ENTRETIEN SUR BFM TV AVEC GUILLAUME DARET (30.08.26)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:25OuverteRéponse directe
Quelles sont vos propositions économiques, notamment en matière de fiscalité ?
- 1:02RelanceRéponse partielle
Qu'en pensez-vous face à la proposition de Jordan Bardella sur un référendum sur l'immigration ?
- 4:44OuverteRéponse directe
L'immigration est-elle une chance pour la France ?
- 6:07OuverteRéponse directe
François Hollande propose de mieux contrôler l'immigration. Partagez-vous cette position ?
- 9:01OuverteRéponse directe
Quelles mesures exceptionnelles proposez-vous pour Mayotte ?
- 9:46RelanceRéponse partielle
Vous proposez un grand big bang fiscal. Pouvez-vous le détailler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:32Dominique de VillepinChiffre
« Nous nous réveillons aujourd'hui avec des taux d'intérêt à plus de 4 %. une dette qui s'emballe, un déficit qui ne se réduit pas. »
- 4:01Dominique de VillepinFait
« Le référendum, c'est pas une formule magique qui consiste à mettre à l'encamp les problèmes les plus difficiles. »
- 5:27Dominique de VillepinFait
« Nous avons besoin d'une certaine immigration pour faire avancer notre pays. »
- 7:35Dominique de VillepinFait
« Appliquons la loi et surtout mettons en place un dispositif naval. Nous n'avons pas outreem de préfet maritime. »
- 11:56Dominique de VillepinChiffre
« soulevons le capot, ouvrons la boîte noire et à partir de cette boîte noire qui représente 175 milliards d'euros. »
- 12:39Dominique de VillepinChiffre
« Nous prendrons 1/5 de ces 175 milliards et nous ferons en sorte de les diviser en 3/3. Il y a l'argent qui servira à la compensation des choses absolument nécessaires. Ça représente 11 milliards par an. »
- 14:07Dominique de VillepinFait
« C'est la seule période où nous ayons à la fois réduit le déficit et la dette. »
- 16:15Dominique de VillepinFait
« La règle de la politique numéro 1, c'est de tirer les leçons. »
- 20:32Dominique de VillepinFait
« Les services publics ne sont pas un coût, c'est au contraire un investissement pour la nation. »
- 30:18Dominique de VillepinFait
« Aujourd'hui, tous les candidats qui sont issus du bloc central sont liés au macronisme. »
- 46:58Dominique de VillepinFait
« Le Détroit d'Ormuse va peser extrêmement lourd sur les prix de l'énergie en particulier bien sûr de l'énergie fossile dans les prochains mois. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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ligne de départ de l'élection présidentielle Dominique de Villepin. L'ancien premier ministre est avec nous ce matin. Il propose un big bang notamment en matière fiscale et économique. Il nous livre tout de suite ses propositions. BFM politique, c'est parti. Bonjour à tous, je suis ravi de vous retrouver Dominique de Villepin. Bonjour. Merci d'être notre invité. À mes côtés pour vous interroger, Amandy Nathalaya, éditorialiste politique BFM TV et Ludovic Vigogne de la tribune. Dimanche, une année présidentielle qui s'est très vite lancée.
Dans un instant, on va revenir notamment effectivement proposition [raclement de gorge] économique que vous mettez sur la table notamment en matière de fiscalité. On voit que la question de l'immigration aussi est très présente en ce début de de campagne présidentielle. Jordan Bardella, le président du Rassemblement national était notre invité hier. il a confié à à Marie Chant qu'il voulait organiser un référendum sur l'immigration avec notamment la fin du droit du sol. Qu'est-ce que vous en pensez ? Alors, permettez-moi de commencer par le début. Nous sommes dans la rentrée et au sortir d'un été qui a parlé politique plus que jamais.
par les politiques à cause de la multiplication des crises. Nous avons été confrontés à la sécheresse, à la canicule, aux incendie et derrière chacune de ces catastrophes la même impuissance publique, la même difficulté pour l'État à apporter des réponses tant ces risques avaient été peu ou mal anticipés. Et à côté de cette impuissance publique, il y a eu une formidable solidarité des Françaises et des Français. On l'a vu dans les agriculteurs apportant secours à ceux qui étaient victimes de ces incendie. On a vu les maires ouvrir la porte d'un certain nombre de leurs installations pour loger ceux qui n'avaient plus de logement.
Et tout ceci doit nous alerter d'abord sur l'importance de prendre en compte en matière politique le réel. Le réel, en l'occurrence cet été, c'est d'abord un réel écologique. On ne peut pas tourner le dos à la nature. Il y a un cycle de l'eau, il y a un cycle des forêts, il y a un cycle des sols. Et chaque fois qu'on s'en éloigne, l'homme promété qui s'estime au-dessus de sa condition, et bien il est rattrapé par la réalité. Deuxème réel qui s'est imposé à nous, c'est le réel financier. Nous nous réveillons aujourd'hui avec des taux d'intérêt à plus de 4 %. une dette qui s'emballe, un déficit qui ne se réduit pas. Cette réalité-là, il faut la traiter.
Est-ce qu'on peut la traiter dans le système politique, économique et financier existant ?
Si je suis devant vous, si je m'engage dans cette campagne, c'est bien parce que j'ai la conviction qu'à système égal, ce n'est pas possible et que depuis 20 ans, Nicolas Sarkozy, François Hollande, Emmanuel Macron, et bien nous avons vu à chaque fois la même impasse et ces images et ce que nous voyons et ce que nous voyons c'est une campagne électorale qui débute avec deux pôles très forts, deux pôles de radicalité, la France insoumise d'un côté et le Rassemblement national de l'autre et entre les deux un système flottant, un système politique flottant qui lui veut perpétuer un système qui fait faillite.
Et on voit bien que dans ce système-là, ce ne sont pas des mesurettes, des faire valoir qui nous permettront de sortir de tout cela. Donc, j'accueille avec intérêt la proposition de monsieur Bardella, mais je rappellerai simplement que le référendum, c'est pas une formule magique qui consiste à mettre à l'encamp les problèmes les plus difficiles. C'est pas oui non sur l'immigration, derrière l'immigration, on l'a vu lors du débat de la REF avec le MEDEF, il y a des enjeux économiques. Les entreprises ont besoin d'emploi. Derrière l'immigration, il y a tous nos services publics. Comment vous faites fonctionner l'hôpital aujourd'hui sans recours à cette immigration ?
Donc, il faut être sérieux et je prends la proposition la proposition de monsieur Bardella comme une éème surenchère sur un sujet qui place le Rassemblement national en dehors des règles républicaines qui sont les nôtres, c'est-à-dire avec vocation à changer la constitution, changer les traités. et au bout du compte changer de pays. Moi, je suis né et j'ai grandi dans une France pays des droits de l'homme et du citoyen. Dans un pays qui a une certaine idée de l'universel, ce serait la fin des droits de l'homme et je vois ce pays se rétrécir et imaginer qu'on puisse trouver un salut dans l'exclusion. Alors, on voit bien la campagne politique, elle se ramène à un jeu d'exclusion.
Certains veulent exclure les riches, d'autres veulent exclure les immigrés, d'autres encore exclure les fonctionnaires. C'est un combat à somme nul pour être plus précis parce qu'on a du mal à saisir votre position sur l'immigration et vous vous en parlez assez peu en général. Est-ce que vous diriez, je déduis de vos propos, que l'immigration est une chance pour la France. Je vais pas tomber dans le madame Allière, je veux pas tomber dans le piège de formule toute faite. Chacun sait qu'il y a un piège derrière chaque formule. Toute fait, ce que je dis, c'est que nous avons besoin d'une certaine immigration pour faire avancer notre pays.
On connaît tous l'évolution démographique de la France, le vieillissement de notre pays. Euh qui allons-nous mettre euh dans un certain nombre ? Pensez à la restauration. Comment vous faites fonctionner la restauration sans l'immigration ? Porte penser à un certain nombre de services à la personne, comment vous faites fonctionner ? Pensez à l'hôpital une fois plus. Nous avons besoin d'immigration. Donc l'idée de diaboliser toute forme d'immigration et de mélanger l'immigration régulière et l'immigration irrégulière me paraît euh très dangereuse à la fois pour notre économie et en même temps, je le redis pour notre système républicain.
Mais sans diaboliser, est-ce qu'il y a un pendant ou comme le dit par exemple François Hollande qui est de gauche lui dit il faut mieux contrôler l'immigration et il faut notamment resserrer le regroupement familial. Mais nous sommes là dans le jeu des évidences et des platitudes. Je crois que il est inutile de rappeler que bien sûr il faut maîtriser notre immigration. Il faut donner toute sa place à l'immigration légale, lutter contre l'immigration illégale et à chaque fois adopter les bons moyens. Mais sans renier nos principes. Quand je vois Édouard Philippe, membre d'un parti républicain, dire à Mayotte qu'il faut revoir le droit du sol et revoir les droits d'asile.
On est en France à Mayotte. Si on remet en cause si on remet en cause le droit d'asile à Mayotte, qu'est-ce qu'on fait sur l'hexagone le territoire national ? Il dit aussi qu'à Mayotte la situation est exceptionnelle donc ça nécessite des mesures exceptionnelles. Bien il n'y aurait-il donc pas d'autres moyens exceptionnels pour lutter contre l'immigration à Mayotte par exemple. Ben à Mayotte par exemple, nous avons nous avons un dispositif naval à Mayotte qui a déjà donné des résultats. Nous avons changé la loi en 2025 à Mayotte pour exiger que les deux parents aient passé un certain temps sur le territoire national, au moins un an sur le territoire national avant de pouvoir avoir un enfant.
déclaré français. On a adopté le décret quand ? Quand est-ce qu'on a adopté le décret ? Il y a quelques mois. On a à peine voté une loi qu'on est déjà en train de prévoir des solutions exceptionnelles comme si la loi n'existait pas. Appliquons la loi et surtout mettons en place un dispositif naval. Nous n'avons pas outreem de préfet maritime. Ayons un préfet maritime. Nous avons une marine qui a vocation à jouer tout son rôle. développons un système naval là où nous avons effectivement une épreuve et une crise, faisons en sorte à partir de là d'être plus efficace.
Mais ce qu'il faut comprendre derrière tout ça, c'est que l'immigration à Mayotte, elle n'est pas d seulement loin sans faut à la perspective d'acquérir la nationalité française. Elle est dû tout simplement à un différentiel économique. Nous sommes à 70 km d'enju définition est tout près des côtes de l'Est de l'Afrique. Donc l'immigration vient naturellement parce qu'il fait meilleur vivre à Mayotte compte tenu de la situation économique et de la situation sociale que de rester chez soi. Ce différentiel là, il ne peut être combattu qu'à travers des politiques de coopération, à travers des stratégies diplomatiques qui nous permettent d'apporter les réponses.
Une fois de plus, je le redis, il n'y a pas de raccourci en matière de politique publique et tout seul qui veut jouer à coup d'exception non seulement font des entors à notre régime républicain, mais en plus court dans la surenchère. Et en l'occurrence, monsieur Édouard Philippe, il fait le jeu du Rassemblement national. qui préférera la copie, c'est-à-dire monsieur Philippe à Madame Le Pen. Il fait le jeu à travers la surenchère de Madame Le Pen et c'est exactement le piège dans lequel tombe non seulement le parti les Républicains mais aussi le le bloc central mais aussi une partie de la gauche et c'est pour ça que je le redis la clé c'est la règle commune.
Respectons la règle commune et mettons en place des politiques publiques plus efficaces, croyez-moi, en terme de mobilisation de nos moyens, de notre marine en particulier, nous avons la la possibilité d'être beaucoup plus efficace qu'à travers un changement de dispositif dérogatoire comme celui que propose Édouard Philippe qui propose cela. La question économique, on l'a vu, qui est au cœur de ce début de campagne également. vous proposez vous un grand big bang notamment fiscal supprimer toutes les niches fiscales. Euh est-ce que alors attendez-vous vous allez vous allez nous les détailler ? Non mais justement vous allez nous le détailler. Vous allez précer.
Vous jetez le bébé avec l'au du bain. Un grand big bang fiscal. Est-ce que vous avez changé de nom pendant l'été ? Vous vous appelez Dominique Miley Ravière Villepin désormais la tronçonneuse est en main et c'est parti. Manifestement vous avez perdu vos lunettes pendant l'été. Je dis des choses très précises et qui n'ont rien à voir avec ce que vous venez de dire. Il ne s'agit pas de supprimer l'ensemble des dispositifs qui sont à travers les niches, mais il s'agit simplement d'ouvrir la boîte noire, la principale boîte noire de notre fiscalité, de notre système social.
Constatons, et c'est de là qu'il faut partir, le procès d'intention qui est fait partout sur la scène politique à la dépense sociale. Tout le monde constate que la dépense sociale et bien est en train de sortir de son lit et ne peut pas être maîtrisé. À partir de là, tous les Français auront compris que le modèle social est en cause. Et quand j'écoute l'ensemble des partis politiques, soit il ferme les yeux devant cette réalité, soit il ne la traite pas que par des mesurettes. Alors ici, on veut augmenter de deux points la TVA, là on veut bêcher les franchises. Là on veut un jour de carence supplémentaire. C'est la compétition, c'est la politique à Neneux.
C'est la compétition la politique à Neneux. La politique aneneuse, c'est c'est n'importe quoi. C'est la foire. Vous savez, une campagne électorale où chacun promettrait à ceux qui sont en face de lui ce qu'il a envie d'entendre, c'est sympathique. Mais moi, je vais vous dire quelque chose. J'ai participé à deux victoires aux élections présidentielles. Deux victoires. Et je sais ce que c'est que le lendemain d'une élection présidentielle, se retrouver dans un bureau en responsabilité, se trouver en charge de ce qu'on a promis.
Et je vous dis ici très solennellement, jamais je ne me mettrai dans la situation de me retrouver dans un bureau de la République et de ne pas pouvoir tenir les promesses que j'aurais faites la veille. Tous ceux qui aujourd'hui s'engagent baisser les impôts, par exemple, les augmenter inconsidérément, se retrouve aujourd'hui en fait vous vous les augmenterez vous. Se retrouve aujourd'hui à avouer leur impuissance. Moi je dis autre chose et je réponds à votre question. Je dis sous le capot, nous ne savons pas ce qu'il y a.
soulevons le capot, ouvrons la boîte noire et à partir de cette boîte noire qui représente 175 milliards d'euros ou le meilleur ben la lutte euh contre le handicap, la prise en compte des spécificités de l'outreem, toutes ces réalités qu'il faut traiter et bien seront traitées par 5e chaque année. Nous prendrons 1/5 de ces 175 milliards et nous ferons en sorte de les diviser en 3/3. Il y a l'argent qui servira à la compensation des choses absolument nécessaires. Ça représente 11 milliards par an. [raclement de gorge] Il y a ce qui permettra de reconstruire des politiques publiques en dehors d'une boîte noire en ayant mis à plat la réalité.
Encore 11 milliards et 12 milliards qui iront au désendettement. À ce jour, je ne connais pas sur leschiquers politiques de plan de désendettement plus réaliste que celui que je très concrète Amandine. Oui. Une qui concerne énormément de Français, par exemple, celle sur le crédit d'impôt pour les emplois à domicile. Tous les Français qui emploient quelqu'un qui garde leur enfant, qui fait du ménage, du jardinage, vous la conservez ou vous la supprimez cette fiscale ? Alors, toujours la même question, je vous dis ouvrons capot. Je vais pas [rires] je vais pas vous répondir. Vous savez combien il y a de niches social et fiscal en France ?
Non mais celle-ci c'est la 474 donc je vais pas vous répondre par oui non en 2 minutes. Ce que je vous dis c'est que c'est que nous prendrons évidemment il ne s'agit pas de supprimer les services à la personne il s'agit de les traiter en dehors d'une exception et en dehors de la boîte noire à travers une vraie politique publique des services à la personne c'est-à-dire pas en Catimini pas dans l'opacité. le le le malheur de notre pays, c'est l'opacité et la déviance par rapport à une règle républicaine. Et à chaque fois, nous nous poserons la question : est-ce que c'est utile ? Est-ce que cela contribue à l'emploi ? Est-ce que nous pouvons faire mieux en faisant autrement ?
Et donc chaque niche sera inspectée selon cette règle. C'est ce que nous avons un peu fait entre 2005 et 2007 quand j'étais premier ministre et je vous précise que c'est la seule période où nous ayons à la fois réduit le déficit et la dette. et personne ne peut le contester. Il suffit de regarder les chiffres sur le plan historique à travers la première conférence des finances publiques. Nous avons donc obtenu des résultats. Donc je ne sors pas ça de mon chapeau. Mais de la même façon qu'il faut revenir au réel quand il y a des feux de forêt.
Il faut revenir au réel quand il y a une dérive financière d'une telle ampleur que nous ne pouvons pas à la fois céder sur le plan de la règle républicaine pour tous. Aujourd'hui, les Français ont compris. La règle, c'est le de poids de mesure. Il y a ceux qui en permanence s'en tirent bien et on voit tous les avantages que peuvent tirer un certain nombre de favorisés du système actuel et c'est toujours les mêmes qui payent et qui se retrouvent en ajustement. C'est pour cela que nous avons constamment et bien la sollicitation vis-à-vis des retraités, la sollicitation du côté des moins favorisés. Moi, je veux la justice sociale et la règle républicaine.
Donc, une fois de plus, l'objectif, en ouvrant le capot de ces 175 milliards d'euros, c'est d'arrêter de céder au fantasmes, de reprendre le contrôle républicain et démocratique de notre destin et de dégager des marches de manœuvre. Nous aurons ainsi un vrai chemin de retour en dessous des 3 % de déficit et nous aurons repris le contrôle de notre dette, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Dans votre big bank, il y a un point que vous n'évoquez pas, c'est la question des retraites. Aujourd'hui, la réforme borne qui porte l'âge de départ à 64 ans est suspendu. Avec, quel serait l'âge de départ à la retraite ?
Alors très bonne question, vous il vous a pas échappé, monsieur Vigogne, que cette même question a mis beaucoup de monde dans la rue et beaucoup de malheureux et a conduit le gouvernement à retirer donc pas retir à suspend. Oui, enfin vous m'avez vous m'avez compris. Deuxème deuxème élément, tirons les leçons. La règle de la politique numéro 1, c'est de tirer les leçons. Tirer les leçons, c'est quoi ? C'est remettre les partenaires sociaux en responsabilité. Si je vous dis aujourd'hui d'autorité, je vais fixer l'âge de la retraite à 64 65 ans. D'emblé je fais exactement ce qu'il ne faut pas faire. Mais vous avez quand même il va falloir travailler plus longtemps.
Vous dites comme Édouard Philippe quand même cela même pas. Il faut il faut prendre en compte la démographie, il faut prendre en compte les inégalités de situation devant la pénibilité des emplois et donc les conditions de travail. Il est bien évident que regardez, moi j'ai 72 ans, j'ai jamais arrêté de travailler. Pourquoi ? Parce que l'espérance de vie qui est la mienne compte tenue de la vie qui a été la mienne me permet d'espérer vivre plus longtemps.
Si j'avais transporté des sacs ou travailler dans une usine en 38, ben il est bien évident que la santé qui est la mienne ne serait pas la même et j'aspirerai à faire autre chose et je ne serai donc pas vous donner pas d'âge de départ à la retraite. Donc c'est ce que j'ai dit. Euh j'ai été l'un des premiers à proposer cette solution de sortir de cette hache pivot, de cet tabou pour compter davantage en trimestre, offrir la possibilité à nos compatriotes de choisir.
Et on voit bien que dans l'arbitrage entre travail et retraite, un certain nombre d'entre eux privilégie cela, privilégie la retraite et puis prenons en compte le problème central derrière tout ça qui est le problème du taux d'emploi. Quand nous savons qu'une grande partie des seigneors ne trouve pas d'emploi à partir de 52 53 ans, 54 ans et qu'une grande partie des plus jeunes rentre dans l'emploi vers 25 26 27. Lié l'âge de tes part à la retraite à l'espérance de vie que propose Bruno Roto, c'est une bonne idée. Oui, enfin il le calcule comment cette espérance de vie ? C'est c'est pas tant l'espérance de vie que les conditions de vie.
Et donc je pense que à offrir à nos compatriotes une certaine flexibilité de choix, si vous êtes en forme et que vous avez envie de continuer à travailler, vous travaillez. Il faut qu'il y ait un avantage euh assez assez significatif pour ceux qui souhaitent continuer. Que ceux qui n'en peuvent plus et qui espèrent profiter un peu des beaux jours puissent le faire. C'est la moindre des choses. Donc une fois de plus, d'abord les partenaires sociaux, donc conférence sociale, concertation, convention citoyenne. Vous savez, moi j'ai tiré les leçons du CPE, je ne referai pas les mêmes erreurs.
Je crois que il faut prendre en compte aujourd'hui le fait que personne n'est en mesure d'imposer ni aux partenaires sociaux ni aux Français ce qu'ils ne veulent pas. Et donc tous ceux qui veulent par décret augmenter le SMIG ou qui veulent par la loi augmenter l'âge de la retraite iront devant de grandes déconvenus. Et ne l'oublions pas, les cinq prochaines années sur le plan social seront des années chaudront autant en matière sociale qu'économique et financière parce que les marges de manœuvre sont réduites et qu'il faudra donc être extraordinairement attentif à ce que pensent les Françaises et les Français, à ce qu'ils ressentent.
Nous sommes dans un pays qui est à bout devant l'impuissance publique, qui est assez allergique à la classe politique. On dit la campagne est lancée, il y a les 2/ tiers des Français qui ne veulent pas entendre parler de la campagne.
Je ne sais pas d'ailleurs si la campagne commencera parce que croyez-moi, si c'est pour entendre des propositions comme celles de monsieur Retaillot, travailler une demi-heure de plus par jour, c'est facile quand on est nourri par le beau climat Vendéen et que on a passé ces années justement puis parle de ces propositions Dominique de Villepin, puisqu'on parle de ces propositions et que vous parlez de la dépense sociale pour la réduire Édouard Philippe a fait des propositions très concrètes. par exemple réduire les arrêts maladies, il dit que c'est l'open bar ou réduire la durée d'indemnisation du chômage pour les moins de 50 ans.
C'est c'est ce qu'il y a des proposition très concrètes et pas sérieuses. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce que il est exactement dans le schéma que j'indiquais, c'est-à-dire que il démantelle notre système social, notre modèle social, la santé, l'éducation, le logement, il est perçu par la plupart des parties de l'espace central comme un coût comme un coup. Et donc il faut le réduire, le réduire, le réduire, le réduire. Moi je pars de l'idée que l'éducation pas où vous vous trouvez vos 125 milliards d'euros [rires] parce que à chaque fois qu'il y a quelque chose de douloureux à dire, vous l'évitez.
Mais c'est bien pour Mais oui, mais moi je fais porter le douloureux sur ceux qui sont les plus fortunés. Les 12 milliards par an que je fais sur les niches fiscales, c'est du douloureux ça. Le retour de l'ISF. Mais non, pas du tout. Je je vous ai expliqué qu'il y avait 3 ti3. Oui, ça on a suivi. Voilà. Bon ben oui mais vous donc vous avez bien vu qu'il y avait 12 milliards. Mais ça fait 12 milliards. Vous dites il en faut 125 à économiser. Ça laisse une c'est 125 en ajustement budgétaire à la fin mais chaque année c'est entre 25 et 30. Donc il y a 12 milliards déjà en ce qui concerne le nettoyage des niches fiscales.
Il y a euh 9 milliards qui concerne euh l'impôt sur les successions et puis il y a le retour d'un impôt sur la fortune de 8 milliards plus 2 milliards en ce qui concerne la lutte contre la fraude fiscale et sociale. On arrive au chiffres nécessaires. Croyez-moi, je sais compter mais je reviens à ce que je disais, c'est important. Les services publics ne sont pas un coût, c'est au contraire un investissement pour la nation. Plus nous formerons les jeunes françaises et les jeunes français, plus nous donnerons un logement à ceux qui sont en attente. Il y en a 3 millions qui sont en attente alors qu'il y a 3 millions de logements vides.
Je sais bien qu'ils ne sont pas au même endroit, mais il faut complètement changer la logique. Ce que je veux souligner, c'est que si nous ne changeons pas le système qui est dans l'impasse, ce n'est pas en coupant les cheveux en quatre, en prenant des mesurettes et en les additionnant que l'on pourra rendre ce système vertueux. Ce système, il sera encore un peu plus en faillite comme il l' aujourd'hui. C'est le moment de notre séquence plutôt plutôt justement regarder ces ces deux photos. Je vous propose deux photos. Vous allez me dire de quel côté vous penchez. Regardez plutôt Manon Aur ou Bernard Arnaud.
Manon Aubri qui en début de semaine a dit qu' a qualifié les milliardaires de nuisie plutôt Bernard ou ou Manombri. Monsieur d'arrêt réponse courte. J'ai pas mis ce matin ma petite culotte de chou pour me faire brûer le derrière par les petits lapins. Donc vos jeux vous voulez garder plutôt plutôt pas du tout. Voilà, du tout, pas du tout. Non mais pas du tout. Ça ne m'intéresse pas. Je ne suis pas venu pour jouer, monsieur Dar. On n'est pas qui veut gagner des millions. Mais mais c'est pas des question politique. C'est les quiz. Les quiz vous les faites avec ceux que ça amuse. Donc vous avez pas le courage de choisir entre les deux.
du courage mais je ne suis pas saut au point de choisir entre les deux parce que ça ce n'est pas de même enfin vous comparez un milliardaire à la tête d'une grande fortune française qui a créé des emplois en France et euh une députée euh de la France assoumise dont les propos vous choquent. Mais bien sûr que les propos me choquent évidemment si vous m'aviez dit est-ce que on peut qualifier de nuisible un certain nombre des responsables d'entreprise française ?
Je vous dirai tout de suite mais c'est absurde, c'est dangereux et c'est autant dangereux qu'un certain nombre de ceux qui étaient à la ref et qui se sont mis à rire quand l'un des candidats Jean-Luc Mélenchon, pour ne pas le citer, a parlé d'augmenter le SMIC. Il faut du respect pour les Français qui peinent, pour les Français qui souffrent et il faut du respect pour tous ceux qui contribuent au développement de la vie nationale. Donc mettons le respect votre petit jeu, vous vous le gardez. Et ben écoutez, on vous aura posé la question. On vous retrouve dans quelques injustements. On va voir quelle place pour vous dans cette campagne présidentielle. À tout de suite.
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Et ben écoutez, d'abord à à faire en sorte que je sois présent pour euh en répondre devant vous. Elle sert à faire ce que personne n'a envie de faire dans le microcosme politique et médiatique, mais surtout à 2 %. Elle sert à dire qu'il y a une alternative politique à l'impasse dans laquelle nous sommes depuis 20 ans à dire que rien de bon ne peut sortir de tous ceux qui ont travaillé dans ce sens depuis 20 ans. Aujourd'hui, tous les candidats qui sont issus du bloc central sont liés au macronisme. Pourquoi voulez-vous que le macronisme donne quelque chose de meilleur ? Ils peuvent toujours plaider la rupture. Ils peuvent toujours plaider qu'ils ont appris.
Quand je les écoute les uns et les autres, ils sont dans la même politique. Et le seul choix qui reste aux Français, c'est les deux grands pôle euh l'extrême droite et l'extrême gauche. Et c'est pas un hasard si ceux-ci se maintiennent très au-dessus des autres parce que eux, ils proposent quelque chose d'autre. Alors, c'est hors sol, ce n'est pas applicable, ça nous fait changer de République ou de constitution mais enfin ça le mérite au moins d'exister politiquement. Donc aujourd'hui ce que je dis c'est qu'il faut une alternative. Et à 2% à 2 % vous y croyez ?
Você je vois avec intérêt que depuis un certain nombre de mois maintenant pour ne pas dire d'années, je plaide pour le rassemblement et je suis intéressé de constater que aujourd'hui tout le monde dans l'espace central parle de rassemblement. La différence c'est que moi je n'ai jamais parlé de rassemblement des partis politiques. Moi j'ai toujours parlé du rassemblement des Français. Je crois que les partis politiques ne peuvent rien donner de plus. que ce qu'ils ont donné depuis 20 ans et une fois de plus, c'est l'essentiel de l'échique. Gauche, quel espace vous visez politi ?
On a on a épuisé les capacités de la gauche avec François Hollande, on a épuisé les capacités de la droite avec Nicolas Sarkozi et on avait on a épuisé les capacités de ce qui est censé dépasser la droite et la gauche avec Emmanuel Macron. Et c'est pour ça que trouver le nom que vous voudrez, il faut offrir une alternative. Et l'alternative, elle tient en deux mots ou deux formules. La règle républicaine. Il faut appliquer la règle républicaine et la justice sociale. Moi, je n'entends pas aujourd'hui de responsables politiques dans l'espace central qui prennent qui préconisent la règle républicaine. Monsieur Audirard Philippe à Mayotte, il tourne le dos à la règle républicaine.
Monsieur Retaillot qui veut une demi-heure, une demi une demi-heure de plus par jour, pareil, il change à chaque fois la règle. Moi, je suis pour offrir une alternative au Français dans un cadre profondément rénové et c'est pour cela que je propose de d'ouvrir la boîte noire et de changer en profondeur un système qui est dans la passe. Mais est-ce que vous nous garantissez que le 18 avril 2027, le jour du premier tour, il y aura bien un bulletin Dominique de Villepin dans les bureaux de vote ? Est-ce que vous irez au bout ?
Mais euh monsieur Vigogne, si je suis là, si je me donne du mal, si j'ai euh euh une centaine de représentants partout dans le pays qui va solliciter les maires pour trouver des signatures, si euh nous multiplions les rendez-vous de collectes pour obtenir le financement de la campagne, c'est bien parce que nous avons cette intention, c'est un combat. Mais vous n'avez pas eu de ralliment pour l'instant. C'est mais je ne veux mais [rires] vous voyez, vous n'écoutez pas ce que Non, mais vous n'écoutez pas ce que je dis. Je viens de vous expliquer que pour moi le rassemblement c'est le rassemblement des Français, c'est pas le rassemblement des partis. Le débauchage.
Nathalie Cossusco Moriset qui rejoint monsieur Philippe, je sais pas quel autre chapeau à plume qui rejoint monsieur Retaillot ou monsieur Atal. Mais ça c'est la politique à l'ancienne. On a déjà vu ça. Vous pouvez on a vu ça avec monsieur Sarkozi. Ça nous a mené où ? Donc pas de débauchage. Moi je demande à chacun de venir comme il est. Que les socialistes restent socialistes. Je leur demande pas de se renier. que euh ceux qui sont au centre restent au centre. Donc ce sera un gouvernement d'union nationale, quelque chose comme ça. Mais mais c'est la volonté de tous ceux qui croient en la France, qui veulent servir les Français de se rassembler pour changer les choses.
Vous savez, moi je ne cherche pas un poste, je ne cherche pas à continuer le système. Je vois qu'il y en a qui se verrai très très bien à l'Élysée 50 plus pour profiter du poste. Moi, j'ai toujours pensé que c'est beaucoup plus de mots de tête que d'avantage. Dominofin, vous parlez de la collecte, excusez-moi, vous parlez de la collecte des parrainages notamment. Vous avez combien de parrainages aujourd'hui ? Écoutez, nous en avons de plus en plusieurs centaines mais pas suffisamment. Je vais pas vous je vais pas vous souviens en 2012 en 2012, c'est ce qui vous avait manqué. C'est ce qui m'avait manqué.
Vous avez tout à fait raison et c'est une collecte qui est difficile parce que le jeu partisan pèse très lourd dans cette collecte et les affiliations communalité intercommunalité pèsent également très lourd. Donc un certain nombre de maires sont réticents à parellage. Nous en avons plusieurs centaines et nous travaillons dur pour les obtenir. Tout ça ça veut dire Dominique de Ville, on est bien d'accord que vous serez candidat à l'élection présidentielle, que je veux être candidat, monsieur Daray, que je me bat pour être candidat mais on ne fait rien tout seul. On ne fait rien. Vous parlez de 2 % ou de 3 %, on ne fait rien sans dynamique.
Est-ce qu'il y a aujourd'hui dans notre pays une attente, une volonté de changer les choses ou est-ce que d'ors et déjà les Françaises et les Françaises sont résignés à ce que le pays continue comme aujourd'hui ? Moi ma conviction c'est que nous sommes nous sommes aujourd'hui, permettez-moi de trouver une métaphore, nous sommes dans la py politique. Qu'est-ce que c'est que la pyropolitique ? Emmanuel Macron se déplaçant dans le Sud-Ouest s'est retrouvé dans un QG face aux incendies et il a sorti une formule pour expliquer ce qu'étaient les pyrocumul Nimbus. C'est le feu de forêt qui se nourrit de lui-même et qui crée son propre vent.
Aujourd'hui, la pyropolitique, c'est la politique du pire qui se nourrit elle-même et qui fait toujours pire. Moi, je propose qu'on sorte de cela, qu'on ouvre le moteur, qu'on regarde et qu'on mette à plat et qu'on rétablisse les choses de façon républicaine et à travers le prisme de la justice. Je permets juste de vous arrêter parce que c'est une précision importante. Je trouve que c'est une avancée quand même par rapport au derniers mot que vous dites. Vous dites "Je veux être candidat à l'élection présidentielle." Oui, bien sûr. Ben cétait, si vous l'avez pas compris, c'est que vraiment ni le corps ni l'esprit n'exprime clairement ce que je veux exprimer. C'est exactement ce que je dis.
Je veux être candidat à l'élection présidentielle. Oui, bien sûr. Et vous le confirmerez définitivement à l'automne. Et je le confirmerai quand la campagne aura électorale aura commencé au-delà des Jeux des parce que j'estime que pour le moment nous n'avons rien de sérieux à nous mettre sous la dent et quand les Français eux-mêmes aspireront et se poseront la question de savoir celui ou celle qui est le mieux à même de redresser notre pays. Est-ce que vous pardon est-ce que est-ce que vous seriez d'accord pour participer à une primaire ou pas ?
primaire par exemple proposé par François Baou qui dit ce matin dans une tribune à la tribune dimanche on pourrait faire une primaire par internet avec tous ceux qui font partie de l'espace républicain nif ni renn vous participez à ce type de primaire mais mais la primaire c'est le dernier gadget des désespérés aujourd'hui nous voyons se multiplier sur tous les chiquers des primaires sauvages il y a une primaire à gauche et et on peut même imaginer que quand la primaire sera terminée il y aura peut-être d'autres candidats de gauche monsieur Holland ne participe pas à la primaire de gauche et d'ailleurs le mieux placé C'est à gauche n'est pas vraiment socialiste, monsieur Guxman.
Donc nous avons des primaires partout. Les républicains, monsieur Rotaillot est aujourd'hui candidat, mais il y a d'autres républicains en embuscade qui veulent être candidats. Donc l'ensemble l'ensemble du spectre politique est soumis au primaires. J'estime que ce n'est pas le bon mode de fonctionnement. Pourquoi la primaire dévore ses enfants ? Et quand vous sortez en slip de la primaire ou en bau de bain, et bien vous êtes un peu mal placé pour prétendre briguer l'élection présidentielle. Donc soyons raisonnable, menons le combat politique comme il faut le mener devant les Françaises et les Français et les Françaises et les Français arbitre.
Mais on comprend pas bien et qui vous auriez envie de travailler ? À qui vous tendez la main ? Vous pourrez pas gouverner tout seul par exemple ? Vous auriez envie de travailler avec Jean-Louis Borlot, avec Thierry Breton. Écoutez, j'ai travaillé avec Jean-Louis Borlot et et et et Thierry Breton. Ils ont fait partie de mon gouvernement et nous avons bien travaillé pendant 2 ans. Donc moi, je tends la main à tout le monde et c'est ce que je fais depuis maintenant plusieurs années. Je vois tout le monde mais je constate que le réflexe reste d'abord un réflexe corporatiste. La campagne se fait autour des partis politiques.
La sélection sur un certain nombre de plateaux se fait à partir des partis politiques. beaucoup plus qu'à partir des propositions d'alternative à un système politique qui n'en peut plus. Mais pour l'instant, ce sont les sondages sur lesquels on est obligé de se fonder pour avoir une idée de ce qui se passe et Marine Le Pen est qualifiée, quoi qu'il en soit dans tous les sondages au second tour. Si elle devait l'emporter, est-ce que vous feriez partie de ceux qui bah respecteriez ce choix démocratique des Français ou est-ce que vous appelleriez à une forme de désobéissance civile ? La question est aujourd'hui beaucoup posée. Je fais partie des républicains.
Je serais intraitable sur le respect de la République. Et de ce point de vue-là, ne serait-ce qu'en tant qu'ancien premier ministre, je me poserai en garant de la règle républicaine. Donc je dirai ce qu'il faut faire et ce que je montrais sur les barricades, c'est autre chose. Donc combat, oui, combat pour la défense de la République et par exemple sur un référendum comme le propose le Rassemblement national depuis 2024 qui viserait à réviser la Constitution par le biais de l'article 11 et pas par le biais de l'article 89. Oui, c'est un coup de force, c'est une sorte de coup d'état déguisé et je ne je ne l'accepterai pas. Donc dire les choses clairement vous feriez quoi ?
Je ne l'accepterai pas. Je je mènerai le combat politique. Je mènerai le combat politique. Pas mais pas d'insurrection. Mais vous pensez à quoi monsieur ? Au propos de la France insoumise pardon. Au propos de la France insoumise certains on tap la désobé de de sortir mes vieux pistolets hein, mon vieux sabre d'appeler à des manifestations. Non mais ça ça c'est démocratique. C'est tout à fait démocratique. Donc oui dans le cadre de la démocratie bien sûr s'opposer par tous les moyens démocratiques et républicains. Vous m'avez parfaitement compris. Un 2è tour qui opposerait Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Vous faites quoi Demin ? Ah ouais voilà.
Encore encore un peu plus loin dans la politique fiction. Bah euh c'est pas vraiment de la politique fiction quand on voit certaines études d'opinion. Dominique de Villepin. Oui enfin on en est encore loin. On en est encore loin. Je mél je je ne je ne je ne fais pas de politi fiction. J'ai toujours dit la conviction qui était la mienne. Je ne place pas la France insoumise sur le même plan que le Rassemblement national. Pourquoi ?
Parce que l'héritage historique du Rassemblement national, les engagements qui ont été ceux du Rassemblement national ont profondément marqué la ligne politique et que cette ligne politique pour moi, elle est entachée d'un certain nombre de risques et je ne suis pas prêt à prendre ces risques. Alors en ce qui concerne le scénario que je ne fais pas et donc je ne réponds pas à votre question parce que si on commence à répondre à toutes les questions qui sont farfelues, on ne s'en sort pas. Si elle est farfelue parce que je ne crois pas du tout que Jean-Luc Mélenchon a la capacité. Il est aujourd'hui très haut. Tout le monde suppose que parce qu'il est très haut, il ira encore plus haut.
À un moment donné, on est rattrapé par un certain nombre de réalités. Jean-Luc Mélenchon a franchi ou en tout cas s'est approché d'un certain nombre de lignes rouges et je l'ai dit à chaque étape qu'il s'agisse euh de l'affaire de rang, qu'il s'agisse du jeu autour d'un certain nombre de noms à consonnants juives. Je trouve cela dangereux dans notre démocratie et donc je le dis très clairement, il ne faut pas d'ambiguïté avec la République. On est dans la République, on défend la République et sinon bah on se met en marche. Mais vous vous sentez plus proche de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le Pen.
Vous ne diriez pas comme Édouard Philippe, jamais je ne voterai pour un candidat à RN ni pour un candidat Li. Pas ça. Une fois de plus, je n'imagine pas ce scénario. Je pense qu'il faudrait que le pays et que tout l'espace central et complètement choisi la résignation et refusé de mener le combat. Aucun rassemblement n'aurait donc eu lieu, aucun bon sens ne se serait opéré pendant cette campagne électorale et on aurait abandonné le pays à la radicalité. Je n'imagine pas que la classe politique et je n'imagine pas que les Françaises et les Français puissent se satisfaire d'un choix entre deux radicalités. Je ne vous ai pas dit ça.
Je vous dis aujourd'hui, je vous dis aujourd'hui que je ne vous parce que parce que la science-fiction et la politique fiction conduisent toujours à des choix. Mais quand vous dites je mets pasime queime aujourd'hui totalement déplacé, quand vous dites "Je mets pas LFI et le RN au même niveau, ça veut dire que quand même euh vous voterez les face." Ça ne rend pas du tout ça ne rend pas davantagef acceptable pour moi pour les raisons que je viens de vous indiquer notamment et pour le fait qu'en tant que gauliste, je suis attaché à la 5e République.
Donc vous n'imaginez pas que je vais mettre de gaié de cœur un bulletin dans l'urbe pour passer à la 6e République pour changer nos institutions pour sortir des traités européens parce qu'on voit bien qu'à l'horizon c'est ce qui se profile. Donc soyons clair ce n'est pas l'engagement politique qui est le mien. Pour l'instant, le le Rassemblement national a du mal à trouver un prêt pour financer sa campagne. Jordan Bardella annonce qu'aucune banque n'a voulu les financer. Ça vous choque ? Ah, moi ce qui me choque, c'est que la démocratie fonctionne si mal. La démocratie électorale fonctionne si mal.
Mais c'est pas que le Rassemblement national ne puisse pas trouver un prêt, c'est que tout ce qui souhaiteraient raisonnablement être candidat a du mal à trouver un prêt. Donc que l'on règle. Et François Baou avait eu une proposition qui était éclairée de la banque de la démocratie. euh que l'on trouve le moyen de répondre à tous ceux qui veulent aspirer à cette campagne électorale et qu'il puisse le faire de façon décente, ça me paraît la moindre des choses. Ne faisons pas ne faisons pas d'exception pour le rassemblement national. La règle commune, moi vous savez, je suis fidèle en tout. Règle [raclement de gorge] commune, justice sociale. On parlait de la France insoumise.
Est-ce que vous estimez comme Bruno Rotaille que LFI, je cite un parti de collabo, une forme de collaboration avec les islamistes ? Mais vous savez, tout ce qui est excessif est insignifiant. Donc vous me permettrez de ne pas commenter non plus ces proposlà. Pour vous, il y a aucun problème. Mais monsieur Dar, vous parlez à ma place. Je ne suis pas je ne suis pas Pinocchio dans les mains de GPTO. Vous me permettrez de faire les réponses moi-même. Je ne vous ai pas dit ça, mais je dis que c'est excessif. On voit que dans cette campagne présidentielle, bien sûr, il y a la dimension internationale qui va jouer un rôle important.
Le nouveau président ou la nouvelle présidente va exercer son mandat dans un monde incertain. Il y a quelques jours, Donald Trump a jugé, je cite que la charia est comme un deuxième mode de vie à Paris. Qu'est-ce que ça dit du rôle international que le président va avoir ? Quelle attitude vous président demain face à Donald Trump Vladimir Poutin si c'est très dommage très très dommage qu'Emmanuel Macron est toujours privilégié d'accueillir un certain nombre de grands chefs d'état comme Donald Trump à Versailles parce que s'il était sorti du château, il aurait vu que ce n'est pas vrai et donc il se serait épargné de dire une bêtise.
Donc la réalité, tous les Français la voi ce n'est pas ce n'est pas la réalité de notre pays. Est-ce qu'il y a une prime à l'expérience dans cette présidentielle pour ceux qui comme vous euh ont eu les manettes à un moment donné sur le plan euh international ou est-ce que euh des novices peuvent s'en sortir dans le monde tel qu'il est devenu aujourd'hui ? B je prie pour que des novices, puisque on a un certain nombre de novices qui sont aujourd'hui très très bien placés euh sur les chiquers politiques, je prie pour que des novices reçoivent la grâce au jour de l'élection s'ils sont élus. Mais ce n'est pas quelque chose de facile.
Les relations internationales, je citerai pour mémoire Jacques Chirac, j'ai accompagné pendant plusieurs décennies Jacques Chirac en matière internationale et tous les jours, il consacrait plusieurs heures par jour à lire des notes, des télégrammes quand il les recevait en matière internationale. C'est dire qu'il avait une familiarité avec la chose internationale. comme maire de Paris, il connaissait comme ancien premier ministre, il connaissait la plupart des grands chefs d'état de la planète. Est-ce que ça s'improvise ? Bah, on a vu avec Nicolas Sarkozy que ça s'improvisait pas. On a vu avec François Hollande que ça s'improvisait pas.
Et on a vu avec Emmanuel Macron que on peut tourner les choses dans tous les sens et tourner avec le vent et le en même temps ça s'improvise pas. Et si la France aujourd'hui s'efface de l'échiquier international, regardez cet été, on a deux crises qui se sont considérablement aggravées et il faut en prendre la mesure parce que les Français risquent de manger en papillotte les conséquences de certaines de ces crises. Prenons le Détroit d'Ormuse. Le Détroit d'Ormuse va peser extrêmement lourd sur les prix de l'énergie en particulier bien sûr de l'énergie fossile dans les prochains mois. Et cela a commencé. Les Français se retrouvent avec une essence à à 2 €.
Tout cela pèse en deuxème rang sur les engrais et tout cela finira par peser encore davantage sur l'alimentation. Nous voyons donc à quel point tout est lié. Est-ce que vous avez entendu une proposition française ou européenne digne de ce nom sur le déblocage du D3 d'Ormuse sur la façon d'aborder les choses avec l'Iran ? silence et bouchkousu sur l'Ukraine. On voit bien que nous sommes en train de changer de seuil sur l'Ukraine. Non seulement le conflit est en train de s'aggraver, l'Ukraine porte plus loin en Russie son combat.
La Russie porte plus durement son combat en Ukraine et on voit bien à quel point les infrastructures énergétiques de l'Ukraine à la veille de l'hiver vont être très durement frappées et par ailleurs, la Russie multiplie les opérations hybrides contre un certain nombre de pays de l'OTAN. On a vu l'attaque à Lebsic, on l'a vu également en Roumanie et on voit bien que tout ceci constitue une menace de plus en plus grande au point qu'un certain nombre de responsables de l'OTAN considèrent qu'il y a un risque que la Russie puisse tester l'OTAN. Et il y a quelques jours, le patron de la CIA s'est rendu à Moscou. C'est dire que nous sommes en train de rentrer dans une zone de risque majeur.
Je ne vois pas, je n'entends pas la France. Je ne vois pas, je n'entends pas l'Europe. Est-ce que nous sommes à notre place ? Non. Donc je souhaite Emmanuel Macron s'est beaucoup activé mais vous ne diriez pas qu'il a fait la coalition des volontaires sur la France. J'ai surtout vu la une de Paris match entre les amours des uns et le jet. Réducteur, non ? Ah vous trouvez que c'est réducteur de résumer son action. C'est malheureusement très parlant. C'est malheureusement très parlant. La crise elle ne s'arrête pas. Nous franchissons des seuils et il vaut mieux enfourcher les dossiers que d'enfourcher un jet ski. Vous vous craignez que Poutine attaque un pays voisin ?
Mais tous ces États sont confrontés à des difficultés majeures pour ne pas dire existentielles. La Russie elle est aujourd'hui en difficulté. Elle envisage de recruter 600000 soldats de plus dans les prochaines semaines et les prochains mois alors qu'elle a eu près d'un million de victimes. La Russie sur le plan économique est dans une situation de plus en plus compliquée. À partir de là, il faut qu'elle change la donne et il faut donc impérativement qu'elle fasse peur aux autres pays européens, qu'elle fasse peur à l'OTAN pour que l'Ukraine fasse preuve de plus de retenu. Et c'est pour ça nous ne savons pas ce qu' ce qu'a été dire le directeur de la CIA à Moscou.
Est-ce qu'il a été parlé seulement de l'Ukraine ? Est-ce qu'il a été euh envisagé une retenue réciproque des deux États ? Est-ce qu'il a été parlé également de l'Iran ?
Parce que l'Iran est aussi en bonne situation politique et gé politique et géostratégique dans le golf mais en grande difficulté compte tenu de l'embargo et du nœud coulant qui est en train de se mieux placé pour leur parler à je pense que les choses bougent très vite qu'il y a des marges de manœuvre qui existent aujourd'hui qui n'existaient pas il y a quelques mois parce que tous ces états sont confrontés à des difficultés et qui ne peuvent pas accepter le statut co qui devient dangereux pour eux et que quand un état en guerre ne peut pas accepter le statut qu ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'il est à la veille soit de surenchérir, soit d'accepter dans la négociation et à travers la négociation un certain nombre d'offres qu'il n'aurait pas accepté précédemment et c'est là où la diplomatie doit être en action. Donc oui, nous devrions être infiniment plus présents. Oui, malheureusement, nous sommes en train, nous France et continent européen en train de nous habituer à disparaître sous la moquette.
Et bien, je souhaite simplement que les élections présidentielles rappellent que pour l'essentiel de sa mission, en tout cas plus de la moitié, le président de la République est d'abord le défenseur de nos intérêts nationaux et donc le responsable de la défense et le défenseur de notre diplomatie et de notre place dans le monde. Et ça, ça conditionne à la fois le statut de la France, ça conditionne son avenir en terme stratégique, géopolitique et en particulier sa souveraineté. Donc oui, ce sont des choses qu'on ne peut pas considérer comme quantité négligeable. Que serait la France avec Marine Le Pen à sa tête ?
Bien, écoutez, je n'ose faire de comparaison en terme de taille ou de pays, mais ce que je vous dis très franchement et très simplement, c'est qu'il y a fort à parier que la France ne serait plus la France. Dominique de Villepin vous m'avez dit que vous n'aimez pas les cuises. C'est dommage, j'en ai un à vous sommettre. Je vous fais la même réponse. C'est la minute présidentielle. Vous êtes la première à l'inaugurer. On va l'inaugurer pour cette année. Effectivement, si vous êtes si vous êtes élu président Dominique de Ville, qui est-ce que vous appelez en premier le soir de votre élection ? [rires] Oui. Vous appelez qui ? Oui, mais je vous dirai pas.
Vous Ah bah vous refusez de répondre à ces questions. Vous appelez Donald Trump, Vladimir Poutin. Mais mais mais je vous le dis pas. Pourquoi ? Mais parce que parce que l'ambigué c'est c'est le premier atout d'un président de la République, votre premier déplacement à l'étranger. Mais je ne vous le dirai pas non plus. Votre premier été abrégant son jets ski ou paddle ? [rires] Mais écoutez, je pense que le premier état le premier, il est compromis pour le futur président de la République. Donc qu'il fasse provision de vacances avant parce qu'il y a fort à parier qu'un président élu au mois de mai n'aura pas de vacances. L'objet ou la photo que vous poseriez sur votre bureau à l'Élysée.
Pourquoi vous voulez que je pose une photo sur ou un objet, un livre ? On voit que certains présidents symboliquement le font. Oui, je je n' prouve pas le besoin de de d'avoir un signe démonstratif sur mon bureau. Quelle habitude vous refuser de à laquelle vous refuserez de renoncer une fois que vous êtes président ? Quel quelque chose qui est important aujourd'hui. Vous dites même président, je ne renoncerai pas à ça. Ah le sport un peu de jogging matinal, ça fait du bien. La première personne que vous feriez entrer au Panthéon, qui est-ce que vous feriez entrer au Panthéon en tant que président ? Un tirailleur sénégalais. Parce que j'aime bien que la France reconnaisse ses dettes.
Voyez-vous, quand on regarde notre histoire, elle est faite de beaucoup d'ingratitude. Un certain nombre de nos présidents ont commencé à reconnaître les dettes de la France. Jacques Chirac a fait, Nicolas Sarkozi a fait des gestes aussi, François Hollande et Emmanuel Macron en a fait d'autres. Mais la façon dont nous avons traité les tiraillères sénégalais, grâce à qui nous avons gagné la première guerre mondiale, la deuxième guerre, qui ont par ailleurs mené un certain nombre de combats ailleurs à travers le monde.
la façon dont nous les avons traités, le massacre de Tierroy, je n'oublie pas cela et j'estime et j'estime que vis-à-vis de l'Afrique, il y a un devoir de reconnaissance central et la façon dont nous avons pour ne pas payer des pensions, la façon dont nous avons pour éviter le risque pouvit représenter un certain nombre de tirailleurs qui avaient été emprisonnés sur le territoire français au retour et le risque qu'ils auraient pu avoir de semer la mauvaise parole après 1945 au retour dans le pays. La façon dont nous avons tiré sur ces gens-là plusieurs centaines de morts et bien je ne l'oublie pas. Et dans ma famille, il se trouve qu'il y a nous sommes liés de militaires.
Il y a un certain nombre de mes parents qui ont combattu avec ces tirailleurs algériens, sénégalais, c'est le titre générique. Et je n'oublie pas cette dette. Sans la contribution de l'empire colonial, la France qui est en paix aujourd'hui et dans laquelle nous vivons ne serait pas la même. Merci beaucoup Dominique de Villepin d'avoir été notre notre invité aujourd'hui. Je veux être candidat à l'élection présidence.