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InterviewRFI — Invité politique (sur Site radio)· 7 octobre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSécuritéRetraites

Colère lycéenne: «On peut comprendre les revendications, mais pas la violence», tranche Thomas Ménagé (RN)

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Avant de revenir sur le contre-budget du RN et ses 140 milliards d'économies, un mot bien sûr sur cette colère lycéenne qui ne faiblit pas après la mobilisation d'ampleur hier dans toute la France.

  • 0:24OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de cette prise de parole du Premier ministre ce soir ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Les revendications des lycéens sont légitimes à vos yeux ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Comment on apaise la contestation ?

  • 3:06FerméeRéponse partielle

    Est-ce que ça, ça va dans le bon sens ?

  • 5:08FerméeRéponse directe

    C'est de la caninothérapie, dites-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08InvitéFait
    « Il y a un manque de professeurs parce que les professeurs ne sont pas assez bien payés. »
  • 1:57InvitéChiffre
    « On est à 88 proviseurs, professeurs, personnels d'éducation nationale qui ont été agressés, 650 forces de l'ordre, pompiers, policiers, gendarmes qui ont été agressés. »
  • 2:30InvitéChiffre
    « 650 forces de l'ordre ont été blessées face à des pavés, des cocktails Molotov, des mortiers, des jets d'acide. »
  • 3:23InvitéFait
    « Comment on arrive à avoir des professeurs dans chaque classe, comment on arrive à attirer des professeurs quand ils sont les moins bien payés de l'OCDE. »
  • 4:02InvitéFait
    « Nous avons aussi des mesures que nous proposons pour les jeunes qui ont été annoncées par Marine Le Pen dans le cadre de sa trajectoire budgétaire. »
  • 4:08InvitéPromesse
    « De financer le permis de conduire pour les jeunes qui ont un casier judiciaire vierge. »
  • 4:17InvitéPromesse
    « De donner une prime d'activité étudiante pour des jeunes qui ont un job étudiant. »
  • 7:30InvitéPromesse
    « Une reprise en main aussi de notre politique migratoire avec l'instauration de la priorité nationale. »

Temps de parole

  • Invité77 %
  • Présentateur19 %
  • ?4 %

≈ 16,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Thomas Ménager.

0:01
Locuteur

Bonjour

0:01
Invité

Madame Rigolet,

0:02
Locuteur

merci de votre

0:03
Invité

invitation.

0:03
Présentateur

Merci de nous rejoindre sur RFI. Avant de revenir sur le contre-budget du RN et ses 140 milliards d'économies, un mot bien sûr sur cette colère lycéenne qui ne faiblit pas après la mobilisation d'ampleur hier dans toute la France. Le Premier ministre tente d'apaiser la contestation, il va s'exprimer ce soir. Qu'attendez-vous de cette prise de parole

0:26
Locuteur

? Je

0:27
Invité

pense qu'il y a deux éléments qu'il faut avoir en tête sur ce mouvement. Il y a des questions légitimes de fond des lycéens et des étudiants aussi qui ont rejoint en partie le mouvement dans certains secteurs en termes de moyens, en termes d'avenir. C'est normal que nos jeunes dans le monde que nous connaissons actuellement et dans la France que nous connaissons actuellement après 10 ans de macronisme soient inquiets.

Il y a des choses qui sont aujourd'hui inentendables comme le fait que rien ne soit fait sur Parcoursup, qui est une machine à broyer, que nous contestons nous aussi au Rassemblement national, qu'il y a des besoins en termes de moyens dans nos lycées, dans nos collèges, quand on voit ce qui s'est passé cet été, qu'il y a un manque de professeurs parce que les professeurs ne sont pas assez bien payés. On voit aussi...

1:12
Locuteur

Les revendications

1:13
Présentateur

des lycéens sont légitimes à vos yeux ?

1:16
Invité

Les revendications sont pour la plupart légitimes, elles doivent être entendues et l'éducation nationale aujourd'hui est en grande souffrance. Il y a eu un grand nombre de ministres de l'éducation nationale, en premier lieu Gabriel Attal, ils se sont enchaînés, il n'y a plus de cohérence, il y a un manque aussi d'autorité, d'avenir et des inquiétudes qu'il faut entendre.

Toutefois, l'inquiétude ne doit pas permettre l'excuse des violences du mouvement lycéen, de certains éléments aussi extérieurs à ces lycéens et ces étudiants qui viennent bordéliser, mener des guérillas urbaines, attaquer nos forces de l'ordre, nos forces de secours, attaquer des enseignants, des personnels de l'éducation nationale. On est à 88 proviseurs, professeurs, personnels d'éducation nationale qui ont été agressés, 650 forces de l'ordre, pompiers, policiers, gendarmes qui

2:08
Locuteur

ont été agressés. Et 200

2:09
Présentateur

élèves blessés également, même le président Macron s'est ému des violences et même venu de

2:15
Locuteur

la police. Et 200 élèves qui,

2:16
Invité

soyons clairs aussi, c'est un global qui fait que certains élèves n'ont pas été, il faut le dire aussi, blessés uniquement par des réactions des forces de l'ordre qui aujourd'hui doivent quand même se protéger. 650 forces de l'ordre ont été blessées face à des pavés, des cocktails Molotov, des mortiers, des jets d'acide. Donc aujourd'hui, il faut le retour au calme, à la raison. Il y

2:41
Locuteur

a

2:41
Invité

des établissements qui sont fermés. Ce n'est pas donner un avenir à nos lycéens, à nos jeunes, qu'ils ne puissent pas étudier actuellement. Et après, régler les problèmes, il y aura

2:49
Locuteur

les débats au moment du budget et

2:50
Invité

il y aura un moment de la présidentielle.

2:52
Locuteur

Donc la

2:52
Présentateur

grande question, comment on apaise la contestation ? À nouveau, le Premier ministre va parler ce soir. Il a déjà fait des gestes en faveur des lycéens. Suspension de l'usage des grenades assourdissantes par le ministre de l'Intérieur. Le Premier ministre de son côté a lancé cette demi-journée banalisée

3:10
Locuteur

dans

3:10
Présentateur

les collèges du temps de parole pour les lycéens, pour exprimer leurs préoccupations. Est-ce que ça, ça va dans le bon sens

3:16
Locuteur

? Non,

3:17
Invité

mais à un moment, il ne faut pas céder face à la violence. C'est-à

3:20
Locuteur

-dire

3:20
Invité

qu'il faut donner des réponses sur le fond, de comment on arrive à avoir des professeurs dans chaque classe, comment on arrive à attirer des professeurs quand ils sont les moins bien payés de l'OCDE, comment on permet que l'école soit un sanctuaire, un lieu où les jeunes aient l'espoir d'un avenir. Et donc ça passe par le retour de l'autorité, ça passe par la remise à plat du parcours sub, ça passe par le plan que nous nous proposons,

3:45
Locuteur

de climatisation et

3:46
Invité

de rénovation, et de rénovation aussi parce qu'ils ont vécu aussi les canicules, ils sont inquiets aussi des conditions de travail. Mais tout ça, c'est des réponses de fond. C'est-à

3:57
Locuteur

-dire

3:57
Invité

que le gouvernement doit apporter des réponses de fond. Nous, nous avons aussi des mesures que nous proposons pour les jeunes qui ont été annoncées par Marine Le Pen dans le cadre de sa trajectoire budgétaire, et on y

4:07
Locuteur

reviendra dans quelques

4:07
Invité

instants. Mais par exemple, de financer le permis de conduire pour les jeunes qui ont un casier judiciaire vierge, de donner une prime d'activité étudiante pour des jeunes qui ont un job étudiant, parce que la précarité étudiante et l'inquiétude des lycéens d'aller après vers des études supérieures qui malheureusement feront qu'ils seront en difficulté pour se nourrir, pour se loger. Et il y a les réponses globales d'avenir de notre pays en termes de pouvoir d'achat, en termes de sécurité. Nous avons, et en termes d'environnement, nous avons des jeunes qui sont aujourd'hui inquiets. Ça,

4:37
Locuteur

il

4:37
Invité

faut l'entendre. Par contre, de céder en retirant des moyens à la police et aux forces de l'ordre pour se protéger,

4:44
Locuteur

en

4:44
Invité

banalisant et

4:45
Locuteur

en

4:45
Invité

supprimant des heures de cours, alors même qu'on s'écroule dans les classements PISA et banaliser des heures de cours pour des discussions, etc. À un moment, il ne faut pas que les solutions qui soient proposées mettent en danger nos forces de l'ordre, encore plus, quand il y

5:01
Locuteur

en

5:01
Invité

a 650 qui ont été blessés et au final ne règle rien sur le fond, si ce

5:06
Locuteur

n

5:06
Invité

'est beaucoup de communication de

5:08
Locuteur

la part du gouvernement. C'est de la

5:08
Présentateur

caninothérapie, dites-vous ?

5:10
Invité

Oui. Je pense que ça ne réglera rien.

5:12
Locuteur

C

5:12
Invité

'est-à

5:12
Locuteur

-dire

5:12
Invité

qu'il faut que l'éducation nationale apporte des réponses en termes bâtimentaires, en termes de professeurs, sur parcours sub, sur l'avenir, sur la sélection, sur les filières de formation qu'aujourd'hui, en fait, on fait croire aussi à des jeunes qui peuvent rejoindre des filières et qu'il n'y a aucun débouché, aucun avenir. Il y a beaucoup de choses à remettre à plat et aujourd'hui, ce n'est pas ces annonces qui vont, je pense, apaiser les inquiétudes des jeunes et aussi régler le problème de troubles à l'ordre public, de violences qui, dans tous les cas, sont inacceptables.

5:44
Locuteur

On peut entendre

5:45
Présentateur

les

5:46
Invité

revendications, mais pas la violence.

5:48
Présentateur

Des lycéens qui réclament des moyens dans un pays où la dette explose. C'est dans ce climat dégradé que

5:54
Locuteur

Marine

5:55
Présentateur

Le Pen a présenté son contre-budget. Hier, vos opposants politiques, un grand nombre d'économistes, raillent ce matin un budget fantaisiste avec des économies surestimées, des dépenses sous-estimées. Comment faites-vous pour rétablir les comptes sans remettre en cause la retraite à 60 ans et tout en promettant 30 milliards de baisse d'impôt

6:18
Locuteur

?

6:20
Invité

Déjà, être raillé par nos opposants politiques, c'est-à

6:23
Locuteur

-dire

6:23
Invité

par ceux qui ont mené la France à la situation de quasi-faillite que nous connaissons aujourd'hui, n'est pas étonnant.

6:31
Locuteur

C

6:31
Invité

'est-à-dire que ce soit les macronistes ou la gauche qui ont soutenu à chaque élection dans un pseudo-barrage républicain pour laisser Emmanuel Macron et tous ceux qui l'entourent au pouvoir, n'est pas étonnant. De la même manière que les économistes qui, pour un certain nombre, avaient dit qu'Emmanuel Macron était le candidat le plus crédible,

6:48
Locuteur

le

6:48
Invité

plus sérieux, le plus capable de sauver les finances publiques, de sauver le pays.

Donc nous, nous assumons un grand plan, un plan comme l'a proposé Marine Le Pen aux côtés de Jordan Bardella, de 140 milliards avec 165 milliards de baisse de dépenses, des dépenses qui sont inutiles, qui n'apportent rien, qui ne sont pas là pour construire l'avenir ou développer notre économie, garantir la croissance économique, mais, bien entendu, qui sont là pour, au final, juste creuser le déficit avec des grandes réformes, cinq grandes réformes, la réorganisation de l'État avec des économies sur le millefeuille administratif, sur les agences et les opérateurs publics, sur la politique de la ville, une reprise en main aussi de notre politique migratoire avec l'instauration de la priorité nationale,

7:34
Locuteur

une politique

7:34
Invité

écologique et énergétique, c'est-à-dire avec un changement global de logiciel et aussi des économies sur la politique européenne, la lutte contre les fraudes et les injustices fiscales. Donc, c'est un plan global très clair avec

7:47
Locuteur

aussi des

7:48
Invité

baisses d'impôts.

7:49
Présentateur

Continuez à expliquer dans les prochains jours. Merci beaucoup, Thomas Ménager. Bonne journée.

7:54
Invité

Bonne journée.