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interviewLCI (sur YouTube)· 15 janvier 2026 10 min

Groenland - "Nous sommes solidaires avec le Danemark" : Jean-Noël Barrot|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Partons à Riga en Lonnie où se trouve le ministre des affaires étrangères Jean- Noël Barreau. Bonjour monsieur le ministre, merci beaucoup d'être avec nous en direct sur LCI. À l'heure où la France ne peut plus rester dans l'inaction face au prédateur dans un monde brutal où le monde change sans cesse, vous êtes à Riga en laie, en déplacement sur la question de la sécurité euh européenne car notre sécurité, celle de la France se joue aussi aux frontières de l'Europe.

Nous reviendrons sur ce point crucial. Mais d'abord, monsieur le ministre, à l'heure où la France envoie 15 soldats au Groenland, l'Allemagne 13, la Norvège 2, est-ce que nous ne sommes pas ridicules face à l'impérialisme américain ? Nous sommes solidaires avec le Danemark comme nous aimerions pouvoir compter sur le soutien du Danemark et de nos partenaires européens si nous trouvions dans la même situation.

Et c'est à l'invitation du Danemark, l'invitation souveraine comme le président l'a rappelé que il a décidé que nous participerions à l'exercice Arctique endurance auquel nous allons contribuer par l'envoi de soldats français qui sont pour certains arrivés sur place et par d'autres qui suivront. un exercice qui euh démontre la capacité pleine et entière euh des Européens d'assurer euh leur propre sécurité et la sécurité de l'article est indissociable de la sécurité euh de l'Europe. Mais monsieur le ministre, ma question est-ce que nous sommes de taille à faire face aux États-Unis, au Groenland, à l'heure où le président américain l'a redit je prendrai le Groenland de Gréout force.

Je vous renvoie aux déclarations du premier ministre du Groenland avanthier. Le Groenland n'a l'intention ni d'être acheté, ni d'être gouverné, ni d'être intégré aux États-Unis. Le Groenland, son peuple souverain, a fait le choix du royaume du Danemark, de l'OTAN et de l'Union européenne.

Le Groenland est un territoire arctique qui fait l'objet de de convoitises, de menaces potentielles qui ont été soulevées par les États-Unis. Le Danemark a euh voulu par euh sa par la présence hier à Washington de son ministre des affaires étrangères, accompagné de la ministre des affaires étrangères danoisees euh groenlandaise, mais aussi par cette exercice à laquelle le Danemark a invité des partenaires européens montrer que ces menaces potentielles qui pèsent sur la région de l'Arctique, et bien les Européens sont tout à fait capables de les prendre en charge. Monsieur le ministre, tout à l'heure, le chef de l'État a annoncé l'envoi de renforts terrestres, aérien et maritime dans les prochains jours au Groenland.

De quoi parle-t-on ? Combien d'hommes de de navires, d'avions vont être envoyés ? Ces informations seront communiquées en temps utiles et par les canaux appropriés, c'est la participation annoncée par le président de la République à cet exercice article endurance auquel la France va participer.

Ce n'est d'ailleurs pas le premier exercice à laquelle auquel la France participe puisque lorsque je me suis rendu au Groenland le 31 août dernier, j'ai moi-même séjourné à bord d'un bâtiment militaire français qui participait dans la région au côté d'autres pays européens et en lien avec les autorités groenlandaises à un exercice de sécurité. Jean-Noël Barreau. Euh c'est un exercice de sécurité, un exercice mais c'est inédit encore une fois dans un cadre où Trump menace d'envahir le Groenland.

Est-ce que vous avez imaginé un scénario où la France se retrouve face- à face se retrouve à affronter des soldats américains au Groenland pour protéger le Groenland en cas d'attaque ? Vous dites que c'est un exercice inédit, mais je je le répète, lorsque je me suis rendu au Groenland le 31 août dernier, les les les militaires français que j'ai rencontré sur place étaient impliqués dans un des exercices que nous avons conduit dans cette région en lien étroit avec nos partenaires parce que la France se préoccupe de la sécurité de l'Arctique et elle concourt à la sécurité de l'article en lien étroit avec ces partenaires européens. Monsieur le ministre, je voudrais vous faire réagir à ce qui se passe en Iran.

Tous les regards sont tournés vers Donald Trump. Est-ce qu'il va frapper ou non ? À l'heure où les pays du golfe ont convaincu pour l'instant le président américain d'attendre.

Et à l'heure où le régime diffut ces images terribles comme si la répression avait cessé, comme si les manifestations la révolte avait cesser, des images de Tréran, la capitale iranienne où tout se déroule dans le calme comme si la vie normale avait repris, comme si le régime iranien avait repris la main sur la révolte iranienne. On parle des États-Unis mais face à au régime des Molas, où est la France ? Où est l'Europe ?

La France a condamné avec la plus grande fermeté la violence d'État qui s'est abattue sur les manifestants pacifiques. On a vu des manifestants tués à bout portant par des armes d'assaut. Euh, on a vu euh des cadavres s'entassés par centaines, par milliers peut-être dans des sacs, dans des hôpitaux saturés.

Euh on a on a vu Internet couper pour dissimuler l'ampleur de l'horreur et on a entendu la voix du peuple iranien qui souhaite pouvoir disposer de lui-même et de son propre avenir. Et c'est dans ce sens que la France comme ses partenaires européens ont appelé à la cessation immédiate de cette répression sans équivalent dans l'histoire contemporaine de l'Iran. et c'est également préoccupé par la sécurité de de nos ressortissants, de nos agents sur place, mais aussi de nos partenaires dans la région que nous nous avons appelé à éviter toute forme d'intervention qui puisse conduire à une escalade régionale.

Jean-Noel Barot, vous appelez l'Iran à cesser les massacres, mais quels sont vos moyens de pression ? Il ne peut y avoir évidemment aucune impunité pour les auteurs d'une telle répression, pas plus qu'il n'y en a eu pour les auteurs de la répression contre le mouvement femme, vie liberté de 2022. La Commission européenne a lancé un un chantier qui va conduire dans les prochains jours à ce que de nouvelles désignations puissent intervenir pour que les auteurs de cette répression puissent être ciblés par des sanctions européennes.

Puis d'autre part, des réunions importantes auront lieu à commencer par celle qui se tiendra aujourd'hui au Conseil de sécurité des Nations- Unies et qui sera l'occasion pour la France ainsi que d'autres membres de ce conseil d'exprimer avec force les condamnations qu'elle a porté. Dernière question, je Noël Barreau, vous êtes à Ariga en en Letonnie car la sécurité de la France se joue aussi aux frontières européenne. Est-ce que avec vos homologues européens vous repensez la sécurité du territoire européen alors où le chef de l'État l'a rappelé hein, nous sommes nous Français à porté de tir russes.

Ce que j'observe effectivement ici à Riga après avoir rendu hommage aux soldats qui ont permis la la à la Léonie de conquérir son indépendance, mais aussi à ces citoyens laon qui à la fin des années 80 se sont levés pour résister à à l'oppression du de du régime soviétique. que le l'Europe est en train de prendre sa sécurité en main. Mardi dernier s'est tenu à Paris une réunion inédite rassemblant les pays de la coalition des volontaires.

Des pays qui pour la première fois de leur histoire depuis des décennies ont décidé de mettre en commun leur capacité militaire pour que la paix une fois conclue en Ukraine puisse être durablement garantie. Ça ne s'était jamais produit depuis des décennies. Et puis je veux rappeler qu'il y a quelques semaines, juste avant Noël, le 18 et 19 décembre à Bruxelles, là encore, l'Union européenne, pour la deuxième fois seulement de son histoire a décidé d'un emprunt commun l'abri de toute difficulté financière avec 90 milliards d'euros pendant au moins 2 ans et pour pouvoir placer l'Ukraine en position de force lorsque s'ouvriront de des négociations avec la Russie.

Mais je le disais tout à l'heure, encore faudrait-il que Vladimir Poutine veuille négocier et c'est la raison pour laquelle nous allons continuer à accentuer notre politique de sanction pour les contraindre. Merci beaucoup Jean-Noel Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères d'avoir répondu à nos questions sur LCI depuis Riga en Lettonie et merci à Claire Combi, notre reporter sur place d'avoir permis à la réalisation de ce duplexe. Yeah.