01 Ouverture & Introduction de la conférence Quels usages de l'IA en éducation ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:05Invité politiqueFait
« La première fois, on est passé de la préhistoire à l'antiquité. La deuxième fois correspond à peu près au moment où on est passé du Moyen-Âge à l'époque moderne. »
- 3:34Invité politiqueFait
« Que vaut un mémoire ou une thèse dans un univers où elle peut être générée en moins de 10 minutes par une intelligence artificielle ? »
- 11:17Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, l'IA gagne toutes les parties d'échec et l'aide de l'humain conduit à dégrader les résultats au jeu d'échec. »
Temps de parole
- Édouard Geffray100 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, merci de vous asseoir. Je vous propose de commencer ce colloque, cette conférence internationale du Conseil scientifique de l'éducation nationale consacrée aux usages de l'intelligence artificielle en éducation. Je voudrais tout de suite commencer par remercier les organisateurs de ce colloque.
Joël Prou, Séverine Erel, Gill Jeevi, Emmanuel Sander et Frédéric Guiret qui au titre du Conseil scientifique de l'éducation nationale dans leur groupe de travail ont organisé donc ce beau programme d'aujourd'hui et je voudrais remercier particulièrement la DELCOM du ministère de l'éducation nationale, la délégation à la communication pour toute son aide, pour l'organisation pratique de ce colloc et merci bien sûr à vous tous de votre présence. Je laisse tout de suite euh la parole à monsieur le ministre de l'éducation nationale, Édouard Gefray euh qui nous fait une communication en vidéo pour ce colloque. Mesdames et messieurs, bonjour.
Je suis très heureux d'ouvrir, même si c'est à distance euh cette conférence internationale du Conseil scientifique d'éducation nationale qui est dédié à l'intelligence artificielle. Alors d'abord peut-être un point pour vous rassurer. Votre interloculteur est bien le mise nationale en chair et en os. Je ne suis pas une IA et mon texte n'a pas été dicté par UNIA. Je n'ai même pas de prompteur d'ailleurs pour être sûr que soit bien un texte spontané. Donc j'espère que ça vous rassurera avant de découvrir plus avant toutes les arcanes des génératives adaptatives.
Euh ce que je voulais partager avec vous, c'est peut-être finalement la nécessité que nous avons de nous interroger globalement sur l'impact de l'IA sur le système éducatif. Je crois pouvoir dire que dans l'histoire des technologies de connaissances, il y a trois grandes révolutions. La première, c'est l'invention de l'écriture. La seconde, c'est l'invention de l'imprimerie. Et la troisième, c'est celle par laquelle l'être humain choisit de déléguer à un tiers qui est une machine le soin de penser entre guillemets ou en tout cas d'avoir une pensée autonome et de créer par lui-même du langage. La première fois, on est passé de la préhistoire à l'antiquité.
La deuxième fois correspond à peu près au moment où on est passé du Moyen-Âge à l'époque moderne. La troisième fois, je ne sais pas ce qui va se passer mais je sais que nous sommes à l'aube d'une nouvelle période probablement assez révolutionnaire. Alors évidemment l'objet de votre collue n'est pas d'appréhender cette révolution dans sa globalité mais malgré tout ce que je dis là dit quelque chose de l'impact absolument phénoménal qu'une révolution dans la technologie de la connaissance peut avoir sur l'esprit humain et par conséquent sur sa formation. Et j'en viens par conséquent au sujet de l'école.
À l'école l'IA évidemment est une promesse en même temps que elle nous fait entrevoir un certain nombre d'aphre. Du côté des promesses bien sûr l'IA générative et adaptative d'ailleurs et je crois que c'est l'un des enjeux pour vous que de distinguer les différentes étapes de l'IA. Cette IA donc elle doit nous permettre de finalement faciliter l'apprentissage par l'erreur.
C'est probablement un moyen de décomplexer nos élèves, de sortir de logiques parfois qui sont très académiques et parfois probablement aussi un peu enfermantes pour finalement ouvrir les possibilités en terme de remédiation, en terme d'apprentissage, en terme de curiosité intellectuelle d'apprendre dans des conditions qui sont absolument inégalées. Mais dans le même temps, on voit bien aussi que notre système est profondément interrogé, certains diraient challengé.
par un dispositif qui interroge non seulement le contenu de la connaissance, que dois-je encore apprendre à l'heure où l'IA peut probablement me générer des réponses absolues et fiables et mécaniquement aussi dans la technologie ou dans les techniques plutôt d'apprentissage. Que dois-je apprendre à mes élèves en tant que professeur dans un univers où ils sont en mesure de récolter à la fois de l'information mais aussi une structure de pensée, un un modèle de de composition et cetera. en quelques secondes. Que vaut un mémoire ou une thèse dans un univers où elle peut être générée en moins de 10 minutes par une intelligence artificielle ?
Comment saisir la subtilité grecque entre héros et agapé ou la clerung allemand par rapport aux lumières française et cetera si j'ai un système DIIA qui peut traduire la critique de la raison pure ou la République de Platon en quelques secondes ou diièmes de secondes. Tout cela nous interroge profondément. Ça interroge évidemment les mathématiques, ça interroge la construction de l'esprit critique, ça interroge tout simplement le rapport à l'autre et au monde. Or, il se trouve que la construction de l'esprit scientifique, la construction de la raison, l'interrogationable, le doute raisonnable sont au cœur même de l'objet de l'école.
Et finalement votre conférence est je crois l'occasion de s'interroger à la fois sur bien sûr les outils, mais c'est aussi l'occasion de s'interroger sur la façon dont presque philosophiquement notre institution scolaire va être bouleversée au cours des prochaines années. Un dernier point pour vous dire aussi l'importance des travaux qui vont être les vôtres. Il m'arrive parfois de dire que si les I comme Chat GPT, Mistral et cetera étaient des élèves, elle serait probablement maternelle ou au maximum en tout début d'école élémentaire. C'est vous dire le recul temporel que nous avons vis-à-vis d'elle, c'est vous dire aussi le caractère très naissant encore de ces technologies.
Ne les voyons pas comme des élèves, mais regardons-les malgré tout comme de drôles d'intelligence à éduquer probablement, à éduquer, à apprivoiser, à faire grandir, à contrôler aussi, à maîtriser certainement parce qu'il en va de notre souveraineté non seulement collective mais aussi individuelle, c'est de notre capacité à maîtriser notre destinée. J'espère que ces quelques mots vous permettront de lancer les débats que je vous souhaite riche et fécond et dont j'aurai bien sûr plaisir à lire toutes les conclusions. Merci pour votre engagement et à très bientôt. Merci. Je suis Stadis Lazan. Je suis président du conseil scientifique et je suis ravi de vous accueillir à ce colloque.
Je voudrais juste dire quelques mots d'introduction d'abord pour vous dire que le conseil scientifique euh est à votre disposition pour tenter de créer des événements comme celui-ci où nous essayons de faire des synthèses scientifiques et d'arriver à des conclusions sur la base de la recherche. Alors qu'est-ce que le conseil scientifique ? C'est un organisme du ministère de l'éducation nationale qui est directement rattaché au ministre qui a été créé en 2018.
Donc vous voyez, il y a 8 ans, mais qui est maintenant institué par Décret depuis juin 2024 et qui comprend 30 membres dans toutes les disciplines pertinentes pour ce dialogue entre sciences et éducation nationale, donc sciences cognitives, économie, sciences de l'éducation, sociologie, philosophie, linguistique. Tous travaillent probono et en collaboration étroite. Et c'est ça qui fait que ça peut être efficace avec les responsables de l'administration centrale, des académies, des services, des opérateurs du ministère. Il s'autosais et il est également saisi par ses administrations, par le ministre, consulté pour toutes sortes de questions où la science peut être pertinente.
Ces mission sont de faciliter la prise en compte des apports de la recherche scientifique, de l'expérimentation et de la comparaison internationale dans l'éducation nationale afin d'aider les élèves à progresser. Il aide donc à sélectionner sur la base de la littérature scientifique les actions qui ont fait leur preuves et lorsque les données manquent, il impulse des expérimentations pour le vérifier. Il met également à disposition des recommandations concrètes pour l'enseignement, la formation, le pilotage et je pense que vous connaissez le site du conseil scientifique du CEN.
Sachez qu'il y aura très bientôt une nouvelle version de ce site qui sera encore plus facile pour y retrouver tous les documents qui ont été produits depuis maintenant 8 ans, qui sont aussi disponible en format papier mais qui sont toujours disponibles gratuitement en PDF hein. Euh mais euh on a déjà publié donc trois livres des actes du conseil scientifique qui sont intéressants et avec toutes sortes de documents.
Il y a des indications très concrètes pour l'enseignement que je vous invite donc à partager dans vos académies et donc en particulier des synthèses par exemple ici sur comment faciliter l'acquisition du vocabulaire dès l'école maternelle ou apprendre à lire avec toujours ce dialogue entre l'accidité décodée et puis l'importance de la compréhension ou bien l'enseignement explicite qui est un point absolument clé sur lequel il y a beaucoup de mécompréhensions qu'on essaie de dissiper dans ce document. Je voudrais surtout insister sur l'existence de la lettre pour les enseignants le passeur. Si vous ne connaissez pas le passeur, s'il vous plaît inscrivez-vous.
Vous allez recevoir dans votre boî de ma une toute petite lettre à peu près tous les mois et demi et tous les enseignants devraient la recevoir. Je pense c'est destiné avant tout aux praticiens de l'éducation nationale pour faire passer ces messages et euh vous y trouverez donc euh des euh petits instruments pour expliquer par exemple le travail en groupe ou bien la sieste, ça peut vous amuser mais nous insistons beaucoup sur l'importance du sommeil sur les apprentissages. Les données sont extrêmement claires à ce sujet et changer l'état d'esprit des élèves.
un esprit de croissance et tout ceci est agrémenté de vidéos parfois avec Fred Courant qui nous a beaucoup aidé parfois avec des vidéos d'animation qui sont réalisés par Jérôme Uber ou par d'autres Émilie de Crombec et nous avons donc vraiment des instruments pour diffuser la connaissance. Je pense que les conseillers pédagogiques devraient tous être abonnés au passeur et pouvoir faire bénéficier de ces avancées des connaissances.
Euh alors aujourd'hui, intelligence artificielle en éducation, c'est un sujet dans lequel j'attends beaucoup de cette réunion parce que personnellement, je suis agnostique, mais je crois comme tous ici, nous ne savons pas très bien où va ce domaine extrêmement excitant. Ma première réflexion, c'est que il ne fait aucun doute que nous avons besoin de plus d'intelligence dans le monde aujourd'hui. Je crois que quand on regarde la manière dont des décisions majeures sont prises euh notamment dans le golfe Persicération des conséquences de ces actions, il n'y a aucun doute que nous ferions mieux d'être mieux entourés de plus d'intelligence.
Et je crois que c'est le cas aussi dans le domaine de l'éducation. Alors il y a plusieurs rapports sur le sujet. Il y en aura un qui résultera des travaux du CEN. J'espère qu'il sera très pratique. Euh ici, je j'ai mis une image de celui du Brookings Institute qui est intéressant, qui soulligne évidemment comme nous tous des bénéfices et des risques.
Je pense que les opportunités sont exceptionnelles et je crois que nous devons garder cet esprit d'optimisme pour notre éducation et il y a des opportunités remarquables évidemment pour les élèves dans le domaine de l'accès à l'information, de la mesure de leur progrès, de l'adaptation à leurs propres besoins et puis sans nécessairement passer directement de l'IA aux élèves, il y a énormément d'opportunités pour les enseignants et les enseignants peuvent être épaulés dans l'organisation de leur progression pédagogique, dans la création de contenu, dans la correction automatique des copies. On en parlera, je pense tout au long de cette journée.
Évidemment, il y a des sources de vigilance qui sont très intéressantes et nous en parlerons. La première d'entre elles me paraît être l'engagement des élèves versus leur découragement. Est-ce que les élèves sont encore curieux d'apprendre ? Est-ce qu'ils sont capables de s'engager pour apprendre ? Sachant que apprendre dans notre espèce, ça n'est pas aussi rapide, je pense que dans l'intéance artificielle, mais ça peut être plus profond. Mais il faut de la profondeur, de l'attention, de l'engagement actif. tous ces piliers de l'apprentissage que j'ai longuement souligné, hein.
J'ai mainten ici l'exemple du jeu d'échec parce que je trouve intéressant que depuis maintenant plusieurs décennies, le jeu d'échec est résolu. Ça n'empêche pas des millions de joueurs de continuer à avoir envie d'apprendre à jouer aux échecs, de s'engager et de jouer et de prendre un énorme plaisir à apprendre à jouer aux échecs, même s'ils savent parfaitement que leur niveau ne sera jamais celui du NIA. Aujourd'hui, l'IA gagne toutes les parties d'échec et l'aide de l'humain conduit à dégrader les résultats au jeu d'échec. Donc euh c'est un domaine dans lequel ça n'a pas empêché euh toute une communauté de continuer à vouloir apprendre.
Pouvons-nous arriver au même résultat en mathématiques, par exemple ? Les mathématiques, c'est passionnant à apprendre. Pouvons-nous passer cet esprit d'apprentissage aux élèves ? Deuxièmement, deuxième danger, l'isolement, la dépendance, le moindre développement des compétences sociales. C'est un vrai risque, je crois. Pouvons-nous développer des assistants ou un système dans lequel l'enseignant continue bien entendu de faire partie dans lequel il y a une attention toute particulière à l'empathie, à l'intégration des élèves pour éviter ces dangers de l'isolement de la dépendance.
Et puis troisème danger, les inégalités qui sont vraiment un problème majeur sur lequel notre conseil scientifique ne cesse de se pencher, qui sont un problème majeur dans notre pays. Est-ce qu'on va avoir des I uniquement pour les élèves les plus riches, pour les pays les plus riches ? Je ne suis pas certain. Je crois que nous voyons aussi une très grande démocratisation dans l'accès à l'information et peut-être ce sera le cas également pour l'accès à l'IA, tout en sachant qu'il y a un coût écologique énergétique majeur auquel il faut également prêter attention. Donc voilà un petit peu l'état de mes réflexions. Euh je suis vraiment agnostique personnellement dans ce domaine.
J'attends donc beaucoup de cette journée pour nous éclairer et pour peut-être prendre un certain nombre de décisions en pour ou en contre. Surtout pas en rejetant immédiatement ces outils, mais en prêtant une extraordinire vigilance aux élèves. Ce qui me créopique depuis beaucoup d'années euh avec l'arrivée du numérique également, c'est que nos élèves, nos enfants sont soumis à des expérimentations gigantesques sans contrôle sur euh où on va. Et ça c'est très inacceptable, je trouve, en tant que parent, en tant que grands-parent, en tant qu'enseignant, euh on ne peut pas euh expérimenter comme ça au hasard.
Donc d'une certaine manière, nous devons, je pense, rester conservateurs dans l'enseignement pour être sûr que nos élèves continuent de progresser, de bénéficier d'une bonne éducation, mais espérer peut-être tirer le meilleure partie de ces nouveaux outils. Voilà, c'est tout le plaisir que je vous souhaite d'avoir aujourd'hui, discuter de ces idées et peut-être en tirer les les meilleures conclusions pour l'éducation nationale. Et je vais tout de suite passer la parole donc à l'une des organisatrices de ce colloque, Joël Prou, qui va vous en dire plus sur les idées qui ont présidé à l'organisation du colloque. Merci.
[applaudissements]
Mesdames, messieurs, chers collègues, l'intelligence artificielle qui a été définie pour la première fois en 1956 parvient aujourd'hui à un point de maturité qui nous permet de découvrir ses opportunités et ses risques en matière d'éducation. Il y en a principalement deux formes, les I génératives et les systèmes tutoriels. Les systèmes tutoriels bien sûr intelligents. L'attrait des génératives appelé agents conversationnel ou grand modèle de langage comme chat GPT, Gemini, Claude et cetera est leur facilité d'emploi. leur impact préoccupant sur l'environnement. Leur principal danger est la perte de tout repère métacognitif et la baisse des apprentissage.
Un élève peut croire qu'il sait alors qu'il n'a pas véritablement construit les opérations intellectuelles nécessaires à une compréhension durable et authentique. des tutoriels intelligents de leur côté ont pour fonction justement de repérer où chaque élève en est réellement dans un apprentissage pour lui fournir le type d'aide dont il a besoin au bon moment. Cette personnalisation des apprentissages, les enseignants le savent, vous le savez, est essentiel pour réduire les inégalités à l'école.
La question que nous nous poserons aujourd'hui est donc la suivante : quels outils de l'IA voulons-nous proposer aux élèves et associé aux enseignements et à quelles conditions pouvons-nous en faire des leviers de formation plutôt que des facteurs de fragilisation cognitive ? Jean-Gabriel Ganacia ouvrira cette journée en démontrant que les performances spectaculaires des outils conversationnels peuvent nourrir une confusion profonde parce qu'ils introduisent des textes cohérents, des réponses fluides et parfois pertinentes et même très pertinentes. Il donnent l'impression d'une intelligence comparable à celle de l'humain.
L'objectif de Jean-Gabriel sera de montrer pourquoi cette analogie est trompeuse. ces systèmes ne comprennent pas au sens où un sujet humain comprend. Même quand les grands modèles de langage sont utilisés et nous verrons qu'ils peuvent être intégré à des tutoriels intelligents tout à fait prometteurs, c'est en tant que médiation, en tant qu'assistance ou en tant que stimulation, mais non pas comme un substitut à l'activité mentale de l'apprenant. Du côté des tutoriels intelligents, trois exemples de leur intervention dans l'éducation nous seront présentés ce matin et cet après-midi.
Le premier système est un agent conversationnel mis au point par Pierre Yve Ouay dont l'objectif est d'étayer la curiosité des jeunes élèves. Cette curiosité procédant d'un écart perçu entre ce que l'élève sait et ce qu'il voudrait comprendre. La curiosité s'accompagne donc par la confiance de pouvoir faire un apprentissage. Cette curiosité a également l'avantage de stimuler les questions que Pierre Yve appelle divergent divergentes au sens où elles ouvrent le champ d'exploration des élèves au-delà de ce qui leur est présenté.
Et c'est effectivement c'est effectivement, on le verra dans d'autres interventions, une clé pour un raisonnement qui soit capable de généralisation et surtout de créativité. Ces questions permettent de développer la curiosité, donc c'est-à-dire l'incitation à apprendre, à résoudre des problèmes et à comprendre. Je crois que cette notion de résolution de problème est au cœur des tutoriels intelligents susceptibles d'élever sérieusement la motivation des élèves. Ensuite, Amel Yessad nous parlera de son tutoriel intelligent capable de personnaliser les activités d'apprentissage et les rétroactions en fonction de l'état des connaissances des apprenants.
Donc là aussi, ce tutoriel vise à aider l'élève à vaincre les difficultés qu'il rencontre et à lui redonner confiance dans ses capacités de progresser. Donc vous voyez ici encore le rôle de la métacognition qui est dans l'arrière-plan de l'efficacité de ces interventions. Alors peut-être dire vous je dis ça parce que c'est ma c'est c'est ma boutique en quelque sorte ou c'est zin Frédéric Guigret ici présent et moi-même nous animons un groupe de travail consacré au sujet de métacognition et conscience en soi. Mais les enseignants savent bien à quel point la métacognition est effectivement au centre de l'efficacité de leurs apprentissages.
Le troisème tutoriel sera présenté après la la table ronde. C'est celui que développe Roger Azevedo ici présent. Métat tutor MTA est conçu pour soutenir l'apprentissage autorégulé dans des tâches complexes notamment en science. Comme son nom l'indique, métatutor vise explicitement la métacognition en amenant l'apprenant à évaluer sa compréhension et ses stratégies. Bon, il vous expliquera plus en détail les nombreuses variables dont il a pu tester l'efficacité dans cette dans ce tuteur intelligent. La table ronde qui sera organisée après le déjeuner fera dialoguer trois intervenants qui s'interrogent sur le rôle des GPT.
D'une part, pour concevoir des ressources pédagogiques pour les enseignants destinés à favoriser la compréhension. Ça c'est le travail de Frédéric Guet. Deuxièmement, pour réguler les apprentissages hors de la classe, ça c'est le travail de Franck Sylvestre. et trois. Troisièmement pour stimuler la créativité des élèves, c'est ce qui sera l'intervention de Margerida Romero. Alors, pour couronner cette journée, le professeur Stéphane Mala nous présentera son projet MAT à data, un projet éducatif visant à enseigner les mathématiques du lycée en lien avec l'intelligence artificielle.
L'objectif du projet MAT ADATA est de faire travailler les lycéens sur des problèmes concrets concrets afin d'articuler expérimentation, modélisation et formalisation mathématique. Dans ce projet, LIA n'agit pas comme un tuteur intelligent ni comme un outil qui répondrait à la place de l'élève. Lia fournit plutôt un contexte d'apprentissage en rendant visibles les mathématiques à l'œuvre dans le traitement des données, dans l'apprentissage statistique et dans la généralisation. La contribution de l'IA est donc fondamentalement didactique et c'est en cela que ce cette intervention devrait attirer l'attention de de tous les enseignants dans le domaine des sciences.
Pour anticiper donc ce que nous donnera cette journée, c'est que LIA peut soutenir l'apprentissage mais seulement à une condition. Elle doit servir le raisonnement, l'autorégulation, la prise de conscience de ces erreurs, la progression des compétences. que ce qu' déjà dit très bien tout à l'heure Stanistas de Hanne. Elle ne doit abolir ni l'effort, ni l'incertitude féconde, ni le temps long de la compréhension et de la résolution de problème.
Penser l'école à l'air de l'IA, ce n'est donc pas d'abord choisir entre enthousiasme et méfiance, c'est définir les conditions dans lesquelles les élèves pourront rester pleinement des sujets apprenants capables de comprendre, de douter, de se corriger, de s'autoréguler et de construire un savoir véritable dans un monde saturé de réponses immédiates. C'est à cette exigence que cette journée est consacrée et c'est ce qui en fait non une réflexion de circonstan mais une réflexion décisive pour l'avenir même de l'éducation comme notre ministre nous l'a rappelé avec beaucoup de force tout à l'heure. Je vous remercie.
[applaudissements]
Alors maintenant, je crois que je dois annoncer le Ah oui, c'est Gillè qui va vous exposer quelque chose [raclement de gorge] de façon beaucoup plus précise que moi. Bonjour, merci beaucoup. Donc je suis Jy, je suis cherch en informatique à Enria. Merci à toutes et tous pour cet engouement pour cette journée qu'on prépare depuis un peu plus d'un an. Euh les étudiants et professeurs sont à la fois enthousiastes et anxieux euh d'utiliser l'IA. Comme les recommandations vont vont dans le fait d'être transparent dans l'usage de l'IA, c'était urgent d'avoir un cadre. Donc merci à la direction du numérique pour l'éducation pour avoir proposé un cadre d'usage de l'IA.
Merci aussi aux inspecteurs d'académie et aux inspecteurs généraux pour leurs initiatives. Je pense notamment à des rapports sur Li dans les classes. Alors, j'aimerais comprendre pourquoi les algorithmes sont plutôt connotés négativement dans la société alors que l'IA est connoté positivement. Alors, peut-être parce que c'est déjà plus facile à écrire ou à comprendre. L'algorithme, c'est le concept et une fois qu'on le code dans une machine, ça peut éventuellement devenir une IA. Donc on contrôle entièrement l'algorithme qu'on conçoit ou le code qu'on écrit, mais on contrôle pas les les usages qui en sont fait.
Notamment l'algorithme dans le débat public évoque parcours supègle de calcul qui même si elle est transparente, elle évoque quelque chose qui va décider de l'avenir de nos enfants. Donc on on blâme l'algorithme alors que c'est le reflet des décisions humaines. C'est le truc au milieu, c'est l'intermédiaire. Mais certains algorithmes peuvent être prouvés parce que c'est une science qui est trop peu enseignée aujourd'hui parce qu'elle est trop jeune, elle a à peine 90 ans. Certains chercheurs, je pense à Becker, Filiat et Marché ont prouvé que Marcours que Parcours faisait ce qu'il était censé faire alors que personne ne peut prouver ce que Chat GPT fait.
Enfin personne ne peut prouver que Chat GPT fait ce qu'il est censé faire. On fait que optimiser des scores. Mais d'un autre côté, vous avez des modèles larges de langue qui aident des jeunes à apprendre des langues qui ne sont pas enseignées par leur établissement, ce qui les empêche pas d'avoir des bonnes notes au concours ou même des chercheurs qui cèdent de ces modèlages de langue pour trouver des théorèmes. Vous avez même un jeune de 17 ans qui a résolu un problème de mathématique ouvert d'dusche aidé par une IA et un chercheur. Et Teren Stao, le médaille Fields, a reconnu que la preuve était élégante.
Donc le monde est tellement connecté aujourd'hui que ces choses-là arrivent dans un lapse de temps absurdement petit. Donc dans un monde compétitif, les jeunes veulent avoir des super pouvoirs et ils saent de l'IA pour ça. Tant qu'on aura pas d'humain pour enseigner ces concepts essentiels de pensée informatique dès le plus jeune âge, faute de mieux, on confiera la formation des jeunes à des IA ou des cours en ligne massif comme Pix+ IA ou brevet. Ce sont des outils innovants et massifs, mais ça ne remplace pas un échange dans la classe avec les professeurs quel que soit leur discipline ou un enseignement au concept de l'IA par des professeurs dont c'est la discipline.
Je pense en premier lieu à l'informatique et aux mathématiques. Sinon, Lia restera à l'état de croyance un peu comme une religion. Il y a qui comme oracle qui va résoudre tous nos problèmes par le calcul, peu importe la complexité de nos problèmes. C'est le but d'une journée comme celle-ci d'éclairer les usages de l'IA par les sciences et je remercie au passage nos intervenants. Donc avec Séverine Erel également, nous nous animons un groupe de travail numérique il a éducation euh sur qui porte sur les opportunités et risques. Je n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez être tenu au courant de nos travaux.
Je vous souhaite une excellente journée d'échange et d'obtenir des réponses d'humain à vos questions. Merci beaucoup. [applaudissements]
[musique]
Oh.
Édouard Geffray