Les archives de Mari
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« entre 15 et 20000 tablettes ont été retrouvées »
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« la grande majorité datant seulement des 20 dernières années de la vie du palais »
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« la situation politique en Syrie depuis le printemps 2011 est tel que le travail dans les musées n'est plus possible »
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« il ne sera pas possible avant un certain temps de collationner les tablettes une dernière fois avant de les publier »
- 1:07:34non_speechChiffre
« de 2011 à 2023 il y a eu 850 textes supplémentaires qui ont été publié »
- 1:08:17non_speechPromesse
« on a soumis à l'Agence nationale pour la recherche un nouveau projet dont l'un des objectifs est de renforcer l'effort de publication de l'exploitation des archives de Marie »
- 1:08:17non_speechPromesse
« ça va permettre notamment de publier une dizaine de volumes dont certains qui sont en préparation depuis longtemps »
- 1:09:46non_speechFait
« il n'existe pas dans tout le Proche-Orient ancien d'archive aussi riche que celle découverte à Marie »
- 1:10:31non_speechChiffre
« sur les quelques 24000 tablettes exhumées jusqu'à présent moins du quart est actuellement publié »
Temps de parole
- ?100 %
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je voulais vous remercier tous ceux qui ont organisé ce cyle de conférence pour l'honneur que vous m'avez fait de me proposer de prononcer la la conférence de de clôture puisque l'exposition est encore ici pour quelques jours c'est le 25 je crois la dernière opportunité donc j'étais content tout à l'heure d'être avec des des amis proches de Colmar pour voir avec eux cette exposition que j'avais déjà vu à à Marimont et donc on retrouve à peu près on retrouva les mêmes pièces mais dans une autre configuration et euh ce dont je vais vous parler c'est de la la dernière phase en fait celle qui est un peu moins évoqué dans l'exposition qui a mis l'accent plutôt sur la période des chacanakou euh mais avant de euh débuter je voudrais euh rappeler la chance considérable qu'ont les spécialistes de l'écriture qu'unéi forme les assyriologues comme nous disons dans notre jargon c'est que le support privilégié par les Mésopotamiens pour les textes courants était constitué par des tablettes d'argile et c'est un support pour lequel on a rarement fait mieux dans toute l'histoire de de l'écriture euh parce que c'est un support qui résiste bien autant et en particulier à ces deux ennemis des bibliothécaires qui sont d'un côté le feu et d'autre part l'eau et là avec l'eau j'ai choisi une image qui malheureusement n'est pas de la fiction c'est une triste réalité et on aurait pu multiplier bien sûr ce genre de de référence et c'est cela qui explique pourquoi les tablettes cunéiformes nous sont parvenus en très grand nombre outre le fait que il s'agit d'un matériau qui n'est pas cher et donc il suffit de purifier l'argile de se tailler convenablement des roseaux et vous voilà équipés pour écrire les textes de Marie euh les textes cuniformes les plus anciens remontent au 24e siècle avant notre ère mais comme je vous l'ai indiqué donc mon propos portera ce soir sur les archives de l'époque que nous appelons l'époque amorite c'est-à-dire à la fin du 19 9e et au début du 18e siècle cette période d'environ 50 ans est scandée par trois phases successives que je dois vous exposer maintenant pour que par la suite ceux d'entre vous qui auraient besoin de repèrees les a première phase elle regroupe les règnes de yardonlim et de sumuyamam des environs de 1810 jusqu'en 1792 ensuite nous av nous avons l'annexion de du royaume de Marie par samsadou qui intègre Marie dans ce royaume que nous appelons royaume de Haute Mésopotamie et il s'agit d'un véritable empire qui va depuis le tigre jusqu'à l'euphrat et samsiadou a choisi d'installer un de ses fils sur le trône de Marie qui s'appelait yasmaradou et dont j'aurais l'occasion de reparler fréquemment en 1775 quelques mois après la mort de son fondateur cet empire s'est écroulé et Marie a retrouvé son indépendance avec son dernier roi zimrilim qui a régé un peu plus de 13 ans et qui a fini par être vaincu par le roi de Babylone amurabi en 1761 et quelques mois après sa conquête de la ville amourabi a fini par décider la destruction de la ville de Marie entre 15 et 20000 tablettes ont été retrouvées je reviendrai tout à l'heure sur l'imprécision des chiffres mais leur répartition chronologique est très inégale la grande majorité datant seulement des 20 dernières années de la vie du palais mais si vous faites le calcul ça veut dire que on dispose d'une moyenne de plus de deux textes par jour ce qui dans toute l'antiqu quité est quelque chose pourquoi on n pas de parallèle alors ce que je voudrais c'est rappeler d'abord les circonstances dans lesquelles ces archives ont été découvertes et quel était leur statut dans l'Antiquité et puis dans un deuxième temps je décrirai les différents genres de textes qui constituent ces archives et je terminerai en retraçant l'histoire de leur publication et en traçant quelques perspectives d'avenir les archives Paléo babylonienne ont commencé à être découvertes dans le palais de Marie par l'équipe d'André Parot lors de sa deuxème campagne de fouille hôtel aririe dans l'hiver 1934-35 très exactement le 5 février 1935 donc il y a un peu plus de 89 ans et j'ai personnellement vécu en fait un peu plus que la moitié de cette longue histoire parce que j'ai eu la chance de visiter marie à 17 ans l'année de montbac donc en en août 1971 et à ce moment-là André parou était en train de dégager le palais pressargonique qui n'était pas encore pourvu de la couverture qui devait plus tard le protéger et puis ensuite j'ai fait mes études universitaires et j'ai eu la double chance en 1979 d'entrer dans le groupe des épigraphistes qu'on appelait alors l'équipe de Marie où je fus accueilli par Maurice birau sur la recommandation de Jean-Marie Duran et la deuxième chance c'est d'avoir été associé dès 1979 par jean-margueron aux travaux archéologiques et épigraphiques à tellarerie dont il reprenait la direction je n'ai pas connu personnellement André Parot mais je l'ai aperçu une fois au Louvre alors que j'étais étudiant en Licence il faisait visiter l'exposition qu'il y avait organisée en 1973 et pour laquelle il avait fait venir de Siri à Paris plusieurs statues dont celle d'ichtouilum voici une photo qui est dans le catalogue de l'exposition que j'ai repiqué parce queelle m'évoquait ce souvenir mais j'ai en revanche connu la plupart des membres de l'ancienne équipe des épigraphistes à commencé par chef de cette équipe George Dossin alors je voudrais retracer rapidement les étapes de la découverte des archives de Marie et si vous voulez en savoir plus et bien je me permets de vous renvoyer un livre qui n'était pas dans l'énumération de Dominique Beyer tout à l'heure qui s'appelle enquête de Ninive et où j'ai retracé l'histoire de la du déchiffrement du cunéiform et de la constitution de la criologie comme discipline historique l'essentiel à Marie a été découvert en trois campagnes de la 2e à la 4e donc entre 1935 et et 1937 le nombre de tablettes qui est sur ce tableau correspond au rapport de fouille que donnait chaque année par haut dans la revue Syria et vous pourriez vous étonner d'un chiffre tel que 6 à 8000 tablette et bien cette imprécision du bilan de l'inventeur de ces archives s'explique parce qu'il n'avait pas à ce moment-là d'épigraphistes auprès de Lui qui puisse faire sur le terrain un inventaire même rapide les tablettes étaient sommairement nettoyées et cuites puis mises dans des mâes qui étaient transporté en France pour étude et c'est seulement à partir de la 5e campagne à l'automne 1937 que Georg doessin a fait partie régulièrement de l'équipe à tel har après la guerre Parot est revenu dans le palais en 1964 il avait fait entre entre-temps beaucoup d'autres choses et il cherchait le palais pressargonique et euh qu' a supposé avec raison situé sous ce qu'il appelait le palais de zimrilim d'après le nom de son dernier occupant et ces fouilles en profondeur ont permis de compléter les découvertes antérieures de deux manières d'abord parce que ça et là on s'est rendu compte que il restait encore des tablettes qui n'avaient pas été découverte avantgerre tablette qui remontait à l'époque des deux derniers rois y maradou et zimrilim et ça a été le cas notamment en 1972 lorsque Maurice Birot a achevé la fouille de la fameuse salle 115 qui avait donné plusieurs milliers de tablettes avant la guerre j'y reviendrai et puis surtout en passant sous les derniers sols d'occupation Parot a découvert les archives plus anciennes qui remontaient au règne de yardounlim et de sumuyamam il s'agissait du contenu de paniers de tablettes périmées qui ont été mis au rebut lorsque samsadou après s'être emparé de Marie il a a effectué des travaux dans le palais ce que André Parot a dégagé constitue donc les vestiges d'un palais détruit délibérément par les Babyloniens en 1759 et comme l'avait bien souligné Jean Margueron tout ce qui avait de la valeur à leurs yeux avait été emporté avant que le feu ne soit mis à la poutraison et les mur abattu et seuls sont restés les objets non intéressants alors les les les moules que vous avez pu voir dans l'exposition bon c'est quelque chose de très intéressant mais en soi en effet c'est de l'argile ça n'a pas de de valeur et Paro a eu le sentiment que les Babyloniens avaient mis les tablettes délibérément en morceau et on peut lire sous la plume de George dosin en 193 38 il faut bien constater que les destructeurs du palais se sont acharnés à mettre en pièce les archives qui paraissaient avoir été classé par panier et par anné et que seul les tablettes de petit format ont échappé à leur coup et Maurice Birot lui a fait écho rappelant dans son rapport sur la nouveille fouille de la salle 115 en 1972 que les tablettes je cite jeté pmel sur le sol d'allé par la soldatesque du conquérant qui détruisit le palais de zimrilim il formait selon le rapport de Monsieur André Parot une couche épaisse de 30 à 40 cm on doit dire cependant que l'état de conservation des tablettes parfois médiocres en effet euh s'explique au moins en partie aussi par disons le manque de soins avec lequel elles furent dégagé euh Paro en 1936-37 enfin 35 37 n'avait pas encore d'ouvriers bien formé et sur ce célèbre cliché que vous avez pu voir ou revoir dans l'exposition et bien la pioche juste à côté de cette statue fait un peu frémir et là euh il faut se rappeler que nos tablettes elles sont pas en pierre elles sont en argile et que euh cette argile n'est pratiquement jamais cuite et donc les tablettes euh lorsqu'elles sont découvertes elles sont encore humides et molles et elles ne durcissent que par la suite lorsqu'elles sont à l'air libre et cela explique les coups de piochon dont on voit souvent la trace donc voici un exemple mais j'ai un exemple encore pire sur cette tablette on compte pas moins de SEP coups de pieochon et alors je vous ai pas montré le l'autre côté de la tablette mais il y a également des coups de piochon et je m'étais demandé pendant un moment comment c'était possible jusqu'au moment où je me suis dit c'est simplement que la tablette a été découverte verticale et donc évidemment si vous attaquez par un côté et par l'autre vous avez deux fois plus de chance de donner des coups de piochon que si vous l'attaquez la tablette étant conservée à à plat euh par ailleurs Parot a euh pris une initiative qui était quelque chose qui se pratiquait à la même époque notamment à our il a procédé à une cuisson superficielle sur le terrain ce qui en soit sans doute était une bonne chose pour la conservation des tablettes mais le problème c'est que les conditions rudimentaires de l'opération ne permettaient pas un contrôle bien strict de la température qui seul évite que les tablettes ne se brisent notamment pendant la phase de refroidissement qui doit déjà la montée en température qui doit être très progressive et plus encore quand la température baisse et donc ça explique aussi pourquoi on a beaucoup de tablettes qui sont fragmentaires et la première génération des épigraphistes de Marie qui étaient submergés par le nombre des documents n'a fait aucun effort pour essayer de remembrer les fragment et ça a été un des grands mérites de Jean-Marie Durand de nous avoir entraîné dans ce travail de puzzle euh dans le jargon des assyriologues on parle de joint et il est vrai que trouver le un fragment qui donne le début d'une lettre rang euphorique si je peux filer cette métaphore douteuse euh mais malgré nos efforts les documents ne sont pas toujours complets voici un exemple d'une tablette qui a été reconsrtituée à partir de pas moins de CIN fragments mais vous voyez qu'il reste malgré tout encore des lacunes autre question qu'il faut aborder c'est la question du partage dans l'entre de guerre la loi des antiquités prévoyait le partage des découvertes et c'est ainsi que la moitié des tablettes dougarit trouvé euh jusqu'en 1939 se trouve aujourd'hui au Louvre et l'autre moitié en Syrie pour les tablettes de Marie euh la situation n'est pas tout à fait claire faute de documents publiés et du fait que la tradition orale que j'ai entendu par les plus anciens s'est révélé en partiellement inexact et donc je dois ici préciser quelque chose que j'avais précédemment écrit et qui n'est pas tout à fait juste en fait Parot obtin que la totalité des tablettes soit envoyée en France pour étude et il semble qu'il était convenu que la part de la Syrie serait renvoyée progressivement au fur et à mesure des publications et si vous avez bien regardé dans l'exposition il y a cette lettre de Parot à Claude Cheffer qui était alors le directeur de la commission des fouilles qui date du 18 novembre 1946 à propos du partage et qui serait elle très intéressante je cite suite à notre dernier entretien je vous confirme et vous précise ici que je suis prêt à proposer au gouvernement syrien premièrement partage par moitié des fois publié par Mademoiselle ruten suivant projet s inclus deuxièmement partage des textes de Marie donc là il voulait dire les tablettes dès à présent publiés le gouvernement syrien choisissant soit les tablett du volume de Jean arm2 1941 soit celle du volume d'sin arm1 1946 ce dernier volume devant sortir incessamment il serait bon de faire remarquer au gouvernement syrien que la publication a été ralentie à cause de la guerre d'autres volumes sont d'ors dès à présent prêts et seront envoyés prochainement à la publication par conséquent d'autres partages suivront et seront à envisager dans un délai assez prochain si vous regardez bien on arrive à lire cela par transparence en en haut de de la feuille euh et on si on fait l'explication de texte vous voyez que manifestement il y a le désir de résister à une éventuelle pression du gouvernement syrien dans cette lettre hein l'allusion au au retard que la guerre a provoqué le fait que on va en bientôt faire une nouvelle phase de de de partage et cetera et en fait Paro n'a pas pu tenir cette position très longtemps mais j'ignore à quel moment il a été contraint de céder au retour de toutes les tablettes je soupçonne que c'est lorsqu'il a repris les fouilles après l'affaire de Suez mais ça reste encore à voir et donc j'espère que en allant à Nanterre dans les archives je vais pouvoir préciser ce point parce que euh contrairement à ce que j'avais cru ça n'est pas au retour après la Seconde Guerre mondiale que l'idée du partage a été abandonné mais plus tard quoi qu'il en soit euh les les les tablettes repartaient en en Syrie chaque fois que un volume était publié jusqu'en 1995 à cette date le directeur général des antiquités et des musées de syriie exigea le retour de la totalité des tablette publié et inédite en réservant les droits de publication à l'équipe des épigraphistes donc dirigé à ce moment-là par Jean-Marie Duran on a réussi à obtenir l'échelonnement du retour de façon à va permettre de compléter la couverture photographique des inédits qui était une tâche colossale mais depuis 2004 plus aucune tablette ne se trouve en France elles ont été installées dans le nouveau musée de derésor à partir de 1996 et pour l'instant nous n'avons pas de précision sur le lieu où ces tablettes et le reste du contenu du musée de drésor sont actuellement conservé alors 15 à 20000 tablette c'est quelque chose de tout à fait extraordinaire mais euh il ne faut pas euh simplement s'émerveiller devant la quantité et l'intérêt des textes qui ont été découverts lors des fouilles du taririe depuis 1934 il faut aussi comprendre les conditions dans lesquelles ces textes ont été conservés et aussi essayer de définir le statut qu'avaent ces textes avant leur ensevelissement sous les ruines euh de l'édifice où ils ont été retrouvés or au sein même des archives il y a des statuts différents il y a d'abord certains lot d'archives qui n'ont manifestement pas été touchés par les Babyloniens qui les ont laissés tel quel c'est le cas d'une bonne partie des documents administratifs en particulier les centaines de textes de ce qu'on appelle les repas du roi j'y reviendrai tout à l'heure qui ont été retrouvés notamment dans des jares découvertes dans la salle 5 du palais sans doute tombé de l'étage et s pas par la découverte de ces tablettes que le Parot a commencé la découverte des des archives il semble également que les archives du quartier des femmes soient resté intactes on a découvert dans les salles 52 et 110 à la fois des textes administratifs et des lettres rattachées à la reine mère ou à des épouses de zimrilim et dernier exemple la salle 24 qui n'était nullement une école comme la av cru André Parot malgré ses efforts pour convaincre visuellement que son hypothèse était juste en réalité cette salle a abrité les archives du chef des marchands idin numouda et les banquettes servaient de support pour des jares de stockage ou autres conteneurs cependant une partie des archives a été soumise à un tri par les Babyloniens en particulier la correspondance des rois et on le sait grâce à une série d'étiquettes de coffre qui a été découverte dans la salle 115 ces étiquettes portait au revers une date euh entre le 28 et le 30 du 7e mois de l'année 32 de amourabi donc c'est l'année 1761 et sur la face figurait l'indication du contenu coffre de tablette de serviteurs de samsiadou un exemplaire ou encore coffre de panier euh de tablettes des serviteurs de zimrilim on en a six exemplaires et donc on avait supposé que les Babyloniens s'appuyaient sur un classement préexistant parce qu'on voit pas très bien comment eux-mêmes auraient pu euh faire la différence entre les tablettes les plus récentes et les tablettes les plus anciennes et euh la preuve a été fournie par un sellement de coffres avec le saut de cidiname qui a été découvert en 1972 mais qui était resté inédit et j'ai eu le bonheur de le publier dans le volume offert à Dominique byer il y a quelques années ce sinidiname était le Scrib particulier du roi yasmaradou et donc on a sans doute affaire à un coffre scellé par lui qui contenait des tablettes du temps de samsiadou et de son fils yasmaradou et lorsque les Babyloniens ont ouvert le coffre ils ont examiné le contenu ils l'ont refermé ils ont mis une nouvelle étiquette et l'ancien sellement brisé est tombé tout simplement par terre alors la question que vous vous posz sans doute c'est mais pourquoi donc ces coffres sont-ils restés sales 115 et bien il y a un fragment d'une étiquette babylonienne du même type que ce que je vous ai montré qui a été retrouvé à côté de la porte du palais et il appartenait sans doute à un coffre qui a été emporté et les soldats Babyloniens qui manœuvrai ce coffre il dev être au moins deux parce que ça si vous avez des dizaines de tablettes d'argile dans un coffre ça pèse quand même un certain poids et ils ont pas fait attention en sortant ils ont heurté le le le côté de la de la porte et paf l'étiquette s'est cassée il y a un morceau qui est tombé et puis ils ont continué leur chemin sans se douter que ce fragment serait pour nous comme la marque du du petit Pousset euh parce que du coup on se dit et bien les coffres qui sont restés salale 115 c'est des coffres qui auraient dû partir comme les autres comme celui dont un fragment d'étiquette est tombé et pour une raison qu'on ignore alors là vous pouvez penser à quelqu'un qui fait mal son travail ça arrive et bien ces SEP coffres sont restés et alors là l'épigraphiste tremble rétrospectivement en se disant mais bon s l'essentiel des archives de Marie si ce ce groupe de soldats avait fait son travail jusqu'au bout en vid dans la salle 115 de tous ces coffres et bien on aurait plus que les quelques textes administratifs par-ci par là mais pas l'essentiel de ce qu'on a donc la conclusion semble claire une partie des archives a été vraisemblement déménagé à Babylone et n'a pas été retrouvé par André Parot et tout à l'heure je vous donnerai un argument supplémentaire trisème type de situation et bien c'est ce qu'on appelle les archives mortes c'est-à-dire des textes qui avaient déjà été mis au but dans l'Antiquité alors je vous ai tout à l'heure parlé des centaines de tablettes de l'époque de yardunlim et de sumuyamam retrouvé sous le dernier sol d'occupation du palais mais c'est le cas également d'une partie des archives administratives du temps de yasmaradou plusieurs dizaines de comptes de dépenses d'huile ont ainsi été retrouvés à l'intérieur d'une banquette de la salle 116 donc la photo que je vous ai mise à l'écran c'est la la salle telle qu'elle a été trouvée par par et euh en 1982 je crois euh cette salle a été euh euh vidé complètement pour permettre la poursuite de la fouille en profondeur et dans les banquette et bien on a retrouvé des comptes d'huile qui datent de l'époque de yasmaradou donc là encore des documents périmés qui ont été euh réutilisé comme matériaux de construction comme ça arrivait souvent et euh voilà donc le troisième statut et dans les tablettes qui ont été publiées il y en a certaines qui ont de un espèce de de de plâtre blanc à l'intérieur qui fait penser que il y a eu des cas de ce genre qui n'ont pas été retrou répertoriés par Parot dans ce qu'il avait fouillé mais il y en avait déjà qui ont été retrouvés de son temps alors il faut terminer par une mise en garde parce que on pourrait déduire de ce qui précède que l'étude des textes administratifs en fonction de leur répartition spatiale permettrait de déterminer précisément quelles furent les fonctions des différentes pièces du palais d'après la nature et le contenu des tablettes qui ont été découvertes des tablettes d'huile dans la salle 116 où il y a ces grandes jares on pourrait se dire est-ce que c'était pas le cas partout et bien c'était l'espoir d'André Parot mais il a été déçu dès la publication des textes de la salle 110 par Jean beterud en 195657 et là encore euh on se doute aujourd'hui de la raison de cela parce que la fouille dans les années 1933 à 38 a été mené avec un encadrement insuffisant pour que l'enregistrement des lieux de provenance des objets ait pu être correctement effectué de sorte que les indications de provenance des tablettes sont souvent approximatives et on l'a compris en constatant que euh on pouvait faire de nombreux raccords entre des fragments qui étaient réputés provenir de salles différentes mais qui avaiit été fouillé la même année par exemple les salles 108 et 115 et il y a une lettre de André Parot lui-même qui est assez édifiante George dosin lui avait demandé d'établir la correspondance entre des dénominations provisoires données sur le terrain par exemple Ali 12 février 36 et la numérotation définitive des salles dans le palais de façon à pouvoir situer spatialement certains l'au de tablette et Parot lui a répondu je viens de rechercher avec Mademoiselle l roche les différs plans du palais je ne trouve pas les équivalences pour les salles P r YZ peut-être cette indication est-elle portée sur quelques-uns des plans laissés à Damas de toute façon je persiste à penser et à dire que cela n'a aucune importance étant donné l'éparpillement de ces séries à travers le palais éparpillement non originel mais suite au pillage et donc Paron parle ici du pillage par les Babyloniens mais si vous relisez le pas passage vous vous rendez compte que c'est un raisonnement parfaitement circulaire parce que si l'archéologue ne peut pas localiser précisément les tablettes qu'il a découvertes comment peut-il prouver que les différentes séries de textes ont été retrouvées en désordre et donc malheureusement il est difficile d'exploiter de manière assurée les données que nous possédons qui ont été fournies par le fouilleur sur les lieux de découverte des tablettes il y a quand même des information qui se révèle cohérente et une étude reprend actuellement ce point de manière systématique comment les tablettes étaient-elles stockées dans l'Antiquité la fouille ne peut donner que des informations partielles alors j'ai déjà mentionné les jares de la salle 5 du palais mais par ailleurs on sait que des tablettes étaient conservées dans des paniers coupoum ou des coffres pichanou qui n'ont laissé d'autres traces éventuellement que les étiquettes en argile qui servaient à empêcher qu'on ouvre ces contenants sans contrôle voici par exemple l'étiquette d'un coffre ayant contenu les tablettes du recensement de la province de sagaratum je reviendrai tout à l'heure sur ces recensements les textes parlent aussi de sacoche de cuir tukkanum qui n'ont pas davantage survécu et ces sacoches semblent avoir avant tout servi au transport des tablettes notamment des lettres la richesse des archives de Marie tient en particulier au caractère complémentaire des genres qui sont attestés même si chaque catégorie est représenté numériquement de façon très inégale il faut commencer par rappeler qu'on a affaire à des archives pas à une bibliothèque alors il est vrai qu'on possède quelques textes qui pourrait rentrer dans la catégorie des ouvrages littéraires ils sont peu nombreux et la justification de leur présence dans le palais est presque toujours de nature pratique on a par exemple des textes liés au culte ou à des activit religieus notamment le célèbre rituel de la déesse ichtar et d'autres on a également des himnes et prières qui ont été récemment publiés et puis on a quelques textes de haute tenue littéraire comme la fameuse épopée de zimrim mais tout cela ça n'en constitue pas moins des textes de circonstances et non des œuvres de référence comme on s'attend à en trouver dans une bibliothèque en tant que telle par ailleurs les textes historiographiques sont peu nombreux et cela a pesé pendant longtemps sur la reconstitution de l'histoire politique du royaume le plus souvent en effet le schéma des événements peut être déduit des inscriptions royales commémoratives euh qui célèbre les principales victoires des souverains malgré les distorsions qui sont présentes dans ce genre de texte destiné avant tout à exalter la figure du roi on arrive le plus souvent à décoder la rhtorique royal et attiré des informations fiables à défaut d'être complètes malheureusement les fouilles de Marie en ont livré fort peu pour l'époque amorite les deux principaux datent du règne de yardounlim l'un pour support un clou de fondation qui et on traditionnellement on le désigne comme le disque de yardoun liim et l'autre et bien vous en avez vu un exemplaire dans l'exposition ce sont neuf briques qui ont été découvertes dans les fondations du temple de euh chamache pour euh l'époque suivante celle de samsiadou et de son fils yasmaradou on a retrouvé à Marie une inscription commémorative très mutilée celle de la statue cabane du nom du militaire qui a alerté les autorités euh sur euh cette découverte et euh vous savez que c'est cette découverte fortuite qui a permis que euh le fouille le le le site soit fouillé et on a également retrouvé des projets de dédicace d'objet votif par exemple le texte qui devait figurer sur un instrument de musique une sorte de timbal offerte par samsiadou à la DESS ichtar à côté des inscriptions commémoratives différentes listes qu'on peut appelé chronographique rendent de grands service à l'historien quand elles existent ce qui rarement le cas à Marie nous n'avons pratiquement pas de liste de des rois au contraire d'autres sites comme Ebla Babylone ou garit Marie ne nous a pas conservé de texte liés au culte des ancêtres où serait énumérés chronologiquement tous ceux qui ont occupé le trône on possède seulement deux listres fragmentaires des souverains du 3e et du tout début du 2e millénaire qui portèrent le titre de chacanakou et qui ont été publiés par Jean-Marie durant dans les actes du colloque du cinquantenaire mais l'ordre de succession des rois postérieurs et la durée de leur règne n'ont pu être établis qu'à la suite de longues recherches à l'époque amorite deux systèmes de datation ont été employés selon le régime politique lorsque le royaume de Marie était indépendant on utilisa des nom d'années c'est un système qui consiste à donner à chaque année non pas le nom d'une personne mais celui d'un événement de l'année antérieure par exemple année où yardunlim a remporté la victoire sur les yaminites et sur la ville d'imar à la porte d'abatou cette coutume est attestée pour yardonlim sumuyamam et zimr liim mais aucune liste n'a été retrouvée et on arrive on est arrivé à reconstituer l'ordre des noms d'années de zimr liim on a encore quelques tout petits soucis ici et là mais c'est marginal mais pour yard Lim on ne le sait toujours pas or les nom d'anné commémoire souvent des épisodes militaires comme celui que j'ai mis à l'écran et donc on comprend l'intérêt qu'on aurait à connaître la succession de ces nom d'années pour reconstituer l'histoire politique à l'époque où Marie a été englobée par samsiadou dans le royaume de Haute Mésopotamie les documents ont été datés par les éponymes d'achour et on a retrouvé dans le palais de Marie plusieurs manuscrits fragmentaires d'une sorte de chronique qui comptait les événements ayant affecté la famille de samsiadou année après année en fonction des éponymes Assyriens dont l'ordre peut de ce fait être connu pour cette époque surtout pour celle qui précèd les dernières années du règne de samsadou n'étant pas couverte par ce texte mais désormais la succession des éponymes est fixée avec un très bon degré de certitude grâce au travail de baryamovic Hertel et Larsen et par ailleurs né Zigler a repris les édition des chroniques de Marie dans une étude qui est actuellement sous presse mais la reconstitution de l'ordre des éponymes et des noms d'années a été capital pour une autre raison euh c'est-à-dire que les événements mentionnés dans les textes administratifs datés et bien peuvent éventuellement trouver leur place dans la chronologie donc cette fois-ci il ne s'agit pas du Libé des nom d'anné en eux-mêmes mais il s'agit d'événement qui sont mentionnés dans des textes administratifs dont on a la date et donc si on arrive à savoir que telle année c'est 1763 avant Jésus-Christ et bien du coup on peut savoir que le cadeau envoyé à murabi roi de Babylone quand il a pris l'arsa qui date de l'an 12 de zimrilim c'est en effet quelque chose qui s'est passé en 1763 et les exemples sont nombreux les documents d'archive euh qui constitue la 2e catégorie euh ils ont été retrouvés par milliers dans le palais de Marie et il relèvent de trois catégories différentes on a des lettres et des textes administratifs et on a également des textes juridiques actuellement un peu plus de 3000 lettres ont été publiées ce qui est un chiffre considérable et beaucoup d'entre elles sont bien conservés et comptent plusieurs dizaines de lignes jusqu'à un peu plus d'une centaine donc ça fait un un corpus euh considérable rien que du point de vue de la taille mais c'est bien entendu surtout le contenu de ces lettres qui s'avèrent très intéressant en principe les lettres étaient archivées par leur destinataire constituant ce qu'on appelle sa correspondance passive et de fait les missives adressées au roi sont les plus nombreuses dans les archives du palais de Marie mais on a une difficulté c'est que la plupart de ces lettres sont adressées à Monseigneur sans qu'on donne le nom du roi et comme les lettres ne sont jamais datées contrairement à notre habitude et bien c'est uniquement d'après l'expéditeur et le contenu de la lettre qu'on arrive à savoir à qui le courrier a été envoyé et là on s'est rendu compte qu'il y a une disproportion il y a à peu près dans ce qui a été publié jusqu'à présent environ 500 lettres qui ont yasmaradou l'avant-dernier roi comme destinataire et plus du triple qui ont été adressés au dernier roi zimrilim et là encore il faut faire une distinction entre les lettres qui ont été reçues par le roi dans son palais et les lettres que le roi a reçu alors qu'il était à l'extérieur alors première sous-catégorie les lettres écrit au souverain alors qu'il résidait à Marie et bien elles émanent d'abord de souverains étrangers mais elles sont moins nombreus qu'on ne s'y attendrait il y a des lacunes qui s'expliquent pour des raisons politiques les rois qui s'entendent pas ne s'écrivent guerre mais euh ce qui est plus étonnant c'est l'absence presque totale de letttre envoyé par des rois qui ont été proches de zimrilim comme les le roi d'Alep yarimlim et son fils amourabi par exemple et euh ceci confirme ce que je vous disais tout à l'heure sur le fait que vraisemblablement une partie importante de la correspondance diplomatique n'a pas été conservée dans la salle 115 mais parti à Babylone et donc la correspondance diplomatique du temps de zimrilim que qui nous est parvenue elle émane avant tout de ces nombreux vassau elle émane aussi de membres de sa famille habitant ailleurs qu'à Marie et là le cas le mieux connu c'est celui de yasmaradou parce que son père samsiadou et son frère ismedagan lui envoyèrent de très nombreuses lettres respectivement 144 et 91 pour se limiter à ce qui a été publié jusqu'à présent et la majorité des lettres adressées au roi dans son palais ont été écrites par des fonctionnaires de province avec notamment kibridagan de Terka 124 lettres et son collègue de sagaratum yakimadou 158 lettres il y avait aussi des fonctionnaires qui habitaient normalement dans la capitale auxquel le roi confiait une mission à l'étranger et depuis là où il se trouvaiit et bien ils envoyaient des rapports qui parvenaient bien entendu au roi la correspondance passive du roi comprend également les lettres qu'il recevait quand il se trouvait pas dans sa capital mais qui était conservé et archivé à son retour dans le palais alors ces absences c'étaiit bien entendu avant tout des campagnes militaires et donc pendant ces périodes là bien entendu le roi devait être informé de ce qui se passait dans son royaume comme une maladie de la reine l'arrivée de messager ou de façon son plus dramatique une invasion étrangère et donc ces lettres étaient écrites par des membres de la famille royale notamment la reine chiptou qui a écrit pas moins de 27 lettres à zimrim ou encore des responsables du palais comme l'administrateur mukanishum qui lui a écrit une trentaine de lettres le gouverneur de Marie bardilim qui a écrit pas moins de 79 lettres au roi et dans le cas des fonctionnaires de la capitale c'est seulement d'après le contenu des lettres qu'on arrive à distinguer les lettres qu'ils écrivent alors qu'ils sont à mari et que le roi est absent ou au contraire les lettres qu'ils écrivent alors qu'ils sont absents et que le roi se trouve dans sa capitale donc vous voyez que face à un document nous avons t ce raisonnement à tenir pour arriver à savoir véritablement à quoi on a à faaire il suffit pas simplement de faire une traduction philologique il y a tout un travail de raisonnement il faut rappeler également que on ne gardait pas en règle générale de double des lettres que l'on expédiait et donc par définition la correspondance active du roi elle se retrouve elle se retrouvait pas dans ses archives mais chez les destinataires des des mississives qui l'envoyait et de fait on a retrouvé quelques lettres de zimrilim envoyé au roi de Katara hatnourabi dans le palais de telria et puis on a malgré tout découvert dans le palais de Marie quelques dizaine de lettres écrites par le roi 41 pour yasmaradou 86 pour zimrilim alors dans certains cas on peut voir que il s'agit de brouillons qui ont été abandonnés ou bien dans d'autres cas il s'agit de lettres qui n'ont pas été expédiés pour une raison ou pour une autre mais le plus souvent donc ce sont des lettres écrites par le roi pendant qu'il était euh en en voyage écrite par le roi pendant qu'il était en voyage et donc ils sont adressé à la reine mère à ses épouses ou à des fonctionnaires du palais et c'est ce qui explique pourquoi dans quelques cas privilégiés nous avons des paires de lettres parce qu'on a à la fois la lettre que la reine a écrite au roi alors qu'il était au dehors et qu'il l'a ramené dans son palais et archivé et la lettre que le roi a écrite en réponse et qui a été retrouvée dans la partie du palais où se trouvaient les les femmes on trouve enfin un dernier ensemble formé par les lettres qui nont le roi de Marie ni comme expéditeur ni comme destinataire alors ça peut être des lettres que l'on fait suivre c'est par exemple c'était une obligation pour les gouverneurs de province quand il recevaient une missive d'un roi étranger de les faire suivre à leur souverain il s'y engageaient par serment on a également retrouvé la correspondance passif de certains fonctionnaires du palais comme le devin askkouou l'administrateur mukanishou et puis il faut également prendre en compte les lettres qui ont été détournées en période de conflit et là c'est quelque chose qui n'est pas du tout évident à repérer dans ce cas-là Monseigneur et bien ce n'est pas le roi de Marie mais c'est au contraire son ennemi et la le le messager du roi ennemi a été surpris par une patrouille du roi de Marie et ils ont pris sa sacoche et ils l'ont amené au palais de et là le secrétaire du roi a regardé ce que cette correspondance disait je terminerai cet aperçu sur la correspondance par quelques remarques d'abord le fait que on a une correspondance féminine importante qui a été en grande partie publiée par George Dossin en 1967 alors ce terme de correspondance féminine il est un peu ambigu parce que il englobe à la fois les lettres écrites par des femmes et les lettres écrites à des femmes donc ça fait un total de 202 ce qui est déjà beaucoup il y a pas moins de 10 femmes différentes qui reçurent un total de 58 lettres de 1 à 23 chacune tandis que plus de 35 femmes expédièrent un total de 144 lettres entre une et 29 chacune et au sein de cet ensemble on a quelques lots particulièrement importants par exemple la mère de zimril madudourri a expétié 14 lettres et en a reçu 11 la ren t a expédié 29 lettres et on a reçu 23 dont quatre qui étaient écrit par d'autres personnes que son époux le roi zimrilim et puis il y a une réflexion que se fait également l'historien c'est que la structure même de cette correspondance a un inconvénient majeur pour nous les personnages les plus proches du roi ne sont pas et de loin les mieux connus dans les lettres qu'on a découverte à partir du moment où vous avez le Premier ministre qui est presque tous les jours en présence du roi il n'a besoin de lui écrire que quand il est fait une mission mais les missions du Premier ministre elles sont assez rares même chose pour darich libour que je soupçonne être le barbier du roi et pour lequel on ne connaît que une dizaine de lettres écrites par lui et seulement quatre dans la dont il est destinataire et donc ces figures là et bien malheureusement on aimerait les connaître mieux mais la nature même du corpus nous empêche de euh d'avoir des lettres dans lesquelles ils sont expéditeurs ou destinataires et donc ce qu'on sait surtout c'est quand des tiers parlent deux toutes ces euh lettres euh ont une très grande variété thématique et évidemment je ne peux pas vous en rendre compte dans le détail je dirais simplement qu'il n'est pratiquement aucun sujet qui ne soit abordé dans cette correspondance même les mesures à prendre pendant la période d'impureté mensuelle de la reine qui sont évoqué dans une lettre et c'est dire et donc je vais énumérer les thèmes principaux d'abord les relations diplomatiques et la vie dans les capitales étrangères on sait beaucoup beaucoup de choses à ce sujet et c'est d'autant plus intéressant que beaucoup de ces capitales ne nous sont pas connus par des fouilles qui portent sur du niveau archéologique de la même époque qu'il s'agisse de Babylone ou ce qu'on a retrouvé date pour l'essentiel du premier millénaire ou comme àep par exemple le temple du dieu de l'orage qui a été retrouvé est magnifique mais on a toujours pas le palais contemporain de celui des rois de Marie la vie à l'intérieur du du palais de Marie est de mieux en mieux connu et il est essentiel à cet égard de confronter données archéologiques et données textuelles Dominique ber faisait allusion à ce travail tout à l'heure et Jean-Marie Duran avait écrit un article tout à fait pionnier en 1985 lors d'un colloque qui a eu lieu alors j'allais dire ici même c'était pas ici même mais à Strasbourg et euh qui aujourd'hui pourrait être largement complété et puis on sait également beaucoup de choses sur des centres provinciaux qui n'ont jamais été fouillés comme sagaratum ou katunan la correspondance nous donne également beaucoup de renseignements sur les techniques notamment grâce aux lettres qui évoquent les relations avec les artisans chargés des commandes royales vous avez des lettres extraordinaires où le roi suit j'allais dire gram par gramme l'utilisation de l'or qu'il donne pour le revêtement de certains objets précieux euh et c'est d'autant plus intéressant que et bien les objets en or vous avez pu le voir euh ne sont pas bien abondants pour la dernière phase de l'histoire du palais tout ça a été bien entendu pillé et puis on a également des renseignements très intéressants sur la vie agricole et sur l'irrigation qui ont été étudié récemment par Hervé reculot et je pourrais mon j'ai encore la la liste les lettres écrites par les devins ont l'avantage de nous faire connaître la pratique de la divination de manière beaucoup plus vivante que les grands recueils de présages des bibliothèques du premier millénaire et puis on a également une cinquantaine de lettres qui contiennent des prophéties qui ont donné lieu à une littérature considérable et je terminerai en mentionnant la vie artistique en vous rappelant les travaux de Nell higler sur les musiciens et la musique qu'elle a exposé ici même il y a quelques semaines après les lettres je passe au textes administratif lorsqu'on les prend individuellement il faut bien avouer que ils sont à première vue beaucoup moins intéressants que les lettres et ça n'est pas pour rien que Georges dosin c'est réservé essentiellement la publication des lettres laissant à assees jeunes la publication des textes administratifs ce le contenu est à la fois monotone laconique articulé au moyen de quelques mots clés toujours identiques on a des longues listes de distribution de raçon d'huile ou de vêtements des inventaires de vaisselles des comptes de céréales ou de vin dans lesquels la motivation des dépenses ou des apport quand elle figure n'est indiquée que de manière très allusive et bien en rester à ce constat superficiel serait une énorme erreur l'étude des documents administratifs se révèle en réalité très fructueuse mais à condition de mettre en œuvre les techniques appropriées pendant longtemps on a été freiné par le fait que la chronologie n'était pas reconstituée mais maintenant qu'on a la reconstitué cette chronologie on peut mettre les textes en série et du coup ils deviennent extrêmement parlant et puis il faut également en extraire tout ce qu'ils nous disent sur la culture matérielle le fonctionnement de l'administration et même sur l'histoire politique alors je vais développer quelques aspects les textes administratifs regorgent de vocabulaire technique et il pose de ce fait des problèmes lexicographiques parfois redoutables leur richesse lexicale a d'abord été exploité par les éditeurs des volumes notamment R7 9 ou 21 et là il faut se rappeler la difficulté du travail dans ces années-là puisque les grands dictionnaires actuels le dictionnaire de Chicago ou le dictionnaire de fon zodon était loin d'être achevé donc quand vous tombiez sur certaines lettres et bien vous n'aviez que le recours à vos euh fichiers par la suite de nombreuses études ont été publiées cinq étant regroupé sous le titre général la culture matérielle à Marie et puis finalement euh à l'intérieur de la série des archives royales de Marie il y a une sous-série qui a été créée qui s'appelle matériaux pour le dictionnaire babylonien de Paris avec un volume sur les habillets textiles un autre sur la vaisselle de luxe et un troisième sur la nomenclature des objets en métal dans certains cas les textes peuvent être mis en relation avec des objets qu'ils éent été découverts à Marie ou ailleurs par exemple en matière de joaillerie le palais de Marie donc a été bien pillé par les Babyloniens mais de nombreux textes évoquent une sorte de médaillon et bien des bijoux de ce genre qui datent de la même époque ont été retrouvés soit à dilbat et pour les Parisiens le collier d'ilbat est en ce moment au Louvre donc n'hésitez pas à aller le le voir là vous n'en avez qu'une petite partie c'est le là où vous avez un un disque solaire en or et puis également à Larsa de la même manière la vaisselle de luxe n'est connue que par les inventaires qu'on a retrouvé dans le palais puisque les objets ont disparu et euh on a aussi des dossiers qui portent sur des données pour lesqueles la l'archéologie reste généralement muett comme les essences parfumées euh ou les habits on a un peu d'iconographie mais savoir quel est le rapport de cette iconographie euh par rapport à euh ce qu'on avait dans la vie courante c'est quelque chose de délicat et puis ces textes permettent aussi d'appréhender des aspects techniques comme les méthodes de de peser bien entendu les données des textes administratifs doivent être complété par les informations sur les mêmes sujets qui se trouvent dans les lettres les textes administratifs sont le produit de l'administration du palais et en dehors de leur objet propre ils permettent de reconstituer les procédures qui étaient suivies et dont les continue à faire des progrès par ailleurs les documents administratifs concernent essentiellement le palais et notamment les dépenses qui étaient effectuées à l'intérieur de celui-ci donc on n pas la comptabilité qui porterait sur l'ensemble du royaume mais on a une exception c'est les documents qui sont issus des recensements on établissait des listes localités par localité et ont recopiait ces listes sur des grandes tablettes dans les différents centres provinciaux avant que ces grandes tablettes soitent acheminées jusqu'à la capitale et là ces grandes tablettes étaient entreposé dans des paniers scellés gardés dans une pièce elle-même scellée et on a retrouvver quelques étiquettes de ces paniers c'est le seul cas où des documents administratifs portent sur l'ensemble du royaume et plus précisément sur les trois provinces centrales Marie Terka et sagaratou alors bien entendu ça n'est pas un recensement comme nous l'entendons de nos jours ce sont les hommes en âge de partir à la guerre qui étit recensé mais à partir de ces textes on peut par extrapolation faire une estimation de la population sédentaire du cœur du royaume et puis essayer de corroborer cela par d'autres éléments on a aussi des documents qui sont très intéressants des listes de déportés parce que là ce sont des familles entières qui ont été déportées à la fin du règne de zimrilim et donc vous voyez certains aspects de la démographie pour les villages qui ont été ainsi déportés finalement ce qui est sans doute le plus intéressant c'est d'arriver à utiliser les textes administratifs dans une perspective qui n'était pas celle pour laquelle ils avaient été écrits on peut prendre le cas de la série de texes ce qu'on appelle les repas du roi alors au début on s'est intéressé à ces documents dans une perspective d'histoire de l'alimentation mais on s'est rendu compte que s'agissait nullement des menus établis pour la table du souverain parce que ces documents c'était avant tout la comptabilité des réserves de céréales à l'intérieur du palais et donc on avait pas tous les mas qui étaient servis au roi ces texes étaent rédigé quotidiennement et des récapitulatifs étaient établis à la fin de chaque mois et une analyse paléographique de ces textes a établi qu'ils avaient été écrits par deux mains différentes et euh Nell hiigler a pu retrouver le nom des deux femmes scribes qui à l'intérieur du palais euh établissaiit ce genre de document alors ce sont des éléments intéressants mais euh à partir du moment où vous avez la totalité des textes des repas roi que vous les mettez en ordre chronologique vous vous apercevez que il y a des lacunes et ces lacunes il faut pas penser que elles correspondent à des lacunes de conservation en réalité ce sont les périodes pendant lesquelles le roi n'est pas dans son palais et du coup vous avez la possibilité de dater de nombreuses campagnes militaires avec de façon précise le la date à laquelle le roi a quitté son palais et la date à laquelle le roi y est revenu on peut aussi reconstituer d'autres séries et connaître par exemple les absences les déplacements de zimrilim au jour le jour pour les trois premiers mois de son règne grâce au CAL calendrier cultuel parce que le roi est allé faire des offrantes dans différents temples et du coup on a enregistré les en particulier les les ovins qui étaient offert aux divinités dans le palais dans différents tempes de la capitale et même dans d'autres villes à l'extérieur de Marie et puis ces textes permettent de reconstituer les carrières des individus qui qui avaiit différentes responsabilités grâce à des études de prosopographie et l'étude du harem qui avait commencé par l'exploitation des lettres très vivantes a pu se développer de manière beaucoup plus complète en étudiant les liste des rations versées aux femmes qui vivaient dans le palais à l'époque de yasmaradou et surtout à l'époque de zimrilim les textes administratifs permettent aussi donc de dater des lots de correspondance comme je vous l'ai déjà indiqué et donc aujourd'hui on arrive à dater un nombre de plus en plus important de lettres de de l'année mais quelquefois même du mois et ceci est quelque chose dont quand j'ai commencé à travailler sur les textes de Marie on ne rêvait même pas euh et évidemment plus vous progressez dans ce genre d'étude plus par recoupement vous arriz à dater un nombre important de lettres alors il faut faire très attention parce que si vous vous trompez pour une lettre après c'est le château de carte et il faut se rappeler pourquoi est-ce que on croit que cette lettre date de tel moment parce que si ça se trouve entretemps on s'est rendu compte que la le recoupement qui avait été fait ne ne ne tient pas donc c'est un travail tout à fait considérable et euh qui prend beaucoup de temps bien sûr et puis les documents administratifs nous informment également sur des événements qui sont euh peu ou euh mal documentés par euh les lettres mais euh je n'insisterai pas sur euh ce point je dirai quelques mots des actes juridiques qui ne représente qu'une petite fraction des des archives d'abord pour euh noter qu'il n'existe pas véritablement à cette époque d'actes juridiques internationaux écrits ce que nous appelons des traités en réalité ce sont des propositions d'alliances qui sont adressées par écrit à un roi par un autre dans le cadre de négociation diplomatique à distance et donc pour l'essentiel c'est le serment que le roi sollicité devait prêter à celui qui envoyait la tablette et donc si vous voulez en savoir plus et bien euh vous pouvez lire le livre que j'ai j'ai publié à ce sujet en 2019 les actes de droit privés que nous qui nous sont parvenus ce sont des contrats de vente terrain maison esclave des textes d'adoption de mariage de nombreux prêts et à l'instar des enveloppes de lettres et de certains textes administratifs ces contrats étaient scellés celui qui renonçait à un droit par exemple le vendeur ou qui s'engageait comme l'emprunteur déroulait son saut et puis on a également les sauts d'un certain nombre de témoins alors la question qui se pose bien entendu c'est de savoir pourquoi des documents privés se trouvent dans le palais de Marie et j'ai essayé de d'étudier cela dans mon cours et dans mon séminaire au Collège de France cette année du point de vue des formulaires empoliés par les scribes ce qui est intéressant c'est que les textes les plus anciens ceux qui datent de l'époque de yardunlim et de sumuyamam sont également les plus classiques ils correspondent aux normes de la Babylonie du Nord à la même époque et par la suite les textes les scrips de Marie ont acquis davantage d'autonomie et ont été capables de rédiger des actes qui correspondaient davantage aux réalités juridiques locales en s'écartant par la même des formulaires Babyloniens tout fait qu'ils avaient appris à l'école un dernier point doit être souligné c'est l'étendu considérable de l'horizon géographique des archives de Marie alors là je passe des considérations sur l'écriture mais je voudrais surtout souligner le fait que Marie c'est pas simplement l'histoire d'un royaume nous avons des informations sur ce qui se passe en Palestine à à Razor nous avons des contacts avec ratoucha dans le cœur de l'Anatolie nous avons également des relations avec les rois iraniens et notamment Assus et les relations vont jusqu'à Bahrain dans dans le golf et je je passe les les les pouvoirs plus proches katna Halep eschnouna Larsa pour lesquels nous avons énormément de euh renseignement alors il y a des lieux prestigieux comme ceux que j'ai énuméré qui sont localisés mais nous avons également un certain nombre de d'endroits pour lesquels nous n'avons pas de localisation et on a fait des progrès considérables ces dernières années notamment dans le cadre de projet franco-allemand euh qui s'appelle igomes et textelsem et c'est ainsi que l'année dernière Nell Zigler et Adelaide Otto ont pu identifier l'une des capitale majeure du Proche-Orient de l'époque la ville des kalatou qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle tel hish à 15 km au nord d'achour et vous pourrez en savoir plus en consultant ce recueil qu'elle viennent d'éditer et qui contient différentes études très importantes pour la géographie historique et puis je terminerai en retraçant rapidement l'histoire de la publication des archives de Marie donc qui est déjà ancienne puisque ça a commencé en 1936 et qui est loin d'être achevé et je vous donnerai quelques euh jalons pour le futur donc j'ai déjà raconter l'histoire de la publication de ces archives et vous avez une contribution de Laurent colon distria dans le catalogue de l'exposition qui fournit quelques détails supplémentaires et donc euh ce que je je dirais c'est d'abord le fait que euh pendant longtemps les grandes séries syriologiques où ét publier des textes cunéiformes comportai avant tout des copies manuscrites des originaux et ça a été une décision très innovante qu'a prise André Parot lorsqu'il a décidé de fonder avec son épigraphiste George desin la collection des Archives Royales de Marie puisque chaque volume de planche était accompagné par un volume de transcription traduction complété par de brèves notes alors rapidement on s'est rendu compte qu'il fallait aussi des études on les a d'abord faites sous forme de d'article et puis ensuite pour les textes administratifs on les a inclus au volume et finalement ça a été également le cas des lettres il y a eu également des volumes d'études collectives à la fois archéologique et épigraphique studia Mariana en 1950 les maris qui ont été dirigés par jean-margueron et Jean-Marie Duran entre 1982 et 1997 et puis comme les éditions recherch sur les civilisations n'arrivait pas à absorber la toute la production des épigraphistes de Marie et bien on a créé une nouvelle série Les florilegium marianum qui est parallèle à la série des arm et donc je voudrais ici souligner le fait que du point de vue scientifique il faut pas faire de différence entre les deux c'est exactement la même chose et aujourd'hui heureusement la maison petters a repris les archives royales de Marie et donc je vous mets ici la la trilogie que Jean-Marie durant nous a donné ces dernières années le volume 35 devant sortir incessamment j'espérais pouvoir vous le montrer mais finalement il faudra être encore patient encore un tout petit peu euh voilà donc où nous en sommes alors il est vrai que pendant très longtemps il est devenu de plus en plus difficile de s'y retrouver dans cette moisson épigraphique de Mar vous avez des textes publiés dans les arm dans les maris dans les florilgium marianum dans des articles isolés pour des colloes des mélanges et cetera et donc on a lancé en 2008 la base archibab dont l'un des objectifs c'était justement de permettre de consulter plus facilement tous ces documents depuis 2008 nous avons réussi à suivre l'actualité et puis petit à petit on travaille de manière rétrospective l'avantage d'une base de données c'est que vous pouvez régler un problème qui s'est posé pendant longtemps aux assyriologues la façon de reproduire les originaux traditionnellement on faisait des copies à la main tout simplement parce que publier des photographies coûtaient des sommes monstrueuses mais aujourd'hui évidemment la situation n'est plus du tout la même alors à un moment donné on a cru que l'avenir ce serait les microfiches où y a-t-il aujourd'hui mais oui je vois que ça vous fait rire la la jeunesse là mais je peux vous dire qu'en 1980 8 on quand les microfiches sont apparu on a cru qu'on avait trouvé le système et puis après ça benah il y a eu l'ESS des ROM voilà rourir dans la salle et et et aujourd'hui bien sûr bon ben grâce aux bases de données voilà vous faites un clic et hop vous avez accès à une image que sur laquelle vous pouvez zoomer que vous pouvez enregistrer ce sont des facilités évidemment fantastique et euh je terminerai en parlant du projet PCM comme vous le savez la situation politique en Syrie depuis le printemps 2011 est tel que le travail dans les musées n'est plus possible dans un premier temps nous avions espéré que la situation dev riendrait rapidement meilleur et d'abord et avant tout pour la population syrienne mais il a fallu se rendre à l'évidence il ne sera pas possible avant un certain temps de collationner les tablettes une dernière fois avant de les publier donc désormais nous nous faisons ce contrôle sur photo et de 2011 à 2023 il y a eu 850 textes supplémentaires qui ont été publié pour l'essentiel dans 6 volumes mais manifestement par rapport à tout ce qui nous reste encore à publier ce rythme n'est pas suffisant et donc on a soumis à l'Agence nationale pour la recherche un nouveau projet dont l'un des objectifs est de renforcer l'effort de publication de l'exploitation des archives de Marie donc l'acronyme PCM c'est pour pouvoir et culture écrite en haute mésop ami et euh ça va permettre notamment de publier une dizaine de volumes dont certains qui sont en préparation depuis longtemps et je serai le premier à battre ma coupe le volume de texte juridique que je vais publier bientôt j'espère et depuis beaucoup trop longtemps dans mes dossiers et dans mon ordinateur et puis on essayera aussi de mettre à terme la totalité des textes de Marie dans la base archibab actuellement la totalité des lettres s'y trouent mais pas la totalité des textes administrative et puis euh dans le cadre de ce projet et bien la base de données elle-même est en en cours de refonte complète parce que la ce que vous ce à quoi vous pouvez accéder actuellement sur Internet et bien ça a été conçu il y a 12 ans et on a aujourd'hui des instruments euh 12 ans c'est c'est un dinosaure par rapport au rythme de l'évolution des des techniques et donc on a à l'heure actuelle euh l'archibab voilà une fenêtre de l'État actuel et on a maintenant l'archibab du futur qui est en phase de test et qui sera à la fois infiniment plus rapide plus simple d'utilisation et qui répondra aux aux exigences actuelles en termees de durabilité et d'interopérabilité avec une base qui profitera de la taille actuelle des écrans alors vous pourrez le regarder sur votre smartphone mais surtout l'intérêt c'est si vous avez un écran de 27 pouces vous pourrez tout voir d'un coup y compris la donc en mettant en colonne transcription traduction et photographie ce qui aujourd'hui n'est pas possible euh le nouveau site inclut des notices toponymiques très complètes ainsi qu'une cartographie interactive absolument formidable mais j'arrête parce que sinon euh je vous retiendrai au-delà du raisonnable et donc euh il est grand temps de conclure et je ne voudrais pas vous donner l'impression de faire du chauvinisme scientifique mais je crois qu'on peut dire en toute objectivité qu'il n'existe pas dans tout le Proche-Orient ancien d'archive aussi riche que celle découverte à Marie alors on parle souvent de Ninive mais euh d'abord ninif c'est avant tout la bibliothèque et celle d'Assourbanipal a livré de nombreux textes mais il ne faut pas être victime du nombre de numéro d'inventaire qui dépasse les 30000 parce que le nombre de petits fragments est considérable et en réalité à Ninive il n'y a pas plus que 5000 tablettes bibliothèque et textte d'archive mis ensemble et donc la capitale de l'empire néo-assyrien au 7e siècle a donné beaucoup moins de textes que la capitale du royaume de Marie près de 12 siècles auparavant on dit souvent que le site qui a livré le plus de textes d'archive et cultp l'ancienne canèche dans le centre de la Turquie actuelle et c'est vrai mais mais il faut rappeler d'abord que sur les quelques 24000 tablettes exhumées jusqu'à présent moins du quart est actuellement publié et par ailleurs quel que soit l'intérêt de de de ces archives il faut rappeler quand même que ce sont les papiers d'affaires de marchand Assyriens et donc on n absolument pas la même variété de contenu que ce qu'on a dans les archives de Marie avec les archives de Marie on a véritablement affaire à a une découverte exceptionnelle et dont 89 ans plus tard on est loin d'avoir exploré toutes les richesses rendez-vous dans 11 ans à l'occasion du centenaire je vous remercie de votre attention
[Applaudissements]