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InterviewRFI — L'Atelier politique (sur Site radio)· 19 septembre 2026 39 minComplaisantPortrait personnelÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

Fatiha Keloua-Hachi : «La France Insoumise n’est pas un ennemi, pas même un adversaire»

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 19 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez un outil de prédilection ?

  • 1:57OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'on vous racontait, dans votre famille, de l'histoire de l'Algérie, de l'immigration, de l'arrivée en France ?

  • 3:01FerméeRéponse directe

    Et vos parents sont arrivés en région parisienne, directement ?

  • 3:19OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'aujourd'hui vous avez conservé de cette mémoire familiale ? Et peut-être d'ailleurs aussi dans votre manière de faire de la politique ?

  • 4:20OuverteRéponse directe

    Lorsque vous étiez petite fille à l'école, vous étiez donc en Seine-Saint-Denis déjà.

  • 5:09OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui a représenté l'école pour vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:50Invité politiqueFait
    « Moi, j'ai eu la chance de prendre ce qu'on appelle un ascenseur social ou d'être transfuge de classe. »
  • 9:31Invité politiqueFait
    « On a cassé la mixité sociale à l'école. On l'a cassé de façon volontaire. »
  • 9:49Invité politiqueFait
    « Les établissements privés ou les établissements publics sans mixité, on va prendre un exemple, Louis-le-Grand, à Paris, ne sont pas obligés de créer de la mixité sociale dans leur établissement. »
  • 10:23Invité politiqueFait
    « Petite, comme je suis la dernière de la famille, c'est moi qui m'occupais de tous les papiers de mes parents. Je n'avais pas d'instruction en français, donc je m'occupais de ma famille. »
  • 10:47Invité politiqueFait
    « Ensuite, je suis rentrée à la Ligue des droits de l'homme à 17 ans. »
  • 25:11Invité politiqueChiffre
    « 80 voire 90% de ce qu'on propose est absolument identique. »
  • 27:37Invité politiqueChiffre
    « Je reçois une dizaine de témoignages par semaine qui concerne Bétaram. »
  • 27:38Invité politiqueChiffre
    « Je fais des articles 40, je dois en faire entre 5 et 7 par semaine. »
  • 34:56Invité politiqueFait
    « Un de leurs textes sera logement social uniquement pour les français. »
  • 36:28Invité politiqueFait
    « Marine Le Pen elle fait son beurre sur la préférence nationale ou la priorité nationale. »
  • 37:02Invité politiqueFait
    « En Seine-Saint-Denis, on a des communes qui ne construisent pas de logements sociaux et qui préfèrent payer des pénalités plutôt que de construire. »

Temps de parole

  • Fatiha Keloua Hachi59 %
  • Présentateur34 %
  • ?7 %

≈ 46,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

L

0:08
Invité

'atelier politique

0:08
Locuteur

avec

0:10
Invité

Frédéric Rivière.

0:20
Présentateur

Bonsoir et bienvenue dans l'atelier politique. Dans cette émission, nous essayons de prendre le temps de la réflexion, de l'analyse, de la mise en perspective, avec l'ambition de comprendre ce qui nous arrive et peut-être aussi ce qui s'annonce. Et ce soir, nous sommes avec Fatiha Keloua Hachi. Vous êtes député socialiste de la 8e circonscription de Seine-Saint-Denis. Avant d'entrer en politique, vous avez été professeur de lettres pendant près de 30 ans. A l'Assemblée nationale, vous êtes notamment engagé sur les questions d'éducation, ce qui est cohérent, de précarité étudiante et de violence scolaire. Bonsoir.

0:50
Fatiha Keloua Hachi

Bonsoir, merci pour l'invitation.

0:52
Présentateur

Cette émission est enregistrée, je vous le précise, dans les conditions du direct. Nous sommes ensemble pour à peu près 40 minutes. Vous allez donc avoir du temps pour développer vos idées. Et je vais vous soumettre à la question rituelle de cette émission, puisque dans un atelier, généralement, on trouve des outils. Est-ce que vous avez un outil de prédilection

1:09
Locuteur

?

1:10
Fatiha Keloua Hachi

Moi, j'ai un outil et on appelle ça un outil. C'est le stylo.

1:16
Locuteur

Alors,

1:16
Fatiha Keloua Hachi

dans mon milieu professionnel qui est l'enseignement, on appelle ça un outil scripteur.

1:22
Locuteur

Et

1:23
Fatiha Keloua Hachi

on dit aux enfants, prends ton outil scripteur pour lui expliquer que c'est un outil qu'il faut l'apprivoiser, qu'il faut savoir l'utiliser et qu'il est fait pour écrire.

1:32
Locuteur

Et

1:32
Présentateur

comment réagissent les enfants la première fois qu'on leur parle d'outil scripteur

1:35
Fatiha Keloua Hachi

? Oui, ils savent très bien que c'est un stylo, très vite. C'est une boutade.

1:38
Locuteur

C

1:38
Fatiha Keloua Hachi

'est pour un peu expliquer comment on utilise un stylo. En fait, la réalité, c'est que par exemple, un enfant

1:43
Locuteur

qui

1:44
Fatiha Keloua Hachi

a des problèmes de dysgraphie a beaucoup de mal à tenir un stylo.

1:49
Locuteur

Donc,

1:49
Fatiha Keloua Hachi

ça s'apprend.

1:51
Présentateur

Alors, vous avez grandi à Montreuil, dans une famille d'origine cabile, avant de devenir professeur de lettres. On en parlera. Qu

1:58
Locuteur

'est

1:58
Présentateur

-ce qu'on vous racontait, dans votre famille, de l'histoire de l'Algérie, de l'immigration, de l'arrivée en France

2:04
Locuteur

?

2:04
Fatiha Keloua Hachi

Pas grand-chose.

2:06
Présentateur

Pas

2:06
Locuteur

grand

2:07
Fatiha Keloua Hachi

-chose.

2:08
Locuteur

Moi,

2:09
Fatiha Keloua Hachi

j'ai eu des parents

2:10
Locuteur

très

2:11
Fatiha Keloua Hachi

traumatisés. Ils

2:13
Locuteur

sont arrivés

2:14
Présentateur

en quelle année, vos parents

2:15
Locuteur

?

2:15
Fatiha Keloua Hachi

Mon père est arrivé en 1917. Votre

2:19
Locuteur

père, en 1917 ? Mon père est né

2:20
Fatiha Keloua Hachi

en 1900, mon père.

2:22
Locuteur 2

J

2:22
Locuteur

'ai un

2:22
Fatiha Keloua Hachi

père qui m'a eu à 70 ans.

2:24
Locuteur

D

2:24
Locuteur 2

'accord.

2:25
Fatiha Keloua Hachi

Et ma mère est arrivée dans les années

2:29
Locuteur

50,

2:31
Fatiha Keloua Hachi

avant l'indépendance de

2:32
Locuteur

l'Algérie.

2:33
Fatiha Keloua Hachi

Donc, j'ai des parents qui sont venus en France plutôt jeunes, mais avec des valises de traumatisme. C'est-à-dire que moi, j'ai posé des questions très très vite. Et puis, j'ai eu d'autres histoires par bribes.

2:47
Locuteur

Par

2:48
Fatiha Keloua Hachi

bribes seulement. J'ai été pourtant très très curieuse et très friande de savoir d'où il venait. Mais c'est compliqué. Les familles, en tout cas algériennes, ont beaucoup de mal à parler de ce qu'ils ont vécu.

3:01
Présentateur

Et vos parents sont arrivés en région parisienne, directement ?

3:04
Fatiha Keloua Hachi

Non, mon père est d'abord arrivé dans le Bordelais, ensuite dans le nord de la France. Et il s'est installé à Paris dans les années, je dirais, 40.

3:15
Présentateur

Alors, malgré tout, vous avez appris des choses au fil du temps. Qu'est-ce qu'aujourd'hui vous avez conservé de cette mémoire familiale ? Et peut-être d'ailleurs aussi dans votre manière de faire de la politique

3:26
Locuteur

? Ce

3:28
Fatiha Keloua Hachi

que j'ai conservé, c'est que la colonisation a été un désastre.

3:33
Locuteur

Un

3:33
Fatiha Keloua Hachi

total désastre. Et je vais vous donner un exemple.

3:37
Locuteur

Mon

3:37
Fatiha Keloua Hachi

nom de famille.

3:39
Locuteur

Le

3:39
Fatiha Keloua Hachi

nom de mon père, c'est Kélois.

3:41
Locuteur

Or, c

3:42
Fatiha Keloua Hachi

'est un nom que les colons ont donné à mon père. Ça n'est pas le nom de mes ancêtres. Le nom de mes ancêtres, c'est Alouache. Et donc, les militaires sont venus dans le village de mes parents et ont décidé qu'on s'appellerait Kélois. Et ils ont donné des noms de famille à tous les villageois.

3:59
Locuteur

De

4:00
Fatiha Keloua Hachi

façon arbitraire. Avec transcription à l'état civil. Donc là, aujourd'hui, mon état civil, c'est Kélois. L'état civil de mon père aussi. Alors que la réalité, c'est que ce n

4:11
Locuteur

'est

4:11
Fatiha Keloua Hachi

pas mon nom de famille.

4:12
Locuteur

Et

4:12
Fatiha Keloua Hachi

donc, c'est très traumatisant pour un enfant de savoir qu'on nous donne un nom et c'est le nom de la colonie et pas le nom de mes origines, de mes ancêtres.

4:20
Présentateur

Lorsque vous étiez petite fille à l'école, vous étiez donc en Seine-Saint-Denis déjà.

4:26
Fatiha Keloua Hachi

Alors, moi, j'ai été très petite dans le 19e arrondissement.

4:29
Locuteur

Et

4:29
Fatiha Keloua Hachi

je suis arrivée à Montreuil en CM2, donc à 10 ans.

4:32
Présentateur

Est-ce que ce sont des souvenirs que vous partagiez avec des camarades de classe

4:37
Locuteur

?

4:38
Présentateur

Cette mémoire historique, familiale

4:41
Locuteur

?

4:42
Fatiha Keloua Hachi

Comme dans ma famille, c'était tabou. Moi, je pensais que c'était un sujet interdit et tabou. Et donc, j'en parlais pas du tout. Pas du tout, du tout. Ni à l'école, ni où que ce soit.

4:51
Locuteur

On

4:52
Fatiha Keloua Hachi

va dire que je me suis un peu ouverte à qui j'étais à l'adolescence.

4:55
Locuteur

Et

4:56
Fatiha Keloua Hachi

à Montreuil, il y a beaucoup d'enfants d'immigrés et beaucoup de cabines et d'Algériens. Et donc, il y avait la possibilité de discuter justement de nos origines. Mais je l'ai fait, je me suis autorisée de le faire qu'à partir de la quatrième, vers 13 ans.

5:09
Locuteur

Qu

5:09
Présentateur

'est-ce qui a représenté l'école pour vous

5:11
Locuteur

? Beaucoup

5:12
Fatiha Keloua Hachi

de choses. Beaucoup, beaucoup de choses. Justement, à l'école,

5:17
Locuteur

j

5:18
Fatiha Keloua Hachi

'ai eu le droit

5:19
Locuteur

de

5:20
Fatiha Keloua Hachi

développer

5:21
Locuteur

mes

5:22
Fatiha Keloua Hachi

pensées,

5:23
Locuteur

d

5:24
Fatiha Keloua Hachi

'exprimer aussi ce que je pensais, ce que je ressentais sur un sujet. Alors, je me rappelle, moi, d'un sujet qui était important en CE2, c'était la protection animale. Alors, tous les enfants adorent les animaux. Et nous, on avait un cochon d'Inde à l'école. Aucun parent ne voulait prendre le cochon d'Inde le week-end.

5:43
Locuteur

Et

5:43
Fatiha Keloua Hachi

ma mère adorait les cochons d'Inde. Et donc, elle disait, mais non, mais

5:46
Locuteur

un

5:47
Fatiha Keloua Hachi

animal, c'est un don de Dieu. Mais bien sûr qu

5:49
Locuteur

'on

5:49
Fatiha Keloua Hachi

va le recueillir. Moi, j'aime beaucoup les cochons d'Inde. Alors que c'était juste pour me faire plaisir. Et donc, à l'école, j'expliquais.

5:55
Locuteur

Je

5:55
Fatiha Keloua Hachi

disais, mais moi, mes parents peuvent le prendre tous les week-ends. Pourquoi les parents des autres ne le prennent pas ? Et j'ai compris qu'il y a des gens qui sont très égoïstes ou qui ont envie de vivre leur petite vie tranquille. L'enfant va à l'école, mais le soir, c'est fini. Moi, il n

6:11
Locuteur

'y a

6:11
Fatiha Keloua Hachi

jamais eu de faim à l'école. J'avais une enseignante qui venait à la maison,

6:14
Locuteur

à

6:15
Fatiha Keloua Hachi

l'école maternelle, qui offrait des cadeaux aux enfants. Et moi, je trouvais ça merveilleux. Je trouvais qu'il y avait une continuité qui était... Enfin, pour moi, c'était merveilleux, l'école.

6:22
Présentateur

Alors, c'est cet émerveillement que vous avez éprouvé, petite fille, à l'école, qui vous a donné ensuite envie de devenir à votre tour enseignante ?

6:31
Fatiha Keloua Hachi

Oui.

6:32
Locuteur

De

6:32
Présentateur

transmettre ce qu'on vous avait transmis ?

6:34
Fatiha Keloua Hachi

Oui. Et puis, j'ai eu un prof de français au collège. Je l

6:37
Locuteur

'ai

6:37
Fatiha Keloua Hachi

eu deux ans, en sixième et en troisième.

6:40
Locuteur

Et

6:40
Fatiha Keloua Hachi

ce prof de français, c'est le prof de français de ma vie, on va dire. Et il nous faisait des débats en classe.

6:48
Locuteur

Et

6:49
Fatiha Keloua Hachi

donc, avec des sujets d'actualité, des sujets diverses, et diviser la classe en deux. Est-ce que vous êtes pour ? Est-ce que vous êtes contre ? Et on devait avoir une vraie opinion, et la développer, l'argumenter, mais dès la sixième. Et ce prof de français, je l'ai rencontré à une réunion de prof quand moi-même, j'étais prof. Et aujourd'hui, j'ai des élèves qui sont devenus profs, et qui reviennent me voir en me disant « C'est grâce à vous, c'est parce que vous nous avez donné envie de... » Donc, c

7:13
Locuteur

'est

7:13
Fatiha Keloua Hachi

un métier vraiment passion, en fait.

7:15
Présentateur

Ce prof, il vous préparait déjà d'une certaine manière à une carrière politique, un peu. Vous apprenant le débat, la persuasion, l'argumentation, c'était un peu de cette nature, de cet ordre.

7:25
Fatiha Keloua Hachi

Oui, oui, oui.

7:27
Locuteur

Alors,

7:28
Présentateur

vous avez enseigné pendant près de 30 ans dans des établissements confrontés parfois aux difficultés sociales. Qu'est-ce que cette expérience vous a apporté dans votre réflexion sur le discours politique autour de l'égalité des chances

7:42
Locuteur

? D

7:43
Fatiha Keloua Hachi

'abord, moi, j'ai une grande, grande fierté

7:45
Locuteur

de

7:47
Fatiha Keloua Hachi

ne pas être une politique et de ne pas être que ça. Quand on enseigne, on commence sa carrière avec 3 francs 6 sous, on est au SMIC. Et au bout de 30 ans, je touchais 2600 euros par mois,

8:00
Locuteur

avec

8:01
Fatiha Keloua Hachi

un investissement incommensurable.

8:05
Locuteur

Donc,

8:06
Fatiha Keloua Hachi

aujourd'hui, je suis vraiment, vraiment heureuse d'avoir eu cette expérience. D'ailleurs, je suis en disponibilité, donc je suis prof encore.

8:13
Locuteur

Et

8:13
Fatiha Keloua Hachi

ça m'apporte à l'Assemblée nationale une base. Une base. Je suis députée de la Nation et je représente, quelque part, et la Seine-Saint-Denis, mais aussi le corps professoral. Donc, ça m'apporte quelque chose en plus.

8:27
Présentateur

Vous avez travaillé, et je le précieuse, on en a d'ailleurs parlé un petit peu avant le début de cette émission, vous avez travaillé sur la maîtrise de la langue. C'est une chose qui est importante pour vous. Vous avez travaillé aussi sur l'éducation prioritaire. Pourquoi, selon vous, ces politiques produisent encore des résultats aussi inégaux selon les établissements et les territoires ?

8:48
Fatiha Keloua Hachi

Alors, c'est bien que

8:49
Locuteur

vous

8:49
Fatiha Keloua Hachi

me posiez cette question. En fait, moi, j'ai eu la chance

8:53
Locuteur

de

8:54
Fatiha Keloua Hachi

prendre ce qu'on appelle un ascenseur social ou d'être transfuge de classe. C'est une réalité, c'est-à-dire que j'ai rompu quelque part avec une lignée qui était prédestinée à autre chose.

9:07
Locuteur

Aujourd

9:07
Fatiha Keloua Hachi

'hui, c'est plus possible. Et ça,

9:10
Locuteur

c

9:10
Fatiha Keloua Hachi

'est la personne... Pourquoi

9:12
Locuteur

c'est plus possible aujourd'hui ? J'ai

9:13
Fatiha Keloua Hachi

travaillé au Restora, la mission Grande Pauvreté, entre 2019 et 2022. Une mission sur laquelle on travaillait sur les 143 réseaux d'éducation prioritaire. Et le réseau, c'est de la maternelle au lycée. Donc,

9:26
Locuteur

j

9:26
Fatiha Keloua Hachi

'ai vu des milliers et des milliers d'élèves, des milliers de pratiques, des milliers de profs.

9:29
Locuteur

C

9:30
Fatiha Keloua Hachi

'est plus possible aujourd'hui. Pourquoi ? Parce qu'on a cassé la mixité sociale à l'école.

9:35
Locuteur

On

9:36
Fatiha Keloua Hachi

l'a cassé

9:36
Locuteur

de

9:37
Fatiha Keloua Hachi

façon volontaire. Et je vais vous donner un exemple. Les établissements privés ou les établissements publics sans mixité, on va prendre un exemple, Louis-le-Grand, à Paris,

9:49
Locuteur

ne

9:49
Fatiha Keloua Hachi

sont pas obligés

9:51
Locuteur

de

9:52
Fatiha Keloua Hachi

créer de la mixité sociale dans leur établissement. Et donc, ça donne une ségrégation qui est catastrophique.

9:58
Présentateur

Vous avez enseigné, on l'a dit, pendant près de 30 ans. Et puis, vous avez franchi, assez récemment finalement, à l'échelle de votre carrière, le pas politique. Qu'est-ce qui vous a convaincu que vous seriez, peut-être, je ne sais pas, plus utile ou différemment utile dans l'institution parlementaire

10:18
Locuteur

?

10:19
Fatiha Keloua Hachi

Alors, moi, j'ai toujours

10:20
Locuteur

eu

10:21
Fatiha Keloua Hachi

une mission d'être utile.

10:23
Locuteur

C

10:24
Fatiha Keloua Hachi

'est-à-dire que, petite, comme je suis la dernière de la famille, c'est moi qui m'occupais de tous les papiers de mes parents.

10:31
Présentateur

Je

10:31
Fatiha Keloua Hachi

n'avais pas d'instruction en français, donc je m'occupais de ma

10:34
Locuteur

famille. Ils savaient lire et

10:34
Présentateur

écrire, vos parents ?

10:35
Fatiha Keloua Hachi

Pas le français, du tout.

10:36
Locuteur

Oui, c'est ça. Non, non.

10:38
Fatiha Keloua Hachi

Ils ne l'ont jamais appris. Donc, je portais mes parents à bout de bras, alors que j'avais plusieurs frères et soeurs plus grands, mais je sentais que c'était mon rôle. Ensuite, je suis rentrée à la Ligue des droits de l'homme à 17 ans.

10:49
Locuteur

Et

10:50
Fatiha Keloua Hachi

à la Ligue des droits de l

10:50
Locuteur

'homme,

10:51
Fatiha Keloua Hachi

on vous apprend très vite qu'il y

10:52
Locuteur

a

10:52
Fatiha Keloua Hachi

une réalité. Et quand on fait des permanences, ce sont des gens qui ont des problèmes divers et variés. En Seine-Saint-Denis, le problème principal,

11:00
Locuteur

c

11:00
Fatiha Keloua Hachi

'est les logements, les papiers. Et puis, je suis rentrée dans beaucoup d'associations.

11:05
Locuteur

C

11:05
Fatiha Keloua Hachi

'est-à-dire que j'ai toujours eu besoin d'être utile. Mais, je suis une maman maghrébine et méditerranéenne. Je voulais être présente pour mes enfants, très présente. Et donc, j'ai enseigné, j'ai éduqué mes enfants. Et une fois qu'ils ont été indépendants, je me suis dit, je peux me permettre d'être utile autrement en politique. Mais c'est un peu une stratégie de vie. Vous

11:29
Locuteur

avez fait

11:29
Présentateur

un plan de carrière dont vos enfants étaient la priorité.

11:34
Fatiha Keloua Hachi

Totalement.

11:35
Présentateur

On va marquer une respiration musicale. avec un morceau que vous avez choisi. Vous nous direz après pourquoi, même si, en l'occurrence, on peut le comprendre assez aisément, puisqu'il s'agit d'Eryta Mitsuko, avec le titre qui les a rendus célèbres, Marcia Baila. On a appris il y a quelques jours la disparition de la chanteuse, Catherine Ringer. C'est pour ça que vous avez choisi ce titre ?

13:34
Locuteur

C

13:34
Présentateur

'était une manière de lui rendre hommage, en quelque

13:36
Locuteur

sorte ? Oui, oui.

13:37
Fatiha Keloua Hachi

Je lui rende hommage, mais je l'ai connue,

13:38
Présentateur

Catherine

13:39
Fatiha Keloua Hachi

Ringer. Catherine Ringer, alors, d'abord, Marcia Moreto, c'est une danseuse qui était amie avec Catherine Ringer et qui est morte à moins de 35 ans d'un cancer du sein. Et cette chanson, elle me touche énormément parce que c'est une chanson festive qui parle de la mort.

13:57
Locuteur

Et

13:58
Fatiha Keloua Hachi

donc, je trouve que Catherine Ringer et son groupe Eryta Mitsuko ont réussi de faire quelque chose d'incroyable, c'est-à-dire de parler de la mort et de faire danser les gens. Et Catherine Ringer,

14:06
Locuteur

elle

14:06
Fatiha Keloua Hachi

a habité Lélila, je crois que jusqu'à sa mort, elle a habité Lélila en Seine-Saint-Denis, mais elle a aussi habité Montreuil. Et donc, moi, j'ai grandi avec, dans mon adolescence, Catherine Ringer, qui était dans les bars de Montreuil, qui était tout à fait accessible.

14:21
Présentateur

Alors, pour la petite histoire, moi, l'Eryta Mitsuko, ça a été l'une des premières interviews que j'ai faites. C'était en 1984, à l'issue d'un concert de ce groupe qui était vraiment tout naissant dans une petite salle de concert, dont je ne me souviens plus le nom, mais c'était dans la ville de Mulhouse, en Alsace, dans le Haut-Rhin. Alors, vous avez donc été élu député et réélu en 2024, avec, je crois, un petit peu plus de 68% des voix, dans cette huitième circonscription de Seine-Saint-Denis.

14:50
Locuteur

C

14:50
Présentateur

'est un territoire dans lequel la gauche reste implantée, mais où le vote populaire est très disputé.

14:56
Locuteur

Qu

14:56
Présentateur

'est-ce que les électeurs vous demandent prioritairement de traduire en actes

15:02
Locuteur

? De

15:03
Fatiha Keloua Hachi

ne surtout pas être déconnecté.

15:06
Locuteur

Oui.

15:07
Fatiha Keloua Hachi

Alors, d'abord...

15:08
Présentateur

C'est une phrase qu'on entend beaucoup.

15:09
Locuteur

Ça a parlé de

15:10
Présentateur

la déconnexion des

15:11
Locuteur

élites

15:11
Présentateur

politiques, etc.

15:12
Fatiha Keloua Hachi

Bon, moi, j'habite dans la ville Ronis-sous-Bois depuis 30

15:16
Locuteur

ans. J'habite

15:17
Fatiha Keloua Hachi

à Ronis-sous-Bois depuis 1997. J'ai été prof dans ma propre ville

15:23
Locuteur

et

15:23
Fatiha Keloua Hachi

j'ai été élue dans une circonscription où la plus grosse ville, c'est Ronis-sous-Bois. Je connais beaucoup de villes Mont-Blois et de Gabignens et de Gabignennes parce que j'ai aussi corrigé les brevets des collèges dans ces deux villes. Donc, je connais les équipes éducatives, etc. Les gens, ce qu

15:39
Locuteur

'ils

15:39
Fatiha Keloua Hachi

me demandent, c'est « Fathia, t'es une élue de terrain. N'oublie pas que tu es une élue de

15:44
Locuteur

terrain.

15:45
Fatiha Keloua Hachi

» Donc, nous, ce qu'on veut, c'est qu'à l'Assemblée nationale, tu parles du handicap. Tu parles des petits salaires.

15:52
Locuteur

Tu

15:52
Fatiha Keloua Hachi

parles... Là, hier, il y a quelqu'un qui m'a dit « On veut que tu parles du prix de l'essence.

15:57
Locuteur

» Et

15:58
Fatiha Keloua Hachi

que tu te positionnes. Et que tu te positionnes fermement. Et que tu ne demandes pas de chèque

16:02
Locuteur

ou

16:02
Fatiha Keloua Hachi

d'aide comme ça, minime. Nous, ce qu'on veut, c'est ou le blocage des prix ou la disparition de la TVA. On ne veut pas de chèque. Le chèque, pour eux, c'est un peu rédhibitoire parce que c'est ridicule, c'est petit. Moi, j'écoute. Et pour l

16:19
Locuteur

'instant...

16:20
Fatiha Keloua Hachi

Bon, ça ne fait que 4 ans que je suis députée.

16:22
Locuteur

Je

16:22
Fatiha Keloua Hachi

pense que je ne

16:22
Locuteur

suis

16:22
Fatiha Keloua Hachi

pas déconnectée.

16:24
Présentateur

Et vous écoutez et vous répondez systématiquement à leurs demandes ou il peut vous arriver de leur dire « Écoutez, là, ce que vous me demandez. Moi, je ne

16:33
Locuteur

suis

16:33
Présentateur

pas d'accord. Ce n

16:34
Locuteur

'est

16:34
Présentateur

pas comme ça que je vois les choses. »

16:36
Locuteur

Ça m'arrive

16:36
Fatiha Keloua Hachi

tous les jours que je ne sois pas d'accord.

16:38
Locuteur

Et vous leur dites.

16:39
Fatiha Keloua Hachi

Et je leur dis. On a des discussions.

16:45
Locuteur

Mais

16:45
Fatiha Keloua Hachi

moi, je suis quelqu'un d'un peu têtu. C'est-à-dire que j'ai une idée, je vais jusqu'au bout. Mais j'aime bien m'imprégner de ce que me disent les gens. Donc, je prends, je prends, je prends. Je dis « Oui, je t'écoute. Je ne

16:55
Locuteur

suis

16:55
Fatiha Keloua Hachi

pas trop d'accord, mais je t'écoute quand même. J'écoute tout le monde. Et ensuite, je fais à ma sauce.

16:59
Locuteur

Pour

16:59
Fatiha Keloua Hachi

l'instant, ça plaît, ma sauce.

17:01
Locuteur

A

17:01
Fatiha Keloua Hachi

peu près.

17:03
Présentateur

» Le Parti Socialiste veut participer à une primaire pour la présidentielle de 2027 alors que plusieurs candidatures s'affrontent déjà à gauche. Comment éviter, selon vous, que cette primaire ne règle seulement une querelle de personnes au lieu de fixer une vraie ligne politique ?

17:21
Locuteur

Alors,

17:22
Fatiha Keloua Hachi

moi, je suis topiste. Je suis dans une espèce de nuage. Pourtant, j'ai les pieds sur terre. Mais je crois en la démocratie.

17:30
Locuteur

Et

17:30
Fatiha Keloua Hachi

je crois au débat démocratique. Et pour moi, il n

17:33
Locuteur

'y a

17:33
Fatiha Keloua Hachi

pas plus merveilleux

17:34
Locuteur

que

17:35
Fatiha Keloua Hachi

des gens

17:35
Locuteur

qui

17:36
Fatiha Keloua Hachi

s'affrontent sur des idées. Et c'est pourquoi, nous, à Ronis-sous-Bois, dans ma ville, on va organiser un débat de la primaire pour toute la Seine-Saint-Denis. Je pense que c'est une occasion incroyable de dire, voilà, la gauche est quand même un peu intelligente, elle essaie de faire quelque chose. Après, ça ne

17:52
Locuteur

veut

17:52
Fatiha Keloua Hachi

pas dire que ce candidat ira au second tour. Je ne présage rien de l'avenir. Mais le présent est important. Et le présent, c'est de dire que les socialistes, c'est quand même un grand parti. C'est un parti qui débat, qui essaie de trouver des lignes politiques communes ou différentes. Et puis, on verra les débats et télévisés et le débat, Ronis-sous-Bois, ce que ça donne.

18:14
Locuteur

Et

18:14
Présentateur

vous pensez que cette irruption des primaires depuis maintenant quelques années, tous partis confondus d'ailleurs, a été plutôt une bonne chose pour la démocratie ou que ça a bousculé la mécanique ordinaire et plutôt bien huilée qui prévalait auparavant

18:31
Locuteur

?

18:33
Fatiha Keloua Hachi

Alors, tout dépend de où on se place.

18:36
Présentateur

Si

18:37
Fatiha Keloua Hachi

on se place du côté des électeurs, je pense que c'est une bonne chose.

18:41
Locuteur

Les

18:42
Fatiha Keloua Hachi

électeurs, moi, j'ai vu de l'enthousiasme

18:45
Locuteur

dans

18:45
Fatiha Keloua Hachi

les primaires précédentes, notamment celle de 2006 ou 2007, celle de 2011. Il y a de l'enthousiasme. Les Français s'inscrivent, veulent participer, veulent écouter différents sons, de cloches, etc. Du côté interne, c'est-à-dire du candidat et de comment on fait émerger un candidat, là, franchement, je ne

19:04
Locuteur

suis

19:04
Fatiha Keloua Hachi

plus mesurée. Mais je n

19:06
Locuteur

'ai

19:06
Fatiha Keloua Hachi

pas d'opinion ferme et je préfère le dire clairement. Je ne suis pas contre la primaire ou je ne suis pas pour la primaire. Mais la primaire, c'est un outil démocratique qu'il faut s'en saisir.

19:17
Locuteur

Merci

19:17
Présentateur

d'être avec nous. Vous écoutez l'Atelier politique, émission réalisée par Mathias Golchani. Il est l'heure de faire un tour d'horizon de l'actualité. On se retrouve juste après pour la deuxième partie de notre émission.

19:36
Locuteur

L

19:36
Invité

'Atelier politique

19:38
Locuteur

avec

19:38
Invité

Frédéric Rivière.

19:48
Locuteur

L

19:49
Présentateur

'Atelier politique avec Fatia Kelwa-Hachi, députée socialiste de la 8e circonscription de Seine-Saint-Denis, professeur pendant près d'une trentaine d'années. Nous parlions juste avant les informations de la primaire. Olivier Faure, Raphaël Luxman, Jérôme Gage, Emmanuel Morel, les Ségolène Royales sont annoncés dans cette primaire. Mais il y en a un qui était également annoncé et qui finalement n'y sera pas. C'est le député socialiste Philippe Brun qui a été écarté à 5 minutes de la date et de l'heure fatidique pour déclarer sa candidature en raison des accusations portées par une de ses anciennes collaboratrices.

Philippe Brun conteste les accusations et dit avoir appris sa suspension avec stupeur jusqu'où un parti politique doit-il aller lorsqu'il reçoit ce type de signaux, ce type d'informations sur lesquelles d'ailleurs on ne sait pas grand-chose, il faut le dire, mais que les faits ne sont pas établis et pas jugés.

20:50
Fatiha Keloua Hachi

Oui, moi je ferai un parallèle avec l'éducation nationale.

20:55
Locuteur 2

Dans

20:56
Fatiha Keloua Hachi

l'éducation nationale on a une mesure conservatoire d'éviction d'une personne

21:00
Locuteur

accusée,

21:01
Fatiha Keloua Hachi

soupçonnée de commettre des violences ou autre.

21:06
Locuteur

C

21:06
Fatiha Keloua Hachi

'est important d'avoir ces mesures conservatoires. Ça ne veut absolument pas préjuger la culpabilité de la personne mais je pense que ça d'abord nous pour le parti socialiste ça veut dire quelque chose clairement de notre position féministe c'est-à-dire qu'une femme dénonce on prend en compte cette dénonciation je pense que c'est important de le faire

21:26
Locuteur

et

21:27
Fatiha Keloua Hachi

je trouve que c'est plutôt exemplaire.

21:29
Locuteur

Il

21:29
Fatiha Keloua Hachi

y a un deuxième problème c'est que cette primaire d'envoyer un candidat

21:34
Locuteur

à

21:34
Fatiha Keloua Hachi

la primaire qui ne serait pas totalement conforme aux grandes valeurs du parti socialiste aujourd'hui c'est un risque que le parti n'a pas voulu prendre moi je le comprends je ne présume absolument pas de la culpabilité de Philippe Brun Philippe Brun c'est quelqu'un que je connais bien je pense qu'il va trouver peut-être ses moyens aussi d'expliquer d'expliciter mais en attendant je pense que le parti a bien fait.

22:00
Présentateur

Mais en attendant donc il ne pourra pas être candidat à cette primaire il est suspendu du groupe à l'Assemblée nationale et même suspendu du parti socialiste alors évidemment c'est toujours extrêmement délicat ce sujet mais vous comprenez bien que si on prend des mesures conservatoires comme vous l'avez dit alors que les faits ne sont pas établis qu'ils ne sont pas jugés ça peut être un outil de destruction massive d'un adversaire politique.

22:23
Fatiha Keloua Hachi

Moi j'ai une confiance

22:25
Locuteur

en

22:26
Fatiha Keloua Hachi

mon parti

22:27
Locuteur

et

22:28
Fatiha Keloua Hachi

je pense qu'il y a des éléments suffisants pour avoir demandé cette mesure conservatoire j'en suis absolument persuadée parce que je ne pense pas qu'on fasse les choses à la légère

22:38
Locuteur

donc

22:38
Fatiha Keloua Hachi

maintenant je ne vais pas plus parler de ce sujet parce que franchement je ne le maîtrise pas

22:42
Locuteur

Est

22:43
Présentateur

-ce que ça ne risque pas malgré tout d'affaiblir la crédibilité de cette primaire cette affaire-là et puis de détourner l'attention de son objet initial vers cette affaire précise

22:55
Locuteur

?

22:56
Fatiha Keloua Hachi

Je ne l'espère pas je ne l'espère pas on a quand même des candidats on a peut-être aussi des projets différents il y a de quoi débattre réfléchir avancer

23:05
Locuteur

Alors

23:06
Présentateur

on parle de primaire autour du parti socialiste mais il y a un candidat de gauche qui lui est déjà très engagé dans la campagne et qui ne veut pas entendre parler de primaire c'est Jean-Luc Mélenchon qui est aujourd'hui une figure centrale y compris d'ailleurs dans les intentions de vote est-ce que la gauche pense aujourd'hui encore une fois autour du parti socialiste pense pouvoir remporter l'élection présidentielle sans accord avec la France insoumise

23:36
Locuteur

?

23:38
Fatiha Keloua Hachi

Je vais faire une réponse qui n

23:39
Locuteur

'est

23:39
Fatiha Keloua Hachi

pas du tout une réponse langue de bois je ne pense pas

23:41
Locuteur

moi

23:42
Fatiha Keloua Hachi

je ma vie je l'engage

23:44
Locuteur

contre

23:45
Fatiha Keloua Hachi

le rassemblement national

23:47
Locuteur

et

23:47
Fatiha Keloua Hachi

contre l'extrême droite et contre les idées d'extrémistes de droite je dis ça parce que tous ceux par exemple qui veulent déstabiliser l'état de droit qui veulent toucher à la constitution de façon dangereuse tout cela je les combats

24:02
Locuteur

tout

24:04
Fatiha Keloua Hachi

le reste tous les autres

24:05
Locuteur

pour

24:06
Fatiha Keloua Hachi

moi ce ne sont pas du tout mes ennemis même pas mes adversaires

24:09
Locuteur

c

24:10
Fatiha Keloua Hachi

'est à dire je peux travailler avec absolument tout le monde

24:12
Locuteur

que

24:13
Fatiha Keloua Hachi

ce soit la France insoumise mais que ce soit aussi le bloc central Pour

24:17
Présentateur

vous la France insoumise ne représente en aucun cas le moindre danger pour la France

24:21
Fatiha Keloua Hachi

Moi je ne le vois pas je ne comprends même pas qu'on puisse penser ça à l'Assemblée nationale on travaille ensemble et on vote la même chose on dépose les mêmes types de textes

24:31
Présentateur

Je vous pose cette question c'est pas moi qui le dis mais

24:33
Locuteur

vous savez

24:33
Présentateur

très bien qu'il y

24:34
Locuteur

a

24:34
Présentateur

y compris d'ailleurs au sein du parti socialiste des gens qui le disent que la France insoumise est un parti extrémiste qui a été encore une fois je mets les guillemets gangréné par l'antisémitisme

24:46
Fatiha Keloua Hachi

Alors moi j'ai du mal avec le fonctionnement de la France insoumise et

24:52
Locuteur

le

24:52
Fatiha Keloua Hachi

fait que le candidat ne soit pas désigné démocratiquement ça j'ai beaucoup de mal avec ça Par contre moi j'ai vécu des moments incroyables à monter la NUPES et le NFP et à travailler sur un projet commun même si c'était un projet de quelques pages la réalité c'est que 80 voire 90% de ce qu'on propose est absolument identique et donc il va falloir faire avec on ne

25:18
Locuteur

va

25:18
Fatiha Keloua Hachi

pas se mentir on ne

25:18
Locuteur

va

25:18
Fatiha Keloua Hachi

pas dire que les socialistes tout à coup vont inventer une nouvelle façon de faire de la politique de gauche alors qu'on vote avec les insoumis sur 80% des textes ce serait très bizarre donc moi je ne suis pas du tout d'accord de diaboliser la France insoumise je suis plutôt d'accord de dire qu'il y a un problème démocratique à la France insoumise et qu'ils doivent s'en rendre compte et même peut-être le dénoncer

25:37
Locuteur

eux-mêmes s'en sont

25:38
Présentateur

rendu compte ils ont été purgés comme on a dit

25:41
Fatiha Keloua Hachi

Alexis

25:42
Présentateur

Corbière

25:42
Locuteur

mais si de l'intérieur certains

25:44
Fatiha Keloua Hachi

pouvaient dénoncer aussi le processus enfin

25:46
Locuteur

moi je trouve que ça serait plus ils

25:47
Présentateur

l

25:48
Locuteur

'ont fait à

25:48
Présentateur

l'intérieur mais ils

25:49
Locuteur

ont été

25:49
Présentateur

mis à l'extérieur voilà vous parliez d'actions concrètes et de ne pas décevoir vos électeurs de rester connectés vous avez défendu le repas à 1 euro pour tous les étudiants c'était en 2023 puis vous avez déposé une nouvelle proposition de gloire en 2024 le premier texte avait été rejeté puis le second a été adopté par l'Assemblée Nationale c'est votre

26:12
Locuteur

puisque

26:12
Présentateur

vous êtes depuis assez peu de temps à l'Assemblée Nationale c'est votre titre de gloire pour l'instant c'est ce dont vous êtes le plus fier

26:20
Locuteur

oui

26:20
Fatiha Keloua Hachi

je suis très fière du repas à 1 euro mais il y a un goût d'inachevé avec ce repas à 1 euro parce que la réalité c'est que déjà

26:27
Présentateur

il a un goût le repas alors c'est une bonne chose

26:29
Fatiha Keloua Hachi

il a un goût il est équilibré et moi je voulais justement que les jeunes mangent des repas équilibrés donc c'est un angle de la bataille de la précarité étudiante mais en réalité il y en a d'autres il y en a un énorme qui est le logement et

26:41
Locuteur

il va falloir s'y ater et pas seulement pour

26:42
Présentateur

les étudiants d'ailleurs

26:43
Locuteur

donc

26:44
Fatiha Keloua Hachi

vous voyez que je suis toujours un peu dans la lutte inachevée la bataille inachevée

26:48
Présentateur

alors il y a un autre sujet sur lequel vous avez beaucoup travaillé c'est les violences scolaires puisque les révélations sur Notre-Dame de Bétaram ont conduit l'Assemblée Nationale à créer une commission d'enquête que vous avez présidée en 2025 sur le contrôle de l'Etat et la prévention des violences dans les établissements scolaires publics comme privés la commission a auditionné près de 140 personnes

27:10
Locuteur

et

27:11
Présentateur

étudié environ 10 000 documents avec le recul quel manquement de l'Etat vous apparaît le plus difficile à justifier

27:18
Locuteur

?

27:20
Fatiha Keloua Hachi

Bon d'abord j'aimerais commencer par parler des victimes c'est important pour

27:25
Locuteur

moi

27:27
Fatiha Keloua Hachi

encore aujourd'hui je reçois une dizaine de témoignages par semaine

27:31
Locuteur

qui

27:32
Présentateur

concerne Bétaram qui

27:33
Fatiha Keloua Hachi

concerne les violences dans les établissements scolaires

27:37
Locuteur

et

27:37
Fatiha Keloua Hachi

je fais des articles 40 je dois en faire entre 5 et 7 par semaine

27:41
Locuteur

c

27:41
Présentateur

'est colossal

27:42
Locuteur

c

27:42
Fatiha Keloua Hachi

'est assez et ça fait quand même plus de un an que la commission est terminée

27:49
Locuteur

il faut préciser

27:50
Présentateur

l'article 40 c'est à dire que vous faites un signalement à

27:53
Locuteur

la justice ce qu'un

27:54
Présentateur

élu est tenu de faire d'ailleurs

27:56
Locuteur

lorsqu'il

27:56
Présentateur

est informé

27:57
Fatiha Keloua Hachi

donc je fais un signalement au procureur de la république qui me répond souvent il y a des faits avérés les témoignages sont terrifiants bon donc

28:08
Locuteur

une

28:08
Fatiha Keloua Hachi

fois qu'on a dit ça

28:10
Locuteur

il

28:10
Fatiha Keloua Hachi

y a des manquements de l'état et pour moi ma maison c'est l'éducation nationale et

28:15
Locuteur

il y a

28:15
Fatiha Keloua Hachi

de gros manquements de l'éducation nationale notamment lorsqu'un un enseignant ou quelqu'un de l'équipe éducative

28:24
Locuteur

est

28:26
Fatiha Keloua Hachi

par exemple en mesure conservatoire

28:29
Locuteur

il

28:29
Fatiha Keloua Hachi

ne devrait pas pouvoir enseigner dans une autre académie or on a vu que ça a été le cas très souvent

28:35
Locuteur

c

28:35
Fatiha Keloua Hachi

'est à dire que le jeu des mutations et des déplacements le dossier

28:39
Locuteur

ne

28:39
Fatiha Keloua Hachi

suit pas donc une personne qui est accusée soupçonnée vous savez que la justice est lente donc on ne sait pas s'il est vraiment coupable

28:46
Locuteur

et

28:47
Fatiha Keloua Hachi

parfois il est même vraiment coupable responsable peut aller enseigner ailleurs

28:51
Locuteur

et

28:52
Fatiha Keloua Hachi

donc il y a de sortes d'agresseurs en série

28:55
Locuteur

qui

28:56
Fatiha Keloua Hachi

vont d'un établissement à l'autre et ça ça existe dans l'éducation nationale alors il y

29:00
Locuteur

a

29:00
Fatiha Keloua Hachi

eu un travail de fait du ministère de la justice récemment pour avoir une possibilité de suivre le dossier d'une personne de A à Z mais je trouve que

29:14
Locuteur

et

29:14
Fatiha Keloua Hachi

puis il y a un gros sujet sur les écoles privées et sur les inspections des établissements privés en France où il n'y a pas d'inspection il n

29:21
Locuteur

'y

29:21
Fatiha Keloua Hachi

a pas d'inspection

29:22
Locuteur

mais

29:22
Présentateur

ce dont vous parliez c'est à dire quelqu'un qui est soupçonné ou même avéré enfin dont les comportements ont été avérés et qui passe d'un établissement à l'autre d'une académie à l'autre ça ça relève de quoi c'est de l'ordre de la négligence de l'ordre du dysfonctionnement c'est incompréhensible quand même et vous avez parlé des victimes dès le début pour les parents ça peut rendre fou ça quand même d'entendre des choses pareilles

29:46
Locuteur

en

29:47
Fatiha Keloua Hachi

fait en France on a encore des difficultés de mettre en relation

29:52
Locuteur

les

29:53
Fatiha Keloua Hachi

différents ministères

29:54
Locuteur

de

29:55
Fatiha Keloua Hachi

travailler entre le ministère de la justice le ministère de l'éducation le ministère de l'intérieur et donc les fichiers communs ils commencent à exister je ne

30:03
Locuteur

dis

30:03
Fatiha Keloua Hachi

pas qu'il n

30:03
Locuteur

'y a

30:03
Fatiha Keloua Hachi

pas eu un énorme travail de fait depuis quelques années et encore plus depuis Bétarame

30:08
Locuteur

mais

30:09
Fatiha Keloua Hachi

il faudrait que ce soit parfait il faut vraiment que tout soit concordé concordant

30:17
Locuteur

aujourd

30:17
Fatiha Keloua Hachi

'hui les victimes de Bétarame

30:19
Locuteur

elles

30:20
Fatiha Keloua Hachi

se sont organisées mais combien de victimes en France ne se sont pas organisées en association

30:25
Locuteur

il

30:26
Fatiha Keloua Hachi

y en a beaucoup il y en a partout

30:28
Présentateur

dans l'affaire des agressions sexuelles dans le périscolaire parisien qui est aussi d'une ampleur invraisemblable ce sont pour vous les mêmes failles les mêmes erreurs qui sont à l'oeuvre

30:41
Locuteur

oui

30:42
Fatiha Keloua Hachi

ce sont les mêmes erreurs sauf que là à Paris ça dépend d'une collectivité

30:48
Locuteur

dans

30:48
Fatiha Keloua Hachi

l'éducation nationale c'est peut-être encore plus construit parce que là c'est un ministère avec 12 millions d'élèves donc plus compliqué mais bien sûr en fait

30:59
Locuteur

en

31:00
Fatiha Keloua Hachi

France

31:00
Locuteur

il

31:01
Fatiha Keloua Hachi

va falloir peut-être changer de paradigme et protéger les enfants

31:04
Locuteur

et

31:05
Fatiha Keloua Hachi

s'organiser tout organiser pour protéger les enfants

31:08
Présentateur

on va évoquer un peu l'Europe puisque lors de son discours sur l'état de l'union ce mercredi la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen a présenté

31:17
Locuteur

une

31:17
Présentateur

Europe confrontée à un monde qu'elle a décrit comme ouvertement hostile elle propose notamment un conseil de sécurité européen associé à l'Union européenne au Royaume-Uni à l'Ukraine au Canada et à la Norvège est-ce que la France doit pousser cette Europe de la défense qui est un peu une arlésienne ou est-ce qu'elle doit d'abord se préoccuper de préserver sa propre capacité d'action militaire et diplomatique

31:40
Locuteur

je

31:41
Fatiha Keloua Hachi

ne

31:41
Locuteur

suis

31:41
Fatiha Keloua Hachi

pas sûre que Ursula von der Leyen soit la porte-voix de tous les pays européens je vous le dis parce que son discours avait l'air d'étonner certains et certaines notamment sur la possibilité d'intégrer plus ou moins le Canada

31:59
Locuteur

maintenant

32:00
Fatiha Keloua Hachi

est-ce qu'il faut une Europe défensive il faut le travailler pour moi la défense c'est important c'est important d'avoir une Europe forte

32:08
Locuteur

une

32:09
Fatiha Keloua Hachi

Europe qui a une voix qui porte dans le monde mais la réalité elle est loin d'être celle-là aujourd'hui

32:15
Locuteur

et

32:16
Fatiha Keloua Hachi

puis pour le Canada moi j'ai été assez surprise parce que

32:18
Locuteur

il y a deux choses

32:19
Présentateur

parce que là on parlait de ce conseil de sécurité mais elle a effectivement évoqué un statut de membre associé pour le Canada ça révèle quoi que l'Europe ne sait plus où elle habite

32:32
Locuteur

alors

32:33
Fatiha Keloua Hachi

là ça serait vraiment une Europe très élargie

32:35
Locuteur

et

32:35
Fatiha Keloua Hachi

la difficulté c'est que les frontières canadiennes sont avec les Etats-Unis

32:41
Locuteur

et

32:42
Fatiha Keloua Hachi

que les intérêts des Canadiens sont très mixés aux intérêts des Américains quand on voit le nombre de familles d'entreprises qui sont américano-canadiennes elles sont très très très nombreuses donc je pense que c'est une difficulté après est-ce qu'elle a voulu dire Canada ou Canada et Québec ou Québec ça je ne sais pas je sais que le Québec est très inquiet

33:03
Locuteur

très

33:04
Fatiha Keloua Hachi

très inquiet moi je suis allée au Québec il y a quelques mois où bon pour l'anecdote dans les cafés il n

33:10
Locuteur

'y

33:10
Fatiha Keloua Hachi

avait plus d'américano ils ne voulaient plus appeler ça un américano et ça veut dire quelque chose sur la mentalité où ils sont devenus les défenseurs de la langue française et de la culture française plus plus ils

33:22
Locuteur

n'étaient pas

33:23
Présentateur

les derniers sur le sujet les

33:24
Locuteur

Québécois ils font des lois de protection de la langue en

33:27
Fatiha Keloua Hachi

deux ans il y

33:29
Locuteur

a

33:29
Fatiha Keloua Hachi

eu plein de lois sur la protection de la langue française

33:31
Locuteur

et ça

33:31
Fatiha Keloua Hachi

veut dire quelque chose je pense que Madame Van der Neyen quand elle propose quelque chose il faut vraiment que tous les pays membres soient bien concertés

33:39
Locuteur

alors

33:39
Présentateur

je disais on a abordé comme ça très rapidement la question du logement vous en parliez pour les étudiants revenons-y puisque le 13 septembre dernier à Hénin-Beaumont lors de sa rentrée Marine Le Pen a placé ce sujet au cœur de sa pré-campagne présidentielle elle propose de donner la priorité aux français pour l'accès au logement social de leur réserver les aides personnelles au logement et d'abroger la loi de solidarité et renouvellement urbain la loi qu'on appelle SRU est-ce que la gauche aujourd'hui peut laisser le Rassemblement national parler seul de cette question du logement

34:19
Locuteur

bien

34:20
Fatiha Keloua Hachi

le Rassemblement national d'abord c'est leur grand sujet la préférence nationale depuis 30 ans

34:27
Présentateur

qu'ils ont rebaptisé priorité

34:30
Locuteur

moi

34:30
Fatiha Keloua Hachi

je je

34:31
Locuteur

précise c'est comme certains continuent

34:34
Présentateur

de dire le front national l'honnêteté oblige à dire qu'aujourd'hui c'est le Rassemblement national et qu'ils ont supprimé

34:40
Locuteur

préférence

34:41
Présentateur

pour dire priorité

34:41
Locuteur

donc

34:42
Fatiha Keloua Hachi

préférer les français c'est leur thème systématique depuis Jean-Marie Le Pen

34:50
Locuteur

par

34:51
Fatiha Keloua Hachi

contre bien sûr là je ne

34:53
Locuteur

sais

34:53
Fatiha Keloua Hachi

pas si vous avez vu mais sur la niche parlementaire un de leurs textes sera logement social uniquement pour les français on verra ce qu'on fera de ce texte le problème c'est que ce sujet il revient beaucoup pourquoi il revient et pourquoi le Rassemblement national le met comme le sujet des présidentielles parce qu'il n

35:15
Locuteur

'y a

35:15
Fatiha Keloua Hachi

pas de logement

35:17
Locuteur

parce

35:17
Fatiha Keloua Hachi

qu

35:17
Locuteur

'il

35:17
Fatiha Keloua Hachi

n

35:17
Locuteur

'y a

35:17
Fatiha Keloua Hachi

pas de logement en France il y a très peu de construction mais

35:21
Présentateur

en vérité si on regarde les chiffres il y a beaucoup de logements sociaux en France mais les personnes qui peuvent y prétendre sont très nombreuses

35:30
Fatiha Keloua Hachi

moi je ne parlais pas des logements sociaux

35:32
Locuteur

je

35:32
Fatiha Keloua Hachi

parlais du logement

35:33
Locuteur

en général

35:33
Présentateur

les

35:34
Fatiha Keloua Hachi

constructions de logements elles sont très lentes très très lentes pourquoi parce qu'il

35:39
Locuteur

y

35:39
Fatiha Keloua Hachi

a beaucoup de freins notamment sur le plan d'urbanisme et puis ensuite il y

35:42
Locuteur

a

35:42
Fatiha Keloua Hachi

un frein sur le prix des matériaux et ensuite il y

35:44
Locuteur

a

35:44
Fatiha Keloua Hachi

un frein et donc les bâtisseurs ont beaucoup de mal à faire un projet de A à Z sur un parc de logement

35:51
Locuteur

ça

35:52
Fatiha Keloua Hachi

c'est une réalité puis la deuxième réalité

35:54
Locuteur

c

35:55
Fatiha Keloua Hachi

'est que les demandeurs de logements sociaux sont très très très nombreux pourquoi

35:59
Locuteur

parce

36:00
Fatiha Keloua Hachi

que en fait les gens n'ont pas de revenus suffisants pour aller vers le privé

36:06
Locuteur

et

36:06
Fatiha Keloua Hachi

pourquoi parce que clairement l'inflation est devenue galopante c'est à dire que

36:11
Locuteur

moi

36:12
Fatiha Keloua Hachi

mon salaire de prof 2500 euros j'arrivais à payer la cantine de mes enfants aujourd'hui j'ai des collègues profs qui me disent mais moi je ne peux pas payer 8 euros de cantine ou 6 euros de cantine donc

36:22
Locuteur

ça

36:23
Fatiha Keloua Hachi

veut dire clairement que la France s'est paupérisée le français s'est paupérisé et donc Marine Le Pen elle fait son beurre sur la préférence nationale ou la priorité nationale mais je crois que le terreau

36:36
Locuteur

est

36:37
Fatiha Keloua Hachi

fertile pour elle parce qu'il n

36:38
Locuteur

'y a

36:38
Fatiha Keloua Hachi

pas assez de logements par contre la loi SRU moi là je ne

36:42
Locuteur

la

36:42
Fatiha Keloua Hachi

suis plus et là je ne suis plus je ne comprends plus le rassemblement national

36:45
Locuteur

je

36:45
Présentateur

le précise en un mot c'est une loi qui contraint dans les communes de plus de 3500 habitants je crois les maires à avoir un quota de 25

36:52
Locuteur

%

36:53
Présentateur

de logements sociaux mais certains peuvent ne pas le faire et payer une sorte d'amende

37:00
Fatiha Keloua Hachi

là je ne la suis plus parce que nous par exemple en Seine-Saint-Denis on a des communes

37:03
Locuteur

qui

37:04
Fatiha Keloua Hachi

ne construisent pas de logements sociaux et qui préfèrent payer des pénalités plutôt que de construire et pourtant il y

37:11
Locuteur

a

37:11
Fatiha Keloua Hachi

un besoin énorme donc là il va falloir qu'elle s'explique pourquoi elle ne veut pas s'il n'y

37:18
Locuteur

a

37:18
Fatiha Keloua Hachi

plus de loi SRU il y a beaucoup de communes qui ne construisent plus rien du tout

37:23
Locuteur

on

37:24
Présentateur

a terminé cette émission d'un mot si vous deviez dire qui sera au deuxième tour

37:29
Locuteur

de

37:29
Présentateur

cette élection présidentielle

37:31
Locuteur

un

37:31
Fatiha Keloua Hachi

homme de gauche

37:32
Locuteur

oui

37:33
Présentateur

mais il y aura deux personnes au deuxième tour

37:35
Locuteur

ah

37:35
Fatiha Keloua Hachi

donc

37:37
Locuteur

un

37:37
Fatiha Keloua Hachi

homme de gauche dans les deux

37:38
Locuteur

un

37:39
Fatiha Keloua Hachi

des deux sera de gauche

37:41
Locuteur

oui

37:41
Présentateur

et l'autre

37:42
Fatiha Keloua Hachi

je ne suis pas devin

37:43
Locuteur

et

37:44
Présentateur

l'autre ça sera peut-être une femme

37:45
Locuteur

peut

37:45
Fatiha Keloua Hachi

-être

37:46
Locuteur

ouais merci

37:48
Présentateur

Fatiha Kelo-Hachi merci d'être venue à l'atelier politique cette émission est à retrouver sur le site internet de RFI ou sur l'application Pure Radio tout de suite un nouveau point sur l'actualité

38:01
Locuteur

et

38:02
Présentateur

ensuite vous avez rendez-vous avec Laurence Alloir pour Musique du Monde bonne soirée à la semaine prochaine

38:09
Locuteur

l

38:36
Invité

'atelier politique

38:38
Locuteur

sur

38:39
Invité

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