Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
speechyoutube.com 5 min

Anasse remet Sonia Mabrouk à sa place sur TPMP - « Votre discours a le monopole dans les médias »

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Mais à partir du moment où il est encarté, un journaliste doit quitter sa fonction.

0:03
Anasse Kazib

Vous, est-ce que ça vous choque qu'un présentateur de chaîne Info s'engage en politique ? Non, moi ça ne me choque pas qu'il s'engage en politique. Le problème, j'ai un désaccord avec Valérie, c'est que justement, pour moi, c'est tous les autres journalistes qui font du bluff sous prétexte de ne pas être organisés, de faire semblant qu'ils ne sont pas militants politiques. Sonia Mabrouk, elle est militante politique, en réalité pas organisée, mais elle est militante politique.

Lorsque, par exemple, elle attaque la présidente de l'UNEF et que derrière, quelques semaines après, il y a un amendement à l'Assemblée nationale quand même, un amendement appelé amendement UNEF par rapport à la question de la non-mixité. Ça, c'est quoi si ce n'est pas du journalisme politique ?

0:38
Invité

Je ne suis pas une militante politique et j'aimerais revenir sur l'exemple que vous avez effectivement cité, qui est la présidente de l'UNEF. Quand on fait une interview, que ce soit d'une personnalité de droite, de gauche, de la société civile, notre objectif, et il n'est pas caché, c'est de susciter le débat politique. C'est que soit qu'il y ait amendement, mais qu'il y ait quelque chose qui bouge dans le débat politique. Donc c'est ça, en fait, la constatation. Je vais terminer juste pour que... Il n'y a pas rien suscité, votre interview avec Bruno Le Maire. Je vais terminer...

0:59
Anasse Kazib

Bruno Le Maire, vous ne demandez rien tout le temps que vous faites l'interview de Bruno Le Maire. Je vais terminer sonia sur le débat.

1:02
Invité

Quand vous deviendrez intervieweur, si c'est votre objectif, peut-être que vous voulez passer de l'autre côté de la barrière, je suis sûre que vous mènerez des interviews exceptionnelles, je n'ai aucun doute là-dessus. Merci. Mais pour la présidente... C'est un peu ironique, vous l'aurez compris. Pour la présidente de l'UNEF, pour la présidente de l'UNEF, c'est un... Pour remettre... Ce sont ces fameuses réunions anti-blancs. Oui, oui. Pour rassembler, pour lutter contre la discrimination, il faut rassembler, pas être sûr. C'est simplement... Alors si vous considérez qu'à partir de cela, monsieur, c'est être militant.

1:28
Anasse Kazib

Madame Sonia Mabrouk, c'est vieux comme le monde que des femmes s'organisent entre elles, en fait, et discutent entre elles lorsqu'elles sont victimes de discrimination.

1:35
Invité

Je suis militante pour la France, c'est ça qui vous échappe, malheureusement. Mais ça ne veut rien dire, militante pour la France. Qu'est-ce que ça veut dire, d'ailleurs, Sonia ? Pour vous, peut-être. Qu'est-ce que veut dire la France ? C'est une certaine idée de la France. Bien sûr qu'il y a une histoire française avec des hommes d'ombre. Mais nous aimons ce pays, comme j'aime la Tunisie. D'ailleurs, ce débat, ça m'a toujours frappé, notre Tunisie natale, c'est qu'on peut l'avoir très simplement et sincèrement en Tunisie, et on ne peut pas l'avoir en France. Et moi, je ne veux pas laisser cela pris en otage par des individus, des gens, dont vous. Et donc ça, on ne le laissera pas.

Et de plus en plus, on va l'entendre.

2:05
Anasse Kazib

Et déjà, vous vous appropriez le peuple tunisien, alors que le peuple tunisien, vous-même, vous défendiez Ben Ali. Donc à un moment donné, il faut arrêter 5 secondes de faire croire, en fait, que vous êtes toujours du bon côté de la barricade. Le problème, Madame Mabrouk, c'est que... Je suis ici depuis une vingtaine d'années, mais peut-être que vous m'avez connu dans une entrevue... Oui, mais ça ne vous empêche pas d'essayer de vous approprier la Tunisie quand ça vous arrangue, d'accord ? Et alors que les Tunisiens, ils ne seraient pas d'accord sur Chine. Le problème, Madame Mabrouk, c'est que vous ne comprenez pas qu'il y a un monopole, en fait, de ce discours réactionnaire.

Vous l'avez sur Europe 1, vous l'avez sur CNews, et que vous ne dites pas à un moment donné, on est toujours dans l'entre-soi. On discute avec une minorité, avec une poignée de gens. Ce n'est pas anodin que dans le Cévi-Pov, par exemple, qui est une des enquêtes les plus importantes, montre que l'institution la plus détestée, parmi les plus détestés des Français, et sont les médias, mais parce qu'ils en ont marre, en fait, d'écouter.

2:52
Invité

Ils en ont marre, en fait, de vous écouter, parler avec des ministres et des députés. Pas du tout. On défend des thèses universalistes, on défend une certaine idée de la France. Mais pour vous, monsieur, pour une majorité de Français, ça veut dire beaucoup. Ça ne veut rien dire. Merci.

3:04
Anasse Kazib

Est-ce que c'est, en fait, de faire croire que ces gens-là viennent faire de manière impartiale, en fait, de la politique ? Moi, j'ai été au grande gueule plus de 20 mois. Vous dites que vous avez été viré à cause de vos idées, c'est vrai, ça ? Oui, très clair. Non, je ne suis pas préanace. S'il vous plaît, laissez-le donner son avis. Oui, mais c'est pas la version... Non, mais s'il vous plaît, pourquoi il a été écarté, Anna, cette grande gueule ?

3:21
Présentateur

Moi, j'ai appelé pas mal de gens à la radio, qui étudient donc une radio privée. Et donc, vous avez appelé plusieurs fois à la révolution, à l'insurrection.

3:28
Anasse Kazib

Je ne peux pas faire plus explicite. Sur mon compte Twitter, il y a écrit que je suis marxiste. Donc, les marxistes, oui, de base, ils sont pour la révolution. Et donc, c'est compliqué pour une radio privée. Non, mais ça, c'est faux. Moi, je suis très serein. C'est-à-dire que moi, pour moi, quand je suis arrivé au grande gueule et quand je viens dans les télés, c'est la première et dernière fois. C'est-à-dire que... Il a invoqué quelle raison, Olivier ? En plus, c'est bien. Non, mais il a invoqué la question militante.

C'est-à-dire que quand Anna Skazib, qui est militant, et je l'ai toujours dit, c'est-à-dire que moi, je suis militant syndical et politique au NPA, bien avant d'arriver au grande gueule. Les grandes gueules savaient qui j'étais, ce que je faisais. Ils savaient que je suis cheminot, je travaille au triage du Bourget, je suis engagé. Et le moment de la réforme des retraites, en fait, avec le niveau d'intensité qu'il y avait, ça pesait aussi sur le... Monsieur, vous avez une indignation à géométrie variable. C'est ça, ce qui est formidable. Juste, je termine.

Les raisons pour lesquelles, c'est que le militantisme de gauche ou d'extrême-gauche, celui qui vise à défendre les prolétaires, les petites gens, etc., on ne le veut pas. Par contre, quand Goldnadel, il dit, sur mon honneur aux grandes gueules, il dit, sur mon honneur, je serai l'avocat de génération identitaire. Il n'y a personne qui leur demande la moindre chose. Moi, j'ai fait deux mois de grève, 64 jours de grève. J'aurais dit, moi, les gars, on est payés pendant les grandes gueules, je ne viens pas. Moi, je suis en grève, je suis aux côtés de mes collègues, je ne viens pas aux grandes gueules.

Et on m'a reproché, en fait, et on m'a demandé de rendre des comptes, pourquoi tu fais grève et pourquoi tu militais. Et lorsque Eric Brunet, au moment où il était encore à RMC, il m'appelle et il me demande, en fait, de prendre position pour les grandes gueules, contre des grévistes au moment de la réforme des retraites, j'ai dit, non, moi, je ne vais pas à l'encontre, en fait, de mes idées, c'est-à-dire celles qui visent à lutter pour les droits des salariés, des travailleurs et des petites gens. Merci.