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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 19 octobre 2019 34 minComplaisantActualité / polémiqueSantéJusticeSolidarités & familleInstitutions & élections

Comment lutter contre la pédophilie ? - Un monde en docs (19/10/2019)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Ces témoignages sont très durs, comment expliquer le contraste entre le silence passé et la parole libérée aujourd'hui ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-il si difficile pour les victimes de parler, même aujourd'hui ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les obstacles à la reconnaissance des violences sexuelles sur mineurs ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer que des enfants victimes se sentent responsables ou complices ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les conséquences psychologiques et neurologiques des violences sexuelles sur les enfants ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment améliorer la prise en charge des victimes ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

voilà nous avons entendu des paroles très dures très crus mais indispensable de la part de ces victimes brisé nous avons vu aussi l'entourage la famille les parents qui peine à entendre la souffrance et à regarder en face cette terrible réalité et puis il y a la société nous tous qui découvrons depuis quelques années maintenant l'ampleur du phénomène des violences sexuels sur les mineurs c'est avec tout cela que nous laisse ce film enfance abusé d'eric guéret et nous allons en débattre à présent avec nos invités j'accueille sur ce plateau martine brousse bonjour bonjour vous êtes présidente de la fédération la voix de l'enfant en fédération qui rassemble 80 associations qui luttent dans le monde entier contre les violences faites aux mineurs bonjour avoue dominique vais rien vous êtes sénat triste de l'yonne du groupe union centriste et vous êtes l'une des co rapporteur d'un rapport publié au mois de mai sur les violences sexuelles sur mineurs bonjour muriel salmona et vous êtes psychiatre et vous êtes vous engagé dans la prise en charge des victimes de violences présidente de l'association mémoire traumatique et victimologie bonjour anne claude ambroise rendu sur dix est historienne et vous travaillez vous sur ce sujet de la pédophilie sur le temps long depuis le début du 19e siècle premiers sentiments d'abord peut-être sur ces paroles que nous venons d'entendre disaient qu'elles sont très dures ce qui frappe d'emblée c'est le contraste entre la chape de silence sous laquelle ces victimes ont ont étouffé pendant des années et cette simplicité terrible avec laquelle les expriment aujourd'hui ce qu'elles ont vécu mejia de salmona oui bah enfin leur parole peut être entendue elle peut se libérer l'immense majorité des victimes devaient en sexuels dans l'enfance parle enfin le mettre beaucoup de temps à parler mais elle parle mais le problème c'est qu'elle soit entendue et un film comme ça ça permet effectivement qu'elle soit entendue et que la réalité soit reconnue de ce qu'elles ont subi ce qu'elles ont vécu ce qui est important c'est qu'effectivement qu'elle parle qu'elle soit entendue ce que nous venons de voir ces paroles qui c'est qui sont dans l'espace public ces personnes qui témoignent à visage découvert à ce qu'elles font exception malheureusement pas c'est vrai que c'est difficile de prendre la parole après de tels témoignages parce que ces témoignages sont actuels c'est du vécu il n'y a rien de plus et viennent nous dire ce que nous nous n'avons pas su comme vient de le dire muriel entendre ce qu'on n'a pas aussi cru sans doute bien des fois une forme de déni ça parce que c'est insupportable soit parce que c'est pas possible dans cette famille si bien hein parce qu'il faut rappeler que ces violences sexuelles touche tous les milieux si ce n'est que dans certains milieux c'est mieux cacher et puis on est dans les secrets de famille sur lequel on reviendra c'est d'abord cela que dix documentaires importance de parler de nivet rien alors l'importance de parler mais moi ce que j'en retiens c'est justement il est très difficile de parler parce que ces victimes quasiment toutes en témoigner elle participait du secret elle était vraiment sous emprise et ça pose la réelle question d'ailleurs de se poser la question du consentement paraît complètement absurde puisque beaucoup m'ont dit que en fait il était mais ça veut rien dire être consentant c'est à dire qu'il se laissaient faire parce qu'il était sous l'emprise d'un adulte et je pense qu'il faut réellement beaucoup plus réfléchir à ça et effectivement c'est une des raisons pour lesquelles ils ont eu beaucoup de mal à libérer leur parole et à nous aussi de savoir mieux écouter et mieux comprendre ce phénomène d'emprise qui fait que la chape de silence s'installe parce que l'enfant lui-même n'ose pas témoigner parce qu'ils se croient volontaires presque dans la démarche c'est ça qui est terrible et il faut qu'il arrive à comprendre que c'est l'adulte qui est responsable et en aucun cas lui et mais c'est vrai que quand ce sera bien passé dans l'esprit de tout le monde ce sera aussi plus facile je pense pour les enfants de libérer leur parle anne-claude ambroise rendu ce que nous venons de voir ces personnes qui s'expriment qui parle qui met des mots sur cette réalité c'est quelque chose historiquement qui est très nouveau papa très c'est un peu désolant d'ailleurs parce que ça n'est pas si nouveau moi j'avais repéré le même un premier moment de l'émergence de cette question en 1986 exactement serre que les dossiers de l'écran font une mission avec un film un débat et des témoignages à visage découvert dans qu'on se dit c'est ya plus de 30 ans qu'est ce qui s'est passé dans l'intervalle pour que ça paraisse encore nouveau et qu'on découvre on découvre en fait tous les jours l'ampleur du phénomène donc quand on parle de la fin d'un tabou c'est pas du tout quelque chose de récent en un sens c'est une belle salle une trentaine d'années mais en même temps le silence le silence perdure donc il ya il ya quelque chose qui n'est qu'ils rejouent de manière un peu un peu désolante alors on va parler de tout ça ensemble voudrais qu'on parle tout de suite tout de même de cette vertu de la parole vous l'avez évoqué on a le sentiment en regardant le film que ces personnes sont parvenues sinon à surmonter l'épreuve en tout cas à sortir un peu la tête de l'eau c'est ça merial salmona qui se passe quand on parle alors oui ça parle et ça permet ça permet une reconnaissance mais ce qui est quand même dramatique c'est que c'est c'est bien trop tard cercle il aurait fallu pouvoir vraiment donner la parole à tous ces enfants au moment où ils subissaient ces violences qui sont il faut le rappeler les actes cruels dégradants et inhumains des violences extrêmement graves il faut il faudrait aller vers eux ils ont ils ont ils ont parlé à plusieurs reprises ils n'ont pas été entendus et c'est vrai que là effectivement c'est excessivement important qu'ils le soient enfin que ce soit reconnu et que ce soit une parole publique parce que les violences sexuelles faites aux enfants il faut pas oublier que les enfants sont les principales victimes et qu'elles ont été vraiment tout à fait oublié mais j'aimerais qu'on comprenne bien psychologiquement c'est une forme de thérapie évidemment et c'est peut-être l'essentiel de la thérapie la parole non c'est pas du tout il essentiel enfin jir les violences sexuelles ont un impact neurobiologiques en train de des blessures neurologiques nécessite des soins on peut réparer ses blessures c'est un problème de santé publique majeur avec des conséquences extrêmement graves c'est ça nécessite des soins la parole elle être entendu être protégés être entendu être reconnus fait partie bien entendu de la prise en charge et puis surtout du soutien qu'on doit à ces victimes et la solidarité qu'on doit sélective mais c'est pas la seule chose et puis à vraiment l'accompagnement juridique l'accompagnement social l'accompagnement médical c'est une prise en charge ce qu'on appelle holistique j'étais absolument nécessaire il ya c'est un tout marque nous c'est une parole publique que nous venons de voir mais évidemment elle a une portée parce qu elle parce qu'on la voit à la télévision mais il ya beaucoup d'enfants qui ne peuvent pas parler autre monde dans le cabinet d'un psychothérapeute est ce que ça ne m'amuse pas que ça fait pour le moment et on le voit bien dans dans les travaux que nous faisons tout ensemble on travaille énormément ensemble aussi bien au niveau politique l'historienne bleus le thérapeute ce qui est important c'est so ses premières paroles de l'enfant qu'en faisant nous est ce qu'on le croit on s'est aperçu que lorsqu'un enfant commencé à parler on l'emmenait dans un commissariat de police où une gendarmerie est ce que c'est un lieu pour recueillir la parole d'un enfant qui dit sa souffrance qui est victime et c'est dans ce cadre là que avec la loi de 1998 nous avons initié à la voix de l'enfant ces unités d'accueil pour recueillir cette parole parce qu'un enfant qui se retrouvent dans ce monde d'adultes dans un commissariat de police où une gendarmerie au milieu parfois de personnes et peut-être même de la personne qui l'a mise en cause comment voulez vous qu'ils parlent s'est dit d'ailleurs dans le documentaire il ya des parents qui entendent ça et qu'ils la première chose que je fais c'est demain on va ensemble à la gendarmerie exa thomas flex il faut aujourd'hui démultiplier des lieux protecteur et sécurisant et qu'elle est le lieu protecteur et sécurisant pour un enfant blessé car un enfant qui a été victime est un enfant blessé et quels sont les professionnels les pieux âmes les mieux à même pour comprendre cette souffrance c'est le pédiatre et le pédopsychiatre enfin ce monde qui connaît le développement de l'enfant qui soit psychologique physique et c'est ce qui manque aujourd'hui et c'est ce qu'il faut démultiplié sur l'ensemble du territoire français et de former ces professionnels hivernale at oui alors évidemment le pédiatre si encore la famille emmène l'enfant chez le pédiatre et ça peut être d'ailleurs un premier signalement c'est d'eux que le pédiatre ne voit pas à l'enfant éventuellement et mais pas que parce qu'en fait on se rend compte qu'il ya énormément de professionnels qui sont au contact des enfants mais qu'ils ne sont pas formés à entendre cette parole parce que la recueillir c'est une chose mais quand faire comment la reconnaître comment savoir si c'est réellement un enfant en souffrance par un enfant en souffrance est ce qu'il répète quelque chose qu'il a entendu ou est ce que c'est quelque chose qu'il a vécu et beaucoup d'enseignants ont témoigné nous lors de notre rapport pour dire toute la complexité de savoir qu'est ce qu'on fait de cette parole à quel moment on déclenche un signalement comment on fait pour avoir un suivi de signalements et donc ça interroge sur plusieurs choses à la fois la formation de tous les professionnels en contact avec des enfants pour être sûr que justement il puisse se reconnaître cette parole est ensuite avoir un suivi c'est à dire que souvent les enseignants qui peuvent signaler non pas de retour de ce qui s'est passé ce qui est dommage parce que au contraire plus il y aura de suivi plus il y aura de partenariat entre les différentes professions et plus on sait qu'on aura un bon maillage qui sauvera l'enfant voulait dire que les enseignants il signale quelque chose et puis ensuite on leur explique c'est plus de leur ressort là donc je veux rappeler que les violences sexuelles sur les enfants ça fait partie des événements les plus traumatisants qui soit c'est à des conséquences psychotraumatiques extrêmement graves il ça nécessite des soins ça nécessite que les professionnels de santé soient formés ce qui n'est pas encore le cas de tous très peu ça nécessite une offre de soins il faut pouvoir savoir où orienter les enfants et puis ça nécessite se dit que cette parole advient qu'elle soit entendue reconnu et qu'elles soient suivies d'effets nous dans notre enquête qu'on a fait récemment conduit par ipsos c'est 70% des enfants qui arrivent à parler souvent au bout de nos longues années et dans neuf cas sur dix ça n'a aucune conséquence 8% seulement cassure vis ça n'a aucune conséquence 8 % des enfants sont seulement protégé donc c'est immense qu'il faut faire c'est que les enfants sont abandonnés à subir des violences extrêmement graves et ensuite à survivre sol a des conséquences qui ne seront jamais reliés aux violences qui ont été alors qu'on va évoquer ensemble est-ce que la mécanique du déni autant de la part de la société de la part de l'emploi je voudrais juste avoir un petit éclairage historique sur ce qu'on vient d'entendre parce que vous nous disiez tout à l'heure en faisant moins attendu que on a de conscience depuis quand même plusieurs décennies maintenant de l'ampleur du phénomène qu'est ce qui a été fait sur un plan législatif sur un plan réglementaire depuis une trentaine d'années on veut des tas de choses ça prendrait beaucoup de temps d'énumérer lol la série et la série de lois qui ont été votées depuis effectivement la loi de 1998 jusqu'à très récemment l'inscription de l'inceste dans le code je crois que le problème c'est pas tellement un problème de loi il y en a beaucoup il y en a peut-être trop d'ailleurs finalement et elle se contredisent un peu les unes les autres le problème c'est un problème de mise en oeuvre de mise en application donc sans doute de moyens aussi et puis il ya autre chose sur lequel je voudrais quand même insisté un tout petit peu c'est l'espèce de difficultés qu'il ya de prendre en charge car il ya une prise en charge qui est protectrice de l'enfant qui a une prise en charge qui concerne la pénalisation la réponse pénale apportée à ce qui est à trimer ou un délit et la réponse pénale elle va pas de soi parce qu'évidemment ceux qui gouvernent la justice depuis deux siècles plus de deux siècles est-ce qu'il ya longtemps gouverné d'ailleurs l'évaluation que faisait aussi la médecine et la psychiatrie de ces questions c'est la crainte de l'erreur judiciaire qui est elle aussi extrêmement dévastatrice on a quand même aussi on reste sur notre eau puisque oui au coeur de ces trente ans que vous décrivez depuis tout à l'heure outreau a fait beaucoup de mal oui c'est ce que vous dites de niveau bas tout à fait parce qu'effectivement maintenant tout le monde a peur et le problème c'est qu'on ait enfin on nous dit qu'on est parole contre parole et c'est ces deux là où moi je m'interroge réellement le consentement mais dans les lois s'il ya une chose qu'on n'a pas encore obtenu c'est de faire que un adulte soit forcément responsable lorsqu'il a des relations sexuelles avec un mineur de moins 2 et là il peut y avoir débat mais il avait été proposé 13 ans l'or mais au skate intéressante être déjà 5 c'était le cas jusqu'au nouveau code pegi ce que je pense quand même important c'est qu'on revienne à l'enfant et que cette parole il faut qu'elle soit reçu par des professionnels qu'ils soient formés vous avez un effet d'image mais via les les enseignants mais faisons attention que quand des enseignants reçoivent des révélations par leurs questions ils ne nuisent pas aussi des éléments qui vont de ce fait mettre à mal l'audition de l'enfance khalfaoui alors je voulais rebondir sur outreau ou trop sont des enfants qui ont été reconnus victimes de viols et actes de barbarie de mise en situation prostitutionnel l'horreur que des adultes ont été condamnés sont encore au moins deux autres maisons voilà et donc du coup il ya eu une communication catastrophique sur sur ces éléments il ce qu'il faut voir actuellement c'est que quand il ya un signalement quand un enfant emporte le plein tout comme un adulte porte plainte puisque la prescription maintenant c'est trente ans après la majorité par exemple pour des viols dans 74 % des cas les plaintes sont classées sans suite ensuite j'en à la moitié qui sont des qualifiés pour les viols et qu'au bout du compte sur le nombre de plaintes qui ont été déposées qui sont très faibles il y en a que 10 % qui aboutissent à un jugement donc on est dans une situation d'impunité le problème c'est l'impunité le problème c'est la plaie et l'impunité c'est laisser abandonner ses enfants sans sans soins sans protection ce n'est pas protégé les autres enfants aussi il faut pas oublier que cela on parle particulièrement des violences intrafamiliales mais qui a d'autres enfants qui vont être victimes que xi est pas dans jette je veux dire c'est vraiment gravissime pour les autres enfants mais l'un pays était que vous dès qu elle elle découle de quoi elles découlent déjà du déni serre que elle elle découle du fait que les enfants sont sains visibiliser s'est pas séparé s'est passé parce qu'ils ne parlent pas c'est qu'on est les ans et que c'est pas l'enfant d'apporter la preuve en est la victime il faut aller faire peser ce poids là alors je voudrais qu'on en rien à notre documentaire parce qu'il ya beaucoup de savoir et notamment notamment la difficulté de parler à son entourage et l'enfant c'est que s'ils parlent ils risquent de briser beaucoup beaucoup de choses dans sa famille c'est très bien dit dans ce témoignage écoutez ce que cet homme violée par son propre frère dit dans notre film il est lâché par sa propre soeur il est exclu et écouter comme il raconte cela je vais envoyer un courrier à mes parents pour leur expliquer ce qui s'était passé le premier qui m'a parlé c'était mon père qui pleurait qui me disaient qu'ils n'avaient rien vu et que qu'il était désolé que mais je comprenais pas trop ce qui me disait tellement il était pris dans les larmes il m'a passé ma mère est là il s'est passé quelque chose qui pour moi est inoubliable c'est à dire que ma mère m'a dit deux choses dans la même phrase je te crois parce que je me suis toujours douté et là c'est une rupture totale immédiate avec ma mère une rupture totale et immédiate en plein d'endroits de rendu est ce que c'est quelque chose de fréquences pas tant que ça ce qu'est ce qui est mais c'est vrai qu'on a on a vu émerger ça justement après les premiers moments de la révélation c'est à dire à partir de des années 80 et avec toujours cette cette mise en accusation la mère complice au final là c'est ce qu'il semble dire je voudrais juste rajouter qui me semble que ont fait du coup l'économie en à tort d'une vraie d'une vraie réflexion sur l'éducation sur la vie familiale sur le rôle des uns et des autres on disait tout à l'heure le l'enfant finalement n'a pas être consentant on passait pas la question évidemment parce que on éduque les enfants à faire plaisir aux adultes et donc il faut vraiment reprendre tout ça à nouveaux frais se demandait quelles sont les conditions culturelles et mentales qui permettent que de tels crimes sont perpétrés et qu' il le ils restent impunis et puis celle au fond il ya ce conflit de loyauté parce qu'il sait qu'il va envoyer où son père ou son frère ou son oncle un et notre notre société aujourd'hui fait que ces enfants qui parlent il dénonce rien ils ne font que parler dire leur souffrance ils sont doublement victimes parce que souvent ils vont être placés parce que rejeté par la famille où ils ont en fait dit mais cet extrait parce que s'il en veut à ce point à sa mère c'est que il comprend au travers de ce que lui dit sa mère qu'elle savait quelque chose qu'elle se doutait de quelque chose mais qu'elle n'a pas voulu voir vous parliez d'exclusion de la famille moi je j'ai quelques exemples où effectivement une jeune fille parle et elle parlait d'ailleurs on a eu plusieurs exemples là aussi que ce soit pour kevin ou pour andrea parle parce que tout d'un coup ça va toucher ça petite et qu'elle n'aurait pas large et pour elle même les parents sont condamnés les deux pères et mères sont condamnés vont en prison et les frères qui n'étaient pas victimes viennent casser la figure de leur soeur parce qu'elle a brisé la famille doublement vic donc elle est doublement victimes pour le coup rejeté et responsable alors que c'était elle la victime responsable d'avoir brisé une famille ce qui est totalement absurde et quand pendant notre nos entretiens nos auditions on a entendu quelques à nous dire oui mais un médecin c'est compliqué parce que il veut pas briser la famille croyez vous pas qu'elle ait déjà brisé si un enfant est victime au sein de ceux de cette famille je relève juste une chose vous avez dit parler d'un cas dans lequel le père et la mère sont condamnés depuis tout à l'heure on parle quand même essentiellement des hommes justes d'un mot pour qu'on est bien en tête le phénomène ce sont la plupart du temps des hommes qui sont les agresseurs dans 90% des cas ce sont les hommes là on a de nouveau eu des enquêtes qui le montrent il ya 30% de mineurs qui son agresseur faut pas l'oublier prendre conscience aux mineurs c'est le cas par exemple d'un frère qui agresse un bâtisseur c'est assez malheureusement fréquent qu'à de la session et parfois j'ai vite qu'on n'a pas entendu sans violence ensuite les victimes elles sont à 83 % des filles et entre 1 17 % des garçons lors de la dernière enquête caezar correspond aussi aux chiffres globaux une fille sur cinq un garçon sur 13 un garçon sur 113 une fille a subi des violences sexuelles et on sait que chaque année les évaluations ce serait au tour de 130000 fille qui subiraient des viols et des tentatives de viol et 35000 garçons plus que d'adultes femmes qui sont 95 milles à en subir et d'hommes adultes 16 milles ce que je voulais dire c'est que les droits de l'enfant passe après les droits de l'adulte ça peut on ne respecte pas les droits de l'enfant les violences s'exercent toujours dans un dans un dans un fonds dans un fonctionnement inégalitaire de rapports de force et de domination c'est pour ça que ce sont les femmes et filles qui sont le plus victimes et tous sont les enfants et que la problématique justement consoude v c'est que le droit des enfants à l'intégrité et à la justice passe après le droit des familles et le droit des adultes c'est eux qui sont beaucoup plus protégés que les enfants ne sont protégés par heymans qui subit saint-claude ambroise rendue quand on entend ces chiffres une jeune fille sur cinq victimes de violences sexuelles de questions d'abord est-ce que sur le temps long on connaît l'évolution on a moyen de connaître l'évolution et deuxièmement puisqu'on sait que l'agresseur l'agresseur a lui-même parfois été agressée est ce qu'on arrive à identifier la manière dont le phénomène se reproduit tout au long de l'histoire sur le temps long sur le temps là on ne peut pas on ne peut pas tout simplement ce que les seules données statistiques dont on dispose et qui sont continues qui forment des séries qu'on peut qu'on peut exploiter sont les données de la justice donc on a des chiffres qui témoignent du travail de la justice je vois que ce que la société veut bien voir qu'on ne voit que ce qui était dénoncée mais est ce qu'on voit c'est une augmentation qui n'est pas linéaire et et continue au fil du 19e siècle est évidemment encore plus à la fin du xxème siècle qui témoigne d'une seule chose à mon sens c'est que les victimes ont peu à peu dénoncer davantage tout simplement ça n'était plus intégrable dans leur vie ça n'était plus admissible de dire que la justice en tout cas condamne plus qu'auparavant non c'est pas qu'il condamne plus elle traite plus traite plus zappeurs l'état il ya quand même une modification très importante si les enquêtes de victimes à les voir en situation générale qui permettent de ne plus n'avoir que des chiffres de la justice voulait d'avoir des chiffres auprès des victimes aidés et des anciennes victimes et que ces enquêtes c'est les chiffres que je vous ai données proviennent de ces enquêtes de victimation dans la population générale aurait juste m'arrêter sur un point que vous avez évoquées depuis tout à l'heure en parlant du mot en parlant de consentement dans le film andré blaise qu'on utilise le mot complicité elle dit j'étais complice et le 10 à deux reprises et alors ça ça dit vraiment quelque chose delà de la confusion mentale dans l'esprit de l'enfance à cesser des troubles psychotraumatiques c'est vraiment la mise effectivement sous emprise sait et c'est la stratégie de l'agresseur de faire une propagande auprès de l'enfant en quelque sorte et de et de vraiment occupé son cerveau avec des troubles psychotraumatiques qui vont faire que tout ce qu'il dit toutes les phrases assassines qu'il dit que tu aimes ça c'est soit qu'il le veut c'est toi qu'a voulu ça c'est toi qui est responsable c'est toi qui m'a poussé à faire ça ce qui est entièrement faux mais c'est l'adulte qui qui va générer le même art chromatique et l'enfant va être envahi par ça je sais comment je suis ma mère à saint muriel moi je pense aussi et que c'est pour vos téléspectateurs un enfant victime face à son agresseur l'agresseur c'est king kong mais oui donc que peut-il faire il s'agit pas de dire à l'enfant aurait dû dire non et c'est l'enfant ne peut pas et c'est justement la méconnaissance des troubles psychotraumatiques de la sidération qui fait qu' on ne peut pas réagir quand on voit que la préfecture face à un attentat aux personnes n'a pu réagir tout le monde a été paralysé un enfant face à ce type d'attentât de son intégrité est paralysé et ensuite il est dissocié serre qui se met dans il y laisser son cerveau qui déconnecte ses émotions pour pouvoir survivre parce que justement dans le cadre intrafamilial il va devoir vivre avec celui qui a commis des tortures sur lui je voudrais que dans les minutes qui nous reste nous parlions ensemble de des pistes pour améliorer la prévention l'intérêt d'un film comme celui-ci c'est nous faire prendre conscience de ce qu'il faut que nous mettions en place collectivement pour éviter que les agressions d'adrienne où malheureusement quand elles ont lieu qu'elle ne se reproduise pas sur le temps long dominique verrière d'abord est-ce que vous avez été co rapporteur d'un rapport sur ce sujet est-ce que sur ce plan là sur le plan de la prévention on a quand même progressé ces dernières années non on n'a pas progressé la sagesse et on a pris conscience que ça pouvait exister et là notamment dans les institutions puisque c'était le cadre de notre rapport on s'est rendu compte que pour le coup églises ou éducation nationale qui avaient des comportements assez proche des han déplace le problème aujourd'hui ont pris conscience qu'il fallait régler mais mettez les clubs de foot aussi dont il est question dans les affections pour qu'ils fassent un parti ça fait partie il a très clairement de notre rapport puisque il y existe un dossier qui est le dossier fille ges des auteurs d'infractions et de violences sexuelles que normalement tout le monde tout toute institution qui a des gens qui s'occupent d'enfants devrait consulter avant d'embaucher quelqu'un les bénévoles ne passe pas d'ailleurs c'est dit dans les films il le dit les bénévoles de sons et les associations n'ont pas accès or une association de sport elle n'a pas accès aux fiches s il faut aujourd'hui réd demander ce qui est bien c'est que les associations les associations sont orientations que ce soit très clair se vérifie aujourd'hui quels sont les devoirs d'une association qui a des contacts avec les enfants enfin dans l'est dont les bénévoles ont des contacts avec les enfants quels sont les devoirs et ce qu'il faut par exemple demander systématiquement un extrait du casier judiciaire alors nos préconisations que tout le monde puisse y avoir accès ce qui se fait très bien par exemple sur les associations là qui organise par exemple des colonies de vacances elles ont même une procédure automatisée et tout le monde pourrait avoir accès à cette procédure automatisée qu'est-ce que ça n'est pas le cas pendant qu'est ce qui fait que ça n'est pas le cas bonne question la loi elle fera au fur et à mesure on rajoute à bath lors en droit sur leurs oeufs ou trois paraît que le transport scolaire les transports scolaires n'ont pas accès alors que les dons qu'ils ont demandé alors martin broughton sont très en colère oui le fige s et c'est un scandale pourquoi d'abord parce que seuls les condamnations à coup à partir de 5 ans sont enregistrées or une partie des agressions sexuelles passe en correctionnelle et sont moins de cinq ans donc la plupart des personnes qui ont étaient des auteurs d'infractions sexuelles sur des mineurs ne sont pas alors il a officié ce n'est pas obligatoire sauf si s'est prononcée par un magistrat qui n'a pas le temps l'argent fragments d'os quelque part ailleurs nos associations nous n'avons pas accès aux fiches s donc il faut quand même le dire nous en nous nous avons dans nos associations de quartier et autres des bénévoles ou même des salariés nous ne savons pas et content quand au casier judiciaire 3 avec un bon avocat vous fait effacer du fichier du casier judiciaire trois donc aujourd'hui les enfants ne sont pas protégés dans ce domaine d'information pour toutes les structures qui accueillent des enfants alors moi je suis très clair là dessus et nous demandons le fige est dès la première condamnation quelle que soit la hauteur de la condamnation donc ça nous nous demandons bien entendu je voulais rappeler que donc la majorité des violences sexuelles c'est intrafamiliales et que là c'est de là qu'on va on va en reparler que la moyenne d'âge à laquelle les enfants subissent ces violences les premières violences ces dix ans 1,5 plus de 50% les enfants subissent les des violences sexuelles avant 10 ans 20% avant 6 ans donc il faut l'avoir en tête c'est des tout petits il faut que tout le monde s'est impliqué et que tout le monde régulièrement puisse poser la question de s qui t'es arrivé quelque chose est ce qu'on a fait du mal est-ce qu'on a commis des violences et pour ça aussi fou que les enfants soient informés et les mots pour pouvoir dire les choses si pour pouvoir répondre aux questions ce que l'on sait c'est que si on va vers les enfants y répondre je vais parler des mots pour en parler aux enfants et alors je trouve que dans le documentaire en grève et ce qu'on en parle très bien parce que comme parent on est souvent démuni comment est ce qu'on va en parler à son enfant regarder pour en parler après parce que la responsabilité des parents aujourd'hui ou même de l'institution c'est de parler de des parties intimes aux enfants et leur dire que personne n'a droit de mettre la main dans dans la culotte personnel à droite car et ses parties intimes qu'il ya des caresses interdite même entre enfants et que tant qu'on est enfant c'est une région sensible qu'il ne faut pas perturber et qu'il ya des secrets qui rendent malheureux envoyer des mots comme ça à utiliser je pense que c'est important c'est parti là ça lui appartient lui apprendre à se laver lave toi tout seul pour les ponts je regarde lève toi je suis là je te je te dis comment il faut faire mais je ne touche pas enfin à partir le moment et mai puis de coup sûr la plus de raisons de toucher ses parties intimes c'est à lui de se laver c'est celui de prendre conscience que ça c'est précieux ces paroles il faut trouver un cadre pour les dire dominique vais rien est ce que le législateur peut imposer un cadre est ce que le législateur pour quelque chose effectivement ça y est ça existe déjà mais je pense que le livre enfin le législateur en l'occurrence demande est ce qu'il y ait des formations oui déjà demandé parce que justement il faut pouvoir recueillir et les premiers endroits c'est effectivement les médecins c'est effectivement les les professeurs des écoles mais je voulais revenir je trouve que le plus important dans ce qu'elle a dit indépendamment du fait effectivement on peut toujours dire à un enfant que ils ont doit pas le toucher etc on se rend compte après le documentaire que dans tous les cas il était conscient qu'en réalité ça ne se faisait pas pour autant il était effectivement sous emprise ils n'ont pas dit non mais par contre ce qui est très important c'est qu'un secret peut être lourd à porter c'est à dire pouvoir admettre que l'enfant garde ce secret est lui permettre de libérer on le voit dans le cas de kevin au moment il pourrait s'en libérer parce que justement il ya une plainte déposée contre son entraîneur de foot ils n'osent pas parler alors que si là il avait entendu un secret peut être lourd à porter et qu'on lui laisse la possibilité réellement de s'exprimer peut-être que il en aurait été libéré mais ça bouge à croire qu'ils vont en parler en classe par exemple il faut il faut il faut quand il faut parler en classe faut parler dans les pmi il faut parler il faut que les médecins parlent or les médecins ne sont pas réformées et appelle tous les tous les professionnels du soin qui sont en première ligne à la fois pour dépister et à la fois pour traiter alors que le traitement est absolument essentiel est qu'il ait pas de soins est une perte de chance épouvantable c'est des facteurs de risque très important de mort précoce de suicides taux risque de suicides de dépressions qui pourraient être évités je viens les médecins sont toujours pas fort mais il faut qu'il y ait une volonté politique pour les obliger à se former et à faire ce dépistage martenot essentiel il est il est important on parle beaucoup de l'enfant mais ne faisons pas tout pour sûr de l'enfant mais moi que je pense c'est quand je parle par an c'est parce que je je considère que dès la grossesse ce sont des questions qui peuvent être abordés avec la percu crise avec eux et aussi les dans les établissements scolaires ça commence à se faire ou dans des réunions de parents il y à un moment donné où l'établissement scolaire parce que informer former va en parler avec les parents et pij que je voudrais rappeler à tous vos téléspectateurs c'est qu'il y a un numéro vert 24 heures sur 24 7 jours sur 7 à n'importe quel moment quelqu'un peut avoir un doute faut savoir qu'aujourd'hui plus de 10% depuis donné confiance c'est le 119 et pour les jeunes parce que pour les enfants c'est difficile de retenir 119 donc c'est le 1 1 919 1,9 il peut il n'apparaît pas sur les factures de téléphone donc n'importe quel enfant ou adulte peut appeler sans crainte et avoir le conseil ou eu à ce moment là soit une information préoccupante sa literie un enfant est ce juste je voulais dire que justement les cantons demandent aux enfants à qui il parle en premier à qui ils veulent parler en premier c'est la famille cissé des membres de la famille d'où l'importance que le rival et qu'il est et qui est vraiment des des campagnes qui permettra de donner des outils à tout le monde faut que tout le monde et les deuxièmes ce sont les médecins alors il ya un point qui est important c'est qu'on en parle ce soir bastia ce documentaire parce que la parole publique aussi maintenant à caudan oise ont dû finalement le fait que le sujet soit abordé dans les médias de manière publique comme nous faisons aujourd'hui est-ce que ça aussi ça peut contribuer à la prévention je crois que la première chose c'est de 2,2 d'avoir une approche du sujet qui ne soit pas dramatique il faut essayer de devenir ce sujet c'est évidemment très difficile parce que tout ça nous émeut tous très profondément mais de tenir ce sujet à distance pour pourvoir les tenants et les aboutissants et moi quand même une chose que je voudrais dire c'est qu'une société qui réclament toujours plus de sécurité pour tous les individus je pense au fichage est notamment c'est aussi une société qui prend le risque de voir ces libertés diminué donc il faut essayer de mettre sa toujours en balance merci beaucoup on aura évidemment encore beaucoup beaucoup de choses à dire sur le sujet merci en tout cas nous avoir éclairé je rappelle votre livre le livre sexuelle on va le mettre sur pied des noës je me permet de bien sûr de parler de celui que nous avons écrit qu'aucun carole bouquet coécrit kokaral book inn carole bouquet pardon et moi-même qui s'intitule enfants maltraités occupons nous de ce qui nous regarde pas pour être parfaitement complet votre histoire de la pédophilie and clothes ambroise rendu c'est chez fayard paru en 2014 et puis on rappelle bien sûr ce numéro le 119 pour toute personne qui souhaite signaler numéro évidemment accessible aux enfants vous l'avez dit c'est important tout de manière totalement à nos obligations c'est une obligation de signaler obligation de signaler merci beaucoup à tout les 4 et à très bientôt sur public sénat [Musique] [Musique]

Comment lutter contre la pédophilie ? - Un monde en docs (19/10/2019) — Dominique Verien · Pourquijevote