JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de 20H HADDAD sur LCI - DÉBAT avec JÉRÔME GUEDJ
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 57 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:49OuverteRéponse directe
C'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle, cette victoire de l'AFD en Saxe-Anhalt ?
- 1:09RelanceRéponse directe
Comme lesquelles, par exemple ?
- 2:13OuverteRéponse directe
Parmi les réactions qu'on a lues ce soir, notamment sur les réseaux sociaux, il y a celle de Manon Aubry pour la France Insoumise, « Jour sombre » dit-elle ce soir. Vous êtes plutôt d'accord avec qui ce soir ?
- 2:33ComplaisanteRéponse directe
Évidemment, Sarah Knaffo et Éric Zemmour reprennent une analyse du Rassemblement National que je reprends souvent sur ce plateau, qui est la critique de l'impossibilisme. C'est vrai que ces partis politiques qui échouent sur les grands enjeux dont je l'ai parlé tout à l'heure et qui disent que rien n'est possible à part eux, évidemment, exacerbent la colère populaire à juste titre, qui veut des solutions, des solutions concrètes, efficaces, et qui donc veut changer les partis du système.
- 3:16OuverteRéponse directe
Vous avez essayé d'élargir votre électorat également au Rassemblement National, Jean-Philippe Tanguy.
- 4:34OuverteRéponse directe
Une réaction, Jean-Philippe Tanguy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24InvitéFait
« la pression électorale de l'AFD en Allemagne a contribué à faire bouger les lignes au sein du gouvernement de M. Merz, puisque l'Allemagne a rétabli il y a quelques mois des contrôles aux frontières. »
- 0:54InvitéFait
« Nous on est des souverainistes, donc nous on prend acte des votes des peuples. »
- 1:31InvitéFait
« qui ne gèrent pas l'immigration, qui ne gèrent pas l'économie, qui ne contrôlent pas le prix de l'énergie. »
- 1:48InvitéFait
« le pouvoir d'achat, les salaires qui ne suivent pas, la crise de l'énergie, l'inflation, la défense des frontières. »
- 4:42InvitéFait
« on a battu M. Roussel, le Rassemblement National a battu M. Roussel dans sa circonscription, avec Guillaume Florequin, parce que, effectivement, les électeurs considéraient que les grandes... »
- 5:10InvitéFait
« Il existe encore un Parti communiste qui se réclame historiquement du Parti communiste français, qui a été un Parti communiste qui a soutenu l'accord entre l'Allemagne nazie et l'URSS avant la Première Guerre mondiale, qui a été pacifiste, pour ne pas dire collabo, pendant les premiers mois de l'occupation. »
- 7:08InvitéChiffre
« C'est 1 500 milliards de dettes. Maintenant, on le sait, on l'a vu durement. Un chômage qui reprend, puisque c'est essentiellement des chiffres qui étaient maquillés. »
- 7:21InvitéFait
« Une réindustrialisation qui n'a jamais eu lieu. Des agriculteurs qui sont au bout du rouleau, j'espère qu'on en parlera, parce que j'étais dans la Somme cette semaine et la semaine dernière, auprès de nos agriculteurs, dans une région qui normalement est une région prospère au niveau agricole, de la Picardie, qui souffre beaucoup, soit de mauvaise culture, avec la sécheresse, soit avec la persécution pour installer des poulaillers ou pour être souverain sur la viande. »
- 7:44InvitéFait
« La France, qui était une puissance agricole aujourd'hui, est dépendante des importations pour se nourrir. »
- 12:37InvitéFait
« Marine Le Pen l'a dit lors de sa déclaration de candidature à TF1. Ça a été réaffirmé. Jordan Bardella, c'est très bien qu'il sera Premier ministre si Marine Le Pen est présidente de la République. »
- 12:55InvitéChiffre
« Je rappelle, comme aux élections européennes, il a fait deux fois plus de votes que les macronistes. »
- 16:12InvitéChiffre
« les macronistes qui ont atteint 500 000 titres de séjour pour l'immigration et n'ont jamais rien fait contre les 1 million de clandestins qui se trouvent malheureusement dans notre pays »
- 17:17InvitéFait
« Si vous venez en France, vous serez expulsé. Si vous arrivez malheureusement à vous faufiler et arriver jusqu'à la Manche, vous serez renvoyé. »
- 26:03InvitéPromesse
« Si le Rassemblement National arrive au pouvoir, les engagements qui ont été pris actuellement, aujourd'hui, par Emmanuel Macron, qui ont une durée qui peuvent s'étendre au-delà de mai 2027, seront maintenus. »
- 26:42InvitéFait
« Mais on ne veut pas, si vous voulez, on veut savoir où va l'argent des Françaises et des Français. J'ai l'impression de dire ça, c'est scandaleux. »
- 27:50InvitéFait
« On a convenu d'un point très important, c'est qu'on n'aura pas arraché les voiles de nos compatriotes de confession musulmane ou d'étrangers en situation régulière qui portent le voile islamiste parce qu'ils respectent la loi. »
- 29:15Invité politiqueFait
« Vous lâchez l'Ukraine et ce faisant, vous déroulez le tapis rouge à Vladimir Poutine. »
- 29:21Invité politiqueFait
« Oui, une police des mœurs. »
- 29:31Invité politiqueFait
« La République assure la liberté de conscience. »
- 30:02Invité politiqueFait
« C'est une mesure discriminatoire. »
- 30:20Invité politiqueFait
« C'est d'abord discriminatoire et puis surtout, c'est totalement inopérant. »
- 33:20Invité politiqueFait
« Et nous, nous sommes pour les refoulements collectifs. »
- 33:24Invité politiqueFait
« Vous portez atteinte et à la Convention européenne des droits de l'homme. »
- 33:56InvitéFait
« En quoi il y a un droit de l'homme ? »
- 34:21Invité politiqueFait
« Non, on attend qu'il coule. »
- 35:13InvitéFait
« Évidemment que c'est lié, évidemment qu'arrêter les bateaux en Méditerranée ou en traversant la Turquie, c'est empêcher qu'ils traversent la Manche. »
- 35:37InvitéFait
« Vous avez échoué, M. Guelch, collectivement. Vous avez échoué. »
- 36:58InvitéFait
« Donc c'est très clair, le voile islamiste, il est très clairement défini. »
- 39:21Invité politiquePromesse
« Vous les interdisez ou pas, Jérôme Guège ? »
- 47:25InvitéFait
« ce qui est intéressant avec l'assouplissement quantitatif c'était de pouvoir financer des investissements d'avenir que le marché ne finance pas »
- 47:46InvitéFait
« les macronistes ils n'ont pas utilisé cet argent pour faire ça ils ont acheté des voies ils ont baissé les impôts des plus favorisés »
- 47:55InvitéFait
« on se retrouve avec une dette qui est exorbitante et qui doit être remplacée »
- 48:14InvitéFait
« l'ensemble des autorités macronistes n'avaient pas prévu de plan de sortie de cette politique spéciale de la BCE »
- 50:02Invité politiqueChiffre
« j'ai fait un débat c'est avec M. Laurent Jacoby un plan de 125 milliards d'euros d'économie »
- 50:13Invité politiqueFait
« on va supprimer l'Arcom »
- 50:40Invité politiqueFait
« vous avez une polyphonie à la tête du RN Marine Le Pen Jordan Bardella Marine Bardella Jordan Le Pen qui disent des choses contradictoires »
- 51:04Invité politiqueFait
« la ligne très libérale défendue par Jordan Bardella n'a pas l'heure de Marine Le Pen »
- 52:03Invité politiqueFait
« les recommandations du FMI alimentent la vision du Rassemblement National »
- 52:13Invité politiqueFait
« le FMI ça propose de l'ajustement structurel sur des réformes qui vont aller toucher aux classes populaires »
Temps de parole
- Invité53 %
- Jean-Philippe Tanguy18 %
- ?9 %
- Présentateur9 %
- Invité 27 %
≈ 23,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, je suis ravie de vous recevoir en plateau, je suis accompagnée de Julien Arnaud
ce soir pour cette interview.
On va écouter d'abord les propos du président de votre parti, Jordan Barrella, au sujet de
l
'AFD.
Un
certain nombre de désaccords
que
vous mentionnez nous ont amenés, et je parle évidemment en mon nom, et encore une fois chaque parti politique, quel que soit son pays, est libre de ses choix et de ses alliances, mais à prendre nos distances avec l'AFD. Je note que la pression électorale de l'AFD en Allemagne
a
contribué à faire bouger les lignes au sein du gouvernement de M. Merz, puisque l'Allemagne a rétabli il y a quelques mois des contrôles aux frontières.
Alors,
c
'est une bonne nouvelle ou c'est une mauvaise nouvelle, cette victoire de l'AFD en Saxe-Analde ?
Mais on n'a pas, si vous voulez, nous on est des souverainistes, donc nous on prend acte des votes des peuples.
Nous
ne sommes pas alliés avec l'AFD pour un certain nombre de raisons, en particulier la défense de l'intérêt français par rapport à des prises de position de l'AFD qui sont contraires à l'intérêt de la France ou à l'histoire.
Comme lesquelles, par exemple ?
Des positions sur, comment dire, la guerre mondiale, sur la vision de l'histoire, qui n
'est
pas acceptable évidemment pour un parti patriote ou tout simplement républicain français. Donc nous avons rempu avec l'AFD sur ces sujets, entre autres, mais nous prenons acte d'un vote populaire, de ras-le-bol, si vous voulez, face à des partis du système qui ne gèrent pas l'immigration, qui ne gèrent pas l'économie, qui ne contrôlent pas le prix de l'énergie. Donc c'est deux choses différentes. Prendre acte d'un vote populaire, c'est pas forcément, comment dire, se satisfaire du parti politique qui a gagné.
Mais par exemple, quand Donald Trump a gagné, c'était d'une chose d'essayer de comprendre le vote en faveur de Donald Trump, le pouvoir d'achat, les salaires qui ne suivent pas, la crise de l'énergie, l'inflation, la défense des frontières. C'était une autre chose de penser que M. Trump puisse y apporter des solutions qui soient celles du Rassemblement National. Donc souvent il y
a
une confusion, c'est pas ce que vous faites ce soir, mais nos adversaires politiques font toujours une confusion entre le fait que le Rassemblement National peut écouter ce que disent les peuples qui votent en certains sens, et être d'accord avec les partis qui gagnent.
Julien Arnaud.
Parmi les réactions qu'on a lues ce soir, notamment sur les réseaux sociaux, il y a celle de Manon Aubry pour la France Insoumise,
«
Jour sombre » dit-elle ce soir. Il y a aussi du côté d'Éric Zemmour de Reconquête ou de Sarah Knaffo, « Victoire historique, ce résultat est dû à une seule cause », écrit-elle l'eurodéputée. C'est 50 ans d'impuissance. Vous êtes plutôt d'accord avec qui ce soir ? Évidemment, Sarah Knaffo et Éric Zemmour reprennent une analyse du Rassemblement National que je reprends souvent sur ce plateau, qui est la critique de l'impossibilisme. C'est vrai que ces partis politiques qui échouent sur les grands enjeux dont je l
'ai
parlé tout à l'heure et qui disent que rien n'est possible à part eux, évidemment, exacerbent la colère populaire à juste titre, qui veut des solutions, des solutions concrètes, efficaces, et qui donc veut changer les partis du système. C'est vrai qu'en Allemagne, et une fois de plus, ça ne vaut pas l'approbation de l'AFD. Les partis du système ont tiré ce système justement jusqu'à l'épuisement avec des alliances de la gauche, de la droite, des libéraux, des verts, des coalitions dans tous les sens pour mener toujours
la bonne politique. Vous avez
essayé d'élargir votre électorat également au Rassemblement
National, Jean
-Philippe Tanguise.
Ce
n
'est
pas la même chose, madame. Élargir un électorat, c
'est
-à
-dire
convaincre de plus en plus de Français, ou d'Allemands pour un parti démocratique allemand, ce n
'est
pas la même chose que de faire des combines. Vous êtes de droite, vous alliez avec les verts. Vous êtes de gauche, vous alliez avec les libéraux. Enfin,
des coalitions qui n'ont plus... Mais on a critiqué Éric
Ciotti pour ça, par exemple.
Il n'y a aucun
sens, mais Éric Ciotti, il n
'y
a pas de contradiction majeure entre le programme d'Éric Ciotti et le programme du Rassemblement National, y compris quand Éric Ciotti n'était pas allié de Marine Le Pen et Jordan Bardella.
Il
y avait une continuité,
il
y
a
des désaccords, mais il n
'y a
pas de contradiction. Excusez-moi, entre un parti politique comme la CSU, le parti bavarois, qui a parti très à droite dans l'univers européen, et les verts ou la gauche allemande, c'était des coalitions qui quand même n'avaient ni cognit. Donc, à force de ne pas assumer une politique, de ne
pas
assumer un programme et de ne
faire
que des combines, on arrive à des résultats qui peuvent être comme celui de l'Allemagne de l'Est. Quant à Mme Aubry, les causes aussi, l'appauvrissement, le retard de développement des landeurs de l'Est, c'est quand même le résultat de 50 ans de communisme.
Et
ce n
'est
pas brillant, et tout l'argent de l'Ouest n'a pas encore ramené à cette prospérité à l'Est.
Alors, justement, en parlant de communisme, on vient d'apprendre à l'instant que Fabien Roussel était candidat à la présidentielle. Il vient de l'annoncer au journal de 20h de TF1. Une réaction, Jean-Philippe Tanguy ?
Il a le droit d'être candidat. Est
-ce qu
'il se maintienne candidat ?
Ce n
'est
pas une bonne ni une mauvaise chose.
Si
vous voulez, on a battu M. Roussel, le Rassemblement National a battu M. Roussel dans sa circonscription, avec Guillaume Florequin, parce que, effectivement, les électeurs considéraient que les grandes... Ce qu'il y avait de bien dans le Parti communiste, la défense des valeurs du travail, le productivisme, le produire en France, une forme de patriotisme qu
'il
pouvait y avoir à gauche, ils ont tout lâché. Donc, M. Roussel, qu'est-ce qu'il va faire ?
Est
-ce qu'il va soutenir M.
Mélenchon ? C'est une candidature
de témoignage pour vous, aujourd'hui ? Ce n
'est
pas à moi de le dire. C'est les électeurs qui le diront. La dernière fois, ça l'était. Moi, ça m'étonne toujours, si vous voulez, qu'il existe encore un Parti communiste qui se réclame historiquement du Parti communiste français, qui a été un Parti communiste qui a soutenu l'accord entre l'Allemagne nazie et l'URSS avant la Première Guerre mondiale, qui a été pacifiste, pour ne pas dire collabo, pendant les premiers mois de l'occupation. Ça n
'a
peut
-être plus à
voir avec grand-chose avec ce qui s'est passé autrefois. Il
n
'accepte pas, il n
'y a
pas eu de rupture. Qui a toléré le stalinisme ? Qui a toléré l'URSS ? Je le trouve toujours incroyable. Il
y
a beaucoup de pays européens, vous le savez, M. Arnaud, où le Parti communiste, avec la lettre à la fin qui désignait le pays, soit a disparu, soit a fait un argumento et des excuses publiques. En France, le PCF a le même nom, la même identité que le parti qui a signé, qui a soutenu l'accord entre l'URSS et les nazis.
C
'est à la fois intolérable et incompréhensible.
Tout
de même, dans les sondages, Marine Le Pen est largement en tête. Le RN au pouvoir est un danger létal pour la France. Ce sont les mots de François Bayrou. Écoutez-le.
Pourquoi ? Parce que les choix des deux extrêmes, c'est pour ça que je dis la tenaille du pire, c'est une tenaille entre pire et pire. Les deux plongeraient la France
dans
une situation dont elle ne sortirait pas.
Je
dis que le danger est un danger, comme on dit en médecine, létal, c'est-à-dire question de vie ou de mort.
Vous
êtes un danger létal, Jean-Philippe Tanguy ?
Non, M. Bayrou parle très bien de lui-même. Après dix ans de bérouïsme, macroïsme, macronisme, c'était la même chose. Parce que finalement, M. Macron a réussi à gagner le pouvoir là où M. Bayrou avait échoué, mais sur le même programme et la même mentalité. Très proche d'ailleurs de ce qu'a échoué en Allemagne, c'est-à-dire de faire un espèce de parti unique où on met tous les traîtres de droite et de gauche.
Parfois, c'est une demande
de stabilité aussi, de la part du pays, d
'avoir des associations entre différents
partis pour essayer de gouverner à un certain moment.
Moi,
je pense que ça n'a pas marché. Les électeurs seront rejuges du résultat après dix ans de macroïsme. Donc, c'est 1 500 milliards de dettes. Maintenant, on le sait, on l'a vu durement. Un chômage qui reprend, puisque c'est essentiellement des chiffres qui étaient maquillés. Maintenant qu'on ne peut plus payer pour maquiller les chiffres, le chômage reprend. Une réindustrialisation qui n'a jamais eu lieu.
Des agriculteurs qui sont au bout du rouleau, j'espère qu'on en parlera, parce que j'étais dans la Somme cette semaine et la semaine dernière, auprès de nos agriculteurs, dans une région qui normalement est une région prospère au niveau agricole, de la Picardie, qui souffre beaucoup, soit de mauvaise culture, avec la sécheresse, soit avec la persécution pour installer des poulaillers ou pour être souverain sur la viande. C'est dix ans d'échec. La France, qui était une puissance agricole aujourd'hui, est dépendante des importations pour se nourrir. M. Bérou, et la liste pourrait être longue, l'école où M.
Bérou, y compris dans les années 90, avait déjà mis le germe du déclassement et de la baisse du niveau. Donc, vraiment, M. Bérou, qui vient nous parler de risque pour la France, franchement,
c
'est pathétique.
M.
Bérou, tout
de même, Jean-Philippe Tanguy, vous dites des alliances qui n'ont ni que ni tête, etc. Sur l'union des droites, j'ai interviewé Jordan Bardella il y a à peine deux jours, lui, il est plutôt pour. Marine Le Pen n'y croit pas. Vous, vous vous situez où, exactement ?
C'est pas qu'elle n
'y
croit pas. C'est que Marine Le Pen pense qu'il faut dépasser cette union. C'est-à
-dire,
vous pouvez avoir un élargissement, forcément. Marine Le Pen a le soutien d'Éric Ciotti. C'est Marine Le Pen qui, à l'Assemblée nationale, était en relation avec Éric Ciotti. Et donc, la cohabitation, pardon, l'accord, la coopération, excusez-moi, entre Jordan Bardella et Éric Ciotti, elle a eu lieu sous la présidence, déjà, de Marine Le Pen. Donc, d'un côté, vous avez cet élargissement vers les patriotes de l'ancienne UMP, des LR, et il y a un élargissement au-delà de la droite. Mais l'un rentre dans l'autre, si vous voulez.
Le général de Gaulle avait fait, évidemment, une union avec les forces de droite, essentiellement, même s'il y avait des forces de droite comme les libéraux, à l'époque déjà, les centristes, qui ont trahi le général de Gaulle du début à la fin. Et puis, il y
avait
un élargissement, ce qu'on appelait les gaullistes de gauche, comme aujourd'hui, il
y a
des républicains de gauche. Et puis, il y
a
des gens qui
n
'ont pas forcément de partis politiques, qui soutiennent Marine Le Pen. Vous voyez bien dans les circonscriptions qui votent pour Marine Le Pen. Moi, par exemple, c
'est
une circonscription historiquement de droite. Sur la côte, c
'est une
circonscription plutôt ouvrière. Marine Le Pen, évidemment, du bassin minier. Et puis, des circonscriptions comme sur la côte méditerranéenne qui pouvaient voter à droite. Donc, c'est un élargissement permanent. Et le but, c'est de faire plus de 50% des voix et d'avoir une majorité de Français. Donc, élargissement permanent, on a bien compris pendant la campagne. Ça veut dire que si vous accédez au pouvoir, à l'Elysée, qu'ensuite, vous avez une majorité à l'Assemblée. Et donc, si je suis ce qui est dit, un Premier ministre qui serait Jordan Bardella à Matignon, vous pourriez travailler avec tout ce spectre pour lequel vous avez travaillé cet élargissement. Ça veut dire que ça irait à qui ?
Dans votre gouvernement, vous allez dire que
c'est
la politique fiction, on se projette. Mais elle avait dit sur notre plateau une Sarah Knafo aurait sa place, par exemple, ou pas
?
Jordan Bardella a été très clair. Il faut que Sarah Knafo fasse campagne pour notre victoire. On ne peut pas à la fois être un adversaire du Rassemblement National, y compris un adversaire déloyal, parce que Mme Knafo, que j'écoute, prend 80% de notre programme, nous le vole, notamment celui de votre serviteur sur les affaires économiques et financières. Ce n
'est
pas très classe, tout en disant que notre programme est mauvais alors qu'elle le pille. Et maintenant, elle veut une place au
gouvernement. C'est pas comme ça que vous avez
l
'attiré vers
vous ? Non, mais je n
'ai
pas spécialement envie d'attirer Mme Knafo. Vous voyez, je l'ai écouté en train de critiquer M. Pigasse, alors que Mme Knafo a littéralement comploté et fait pression sur Charles Aloncle, rapporteur de la commission d'enquête sur la télévision, sur le service public, pour éviter que M. Pigasse et surtout M. Niel, qui est l'ami de Mme Knafo, soient convoqués sur l'affaire de MediaOne en disant qu'il fallait leur laisser faire du fric sur le dos des contribuables. Donc Mme Knafo devrait balayer devant sa porte.
Mais
bon.
Vous pensez qu'elle va être candidate ? Que ce ne sera pas Éric Zemmour ?
Je constate qu'elle s'agit de beaucoup pour remplacer Éric Zemmour. Tout Paris le dit. Vous savez, je ne
suis
pas un faux cul. Moi, je ne sais pas ce qu'il en est exactement. Mais il faut arrêter de dire n'importe quoi. Tout Paris s'agit depuis des semaines et des semaines. Comme quoi Mme Knafo fait tout pour remplacer M. Zemmour. M. Zemmour lui-même passe sa vie à rassurer les journalistes pour dire qu'il sera candidat à la place de la mère de certains de ses enfants. Tout ça est quand même un
peu
sordide. Sordide, mais ce ne serait pas le même scénario si Sarah Knafo se déclare à la place, j'allais dire, d'Éric Zemmour. Certains disent, voilà, elle piquerait beaucoup plus de voix, par exemple, au Rassemblement National. Donc, effectivement, on peut comprendre dans cette logique-là, j'allais dire, votre agacement
par rapport
à Sarah Knafo. Mais ça ne serait pas la même cuisine. Non, mais je ne suis pas du tout agacé, M. Arnaud. Je dis des choses que tout le monde peut vérifier.
C
'est tout. Et moi, ce qui m'agace un peu, c'est vrai, c'est parfois une certaine hypocrisie, non pas de vous, mais d'une manière générale, parfois, du milieu parisien, où on fait croire qu'il n
'y a
pas des débats qui existent. C'est ça qui m'ennuie. Parce que, si vous voulez, quand je retourne dans ma circonception, les gens sentent bien, parfois, qu
'on
leur cache les choses. Alors, ce n'est pas l'histoire du grand complot, évidemment. Mais oui, aujourd'hui, on sait bien qu
'il
y
a
des tensions à peine dissimulées. Et d'ailleurs, Mme Knafo, quand elle dit qu'elle pourrait venir dans un gouvernement de Jordan Bardella en cas de victoire de Marine Le Pen, acte donc le fait qu'Éric Zemmour ne sera pas président.
Mais
en parlant de cachoterie,
il y a aussi,
également, vous dites tout Paris le dit, mais il y a aussi des doutes sur le fait que Jordan Bardella sera le Premier ministre de Marine Le Pen. Il
n
'y a pas de
doute. Ça, vous l
'assurez tout
le coup.
Mais, écoutez, c'est surréaliste. Marine Le Pen l'a dit lors de sa déclaration de candidature à TF1. Ça a été réaffirmé. Jordan Bardella, c'est très bien qu'il sera Premier ministre si Marine Le Pen est présidente
de
la République. Et les 140 députés Rassemblement national et l'Union du R le souhaitent. Donc, si vous voulez, il
y
a une indemnité publique et privée. que Jordan Bardella soit le Premier ministre, c'est un homme politique qui a prouvé sa valeur, ses compétences, sa capacité à mener des batailles électorales avec de grands succès. Je rappelle, comme aux élections européennes, il a fait deux fois plus de votes que les macronistes. Au premier tour des élections, l'élicitative anticipée, il a fait une performance qui aurait dû nous conduire à la majorité. S
'il
n'y
avait
pas eu les magouilles entre les insoumis, tiens, l'arme létale de M. Bérou, dont il parlait tout à l'heure. M. Bérou, il avait moins peur de la létalité des insoumis pour les faire élire contre le Rassemblement national.
On n'a pas l'impression d'avoir vu la même ligne non plus.
Vous connaissez la politique comme par cœur, Jean-Philippe Tanguy. Les déclarations d'aujourd'hui, elles peuvent évoluer, changer. J'entends bien que Marine Le Pen dit Jordan Bardella, OK, vous avez fait le CV de Jordan Bardella, très bien, mais au jeu des alliances,
vous
parliez de cet élargissement. Quand, si vous voulez, à un moment donné, ramener vers vous un certain nombre d'alliés, ceux qui sont déjà là, je pense à Eric Ciotti ou d'autres,
ils
vont demander une récompense, entre guillemets, et des postes, et parfois, ça se joue à Matignon. Donc, oui, aujourd'hui, elle dit ça, on ne peut pas être sûr à 100% que si Marine Le Pen arrive à l'Élysée, ce soit Jordan Bardella, Matignon. Ah si, mais ceux qui demandent ça, ils vont être très déçus. Marine Le Pen n'est pas comme les autres.
Marine
Le Pen n'est pas une femme politique comme les autres, ce n'est pas une politicienne, c'est une femme d'État, elle n'a qu'une parole, qui est une parole d'or, et évidemment, ce sera Jordan Bardella qui sera Premier ministre si les Français font confiance à Marine Le Pen. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus.
Mais vous avez vu tout de même la stratégie, par exemple, d'une Georgia Meloni qui était eurosceptique, qui voulait sortir de la zone euro en 2014, et puis arriver au pouvoir en 2022, a besoin d'élargir et de rassurer les marchés. Ça a été la ligne de Jordan Bardella de rencontrer les patrons. Il lui dit ouvertement lui-même « J'ai rencontré des gens au sein du MEDEF, j'ai essayé de rassurer beaucoup au sein du MEDEF. »
On
dit « Jordan Bardella, nous on met le bulletin face à Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, on hésite. »
Donc
il y
a
un besoin de rassurer de votre côté, Jean-Philippe Tanguy.
Mais Jordan Bardella continue à faire ce travail de lien, Marine Le Pen le fait également, moi aussi à mon petit niveau en tant que, comment dire, commissaire aux finances et m'intéressant à un certain nombre de sujets. Mais rassurer le MEDEF, ce n
'est
pas non plus, et ça n'a jamais été le cas de ce qu'a fait Jordan Bardella, être, comment dire, une courroie de transmission. Il y a les intérêts des salariés, les intérêts des entrepreneurs, les intérêts des grandes entreprises, les intérêts du service public. Être un homme ou une femme politique, aspirer à diriger le pays, c'est faire la synthèse, l'alliance entre des aspirations différentes. Voilà, évidemment.
Et
donc...
Donc,
quoi de problème pour que Marion Maréchal revienne dans le jeu ?
Mais elle
n'est
jamais partie, Marion Maréchal. Je rappelle qu'il
y a
un accord électoral depuis les élections législatives anticipées entre le parti de Marion Maréchal et le Rassemblement National. On a trois députés proches de Marion Maréchal dans le parti de Marion Maréchal qui siègent à notre groupe. Et tout s'est très bien passé depuis deux ans. On est dimanche soir, Jean-Philippe Tanguy, il est 20h50. Vous dites, ouf, cette semaine est finie, pour moi, Rassemblement National, vu tout ce qu'on a passé, les polémiques qui ont eu lieu, il a fallu venir, et vous êtes là aussi ce soir sur ce plateau. Jordan Bardella ne nous a pas beaucoup aidé cette semaine
?
Bien au contraire, il a fait deux grands meetings, un au Royaume-Uni, un, enfin, ce n
'est
pas un meeting en Italie, c'est une conférence économique très intéressante, je crois même que vous l'avez interviewé après le Royaume-Uni. Donc non, merci Jordan Bardella d'avoir signé un accord. Merci, avec toutes les conséquences et tout ce que
on doit,
ce que vous, le Rassemblement
National, le fait
que nos adversaires,
monsieur
Arnaud, le fait que nos adversaires ne soient pas d'accord avec le programme du Rassemblement National, ça me rassure. Si les macronistes qui ont atteint 500 000 titres de séjour pour l'immigration et n'ont jamais rien fait contre les 1 million de clandestins qui se trouvent malheureusement dans notre pays, s'ils commençaient à dire que notre programme était merveilleux, ça m'inquiéterait. Non,
non, mais c'est juste
que par exemple, si on prend le cas effectivement des migrants et de l'accord qui a été signé avec Nigel Farage et qui serait appliqué si les deux hommes devenaient premiers ministres, chacun, dans leur pays, moi j'avais cru comprendre qu'en 2022, je relisais des choses, des déclarations de Marine Le Pen pendant la campagne qui disaient, moi pas question que la France soit le garde-barrière. On a l'impression que là, avec ce qui a été signé, justement, la France devient garde-barrière. Parce
que dans l'accord,
en tous les cas,
un
des alinéas de cet accord, c'est de dire la France récupérerait les migrants qui sont dans la Manche dans les eaux britanniques. Ça vous passe pas un petit problème ça Jean-Philippe Tanguy ?
Non, pas du tout. Quand vous avez interviewé Jordan Bardella, je pense qu'il a très bien expliqué l'esprit et la lettre de cet accord. C'est un accord de lutte globale contre la submersion migratoire, contre les migrations clandestines. Le but de cet accord est de dire aux migrants du monde entier qui exposent leur vie des services de passeurs qui se font de l'argent sur la sécurité de pauvres gens. Vous ne devez pas venir. Il n
'y
aura pas de solution. Si vous venez en France, vous serez expulsé. Si vous arrivez malheureusement à vous faufiler et arriver jusqu'à la Manche, vous serez renvoyé. Si vous arrivez au Royaume-Uni, vous serez aussi renvoyé. Donc le but est d'envoyer comme l'a fait l'Australie, un message clair aux personnes qui veulent immigrer et mettre leur vie en danger. Vous n'avez pas d'avenir sur le continent européen, en France et au Royaume-Uni, si vous ne respectez pas la loi, si vous ne demandez pas l'asile dans les conditions posées par la France, si vous ne demandez pas un titre de séjour, il n'y
en
aura pas beaucoup, le moins qu
'on
puisse dire, dans les conditions posées par Marine Le Pen et Jordan Bardella, il n
'y a
pas d'avenir pour vous. Et le fait d'appliquer la loi, c'est-à-dire de s'appliquer à nous-mêmes ce qu
'on
demande aux autres, c'est normal. On ne
peut
pas demander à la Libye, Madame Haddad, de reprendre les bateaux et les migrants qui partent de ses côtes si la France ne s'applique pas à cette loi. Je ne comprends pas nos adversaires qui disent ça des macronistes qui, en fait, tout pour eux est au port de l
'unité.
Mais l'accord tout de même qui est en place à l'heure actuelle, one in, one out,
il marche pas mal. Un pour un.
Qu
'est-ce que c'est
que ce truc sordide ?
Vous avez tout de même en un an, 1000 personnes qui sont retournées au Royaume-Uni.
Et 1000 personnes qui sont rentrées
puisque c'est...
Qui devaient venir en France et qui sont retournées au
Royaume-Uni.
Comme vous le dites vous-même, c'est one out, one in, one out. Donc c'est un pour un. Ce sont des échanges. Donc moi, ce qui me choque beaucoup et en fait, cet accord courageux de Jordan
Mandela
est un révélateur.
Oui,
parce
qu'en fait, là, dans la Ligue,
il
y a ceux qui rentrent au
Royaume-Uni qui vont être envoyés directement. C'est intéressant aussi parce qu'en fait, on révèle, vous reconnaîtrez, que cet accord n'avait pas fait beaucoup la une de la presse. Imaginez qu'aujourd'hui, il y
a
des accords sordides où les Anglais disent j'ai X afghans, je te les échange contre X pakistanais et compagnie. Mais qu'est-ce que c'est que ces comportements ? Je veux dire, les êtres humains de toute nationalité, même si ils sont clandestins, ce n
'est
pas des choses entre guillemets qu'on échange. Enfin, cet accord est épouvantable et moi, je suis très content qu'on arrive à le démontrer. Il faut des principes dans la vie. Le principe, c'est que les clandestins doivent quitter le territoire, ils doivent être dans des centres dont ils ne sortent pas tant qu'ils ne sont pas expulsés. Le Royaume-Uni expulse les clandestins et la France expulse ses propres clandestins. Il
n'y a
pas d'accord de boutique pied où des êtres humains, des hommes, des femmes, des enfants sont échangés entre le Royaume-Uni et la France. Je ne comprends même pas comment on peut défendre un truc pareil. Un dernier mot, le fond, la forme. On a vu cette image, la signature. Est-ce que vous ne dites pas, parce que le geste en politique compte beaucoup, que Jordan Bardella, président du RN, qui s'affiche avec celui qui était tenant du Brexit, le Brexiteur, alors que vous, maintenant, vous avez travaillé pendant des années pour en gros dire non,
non,
vous avez bien compris, on ne veut plus sortir de l'Europe
pour ne pas
de Frexit, il n
'y
a pas un problème quand même. Mais il n
'y a
aucun problème puisqu'on a toujours pensé depuis le général de Gaulle que le Royaume-Uni n'avait pas sa place dans la construction européenne. C'est le général de Gaulle qui avait établi cette doctrine. Malheureusement,
ça
a été trahi par Georges Pompidou. Le Royaume-Uni a toujours regardé vers le Grand Ouest, c'est-à-dire l'Atlantique, vers les intérêts américains. Le Royaume-Uni n'avait pas la même vision.
C'est de
moins en moins le cas tout de même, Jean-Philippe Tanguy.
À
l'heure actuelle, le Royaume-Uni se rapproche plus des
intérêts
européens que des Américains.
Madame
Haddad, c
'est
la différence entre les gaullistes ou ceux qui s'inspirent de la doctrine du général de Gaulle et nos adversaires qui sont dans l'anecdote. L'identité du Royaume-Uni, comme l'avait dit Churchill, ce sera toujours de regarder vers le Grand Ouest. Il peut y avoir des avatars,
il
peut y avoir des péripéties,
il
peut y avoir un moment où ça va moins bien entre le Royaume-Uni et les États-Unis, mais c'est leur identité. Le Royaume-Uni est ouvert vers le Grand Ouest. Ce n'est pas une puissance continentale. Ils n
'ont
pas les mêmes intérêts que le Royaume-Uni ait choisi de reprendre sa liberté n
'a
rien à voir avec ce que la France doit choisir pour la construction européenne. Mais c'est notre principal allié depuis l'entente cordiale. Heureusement que nous sommes alliés avec le Royaume-Uni. Nous avons affronté ensemble les pires crises, les deux démocraties qui ont fait face aux pires défis du XXe siècle et sans doute du XXIe siècle. Et je n
'ai
pas trop compris nos adversaires qui disent que ce serait honteux de se faire applaudir par le peuple britannique qui est un peuple ami, allié, et avec qui il n
'y a
aucun problème. Et on peut toujours isoler 10 secondes sur un discours d'une heure. Jordan Bardella a fait un discours brillant en anglais qui s'est très bien passé. Et d'ailleurs, si on critique 10 secondes, c'est que le reste devait être pas mal.
Alors, j'aimerais vous entendre également sur l'Ukraine, Jean-Philippe Tanguy, parce que vous avez été également planté du doigt par vos adversaires pour des propos de Louis Alliot qui reprend les propos de Sonia Mabrouk. Vous voyez, je vous ai écouté tout à l'heure.
Merci, madame. Il
faut couper le robinet à l'Ukraine. Voici ce que vos opposants répondent. Écoutez.
Le
Rassemblement National est le parti de la soumission au dictateur Vladimir Poutine qui menace la sécurité des Européennes et des Européens. Le Rassemblement National ne doit pas prendre le pouvoir en 2027 parce que ce serait la victoire de Vladimir Poutine et la défaite des démocraties européennes. Si la France arrête de soutenir l'Ukraine, c'est un tournant pour l'Europe qui elle-même va faiblir dans son soutien à l'Ukraine et donc c'est potentiellement la victoire de la Russie.
Vous
êtes un parti pro-russe, Jean-Philippe Tanguy ?
Non, absolument pas. On est uniquement pro-France. J'ai l'impression d'entendre deux jukeboxes. Tu mets un euro et ils sortent le disque. C'est n'importe quoi. Ça tourne en boucle. Surtout que l'Ukzman, c'est pathétique. Vous auriez pu sortir cette déclaration hier, il
y a
une semaine, on avait un acteur raté, Gabriel Attal. On a un homme politique raté, c
'est
vraiment Glucksmann.
C'est un acte... Vous êtes un
panique, là ? Vous dites, finalement ?
Oui,
il
y a
une forme de panique mais qui avait déjà eu lieu en 2022 où malheureusement, avec l'agression et la guerre commise, la guerre illégale commise par la Russie contre l'Ukraine, beaucoup de Françaises et de Français avaient eu peur et le débat avait été, il faut bien le dire, un peu gâché. M. Macron avait presque pas fait campagne et s'est caché dans ce fameux effet drapeau qui lui a permis d'éviter bien des débats. Fini que les Françaises et les Français ne croient plus à cette politique de la peur, de toujours vouloir diriger par la peur. Nous n'avons aucun
intérêt... Les Français
soutiennent assez massivement la continuité de
l
'aide à l'Ukraine ?
Mais
ils ont raison parce qu'il faut défendre un peuple qui a été agressé, mais soutenir la continuité d'une aide à l'Ukraine, c'est en assurer la transparence, c'est savoir ce que vote la France, c'est savoir où va l'argent des Françaises et des Français, quels sont nos engagements, comment les armes sont utilisées et qu
'est
-ce qu'on a comme contrepartie. L'argent des Françaises et des Français, il n
'est
pas là pour payer des armes américaines alors qu'on pourrait
acheter des armes françaises. On a l'impression d'un peu d'un rétropégalage. Excusez-moi, je parle encore de la somme, mais ce n'est pas rétropégalage, ça a toujours été constant. On coupe le robinet
financier, après vous avez Laurent Jacobelli qui dit oui, mais on va continuer à défendre, mais on va défendre aussi les intérêts des Français. Et là, vous nous dites qu'on va continuer d'une certaine manière à financer l'aide à l'Ukraine. Ce
qu'a
dit Louis Alliot, parce qu'il n'y avait pas que ce bout de réponse que dit Louis Alliot, il a raison, c'est qu'il faut de la transparence, il faut savoir où va l'argent.
Donc vous vous démettez
quoi ? Quelque chose au Parlement, c'est-à-dire à
l'Assemblée nationale ? Bien sûr, quand les États-Unis,
pour revenir sur les comparaisons historiques, quand les États-Unis ont soutenu la France que prébaille pour la première guerre mondiale, le Congrès américain savait où allait l'argent des États-Unis pour aider la France. Il n'y
a
aucune difficulté à cela. Donc aujourd'hui, il y a beaucoup d'argent qui est engagé, sans transparence. Le Parlement et l'Assemblée nationale en particulier est très peu informée de ce qui se passe, ce qui nourrit une défiance de beaucoup de Françaises et de Français qui voient bien qu'on leur demande des efforts sur le système
de santé. C'est aussi un
domaine réservé, vous le savez.
Le domaine réservé, c'est l'armée, c'est nos implications, ce n
'est
pas l'argent. Donc le domaine réservé de M. Macron, ce n
'est
pas le budget, ce n
'est
pas l'argent. Et je ne
vois
pas où est la difficulté de faire la transparence. Vous savez qu'on vote des textes qui mélangent à la fois l'aide financière à l'Ukraine sans beaucoup de détails. L'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, déjà qu'est-ce que ça va faire là-dedans ? Ils mélangent tout et n'importe quoi. Et aussi l'agriculture, c'est-à-dire qu'on a des agriculteurs français qui voient leur revenu baisser parce qu'il y
a
des multinationales, des transnationales ukrainiennes qui n
'ont
rien à voir avec l'intérêt du peuple ukrainien qui exportent du poulet, des œufs, du soja, des céréales sans aucun contrôle.
Oui, mais vous dites aussi,
Jean-Philippe Tanguy,
qu'il faut améliorer la
productivité, qu'il faut améliorer la croissance.
Oui, ben c'est pas... Jean-Denis Bardella, quand tu peux
dire... Oui, mais en augmentant peut-être la production dans nos industries d'armement
françaises, vous allez
pouvoir créer des marchés également.
Mais c'est... Enfin, c'est très bien. En soi, préférer évidemment qu'il y
ait
la paix, vendre des armes pour tuer des gens quels qu'ils soient, c'est jamais un objectif en soi, évidemment, Madame Haddad. Attention. Mais aujourd'hui, ça achète des armes américaines. Voilà. Pourquoi ne... Vous le dites d'ailleurs assez régulièrement sur LCI. Moi, je suis attentif à ce qui est dit sur votre antenne. Aujourd'hui, l'argent des Européens, puisque les Européens, collectivement, sont devenus premiers financeurs de l'aide à l'Ukraine par rapport aux Etats-Unis, eh bien, ce sont les Etats-Unis qui bénéficient, après les Ukrainiens, de cette aide.
Donc, pourquoi est-ce que, depuis malheureusement 4 ans, plus de 4 ans que cette guerre dure, 4 ans et demi maintenant, pourquoi est-ce que l'Europe n'est pas capable d'avoir fait son propre usine d'armement, ses propres usines de souveraineté, assurer sa souveraineté, pardon ? Juste petite précision pour tous ceux qui nous suivent. Si le Rassemblement National arrive au pouvoir, les engagements qui ont été pris actuellement, aujourd'hui, par Emmanuel Macron, qui ont une durée qui peuvent s'étendre au-delà de mai 2027, seront maintenus. Et c'est seulement après que vous engagerez un débat, un vote, à l'Assemblée, pour savoir si on coupe les aides, c'est ça ?
Mais on ne va pas couper les aides, on va assurer la transparence. Il n
'y aura
plus d'automaticité. Le robinet, ça voulait dire quoi, Louis Alliot ? C'est l'automaticité. Excusez-moi, c'est un peu compliqué.
Donc pas d'ordre exécutif, par exemple, pour... On
n
'est
pas
aux Etats-Unis.
Non mais, vous avez compris, c'est-à-dire une décision du président pour envoyer des armes à l'Ukraine ?
Ah bah si, pour envoyer des armes défensives, en toute transparence. Mais on ne veut pas, si vous voulez, on veut savoir où va l'argent des Françaises et des Français. J'ai l'impression de dire ça, c'est scandaleux. Alors que je peux vous dire que tous ceux qui le regardent, à mon avis, seront d'accord, en tout cas de large majorité.
Alors, on va continuer voilés dans l'espace public. Une mesure qui soulève déjà des sérieuses questions de constitutionnalité.
On
va en parler avec vous, Jean-Philippe Tanguy. Mais tout d'abord, j'aimerais vous faire écouter la réaction de Robert Ménard à ce propos. Écoutez.
Vous
êtes maire de Bézé. Vous arrivez, il
y
a des quartiers où 70%, 80% des femmes sont voilées. Je vais enlever à chaque femme le voile.
Je
vais demander à ma police de le faire. Mais madame, c'est juste infaisable. C'est de la démagogie que
de dire ça. Donc le RN fait
de la démagogie.
Mais sur ça, oui, bien sûr.
C
'est l'heure de notre duel entre vous, Jean-Philippe Tanguy et vous, Jérôme Gage. Je suis ravie de vous recevoir en plateau. Bonsoir à vous.
Bonsoir.
Vous avez entendu les propos de Robert Ménard concernant le voile. C'est de la démagogie. Vous répondez quoi à ça
?
Non, mais j'ai eu un débat très intéressant ce midi sur une autre chaîne avec le recteur de la mosquée de Paris. On a convenu d'un point très important, c'est qu'on n'aura pas arraché les voiles de nos compatriotes de confession musulmane ou d'étrangers en situation régulière qui portent le voile islamiste parce qu'ils respectent la loi. C
'est
-à
-dire,
partir du principe que nos compatriotes ne vont pas respecter la loi, c'est scandaleux. On sait que nous, on sait que nos compatriotes de confession musulmane vont respecter la loi. Donc, il n
'y a
pas à aller faire la chasse à je ne
sais
pas à qui, à aller courir derrière je ne sais pas qui. Ce sont exactement les mêmes arguments qu'avaient empliés d'ailleurs les islamistes à l'époque contre la loi sur le voile
à
l'école, contre ensuite la loi contre la burqa, le voile intégral dans la rue et encore contre la baille al-camis à l'école.
C
'est de faire croire qu'il va y avoir des crises, des problèmes, qu'il va y avoir des émeutes. Il n
'y
a jamais eu d'émeutes, il n'y
a
jamais eu de crise. Et en fait, ceux qui disent ça n'ont pas confiance dans les Françaises et les Français de confession musulmane. Et nous,
on
a confiance dans les Françaises et les Français de confession musulmane. Ils respecteront la loi. Les quelques personnes qui ne respecteraient pas la loi au conditionnel, elles auront une amende.
Mais on a l'impression tout de même que vous vous enfermez dans des dogmes un peu intenable.
C'est étonnable parce que
c'est 60%, 69% des gens qui nous soutiennent.
Monsieur Tanguy, vous prétendez pouvoir gouverner dans quelques mois et dans la semaine qui vient de s'écouler. Je vais parler évidemment de cette déclaration. Mais
vous
avez bradé nos frontières extérieures à un politicien anglais, lui-même défenseur du Brexit. Vous lâchez l'Ukraine et ce faisant, vous déroulez le tapis rouge à Vladimir Poutine. Et maintenant, vous voulez introduire une police des mœurs et des
vêtements.
Oui, une police des mœurs.
Je vais vous expliquer pourquoi. C'est les voiles qui
est une police des mœurs. Je vais vous expliquer pourquoi. Parce que là, vous venez dire à des personnes qui, en France, ont la chance de vivre dans un pays dans lequel il
y
a l'article 1er de la loi du 9 décembre 1905 qui dit que la République assure la liberté de conscience. Et vous venez dire à des personnes que non, c'est l'État qui vient s'immiscer dans leur liberté de conscience et leur dire qu'elles ne peuvent pas exercer leur culte comme bon leur semble. Le combat contre l'islamisme, il doit être total, assurément. Mais vous pensez vraiment que vous allez combattre l'islamisme en poursuivant, en sanctionnant, en mettant des amendes à des personnes qui expriment leur foi comme elles ont le droit et comme elles ont toujours eu le droit de le faire. C'est une mesure discriminatoire.
Vous la ciblez uniquement sur les Français de confession musulmane et ce faisant, vous introduisez une hiérarchie d'une certaine manière entre les religions. Vous n'appliquez pas ça à des expressions dans l'espace public de la confession juive ou de la confession catholique ou tout autre. C'est d'abord discriminatoire et puis surtout, c'est totalement inopérant.
Inopérant.
Vous savez parfaitement que
c'est inopérant. Ce ne sera
pas discriminatoire. Mais vous voyez bien que vous jetez en place.
Il
faut choisir les arguments.
Monsieur Tanguy,
on va avoir l'échange. Vous êtes trop intelligent monsieur Tanguy.
La flatterie
ne marche
pas. Non, mais vous savez on a l'habitude de débattre ensemble et moi je veux pied à pied démonter les arguments que vous mettez sur la
table. Vous
voulez
gagner
la primaire des socialistes. Aujourd'hui, vous venez avec une proposition où concrètement, qu'est-ce que vous allez faire des milliers et des millions de touristes qui viennent en France dans notre pays et qui pour certains d'entre eux portent un signe religieux ? Qu'est-ce que vous allez faire et comment vous allez distinguer l'intention islamiste ? Je ne
sais
pas comment vous pouvez le faire d
'une personne
qui porte le voile. Comment
vous allez distinguer
une femme qui porte sur sa tête un foulard parce qu'elle a un problème de santé, une chimiothérapie et qu'elle veut masquer sa situation ? Comment vous allez introduire cette division en permanence dans le pays ? Et puis j'ajoute un dernier argument. On n
'a
pas autre chose à faire en matière régalienne,
en
matière d'autorité,
en
matière de police, de lutter contre le narcotrafic plutôt que de mobiliser nos forces de sécurité pour aller poursuivre des gens qui, dans ce pays, je le redis, ont la liberté de conscience. Et donc, vous faites un amalgame. Vous dites, c'est pour combattre uniquement l'islamisme, mais vous prenez comme symbole un symbole de la liberté. Et je
vais ajouter une chose. Non,
non, le voile n
'est
pas symbole.
Le voile islamiste n'est pas le symbole de la liberté, là, monsieur Lecate. Parce que alors là, vous allez
regretter ce que vous avez
dit. Non, non,
je ne le regrette pas.
Un symbole en tous les cas. Un symbole en tous les cas.
Monsieur Tanguy, je vais être clair. Entendez ce que je vais dire et je termine ma phrase. Un
des plus Charlie, là.
Non, je vais vous dire une chose. On peut, et c'est mon cas, considérer qu'au nom de l'égalité femmes-hommes et de la place que les religions doivent avoir et qui doit être dans le champ de l'intime et de l'individuel,
il doit
y avoir une sorte de conviction culturelle par l'éducation, etc. Ah, ben ça marche bien. Je vous le dis. Mais par contre, le faire par la loi, par l'interdit, par la force et par l'autorité, c'est mettre de la division. Et c'est à l'image de ce que est le Rassemblement National. On voulait introduire de la division à l'intérieur des Français et c'est la pire des choses.
Allez, allez-y.
Mais écoutez, madame, madame,
moi
je suis un peu... Ça va être difficile parce qu'il y a tellement de choses qui ont été dites. On a commencé par le Royaume-Uni et puis après le voile. Je ne sais pas par quoi
commencer.
Restons sur le voile.
Non, mais je ne vais pas rester sans
répondre. Je veux dire,
Marine
Le Pen contestait les accords du
Touquet.
Mais
on est toujours contre. Elle demandait
à ce que la frontière revienne à Douvres. Et là, vous acceptez qu'elle reste
à Calais. Parce qu'il n'y avait pas de reciprocité dans la prise en charge financière et le Royaume-Uni n'assurait pas la prise en charge financière de cela. Et les socialistes ont réduit le Pas-de-Calais, maintenant la Baie-de-Somme, maintenant les côtes normandes à un enfer. Vous avez laissé nos territoires être submergés par des clandestins, des territoires entiers que vous avez sacrifiés, qui étaient de gauche et vous les avez abandonnés.
Et
donc maintenant, vous venez de
nous
donner la leçon, vous n'avez rien fait avec ces gouvernements pendant
25 ans. Vous passez par-dessus dans l'état de droit, M. Tanguy.
Allez, on change encore d'argument.
Vous savez que les refoulements
collectifs
sont interdits.
Mais c
'est incroyable. Les couche-bac sont
interdits, M. Et nous, nous sommes pour les refoulements collectifs. Oui, donc on est bien d'accord. Vous portez atteinte et à la Convention européenne des droits de l'homme. Il
n'y a
aucun droit de l'homme. En quoi il y
a
un droit de l'homme ?
En tous les cas,
c'est donc
que
vous êtes
sorti de l'Europe. Et je ne vous ai pas interrompu. C'est quand même incroyable,
M. Guelch. Vous avez eu un couloir là. Et là, par contre, vous, vous supportez
aucune contradiction. Allez-y, je vous en prie, M. Tanguy.
Je
vous laisse vous dépatouiller avec vos contradictions.
Je ne me dépatouille pas, M. Guelch. C'est juste que quand vous faites 50 arguments en 5 minutes, excusez-moi de prendre un peu de temps pour y répondre. Mais la prochaine fois, on fera l'inverse. On verra comment vous vous débrouillez avec cela. Donc, il n
'y a
aucun droit de l'homme, M. Guelch, à être en Libye, de monter sur un esquif, pardon, de fortune tenue par un passeur, d'exposer sa vie et traverser le Méditerranée. Si vous pensez que c'est un droit de l'homme et
que s'y opposer... Non,
je
vous parle des
refoulements
collectifs.
Mais
c'est ça ! Ne mélangez pas, non. C'est
quoi un refoulement collectif ?
Vous avez refoulé quoi ? Le fait d
'arraisonner un bateau. Vous savez qu'on n'arraisonne pas un
bateau.
C
'est trop dangereux de manière collective et de lui demander de faire demi-tour. Ah,
c'est trop dangereux. Donc, il faut attend
qu'il coule.
Ce
n'est pas ce qui se passe aujourd'hui. Non, on
attend qu'il coule.
Bravo, belle doctrine.
Vous savez ce qui se passe
aujourd'hui ? Les bateaux qui sont accompagnés jusqu'en Grande-Bretagne pour que leur situation puisse être examinée individuellement.
Sauf qu'il coule. Mais c'est la situation... Il n'y a pas de mort
en Méditerranée.
Je vous parle de la Manche. Depuis ce midi, vous mélangez
la Manche et la
Méditerranée. C'est
assez cocasse, d'ailleurs. Mais il n'y avait rien de cocasse, M. Guelch. De voir les deux situations comme si c'était une continuité.
Vous, vous avez des œillères.
Vous
ne regardez que la Manche. Les clandestins qui traversent
la Manche... Non, parce
que M. Bardella a signé un accord sur
la
Manche. Vous êtes
incapable d'accepter un débat, en fait.
Non, non. Mais vous, vous êtes incapable
d'accepter la contradiction. Mais ce
n'est pas la contradiction. Vous parlez de M. Bardella qui a signé un accord avec Farage et vous nous parlez de la Méditerranée et de l'Empedouza. Ce n'est pas pareil. Mais est-ce
que vous êtes incapable de comprendre, et je comprends mieux d'ailleurs pourquoi les socialistes ont échoué au pouvoir, les clandestins qui malheureusement sont dans notre pays ne sont pas nés en France. Ils viennent soit d'Afrique, soit d'Asie traversant l'isme turc. Donc évidemment que c'est lié évidemment qu'arrêter les bateaux en Méditerranée ou en traversant la Turquie, c'est empêcher qu'ils traversent la Manche. Si vous n'arrivez pas à concevoir, à étendre votre réflexion autre chose que sur la Manche, évidemment que vous allez échouer. Mais c'est pour ça que comme vous étiez au gouvernement, vous avez échoué. Et vous avez échoué aussi quand vous me parlez d'éducation.
Mais ça fait 40 ans le voile de Creil. d'éducation pour lutter contre l'islamisme. Vous avez échoué, M. Guelch, collectivement. Vous avez échoué. Aujourd'hui, les jeunes générations malheureusement sont submergées par des sentiments
de rejet de la République. Vous
dites à tous les musulmans de France que vous êtes potentiellement tous islamistes.
Je n'ai
même pas prononcé
le mot
ismusulman. Vous êtes incroyable.
Vous dites les
jeunes
générations. Ce qui parlez
-vous ? Sous le regard de Margot Haddad et de M. Arnaud, je n
'ai
pas parlé de musulmans.
Vous parlez
des jeunes générations quand vous parlez de l'interdiction. Il n'y a que des
musulmans
que
vous voulez absolument m'agresser. Et donc, vous n'écoutez
pas votre interlocuteur. C'est plus intéressant. Votre
raisonnement
qui est un peu filandreux. Ça ne vous intéresse pas mon raisonnement. C'était mieux avec le recteur de la mosquée de Paris.
Est
-ce que
vous vous attaquez seulement au voile ? Ou est-ce que vous allez demander par exemple aux personnes de confession juive qui porteraient la kippa dans la rue, elles aussi, de garder ça dans des lieux privés ?
Ce
n'est pas une mesure contre le voile. C'est une mesure contre le voile islamiste qui est très clairement définie.
C'est quoi le voile
islamiste
? Comment vous le définissez ?
Comment vous l'identifiez ? Comment
vous le repérez
? Comment les policiers concrètement vont dire ça
c'est islamiste et puis ça c'est
traditionnel ?
Vous savez, M. Gage, il y a des gens qui conseillaient le maréchal Lyoté de lire toujours l'adversaire. Je vous conseille, malheureusement c'est dur parce que c'est une doctrine épouvantable de lire l'adversaire, de lire les islamistes. Les islamistes, ce sont des intégristes,
ce
sont des fanatiques. Donc par définition, ils légifèrent sur tout, ils définissent le moindre détail de leur petite vie misérable qu
'ils
veulent imposer aux autres. Donc c'est très clair, le voile islamiste, il est très clairement défini.
D
'ailleurs, s'il n'était pas défini, les islamistes ne le reconnaîtraient pas. Voilà, ils ne l'imposeraient pas aux femmes à travers le monde. Donc comme ils l'ont très clairement défini, ils sont capables de l'identifier. Et si vous me présentez des photos, ne vous inquiétez pas, il n
'y
aura aucune difficulté à
faire la différence. Entre un voile islamiste,
entre une pauvre dame qui a
eu un concert... Vous allez tapisser les gens, comme on dit dans la police. Vous allez faire
des tapissés, c'est-à-dire mettre... Ça, c'est islamiste. Ça,
c
'est pas islamiste. C'est la base
de la République, oui. Ça, c'est un touriste étranger qui est
en France. Et donc, on va lui demander de repartir du pays.
On n'achète pas la
France. La politique de la France ne se fait pas à la corbeille, comme disait Général de Gaulle.
On
ne
se laisse pas acheter. Mais quel est le rapport ? On est un patriote. On soutient la filière du tourisme en France avec des gens qui viennent des différents pays. On n'accepte pas les bons cas. Et
en
même temps, je combats l
'islamisme matin, midi et soir. Et
je considère
en effet qu'il peut être nécessaire Vous ne
le souhaitez pas, d'ailleurs, M.
Gaulle, parce que, par ailleurs, avec Sébastien Cheneu, on a reçu, par exemple, des centaines de menaces de mort. Nous avons rendu public. Nous avons reçu le soutien d'absolument personne, ni de nos collègues députés d'autres partis, ni
d'ailleurs de reprivés. Parce
que
vous
ne combattez pas l'islamisme. Ceux qui
combattaient l'islamisme,
ils sont menacés de mort.
Oui, mais vous rappelez, par exemple, Jean-Philippe Tandit, de la grand-mère, Fatima Ben-Malek, qui avait
interpellé Marine Le Pen en 2022 dans le Vaucluse et qui lui avait dit que
ça,
c'est un signe de grand-mère, le voile.
Vous
lui répondez quoi ?
Ce n'était pas un voile
islamiste qu'elle avait. Mais donc,
c
'est ça
qui est fascinant. Ça ne veut dire pas comment vous le distinguez. Elle avait un
hijab.
Dans ce cas-là, il sera interdit.
Donc,
il
sera interdit.
Il y avait deux
femmes voilées qui ont interpellé Marine Le Pen pendant la campagne.
Il
y en avait
une qui n'avait pas un
voile islamiste et il y en
a
une autre, effectivement, c'est celle qui avait un voile blanc, mais moi, c'est un hijab. Eh bien, l'hijab, il sera interdit si les Français le souhaitent par référendum.
Mais quel est
ce pays ? Personne ne dit, est-ce que vous n'avez oublié de lire, mais j'aurais dû le rappeler beaucoup plus tôt, mais il ne coule pas, c'est que cette disposition qui est un article parmi 39 de lutte contre l'islamisme, notamment l'interdiction des frères musulmans, l'interdiction des prêches, les mesures éducatives dont a parlé M. Guège, mais qui ne sont valables que si on interdit les frères musulmans, entre autres. Vous
le
faites
d'ailleurs, Jérôme Guège
? Mais le combat contre les frères musulmans, évidemment, c
'est le bras
armé du combat
islamiste
en France et donc je n
'ai
aucun problème pour attaquer toutes celles et ceux
qui
ont un projet politique organisé, prévu, etc. Mais là,
je vais vous dire
une chose, je vais vous dire une chose pour
passer
contre
-productif,
vous allez jeter précisément dans les bras des islamistes des centaines de milliers de nos
concitoyens musulmans qui vont se sentir
discriminés et stigmatisés par ce discours
de division que vous voulez introduire. Vous les interdisez ou pas, Jérôme Guège ? Oui. Vous imaginez
ce pays dans lequel les policiers vont avoir un petit guide avec la définition de ce qu'est un voile islamiste ou pas un voile islamiste et
puis on compare les gens pour regarder ce qu'il
en est. C'est ça le pays dont vous avez envie et je le redis, je le redis culturellement, moi la place des religions ce n
'est
pas ma tasse de thé. Mais je considère que ce n
'est
pas à la loi de prétendre faire des interdictions. Je suis fidèle à Aristide Briand, vous savez le rapporteur
de 1905
qui disait la loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dire la loi.
Et je considère qu'une personne qui
exprime sa religion dans l'espace public elle ne prétend pas dire la loi et qu'il n'y
a
pas de raison de l'interdire de l'espace public de la discriminer de la stigmatiser et ce faisant de la sortir de la communauté nationale. C'est vraiment votre état d'esprit de division des
français les uns entre les autres. Il n'y a aucune
division parce que les français ils appliqueront la loi mais voyez il
y a
un moment vous ne pouvez pas dire à la fois que le voile islamiste symbolise la soumission de la femme l'inégalité entre la femme et les hommes le fait que le corps de la femme serait par nature impudique c'est pas vous qui l'avez dit ça c'est moi qui le rajoute et ne pas agir parce que c'est pas vrai que la loi c'est
pas la loi c'est pas vrai elle est pire que le mal
que vous prétendez
combattre je vous assure il
n
'y a
rien de pire que dire que les femmes sont inférieures aux hommes monsieur Guège et que le corps des femmes est impudique je ne suis pas sûr qu'il y
ait
beaucoup de
l'inégalité mais
dans
ce cas là vous allez vous attaquer à tous les monothéismes parce que tous les monothéismes ont
un rapport
compliqué dans l'égalité
je vous dis juste que quand monsieur Guège dit que la loi n'intervient pas sur les consciences c'est complètement faux évidemment que la loi intervient pour interdire des comportements discriminatoires pour interdire le racisme pour interdire de le professer l'inégalité entre les hommes et les femmes de dire de communiquer
des comportements mais il ne touche pas à la liberté
de conscience monsieur
la liberté de conscience c'est un principe
identitaire de notre pays depuis 1905
depuis même l
'article 10 de
la déclaration des droits
de
l
'homme je sais
que vous n'êtes pas un héritier
des lumières mais
je peux vous assurer que
vous prenez pour monter ce qu'il dit hydro réuni il n'y
a pas de
limite il n
'y a
pas de limite à la conscience donc on peut tenir on peut être la loi Guesso ça n'existe pas
non mais attendez la liberté de conscience religieuse je vous parle des opinions religieuses il n
'y a
pas
de loi
contre les sectes ça s'appelle l'ordre public donc on
peut dès qu'il y a du trouble à l'ordre public on
peut légiférer dès qu'il y a une menace sur l
'ordre public là vous légiférez
contre la
conscience
je vous dis qu'une personne qui exprime par le port d'une kippa ou par le port d'un signe religieux d'un voile en l'occurrence expliquez-moi en quoi à cet instant elle trouble l'ordre public c'est la seule limite qui peut être faite c'est pas
un signe religieux nous le dénonçons comme un signe idéologique de l'islamiste militant
donc
c'est bien une police des mœurs c'est des pensées des mœurs
avançons lutter contre l'islamisme c'est pas les mœurs par contre le voile qui
est lié d'ailleurs c'est celui des racines judéo-chrétiennes dans la constitution en tous les cas c'est ce que Bruno Rotaillot veut mettre en place vous levez les yeux au ciel Jean-Philippe Tanguy pourquoi ?
mais parce que si vous voulez je ne
veux
pas être désagréable madame Haddad vous m'invitez je ne
veux
pas pourrir l'ambiance mais on est quand même très très loin des préoccupations des gens dans la somme il y
a
un record le prix de l'essence a atteint un niveau record le prix du gazole est très élevé le gaz va augmenter de 5% les agriculteurs ne savent pas comment ils vont passer l'hiver il y
a
des usines qui ferment sur tout le territoire
voilà
et c'est pour ça que vous proposez le voile mais parce que c'est devenu par
69%
des gens monsieur Gued arrêtez de mépriser ça
non je ne méprise pas je dis juste que vous avez une responsabilité de ne pas verser dans le débat des choses dont vous savez qu'elles vont aboutir à la division des français et
qui vous savez
permet de masquer les autres
sujets et
vous repartez dessus vous dites il ne
faut
pas en parler et vous repartez dessus parce
que vous n'avez rien à dire parce que je combats
mais si vous voulez on peut repartir dans
un sujet que vous avez enjambé trop
rapidement tout à l'heure vous avez reparlé de
la manière dont vous avez
lâché l'Ukraine
et vous n'avez même pas répondu à
ça
votre argument attendez je vais vous poser une question
précise voilà parce qu'elle a été un peu évoqué tout à l'heure vous avez dit il n
'y aura
pas d'automatisation pour monsieur Arnaud elle
a été évoquée je la prolonge c'est le débat ils
peuvent arriver maintenant donc ils ne vous
ont pas forcément entendu vous avez dit
il n'y a pas d'automaticité au soutien militaire que nous allons apporter et nous le réserverons à des armes défensives un canon César c'est une arme défensive ou une arme offensive ? une arme défensive non il
n'y a pas de définition dans l'artillerie d'armes défensives ou offensives c
'est une arme de pénétration et elle
peut donc enjambé
le front et elle peut attaquer des dirigeants russes un centre
de
commandement ou de la logistique au delà de la ligne de front la livraison
des Mirage 2000
attendez je vous pose une autre question la livraison des
Mirage 2000 vous en posez
beaucoup des questions mais par contre on n
'a
pas hâte de
répondre deux questions précises je
sais que vous avez commencé avec
monsieur Mélenchon mais ne
lui ressembliez pas la livraison
des Mirage 2000 qui a été décidé par la France et qui a commencé qui sont notamment équipés de missiles Scalp qui sont des missiles qui peuvent frapper à 250 km vous suspendez ou vous arrêtez ?
parce qu'en
entretenant
l'ambiguïté on ne peut pas répondre ça dépend ah bah non on ne peut pas répondre d'ailleurs vous avez
lâché
l'affaire
répondez Jean-Philippe Tanguy comment ? répondez mais j'ai déjà répondu je répondrai encore l'emploi des armes dépend de ce que la France autorise ou n'autorise pas mais si vous voulez attaquer la Russie monsieur Gage dites le maintenant
non
je veux défendre l'Ukraine et pour cela il y aura des armes offensives pour attaquer les forces russes qui sont sur le territoire ukrainien et c'est de
l'offensive non
mais si vous êtes quand les allemands occupaient le nord de la France et avant ça l'Azaz-Lorraine attaquer sur notre sol c'était notre défendre
le fait d'avoir introduit ce questionnement
c'est déroulé c'est un abandon en race campagne
vous vous couchez devant Poutine mais si évidemment parce que quand vous avez votre responsable Louis
Alliot qui dit on ferme le robinet vous croyez qu'ils entendent quoi
les Russes ? mais Louis Alliot il allait chercher vous avez déjà fait le coup hier à Église et le Rassemblement national il est de l'autre côté voilà ce qu'ils entendent vous avez fait quoi pour
les Ukrainiens vous ? parce que Louis Alliot il a accueilli 300 familles qu'il allait chercher lui-même en bus
vous savez quoi
? il a bien fait comme des
centaines de collectivités locales et moi je ne donne pas des bons points il y a des collectivités locales socialistes de droite du centre
voilà c'est l'honneur de notre pays l
'aide humanitaire que nous avons apportée bien sûr que nous l'avons fait j'ai accueilli une
ukrainienne à la maison donc de ne pas de leçon de
ne pas de leçon Philippe Tandine lui 300
je me
mets
juste
à la place je suis à côté je le serve
alors c'est vrai que c
'est
un débat important vous avez raison l'un et l'autre et animé juste deux petites questions Bruno Retailleau d'inscrire les racines judéo-chrétiennes de la France dans la constitution est-ce que c'est oui ou non
?
c'est non évidemment la seule identité de ce pays c'est l'identité républicaine et c'est celle de la loi de 1905 ce n
'est
pas de donner des bons points ou des mauvais points nous avons dans ce pays une richesse de la sédimentation de toutes celles et ceux qui ont ce pays bien sûr il y
a
des racines judéo-chrétiennes dans le pays il
y
a des racines romaines il y a des racines issues de l'immigration diverses et donc essayer de hiérarchiser c
'est non évidemment parce
qu'on sent l'arrière-pensée
alors
peut-être quelque chose qui va vous mettre d'accord on va peut-être c'est les déclarations de Philippe Aguillon dans la tribune dimanche il dit concernant la dette l'annulation de la dette en proposition de la France insoumise c'est l'équivalent de l'hydroxychloroquine vous savez ce médicament qu'on avait trouvé qui pouvait être utilisé pendant le Covid en tout cas vanté par le professeur Raoult comme traitement miracle du Covid annulation de la dette égal traitement hydroxychloroquine vous êtes d'accord
? Jean
-Philippe Tanguil
y a
les filles
non
mais ce n
'est
pas la bonne comparaison oui non mais ce que propose M. Mélenchon malheureusement ce n'était pas fait pour être réel c'était pour qu
'on
parle de lui et moi c'est ça que je regrette c'est que pendant qu'on parle de ce que M. Mélenchon qui dit tout son contraire parce qu'un jour il envoie au feu un jour il la gèle c'est
-à
-dire qu'à un moment il annule une masse monétaire de 500 à 600 milliards d'euros et la geler et l'annuler ce n
'est
pas pareil en termes des conséquences sur l'inflation qui raconte n'importe quoi mais en racontant n'importe quoi on parle toujours de lui et pendant qu'on parle de M. Mélenchon on ne
parle
pas de la vraie dette c'est-à-dire que celle qui existe celle qui a accumulé les macronistes et M. Mélenchon joue son meilleur rôle la roue de secours du macronisme ce qui fait qu
'on
ne
parle
que de lui et pas du bilan des macronistes d
'ailleurs moi je passe ma vie à
débattre avec des gens de gauche pourquoi
pas j'aimerais bien débattre
avec ceux qui sont responsables
de la situation du pays parce que M. Gage
il est responsable
de beaucoup de choses on fait ça fait 10 ans échanger
avec la BCE pour une annulation d'une partie de la dette on sait que Jordan Bardella avait ça
n'a
rien à voir et ce que Jordan Bardella proposait il vous a très bien répondu
il m'a très
bien répondu sur The Economist mais je lui ai répondu également si vous avez écouté l'interview que du côté italien Matteo Salvini et le mouvement 5 étoiles c'était allié notamment pour demander ça à la BCE vous c'est quoi votre point de vue là-dessus
mais
notre point de vue il est très simple c'est que ce qui est intéressant avec l'assouplissement quantitatif c'était de pouvoir financer des investissements d'avenir que le marché ne finance pas les grandes transitions la transition énergétique la transition climatique l'isolation des bâtiments l'investissement dans la recherche c'est ça qu'on aurait dû faire avec les milliers de milliards qui ont été imprimés par la BCE pendant les années 2010 mais les macronistes ils n'ont pas utilisé cet argent pour faire ça ils ont acheté des voies ils ont baissé les impôts des plus favorisés ils ont fait n'importe quoi et on se retrouve avec une dette qui est exorbitante et qui doit être remplacée puisque les titres que détient la BCE au bout de 10 ans en majorité de maturité ils doivent être remplacés sur le marché et c'est la catastrophe et moi j'avais découvert il faut bien le dire dans l'indifférence générale pendant les auditions de la commission d'enquête sur le dérapage des comptes publics que l'ensemble des autorités macronistes n'avaient pas prévu de plan de sortie de cette politique spéciale de la BCE et c'est dramatique donc pendant qu'on parle des bêtises de M.
Mélenchon on ne parle pas de ça c'est à dire que le gouvernement socialiste d'abord macroniste ensuite n'avait pas de plan de sortie de la politique de taux bas de la BCE et comme on parle de M. Mélenchon on ne parle pas de ça c'est dramatique ça veut dire qu'on a des gens qui sont responsables arc de la raison incarné notamment par M. Aguilard qui est parfaitement alignée avec les macronistes n'avait pas de plan pour sortir de la politique de la banque centrale voilà c'est ça qui est grave c'est pas les élocubrations de M. Mélenchon d'ailleurs financier j'aimerais bien savoir à la braderie là qu
'il
trouve ça très étrange que M. Mélenchon puisse faire campagne dans une braderie avec des équipements de la mairie de Lille des équipements publics avec des gens qui étaient là qui ne voulaient pas être là j'espère qu'il y
aura
une enquête ça m'étonnerait comme M. Mélenchon lui passe tout par exemple à
un
moment ils avaient fait la promotion de
leur maillot de foot on va bouillir à côté je laisse bien rouler M.
Tanguy qui passe du coq à
l'âme vous avez vu ce que ça fait M.
Gued
vous
avez
vu on a
voyé sa pièce c
'est
pas sympa je
ne
présente pas l'autre jour
je comprends que M. Tanguy était embêté de la comparaison avec
le professeur Raoult
parce qu'au moment du Covid son mouvement a fait partie des gens qui ont cédé aux sirènes et aux élucubrations du professeur Raoult pensant
qu'il y avait des choses
à faire de ce côté là et vous avez commis l'erreur avec beaucoup d'autres à se dire que c'était possible évidemment que c'est une proposition farfelue qu'il faille poser la question à l'échelle européenne des sujets de mutualisation de la dette mais ça ne pose pas le sujet central qui est que comment on corrige ce qui génère de la dette c'est-à
-dire
les déficits chaque année et là pour l'instant on a le grand flou du côté du Rassemblement National j'ai entendu la semaine dernière j'ai fait un débat c'est avec M. Laurent Jacoby un plan de 125 milliards d'euros d'économie et si on avait eu le temps j'aurais aimé en parler parce que quand je lui posais la question de savoir alors concrètement c'est quoi les 125 milliards d'euros d'économie il disait il y
a
des trucs inutiles on va supprimer des agences ok très bien qu
'est
-ce qu'on supprime le seul truc qui m'a sorti on va supprimer l'Arcom ah la belle affaire et vous voyez il y a des tas d'agences qu'on va pouvoir réinternaliser d'accord mais si on réinternalise c'est que donc il y
a
des fonctionnaires qui vont donc faire un certain nombre de missions bref il y a vous savez sur tous les sujets qu'on a mentionné ce soir c'est pour ça que j'ai commencé par vous dire vous nous dites que vous êtes en capacité de gouverner mais la réalité
en termes de coq à l'anne la réalité qu
'on a vue cette semaine c'est un niveau d'amateurisme jamais atteint et c'est
une sorte de en même temps c'est-à-dire que
vous avez une polyphonie à la tête du RN Marine Le Pen Jordan Bardella Marine Bardella Jordan Le Pen qui
disent des choses contradictoires
qui
n
'intéressent
personne
qui
disent
des choses
contradictoires en se disant on
va voir le débat entre Ségolène Royal
entre Ségolène Royal l'ambassadrice de M. Thébou bon
ça
vous embête
quand je parle des des divergences qui existent à l'intérieur
il n'y a pas de divergences vous verrez votre conseiller
économique du jour au lendemain parce que
la ligne très libérale défendue par Jordan Bardella n'a pas
l'heure de Marine Le Pen bon
vous connaissez quoi
il y
a
une semaine M. Durvie vous ne
le
connaissiez pas avant on s
'intéresse à ce qui se passe de partir
d
'autres oui oui vous l
'utilisez il a été écarté parce qu'il s'est très mal comporté ça n
'a
rien à voir avec la ligne économique les 125 milliards d'économies M. Gued ne viennent pas de mon esprit fécond ou pas d'ailleurs ils viennent du rapport que le ministère de l'économie a rendu avant l'été que vous avez dû lire c'est l'ajustement budgétaire soit des hausses d'impôts soit des économies qu'il faut faire pour remettre les finances en ordre c'est pas mon avis c'est l'avis des experts économiques de Bercy c'est l'avis de la Cour des Comptes c'est l'avis du Conseil des Finances Publiques c'est l'avis du FMI quand il se penche sur notre cas voilà c'est de l'arithmétique donc la vraie question c'est comment vous vous allez rétablir les comptes si vous n
'êtes
pas d'accord avec ces 125 milliards d'ajustement budgétaire puisque c'est pas le programme du Rassemblement National c'est au moins le minimum de l'effort qu'il faut faire donc en fait ce qui est intéressant
c
'est intéressant vous nous dites les recommandations du FMI alimentent la vision du Rassemblement National non c'est intéressant c'est nouveau ça
oui quand Météo France se donne la
météo on écoute la météo le FMI le
FMI c'est pas
intéressant
non parce que le
FMI qui a créé
le FMI
? le FMI ça propose de l'ajustement structurel sur des réformes qui vont aller toucher aux classes populaires que vous
prétendez défendre voilà et c'est la raison pour laquelle je ne veux ni le FMI ni la BCE pour s'occuper des finances publiques pour quelqu
'un qui donne des leçons d'amateuriste la BCE
et
le FMI a été créé par des socialistes les keynésiens bah oui
le FMI est un outil keynésien c'est la gauche qui a créé le FMI on fera
ce débat quand
vous voulez vous
pouvez haïfier voilà
Jean-Philippe Tanguy