L'édito de Quentin Gérard : «Blocages lycéens : Emmanuel Macron face à son ombre»
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Chapitres
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Temps de parole
- ?100 %
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Lesditaux politiques de Quentin Gérard ce matin. Quentin, vous nous parlez d'Emmanuel Macron. Vous nous dites que le chef de l'État est en colère contre le gouvernement incapable d'apaiser les lycéens. Oui, cette scène a commu un air de déjà vu. Une crise apparaît. Emmanuel Macron laisse son gouvernement la gérer dans un premier temps. Et vu qu'il considère que de toute façon jamais personne ne fait aussi bien que lui, il finit par reprendre la main sur la situation. C'est à nouveau ce qu'il vient de se passer avec la mobilisation lycéenne. Emmanuel Macron est en colère en colère contre un gouvernement qui serait incapable de résoudre cette crise une de plus en l'espace de 10 ans. Alors il réunit ses ministres, s'accapare le rôle de Sébastien Lecenu et distribue les
consignes. Il oblige Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur, à adoucir encore davantage la doctrine de maintien de l'ordre. Le président l'exhorte tout simplement à suspendre l'utilisation des grenades assourdissantes peu importe pour le message envoyé qui fait porter la responsabilité des violences aux policiers. Les forces de l'ordre sont maintenant de toute façon habitué à se sentir abandonné par Emmanuel Macron. Le chef de l'État enchaîne ensuite avec Édouard Gefrey, le ministre de l'éducation nationale qu'il trouve trop technocratique dans une séquence qui mérite du sens politique. Il le pousse alors à lancer une plateforme de concertation avec les lycéens sur de nouveaux cahiers de doléance adapté à la situation. Alors, on voit à Emmanuel Macron qui reprend la situation en main,
qui reprend les commandes d'un Emmanuel Macron qui s'agite, mais un Emmanuel Macron qui se retrouve encore une fois face impuissant face à une situation qui finalement le dépasse. Alors pour vous, cette mobilisation lycéenne, elle est même symbolique. Oui, on pourrait presque en rire si ça n'était pas aussi tragique. Le plus jeune président de la République qui a promis de terminer son second quinquena sous le signe de la jeunesse finit finalement par refermer les portes de l'Élysée en pleine mobilisation. lycéen l'histoire est cruel. celui qui a été porté au pouvoir en 2017 avec cette promesse de moderniser le pays, d'en finir avec la gauche, avec la droite, de créer la start-up nation, de permettre à chacun de s'émanciper financièrement, d'offrir à la France un nouvel horizon à
travers l'Europe et bah celui-ci s'en ira finalement avec une bonne vieille contestation de la jeunesse comme il y en a eu tant ces dernières décennies mais avec en prime la violence exacerbée qui transforme maintenant presque automatiquement ses mobilisations en émeuturbaine. et vous nous dites que c'est pas la seule tâche qui marquera la la fin de son deuxième quinquena. Non. H Et là si la mobilisation lycéenne apparaîtra, évidemment qu'on met un symbole très négatif, un risque encore plus grand pèse sur la France et donc sur le bilan d'Emmanuel Macron, c'est celui de la crise financière avec des taux qui atteignent maintenant les 5 % à 10 ans, soit du jamais vu. Depuis 2002 cette semaine, un économiste reconnu me disait même qu'il y avait une chance sur
trois pour que cette crise financière surveigne avant l'élection présidentielle. Ce qui obligerait la France à faire appel à la Banque centrale européenne de toute urgence. S'ajoute à ça la crise énergétique avec les prix des carburants toujours très haut. Puis la crise politique avec une chambre introuvable depuis la funeste dissolution de l'été 2024 et un nouveau budget dont on ne sait même pas s'il sera voté, si c'est le cas, dans quelles conditions. Voici pour le tableau de la désastreuse fin de règne d'Emmanuel Macron. Celui qui est obsédé par la trace qui laissera dans l'histoire ferait mieux de s'inquiéter car les historiens risquent bien d'avoir la plume assassine à son encontre.