle social repose moins sur le travail sachant que c'est le fondamental de l'après-guerre c'est-à-dire qu'en effet on paye des cotisations c'est-à-dire que les travailleurs payent leurs cotisations payent leurs cotisations donc du coup ils ont leur assurance et alors maintenant en fait au fur et à mesure des années l'état a repris la main sur ses assurances sur ses caisses et donc maintenant il dit il y avait déjà des dispositions la CSG etc ou la TVA mais faisons en sorte qu'on arrête de cotiser en gros que les travailleurs ne payent plus leur modèle social c'est l'état qui va le trouver d'autres modes de financement alors la TVA sociale lesquels alors souvent on a parlé de la TVA sociale mais j'aimerais qu'on regarde aussi qu'aux Etats-Unis c'est exactement le projet de Trump Trump voudrait que les dépenses de l'état ne soient plus financés par l'impôt ils voudraient que ça soit plutôt supprimé et qu'ils soient financés par les droits de douane parce que c'était le cas avant Roosevelt avant Roosevelt assez largement les finances de l'état venaient des droits de douane des taxes etc mais pas de enfin voilà donc les capitalistes voudraient bien que ce ne soit plus l'activité qui paye le modèle social mais que ce soit pourquoi pas la consommation voilà il faut dire il faut rappeler ou les taxes sur les étrangers par exemple il nous a vendu l'idée que si on taxait la consommation il l'a dit en deux phrases il a dit comme ça les étrangers qui viennent les touristes voilà ils paieront pour notre modèle social ça fait très très bien ça fait un peu ça c'est très Trumpien les étrangers on va les taxer les touristes il faut revenir au fondement de ce que la sécu en fait la sécu c'est une gestion au départ c'était les syndicats qui géraient tout seul en gros une caisse de l'assurance maladie c'est le chômage etc au fur et à mesure des années la droite a quand même remis des patrons dans les gestions paritaires parce que c'est quoi faut pas déconner c'est quand même pas les gauchistes qui vont gérer tout ça oui de trois tiers c'est devenu la moitié le budget de la sécurité sociale il est supérieur au budget de l'état et je pense que ça c'est quelque chose qui les rend dingue de ne pas avoir la main sur cette manne d'argent et en fait pouvoir remettre la main dessus c'est aussi en changer la distribution et donc pour aussi réduire c'est une question de pouvoir c'est une question de pouvoir en fait voilà exactement c'est le grand plan Juppé en 95 déjà où c'était la question il y a un truc intéressant c'est que Emmanuel Macron n'a pas annoncé de référendum alors qu'on pouvait être en droit d'en attendre dans cette émission est-ce que pour autant il a fermé la porte à toute forme de référendum ?

je pense pas non je pense qu'il est possible qu'il nous en annonce un dans pas longtemps il a dit qu'il allait faire des QCM il va nous mettre des questions toi t'es contre les consultations citoyennes ? non non non mais en fait si les consultations citoyennes ça porte ton nom consultations donc ça veut dire qu'il n'est pas obligé c'est pas obligatoire d'en tenir compte derrière au moins c'est officiel oui mais alors plus que dans la convention citoyenne avec laquelle il s'était torché il se torchait avec les élections avec la convention citoyenne il y a les ZFE quand même de quoi ?

il y a les ZFE quand même de la convention citoyenne qui sont en place le problème c'est qu'il a gardé que ça et tout le volet social justement n'a pas été conservé et donc non mais qu'on redonne la parole aux français qui l'ont quand même pas eu depuis 20 ans la dernière fois c'est le référendum de 2005 mais qu'est-ce qu'on en a fait du référendum de 2005 ?

on s'est torché avec donc qui redonne la parole je suis tout à fait d'accord qui redonne la parole aux français pourquoi pas il leur a donné la parole il y a un an en dissolvant l'Assemblée nationale ils ont condamné ils ont dit non à la politique qui continue de vouloir mener évidemment s'il fait un référendum il le fera sur un sujet dont il pense qu'il peut le gagner donc ça élimine tous les sujets un peu dangereux et par exemple Sophie Binet c'était intéressant la proposition qu'elle avait de Sophie Binet c'était de dire faisons un référendum sur la question des retraites parce que justement la question n'est toujours pas soldée c'était pas c'est de la façon de dire elle a expliqué après dans la matinale de TF1 puisqu'ils ont fait les petites calculs bonjour ça s'appelle bonjour par la routeurou et elle dit en fait ce que je voulais dire c'était vous n'êtes pas obligé de vous dédire sur les retraites mais en fait ne vous dédisez pas on porte chacun des projets et bien démocratie on fait voter les gens et ça il ne veut pas il refuse absolument

48:52
Amélie de Montchalin

pour lui c'est catégorique s'il retourne enfin si on vote un référendum sur la retraite c'est comme s'il jetait tout son projet à la poubelle et que voilà il cédait à quelque chose dont il n'a pas voulu céder et puis c'est pour ça aussi qu'on s'est tapé des 49-3 pendant c'est totémique en fait Sophie Binet

49:15
Présentateur

qui lui dit on n'a pas voté cette réforme le parlement n'a pas voté il dit si si il y a eu un 49-3 et le gouvernement n'est pas tombé il n'est pas tombé

49:23
Amélie de Montchalin

donc voilà

49:23
Présentateur

c'est comme voter c'est pareil c'est en fait Sophie Binet a raison et Macron a raison aussi ah bon ballon centre c'est un peu particulier ne pas voter ne pas voter une motion enfin voter une motion de censure ça a d'autres d'implication que de voter c'est pas pareil que de voter une loi c'est le mécanisme du 49-3 précisément qui fait un espèce de vote inversé où on préfère ne pas censurer un gouvernement plutôt que de voter un texte c'est toute la particularité de ce dispositif qui est passé à 7 voix je trouve moins démocratique qui est moins démocratique que oui mais il est passé quand même ah oui non mais je dis il a eu chaud il y aura peut-être un référendum quand même sur un sujet Emmanuel Macron n'a pas fermé la porte c'est sur la fin de vie la fin de vie le texte de loi sur la fin de vie arrive à l'Assemblée nationale après être passé par la convention citoyenne c'est en ce moment c'est jusqu'au 27 mai prochain le texte prévoit la mise en place en France d'une aide à mourir sous certaines conditions très précises est-ce que vous pensez que ce texte va déchirer la classe politique à l'Assemblée nationale est-ce que ça va faire consensus est-ce qu'on va se diriger vers un référendum qu'est-ce que vous en pensez ?

ça commence déjà en fait ça commence déjà parce qu'à partir du moment où Macron dit que si les gens ne se mettent pas d'accord à l'Assemblée il y aura probablement un référendum si ça s'enlise il y a des gens qui ont tout intérêt à ce que ça s'enlise notamment ceux qui sont contre et là j'attaque c'est pas une attaque mais on peut se dire aussi qu'il y a des personnes qui sont contre il y a aussi les réseaux catholiques intégristes qui ont aussi tout intérêt à se structurer parce qu'en fait avoir un référendum ça veut dire qu'on laisse une campagne de 6 mois donc 6 mois ça veut dire que c'est les gens qui auront accès au plateau de télévision pour apporter pour porter le nom par exemple au référendum et ce qui est légitime puisqu'il a déjà fait une convention citoyenne quand même et alors plus un référendum pour dire qu'il y a un temps de consultation démocratique et en effet c'est le principe et c'est la vertu même du référendum c'est de à un moment on va parler que de ça pendant des semaines ça crée un moment ça a ce mérite là et donc les gens vont se structurer réfléchir c'est une modification populaire se cliver aussi voilà s'éduquer sur la question bon bah théoriquement là ce temps là c'est plutôt celui ça a été celui de la convention citoyenne qui avait un peu fait ce travail là de réflexion même si je suis pas en l'occurrence elle a plutôt bien bossé la convention citoyenne comme d'habitude les conventions citoyennes bossent bien les gens pour le travail et ils arrivent à des conclusions intéressantes non il y a quelque chose d'intéressant avec le sujet de la fin de vie c'est que c'est un sujet qui clive au sein même des familles politiques en fait tout le monde n'est pas d'accord on le voit par exemple au sein même du propre camp présidentiel en réalité on a d'un côté un Gabriel Attal par exemple qui est favorable au texte sur la fin de vie et puis on a tous ceux qui sont du côté d'Edouard Philippe qui sont plutôt contre et ça c'est quelque chose d'intéressant mais on le voit je sais pas si on a les mêmes clivages à gauche par exemple pareil qu'est-ce que tu vois qu'est-ce que t'as comme exemple à nous donner le parti socialiste par exemple j'étais hier dans cette semaine j'étais à la conférence de presse à l'Assemblée nationale du groupe socialiste donc il y avait une grande majorité du groupe socialiste qui voterait en faveur de la fin de vie mais par contre il y avait une liberté de vote parce qu'en fait comme ça fait appel à des convictions aussi personnelles je vais pas parler pour lui mais par exemple je crois que Dominique Potier le député socialiste il y est opposé je sais qu'ils sont plus à l'Assemblée parce qu'il y a eu la dissolution il y a d'autres choses mais chez les communistes par exemple il y a André Chassaigne qui s'était exprimé l'ancien président du groupe pour dire qu'il était contre je sais que Pierre Dareville l'ancien député aussi il était contre mais d'autres dans le groupe sont pour au Rassemblement National pareil ce matin j'ai écouté j'entendais Jean-Philippe Tanguy qui disait que lui sur le principe il est plutôt pour même si là il trouve que ça se dégrade et Marine Le Pen et Jordan Bardella se sont exprimés contre la fin de vie en fait c'est quelque chose qui dépasse le clivage de façon assez assez importante ce qui fait qu'aussi ça rend totalement illisible par exemple ce que pourrait donner un vote à l'Assemblée Nationale parce qu'on n'a pas le rapport de force des pours et des contres surtout qu'en plus le rapport des forces entre pours et contres dépend évidemment du contenu de la loi parce qu'en fait la fin de vie c'est pas la fin de vie en général c'est qu'est-ce qu'on met en pratique pour le faire c'est-à-dire quelle est la dose aussi quel est l'investissement dans les soins palliatifs qu'on peut faire quel garde-fou on met en place et en fait en fonction de ce qui est voté ça change les positions des uns et des autres sur un texte de loi et même pas forcément sur le principe du droit à mourir dans la dignité Usul toi t'en penses quoi de la fin de vie ?

Oui il y a des questions voilà comment tu encadres ça c'est extrêmement délicat moi je suis extrêmement sceptique je suis plutôt contre ce truc-là vu le contexte vu notamment comment ça a été voté par exemple pour ceux qui ont regardé Macron il y avait Charles Bietry qui est venu parler un vieux bonhomme ancien journaliste sportif qui est atteint de la maladie de Charcot donc en effet c'est terrible lui il demande le droit à sa liberté de mourir et c'est vrai que tu le regardes tu fais bah oui les gens de gauche nous on est attachés aux libertés individuelles donc spontanément on va avoir envie de dire bah oui oui oui on devrait avoir le droit de se donner la mort alors là c'est plus compliqué c'est quelqu'un qui va te donner la mort c'est-à-dire qu'il faut modifier quand même des trucs normalement on n'a pas le droit de donner la mort dans ce pays là on ouvre un truc on ouvre une boîte de Pandore là on ouvre un maintenant on a le droit de donner la mort alors comment on encadre ça comment on encadre ça il y a des dispositions par exemple qui ont été rejetées par exemple la création d'un délit d'incitation au suicide ou à la mort assistée ça a été ça a été supprimé ça ouais ouais ça a été dégagé plein de plein de de petits garde-fous ont un peu sauté parce que je sais pas parce qu'on veut faire ça vite parce qu'on veut faire ça fort mais moi je me pose vraiment la question en écoutant évidemment j'ai écouté les militants les militantes des assauts des assauts et tu vois aussi ce qui s'est passé dans d'autres pays je conseille la vidéo de Léo Léo qui avait fait une vidéo là dessus je suis complètement d'accord avec cette position dans notre système de santé déjà qui est défaillant on crève déjà dans les couloirs des urgences dans notre système de santé avec les soins palliatifs tels qu'ils sont est-ce que ce système d'aide à mourir va pas en effet devenir parfois un recours un peu pratique de gens qui pourraient peut-être coûter trop cher si on les soignait trop longtemps peut-être même que les gens eux-mêmes à force de considérer dans cette société individualiste où on vante l'autonomie etc de considérer qu'ils sont une charge ah bah maintenant que ce droit t'es ouvert tu as ce qui t'est présenté comme une liberté va peut-être aussi devenir une contrainte va falloir répondre pourquoi tu n'as pas saisi cette liberté pourquoi tu préfères être une charge pour ta famille plutôt que de regarde ta lettre d'actif va mourir là etc moi je suis extrêmement sceptique et assez convaincu par les arguments qui disent pas dans cette société là j'ai très peur dans cette société là j'ai très peur des résultats que ça va donner des gamins enfin des gamins des gens qu'on va envoyer dans ce système là des gens qu'on va inciter à aller vers ça Charles Pietri il n'a pas choisi de vivre dans cette société là je peux comprendre aussi l'argument on ouvre un droit de plus quelque chose qui n'existait pas avant et toi c'est un truc auquel t'es sensible Emilio je crois oui alors sur le principe parce qu'après évidemment en fonction du texte de loi il y a des garde-fous qui seront là ou pas là et ce que dit Jules c'est évidemment à prendre en compte pour moi en fait c'est l'aboutissement sur le principe d'une liberté universelle qui serait l'aboutissement presque du projet républicain au sens des lumières c'est à dire qui consacre l'autonomie morale mais par contre c'est mon corps mon choix jusqu'au bout voilà c'est la pleine possession de son corps jusqu'au bout par contre évidemment qu'il faut des garde-fous évidemment que ça ne veut pas dire qu'il faut réduire la volure sur l'hôpital sur les soins palliatifs tout ce que dit Jules il faut le prendre en compte par exemple dans une société marchande aussi dans une société qui réfléchit à base de tableurs Excel combien de temps avant qu'on envoie Emilio on a aussi des pays on a aussi des pays où des types d'euthanasie ont été mis en place est-ce qu'on peut se servir aussi de ces exemples-là voir aussi comment ça se passe chez eux pour justement essayer de régler au millimètre cette question parce qu'en fait il ne faut rien laisser il ne faut pas laisser de flou en fait c'est le flou qui est dangereux et donc ça nécessite un encadrement assez strict par exemple si tu dis on va laisser c'est des gens qui vont tuer d'autres personnes qui vont tuer la vie ce qui est nouveau par exemple qu'on laisse une liberté aussi aux professionnels de santé pour le faire ou non ça me paraît aussi essentiel parce qu'ils sont là pour soigner ils ne sont pas là pour ôter la vie il y a un truc qui me gêne dans cette loi telle qu'elle est présentée c'est on va donner l'aide à mourir et on va en même temps quasiment en échange on va développer les soins palliatifs et ça je trouve ça cynique développer les tout de suite ça veut dire quoi si la loi n'est pas votée on ne développe pas les soins palliatifs historiquement c'est l'argument des anti-sucides assistés depuis des dizaines d'années et notamment des catholiques conservateurs qui disent chérissons la vie aidons les soins palliatifs et ils répondent toujours comme ça j'ai entendu beaucoup de voix catholiques s'exprimer sur ce sujet de la fin de vie et ils font partie des gens qui ont réussi à me faire douter et un petit peu comme toi être assez sceptique mais moi je n'arrive toujours pas à me faire une opinion si j'étais député vraiment je ne sais pas ce que je voterais c'est très emmerdant pour moi c'est moi que ça empêche de d'emmerdes Namou

58:35
Amélie de Montchalin

moi je me rapproche un peu plus du point d'usule justement sur la question des personnes en situation de handicap et notamment du coup je n'étais pas forcément au fait de tout ce volet là et donc je me suis renseignée j'ai lu un peu ce qui les tribunes des associations leurs revendications en fait c'est les personnes qui sont principalement concernées en fait par cette loi qui vont être impactées et en fait je me suis rendu compte que dans le projet de loi elles sont leur voix est un peu exclue en fait de tout cela et donc ils demandent justement à renforcer la prise en compte des personnes qui n'ont jamais enfin qui n'ont pas la capacité de s'exprimer et de se représenter elles-mêmes et donc c'est vrai que si on exclut enfin on vote une loi qui ne prend même pas en compte une partie des personnes concernées ça peut mener très très rapidement à des dérives et ça c'est enfin pour moi c'est assez inquiétant

59:45
Présentateur

Emilio ? Mais ça peut se faire qu'avec un choix libre et éclairé sauf qu'en fait c'est aussi là où il faut mettre des gardes c'est là-dessus qu'il faut Oui mais en fait un choix libre et éclairé Emilio ?

Non mais vas-y un choix libre et éclairé entre des mauvais soins une mauvaise fin de vie et un truc cher et un truc pas cher où t'as l'impression de libérer tes proches de ta présence chiante qui leur coûte ouais tu peux faire le choix libre et éclairé là t'as juste donné enfin libre et éclairé c'est très relatif t'es toujours plongé dans des situations Mais c'est déjà le cas avec le suicide d'aujourd'hui Ah mais le suicide il t'engage toi il t'engage pas l'Etat je pense qu'il y a vraiment un truc l'Etat ne donne pas le droit de tuer même aux flics même les flics ils n'ont pas le droit de tuer quoi il y a des situations très spécifiques la guerre etc mais même les flics n'ont pas le droit de tuer les médecins auraient le droit de tuer on ouvre un truc on ouvre un truc combien de temps avant qu'on règle la question de on y a le droit on n'a pas le droit à cause d'algorithmes et d'IA je ne sais pas mais on prend une plante hyper chelou avec un mode et ils peuvent déjà se suicider est-ce qu'on a besoin que l'Etat vienne se dire tous ne peuvent pas justement et il y en a qui vont te dire ils n'ont pas la possibilité physique de le faire et mais on se débrouille mais si on se débrouille ton frère qui t'aide à mourir et puis qui est jugé non coupable c'est comme ça que ça se passe en France il fait reposer ça sur la famille sur les proches mais moi je préfère ça plutôt que l'Etat qui puisse aiguiller les gens vers ça selon quel pour des aspects comptables pour des aspects combien de temps avant que ce soit le grand n'importe quoi là dessus je ne suis pas du tout d'accord tant mieux si tu veux j'aime pas du tout cette petite cuisine personnelle où chacun se démerde et on ferme les yeux en fait on décide collectivement de fermer les yeux sur un truc un peu moche je sais pas encore une fois ça me plonge dans des torrents de perplexes c'est dur de regarder la mort dans les yeux de toute façon oui ça c'est vrai non mais je suis d'accord je suis d'accord

1:01:38
Amélie de Montchalin

en fait c'est très très difficile de se positionner sur une question comme ça éthique qui aussi renvoie à plein de choses autour de nos convictions personnelles et c'est vrai que c'est enfin je comprends que toi Jean tu t'arrives pas à te positionner aussi parce que t'es pas forcément in fine là maintenant concerné par ce point là t'as peut-être pas de personnes autour de toi qui sont concernées par ça et donc forcément ça apparaît très loin on peut juste faire que des suppositions et en même temps

1:02:06
Présentateur

c'est une bonne question est-ce que c'est que aux personnes concernées de prendre la décision

1:02:09
Amélie de Montchalin

c'est là où je rejoins

1:02:10
Présentateur

Jules sur le côté en fait c'est un choix de société c'est qu'il y a un moment c'est ça aussi la beauté de la politique et la difficulté de la politique c'est de prendre des décisions dans les domaines dans lesquels tu n'es pas concerné donc ça demande de développer une capacité d'écoute des personnes concernées et d'autres personnes qui ont des choses à te dire sur le sujet sans être concernées directement et c'est à ça que servent les chercheurs les associations les militants donc je c'est un sujet passionnant mesdames et messieurs vous allez en entendre parler de la question de la fin de vie pendant les semaines qui viennent ça va jusqu'à la fin du mois de mai en discussion à l'Assemblée Nationale et je suis bien incapable de vous dire ce sur quoi on atterrira à la fin moi j'ai un peu peur je sais pas de quels critères les critères dans les pays dans lesquels ça a démarré les critères on n'a jamais cessé de s'alléger au fur et à mesure des années on l'a ouvert à d'autres gens donc combien de temps avant que quelqu'un de dépressif chronique on commence à lui dire voilà un de mes proches qui reste chez le médecin le médecin si vous avez envisagé le suicide assisté bah oui on a refusé de créer un délit d'incitation au suicide assisté donc ça sera possible le médecin va pouvoir te le proposer est-ce que j'ai envie qu'on le propose et que l'autre se dise oui peut-être c'est vrai qu'il faudrait que je le fasse oui peut-être que voilà l'autre sujet qui a été abordé au cours de cette interview d'Emmanuel Macron dont on avait déjà arrêté de parler je ne vais pas le remettre sur la table je ne sais pas pourquoi je dis ça c'est la question internationale évidemment Emmanuel Macron a annoncé que les Européens étaient sur le point de développer le 17ème train de sanctions contre la Russie alors que s'ouvre une conférence internationale en Turquie pour discuter d'un cessez-le-feu avec l'Ukraine la vraie question c'est est-ce que ces annonces de sanctions contre la Russie servent encore à quelque chose est-ce que ça fait peur aux Russes est-ce que c'est utile Poutine n'y va pas en Turquie alors j'ai pas la dernière information Poutine n'y va pas il envoie une délégation de conseiller mais lui-même ne s'y rend pas lui-même ne s'y rend pas d'accord

1:03:55
Amélie de Montchalin

Zélensky n'y va pas non plus

1:03:57
Présentateur

et Zélensky n'y va pas non plus du coup bon ça commence mal pour cette conférence mais au moins il y a une délégation ma question n'était pas tout à fait celle-là ma question c'était de savoir est-ce que les sanctions ça sert vraiment à quelque chose toi Usul je regarde dans le monde qu'est-ce que t'en penses pas toi mais le monde pas le monde mais toi les pourparlers se dérouleront en Turquie oui jeudi soir ou vendredi soir c'est bien c'est précis bon qu'est-ce que j'en pense oui les sanctions ça sert à quelque chose ou ça sert juste à pousser la Russie dans les bras de la Chine bah ça oui ça a eu cet effet aussi ça a consolidé un peu durablement l'alliance avec la Chine non les sanctions ça sert à quelque chose après on va reparler peut-être du gel des avoirs je sais pas quoi le fait d'être un peu mis au banc de ce système là le truc c'est qu'à côté est en train de se recomposer c'est ça qu'on a vu c'est quoi le 8 mai non il le fait le 9 là-bas c'est le 9 le 9 mai en Russie c'est-à-dire qu'il y a un ordre mondial qui jusque là était sous la domination le patronage aimable des Etats-Unis et ses règles commerciales et de l'OMC etc et là en fait il y a une espèce de deuxième ordre parallèle qui est en train de s'instaurer mais qui est aussi un marché en fait et sur lequel la Russie peut écouler son énergie et puis parfois en fait elle revient jusqu'en Europe en passant par un pays tiers et finalement on achète quand même de l'énergie russe donc non ça a eu un effet de consolider ces blocs quoi de consolider la frontière entre ces blocs mais est-ce qu'on a envie aussi de commercer avec des pays agresseurs j'ai envie de faut rappeler à chaque fois que la Russie est un pays agresseur pas seulement dans le cas de l'Ukraine mais qu'elle ne sait c'est sorti de c'était quoi dans l'Express cette semaine qui récapitule aussi tous les sabotages russes qui continuent en France mais toute l'année avec les mains rouges

1:05:38
Amélie de Montchalin

oui

1:05:39
Présentateur

mais même des sabotages purs et simples des coupages de câbles et des machins vraiment c'est-à-dire que les russes sont en guerre civilisationnelle contre l'Europe l'Union Européenne la France en particulier aussi surtout depuis que Macron joue le meilleur pote de Zelensky évidemment on est particulièrement identifié comme des alliés importants de l'Ukraine est-ce que la voix de la France pèse vraiment dans le dossier ukrainien Emilio dans le dossier ukrainien Macron en tout cas a voulu se saisir maintenant qu'il ne peut plus rien faire sur la scène nationale il a voulu se saisir de toute façon du dossier international mais même dès le début en fait on l'a vu c'était dès 2022 il a voulu incarner aussi ce chef d'Etat de faire peser cette voix française et derrière lui en fait emmener la diplomatie européenne sauf que le problème c'est que la diplomatie européenne ça n'existe pas aujourd'hui et donc la France seule elle ne pèse pas tant que ça en fait on se rend compte que c'est les sans les Etats-Unis qui en fait fournissaient par exemple le principal du renseignement en Ukraine c'est très compliqué aujourd'hui de remplacer par exemple ne serait-ce que d'un point de vue opérationnel les Etats-Unis je ne sais même pas si c'est souhaitable mais en tout cas la question s'est posée la France n'est pas en capacité de le faire aussi parce que dans les faits mais pas seulement sur le dossier ukrainien c'est que la France la voie de la France est considérablement affaiblie ces 20 dernières années notamment parce qu'elle a pris une voie diplomatique différente elle est sortie en fait de la logique gaullienne Sarkozy en gros c'est la toute fin de Chirac en fait le tournant c'est le discours de Villepin en fait le discours de Villepin à l'Assemblée Générale de l'ONU pardon des Nations Unies c'est le grand moment français le dernier moment gaullien français parce qu'en fait aussi il a eu comme conséquence d'un retournement y compris sur la fin du mandat de Chirac parce que la réponse qui a été faite à la France a été aussi extrêmement violente et Sarkozy a réintégré le commandement intégré de l'OTAN a fait en sorte que la France y retourne ce qui n'était plus le cas depuis De Gaulle et en fait du coup ça s'est traduit aussi par un alignement sur les positions américaines donc comment la France peut peser dans ce cadre là à partir du moment où en fait elle dit la même chose que les Etats-Unis et surtout il y a eu une deuxième chose il y a eu un affaiblissement aussi de la diplomatie française c'est que sous Emmanuel Macron on fait moins confiance aux diplomates on a cassé le corps diplomatique parce qu'en fait la diplomatie c'est prendre le temps c'est long la diplomatie c'est un processus moi j'ai déjà échangé avec plusieurs diplomates etc qui parlent lentement de quoi ?

ils parlent lentement ils prennent leur temps et il y a ça et il y a la diplomatie qui n'est plus au coeur de la politique d'Emmanuel Macron c'est une centralisation qui s'est faite à l'Élysée le cas d'Orsay a été marginalisée et s'ajoute à cela aussi le deux poids deux mesures sur la scène internationale mais je crois qu'il y a quelqu'un d'autre qui veut en parler mais en fait la France elle a perdu en crédibilité à partir du moment en fait elle ne tient pas les principes quels que soient les dossiers parce que l'autre sujet effectivement l'autre dossier sur la table qui a été abordé au cours de cette émission de TF1 c'est le sujet de Gaza le président de la république a annoncé enfin il a un annoncé par contre il a durci le ton face à Benyamin Netanyahou tout en n'utilisant pas le mot génocide pour désigner ce qui est en train de se passer à Gaza alors que ça devient de plus en plus évident Namou toi tu trouves que c'est hypocrite ?

1:08:56
Amélie de Montchalin

c'est hypocrite et c'est concernant de durcir le ton seulement maintenant en fait ça fait plus d'un an en fait que ce qui se passe enfin que tout ça se déroule devant nos yeux et en fait de tenir ce ton qui se veut un peu plus dur face à Netanyahou c'est ça a juste enfin voilà il n'y a pas de de propositions concrètes là on parlait des trains de sanctions par rapport à la Russie où est-ce qu'on en est au niveau d'Israël en fait justement c'est ce genre d'action en fait qui peuvent avoir plus d'impact sur la fin du massacre ils le dénoncent mais en fait c'est très beau de le dénoncer mais qu'est-ce qui se passe en fait qu'est-ce qu'il met en place concrètement pour que ça s'arrête et il a beau nous dire oui alors d'ici juin on va essayer de regarder pour pour aller dans le sens de la reconnaissance d'un état palestinien mais d'ici juin Gaza n'existera peut-être plus du tout en fait donc pour moi c'est totalement hypocrite et sachant que au lendemain en fait de cette prise de position on voit que il y a d'autres macronistes qui essayent de rentrer dans cette même file comme Yaël Braun-Piffé qui pendant un an a été un soutien inconditionnel d'Israël et qui aujourd'hui

1:10:23
Présentateur

après elle est présidente de l'Assemblée nationale elle n'a pas de pouvoir diplomatique particulier

1:10:26
Amélie de Montchalin

oui bien sûr mais enfin

1:10:27
Présentateur

c'est quelqu'un qui pèse dans la majorité en fait aussi oui ça pèse c'est ça

1:10:31
Amélie de Montchalin

et en fait d'avoir cette position d'essayer d'avoir cette position humaniste maintenant c'est enfin voilà pour moi c'est trop tard et en fait on a vu la même chose avec la rabbine Delphine Orvilleur l'artiste Joanne Swar et Anne Sinclair qui eux aussi parlent du fait qu'ils se sont tués pendant trop longtemps alors que pour les mêmes le même positionnement qu'ils ont aujourd'hui ils ont fustigé les personnes qui dénonçaient tout ça soit en les taxant d'antisémites soit en les taxant de porte-parole du Hamas et donc bon bah c'est bien

1:11:12
Présentateur

que ça change ça va dans la bonne direction je mets de côté Orvilleur Sinclair et Sfar mais Macron il est quand même à la tête d'un état même si sa voix appelle relativement moins je préfère quand même que la France prenne des positions dans ce sens là plutôt qu'elle reste sur ses positions on peut dénoncer l'hypocrisie mais au moins si ça va dans le bon sens autant que ça et par contre moi j'avoue que je crois pas non plus enfin je suis assez circonspect au fait que la France va reconnaître l'état de Palestine en tout cas il a dit tu crois pas toi c'est pas que j'y crois pas c'est que je doute que ça puisse arriver oui en fait c'est la même chose je le crois pas forcément mais en fait pourquoi déjà parce qu'en fait son camp est très divisé en fait ça peut être aussi une marque quelque chose qui fracture son camp politique entre des gens comme Caroline Yadant ou la députée Lacrafie qui elle a demandé la reconnaissance de l'état palestinien il y a un monde et surtout j'ai vu la façon dont il a posé le sujet Emmanuel Macron il a posé le sujet en fait on va reconnaître l'état de Palestine si les autres états arabes s'engagent à reconnaître Israël à l'occasion notamment de la conférence sous l'égide de l'Arabie Saoudite et de la France qui se tiendra le 2 juin à New York et donc en fait à partir du moment où il commence à mettre des conditions qui vont être compliquées à obtenir parce que les autres états vont aussi dire nous on reconnaîtra Israël quand ils arrêteront ce qu'ils sont en train de faire à Gaza donc en fait tant qu'ils ne le feront pas la France ne le fera pas en fait c'est une façon aussi en fait Macron il s'est laissé une porte de sortie et plus on se rapproche plus je la vois la porte de sortie on va dire Jules tu trouves qu'il y a un deux poids deux mesures dans la question des sanctions notamment entre la Russie et Israël oui bah évidemment parce que même au delà du train de sanctions on est des sponsors carrément en fait Israël c'est une bonne partie je crois que c'est 20% de son commerce extérieur c'est avec l'Europe c'est pas mal donc on achète des produits on envoie des produits alors on n'envoie plus de trucs qui peuvent éventuellement servir comme des armes offensives défensives pourquoi pas donc on continue à être des partenaires d'un pays qui est en train de faire un truc qui lui vaudrait d'être mis au banc des nations si un autre pays faisait ça quoi mais on est des partenaires historiques donc oui il s'agirait moi j'avais parlé c'était sur ce plateau de l'idée qu'on continue à diffuser I24 News avec la propagande horrible qu'on y entend et les trucs racistes qu'on y entend il y a Marine Le Pen ce soir sur I24 News Marine Le Pen ce soir oui bah écoute c'est logique tu me diras à un moment mais voilà non en effet maintenant il va falloir faire des trucs alors ce que va souvent faire Macron parce qu'il y a des accords entre l'UE et Israël ce que va essayer de faire Macron j'imagine c'est qu'il va se défausser en disant il faut qu'avec nos partenaires européens on regarde et on repousse et on verra avec les partenaires européens bon bah dès que ça l'emmerde un peu il dit c'est pas à mon échelle que ça se prend en vrai il y a plein de choses qui peuvent être prises à l'échelle de la France déjà mais bon c'est compliqué même au niveau politique intérieure on voit que ce sujet est aussi un sujet de politique intérieure mais c'est vrai qu'il renvoie beaucoup à cette conférence qui commencera le 2 juin donc écoutez on verra on verra ce qu'il en retourne l'autre sujet qui s'est passé cette semaine c'est la commission d'enquête sur l'affaire Betaram qui a enfin auditionné le premier ministre et maire de Pau François Bayrou ça s'est passé hier en direct sur Twitch évidemment à l'Assemblée nationale est-ce que pour vous François Bayrou alors on a vu un François Bayrou sur la défensive et combatif pour ne pas dire offensif contre notamment les deux rapporteurs de la commission Paul Vannier le député insoumis et Violette Spilbou la députée EPR Namou t'en as pensé quoi toi du François Bayrou d'hier soir ?

1:14:47
Amélie de Montchalin

Ah mais il faut le dire il a été offensif pour moi c'est le terme il a carrément remis en doute la légitimité de la commission d'enquête en disant qu'il n'avait pas le sentiment qu'elle soit très objective et ça c'est voilà sa défense c'est bah oui casser en fait cette légitimité là et en plus de ça aussi essayer de détourner l'attention sur sa culpabilité entre guillemets dans le sens où il va venir à la commission avec le livre La Meute qui dénonce en fait justement

1:15:26
Présentateur

la France insoumise

1:15:27
Amélie de Montchalin

la France insoumise il va attaquer nommément l'une des victimes pardon l'une des témoins en la traitant de en disant

1:15:38
Présentateur

qu'elle a affabulé

1:15:38
Amélie de Montchalin

voilà qu'elle a affabulé et il a utilisé même des termes autour de la folie enfin c'est c'est ouais c'est très offensif c'est très cash et c'est très bah moi je enfin il reste sur sa position que lui ne savait pas qu'il n'y est pour rien en fait

1:15:56
Présentateur

il a été odieux en fait on peut dire les termes il a été assez odieux il a traité ça je trouve par dessus la jambe à certains endroits le monde a d'ailleurs affirmé qu'il avait menti dans cette commission d'enquête sur l'existence d'un jugement condamnant un surveillant qui avait frappé en 1996 un élève et qui avait perdu l'audition il y a eu une condamnation à la fin de l'année 1996 il a dit dans cette commission qu'il l'apprenait il a dit vous me l'apprenez le monde explique que le 13 février dernier ils l'ont contacté pour lui parler de ce même jugement et il avait déjà dit vous me l'apprenez il y a 3 mois c'est plein d'apprendre tout au long de la vie c'est important et c'est en fait c'était la François Bayrou ça a été la stratégie de l'embrouille c'est Libé qui a titré ça comme ça et qui nous a piqué le titre d'ailleurs dans les dernières minutes ah salaud mais en fait c'était exactement ça parce qu'à la fois l'embrouille il essaie d'embrouiller avec des contre des contre-données des contre-dates en remettant en cause des témoignages puis la stratégie de l'embrouille au terme d'embrouille la bagarre il a voulu jouer le match avec cette commission d'enquête en imposant aussi en refusant de transmettre des documents en avance pour avoir l'effet de surprise parce qu'il avait peur de la malhonnêteté il utilisait le terme de la commission d'enquête on va loin quand même il est premier ministre et il essaie de décrédibiliser une instance qui est censée contrôler l'action aussi du gouvernement moi ça me pose un problème démocratique aussi ouais après c'est une commission d'enquête c'est un peu comme les auditions aux Etats-Unis si tu veux c'est normal qu'il y ait un ton parfois qui puisse être assez élevé dans l'échange très direct qui existe je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ne sont pas habitués à avoir des commissions d'enquête surtout qui en ont vu une pour la première fois de leur vie hier ça peut arriver que le ton monte face à des députés que tu juges être enfin que la personne qui se défend accuse d'être des juges politiques là c'était le cas avec Paul Pannier en l'occurrence voilà c'est ça il est pour ça qu'il est venu avec le bouquin la meute ça fait partie du débat parlementaire ça fait partie de la vie d'un parlement parfois les mots sont forts parfois les postures sont offensives moi ça ne m'a pas choqué particulièrement mais je comprends que ça avait pu l'être le truc par contre que j'ai vu et c'est fou à quel point on se rend compte dans ces moments là c'est que François Bayrou est un homme d'un autre siècle il a défendu encore en 2025 les claques éducatives les petites tapes comme étant fondamentalement pas scandaleux et c'est vrai que ça fait débat y compris parmi les députés Violette Spilbou d'ailleurs l'a dit elle a dit le nombre de collègues qui m'ont dit non mais entre nous petit gif de temps en temps ça va quoi on peut en faire une commission d'enquête non plus ça en dit malheureusement très très long sur une certaine génération c'était le propos en tout cas du billet politique de Jean Lémarie ce matin sur France Culture moi j'ai pas écouté les 5h30 je me suis dit je vais écouter ce qu'ils en disent dans les billets politiques le lendemain alors j'aurais dû faire pareil pour la soirée Macron tu me diras alors Jean Lémarie donc sur France Culture il dit un peu comme toi il dit on a vraiment affaire à un mec qui en fait a pas compris ce qu'on lui avait reproché quand lui-même dit oui on savait que dans cet établissement les méthodes étaient un peu rudes un peu rudes d'accord et pour parler de violence etc et il dit en fait évidemment qu'il a rien dénoncé vu que lui il le voit comme ça qu'est-ce qu'il y avait à dénoncer donc on revoyait ce mec-là qui n'a pas compris que l'époque avait changé et qui ne met pas toujours pas les mots sur ce qu'il n'a pas dénoncé à l'époque le billet politique de Renaud Deli Renaud Deli sur France Info beaucoup très macroniste Renaud Deli très Bayrou aussi en général il aime bien alors là il lui pardonne un petit peu tout oui il y a eu quelques maladresses quelques bifouillements mais c'était beaucoup plus clair François Bayrou est venu avec des...

alors conquis Renaud Deli complètement conquis et alors Patrick Cohen sur Europe 1 lui il a dit et bah c'est scandaleux que ça devienne le procès de François Bayrou qui n'a rien à voir sur Europe 1 sur France Inter pardon que ça devienne le procès de François Bayrou qui n'a rien à voir avec tout ça il faut rappeler que c'est une affaire très grave et que François Bayrou n'a violenté personne bon alors la baffe oui la baffe du gamin de sa campagne certes mais bon et alors lui il est en mode full défense en mode on attaque François Bayrou parce que c'est un mauvais procès les premiers ministres je vois ça va bien les chiens de garde le matin putain c'était chaud donc en tout cas nous il nous a peut-être pas convaincus mais il a convaincu Renaud Deli Patrick Cohen qui Patrick Cohen lui aussi est allé critiquer les insoumis de toute façon si tout n'est pas un prétexte à critiquer les insoumis même quand c'est pas le souci à quoi ça sert d'avoir une chronique tous les matins sur France Inter pour le coup Paul Vannier on en pense qu'on en veut mais Paul Vannier je trouve qu'il a été très très très très habile de ne pas rentrer dans le petit jeu de François Bayrou qui a passé 5 heures à essayer de le faire tomber dans son trou de vas-y viens on ça et Paul Vannier il était d'une précision chirurgicale il était administratif dans sa manière vraiment de s'adresser au Premier ministre de lui poser des questions très précises et très ciblées mais c'est vrai que Mediapart a fait une vidéo assez redoutable en notant qu'il y avait 11 mensonges 14 14 ?

tu parles dans la commission d'enquête ? non une vidéo qui est sortie avant la commission d'enquête non 14 14 ? bon tu vois j'étais en dessous de la vérité 14 mensonges et ce qu'on avait dit aussi dans le rhinocéros qu'on avait consacré à l'affaire Bétarim c'est-à-dire qu'il ment c'est évident tout le monde dit qu'il ment sa fille dit qu'il ment mais c'est pas grave c'est pas grave on continue et surtout moi ça me rend fou d'entendre Renaud Deli parler d'imprécision de peut-être un petit peu oh c'est papy quoi c'est papy des fois c'est un peu flou quand papy il parle il se rappelle pas de tout il se cache derrière

1:21:34
Amélie de Montchalin

le nombre d'années oui bon bah il pouvait pas non plus c'est ça oui c'était il y a longtemps c'était il y a longtemps quand même

1:21:40
Présentateur

non mais je crois on a des journalistes qui sont contents de se faire balader ils trouvent ça très bien et vraiment il faut sauver le soldat de Bayrou à tout prix quoi parce qu'en face ce qui leur fait peur c'est la dissolution c'est la motion de censure et ils sont terrorisés comme des bons bourgeois qu'ils sont par le désordre que serait une motion de censure et donc quitte à défendre François Bayrou quoi je pense pas que ce sera sur le sujet Bétarim qu'il y aura une motion de censure ça j'y crois pas un quart de seconde Emilio par jour peut-être ce qui m'a étonné hier quand même dans cette commission d'enquête c'est que ça s'est concentré sur Bétarim quasiment uniquement sur les questions qui lui ont été posées alors que juste avant en fait la commission il y a eu deux révélations d'autres Bétarim situés aux alentours de Bétarim dans le Béarnet il y a eu Blast qui en a révélé un et nous Luma on en a révélé un aussi au lycée Saint-Joseph de Ney et en fait moi je continue à me demander parce qu'en fait on n'a toujours pas la réponse comment un mec qui a été ministre de l'éducation nationale conseiller départemental président du conseil général de Pyrénées-Atlantiques maire de Pau député de la circonscription a pu ignorer tout ça mais il n'y aurait pas il trouvait ça normal qu'on connait un peu c'est un peu rude puis voilà oui mais c'est dans sa défense lui il dit qu'il ne savait pas oui oui mais il est un foutu de l'expliquer et donc en fait il évite le sujet voilà et par son attitude en fait il tend à rester l'arbre qui cache la forêt parce qu'en fait tant que le dossier Bayrou n'est pas réglé en tant que tel on ne peut pas vraiment parler du sujet qu'est-ce que sont les violences les violences les violences physiques psychologiques sexuelles dans les établissements scolaires et particulièrement les établissements privés ça aurait été un grand débat j'ai lu quand même beaucoup d'articles il y a plein d'articles ça a été un moment où en effet il y a eu une belle réflexion c'est dommage que le premier ministre soit si décalé par rapport aux réflexions que ça a suscité dans la société disons nous que la société est meilleure que son premier ministre nous on avance on travaille il y a une réflexion on sent qu'il y a un me too de l'enfance qui est en train d'arriver et c'est plutôt une très bonne nouvelle affaire à suivre en tout cas chers amis je vous propose qu'on enchaîne dans cette émission avec une chronique que vous attendez toutes et tous c'est parti pour l'Edwito l'Edwito qui va commencer quand il commencera évidemment bien sûr on a quelques minutes de retard vous inquiétez pas mon cher Edwil Plenel un tonnerre d'applaudissements pour Edwil Plenel s'il vous plaît bonsoir Edwil merci d'être avec nous mon cher Edwil comment vas-tu ?

mieux que le monde mieux que le monde et ça fait toujours plaisir de t'avoir avec nous de quoi est-ce que tu veux nous parler ce soir cher Edwil

1:24:22
Invité

alors je voulais vous parler des accidents du travail et je suis tombé sur un accident de la démocratie c'était mardi dernier mardi 13 mai au matin à Pommard près de Beaune en Côte d'Or un chantier sur un bâtiment agricole des ouvriers qui travaillaient des ouvriers de la même entreprise de maçonnerie et puis un mur de soutènement est tombé c'est effondré ils sont morts trois ouvriers 45 en 56 ans 58 ans écrasés par le mur morts au travail tués par le travail depuis janvier il y a plus de 80 personnes qui sont mortes au travail et chaque jour en moyenne en France deux personnes meurent au travail en moyenne et bien plus évidemment se blessent plus ou moins gravement c'est une hécatombe invisible parce qu'elle est invisibilisée elle est très rarement au centre des débats politiques médiatiques cela dit beaucoup sur les inégalités dans le monde du travail des inégalités de classe des rapports de domination des rapports d'exploitation et oui on peut se tuer au travail alors pour qu'il n'y ait pas cette invisibilité il faut qu'il y ait une presse une presse qui n'est pas du côté des patrons qui n'est pas du côté de l'ordre dominant une presse qui cherche une presse qui enquête une presse qui met au jour ce que certains ne veulent pas voir par exemple parmi d'autres il y a un journal qui s'appelle Mediapart il y a un dossier actualisé tout le temps accident du travail les victimes qu'on ne veut pas voir 42 articles à ce jour mais qu'est-ce que j'ai dit Mediapart par hygiène mentale c'est l'expression qu'a employée devant la représentation nationale le premier ministre de la France à propos de ce journal je ne le lis pas par hygiène mentale c'était devant la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Bétarame et au-delà sur les violences faites aux enfants une affaire dont la révélation et le fait que la représentation nationale s'en soit saisie doit beaucoup entre autres aux révélations de Mediapart des faits des vérités de fait des informations pas des jugements pas des opinions et parmi ces faits la révélation que le premier ministre de la France François Bayrou homme politique indéboulonnable du département où est cet établissement catholique privé a menti quatorze fois quatorze fois au minimum quatorze fois au minimum sans compter les nouveaux mensonges qu'il a proférés devant cette commission d'enquête parlementaire quatorze fois pour nier qu'il était au courant pour nier qu'il avait été alerté pour nier qu'il avait fait des démarches pour nier qu'au fond tout cela était même au cœur de sa vie politique pas seulement mais de sa famille puisque sa fille a témoigné l'obligeant à reconnaître une démarche auprès du juge d'instruction qui lui avait demandé de taire et puisque on l'a vu aussi à cette commission d'enquête au fond les violences faites aux enfants ça ne l'émeut pas tellement puisqu'il a fait l'éloge comme s'il s'agissait d'un geste pédagogique d'une baffe d'une tape a-t-il dit qu'il avait donné à un enfant il n'y a évidemment pas que monsieur Bayrou dans cette histoire c'est une faute individuelle qui ne doit pas cacher un déni collectif nous avons fait à Mediapart une chronologie de cette affaire 80 dates au moins et on remonte jusqu'en 1957 j'avais 5 ans 80 dates pour montrer cette immense omerta sur cette criminalité ces crimes commis sur des enfants des enquêtes des révélations pour dégommer ce nom pédophilie non il n'y a pas d'amour des enfants c'est la haine c'est de la pédocriminalité oui il faut une presse qui fait ce travail là il faut une presse indépendante qui oblige à regarder ce qu'on ne veut pas voir j'ai dit les accidents du travail mais les violences faites aux enfants mais vous le savez aussi ça vaut pour tout ce qu'on a compris ce que la société regarde en face autour des violences sexistes et sexuelles en général et des violences faites aux femmes une presse libre c'est un pilier d'une démocratie ce qu'a fait hier à l'assemblée nationale le premier ministre de la France c'est un déni total de démocratie et il faut s'en alerter car il n'y a même plus besoin de Trump pour que Trump soit déjà là dans les têtes dans les pratiques dans les habitudes la démocratie non ce n'est pas le vote ce n'est qu'un de ses moyens il faut des délégués et encore il y en a d'autres le tirage au sort des assemblées citoyennes non la démocratie c'est un système complexe qui suppose toutes sortes de balances de pouvoir un parlement qui est un contre-pouvoir vis-à-vis du pouvoir exécutif c'est pour ça qu'il faut des commissions d'enquête qui bousculent et où l'opposition fait droit à ses droits justement face au pouvoir en place une justice indépendante qui amène y compris les plus puissants devant un tribunal et les condamne parce qu'on doit être tous égaux devant la loi s'ils ont commis des délits ou des crimes une presse libre qui dérange qui bouscule qui porte la plume dans la plaie non l'élection n'est pas plus forte que la loi or c'est ce qu'ils essayent de nous dire j'ai été élu je suis la loi je suis le pouvoir circuler il n'y a rien à voir et dans tous les camps ils disent cela dès qu'ils sont embêtés dès qu'ils sont questionnés dès qu'ils sont concernés ils se barricadent dans cette légitimité là en niant la démocratie et du coup ils font la pédagogie de l'anti-démocratie de ce que peut faire un pouvoir totalement autoritaire un pouvoir sans aucun garde-fou sans aucune balance de pouvoir c'est ce que fait monsieur Macron quand il dit à la légion d'honneur de monsieur Sarkozy il doit la garder et bien non la loi dit que quand on est condamné on n'a plus sa légion d'honneur parce qu'il n'y a plus d'honneur il y a un déshonneur et bien le président de la république qui en est normalement le grand patron et qui est le gardien de l'indépendance de la justice de la constitution et bien il dit non c'est ce que dit Marine Le Pen quand il y a les emplois fictifs du rassemblement national payés sur fonds publics européens dit ma légitimité c'est l'élection circuler il n'y a rien à voir oui tout cela nous dit qu'il va falloir défendre la démocratie contre ces prétendus démocrates qui n'en sont pas qui la ruinent qui la décrédibilisent et puis puisqu'il s'agit de l'enseignement catholique et d'un premier ministre catholique et grand bien lui fasse on a envie de lui rappeler que quelqu'un au début de cette même semaine a dit devant la presse internationale que seuls des peuples informés peuvent faire des choix libres seuls des peuples informés peuvent faire des choix libres et qu'en conséquence il faut des journalistes qui sont au service de la vérité y compris si elle dérange et des journalistes qui aident le débat public pour qu'il soit débarrassé de tout préjugé rancœur fanatisme et haine pour qu'il ne soit plus empuanti par l'agressivité pour que nous n'ayons pas une communication bruyante musclée mais plutôt une communication capable d'écouter et de recueillir la voix des faibles qui n'ont pas de voix ces faibles auxquelles justement une presse indépendante peut donner la parole je viens de citer le nouveau pape Léon XIV alors on pourrait envoyer en pénitence notre cher François Bérou au Vatican

1:33:51
Présentateur

ça lui ferait plaisir

1:33:53
Invité

lui faire réciter trois AV et quatre pater ça ne suffira pas oui il nous faut résolument relever ce drapeau qui est à terre l'idéal démocratique dans sa radicalité initiale merci merci beaucoup Edoui

1:34:11
Présentateur

merci Edoui Plenel c'est très intéressant ce que tu soulignes effectivement je me souviens parce que je l'ai vécu quand j'ai fréquenté des politiques cette toute puissance ressentie comme telle en tout cas que confère le suffrage universel j'ai été élu ne m'emmerder pas avec ces histoires de loi les gens m'ont choisi vous vous rendez compte l'importance que ça veut dire c'est des mots que j'ai entendus prononcés par des élus qui ne voyaient pas pourquoi est-ce que moi j'étais conseiller je venais les emmerder avec des histoires de procédures de respect de règles et c'est c'est quelque chose qu'on constate et tu l'as dit aussi dans tous les camps politiques c'est assez universel cette déformation

1:34:48
Invité

oui dans tous les camps politiques on le voit bien d'ailleurs ils n'aiment pas la presse indépendante ils l'applaudissent quand elle sort des affaires qui dérangent leurs adversaires mais ils la calomnient dès qu'elles les dérangent eux-mêmes et cela vaut évidemment pour ceux que j'ai cités mais hélas cela vaut aussi pour la gauche dans toutes ses composantes nous sommes bien placés pour le savoir mais derrière mon alerte c'est que nous voyons bien que moi j'ai grandi à une époque où il y avait des coups d'état militaires dans le monde il y avait des dictatures militaires il y avait des pouvoirs qui s'en foutaient des oripeaux de la démocratie aujourd'hui les pouvoirs autoritaires ils ont le masque

1:35:32
Présentateur

ils font semblant

1:35:32
Invité

de cette démocratie réduite à l'os monsieur Poutine avec un pouvoir totalement dictatorial il est élu monsieur Erdogan en Turquie il est élu monsieur Trump il est élu monsieur Bolsonaro au Brésil fut élu Milley en Argentine est élu maudit en Inde est élu or toutes les personnes que je viens de citer malmènent la démocratie malmènent la presse indépendante malmènent les opposants malmènent l'indépendance de la justice et donc ne pas être tenir les principes là-dessus c'est leur faire la courte échelle il n'y a pas que la courte échelle des idées l'idéologie qui s'approche de l'extrême droite monsieur Retailleau monsieur Dorman monsieur Macron tout cela font en effet la courte échelle à l'extrême droite mais il y a plus essentiellement un désapprentissage de l'idée de démocratie elle-même de sa complexité de sa vivacité du fait que c'est un c'est un une culture la démocratie ce n'est pas simplement encore une fois l'élection

1:36:42
Présentateur

on arrive chers amis à la fin de la première partie de cette émission je voudrais vous faire un petit point pour vous parler du financement de cette émission Backseat vous êtes en train de regarder la 20ème émission sur 24 une émission de Backseat ça coûte 16 000 euros à produire depuis le début de cette saison on a récolté 335 000 euros grâce à vous sur sur Kissisbankbank qui va bientôt devenir Ulule 24 000 euros par mois actuellement ça fait 19 000 euros dans la poche de Backseat si on retire la TVA et la taxe Ulule donc c'est important de le garder en tête du côté des aides extérieures du CNC des partenaires qu'on a réussi à faire on a récolté 100 000 euros depuis le début de la saison encore une fois à date on va essayer de faire quelque chose niveau partenariat d'ici la fin de la saison on vous annoncera tout ça il nous reste encore quelques émissions à produire donc c'est l'occasion pour vous de participer au financement rendez-vous sur Ulule rendez-vous sur Kissisbankbank je ne sais jamais lequel des deux pour l'instant parce que Kissisbankbank va devenir Ulule mais bref on en a déjà reparlé abonnez-vous évidemment n'hésitez pas à faire des dons ponctuels si vous voulez juste donner 20 balles d'un seul coup sans forcément donner tous les mois ça nous aide énormément on le voit nous dans les tableurs de comptabilité on voit que ça nous aide énormément les dons ponctuels donc n'hésitez pas si vous voulez faire un don et évidemment un grand merci au Club Backseat les personnes qui nous soutiennent avec un don de 15 euros par mois vous êtes nos VIP c'est grâce à vous qu'on réussit à faire cette émission et je vous rappelle que vous avez accès gratuitement au plateau pour venir dans le public on va marquer une pause chers amis dans la deuxième partie de cette émission nous recevrons notre invité politique cette semaine il s'agit de la ministre chargée du budget Amélie de Montchalin qui va venir répondre à nos questions c'est parti pour la pause merci à tous à tout de suite

1:38:23
Locuteur 1

The Hulu original series Furious is coming to Disney Plus starring Emmy Rossum Furious follows FBI agent Alice Black on the hunt for a mysterious and calculating serial killer both walk their own paths toward justice and as their lives start to intertwine the line between right and wrong begins to blur don't miss the three episode premiere of the Hulu original series Furious on July 27th only on Hulu on Disney Plus

1:38:55
Présentateur

bonjour à tous bienvenue sur Backseat bonsoir bonsoir le public incroyable merci d'être là vous êtes merveilleux merci chers amis on est dans la deuxième partie de cette émission nous allons recevoir notre invité politique la ministre du budget Amélie de Montchalin mais avant une chronique qu'on attend toutes et tous c'est parti pour la vie d'Adèle

1:39:16
Invité

bonsoir ça va ?

1:39:24
Présentateur

ça va et toi ?

1:39:25
Invité

ouais vous ça va ? ouais

1:39:26
Présentateur

ouais

1:39:27
Invité

moi je suis sur excitée de vous retrouver vraiment

1:39:30
Présentateur

ça fait plaisir de te voir Adèle il y a plus en forme du plateau apparemment

1:39:33
Invité

mais c'était il y a longtemps la dernière fois et je sais pas limite j'ai eu l'impression que des vacances étaient passées et en plus on avait un nouveau moniteur à la Colo

1:39:43
Locuteur 7

c'est sûr qu'on arrive à 8h ? c'est Paris time ou Kiff time ? Kiff time 7.00 Paris time ok ok bonne nuit à tous

1:39:52
Invité

bon nuit bon nuit la posture là du faux cool qui vient d'avoir sa majorité son baffa yo bienvenue dans le train du kiff on fait un selfie de groupe comme ça je le poste sur mon compte Facebook et vos parents voient qu'on s'éclate pardon voilà vraiment j'ai vu ça j'ai vu ça oui c'est un trauma et speaking of éclate dans ce même train qui emmenait notre président à Kiev il y a eu une vidéo scandale

1:40:18
Présentateur

ah oui ah oui Manu démarre une confe de presse

1:40:22
Invité

avec le premier ministre anglais et le chancelier allemand et attention là hop voilà il va se passer le geste du scandale qui vient de se passer Manu a planqué un truc blanc et il attend pour le mettre dans sa poche avec un air coupable

1:40:33
Locuteur 4

hop voilà

1:40:36
Invité

c'est dans la poche et donc selon les sites complotistes c'était un sachet de cocaïne tout à fait alors la probabilité que Manu sorte un pochon de cocaïne que Frédéric que Mertz lui offre une cuillère lui sort sa cuillère là pardon pour sniffer et que Kirsteimer dise juste une petite pour moi le tout devant la presse cette probabilité me semble assez faible je dis pas qu'il se drogue pas j'en sais rien mais pas face caméra quoi donc on le sait c'est pas de la c'est pas de la cocaïne déjà tu vois la déco on est pas chez Stéphane Plaza ni au Sénat et puis quand les lanceurs d'alerte sont Florian Philippot et Nicolas Dupont-Aignan normalement tu te dois de douter à ce moment là

1:41:22
Présentateur

Philippe de Villiers aussi je pense

1:41:23
Invité

j'en ai vu deux mais peut-être qu'il a aussi retweeté

1:41:26
Présentateur

il y en avait d'autres

1:41:26
Invité

parce que Florian Philippot et Nicolas Dupont-Aignan dans un film catastrophe c'est quand même les mecs qui font des podcasts avec des entonnoirs en alu sur la tête c'est vraiment donc toute cette polémique est un non-sujet sauf que l'Elysée a publié un démenti

1:41:41
Présentateur

ah oui j'ai vu

1:41:43
Invité

ah ouais

1:41:43
Présentateur

c'est pas une blague c'est vraiment le compte officiel de l'Elysée

1:41:47
Invité

c'est pas une blague c'est le compte officiel de l'Elysée il y a de la musique fake news voilà exactement le morceau c'est fake news ceci est un mouchoir pour se moucher avec de la morphe de la morphe présidentielle mais de la morphe quand même c'est le choix de la musique on l'a pas très bien entendu mais c'est quand même vraiment une musique de défonce tu mets pas ça pour dire que c'est pas de la drogue l'Elysée

1:42:08
Présentateur

je suis d'accord

1:42:09
Invité

et pourquoi ce poste sérieux enfin parce que moi c'est le poste qui m'a mis le doute mais non mais c'est vrai c'est ton mec qui rentre tard et qui te dit non ce soir j'étais pas du tout avec Lola de la compta mais pourquoi tu le précises parce que moi je savais même pas qu'il y avait une Lola à la compta je savais même pas qu'il y avait un service compta dans ta boîte ça se trouve ça se trouve il était vraiment pas avec Lola mais je veux dire c'est que maintenant je veux savoir où est Lola en permanence donc enfin ils avaient pas besoin à l'Elysée de nous faire une démonstration c'était un peu en mode Magritte là ils avaient écrit ceci ceci n'est pas oui c'est le moment culture le tableau le plus connu de René Magritte la trahison des images non parce que si on parle là dessus par exemple ceci n'est pas un premier ministre

1:42:53
Locuteur 4

je suis d'ailleurs certain que cette scène a été bruitée par les télévisions qui à l'époque ont fait faire à cette scène le tour de beaucoup de pays

1:43:11
Invité

voilà ceci n'est pas un premier ministre ceci est un homme qui va bientôt mettre un petit entonnoir en alu sur sa tête ou encore attends il y a d'autres options voilà on peut envoyer la suivante parce que ceci n'est pas Marine Tondelier vous en avez parlé tout à l'heure rapidement ceci est donc une publicité pour le comté mais on peut aller un tout petit peu plus loin voilà ceci est un excellent jeu de mots vous l'aviez remarqué quand même je l'avais pas je l'avais pas c'est pour ça je crois que c'était important quand même qu'on le sache bon bref vous voyez l'idée donc cette semaine on retient que Macron s'est mouché et qu'il a monopolisé trois heures d'antenne sur TF1 donc un Macron ton et pour dire quoi moi j'ai retenu qu'il veut absolument organiser un référendum mais il sait pas sur quoi mais il veut absolument nous demander notre avis c'est pas dans le bon sens on est d'accord normalement c'est l'inverse t'as un sujet et ensuite je sais pas c'est comme si tu décidais à l'avance que tu vas t'engueuler avec ton mec et après tu choisis la raison

1:44:10
Présentateur

le motif moi ça sent le vécu Adèle là ça s'est vécu c'est très vécu

1:44:13
Invité

bon c'est vrai que ça peut arriver mais est-ce constructif ? je ne crois pas bon après est-ce qu'il pourrait je sais pas proposer un référendum sur la fin anticipée de son mandat présidentiel

1:44:22
Présentateur

ah oui bah non

1:44:24
Invité

parce que ça s'appelle une élection après une dissolution il l'a déjà fait l'année dernière pendant que Macron cherche l'objet du prochain vote des français de l'autre côté de la ville on se bat pour prendre sa succession

1:44:37
Présentateur

précédemment

1:44:40
Invité

dans Los Republicanos la tension est à son comble chez Los Republicanos nous sommes à deux jours du combat final entre Bruno Retaio l'outsider devenu favorito il Lorenzo Vauquiez distancié mais qui refuse la défaite il se déchire depuis des mois pour prendre la tête de la droita tout les sépare leur position sur l'immigration ah non pas du tout non non non leur position sur l'économie non plus sur ce qu'ils appellent la cistana pas du tout tout ne les sépare pas mais ils n'ont pas exactement le même projet pour les soutiens de Lorenzo ce dernier doit les sauver en priorité du pire ennemi qui les terrorise

1:45:18
Locuteur 2

à pouvoir nous sauver de la gauche on en a ras le bol de la gauche ras la casquette

1:45:24
Invité

ras la casquette les sauver de la gauche de la gauche qui n'est pas au pouvoir comme on le rappelle c'est important alors pour Bruno en revanche lui il se battra de toutes ses forces pour

1:45:38
Locuteur 6

les amis je ne veux pas être un chef de parti d'une droite qui serait un peu moins à gauche que la gauche je veux être un chef de parti d'une droite qui tienne tête à la gauche

1:45:50
Invité

on sait pas très bien à quel endroit on est mais toujours contre la gauche bref donc Lorenzo et Bruno que rien ne sépare s'affronteront à la fin de la semaine pour choisir le nouveau chef de clan et cela nous en touche Ouna sans faire voilà qui marchera dans les pas de leur terrifiant prédécesseur Nico Sarkobar alors Sarkobar qui s'est quand même vu retirer son bracelet électronico aujourd'hui même après avoir purgé l'intégralité de sa peine un tiers de sa peine un quart on s'en fout c'est de la fiction allez bref qui sera le chef vous le saurez en suivant la suite de Los Republicanos bon ce soir vous recevez Amélie de Montchalin oui ministre des comptes publics de tous les ministères elle a pas récupéré le plus funky Amélie c'est le ministère qu'on appelait avant ministère du budget mais maintenant il n'y a plus de budget donc c'est pour ça qu'on l'a renommé

1:46:45
Présentateur

c'est le ministère du 49-3 non c'est ça ?

1:46:48
Invité

peut-être ou le ministère de la Hesse je sais pas je m'as dit comment on le renomme d'ailleurs qui a-t-elle remplacé Amélie en septembre dernier parce qu'on sait plus très bien Laurent Saint-Martin il y a des gens qui suivent il est fort ce petit quiz à brûle pour point et qui est devenu Laurent Saint-Martin ?

1:47:06
Présentateur

comme il n'a pas gagné les législatives en 2022 il a dû retourner là où il était bah 2024 bah mais l'immongé non plus il n'a pas gagné les législatives

1:47:16
Invité

on va y venir mais attends où est Laurent Saint-Martin ?

1:47:19
Présentateur

avec Maren Chiappa il est avec nous ce soir non mais il est membre

1:47:23
Invité

du gouvernement aussi les gars ah ouais ?

1:47:25
Présentateur

il faut quoi ? attends il est où ?

1:47:27
Invité

non mais il est où ? non on est d'accord il est ministre du commerce extérieur et des français de l'étranger c'est vrai ? oui mais normalement c'est sourcé normalement j'ai

1:47:34
Présentateur

Amélie nous a l'inconfirme

1:47:36
Invité

c'est bon ? non non non

1:47:37
Présentateur

il est au parc floral il est au parc floral il est au parc floral il est au parc floral

1:47:41
Invité

quelqu'un a mis ça dans le chat avec Marlène Chiappa et Laurent ça va ça ?

pardon il faut que vous renvoyez les images c'est incroyable cette belle on pourrait rechanter la chanson je peux t'en chanter oh là là c'est beau c'est beau bon alors Amélie je vous la présente rapido parce que du coup vous allez pouvoir l'interroger elle a un parcours un peu déglingo née à Lyon scolarité Versailles HEC licence d'histoire licence d'économie master d'administration publique et là pétage de câbles elle part bosser pour Valérie Pécresse waouh après avoir fait la campagne de Sarko en 2007 puis après elle est partie dans le privé pour bosser pour des petites boîtes familiales BNP AXA ensuite retour à la politique là elle fait le programme économique de Juppé pour 2017 et vous vous souvenez la tuile Juppé perd les primaires ah putain c'est non ouais donc moi je pars à Baxit et et Amélie et son programme économique partent chez Macron parce qu'elle n'est ni de gauche ni de droite non mais quand même à droite après ça s'enchaîne elle devient députée ministre elle change de ministère et puis bah la tuile à nouveau plus ministre parce qu'elle a perdu les législatives en 2022 et que quand tu perds les législatives bah t'as plus le droit d'être ministre sauf si deux ans plus tard ton président il est en crise institutionnelle après une dissolution et qu'il arrive pas à trouver des candidats pour son gouvernement et là tu redeviens ministre des comptes publics et tu viens à Baxit comme moi voilà bon je voudrais finir sur une note positive parce qu'on critique quand même très souvent nos ministres mais Amélie de Montchalin il y a un truc qu'on peut pas lui enlever c'est sa politesse à toute épreuve bon monsieur bon madame il y en a qui auraient répondu casse toi pauvre con pour moins que ça sérieux c'était pour moi merci beaucoup Adèle pour cette avis d'Adèle vas-y vas-y je m'en vais je m'en vais mais dans le chat on va remettre toutes les informations il reste une date de spectacle c'est le 13 juin plus qu'une

1:49:49
Présentateur

13 juin à Paris

1:49:49
Invité

au Théâtre République toujours

1:49:51
Présentateur

faut y aller c'est super merci beaucoup Adèle

1:49:54
Invité

des bisous

1:49:54
Présentateur

merci beaucoup Adèle pour cette avis d'Adèle et sans plus tarder chers amis je vous propose que nous accueillons sur ce plateau notre invitée politique cette semaine la ministre des comptes publics Amélie de Montchalin bonsoir j'ai envie de dire bonjour madame bonjour madame bonjour monsieur

1:50:16
Invité

bonjour madame

1:50:17
Présentateur

merci Amélie de Montchalin d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de Baxit je le disais vous êtes la ministre des comptes publics qu'on appelle aussi ministre du budget un poste que moi j'ai toujours vulgarisé comme étant l'un des plus stratégiques dans un gouvernement avec le ministre des relations avec le parlement mais le ministre du budget vous avez un projet de loi et pas n'importe lequel et un projet de loi par an c'est le fameux budget le budget de la France le budget de l'Etat un projet de loi au cours duquel il faut déterminer la quantité d'argent que l'on fait rentrer dans les caisses et la quantité d'argent qu'on va dépenser pour faire simple c'est un budget c'est un budget mais c'est surtout c'est pas juste un exercice comptable j'ai besoin que vous le compreniez ça c'est pas qu'un exercice comptable c'est un exercice hautement politique puisque c'est avec cet argent que l'on va déterminer la politique économique et sociale de tout le pays c'est en fonction de l'argent qu'on va mettre dans les services publics ou pas c'est en fonction de l'argent qu'on va redistribuer ou pas c'est en fonction des impôts que l'on va collecter ou pas que l'on va inciter ou pas l'activité économique bref c'est le véritable coeur du réacteur nucléaire d'une action gouvernementale quelle qu'elle soit c'est ça un budget et le budget depuis quelques années il est devenu psychodramatique on a vécu l'année dernière un budget très particulier on a même vécu le départ d'un premier ministre et d'un gouvernement tout entier suite à l'adoption suite à la non-adoption d'un budget et le rejet d'un 49.3 par une motion de censure et vous voilà vous madame de Montchalin ici sur notre plateau à la tête de ce budget budget qui doit être qui est en train d'être construit pour l'année prochaine et qui est construit dans des conditions très difficiles puisque vous avez annoncé le premier ministre François Bayreau a annoncé lors d'une conférence de presse il y a plus d'un mois 40 milliards d'euros d'argent en moins est-ce que vous maintenez ce chiffre est-ce qu'on est toujours dans cet étiage budgétaire là

1:52:02
Invité

alors bonsoir merci de votre invitation ce qui est déjà particulier c'est qu'on va faire deux budgets dans l'année puisque en fait moi je suis arrivé le 23 décembre c'est pas le meilleur pas vraiment un cadeau de Noël complètement que de se retrouver à vouloir trouver une solution à un pays qui vous souvenez à l'époque était bloqué et donc on a réussi et d'ailleurs on a un meilleur budget je pense que les négociations avec notamment le parti socialiste a fait qu'on a un meilleur budget et qui est arrivé très tard qui est arrivé le 15 février

1:52:31
Présentateur

15 février

1:52:31
Invité

et je veux le dire un budget vous avez un peu commencé à le dire je sais pas si c'est stratégique mais ce qui est sûr c'est que c'est très très utile et quand on a pas de budget en fait ça veut dire qu'on collecte l'impôt comme l'année dernière et parfois on veut le collecter différemment parce qu'on veut répartir différemment l'effort et puis on a un problème de dépense parce que du coup on fait pas de choix on continue de faire ce qui était fait l'an dernier ce que je veux vous dire c'est que les milliards personne voit très bien ce qu'il y a un milliard moi-même je vous assure je vois pas bien ce qu'il y a un milliard c'est très très difficile de se le représenter en revanche on sait ce que c'est que la dette et on sait quand nous on est un ménage et qu'on est surendetté qu'on a trop de charges d'intérêt qu'on a trop d'intérêt à payer on voit qu'on est en surendettement et le risque c'est que la France tombe en surendettement aujourd'hui pour que vous ayez une idée on rembourse aujourd'hui on rembourse à ceux qui nous ont prêté de l'argent avant plus chaque année que tout ce qu'on paye pour l'éducation nationale

1:53:24
Présentateur

c'est la charge de la dette

1:53:25
Invité

la charge de la dette et donc notre objectif c'est qu'on arrête de faire augmenter la dette et pour y arriver il faut qu'on arrive à du coup faire en sorte que l'argent qu'on collecte et l'argent qu'on dépense il y ait moins d'écarts et donc que le déficit soit réduit donc mon objectif

1:53:37
Présentateur

donc c'est de là que viennent les 40 milliards

1:53:39
Invité

mon objectif c'est de dire cette année on a 5,4% de différence entre ce qu'on de PIB donc c'est 160 milliards à peu près de différence entre l'argent qu'on arrive à collecter et l'argent qu'on investit qu'on investit dans la défense dans la santé dans l'éducation dans l'écologie

1:53:54
Présentateur

et donc l'objectif

1:53:56
Invité

c'est qu'on arrive à réduire cet écart parce que comme cet écart ça veut simplement dire qu'on l'a emprunté à des gens parce qu'on n'a pas trouvé les impôts pour le financer

1:54:03
Présentateur

mais vous dites effectivement c'est vrai que les milliards quand on jongle avec les milliards comme ça c'est vrai que ça peut ne pas parler à tout le monde et c'est juste par contre il y a un truc qui parle à tout le monde c'est l'état des services publics l'état de l'école l'état de l'hôpital l'état des routes l'état d'énormément de choses qui sont utiles aux français quotidiennement et quand on entend à la télévision parler de milliards d'euros que l'on veut enlever vous comprenez que les français peuvent y voir justement une dégradation encore plus importante des services publics auxquels ils tiennent

1:54:28
Invité

alors le problème il n'y a que deux options il y a soit on se dit qu'on dépense un peu moins et vous savez 40 milliards par rapport à 1600 milliards de dépenses publiques en fait on peut y arriver c'est 1% par an qu'il faut qu'on réduise chaque année pendant 5 ans donc je pense que vous voyez c'est un ménage c'est bon au lieu de dépenser 100 vous allez dépenser 99 puis l'année après 98 puis l'année après 97 c'est un dollar je veux dire c'est pas un dollar ça demande des choix je vais y revenir mais c'est faisable

1:54:54
Présentateur

et c'est quoi la deuxième étape ?

1:54:55
Invité

la deuxième option c'est qu'on augmente les impôts

1:54:57
Présentateur

et ça c'est pas faisable

1:54:58
Invité

et ce que je veux vous dire c'est qu'on a quand même le record du monde des impôts on est le pays qui taxe le plus au monde alors moi je veux bien que certains disent on va augmenter les impôts

1:55:06
Présentateur

les prélèvements obligatoires aujourd'hui

1:55:08
Invité

on a ce qu'on appelle le PIB c'est-à-dire tout ce qu'on produit 51% donc plus de la moitié de ce qu'on produit plus de la moitié de ce qu'on produit est reversé en impôts et en taxes donc si on se dit la solution à ce déséquilibre entre les impôts qu'on prélève et les dépenses c'est d'augmenter les impôts moi je vais avoir du mal et vous voyez moi j'ai pas encore 40 ans ça m'arrive dans 15 jours

1:55:29
Présentateur

ça arrive à des gens bien

1:55:29
Invité

et donc je me sens encore jeune dans ma tête et j'espère encore jeune pour longtemps dans ma tête je vois mal comment vous voyez notre génération on dit que la solution à nos problèmes c'est qu'on prélève encore plus sur ceux qui bossent qu'on prélève encore plus sur les petites entreprises qu'on prélève encore plus sur les revenus vous voyez immobiliers alors que les prix de l'immobilier sont déjà hyper élevés donc je pense et je pense qu'on peut faire des choix ensemble pour qu'on se redonne des marges de manœuvre moi mon objectif dans ce budget je vous le dis c'est qu'on réduise le fonctionnement et qu'on retrouve des marges de manœuvre pour investir pour investir dans l'éducation dans la recherche dans les universités dans l'écologie dans l'avenir moi je suis pas là vous voyez pour me dire on va faire mes boutiques et puis on va en parler on va prendre le temps

1:56:10
Présentateur

d'en parler Namou

1:56:11
Amélie de Montchalin

justement vous parlez du fait que vous ne voulez pas augmenter les impôts mais vous parlez aussi en même temps de vouloir supprimer les niches fiscales ce qui augmenterait les impôts moi je me demande aussi pourquoi justement vous refusez en fait de toucher aux impôts

1:56:30
Invité

des plus riches alors on va toucher aux plus riches quand ils sur-optimisent je vais vous faire une anecdote j'ai découvert

1:56:37
Présentateur

optimiser ça va mais faut pas sur-optimiser

1:56:38
Invité

j'ai découvert par exemple il y a des gens qui auront 20 millions 30 millions de patrimoine et qui s'organisent pour que leur revenu fiscal de référence c'est ce qu'il y a sur notre feuille de paye à tous soit tellement bas qu'ils sont éligibles au RSA ou au logement social ça aujourd'hui c'est légal il y a des façons illégales de faire mais il y a aussi des façons légales et ça c'est un engagement du premier ministre qu'il a pris d'ailleurs vis-à-vis du parti socialiste il a dit voilà en 2025 on va réfléchir très très précisément il faut être très précis parce que si vous n'êtes pas précis ça va continuer à la manière dont on évite ça

1:57:11
Présentateur

c'est intéressant cette différence entre l'optimisation et la fraude à quel moment est-ce qu'on décide aussi de créer des fraudes c'est aussi à la loi de décider de dire qu'il est absolument illégal d'organiser son patrimoine de manière à échapper à l'impôt

1:57:23
Invité

donc la lutte contre la fraude c'est aussi ma priorité l'année dernière grâce à la lutte contre la fraude que maintenant on fait et c'est plus anecdotique un truc qu'on dit de temps en temps pour se faire plaisir parce qu'on s'ennuie quand on est ministre du budget c'est 13 milliards d'euros c'est-à-dire plus que le budget du ministère de la justice qu'on a récupéré en fraude en fraude fiscale en évasion fiscale en fraude sociale toutes les fraudes et donc la question que vous me posez sur les impôts et l'optimisation derrière il y a aussi l'idée les niches fiscales qu'est-ce que je veux faire ?

je veux baisser les impôts pour tout le monde c'est pas normal dans notre pays vous ayez des impôts qui ont l'air très élevés

1:57:58
Présentateur

pour tout le monde

1:57:59
Invité

qui ont des gros trous donc il y a certains qui bénéficient des gros trous mais il y a aussi des honnêtes gens qui ne sont pas hyper informés qui n'ont pas le conseiller fiscal et qui eux payent des impôts très élevés je vous donne un exemple sur l'impôt sur le revenu entre le taux d'impôt qui est affiché moi en tant que ministre des comptes publics rentre il y a une différence d'un quart ça veut dire qu'en fait théoriquement si on supprimait toutes les niches on pourrait baisser les taux d'imposition pour tout le monde d'un quart donc ça c'est massif il y a des bonnes niches fiscales la niche fiscale qui permet de faire garder ses enfants avec moins de frais je pense que c'est une bonne niche fiscale mais il y a aussi des niches fiscales il faut se demander est-ce que c'est ça là-dedans qu'on veut mettre notre argent à tous ou est-ce qu'on veut faire des choix et vous avez des pays qui ont très peu de niches fiscales il n'y a pas de trou dans leur mécanisme mais il y a un impôt plus bas pour tout le monde ça je pense que c'est une mesure de justice et je pense que pour notre génération moi ce que je veux porter c'est l'idée qu'un objet c'est un choix c'est pas un tableau de chiffres c'est pas des milliards c'est un choix c'est de la politique c'est de la politique absolument et chaque ligne en démocratie on peut en discuter il y a des choses qu'on peut décider de garder et très bien si on a discuté et qu'on veut garder mais il y a des choses aussi qu'on a le droit de remettre en question

1:59:07
Présentateur

on continue Emilio vas-y vous évoquiez la suroptimisation j'ai regardé on récupérait grosso modo 2 milliards d'euros c'est à peu près ce que vous aviez ce que vous aviez on en cherche 40 aujourd'hui donc il y a une autre solution qui est posée sur la table elle sera d'ailleurs examinée par le Sénat le 12 juin prochain qui est la taxe Zuckman j'explique le principe c'est en gros un impôt planché à 2% pour les plus revenus qui sont supérieurs les plus hauts patrimoines pardon qui sont supérieurs à 100 millions d'euros ça concerne 1800 foyers en France ça permettrait de récupérer entre 15 et 20 milliards d'euros par an selon l'estimation de l'économiste Gabriel Zuckman qui a donné son nom à cette taxe donc elle est examinée par le Sénat c'est dans la niche écologique pourquoi vous n'en voulez pas de cette niche pas de cette niche pardon de cet impôt

1:59:55
Invité

vous savez c'est un peu paradoxal moi j'ai défendu et Gabriel Zuckman on le sait j'ai défendu à fond pendant 2 ans parce qu'il se trouve que pendant 2 ans je représentais la France à l'OCDE c'est là qu'on fait les grands deals fiscaux mondiaux j'ai défendu à fond la taxe Zuckman au niveau mondial c'est un très très bon impôt au niveau mondial c'est à dire que si dans le monde entier les grands pays les Etats-Unis la France l'Italie l'Allemagne le font nous la France on est à fond et d'ailleurs on est en train de faire en sorte que les autres se mettent d'accord avec nous si on est tout seul à le faire vous avez parlé de 1800 personnes 1800 personnes je ne jouais pas un dessin ils prennent le TGV ils se mettent à Bruxelles ils prennent le TGV ils se mettent en Suisse ils prennent le TGV ils se mettent à Milan

2:00:34
Présentateur

mais pardon c'est pas vrai toutes les études le montrent et j'en ai une sur mon téléphone que je peux vous montrer à l'annexe 9 d'un rapport de France Stratégie on parle de quelques centaines de personnes

2:00:43
Invité

on parle de ça pour un impôt qui s'appelait l'ISF

2:00:45
Présentateur

pour l'ISF mais sur quoi vous vous appuyez pour le dire parce qu'en fait on entend ça tout le temps c'est ce qu'a dit Emmanuel Macron d'ailleurs à la télévision sur TF1 il a dit il faut le faire de façon mondiale sinon les gens ils sont bons mais sur quoi vous vous appuyez sur quelles données pour affirmer que les gens partent

2:01:03
Invité

alors ça c'est intéressant ça s'appelle l'économie c'est comme ça c'était mon premier métier mon premier métier qui consistait à faire des modèles le modèle sur l'ISF l'ISF c'était 5 fois moins d'argent sur 100 fois plus de gens donc 100 fois plus de gens ça concernait 200 000 personnes

2:01:18
Présentateur

350 000 en 2017

2:01:19
Invité

et même 350 000 à la fin mais au départ quand on était créé c'était à peu près 200 000 personnes et on a vu que sur 200 000 personnes vu les taux qui n'ont rien à voir avec la taxe Zuckman effectivement il y a des gens qui ont bougé mais pas 100% des gens ça va alors si vous faites maintenant 5 fois plus que l'ISF 5 fois plus en rendement c'est 25 milliards là où l'ISF c'était moins de 5 sur 100 fois moins de gens donc il n'y a plus que 1800 familles concernées 1800 familles si vous leur dites vous êtes le seul endroit au monde où vous allez payer cet impôt je ne vous fais pas un dessin ces gens et d'ailleurs ils nous l'ont tous dit donc vous faites du chantage si on fait du chantage

2:01:54
Présentateur

non si on fait du chantage mais si c'est du chantage

2:01:56
Invité

parce que si je mets un impôt sur ces personnes ces personnes ont des entreprises en France elles ont des employés en France et qu'elles nous disent c'est quoi ? je me casse

2:02:05
Présentateur

donc elles font du chantage

2:02:06
Invité

elles s'en vont

2:02:07
Présentateur

elles font du chantage

2:02:08
Invité

on n'a plus ni l'argent ni les emplois donc si elles partent elles ne payent pas l'impôt donc je n'ai pas l'impôt et je n'ai plus les entreprises

2:02:16
Présentateur

donc vous nous dites oui c'est le chantage c'est ce que vous nous expliquez

2:02:19
Invité

non ce que je vous dis c'est que la manière de résoudre le problème c'est d'être à fond en Europe à fond au niveau mondial et je peux vous dire que tout le monde sait que la France se défend à fond avec le Brésil avec l'Afrique du Sud avec l'Espagne avec l'Allemagne on n'est pas tout seul à penser que c'est un bon mécanisme si on le met tous ensemble en même temps

2:02:36
Présentateur

au niveau de l'OCDE notamment

2:02:37
Invité

les pays de l'OCDE c'est les 40 pays les plus développés et donc on veut le faire au niveau mondial ce que je vous dis juste c'est que si on est tout seul à avoir raison on aura raison tout seul contre tout le monde et à la fin on n'aura ni les entreprises ni l'argent

2:02:48
Présentateur

on parle d'une taxe à hauteur de 2% du patrimoine aujourd'hui le taux de rendement moyen du patrimoine pour les personnes avec ce niveau de revenu il est environ de 7% c'est-à-dire que c'est les gens qui même avec cette taxe Zuckman ils vont continuer à s'enrichir donc en fait pourquoi ils partiraient alors qu'ils continueront à gagner de l'argent

2:03:05
Invité

parce que s'ils vont ailleurs ils gagnent plus donc moi c'est pour ça qu'on veut faire cette lutte contre la suroptimisation et vous verrez la proposition qu'on est en train de travailler c'est une proposition qui est de dire quand vous êtes en France vous n'avez pas le droit de contourner l'impôt et je pense que tous les gens qui nous regardent comprennent très bien que les honnêtes gens nous tous on fait notre déclaration on paye l'impôt et donc c'est contre ça que moi je veux travailler

2:03:23
Présentateur

mais la proposition de loi dit que si ces gens s'en vont ils continueraient à payer pendant 5 ans

2:03:26
Invité

pendant 5 ans mais ça veut dire à la 6ème année il y a 0 pour l'Etat et il n'y a plus d'entreprise et je pense que notre responsabilité c'est aussi de faire des trucs qui marchent plus que 5 ans parce que si dans 5 ans il n'y a plus les entreprises et plus les familles

2:03:36
Présentateur

moi je me dis ça va être dur tout ça parce que les riches ils ont quand même de moins en moins envie de jouer le jeu on parlait de chantage tout à l'heure je me souviens de Bernard Arnault au retour de l'investiture de Donald Trump nous parler d'un véritable vent de liberté qui soufflait depuis les Etats-Unis et puis ensuite d'avancer de nouvelles revendications finalement l'Europe dans la vision des milliardaires et puis dans la vision des trumpistes aux Etats-Unis l'Europe ça n'est jamais que des normes des taxes un modèle social qu'ils n'ont plus envie de financer du tout là on va arriver à un moment où ça va être les riches contre la société c'est-à-dire soit ils prennent le pouvoir comme ça s'est passé aux Etats-Unis soit ils continuent à vous menacer et finalement vous n'osez rien faire boy mais si l'on va partir est-ce qu'on est coincé ou est-ce qu'on peut reprendre la main est-ce que vous avez cette impression aussi qu'ils se radicalisent et quand je dis ils c'est on a vu aussi l'industrie pharmaceutique pareil qui réclame aussi de nouveaux avantages en menaçant en disant sinon on s'en va ils sont en train de s'organiser et surtout ils sont en train de se radicaliser dans leur demande ça vous fait peur ?

2:04:36
Invité

c'est un très bon sujet qui effectivement on doit éviter parce que le jour où les entreprises s'en vont je peux vous dire il n'y a plus de budget il n'y a plus d'emploi il n'y a plus d'économie qu'elles soient françaises ou étrangères

2:04:47
Présentateur

non c'est pas les entreprises on parle des grandes fortunes il y a des entreprises qui ne sont pas qui n'appartiennent pas à des grandes fortunes

2:04:52
Invité

les gens qui ont une grande fortune quand même qui n'ont pas une entreprise derrière c'est quand même souvent comme ça que ça marche il y a quand même une bonne nouvelle c'est que d'une certaine manière Trump il a tellement promis des choses qui étaient en fait fictices enfin factices fictives les gens se sont tellement dit que ça allait être formidable puis quand ils voient la réalité bon bah les marchés baissent les prix augmentent il y avait de la croissance maintenant il y a de la récession aux Etats-Unis donc c'est pas un super deal quand même pour les gens

2:05:17
Présentateur

je sais pas Bernard Arnaud ou Rodolphe Saadé par exemple qui est allé aux Etats-Unis aussi

2:05:20
Invité

je suis pas sûr que ça l'aurait beaucoup profité pour l'instant ce que je sais c'est que lundi

2:05:23
Présentateur

ou Sanofi aussi on reçoit

2:05:26
Invité

toutes les entreprises étrangères qui veulent s'installer en France ça s'appelle Choose France

2:05:29
Présentateur

Choose France

2:05:29
Invité

c'est la sixième fois qu'on le fait quand même la sixième année que tout en ayant les plus hauts impôts du monde tout en ayant un modèle social qui est comme assez différent des autres et tout en ayant du coup bah c'est sûr des coûts plus élevés on est le premier pays où ils continuent de venir

2:05:42
Présentateur

peut-être parce qu'il y a une valeur aussi je sais pas la qualité de la formation des travailleurs la qualité des infrastructures autant qu'il y en a encore un petit peu des services publics qui font que le pays est plutôt vivable et qu'en fait on peut y faire de l'économie on peut y faire de l'activité ça fait qu'ils partiront pas tous ils restent

2:05:58
Invité

c'est pour ça que je vous dis qu'à la fin

2:06:00
Présentateur

donc on peut les taxer

2:06:01
Invité

peut-être que si si on est là où on en est on arrive à faire des choses

2:06:05
Présentateur

vous nous dites à la fois ils nous choisissent puis à la fois vous nous disent oui mais bon

2:06:08
Invité

c'est pour ça qu'il faut faire les choses avec beaucoup de précision et se dire qu'on se lance pas dans des croisades trop trop dogmatiques parce que l'économie vous voyez bien ce qui se passe Trump avec son dogme il leur a dit je vais mettre des droits de douane vous allez voir ça va être super d'être aux Etats-Unis bah en fait on peut pas dire que ça marche beaucoup mais alors

2:06:25
Présentateur

dogmatique aussi lorsque vous dites que vous ne voulez pas justement toucher à ces fortunes là

2:06:28
Invité

moi je sais j'ai pas j'ai aucun j'ai vraiment aucun je me lève pas la nuit en me disant ce que je vais faire c'est que je vais aider les riches c'est pas ça mon sujet

2:06:38
Présentateur

je ne serais pas la ministre sous laquelle on augmentera les impôts parce que vous l'avez dit

2:06:42
Invité

virgule pour les classes populaires et les classes moyennes

2:06:44
Présentateur

mais personne ne le propose ça tombe bien

2:06:45
Invité

ah bah si ah bah si vous allez avec moi à l'assemblée vous avez plein de gens qui me disent mais c'est facile on augmente la CSG

2:06:53
Présentateur

18 milliards

2:06:54
Invité

ça remplit les caisses et les gens qui me disent on peut augmenter les impôts il y a plein de gens qui veulent les augmenter

2:07:00
Présentateur

est-ce que vous êtes favorable à l'augmentation de la TVA la fameuse TVA sociale qui a valu à Nicolas Sarkozy de perdre le pouvoir

2:07:06
Invité

je suis contre toute augmentation de TVA

2:07:08
Présentateur

si

2:07:08
Invité

c'est juste pour augmenter le rendement pour l'Etat ça peut être intéressant j'ai pas dit qu'on va le faire ça peut être intéressant s'il y a une baisse des impôts sur le travail

2:07:17
Présentateur

après il y a un truc

2:07:18
Invité

parce que ça c'est pas intéressant de dire ceux qui bossent ils ont moins de charges ils ont plus d'argent sur leur

2:07:21
Présentateur

de cotisation parce que vous appelez des impôts ça s'appelle des cotisations sociales et non pas des charges je me permets vous parlez d'un transfert de cotisation vers la TVA

2:07:28
Invité

ça c'est une idée des économistes pourquoi ? parce que ça fait payer les entreprises étrangères

2:07:34
Présentateur

ça fait payer les consommateurs surtout

2:07:36
Invité

mais les consommateurs s'ils gagnent plus d'argent sur la feuille de paye et que

2:07:39
Présentateur

il faut voir lesquels c'est bien

2:07:45
Invité

si on regarde les gens qui ont notre âge on paye beaucoup de charges beaucoup de cotisations pour financer les retraites pour financer la santé et la santé c'est aussi beaucoup lié à celle du vieillissement pour financer la politique familiale ça bénéficie aux familles pour financer l'autonomie des personnes âgées on a un modèle solidaire et social et le chômage jusque là on est content d'avoir de la solidarité et moi je suis très content de le défendre mais je sais une chose c'est qu'on est de moins en moins nombreux à être travailleurs et actifs et on est de plus en plus nombreux dans notre pays à avoir des besoins notamment liés au vieillissement de dépenses qui sont au fond une charge pour notre génération qui bosse donc il y a deux questions soit on se dit c'est nous les travailleurs qui allons continuer à porter de plus en plus de dépenses et dans ce cas là ça veut dire qu'on aura de moins en moins de salaire soit on se dit il faut quand même que les gens qui bossent ils s'y retrouvent et je pense que notre génération sinon on est un peu coincé entre nos enfants nos parents et les impôts et donc si on veut avoir un peu plus d'argent à la fin du mois il faut qu'on répartisse l'effort il y a des gens qui vous disent c'est pas la TVA la TVA je rappelle qu'elle porte aussi sur les produits importés il y a des gens qui vous disent c'est peut-être sur les gros héritages moi je suis assez pour qu'on regarde les gros héritages alors justement on a une question là-dessus il y a des gens qui vous disent c'est plutôt sur l'immobilier attendez attendez

2:08:56
Présentateur

parce qu'il y avait on a regardé j'imagine vous aussi mardi soir oui c'était mardi soir Macron là il y avait la directrice d'Oxfam Cécile Duflo qui est venue rappeler à la suite aussi Salomé Saké a cité c'est très triste mais des patrimoines considérables se sont accumulés des gens vont le recevoir donc un patrimoine qui ne sera pas lié à leur travail à leur mérite mais à leur filiation donc on est redevenu une société de classe de reproduction ça commence à peser de plus en plus fort notamment sur les destins individuels et j'imagine que la libérale que vous êtes s'en offusque j'imagine mais est-ce que je m'en offusque beaucoup voilà parce que c'est à mon avis très injuste

2:09:38
Invité

parce qu'en fait à la fin qu'est-ce qu'il fait alors qu'est-ce qu'on fait c'est la famille si vous êtes né ou l'énergie le travail si on croit à l'émancipation

2:09:45
Présentateur

de faire payer les morts parce qu'ils ne vont pas se plaindre je vais vous donner

2:09:49
Invité

un avis personnel moi je suis à fond pour qu'on réouvre le débat de comment est structuré l'héritage il y a deux choses moi qui me choquent l'héritage aujourd'hui il est pensé dans une société qui n'est plus la nôtre il est pensé avec des familles où il n'y a pas de famille recomposée où il n'y a pas de personnes parfois qui n'ont pas d'enfants qui n'ont pas d'héritiers directs et donc on a l'héritage quand c'est papa, maman, les enfants ça c'est en fait très peu taxé

2:10:16
Présentateur

quand c'est

2:10:17
Invité

un couple je ne sais pas un couple d'hommes qui veut donner un neveu à une personne c'est taxé à 60% quand c'est une famille recomposée c'est taxé à 60%

2:10:26
Présentateur

au delà d'un certain seuil

2:10:27
Invité

non en ligne indirecte c'est 60% la partie qui est sans imposition elle est toute petite toute petite quelques milliers d'euros

2:10:34
Présentateur

donc il faudrait mettre 60% aussi pour la ligne directe c'est ça ?

2:10:38
Invité

non je pense que non parce que non je ne vais pas dire aux gens qui ont travaillé toute leur vie ils sont morts à ce moment-là non mais qui ont une petite maison qui veulent léguer à leurs enfants c'est pas le plus gros des volumes de ces héritages mais la deuxième chose qui me choque c'est exactement ce que vous dites c'est qu'aujourd'hui comment dans notre génération on se dit qu'on a au fond un peu d'égalité des chances qu'on a un peu le droit de monter dans l'échelle sociale quelle que soit la famille en aînée moi je pense que c'est un très bon débat pour 2027

2:11:05
Présentateur

surtout que les inégalités parce que là

2:11:07
Invité

on n'a pas de majorité et il y a des avis mais je pense que et je serai et je vous le dis si je peux contribuer au débat de la présidentielle sur ce sujet je pense que c'est un sujet à la fois d'équité c'est un sujet de société démocratique aussi c'est un sujet démocratique et moi je ne veux pas vivre dans une société de rentier mais je ne veux pas

2:11:24
Présentateur

mais on est en plein dedans à vous de le démanteler cette société de rentier la dernière présidentielle c'est Jean-Luc Mélenchon qui portait une mesure qui était de dire qu'au-delà de 10 millions d'euros d'héritage on prenait tout et on faisait un héritage universel vous en pensez quoi ? c'est Thomas Piketty qui l'a proposé c'est pour ça

2:11:40
Invité

on peut définir les seuils les taux ce que je sais c'est qu'aujourd'hui ce n'est pas juste vous avez des régions est-ce que c'est 10 millions est-ce que c'est 15 millions est-ce que c'est universel est-ce que 50% est-ce que 60%

2:11:50
Présentateur

c'est universel ça veut dire qu'on reverse à chaque enfant à ses 18 ans en gros toute la manne qu'on a récupérée

2:11:55
Invité

c'est pas forcément un mauvais système ce que je pense c'est qu'il faut garder une somme qu'on peut transmettre à ses enfants jusqu'à un montant qui est raisonnable qui correspond à ce que la classe moyenne a envie de transmettre à ses enfants

2:12:07
Présentateur

aujourd'hui c'est 200 000 euros c'est ça à peu près 150 000 euros par an plus 150 000 euros

2:12:14
Invité

dans l'assurance vie et effectivement l'autre chose que vous dites c'est très juste c'est qu'aujourd'hui la transmission aux petits enfants en fait elle est aussi très taxée donc ça je trouve que c'est un super sujet et c'est un sujet qu'on doit pouvoir organiser à mon avis dans une présidentielle parce qu'aujourd'hui on n'a pas la majorité absolue pour porter un tel projet et je pense que notre pays doit pouvoir y réfléchir sereinement mais c'est un sujet sur lequel je vous dis moi je trouve qu'on n'est pas au bon endroit

2:12:40
Présentateur

il y a un autre sujet que je trouve intéressant c'est que vous avez déclaré que vous vouliez supprimer plusieurs agences et opérateurs de l'état vous avez même dit un tiers des agences et des opérateurs de l'état avec un objectif de 2 à 3 milliards d'euros d'économie d'ici à 2027 j'ai l'impression d'entendre Donald Trump vraiment et Elon Musk pour être même plus précis eux ils auraient 10% c'est pour vous

2:13:01
Invité

juste moi la tronçonneuse la serpette le sécateur c'est pas ma culture en fait aujourd'hui je sais pas si les gens voient bien ce qu'il y a eu un agent un opérateur aujourd'hui on a 430 au fond filiales de l'état qui sont devenus assez autonomes assez indépendantes qui vivent un peu leur vie

2:13:20
Présentateur

il y en a c'est pour des bonnes raisons

2:13:21
Invité

il y en a c'est pour des très bonnes raisons l'université

2:13:24
Présentateur

l'arcom l'université

2:13:25
Invité

il y a trois trucs il y a des trucs qui aident à faire la norme pour qu'on consulte par exemple les associations écologistes qu'on fasse pas les lois tout seul dans notre bunker ça je pense il y a des choses utiles et les choses parfois c'est un peu pour perdre du temps aussi donc il faut qu'on soit clair sur les choses dont on a besoin et les choses ne sont pas décoratives

2:13:41
Présentateur

il faut déterminer ça

2:13:42
Invité

il y a deuxième chose il y a les agences et les opérateurs qui gèrent de l'argent public et là honnêtement on a une organisation qui est tellement compliquée à comprendre que plus personne ne sait très bien comment ça marche nous même dans les ministères parfois c'est très compliqué de se dire entre ce qu'on veut faire et quand on le fait comment on le fait comment ça arrive aux gens là où ils vivent dans toutes les villes de France dans tous les villages on a créé beaucoup de complexité et puis après il y a les autorités de régulation l'arcom l'HATVP ça c'est des gens qui sont à être indépendants

2:14:09
Présentateur

et ça on n'y touche pas

2:14:10
Invité

et ça on n'y touche pas parce que ça c'est

2:14:12
Présentateur

les autorités indépendantes on les garde donc ce que vous voulez attaquer c'est les opérateurs

2:14:17
Invité

j'attaque rien j'essaye de me dire

2:14:18
Présentateur

supprimer

2:14:19
Invité

non plus j'essaye de me dire qu'à la fin il faut que ça marche pour les français ça s'appelle l'efficacité et se dire à la fin est-ce que pour l'argent qu'on y met est-ce que ça marche pour nous tous l'argent que je gère c'est pas l'argent public c'est notre argent à nous

2:14:31
Présentateur

c'est donc l'argent public

2:14:32
Invité

non c'est notre argent c'est votre argent c'est l'argent des français donc l'argent public oui mais quand on dit public on a toujours l'impression que c'est l'argent des autres on a l'impression que c'est comme s'il y avait un petit pot caché à la fin moi il faut que je sois garante devant tous les français que j'ai fait le meilleur usage des impôts qu'ils ont payés par la TVA par l'impôt sur le revenu par la TG je comprends ce que vous voulez dire

2:14:51
Présentateur

sur notre argent

2:14:52
Invité

ce que je veux dire c'est que les agences et les opérateurs mon but c'est pas de prendre la tronçonneuse et de couper arbitrairement mais je vais vous donner un exemple on a des écoles de formation des fonctionnaires il y en a une par région chaque école les INET les IRA les instituts plus régionaux d'administration chaque école elle a un conseil d'administration une direction de la paye un service RH chaque école on se dit peut-être que des 6 écoles qui existent on peut peut-être faire un réseau

2:15:18
Présentateur

mais c'est le principe de la décentralisation aussi justement de laisser dans les territoires c'est pareil pour les lycées est-ce que vous dites il y a un CA par lycée

2:15:25
Invité

non mais sauf qu'il n'y a pas non

2:15:26
Présentateur

c'est pas tout à fait le même genre de CA ça n'a rien à voir

2:15:28
Invité

on va évidemment garder l'IRA qui est à Lyon on va évidemment garder l'IRA qui est en Corse

2:15:36
Présentateur

sauf que l'IRA de Corse il sera dirigé depuis Paris c'est ça ?

2:15:38
Invité

non il sera dirigé depuis Bastia en l'occurrence et donc la Corse mais est-ce qu'on a besoin à chaque fois d'avoir dans chaque structure publique chaque IRA dans chaque IRA voilà exactement ça peut faire une chanson mais bon je vais peut-être pas me lancer je pense que c'est pas complètement bon c'est pas mal

2:15:55
Présentateur

c'est pas mal

2:15:55
Invité

chacun chante à sa manière donc dans chaque IRA est-ce qu'on a besoin d'avoir tout pareil la même chose est-ce que vous voyez il y a des choses qui font

2:16:04
Présentateur

non non mais je comprends ouais ok

2:16:06
Invité

au fond c'est un peu un maquis oui on a un exemple pour l'écologie on a une agence par exemple qui s'occupe du bio vous avez entendu parler qui fait la promotion du bio on a une agence qui fait des paiements aux agriculteurs pour les soutenir dans la transition on a des régions qui donnent de l'argent aux mêmes agriculteurs qui font du bio on a dans les outre-mer une agence qui a un autre nom et qui est encore sur un plus petit périmètre à la fin est-ce que les gens s'y retrouvent ? est-ce que c'est bien utilisé ?

moi je veux qu'à la fin les politiques publiques marchent les services publics marchent et aujourd'hui on a créé beaucoup de structures c'est devenu très compliqué et donc ce que je veux c'est que ça marche et pour que ça marche parfois il faut rapprocher les gens parfois les organiser différemment et on n'est pas du tout dans la tronçonneuse parce que la tronçonneuse il y a Ciotti qui a fait je ne sais pas si vous avez vu une conférence de presse avec une tronçonneuse elle a été moins grande que celle de Musk elle est électrique aussi c'est un peu ridicule ça faisait un peu je vous l'avais dit

2:16:56
Présentateur

on évite les concours de tronçonneuse s'il vous plaît

2:16:57
Invité

c'est pas ça le but mais à la fin si les français paient des impôts il faut que ça puisse marcher aujourd'hui les maires ils ne comprennent rien de comment ça marche et ils ont l'impression qu'on se fout un peu de leur gueule parce que honnêtement il y a beaucoup de services publics

2:17:09
Présentateur

il y a beaucoup de services publics si vous demandez à des fonctionnaires qui sont là depuis des années qui vous diront que depuis les RGPP ou depuis le New Public Management et tout ce qui les a aussi rendus moins efficaces c'est ces désorganisations successives au nom de l'efficacité je suis 100% d'accord

2:17:23
Invité

c'est ce que j'ai dit ce matin j'ai même prêté c'est un mot au Sénat on a créé tout ça pourquoi ?

2:17:28
Présentateur

vous étiez en commission d'enquête mais là vous voulez réorganiser pour que ce soit plus efficace cette nouvelle désorganisation on a des gens qui sont perdus sur le travail avec une mission et avec des conditions de travail qui changent

2:17:39
Invité

c'est un peu l'inverse c'est dire en fait on a créé des trucs soi-disant décentralisés chacun on n'y comprend plus rien les gens vous savez à la fin la démocratie c'est quoi ? c'est des français qui votent pour des députés des députés qui votent un budget et qui font confiance à un gouvernement à des ministres les ministres il faut qu'on puisse aussi être responsables aujourd'hui vous avez des ministres ils ont tellement d'agences différentes à gérer qu'en fait on n'est pas sûr qu'ils aient vraiment le pilotage qui conduise au fond leur ministère à fond

2:18:06
Présentateur

donc c'est compliqué de mesurer l'efficacité l'efficacité d'un service social c'est quand même assez compliqué

2:18:11
Invité

là je vous parle plutôt qui nous aide à l'investissement ça distribue 64 milliards d'euros 64 milliards d'euros via des tout petits tuyaux qui honnêtement parfois on ne sait même plus très bien où ça va ça peut permettre aussi

2:18:22
Présentateur

d'avoir de la technicité le maillage qui permet aussi de connaître le terrain pour pouvoir justement flécher ces 64 milliards d'euros c'est ça qu'on veut faire

2:18:31
Invité

sauf que le maillage aujourd'hui il est fictif qui a le maillage aujourd'hui ?

c'est les préfets dans les préfectures les sous-préfectures les agents dont je vous parle une immense majorité ont recréé un réseau parallèle donc ça devient illisible ça coûte très cher et donc on veut sujet par sujet de manière un peu claire exactement éviter ce que disait Usul éviter l'espèce de dispersion moi je ne crois pas du tout à parce que c'est autonome ça va mieux marcher je ne crois pas du tout que parce que c'est contractuel ils vont mieux faire le travail je ne crois pas du tout à parce que vous voyez on va mettre un conseil d'administration ça va être mieux piloté que par le parlement moi je pense qu'à la fin on a une démocratie et il faut qu'on puisse rendre des comptes et on peut le faire de manière intelligente on peut faire confiance aux préfets on peut se rapprocher des français

2:19:14
Présentateur

comment vous déterminez quelle agence vous supprimez et laquelle vous ne supprimez pas c'est quoi la critère ?

2:19:20
Invité

c'est pas comme ça qu'on fait si on se dit je vous reprends les agences du sujet du bio sur le bio qu'est-ce qu'attend les agriculteurs qu'est-ce qu'eux ils disent qui marche comment nous on est sûr qu'entre un objectif et une politique il y a une chaîne de commandement claire et si c'est trop dispersé on se demande qui sont les acteurs qui sont les mieux implantés les plus organisés et puis on rapproche sinon ce qui ne marche pas et ça c'est une vision on regarde le bio on regarde la recherche sur certains sujets de se dire il y a peut-être des gens qui font des choses très similaires est-ce qu'on n'a pas intérêt à les rapprocher on regarde sujet par sujet pas je veux supprimer 10 000 emplois pas je veux faire x milliards d'économies pas je veux en supprimer le tiers dont je vous parle le tiers dont je vous parle chaque opérateur chaque agence a fait l'objet d'une mission de recommandations de meilleure organisation depuis 10 ans mon bureau il pourrait être rempli de rapports sur comment il faudrait faire les choses moi je suis arrivé le 23 décembre je pense que je dois aux français un truc c'est qu'à la fin si on a écrit des rapports on a fait travailler des gens et des fonctionnaires qui se sont penchés sur comment on devait faire est-ce qu'on peut se dire pour une fois on applique la recommandation la cour des comptes ils s'appellent la cour des comptes ils sont peut-être pas très funky vous avez dit que la cour des comptes publics c'est pas très funky

2:20:30
Présentateur

non non mais j'ai bossé avec eux la cour des comptes la cour des comptes

2:20:32
Invité

quand ils font des recommandations ils le font au nom des français

2:20:34
Présentateur

personne les écoute

2:20:35
Invité

personne les écoute je me suis dit sur tout l'état

2:20:38
Présentateur

si je peux me permettre

2:20:38
Invité

les opérateurs et les agences c'est quand même pas inintéressant de se dire il y a des gens

2:20:42
Présentateur

là du coup on écoute la cour des comptes quand il s'agit de couper dans les agences je comprends

2:20:47
Invité

mais je pense qu'on doit pouvoir se dire que c'est aussi la démocratie et que quand les temps sont difficiles plutôt que de faire les choses de manière arbitraire moi toute seule je vais lire ce qu'ont fait les parlementaires ce qu'a fait la cour des comptes et au fond ces rapports ils ont été écrits pour que ça marche mieux et peut-être qu'on peut les mettre en place

2:21:03
Présentateur

il y a un autre sujet que je voulais aborder avec vous Amélie de Montchalin c'est la nationalisation d'ArcelorMittal 600 emplois sont menacés la capacité de la France à tout simplement produire de l'acier est menacée également Emmanuel Macron mardi soir s'est catégoriquement opposé à la nationalisation d'ArcelorMittal temporaire la question que j'allais vous poser même une nationalisation temporaire c'est pas possible ?

2:21:25
Invité

en fait le sujet d'Arcelor c'est qu'ils ont un problème de prix de l'énergie donc ça il faut qu'on continue à faire baisser le prix de l'énergie depuis 10 jours si vous regardez le graphique le prix de l'énergie en France il est beaucoup beaucoup plus bas enfin que le prix de l'énergie en Allemagne ça c'est une bonne nouvelle ça veut dire que notre parc nucléaire marche bien mais ça veut aussi dire qu'on fait de l'énergie zéro carbone moins cher qu'ailleurs en Europe et donc ça ça peut aider le problème de l'acier c'est que les Chinois et en Asie ils en font beaucoup beaucoup trop donc ils ont cassé les prix et donc le problème d'Arcelor c'est qui peut acheter

2:21:55
Présentateur

c'est qu'on a un problème de concurrence

2:21:56
Invité

ouais c'est qui peut acheter l'acier d'Arcelor à ce prix là nous on les aide au niveau européen on les aide au niveau français et donc vous avez entendu le président il n'a pas dit j'arrête il a dit il faut absolument qu'on arrive à garder les aciéries de Dunkerque et de Fos-sur-Mer en route mettre de l'argent public ça ne va pas résoudre les clients qu'on n'a pas ça ne va pas résoudre le prix de l'énergie et ça ne va pas résoudre le dumping chinois

2:22:19
Présentateur

alors le président de la république pour le citer il a dit je ne veux pas bloquer les entreprises qui veulent ajuster les choses alors des choses ça s'appelle 636 personnes qui sont qui sont menacées de licenciement aujourd'hui mais il se trouve que je les ai rencontrés les salariés d'ArcelorMittal il se trouve que à discuter avec eux on se rend compte qu'ils connaissent extrêmement bien leur outil de production et en fait ce sont les meilleurs spécialistes de l'entreprise eux en tout cas la CGT qui est majoritaire parmi les opérateurs ouvriers demandent la nationalisation Sophie Binet j'en le rappelais elle a demandé à Emmanuel Macron à Emmanuel Macron il se trouve que ce qui cloche aussi chez ArcelorMittal c'est qu'on a donné beaucoup d'argent public 300 millions d'euros par an et en plus il y avait une promesse d'une somme supplémentaire pour la décarbonation de 800 millions d'euros sur un total de 1,8 milliard qui s'engageaient à investir donc ArcelorMittal pour décarboner la production d'acier il se trouve en fait ils ne le feront jamais ArcelorMittal en France Mittal se moque de vous il investit massivement en Inde et au Brésil justement avant de délocaliser en fait on est en train de revivre Florange on est en train de revivre 2013 pourquoi vous vous arc-boutez là-dessus pardon mais à quoi sert l'acier c'est à construire des bâtiments à faire des voitures à l'armement aussi donc là on entend qu'on a un grand projet d'armement à l'échelle européenne qu'on veut réindustrialiser la France sur tout un tas de sujets donc en fait le débouché pour un marché normalement vous êtes censé en créer les conditions en tout cas c'est la promesse que vous faites donc ce que demandent en plus de l'instabilisation les salariés notamment les syndicalistes de la CGT c'est de mettre des barrières des doigts aux frontières justement pour renchérir le coût de l'acier qui est déversé par notamment le marché chinois qui produit 50% de l'acier mondial pourquoi vous ne le faites pas ?

2:24:01
Invité

Alors on le fait ça s'appelle la taxe carbone aux frontières ça se met en place dans 12 à 18 mois sur l'acier pour dire l'acier qui est produit dans des pays avec du charbon donc avec beaucoup de CO2 quand il arrive en Europe on lui remet du prix parce que nous on l'a fait avec des sources d'énergie qui sont bien meilleures pour la planète mais qui coûtent plus cher et puis il y a les enjeux sociaux donc ça s'appelle la taxe carbone aux frontières la France s'est battue il se trouve que j'ai été ministre des affaires européennes quand ça a été adopté ça a été un combat que la France a mené pendant 10 ans 10 ans on a dit on ne peut pas se mettre à nous même des normes écologiques pour des bonnes raisons si on ouvre nos frontières à tout ce qui arrive au reste du monde sans que ces normes soient appliquées là-bas

2:24:41
Présentateur

et bien d'ici 12 à 18 mois pourquoi on ne fait pas une nationalisation temporelle

2:24:43
Invité

il y a ça et l'autre chose c'est ce qu'on appelle une clause de sauvegarde et donc c'est en train de négocier à Bruxelles là aussi la France pousse très fort pour dire là on a un besoin de sauvegarde c'est-à-dire que comme l'acier chinois il ne va plus aux Etats-Unis il y en a beaucoup beaucoup en Chine qui attend à être vendus qu'est-ce qu'ils font ils baissent les prix et donc ils nous inondent nous l'Europe et donc on a dans ces heureusement quand ces situations arrivent on a des clauses de sauvegarde donc ça c'est l'autre chose qu'on essaie de mettre en place quand j'y essaye parce qu'il faut qu'on le négocie au niveau européen et malheureusement vous avez des pays en Europe avec qui on se bat beaucoup qui vous disent moi je préfère acheter de l'acier vraiment pas cher chinois que de devoir acheter de l'acier européen donc on a aussi une conception qu'il faut qu'on partage avec les autres pays européens c'est qui ?

2:25:22
Présentateur

c'est quel pays ?

2:25:23
Invité

c'est une négociation je ne vais pas les dénoncer c'est pas mon rôle d'aller dire les petits copains ils ne sont pas sympas on négocie et on a bon espoir qu'on va y arriver et j'aimerais que vous pourriez vous dire dans le mois dans un mois on a une clause de sauvegarde on a des règles très claires sur le mécanisme carbone aux frontières qui va se mettre en place après 10 ans de combat et on veut et on va continuer à se battre avec ArcelorMittal pour que et à FOS et à Dunkerque les emplois restent les 300 licenciements et les 300 départs à la retraite pas remplacés c'est ça qui est proposé par Arcelor ça on va essayer à tout prix de l'éviter vous savez on n'a pas eu la main qui trempe pour nationaliser EDF donc on n'est pas dogmatique

2:25:58
Présentateur

non c'est-à-dire que le député socialiste Philippe Brun vous a un peu forcé la main parce qu'il l'a fait voter à l'Assemblée Nationale pardon c'est pas la main qui tremble c'est le rapport de force à l'Assemblée Nationale qui vous était défavorable

2:26:06
Invité

oui enfin j'étais pas au gouvernement à l'époque et vous savez moi j'ai perdu une élection et donc j'ai beaucoup d'humilité sur les moments où on a la main les moments où on l'a moins et donc je

2:26:15
Présentateur

là en l'occurrence c'était Philippe Brun quand même Philippe Brun

2:26:18
Invité

et je le remercie on a beaucoup travaillé ensemble mais c'est lui on a meilleur budget

2:26:20
Présentateur

c'est pas pour vous opposer

2:26:21
Invité

la démocratie a parlé l'État

2:26:23
Présentateur

votez contre

2:26:25
Invité

mais voilà à la fin je peux vous dire aujourd'hui EDF s'est nationalisé et on n'a pas de problème on n'a pas de pudeur de gazelle comme on dit avec le sujet et on vit bien avec ça

2:26:33
Présentateur

Namou

2:26:34
Amélie de Montchalin

en tant que ministre des comptes publics vous gérez aussi tout ce qui est question de douane et donc on a pu voir pendant les 100 premiers jours de mandat de Donald Trump cette offensive cette guerre commerciale qui commence enfin qui nous impose et moi je voulais savoir en tant que ministre comment vous agissez justement pour gérer la guerre commerciale comment vous allez en fait protéger les français et les françaises face à les assauts de Donald Trump

2:27:03
Invité

les assauts de Donald Trump et moi je voulais vous parler d'un sujet que je pense que vous connaissez tous ce qui sont les colis Cheyenne, Tému et qui sont en fait en train de nous inonder c'est un sujet de droite douane et c'est une conséquence de ce que fait Donald Trump aux Etats-Unis Donald Trump il a dit je veux plus rien de chinois en gros aux Etats-Unis bon la première fois il l'a annoncé ça s'est mal passé ça a rempli tous les aéroports ils ont été submergés donc au bout de 24 heures ils ont dit ah on va quand même faire rentrer les paquets parce qu'ils savaient plus où les mettre mais il a quand même annoncé et il va mettre en place des droits de douane très très massifs sur tous les produits achetés par les petits colis chinois on a été à Roissy avec Eric Lombard le ministre d'économie la ministre des PME et les douaniers et je sais pas si vous vous rendez compte ce qui se passe tous les jours tous les jours il y a 600 avions cargo qui partent de Chine et qui livrent dans le monde entier des millions voire des dizaines de millions de colis remplis de t-shirts tout ce qu'on trouve sur les plateformes les produits qui arrivent à 80% ils sont soit dangereux soit remplis de produits qui sont nocifs des allergies des produits interdits des médicaments frelatés des produits cosmétiques qui sont très dangereux pour la peau soit ils sont sous-déclarés il y a écrit ça vaut et donc on a ouvert un paquet je vous donne un exemple c'est arrivé le matin un paquet qui pesait 7 kilos et qui avait été déclaré 33 centimes 33 centimes donc on l'a ouvert il y avait 60 trucs pour une dame en Normandie ça ça veut dire quoi ?

ça veut dire qu'il y a le sujet de la guerre commerciale américaine et on négocie et on essaye de faire revenir les américains à un point où ils se suicident pas économiquement eux-mêmes parce que là c'est surtout eux qui payent aujourd'hui le coup de la pratique les petits colis chinois on a nous la France et j'étais encore aujourd'hui avec la ministre polonaise en charge on va faire une réunion de ministre européen on veut mettre sur tous les colis qui rentrent un forfait pour que je puisse payer les douaniers à contrôler contrôler

2:29:00
Présentateur

donc on va payer une taxe à l'importation enfin nous allons quand on commande un colis à l'étranger payer quelques centimes

2:29:06
Invité

je vais faire payer Shein et les plateformes

2:29:09
Présentateur

ah c'est eux qui vont payer

2:29:09
Invité

qui vont payer

2:29:10
Présentateur

ils vont nous répercuter le prix on les connait

2:29:12
Invité

d'accord sauf que en fait je vais leur faire payer les contrôles qu'ils font pas

2:29:14
Présentateur

d'accord

2:29:14
Invité

ils ont une responsabilité ils peuvent pas envoyer dans le reste du monde des produits dangereux des produits toxiques des produits qui prennent feu des produits qui nous rendent malades c'est hyper dangereux ça contourne nos règles fiscales par ailleurs et moi les gens me disent vous avez qu'à mettre des douaniers d'accord mais je vais pas faire payer les honnêtes gens pour les centaines de douaniers les centaines de scanners les centaines de machines qu'il faut que je mette dans les aéroports pour pas qu'ensuite on se retrouve tous au milieu il y a évidemment de la drogue

2:29:37
Présentateur

au milieu

2:29:38
Invité

moi je pense que si on met quelques centimes quelques dizaines de centimes par article donc ça fait quelques euros par colis

2:29:44
Présentateur

et si je peux me permettre

2:29:46
Invité

quand je vois que Jennifer qui habille tous les réseaux de distribution sont en train de fermer que tous les emplois dans nos quartiers dans nos villes sont menacés qu'on est en train de mettre à plat toute la petite industrie qui faisait les produits de maison d'Europe et de France ça moi je pense que c'est ma manière à moi en fait dans mon périmètre je ne suis pas ministre du commerce extérieur comme Laurent qui est un type super d'ailleurs je voulais vous le dire il est très sympa pour vous inviter pour vous raconter plein de choses on l'a déjà eu il est très sympa lui il s'occupe des négociations avec les américains moi je m'occupe

2:30:19
Amélie de Montchalin

des petits colis chinois justement vous parlez de Chine il n'y a pas très longtemps je crois que ça fait moins d'un mois Christophe Castaner qui est l'ancien ministre de l'intérieur a été nommé au sein du comité responsabilité sociale et environnementale de Chine est-ce que justement c'est avec ce genre de personnalité que vous allez aussi traiter par rapport à ça moi je ne négocie pas

2:30:43
Invité

c'est un interlocuteur non je ne négocie pas avec les plateformes moi je fais appliquer des règles vous voyez quand on est membre du gouvernement quand on agit pour les français il y a des moments où on doit négocier avec les entreprises là c'est pas une négociation là c'est 80% de produits qui sont non conformes mais il n'a pas une influence

2:31:00
Présentateur

quand même Christophe Castaner il a un carnet d'adresses il a des amitiés

2:31:03
Invité

c'est son rôle mais moi c'est le mien donc voilà vous nous dites chacun chez soi

2:31:09
Présentateur

vous nous dites qu'aujourd'hui parmi les produits qu'on importe ils ne respectent pas la loi donc du coup

2:31:13
Invité

on les bloque donc qu'est-ce qu'on fait on les bloque on ne les envoie pas chez les gens c'est dangereux sauf qu'on est face à une marée il y a 800 millions d'articles 800 millions d'articles en 2024 qui ont été envoyés c'était 400 millions l'année d'avant donc on essaye de faire le maximum mais je n'ai pas à vous imaginer 800 millions de personnes on n'a pas dans le pays et heureusement vous y savez le nombre de fonctionnaires qu'il faudrait mettre pour ouvrir donc dès qu'on saisit des choses on les interdit on les détruit c'est aussi écologiquement un scandale parce que ça veut dire qu'on a produit des choses sur la planète qui sont dangereuses et après qu'on détruit parfois on le recycle on fait des choses mais sauf que là où les plateformes sont c'est là qu'il faut qu'on soit lucide quand elles savent qu'un produit a été chopé et qu'on détruit elles renvoient le colis en changeant l'étiquette en changeant le montant donc on est face à quelque chose sur lequel on doit se protéger

2:31:58
Présentateur

et moi je suis et à couvrir le capitalisme comment ça fonctionne

2:32:01
Invité

ça c'est pas du capitalisme parce que le dumping à ce point là c'est quand même un autre modèle économique

2:32:05
Présentateur

c'est le capitalisme d'aujourd'hui des puissances

2:32:08
Invité

et donc nous il faut qu'on soit dans le capitalisme dans la démocratie d'aujourd'hui dans la protection d'aujourd'hui dans les mesures d'aujourd'hui

2:32:14
Présentateur

on va en parler de demain on voulait aussi vous inviter Amélie de Montchalin sur ce plateau parce que vous êtes une macroniste de la première heure vous avez été élu en 2017 vous avez été nommé ministre dès 2019 le macronisme où est-ce qu'on en est c'est un peu la question que je voulais vous poser moi j'ai l'impression qu'on est plus proche de la fin que du début mais peut-être que je me trompe comment est-ce que vous voyez les choses

2:32:32
Invité

bon c'était quoi l'idée du départ

2:32:35
Présentateur

c'est vrai ça

2:32:36
Invité

c'était quoi c'est le moment nostalgie

2:32:40
Présentateur

à la base vous vouliez faire quoi à la base

2:32:42
Invité

il y avait deux choses

2:32:43
Présentateur

société civile tout ça

2:32:45
Invité

moi j'ai fait un stage de six mois au parlement moi je me suis vous savez François Fillon disait que j'étais une députée internet parce que j'avais envoyé mon CV pour être candidate aux législatives

2:32:56
Présentateur

par internet

2:32:57
Invité

par internet parce que c'était comme ça

2:32:59
Présentateur

et pour François Fillon c'était dingue c'est moderne

2:33:01
Invité

donc on peut se dire que le macronisme à l'époque c'était un peu moderne non mais l'idée c'était quoi c'était qu'il y ait des gens c'était qu'il y ait des gens qui ne soient pas des professionnels à la politique qui n'avaient pas 50 mandats derrière eux

2:33:12
Présentateur

l'amateurisme était valorisé

2:33:14
Invité

mais il y avait l'idée aussi que l'amateurisme c'était aussi la voix des français et que vous voyez les 330 députés macronistes en marche de l'époque moi j'étais très fière d'être dans un groupe où il y avait des infirmières des patrons de PME des gens de tous les âges

2:33:26
Présentateur

surtout des patrons de PME des professions libérales

2:33:27
Invité

je peux vous dire mes deux voisins c'était une infirmière d'un côté et une jeune retraitée et une jeune retraitée qui avait eu une vie

2:33:36
Présentateur

vous nous parlez du début c'est vrai qu'il y avait quelque chose de très citoyenniste au début c'est vrai que le macronisme était vendu comme un dépassement du clivage gauche droite qu'est-ce que vous me répondez si je vous dis que j'ai l'impression que ça finit quand même un peu en bourgeoisie de droite

2:33:48
Invité

je vous dis l'idée qui est restée c'est ce qu'on appelle le dépassement

2:33:52
Présentateur

ça vraiment vous y croyez

2:33:53
Invité

moi j'y crois c'est parce qu'il y a

2:33:55
Présentateur

François Epsamen au gouvernement

2:33:56
Invité

c'est de dire

2:33:58
Présentateur

les gens nous ont dit

2:34:00
Invité

vous êtes un peu l'extrême centre vous êtes le centre mou vous n'avez aucune conviction

2:34:03
Présentateur

le centre dur plutôt

2:34:04
Invité

aussi un peu mou qui est au gré du vent qui n'a pas de conviction moi je pense que ça avait surtout une conviction ou une vision qui était de dire en fait l'idéologie c'est bien ça fait 40 ans qu'on essaye un coup à droite un coup à gauche ça fait ping-pong

2:34:18
Présentateur

mais l'idéologie c'est toujours les autres en fait

2:34:20
Invité

non c'est de dire nous la nôtre

2:34:22
Présentateur

c'est de dire que

2:34:25
Invité

s'il y a une bonne solution qui est proposée par quelqu'un ce qui compte c'est ce qu'elle fait c'est pas qui le dit c'est pas qui le propose

2:34:31
Présentateur

oui mais sauf que ça c'est vous qui jugez de ce qui est bon ou pas bon donc en fonction d'une idéologie c'est comme nous dans un journal quand on a une éditoriale on analyse les faits on regarde on se dit c'est une bonne ou une mauvaise idée parce qu'on a une éditoriale c'est vrai donc les bons et les mauvais sujets c'est le sujet définit

2:34:43
Invité

mais on a le droit de se dire que sur un certain nombre de sujets il n'y a pas le petit manuel le petit livre rouge de la droite il faut faire tout de A à Z comme ça et puis il y a le petit manuel le petit livre rouge de la gauche il faut faire tout comme ça et qu'on a le droit au fond de piocher des personnalités des idées pourquoi je crois au dépassement ? Si vous regardez aujourd'hui le pays si on suit cette logique d'affrontement par bloc on va de nulle part vous voyez la tête de l'Assemblée c'est très fragmenté et si on se dit chacun est chez soi se regarde et voit l'autre comme une forme d'adversaire indépassable je pense qu'on ne va de nulle part

2:35:14
Locuteur 7

Mais quand vous dites l'autre ça comprend aussi l'extrême droite ?

2:35:18
Invité

Moi je ne veux pas travailler avec l'extrême droite je ne veux pas non plus travailler avec l'extrême gauche Pourtant s'ils ont une bonne idée

2:35:22
Présentateur

de nos retaillots s'ils ont une bonne idée qui va dans le bon sens vous la prenez ou vous la prenez pas ? Non mais c'est une vraie question ce côté on travaille avec tous ceux qui sont de bonne volonté

2:35:30
Invité

Moi je travaille au fond il y a des gens il y a des idées S'il y a une idée qui peut faire consensus s'il y a une idée qui peut faire compromis c'était un peu l'idée du budget Moi je suis arrivé dans un bureau il y avait un paquet il y avait beaucoup de feu il m'a dit ça c'est le budget il faut arriver à le faire adopter Si on s'était dit par l'idéologie on s'interdit de débattre on s'interdit de discuter tout est figé

2:35:49
Présentateur

Non mais alors là si je peux me permettre pardon mais ça c'est une différence de rapport de force c'est à dire que là pour le coup vous avez été obligé de discuter avec les socialistes parce que sans eux vous ne pouviez pas le faire passer le budget mais moi je n'ai aucun problème

2:35:57
Invité

avec ça

2:35:57
Présentateur

moi je ne me sens pas Si vous aviez eu une majorité absolue vous ne seriez pas à aller négocier avec les socialistes Surtout consulistes pardon ce budget il est quand même plus macroniste que socialiste Oui je sais bien sûr Il est même très largement ils ont obtenu des miettes les socialistes Oui mais il a bien fallu leur en donner quand même

2:36:11
Invité

C'est quoi le dépassement ? C'est l'idée de se dire qu'il n'y a pas ceux qui ont raison et sont qu'ont tort Il y a des gens qui peuvent se mettre dans un même gouvernement dans le gouvernement actuel je ne vais pas vous dire qu'on est d'accord sur tout le monde et qu'on est unanimiste Bien sûr que s'il y a

2:36:25
Présentateur

des gens qui ont tort vous avez le droit de dire qu'il y a des gens qu'on estime ils ont tort Il y a bien sûr

2:36:29
Invité

des gens qui ont tort mais si on en reste là si on en reste là si on se dit moi je suis tout seul je fais mes 10% aux élections présidentielles mais j'ai bien raison tout seul et ça ça va faire une majorité ça ça va conduire le pays c'est une impasse

2:36:41
Présentateur

ça ne marche pas Vous avez dit moi je ne veux pas travailler avec l'extrême droite on en est où du barrage républicain du front républicain je vous avais entendu pendant les législatives en 2022 sortir des choses assez affolantes à l'époque c'était la NUPES en disant ça c'est des anarchistes avec vraiment on avait l'impression que ça c'était votre barrage c'était peut-être plus contre la NUPES qu'autre chose Où est-ce qu'on en est chez vous est-ce que vous pensez parce que là c'était un peu une surprise en 2024 de voir ce front républicain fonctionner encore et moi j'étais surpris également parce que j'avais l'impression que notamment dans votre camp on était plus effrayé par la gauche que par l'extrême droite est-ce que vous seriez prête à voter pour un insoumis dans votre circo s'il est face à ORN par exemple et si vous avez perdu avant

2:37:24
Invité

normalement on dit normalement on dit pas pour qui on a voté mais en 2024 j'ai voté pour un candidat insoumis dans la circonscription où j'étais

2:37:30
Présentateur

ah oui d'accord effectivement ça nous surprend

2:37:32
Invité

et donc

2:37:34
Présentateur

c'est plus des anarchistes ou furieux

2:37:36
Invité

ce que j'ai dit en 2022

2:37:37
Présentateur

et je le dirais c'était dans la panique du moment

2:37:39
Invité

non ce que je le dirais j'ai notamment rappelé qu'un certain nombre de ceux qui se lançaient dans la NUPES se soumettaient à des idées antisémites je l'avais dit à l'époque

2:37:47
Présentateur

et le candidat dans votre circonscription c'était Jérôme Guel

2:37:49
Invité

et ça avait fait beaucoup beaucoup de polémiques

2:37:51
Présentateur

attends c'était Jérôme Guel j'étais face à Jérôme Guel ah oui j'étais face à lui

2:37:55
Invité

et je trouvais que vu ce qu'il avait toujours défendu j'étais étonné de voir avec qui il faisait alliance bon je crois qu'un certain nombre de faits d'ailleurs ont montré que lui-même était en fait in fine pas à l'aise avec la coalition dans laquelle il s'était engagé mais ce que je peux vous dire c'est que ce qui compte à la fin et le choix que j'ai fait en 2024 de voter pour le choix que j'avais c'est de me dire au fond et il se reconnaîtra et c'est quelqu'un que je connais avec qui on a beaucoup échangé j'ai regardé qui étaient les personnes quelles étaient leurs valeurs les choses avec lesquelles je pouvais vivre les choses avec lesquelles je ne pouvais pas vivre et le choix que j'ai fait c'est celui que

2:38:29
Présentateur

c'est du cas par cas non mais c'est intéressant parce que du coup il est plus absolu ce barrage contre le RN

2:38:32
Invité

non mais c'est pas une question d'absolu ou pas c'est un choix de conscience les électeurs y regardent bah moi c'était pas possible de voter pour la candidate en l'occurrence RN et c'est pas parce que c'était ce moment-là ni ce jour-là c'est que c'est pas possible

2:38:44
Présentateur

alors ça c'est intéressant parce que c'était dans une circonscription la vôtre vous avez effectivement dû faire un choix mais on va se dire les choses aussi le RN est aux portes du pouvoir si demain il arrive au pouvoir qu'est-ce qu'on fait on s'oppose à eux ou on collabore avec eux parce qu'il y aura des postes à prendre non mais il y aura des postes ils auront besoin eux aussi d'avoir des appuis chez les macronistes peut-être même qu'ils n'auront pas une majorité absolue et peut-être même qu'ils n'auront pas de majorité absolue

2:39:07
Invité

vous avez rappelé un peu mon parcours vous avez dit voilà moi je suis une femme donc de 39 ans j'ai une fille en quatrième j'ai deux garçons en sixième je suis économiste j'ai travaillé effectivement dans le secteur financier parce qu'en économiste c'est plutôt là c'est pas chez le boulanger qu'on travaille c'est plutôt le secteur où j'étais je considère que c'est pas un emploi à vie la politique et donc oui on se bat moi je veux me battre et je vous ai dit sur des sujets potentiellement où d'ailleurs ma famille politique aujourd'hui se cherche une théorie une idée moi je veux me battre pour des idées auxquelles je crois je crois qu'il faut que le travail continue mieux payé dans le pays je crois que l'héritage c'est un sujet je pense mais je vais pas tergiverser avec mes valeurs je vais pas dire par exemple quand j'entends dire je vous donne un exemple au milieu du budget il y a des gens qui disent ah on a plein d'idées d'économie pour vous vous savez sur l'immigration on peut faire 6 milliards 10 milliards 15 milliards d'économie

2:39:54
Présentateur

mais dans votre gouvernement

2:39:55
Invité

celui qui dit ça non

2:39:57
Présentateur

Bruno Retaille vous êtes à l'aise avec Bruno Retaille vous tergiverser vous ne tergiverser c'est dur à dire Bruno Retaille il y a ce qu'il dit

2:40:06
Invité

on a travaillé sur quoi depuis 3 mois ? le narcotrafic moi je m'occupe des douanes lui il s'occupe des policiers donc la lutte contre le narcotrafic avec les outils et Darmanin Gérald Darmanin du côté justice tous les 3 moi je pense qu'on a réussi à travailler honnêtement de manière très efficace contre le narcotrafic le blanchiment les gangs qui en fait quand même balles perdues vous savez qu'il y a plus de morts en 2024 en France par le narcotrafic

2:40:30
Présentateur

que de morts par le terrorisme donc vous séparez le candidat à la présidence du LR du ministre c'est ça ? c'est pas la même personne

2:40:36
Invité

lui-même a l'air de dire d'ailleurs qu'il y a des sujets sur lesquels Macron et les macronistes parlent et qu'il n'est pas d'accord

2:40:41
Présentateur

il l'a dit à la télé il l'a dit

2:40:43
Invité

aujourd'hui on a une forme de gouvernement qui est un gouvernement de coalition moi je suis assez fière que dans un moment comme notre pays il y ait des choses qu'on puisse faire pour débloquer la situation parce que sinon ça s'appelle la crise de régime mais je pense que je fais la différence entre ces positions politiques dans une visée peut-être présidentielle un jour qui peut être la sienne

2:40:59
Amélie de Montchalin

mais c'est des visées qui portent aussi en tant que ministre de l'intérieur

2:41:02
Invité

à la fin il y a un premier ministre à la fin il y a un premier ministre qui décide et si vous regardez les lois qu'on vote les décisions qui sont prises on a des discours on est en train de faire des choses qui moi me vont très bien ce qu'on fait effectivement sur le narcotrafic avec Gérald Darmanin et Bruno Ontario ça me va très bien et ce que je vous dis c'est que non quand vous dites il y aura des postes moi c'est pas ma conception moi je fais partie je vous dis de ceux qui sont engagés au départ dans l'idée qu'on pouvait faire des choses pour son pays mais je vais pas faire des choses pour mon pays et je pense qu'on est beaucoup d'entre nous à d'abord vouloir combattre les extrêmes mais ensuite on va pas aller se compromettre ça serait ça serait une déchéance en tout cas à mon échelle moi je veux d'abord les combattre

2:41:44
Présentateur

je veux d'abord

2:41:45
Invité

faire en sorte qu'ils gagnent pas

2:41:46
Présentateur

Macron ça s'accommode assez bien il avait dit il y avait ce fameux article de Raphaël Baquet Ariane Chemin Ivan Trippenbach qui racontait comment Macron était à l'aise lui pour parler avec l'extrême droite il disait même que c'était son terrain préféré et il y a cette fameuse citation le problème des urgences c'est surtout qu'il y a beaucoup de mamadou est-ce que l'extrême droite c'est pas seulement Retailleau elle s'est pas aussi progressivement installée jusque dans ses phrases du président qui sont plus que des phrases malheureuses qui traduisent sans doute une aisance avec ces idées-là une familiarité en tout cas avec ces idées racistes non mais allons-y quand vous avez lu ça vous y croyez pas cette phrase vous y croyez ou ça vous étonne pas de lui ou vous le connaissez il est pas comme ça

2:42:20
Invité

je veux pas commenter les phrases rapportées dans les journaux je suis assez bien c'est pas n'importe qui c'est le monde ça je pense que c'est pas quelque chose que je veux mettre et je peux pas croire une seconde une seconde que le président soit raciste d'une quelconque manière d'une quelconque manière et ce serait très grave et c'est pas notre ligne et c'est pas ce qu'on porte et c'est pas ce qu'on fait c'est pas ce qu'on dit

2:42:44
Présentateur

donc si c'est vrai c'est très grave mais ça doit pas l'être ça l'est sûrement pas

2:42:48
Invité

ce serait très grave et je pense que ce n'est pas vrai

2:42:50
Présentateur

d'accord

2:42:51
Amélie de Montchalin

moi j'ai une question sur l'avenir justement moi j'aimerais savoir en fait qui parmi les macronistes qui sont dans votre camp les gens avec qui vous travaillez qui vous allez soutenir en 2027 qui pour vous représente en fait l'héritage de ce que c'est que le macronisme

2:43:11
Présentateur

il y a le brun pivet

2:43:12
Invité

en fait moi c'est intéressant moi je sais pas si on cherche on a parlé héritage avant je pense que c'est plutôt qui a une vision qui peut je le dis à nouveau permettre au fond au pays d'avancer et donc de pas être face à un mur face à des blocages face à des

2:43:25
Présentateur

c'est une bonne question

2:43:26
Invité

bah voilà

2:43:27
Présentateur

on vous la pose je suis pas sûr

2:43:28
Invité

que vous voulez je pense qu'aujourd'hui moi je sais pas vous dire on est deux ans avant

2:43:34
Amélie de Montchalin

entre un Gabriel Attal et un Gérald Darmanin entre un Gabriel Attal et un Edouard Filet

2:43:39
Invité

mais c'est pas une question pour moi c'est pas qu'une question de personne c'est qu'est-ce qu'ils vont dire avec qui ils vont le faire qu'est-ce qu'ils vont proposer comment les gens vont adhérer est-ce qu'il faudrait

2:43:52
Présentateur

pas une primaire

2:43:53
Amélie de Montchalin

oui on est deux ans avant mais ils commencent déjà tous un peu à poser les bases de ce qu'ils veulent proposer pour la France en 2027 j'ai pas vu de programme pour l'instant

2:44:02
Invité

et moi mon rôle aujourd'hui c'est pas d'aller faire campagne mais moi vraiment mon job mon job aujourd'hui je suis pas fixou la nuit qui voit des euros et qui charge des milliards mais mon job c'est quand même vraiment comment notre pays évite de nouveau la censure évite de nouveau le blocage évite le surendettement

2:44:21
Locuteur 6

la gauche

2:44:21
Invité

évite non on travaille avec eux et non c'est pas la gauche le problème pour moi c'est plutôt notre incapacité à nous mettre d'accord sur des choses qui sont essentielles et sur lesquelles on peut être d'accord et on a été d'accord et honnêtement sur plein de sujets je suis absolument persuadé qu'on peut être d'accord mais la gauche restera dans l'opposition le PS restera dans l'opposition mais c'est pas parce qu'on est dans l'opposition qu'on est obligé de bloquer donc moi mon job d'aujourd'hui c'est de faire en sorte aussi que ça c'est peut-être un peu plus sérieux quand je dis la gauche

2:44:48
Présentateur

je voulais dire l'alternance éviter l'alternance Macron c'est quand même

2:44:51
Invité

c'est aussi de permettre un débat démocratique apaisé en 27 pour que ça soit une présidentielle vraiment démocratique il faut que les français puissent débattre il faut que les idées puissent se confronter c'est très difficile d'avoir ce débat si on a un énorme déficit si on a une quasi crise financière et si au fond on n'a pas un peu remis notre maison en ordre moi je pense qu'une partie de la responsabilité qui est la mienne c'est d'assurer qu'en 2027 quand les débats vont avoir lieu les promesses qui vont être faites par les uns les autres on puisse vraiment les faire le pire qui pourrait arriver c'est qu'on fasse des grandes promesses et que tout ça soit du vent et que le lendemain de l'élection ils arrivent qui que ce soit dans le bureau que je laisserai à mon successeur je sais pas quand mais un jour peut-être plus tôt que 27 on sait jamais ça peut arriver et que ce jour là ils puissent se dire ah bah il n'y a plus de sous si on fait ça c'est très grave ça veut dire qu'on aura pour le coup une énorme une énorme trahison des français

2:45:39
Présentateur

c'est ce que vous a fait Bruno Le Maire il y a l'attaque Jucman s'il n'y a plus de sous on sait jamais

2:45:43
Invité

il ne faut pas qu'il parte parce que s'il parte

2:45:45
Présentateur

vous n'aurez plus des gens comme je voulais dire merci beaucoup Amélie de Montchalin d'être venue sur le plateau de Backseat merci je vous laisse quitter le plateau on vous rejoint on va conclure cette émission chers amis merci chers chroniqueurs chères chroniqueuses bon vous avez noté si on a un débat apaisé en 2027 c'est grâce à Amélie de Montchalin on prend note on prend note on prend date abonnez-vous on en reparle non mais merci beaucoup à notre invité politique d'être venu les copains où est-ce qu'on se retrouve où est-ce qu'on vous retrouve sur les réseaux sociaux sur les réseaux sociaux le peu que j'utilise mon compte X Blue Sky mais c'est chiant et enfin en vrai lisez-moi plus tôt dans l'humain ça sera plus simple très bien l'humanité évidemment à retrouver également sur Twitch Namou

2:46:28
Amélie de Montchalin

sur X et sur Instagram

2:46:30
Présentateur

X et Insta arrobas quoi Namou

2:46:32
Amélie de Montchalin

genre oui Namou entre autres je ne sais pas s'il y a non il n'y a pas de bon non il n'y a pas de bon oui vous devriez facilement me retrouver

2:46:39
Présentateur

Usul on te retrouve comme d'hab Insta Twitter non pas de plus Twitter maintenant Blue Sky mais Rhinoceros il n'y en aura pas dimanche c'est le dimanche d'après parce qu'on voulait faire sur Macron et on a regardé ça on s'est dit mais qu'est-ce qu'il y a à dire là-dessus puis en plus j'ai envie de dire on a même déjà tout dit là il n'y a pas besoin de faire grand chose de plus oui on peut s'énerver contre Agnès Verdi-Molinier mais bon c'est un peu convenu on a un autre sujet en réserve qui sera pertinent le dimanche prochain à Marseille ou dans les environs de Marseille j'ai une annonce à vous faire chers amis je vous retrouve ce samedi à Marseille pour l'Europa Festival un festival gratuit organisé par la Commission Européenne et le Parlement Européen qui est porté par le Monde des Possibles et par le Delta Festival c'est un festival sur lequel il y aura une grande scène musicale et il y aura une plus petite scène à côté que je vais animer sur laquelle on va discuter de désinformation de numérique et de santé mentale avec des intervenants vous verrez ça va être passionnant tout ça encore une fois est gratos vous tapez Europa Festival sur Google et vous cliquez sur le lien pour prendre votre place gratuite et on se retrouve samedi merci le public c'est la fin de cette émission ciao bye bye salut à toutes et à tous au revoir