Nicolas Dupont-Aignan invité de "Samedi Politique" sur Fr3 Paris-Ile-de-France
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:12OuverteÉludée
Y a-t-il une enquête à venir ? Faut-il parler de détournement de moyens publics ?
- 2:24OuverteRéponse directe
Est-ce que le regard des autres change sur vous ? Et est-ce que ça fait du bien d'être enfin pris au sérieux ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Est-ce que ce matin, vous pouvez nous annoncer le ralliement de Stéphanie Gibault ?
- 4:37OuverteRéponse directe
Est-ce que Nicolas Dupont-Aignan gêne à droite ?
- 6:45RelanceRéponse directe
Si vous êtes élu au Conseil régional de l'Île-de-France, est-ce que vous ne serez pas candidat à la prochaine présidentielle ?
- 7:58RelanceRéponse directe
Si vous êtes élu conseiller régional, il y a un problème de cumul de mandat. Lequel abandonnez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31InvitéChiffre
« il est crédité de 7-8% des scores jamais atteints »
- 2:40Invité politiqueFait
« j'ai été réélu trois fois maire à plus de 75% des voix, dans une commune qui était en faillite, que j'ai redressée »
- 4:02Invité politiqueFait
« j'ai beaucoup combattu la fraude fiscale parce que je vois qu'on taxe toujours les plus petits et qu'il y a les gros qui s'en sortent »
- 4:14Invité politiqueFait
« Stéphanie Gibault, qui a levé un très gros scandale d'une banque suisse qui a détourné des milliards d'euros »
- 12:47InvitéChiffre
« il y a le grand pari qui est fait pour la première couronne, 30 milliards d'euros à l'heure de 2025 »
- 13:11Invité politiqueChiffre
« 30 milliards d'euros, alors qu'on a reçu les feuilles d'impôts »
- 13:53Invité politiqueChiffre
« il y a 5 millions d'habitants en grande couronne qui n'ont rien »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan59 %
- Invité20 %
- Présentateur11 %
- ?9 %
≈ 33 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
à toutes et à tous, merci de nous rejoindre pour cette édition de la mi-journée.
L
'actualité à Paris et en Ile-de-France sera politique dans un instant, avec l'invité de samedi politique qui est aujourd'hui le candidat de Debout la France aux élections régionales en Ile-de-France, Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Bonjour, monsieur. Merci d
'être avec nous. Bonjour Daïc Audeboué. Alors on peut dire qu'il est en forme dans les sondages, Nicolas Dupont-Aignan.
Oui,
il est crédité de 7-8% des scores jamais atteints, donc on verra avec vous si vous pouvez être la surprise des régionales en Ile-de-France. Et on discutera de votre programme, le Grand Paris contre le reste de la région. Est-ce que ce n
'est
pas un peu manichéen
? Et
l'actualité,
c
'est aussi Valérie Pécresse qui demande à son avocat de porter plainte contre X pour faire le jour dans l'affaire des tracts de sa campagne, des tracts découverts à la mairie de Lysi-sur-Urc en Seine-et-Marne. Jeudi, l'équipe de son adversaire socialiste, Claude Bartholone, décidait de saisir la justice en parlant de dispositifs de distribution de documents politiques, ce qui est interdit par le Code électoral. Pour l'équipe de la candidate Les Républicains, ces tracts ne faisaient que transiter dans cette mairie où ils avaient été livrés par l'imprimeur. Alors, une réaction, Nicolas Dupont-Aignan. Y a-t-il une enquête à venir ?
Faut-il parler de détournement de moyens publics, comme le font les adversaires de Valérie Pécresse ?
Écoutez, vous savez, moi, depuis que je suis maire de ma ville dans l'Essonne, depuis un certain nombre d'années, j'ai toujours essayé de faire de la politique sans jamais remuer le linge châle des uns ou des autres et en m'occupant des citoyens. Et je pense que les habitants sont tout à fait capables de faire la part des choses. Donc, je ne vais pas tirer sur une ambulance. Ça ne m'intéresse pas. Ce dont je suis sûr, c'est qu'il y
a
besoin d'un grand ménage dans la vie politique.
–
Daïf, vous voulez ajouter quelque chose ? – Non, c'est juste l'image de la campagne que ça donne. Vous savez, il
y a
la série House of Cards, où c'est des manipulations. On pourrait dire que c'est House of Parks and Recreation, qui est une autre série qui est l'histoire d'une élue qui s'occupe des parcs et jardins. C'est un peu minuscule
comme polémique.
– Oui, mais vous savez, quand on voit tout ce qui se passe,
et
qu
'on
voit que nos concitoyens sont écœurés par la politique, ça montre bien qu'il y
a
besoin de renouveau,
qu
'il y
a
besoin d'un autre état d'esprit. Et on en parlera, j'espère,
tout
à l'heure. – Il est temps maintenant de retrouver
l
'invité de Samedi Politique, le candidat de Debout la France aux élections régionales, Nicolas Dupont-Aignan. Alors, Daïco, lui, 8% dans les sondages pour notre invité. C'est pas mal quand même.
–
Oui, c'est des sondages jamais atteints encore, pour vos listes en Ile-de-France. Alors, est-ce que le regard des autres change sur vous ? Et est-ce que ça fait du bien d'être enfin pris au sérieux ?
–
Vous savez, j'ai pas besoin d'être pris au sérieux. –
C'est vrai qu'avant, vous regardiez les
sympathiques, ils ont rigolé un petit peu,
il
y a 2%.
– Écoutez,
en tout cas, en Essonne, ils rigolaient pas, puisque j'ai été réélu trois fois maire à plus de 75% des voix, dans une commune qui était en faillite, que j'ai redressée. Donc moi, j'ai jamais compris pourquoi certains ricanaient. Vous savez, je suis sincère.
Je
suis écœuré par la vie politique de mon pays. Et j'en ai assez de voir les gens souffrir,
le
matin dans les RER, dans les embouteillages, d'avoir les gamins, avoir peur d'aller au collège, de se faire raqueter, ne supportent plus tout ça. Ce
décalage,
vous voyez, je regardais votre reportage, là, sur la nuit blanche à Paris. C'est très bien, moi, j'aime la création artistique. Mais si la ville de Paris et tous ses beaux esprits mettaient autant d'énergie pour régler les problèmes des Français, c'est-à-dire les fins de mois qu'on n'arrive pas à boucler, le RER qui ne marche pas, on
peut même plus monter… – On va en discuter sur votre
programme original
qui est un peu maniché. – C'est un
problème de mentalité. Vous savez, c'est très bien de faire mumuse avec l'argent public. Mais moi, j'aimerais que l'argent public, il se
serve aux habitants. – Il y a une part de financement
privé aussi dans la nuit blanche. – Tout est public. – On en revient à vos bons sondages. Est-ce que du coup, il y
a
des gens qui viennent vers vous ? Parce que ce matin, vous pouvez nous annoncer le ralliement de Stéphanie Gibault, qui est une lanceuse d'alerte dans le cadre de la fraude fiscale menée par UBS. Est-ce que c'est votre Juliane Assange à vous
? –
Non, ce n
'est
pas cela. Simplement, il y
a
eu Jean-Claude Delarue, la liste des usagers, qui a décidé de nous rallier parce que je suis un des seuls à vraiment vouloir régler les problèmes.
On
va en reparler. Il y a Stéphanie Gibault. Vous savez que j'ai beaucoup combattu la fraude fiscale parce que je vois qu'on taxe toujours les plus petits et qu'il y a les gros qui s'en sortent. Et ça me fait plaisir que Stéphanie Gibault, qui a levé un très gros scandale d'une banque suisse qui a détourné des milliards d'euros, sera notre tête de liste à Paris. Ça veut dire qu'on peut rassembler. Moi, je veux sortir la vie politique du trou noir. Je veux rassembler des gens différents
qui
sont des citoyens, des élus locaux, des maires de villages. On va sortir la politique française de son caniveau. C'est ça l'enjeu de demain.
– Alors justement, le mot « rassembler ». D'abord, est-ce que Nicolas Dupont-Aignan gêne à droite
? – Il gêne à droite. Et je voudrais venir sur les lanceurs d'alerte. Est-ce que ce n
'est
pas une façon aussi pour les politiques de dire « nous,
on
est déconsidérés, donc on va prendre des gens qui incarnent des valeurs de courage et d'honnêteté
». Ce n'est pas
un aveu d'échec des politiques quand même ?
– Écoutez, moi, je pense, toujours fait preuve de courage. On m'en a assez voulu. Quand j'ai quitté l'UMP parce que j'estimais qu'il ne défendait plus son électorat, ce n'était pas facile.
– Oui, mais les lanceurs d
'alerte sont très courtisés par les politiques.
– Elle est
nette, elle est courageuse.
– C'est une
femme courageuse.
Ce
que je veux dire, on ne sortira pas notre région, parlons de l'île de France, si chacun ne retrousse pas ses manches. Moi, quand j'ai repris la ville de Hier en Essonne qui était en faillite il y a 20 ans, je
ne
l'ai pas redressée tout seul, j'ai mis tout le monde ensemble et on s'est dit « voilà, on a un projet, si chacun fait un effort, on va y arriver ». Et pourquoi on n'arriverait pas dans la région la plus riche de France
? L
'île de France est la région la plus riche de France et c'est celle où on vit le plus mal. Vous trouvez ça normal ? Est-ce qu'il n'y a pas un moyen, un moment, de se débarrasser, pardonnez-moi du terme, pas l'élégant, mais de ceux qui ont échoué depuis 20 ans, qui se succèdent, qui font toujours les mêmes petites histoires ? Est-ce qu'il
n'y a
pas un moyen de rassembler des énergies positives, des énergies positives, des gens qui ont fait leur preuve, sur le terrain des maires, Jean-Pierre Ange-Albert dans le Val d'Oise, et puis des femmes courageuses comme Stéphanie Gibault ? Voilà.
C
'est simple en fait, vous savez. – Alors pardonnez-moi,
je
vais employer un mot qui ne
va
pas vous plaire, c'est un peu de l'arithmétique aussi des élections régionales, est
-ce
qu'il faut faire des additions, notamment à droite ?
– Oui, parce que comme vous êtes quand même un petit peu dans les sondages, les adversaires commencent à parler de vous, et à dire du mal de vous, il y
a
eu un tweet cette semaine de Val-Rant-de-Saint-Just, qui estime que vous brassez du vent, parce que vous prenez peut-être sur ces électeurs, et il y a Valérie Pécresse, qui dans son discours dimanche dernier, a eu un petit mot pour vous, elle se présente comme elle, une candidate qui n'est intéressée que par la région, on l'écoute.
–
Contrairement à mes adversaires,
je
ne viens pas à cette élection en rêvant d'autre chose.
Où
est leur rêve francilien
? Il
y a Mme Cosse,
qui
rêve d'entrer au gouvernement.
Il
y a M. Dupont-Aignan,
qui
ne rêve que de sa candidature présidentielle.
–
Alors M. Dupont-Aignan, si vous êtes élu au Conseil régional de l
'île
de France, est-ce que vous ne serez pas candidat à la prochaine présidentielle, puisque tout le monde doit promettre maintenant ce qu
'ils
font dans l
'avenir ? –
Vous savez,
il y a une différence fondamentale entre moi et tous mes concurrents, c'est que je serai dans cette compétition,
pour
l'île de France, le seul maire
élu
à quatre reprises. Ça veut dire quoi ? –
Sur les listes de vos autres concurrents, il y aura
plein de maires aussi
?
– Non,
non,
attendez. Le tête de liste
qui
est enracinée. Moi, mon plus beau mandat, celui qui m'a tout donné, qui m'a tout appris, c'est ce mandat de maire. C'est-à-dire qu'on est confronté à la réalité et on est jugé sur des faits.
Madame Pécresse… – Mais si vous êtes élu… – Attendez, monsieur Dutvoyant, justement, si vous êtes élu…
–
Madame
Pécresse, elle a fait partie du gouvernement Sarkozy, elle est aux ordres de Nicolas Sarkozy. Monsieur Bartholone, il est aux
ordres de monsieur Hollande.
Si on veut… – Vous, vous
êtes vous-même qui vous donnez des ordres. – Si les citoyens… – Non,
nous sommes des gens libres. Nous n'appartenons pas aux clans politiques qui ont fait tant de mal à la France. –
Si
les franciliens volent confier la région
pour
être une succursale de monsieur Sarkozy ou de monsieur Hollande, ils prennent, ils votent pour monsieur Bartholone ou madame Pécresse. Moi, je vais proposer enfin le choix qui manque.
–
Si vous êtes élu
conseiller
régional, il y
a
un problème de cumul de mandat, puisque vous êtes député maire et vous serez conseiller régional, lequel vous abandonnez ?
–
J'abandonnerai un mandat. – Pas maire, alors ? – J'abandonnerai un mandat. – Vous venez de dire que
maire, c'est votre plus beau mandat.
– J'abandonnerai un mandat, je me présente à la région. Je vais vous dire tout simplement pourquoi je me présente. Parce qu'un jour, il y a un de mes concitoyens qui m
'a
dit, monsieur le maire, vous nous avez fait une très belle ville. Vous n
'êtes
pas parfait, bien sûr, mais vous avez fait une belle ville. Mais si on ne peut pas aller bosser dans le RER, si on ne peut pas aller en voiture à Paris, à quoi ça sert d'être dans une belle ville si rien n'est réglé ailleurs ? Et je me suis dit, si tous les maires d'Île-de-France qui ont fait du bon boulot se retroussent les manches et arrivent à prendre la région au sens à nous débarrasser de ceux qui ont échoué,
on
va régler les problèmes de la région Île-de-France. Et c'est mon seul objectif, je n'ai qu'un objectif, c'est changer la vie politique de la région Île-de-France.
–
Mais
pour régler les problèmes en Île-de-France, on va faire des alliances, il n
'y a
plus de scénario. Si vous faites plus de 10%, est-ce que vous vous maintenez au deuxième
tour ? – Je
suis
candidat, nous serons au deuxième tour et vous allez poser la question aux autres de
savoir
s'ils veulent me soutenir pour gagner la région. et avoir une nouvelle équipe.
Est-ce que vous avez vu ce qui s'est passé à Madrid ?
– Deuxième question, si vous êtes entre 5 et 10%, vous avez la possibilité de fusionner
avec
une liste.
Alors,
est-ce que vous fusionnez avec le FN, avec les Républicains ou pas du tout ?
– Vous me connaissez.
Est
-ce que je fais ça pour faire, comme disait De Gaulle, la petite soupe sur le petit feu ? Ça ne m'intéresse pas. Je veux changer la région Île-de-France. Je sais que nous allons gagner. –
Pourquoi
à Madrid, un instant, pourquoi à Madrid, on a eu la capacité à changer les choses ? Pourquoi dans l'ensemble de l'Europe,
les
citoyens se prennent en main ? Et pourquoi en France,
on
serait condamné, nous les électeurs, parce que je suis autant électeur que vous, à subir les mêmes ? Moi, je vais offrir le choix, pas tout seul, avec Jean-Claude Delargue, l'usagère des transports, avec Stéphanie Gibault, avec des maires de terrain. Nous allons pouvoir enfin offrir aux Franciliens le moyen de changer les choses. Donc, je serai au second tour et nous allons gagner. –
Mais si vous n'êtes pas au second tour,
Jean-Marie, il faut
choisir une alliance.
Soit
le FN, soit… – Mais je serai au second tour. – Non, mais il y
a
un scénario où vous pouvez ne pas être au second tour aussi. Dans ce cas-là, vous pouvez fusionner soit avec le FN, soit avec les Républicains, soit vous ne fusionnez personne. Et dans ce cas-là, on se dit, ça sert à quoi de voter pour du
pognon ? – Ça servira. – Puisqu
'il ne veut pas être élu.
–
Est-ce que c'est possible de fusionner avec le FN ? –
J'aimerais que l'on… – Est-ce que c'est possible, oui ou non ?
– Je me suis différent du FN, je me présente pour que des maires de terrain changent la vie quotidienne. Et si on parlait, ça m'intéresse davantage de savoir comment on
va
régler le problème des embouteillages, comment on va faire en sorte…
– Oui,
mais pour ça, il
faut
être élu. Et pour
être élu, à un moment, il
faut peut-être
fusionner avec une autre liste. – Si vous voulez
toujours…
–
Non, mais on
peut poser la question, ça a l'air de vous agacer qu'on
vous la pose.
–
Oui, parce que j'en ai assez de cette vie politique réduite à des gens qui ont échoué. Je voudrais que vous laissiez aux électeurs, aux électeurs… –
Dans ce cas-là, il faut changer les règles. – Mais les règles sont très simples.
Je suis déjà près de 10% dans les sondages, nous allons être au second tour et nous allons permettre aux électeurs de l'Île-de-France de faire le grand ménage et de le faire avec sérieux, avec des propositions concrètes. Donc, laissez-nous aller devant le scrutin, laissez le choix aux habitants et parlons des propositions concrètes, originales, originales que je propose.
– On verra ça, je pense, dans l'entre-deux-tours, Jean-Noël.
– On va parler de l
'Île-de-France et de l'éventuel changement de nom de l'Île-de-France qui est proposé par un candidat.
–
Oui,
par Claude Barthelon. C'était lors d'un débat devant le MEDEF et on sait que les patrons d'Île-de-France veulent qu'il y ait Paris dans le nom parce que ça serait plus attractif. Est-ce que ça serait une bonne idée de changer le nom de la région Île-de-France
? – Je
ne
sais
pas si... Enfin, en tout cas, je ne vis pas sur la même planète que M. Barthelon. Mais croire qu'ils vont convaincre les franciliens d'aller voter, parce qu'aujourd'hui, le danger, c'est l'abstention. En changeant le nom de la région, moi, ce que je veux, c'est changer la vie des
habitants. –
Ce
n'est pas l'objectif de M. Barthelon. – Ce que je veux changer, M. Barthelon, c'est de mettre Paris dans le nom de la
région pour que ça soit plus attractif. – Mais je m'en fiche complètement. –
Mais
c
'est bizarre, quand même, que la région porterait
le nom de Paris. –
Mais
moi, la région Île-de-France,
c
'est très bien. Mais je vais vous dire, excusez-moi, moi, j'ai des solutions pour qu'on réduise les embouteillages, parce que M. Barthelon et ses amis, ils n'ont pas investi dans les routes, ce qui fait qu'on a le record de pollution et d'embouteillages. J'ai des solutions pour qu'on rénove les RER et que le matin, à la gare, on puisse monter dans le RER. J'ai des solutions pour que l'été, on ne soit pas à 40 degrés, comme j'ai été à Melun au mois de juin, 40 degrés dans les wagons. Voilà, moi, ce qui m'intéresse, c'est ça. Alors, M. Barthelon, il est sur une autre planète. Il est président de
l
'Assemblée nationale, il vit dans le grand monde, peut-être. C'est son choix, Mme Pécresse, pareil. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la vie des gens. Je veux changer la vie des gens comme j'ai changé la vie des habitants de
ma commune. – Mais
là, vous êtes super ményquien, parce que pour résumer, vous dites, il y a le grand pari qui est fait pour la première couronne, 30 milliards
d'euros à l'heure
de 2025, et de l'autre, on délaisse la seconde couronne. C
'est hyper ményquien comme discours.
Vous faites les petits habitants de la seconde couronne
contre les puissants
de la première
couronne, le grand monde, tout ça. – C'est
pire que ça. C'est pire que ça. Il y a des dirigeants, Mme Pécresse, avec Nicolas Sarkozy, et Barthelon, Huchon, qui ont inventé le grand pari express et qui font croire qu'en faisant un métro circulaire de 30 milliards d'euros, 30 milliards d'euros, alors qu'on a reçu les feuilles d'impôts, ils vont régler les problèmes des gens, alors qu'au même moment, ils ne s'occupent pas des RER, et les RER, ce
n'est pas la grande couronne. – Mais ils s'occupent des deux, c'est deux projets qui sont menés différemment. D'un côté, il y a l'avenir,
mais à
un moment, il faut
prévenir l'avenir. Si vous faites que le présent, vous êtes toujours à la remorque des problèmes.
–
Mais vous ne connaissez pas mon projet.
Ce
que je dis, c'est que plutôt que de gaspiller 30 milliards dans un métro souterrain gigantesque, je préfère des solutions banlieue-banlieue en petite couronne, tramway, bus et même métro style Orlival qui coûtent 10 fois moins cher et l'argent que j'économise sur ce grand pari fou, je le mets sur la rénovation des lignes existantes, je le mets sur les bus en grande couronne parce que figurez-vous qu'il
y a
5 millions d'habitants en grande couronne qui n'ont rien et je les mets sur les routes pour débloquer des bouchons routiers qui sont ahurissants.
– Et on ne peut pas tout faire. – Vous savez qu'il y a aussi des électeurs de première couronne.
– Mais oui, mais j'ai
parlé d'eux. – Vous avez l
'impression dans votre campagne que vous ne
vous
adressez qu'aux électeurs de seconde couronne alors que c'est à peu près moitié-moitié en
ville
de France.
– Non,
c'est vous qui caricaturez. Les électeurs de petite couronne ils veulent aussi des RER qui marchent. Ils prennent le RER à Maison-Alfort, ils prennent le RER à Nanterre.
– Et bien le métro. – Excusez-moi. – Et le métro,
bien évidemment. Je veux des structures moins coûteuses là où il y a déjà des transports et il faut améliorer. C'est la petite couronne. Il faut aider les gens de la petite couronne mais il ne
faut
pas gaspiller l'argent public parce que quand Mme Pécresse
dit… – On peut faire les deux en même temps. – Non,
mais non.
Il
n'y
a
plus d'argent. Mme Pécresse, elle dit Grand Paris Express, 30 milliards et puis maintenant elle se rend compte que j'ai raison et qu'il faut quand même réparer ce qui existe alors elle dit « On fera les deux ». Non, on ne pourra pas faire les deux. Il faut faire
d
'abord ce qui est urgent.
Quand
vous avez le toit de votre maison qui fuit, vous ne construisez pas un château, vous réparez le toit de votre maison et puis après on va faire progressivement le reste. C'est beaucoup plus raisonnable.
– Merci beaucoup Nicolas Dupont
-Aignard d'avoir été l
'invité de ce numéro
de Samedi Politique. Merci d'Aïko Douy à la semaine prochaine. C'est la fin de cette édition de la mi-journée
Nicolas Dupont-Aignan