Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 28 octobre 2026 20 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheTravail & emploiÉconomie & entreprises

Parcoursup : une machine à exclure ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse partielle

    Que voulons-nous vraiment ? Une sélection assumée ou une absence totale de sélection ?

  • 2:08OuverteRéponse directe

    Sélectionner les étudiants, est-ce un tabou aujourd'hui en France ?

  • 2:53RelanceRéponse directe

    Daniel Simonet, vous demandez la fin de Parcoursup ou de la sélection ?

  • 4:19OuverteRéponse directe

    Laurent Marcangli, vous êtes en désaccord avec Daniel Simonet sur la sélection ?

  • 5:45OuverteRéponse directe

    La sélection est-elle nécessaire pour éviter le hasard ou le piston ?

  • 7:46OuverteRéponse directe

    Ryan Nézard, que dites-vous de la sélection ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08Chiffre
    « Cette année, le taux de réussite au bac général dépasse les 95 %. Pourtant, en première année de fac, un étudiant sur 5 redoubles, 15 % abandonnent. »
  • 6:27Laurent MarcangliChiffre
    « Moins d'un étudiant sur 3 valide sa licence en 3 ans. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Ni fleurs ni couronne, parcours sup. Un des emblèmes des années Macron ne survivra sans doute pas à la présidentielle 202. Le gouvernement promet des évolutions fortes dès cette année scolaire avant un remplacement de parcours sup dès 2028. Les députés en ont donc débattu cet après-midi à l'Assemblée nationale. Et alors, il y a un mot, c'est un peu vol de mort dans ce débat. C'est c'est sélection. Faut-il l'imposer ou l'abolir ? Et bien, on en parle ce soir avec vous Laurent Marcangli. Bonsoir. Député et président du groupe Horizon de Corse du Sud. Merci d'être là. Bonsoir Daniel Simonet. Bonsoir. Député écologiste de Paris. Merci également de votre présence. Et bonsoir Ryan Nézard. Bonsoir. Professeur associé à la Sorbonne Parinord, ancien conseiller au ministère

0:43

de l'éducation nationale. Vous avez connu deux ministres de l'éducation Anne Junet et Gabriel Atal. Merci d'être là. C'est Maité Frémon qui vous pose la question qui fâche. La parole est à monsieur le premier ministre. Sur les bancs de l'hémicycle cet après-midi, les députés ont débattu sur l'avenir de Parcours Sup. Parcours Supera remplacé pour la campagne 2028 cant. Que voulons-nous vraiment ? Une sélection assumée ou une absence totale de sélection ? Derrière la fin annoncée de ce totem politique se cache un autre débat, celui sur la sélection. Je n'ai pas et je n'ai jamais eu peur du mot sélection. Rappelez-vous, le 30 octobre 2017, alors premier ministre, Édouard Philippe

1:27

présente la plateforme Parcours Supl l'objectif, ça n'est pas que l'université dise non. Dans la plupart des cas, elle dira oui. Et dans certains cas, elle dira oui si. Si quoi ? Si le candidat accepte un parcours adapté qui lui permet justement de réussir dans la filière qu'il a choisi. 9 ans plus tard forcé de constater que le ressenti des jeunes et tout autre. Ça fait des années qu'on lutte pour inscrire des jeunes qui sont refusés des universités. Des années qu'on voit des avenirs brisés parce qu'on refuse l'entrée à l'université. On a un système d'orientation postbac par conce qui est vraiment désastreux qui fait un tri social en fait dès les 18 ans. Cette année, le taux de réussite au bac

2:08

général dépasse les 95 %. Pourtant, en première année de fac, un étudiant sur 5 redoubles, 15 % abandonnent. Alors, notre question qui fâche ce soir, la voici. Sélectionner les étudiants, est-ce un tabou aujourd'hui en France ? Est-ce que c'est tabou la sélection ? Daniel Simonet, vous demandez d'ailleurs la fin de parcours supou de la sélection ? Mais c'est pas un tabou, c'est un désaccord. Moi, vous savez, je pense que un de mes des premiers actes politiques dans ma vie, ça a été de participer aux manifestations contre la loi de VA en 86, hein. Donc, désolé, je suis pas je suis pas toute jeune. Et à ce moment-là, c'était donc Souhirac, président de la République et euh 86 la loi de VA [raclement de gorge] 86 c'était premier ministre, pardon, la loi de

2:53

Vaquet, pardon, la loi de Vaquet euh décidait à la fois d'instaurer une sélection, d'augmenter les frais d'inscription et de mettre en concurrence les universités. Il y a une mobilisation historique, il y a eu la terrible mort de Malikin euh et tué par la police et le gouvernement a retiré la réforme et le ministre de l'éducation nationale a démissionné. En vrai, le problème de parcours sup, c'est surtout le problème de du manque de place dans l'enseignement supérieur. Vous avez une augmentation des des des élèves dans leur demande dans aller dans l'enseignement supérieur très conséquence, hein, plus 66000 en un an. Et dans le même temps, vous avez une diminution des places dans l'enseignement supérieur à raison de 10300 places en moins à la rentrée 2026,

3:37

43000 places en moins à la rentrée 2025. Donc en fait la le vrai problème il est que ce gouvernement et ces gouvernements je dirais en 10 ans de Macronie et bien les politique d'austérité ont plutôt cassé l'enseignement supérieur et réduit les places dans l'enseignement supérieur pour le bonheur de l'enseignement privé hein où il y a une augmentation maintenant on en est à 25 % d'étudiants dans l'enseignement supérieur qui vont dans le privé et donc tout ça c'est un projet politique et moi ça n'est pas le mien moi je souhaite une société qui permet à la fois d'émanciper et qui construit son développement économique sur l'avenir qui le permet à la jeunesse. Et donc ça passe par ce principe de base. Tout titulaire du baccalauréat doit avoir le droit de

4:19

s'inscrire dans la filière de son choix. Et donc c'est au moyen de suivre ce besoin pour l'ensemble de nos sociétés, l'émancipation de nos jeunes et l'intérêt de notre développement économique. Laurent Marc Angélie. Pas vous surprendre, je suis totalement désaccord avec ma collègue Danielle Simon. Je vais vous expliquer pourquoi. Euh je pense que d'abord on a fait de parcours supuie semaines une forme de totem euh médiatique euh politique. D'ailleurs les alors médiatique, je je me permets de vous contredire, c'est par méti visé hein de suite. Je vois que quand on parle des médias que le parcours sup c'est d'abord dans la rue que ça a été contesté dans les 22 % des lycéens sondés citent parcours

5:02

supête de gondole de leur revendication. Donc en réalité, c'est pas ça le premier problème. Le premier problème, c'est euh les calendriers euh euh les agendas à trous, c'est les conditions dans lesquelles ils sont euh ils sont reçus dans leur établissement. Il y a eu d'autres sujets par rapport à la pression effectivement euh que ils peuvent avoir par rapport à la sélection. Ça c'est un vrai sujet mais c'est pas que parcours sup qui est à l'origine de tout ça. Même si parcours, c'est pour ça que on n'est pas là pour parler de parcours sup. On est parlé on est là pour parler de la sélection. de la section et là où j'ai le véritable désaccord avec ma collègue, c'est la chose suivante. Ce que vous proposez, c'est que tout le monde en réalité peut avoir accès à la formation de son choix

5:45

du moment qu'il en fait la demande. Une fois le baccalauréat obtenu, baccalauréat obtenu de manière beaucoup plus large pourcentage à l'appui au cours des des 10 15 20 dernières années. On peut s'inscrire où on veut, c'est-à-dire un élève qui a un bac avec plutôt une spécialité littéraire, même si ça a changé depuis les réformes successives, peut aller en médecine, peut candidater pour aller en médecine. Moi, je pense que c'est pas la bonne méthode et je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il y a pas de place pour tout le monde. Je pense qu'il y a une place pour tout le monde dans l'ensemble mais pas sur certaines spécialités. Et je pense qu'à un moment, pour déterminer qui à un moment peut accéder à tel niveau d'étude, il faut bien qu'il y ait une sélection parce que s'il y a pas de

6:27

sélection, c'est soit le hasard, soit le piston parce qu'on pourra pas créer de la place pour tout le monde dans dans certaines facultés, dans parce qu'il y a pas la place. Parce que tout simplement si tout le monde à un moment veut être veut être Ah ben alors vous allez faire vousz vous allez pousser les murs, vous allez vous allez vous allez mettre tout le monde au même endroit. B, je trouve ça plus intéressant de de de de créer des places dans l'enseignement supérieur que de courir à construire de nouvelles prisons. Là, on se pose pas de questions, hein. Je veux dire bah oui, notre sujet en réalité propos. Victor Hugo avait des belles phrases à ce sujet là. Voilà, qui sont qui peuvent être utiles dans une dissertation du baccalauréat. Mais ce qu'il faut dire, ce qu'il faut ce

7:03

qu'il faut dire à notre jeunesse, c'est pas qu'elle aura pas sa place dans la société et dans l'élévation par le travail, par le mérite, par par le talent qu'elle va pouvoir développer. Par contre, en revanche, tout le monde ne sera pas amené à faire les mêmes études. Tout le monde ne pourra pas aller au même endroit, tout le monde ne pourra pas candidater aux mêmes formations, à la même responsabilité. Pourquoi ? parce qu'à un moment nous avons tous toutes, quel que soit notre issue social, quel que soient nos talents, une prédisposition, des prédispositions spécifiques. Et je pense que là où on a vraiment un vrai débat contradictoire de fond, c'est que il y a une sélection à un moment qui doit déterminer qui peut, qui va être le mieux placé. Et c'est là où nous sommes

7:46

en échec en France. Je le pense qu'on a un problème au niveau de l'orientation, au niveau de du fait de pouvoir débusquer, de pouvoir euh savoir ce que élève va pouvoir développer comme talent personnel, comme qualité personnelle en vue de sa formation. Et c'est ça, c'est ça qui à mon avis fait défaut aujourd'h mettre le paquet aussi sur l'entation. Ryan Nzard, quand dites-vous la sélection ? Bon, les chiffres disent 91,5 % des lycéens qui avaient formulé un vœux des vœux sur parcours supin dernier ont reçu au moins une proposition d'admission 91,5 %. Donc donc alors c'est moins dans le lycée professionnel hein parce qu'il y a plus de 20 % des élèves en lycée professionnel n'ont pas eu de proposition.

8:30

Ryan Nézzard, la sélection puisqu'on ne l'a fait plus au niveau du bac, on l'a fait à quel niveau ? En réalité, pour moi, c'est un débat qui est un tout petit peu hypocrite. Don non pas qu'il soit pas intéressant ou pas pertinent, et je le trouve très intéressant et il reflète des lignes politiques qui sont évidemment pertinente, mais c'est un débat de mon point de vue hein, hypocrite parce que notre système sélectionne déjà, mais ne le dit pas. Vous parliez de tabou, je je trouve que c'est assez révélateur. Il sélectionne à trois niveaux. Le premier c'est que on on le dit assez peu mais sur parcours suporité des formations sont sélectives. Les BTS sont sélectives, les prépa sont sélectives et donc vous avez 57 % de l'offre de formation sur parcours sub

9:08

qui d'ors et déjà est sélective. Et même pour les formations qui ne sont pas sélectives, vous avez repassé Édouard Philippe quand il était premier ministre qui mentionnait le le fameux dispositif oui si. Alors ça dit pas forcément grand-chose à celles et ceux qui nous regardent. Ce que ça veut dire c'est que aujourd'hui une formation non sélective concrètement une licence à la fac, moi j'ai des étudiants de licence 2, licence 3, on n'est pas une licence sélective dans dans ma dans ma faculté. On va classer les dossiers des Bâcheliers qui candidatent pour la première année. Mais néanmoins on va effectivement pas accueillir tout le monde. J'y reviens juste après. Mais à la fin, il va y avoir de toute façon une capacité d'accueil qui déterminera le fait qu'on va pas encore une fois

9:48

accueillir tout le monde. Je prends l'exemple de la licence de physique au Havre. Il y a 20 places, il y a 270 candidats. Il y aura que 20 personnes qui seront admises. La deuxième manière de sélectionner dans le système actuel, sans le dire, c'est ce que vous évoquez madame la députée, ce sont les capacités d'accueil qui ne sont pas du tout euh rigides hein. Les capacités d'accueil, on peut bâtir des universités, on peut bâtir des locaux. Il y a eu des plans ces dernières années, on peut dire qu'ils sont insuffisants, mais en tout cas, c'est tout à fait possible de d'élargir les capacités d'accueil. Preuve en est, le gouvernement vient d'annoncer 15000 places de plus en [raclement de gorge] 2027, alors que vous avez vous avez raison là-dessus. En 2026, il y avait

10:20

moins de place qu'en 2025. Néanmoins, les capacités d'accueil aujourd'hui, je prends l'exemple des BTS, puisque vous parlez des des bâcheliers professionnels, aujourd'hui il y a 300000 euh bâcheliers qui demandent une place en BTS et il y a 117000 admiss. Donc, on voit bien qu'il y a un problème de capacité et c'est aussi la raison pour laquelle je pense que le gouvernement a voulu ouvrir des places en BTS et ça ça me semble être une bonne idée. Et j'en termine enfin, il y a aussi une forme de sélection par l'échec. Il y a une il y a un élément qu'on a pas encore abordé dans notre discussion, c'est le taux d'échec. Il y a une étude qui a été réalisée sur la génération des Bacheliers de 2019 qui a montré que 4 ans après le bac, vous aviez 50 % de ces Bacheliers qui étaient

11:01

rentrés dans l'enseignement supérieur qui n'avaient pas eu de diplôme. Moi j'avais 47 % des étudiants n'ont pas de diplôme au bout de 5 ans d'études. Oui, c'est ça. J'ai arrondi à 50 % mais c'est exactement la même étude. Et donc ça c'est on peut regarder aussi le taux d'échec en licence. moins d'un étudiant sur 3 valide sa licence en 3 ans. Tout à fait. Alors après c'est pas c'est pas dramatique de pas la valider en 3 ans et de d'avoir 4 ans des réorientations ou des redoublements. C'est pas un problème en soi. Simplement le problème c'est qu'on a aujourd'hui un système qui est un tout petit peu hypocrite, même beaucoup et qui sélectionne par l'échec. Et donc face à cela, il y a effectivement je trouve un beau débat politique he sur l'orientation enfin aussi

11:35

sur l'orientation et sur la sélection. Je sais pas si je parle trop longuement mais de mon point de vue je vais te dire en une fois on va passer le bâton de parole à Daniel Simon mais en tout cas de mon point de vue le la question qui va être posé là pour les prochains mois et les prochaines années pour notre jeunesse c'est comment est-ce qu'on oriente beaucoup mieux avec une vraie égalité des chances aujourd'hui c'est pas du tout le cas hein en fonction du capital social des parents, des moyens que mettent les lycées qui sont assez inégalitir pour l'accompagnement humain à l'orientation c'est vraiment c'est c'est le jour et la nuit et deuxièmement comment est-ce qu'on réforme aussi on en a pas parlé toute la procédure avant parcours supon dans le dossier de mon

12:08

est-ce que on anonymise par exemple le lycée d'origine c'est dans les tuyaux je trouve que c'est une mauvaise réponse un vrai problème. Mauvaise réponse. Bonne réponse pour vous Daniel Simonet vous y étiez favorable. Alors moi oui bien sûr mais je je maintiens que le premier problème c'est les capacités d'accueil après le bac. C'est ça le premier problème. Sinon vous pourrez inventer tout ce que vous voudrez revenir au tirage au sort avant complètement arbitraire. Vous pensez qu'il y a pas de difficulté sur l'orientation sur l'orientation. Ça tombe bien, je suis psychologue de l'éducation nationale, c'està-dire les anciens conseillers d'orientation. Et alors ce qui a ce qui est très amusant, c'est que tout le monde commence enfin à reconnaître qu'on en manqueou

12:43

comme tout le monde commence à reconnaître que il y a un problème de santé mentale dans notre société, tout particulièrement de la jeunesse. Mais on entendait encore au débat tout à l'heure dans l'hémicycle que finalement bon, il y avait des filières où c'était pas la peine de recruter et notamment en psychologie. Bah non, faut être un minimum cohérent. Vous avez des jeunes qui souhaitent faire psychologie, ne peuvent pas parce qu'ils n'ont plus de place alors que ça correspond à une vraie demande à la société. Mais bien souvent les discours néolibéraux qu'on entend dans l'hémicycle et bien c'est de dire il faut avoir une vision adéquationniste par rapport au monde de économique au débouché au débouché professionnel. Prenons la question de la psychologie. Est-ce qu'on a besoin ou

13:17

pas de psychologue ? Pourquoi alors est-ce qu'on nouvre pas suffisamment de place ? Est-ce qu'on a besoin de plus de médecins ? Il y a vraiment des difficultés en ce moment pour obtenir une place à l'université qui n'arrive pas à trouver de de de place en psychologie. Bon donc il faut absolument d'abord créer ces places et le problème c'est que les 15000 places d'enseignement supérieur qui ont été promis par le par le ministre c'est quoi c'est 10000 places en BTS 4000 en IUT et 1000 en santé donc zéro dans les autres formations universitaires. Vous prenez ensuite la question des des des BTS le ministre regrettait que finalement il y avait des il y avait des places en en BTS qui n'étaient pas pourvu notamment 73000 places restaient vacances mais c'était

13:55

dans les BTS en apprentissage. Et là, en fait, on manque de 5000 entreprises qui enfin de 5000 places euh dans l'arrissage avec un autre problème derrière, c'est qu'on a quand même euh plus de 30 % des contrats d'apprentissage qui sont rompus avant leur terme, que là où il y a une explosion des accidents de travail, c'est dans la jeunesse et notamment dans l'apprentissage parce que on s'est pas donné les moyens de garantir qu'il a des des des encadrants qui a des maîtres d'apprenti. Bon, donc il faut pas faire n'importe quoi, il faut créer d'abord des places dans l'enseignement supérieur et ensuite se dire que dans la licence et bien l'orientation c'est un processus continu. Vous avez des jeunes qui vont savoir dès le collège ce qu'ils vont vouloir faire plus tard.

14:37

D'ailleurs, Sébastien Lecnu l'a dit en introduction du débat tout à l'heure à l'Assemblée nationale, il a dit qu'il fallait aussi un droit à l'erreur. Exactement. C'est dans une licence avec des premières années plutôt pluridisciplinaires que vous pouvez construire de manière progressive votre choix d'orientation et dans un rapport à la réussite. Mais qu'est-ce qui cause l'échec ? C'est non, c'est également le fait qu'on a énormément de jeunes qui sont dans une précarité totale et qu'il y a pas d'allocation d'autonomie de la jeunesse. Il faut mettre les moyens. J'entends bien, j'entends bien Daniel Simonet, vous parlez pas du niveau. Qu'est-ce qui cause l'échec ? Enfin, quand on rate quand on rate ces études Ouais. Oui, il peut y avoir des questions de travail pour les financer. Voilà,

15:16

mais pas de place mais je vous assure pas de place c'est c'est il faut quand même faire parce que la première raison de l'échec Ah oui, c'est la Bien sûr. La première raison de l'échec c'est vous avez des jeunes qui sont obligés d'être salariés, excusez-moi, je d'être salarié à mi-temps voire à pleintemps la queue qui font la queue à l'aide alimentaire dans une situation de précarité catastrophique pour avoir le droit à une chance équitable. Ma chère collègue dans l'expression, moi ce que je pense qu'il y a aussi un problème de niveau et et que de pas le poser, c'est imposer à cette jeunesse une forme de sentiment de rejet au moment où l'échec parviendra. Et et c'est ça en réalité l'une des différences majeures que nous avons. Je

16:00

prends un exemple simple que je décorelle de de des études de le sport. le sport, le sport qui est aujourd'hui aussi pour beaucoup de nos concitoyens qui qui parviennent à à un niveau sportif de haut niveau, un moyen de de sortir d'une condition parfois difficile financièrement. C'est le niveau qui fait la différence. C'est-à-dire que aujourd'hui tous les jeunes de ce pays sont fans d'un sportif de haut niveau, basket, foot, natation, ce que vous voulez. à un moment, ce qui va venir euh déterminer la réussite du sportif ou de la sportive, c'est son niveau. Et je pense que au niveau de l'étude aujourd'hui, le fait d'inculquer à la

16:41

jeunesse que le niveau ne vaut pas, que à un moment on peut tous prétendre à la même réussite, au même résultat, à la même formation, au même parcours alors que le niveau n'est pas le même. C'est mentir. Et c'est mentir d'autant plus qu'aujourd'hui nous sommes dans un monde bien ou mal. Ça c'est un débat qu'on pourrait avoir sur une autre question ultra compétitif ou la France réponse ou la France n'est pas on a presque fini je la connais je la connais et et je peux la jeunesse quand elle va dans la rue c'est qu'elle veut pas cette socié pourendre oui mais elle est seule aujourd'hui le problème c'est que elle est rejoint ça problème par le monde du travail voilà le problème je l'ai déjà dit sur notre plateau nous ne sommes pas totalement isolés du reste du monde nous

17:23

sommes pas une île même si j'en suis et le monde autour de nous et le monde aour autour de nous est particulièr Voilà. Et c'est un c'est un monde particulièrement compétitif et aujourd'hui ça va très vite. Et aujourd'hui le fait de nier au Français, aux jeunes français, le fait que nous sommes entrés dans un monde compétitif où ça va se jouer très durement et où le niveau niveau va beaucoup compter, je pense que c'est une erreur que nous sommes en train de commettre. Je ne dis pas qu'il faille que nous nous alignons sur un certain nombre d'éléments aujourd'hui à l'œuvre en Chine où les droits de l'homme sont pas respectés. So dit en passant on déplaise à certains aujourd'hui puisque vous exagéz vous digresser et vous empêcher Ryan Nazar d'avoir le mot de la fin. Compte

18:02

surtout que j'essaie de que de mon point de vue alors 30 secondes je peux pas je suis désolé. Ah moi j'ai une citation mais moi aussi je sélectionne l'école désolé je suis obligé de sélectionner la minute à laquelle on accueil Marc vous avez tous les deux raisons. C'est-à-dire que d'une part il y a un vrai problème de niveau et que ça une partie du spectre politique ne veut pas le voir. Ben je le vois en tant qu'enseignant ça fait 10 ans que j'enseigne. Très clairement les étudiants comme les élèves dans le secondaire ont perdu plusieurs années d'enseignement en terme de niveau depuis 20 ans. C'est une réalité c'est pas un truc de conservateur réa que de constater ça. On le voit dans les évaluations nationales faites chaque année et dans les les évaluations

18:35

internationales. Mais il y a aussi un problème de précarité. Vous avez plus d'un étudiant sur deux qui doit travailler pour financer ses études et on sait que ça a un impact sur la réussite scolaire. Et donc quand on dit il faut sans doute mettre le paquet sur une revalorisation des bourses mais il faut aussi redonner une valeur au diplôme qui est le baccalauréat sans doute faire reculer la part des du contrôle continu qui honnêtement c'est c'est ce qu'a indiqué Sébastien Lecnu aussi en débutant. Moi moi ce que j'attendrais c'est qu'on nous dise très concrètement demain dans le dossier de parcours suprôle continue c'est terminé hormis sur les épreuves de spécialité mais le français les maths c'est des épreuves nationales. Il y a pas de raison d'avoir vous parlez du

19:09

lycée d'origine problème c'est que vous êtes une université vous recevez des candidatures vous avez des notes sur le dossier qui valent pas du tout la même chose d'un lycée à l'autre et donc le fait de redonner une vraie égalité des chances et d'élever le niveau avec une exigence vis-à-vis des des élèves et des étudiants. À mon avis, c'est tout à fait complémentaire d'une politique qui vise à lutter contre la précarité étudiante pour donner sa chance à tous les étudiants. Merci à tous les trois. Le débat reste évidemment entièrement ouvert.