Didier Guillaume est l'invité de RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:27OuverteRéponse directe
Le glyphosate, qui crispe de plus en plus, Didier Guillaume.
- 0:31FerméeRéponse partielle
Vous, vous êtes plutôt Nicolas Hulot ou Stéphane Travers ?
- 1:16FerméeRéponse directe
Vous serez prêts ? Les agriculteurs surtout seront prêts
- 2:34RelanceRéponse partielle
Vous aviez voté au Sénat contre l'introduction de l'interdiction dans la loi du glyphosate.
- 3:39RelanceRéponse partielle
Il y a des députés qui continuent de réclamer que cette interdiction figure dans la loi.
- 3:50OuverteRéponse directe
Vous leur dites quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« Le président de la République a pris un engagement de sortir du glyphosate dans 3 ans. »
- 0:57Invité politiquePromesse
« Dans ce quinquennat, nous connaîtrons la fin du glyphosate. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Il faut que la transition agroécologique arrive. Il faut utiliser moins d'intrants, moins de pesticides. »
- 2:00Invité politiquePromesse
« Nous allons arrêter le glyphosate, nous allons sortir du glyphosate. »
- 2:16Invité politiqueFait
« Il faut de la souveraineté alimentaire. Il faut des produits qui soient avec une traçabilité, des produits sûrs. »
- 6:49Invité politiqueChiffre
« Dans mon département de la Drôme, qui est le premier département bio de France. »
- 9:08Invité politiqueChiffre
« Jamais un gouvernement n'aura fait autant de réformes. »
Temps de parole
- Didier Guillaume65 %
- Présentateur30 %
- ?4 %
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Vous êtes sur RTL. 7h46, excellente journée à vous tous qui écoutez RTL. Elisabeth Martichoux, vous recevez donc ce matin le nouveau ministre de l'agriculture, Didier Guillaume. Bonjour Didier Guillaume. Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur RTL. Vous êtes effectivement dans votre fièvre de la Drôme, où vous allez visiter tout à l'heure des lycées agricoles, on va en parler. Mais je voudrais aborder tout de suite un dossier que vous avez trouvé sur votre bureau en haut de la pile, qui crispe de plus en plus, c'est le glyphosate, Didier Guillaume. Vous, vous êtes plutôt Nicolas Hulot ou Stéphane Travers ?
Moi
je suis Didier Guillaume et je suis fier et honoré que le président de la République ait pensé à moi pour ce poste de ministre de l'agriculture. Et je suis là pour appliquer le programme présidentiel. De quoi s'agit-il sur le glyphosate ? Tout le monde sait qu'il faut en sortir. L'Europe était partie sur 15 ans et puis après on était descendu à 5 ans. Le président de la République a pris un engagement de sortir du glyphosate dans 3 ans. Moi je peux vous dire ce matin, Elisabeth Martichaud sur RTL, que dans ce quinquennat, nous connaîtrons la fin du glyphosate.
Parce
que l'échéance, elle se rapproche. C'était en novembre 2017 le tweet d'Emmanuel Macron qui effectivement fixait à 3 ans la borne, le délai pour sortir du glyphosate. Maintenant ça fait 2 ans. Vous serez prêts ? Les agriculteurs surtout seront prêts
? Nous
sommes à 2 ans et demi de cette échéance. Si c'est 3 ans et quelques mois, ce n'est pas le sujet. C'est quoi la trajectoire ? C'est de se dire qu'aujourd'hui, il faut la transformation de notre agriculture. Il faut que la transition agroécologique arrive. Il faut utiliser moins d'intrants, moins de pesticides. On voit bien ce qu'il en est. Tout le monde est d'accord. Et les agriculteurs eux-mêmes, les organisations professionnelles agricoles sont d'accord pour dire qu'il
y a
une transition à opérer. Et qu'évidemment, il faut sortir du glyphosate. En même temps, nous sommes dans un environnement ouvert européen. Il y a des pays autour de nous qui utilisent encore ce produit. Moi, ce que je veux dire aujourd'hui à nos compatriotes, à nos concitoyens, aux Françaises et aux Français, nous allons arrêter le glyphosate, nous allons sortir du glyphosate. Nous allons le faire dans des délais qui permettent à l'agriculture française, aux agriculteurs, d'arriver à trouver des substitutions afin que notre agriculture continue à produire. Parce que c'est bien de ça dont il s'agit. Il faut de la souveraineté alimentaire.
Il faut des produits qui soient avec une traçabilité, des produits sûrs. C'est ce que veulent nos concitoyens. Donc, il faut encore quelques semaines. Mais le gouvernement, sous l'autorité du chef de l'État, a pris des engagements. La France arrêtera le glyphosate.
Vous renouvelez l'engagement ce matin. Vous aviez voté au Sénat, on le rappelle, contre l'introduction de l'interdiction dans la loi du glyphosate. Là-dessus, vous n'avez pas évolué. Il n
'y a
pas question
à un moment.
Je n'ai pas évolué. Non, je n'ai pas évolué parce que...
Parce que vous savez qu'il y a des députés qui
continuent de réclamer que cette interdiction, elle figure dans la loi. Parce que tant qu'il n'y a pas de loi, ils estiment que l'engagement, eh bien, il est fragile.
Je ne crois pas. Moi, je crois aux engagements pris par le chef de l'État. Là, je voulais annoncer très clairement sur votre antenne, ce matin, nous allons sortir du glyphosate. Vous le faites. Que ce soit dans
la loi
ou que ce ne soit pas dans
la loi. Mais vous n'avez pas bougé.
Vous n'avez pas bougé sur
cette... Non,
non,
mais
c'est pas... Non, non,
mais
excusez-moi. Je crois que c'est un sujet trop important. Il y
a
des gens qui sont très sensibles à ce sujet. D'ailleurs, nous devons tous l'être. Et je ne voudrais pas, moi, qu'il commence à y avoir des débats un peu durs entre les députés de la majorité, les citoyens, etc.
Mais ils sont
là, ils sont là, les débats très
durs. On a
entendu tout à l'heure, Sandra Matin, qui est une députée LREM, comme vous, elle a voté contre l'interdiction. Or, elle reçoit des insultes, elle reçoit des menaces de mort, comme d'autres parlementaires. Il y a, certes, une agressivité, mais qui traduit une exaspération terrible des antiglyphosates. Vous leur dites quoi
? Mais
il y a une exaspération terrible de toute la société française. Cette société française, elle mérite non pas d'être exaspérée, mais d'être plutôt emportée sur un objectif. Moi, ce que je veux dire aux uns et aux autres. Nous n'avons pas voté, et Sandra Matin, à qui j'amène tout mon soutien, n'a pas voté contre l'arrêt du glyphosate. La loi, c'était la loi d'Egalim, dont il s'agissait d'augmenter les
glyphosate. Les états généraux de l'alimentation.
Les états généraux, suite aux états généraux de l'alimentation. La question était de savoir, il y avait un amendement qui était de dire, est-ce qu'on le met dans la loi ou pas ? Si nous avions mis dans la loi, si le gouvernement, à l'époque, avait mis dans la loi la sortie du glyphosate, aujourd'hui, pour un certain nombre d'agriculteurs, nous serions dans l'impasse. Les agriculteurs ne sont pas là pour polluer. Ils sont là pour produire des produits de qualité saine. Donc, le gouvernement, le chef de l'État annonce que nous allons sortir du glyphosate, nous allons en sortir.
Vous l'avez
dit.
Ce que
je veux dire, c'est qu'il nous faut, oui, il nous faut encore quelques mois pour arriver à faire cette transition. Nous allons y arriver. Moi, je
l
'appelle vraiment au calme, parce que nous avons tous la même orientation, la même philosophie.
Les ravages des pesticides,
je
disais, ça traduit une énorme exaspération. Et puis, ça débouche sur des drames, des drames épouvantables. On en a parlé sur RTL largement, les bébés nés sans bras dans plusieurs régions. Il y a le soupçon que ça vienne des pesticides. Il y
a
des accusations qui sont formulées, mais pour l'instant, scientifiquement, il n
'y a
pas de preuves. On apprend ce matin, dans le journal Le Parisien, que la chercheuse qui a lancé l'alerte sur ce potentiel scandale est sous le coup d'une procédure de licenciement, toute son équipe aussi. Vous comprenez qu'on se pose la question ce matin, Didier Guillaume ? On veut arrêter l'enquête
? Non,
alors écoutez, moi, j'ai lu cela dans Le Parisien ce matin. Je ne sais pas de quoi il retourne pour cette association. Moi, ce que je veux dire, c'est que le monde, la planète comme la France, a besoin de lanceurs d'alerte. Les lanceurs d'alerte nous permettent vraiment parfois de faire sortir un certain nombre de sujets. Là, vous l'avez dit vous-même, Elisabeth Martichoux. Il y a peut-être des soupçons, mais il n'y a aucune preuve scientifique. Et là, nous devons, là encore, ne pas fracturer la société. Il s'agit de ne rien étouffer. Moi, je ne connais pas ce dossier de cette association et pourquoi il pourrait y avoir ce licenciement.
Ce que je veux dire, c'est à la science, c'est aux scientifiques, de faire la preuve ou non qu
'il y a des conséquences entre les pesticides
ou pas.
Donc, votre
confrère de l'environnement, François Drogi,
avait dit sur RTL, François Drogi, il faut une nouvelle enquête. Vous appuyez sa demande ? Il faut une nouvelle
enquête ? Ou vous
craignez que
les
agriculteurs soient montrés du doigt, dans le fond
?
Ah non, non, non. Mais moi, je ne crains pas que les agriculteurs soient montrés du doigt parce que les agriculteurs sont des femmes et des hommes qui veulent produire le mieux possible avec le moins d'intrants possible. Vous savez, entre il y a maintenant 20 ou 30 ans et aujourd'hui, les agriculteurs de France ont fait leur mue. Et pas du tout les mêmes pratiques, pas du tout les mêmes façons de produire. Aujourd'hui, ce qui compte, c'est la qualité. Regardez le bio, comme il a avancé dans tous les départements. Et dans mon département de la Drôme, qui est le premier département bio de France, c'est le cas aussi.
Regardez tout ce que veulent les Français avec les circuits courts, avec l'approvisionnement local. Tout ça, il n'y a pas de sujet, je vous le dis très sincèrement.
Sur la
question des bébés sans bras, il faut que la science fasse son travail. Moi, je ne
suis pas favorable à
l'obscurantisme, évidemment.
Donc, il faut une enquête.
Nous allons voir comment les choses vont se faire. Il faut surtout que les scientifiques regardent ce qu'il en est.
Didier Guillaume, les féticulteurs sont rudement éprouvés par les inondations vertrières dans l'Aude. Vous serez aux côtés d'ailleurs d'Emmanuel Macron lundi, qui va sur place
?
Aujourd'hui, ce que je veux dire, après le Premier ministre, après le chef de l'État, c'est toute ma compassion pour les familles des victimes. C'est vraiment toute ma solidarité. Ce ne sont pas des mots, vous savez, parce que ça compte. Moi, je suis un homme de terrain, un homme de la campagne. Toute ma solidarité vis-à-vis des eau-doises et des eau-dois. Et puis, évidemment, tout mon soutien aux agriculteurs, aux viticulteurs de l'Aude. Lorsque nous allons arriver sur l'aspect agricole et sur l'aspect viticole, eh bien, évidemment, tout sera mis en œuvre afin d'aider les viticulteurs à passer cette mauvaise passe.
Mais d'abord, là encore, le temps des sujets à regarder est un peu plus long que simplement dire qu'est-ce qu'on va faire ou qu
'est
-ce qu
'on
ne va pas faire. Aujourd'hui, ce qui remonte à mon ministère n'est pas encore assez clair pour savoir quel est le niveau. On sait que les pertes sont énormes, mais on ne sait pas ce qu'il en est. Donc, il faut attendre encore quelques jours. Mais rassurez-vous, ou plutôt, je veux rassurer les viticulteurs de l'Aude, l'État sera au rendez-vous.
Emmanuel Macron, vous ne serez donc pas forcément à ses côtés lundi. Vous l'avez vu avant votre nomination. Vous êtes socialiste ? Vous êtes toujours au Parti Socialiste ? Ou vous êtes en
marche ? Non, moi, j'ai quitté le Parti Socialiste à l'issue de la primaire puisque j'ai fait un choix clair avec des milliers et des milliers...
Vous avez
voté Emmanuel Macron
au premier tour ?
C'est celui de voter Emmanuel Macron au premier tour, évidemment. Donc, vous
n'êtes plus au PS ?
Ah non, non, je ne suis plus au
PS. Et est-ce que vous êtes en marche ? Je
suis dans la majorité... Non, je n'ai pas adhéré à En
Marche. Vous êtes
un macroniste,
mais pas en marche. Je pense
que ça n
'aurait pas
eu de sens de passer... Moi, je suis macroniste, je suis dans la majorité présidentielle. Je soutiens, évidemment, au gouvernement, mais même avant l'action du chef de l'État et du gouvernement. Moi, je trouve qu
'ils
vont dans le bon sens. Il faut protéger les Français, il faut libérer l'économie. Jamais un gouvernement n'aura fait autant de réformes. Moi, je me sens bien dans ce gouvernement, mais je me sentais bien depuis
un
an dans cette majorité.
Il y a un épisode récent, permettez-moi que j'y revienne, vous concernant, parce que ça a pu étonner. Vous avez annoncé votre décision de quitter la vie politique. Vous avez fait un texte qui était très clair pour prendre un poste dans le privé. Et puis, vous vous êtes aperçu qu'il n'était pas rémunéré. Et là, on peut comprendre que vous ayez besoin de gagner sa vie, comme tout le monde. Mais vous êtes revenu à la vie poétique. Et on s'est dit,
est
-ce que c'est bien constant ?
Non, non, mais je comprends que ça peut surprendre. Je n'ai pas quitté la vie politique et je n'y suis pas revenu, puisque j'ai continué à être sénateur dans toute cette période. Il m'avait été proposé la présidence du comité d'organisation de la Coupe du Monde en France, par le gouvernement et par la Fédération Française. Ce n'était pas un problème de rémunération, mais c'était un problème de responsabilité vis-à-vis notamment du budget de cet événement. J'ai décliné ce projet parce que ça n'allait pas. Je suis toujours resté sénateur.
Moi, ma constance, elle est toujours la même, celle de servir mon pays et celle de faire de la politique pour permettre à mes concitoyens de vivre le mieux possible.
Vous visitez aujourd'hui des établissements scolaires agricoles. On y reviendra. Vous plaidez pour qu'il y ait plus d'élèves qui soient plus attractifs. C'est pour ça que vous êtes dans la Drôme ce matin. C'est votre première sortie de ministre. Merci d'avoir été ce matin sur RTL. Merci à Frédéric Perruche, le correspondant à Lyon, qui a assuré la liaison avec vous de Bourg-les-Valents. Je vous souhaite une très bonne journée, monsieur le ministre de
l
'Agriculture, Didier Guillaume.
Didier Guillaume