Jordan Bardella à Cernobbio : « Le véritable danger serait de continuer comme avant ! »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:28OuverteRéponse partielle
Jusqu'où êtes-vous prêt à aller dans le partage de souveraineté avec les institutions européennes ?
- 4:51OuverteRéponse directe
Sur la régulation de la tech, êtes-vous plus proche des idées de Donald Trump ou des positions européennes ?
- 7:03OuverteRéponse directe
Si Marine Le Pen remporte l'élection présidentielle, envisagez-vous une grande alliance des droites nationalistes en Europe ?
- 10:36OuverteRéponse directe
Envisagez-vous de renouer les liens entre le Rassemblement national et l'AFD ?
- 12:04OuverteRéponse directe
Comment cherchez-vous à constituer une majorité gouvernementale avec une Assemblée nationale fragmentée ?
- 14:54OuverteRéponse directe
Quel serait le candidat le plus simple à battre au second tour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:35Fait
« la tech et l'intelligence artificielle sont une course contre le temps et on ne peut pas se contenter en Europe de réglementer les technologies qui sont créées ailleurs »
- 7:03Promesse
« nous allons gagner cette élection présidentielle quelle que soit la personne que nous allons avoir au second tour »
- 15:36Chiffre
« Nous avons 3500 milliards d'euros de dettes »
- 16:18Chiffre
« En 2029, la totalité de l'impôt sur le revenu qui est prélevé en France ira aux intérêts de la dette »
- 25:22Chiffre
« un français sur deux qui paye l'impôt sur le revenu »
- 26:06Chiffre
« le premier emploi significatif en France, c'est 27 ans, c'est 23 ans en Allemagne »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Welcome back everyone. So we had a very spirited conversation this morning.
France dublement national.
Monsieur Barda, merci beaucoup d'être avec nous. Écoutez, vous défendez une Europe, votre invitation, vous défendez euh voilà, appuyez là-dessus. Parfait. Vous défendez une Europe des nations plutôt qu'une intégration européenne toujours plus poussée. Jusqu'où êtes-vous prêt à aller dans le partage de souveraineté avec les institutions européennes ? Et où placez-vous la ligne rouge ? J'ai combien de temps pour vous répondre ? 2 minutes. Je vais essayer de faire vite. Euh, mesdames et messieurs, bonjour à tous. Je suis ravi d'être d'être ici et de pouvoir répondre à à vos questions et essayer de vous éclairer sur le projet que nous portons pour pour la France, pour notre vision de de l'Europe et et les défis qui attendent notre pays, notre continent et
évidemment qui attendent la France. Euh vous m'interrogez sur la vision que nous avons des institutions européennes. Vous savez que nous avons été et que nous sommes depuis très longtemps extrêmement critique du fonctionnement de l'Union européenne, non pas par principe, même si nous sommes des souverainistes de de cœur et de raison, mais parce que l'Union européenne aujourd'hui n'est plus euh dans les politiques qu'elle conduit dans le bon tempo mondial. Euh l'Europe euh est encerclée euh de grandes puissances euh à l'ouest les États-Unis d'Amérique qui encore plus sous la présidence de Donald Trump
ont fait le choix de se reconcentrer euh sur la défense exclusive de leurs intérêts, de se désengager d'un certain nombre de chantiers mondiaux, de s'engager dans dans d'autres. Mais en tout cas, nous avons à l'ouest les États-Unis d'Amérique qui euh nous placent euh sous une vassalisation technologique numérique que nous devons mesurer et prendre en compte à l'est de la Chine et qui nous place dans un dans une dépendance industrielle, commerciale et économique majeure. et puis le sud global euh dont la démographie qui est peut-être d'ailleurs la seule science exacte fait peser un risque euh majeur à
la fois pour notre je dirais la sécurité notamment migratoire de l'Europe mais qui impose des réflexions nouvelles et des défis nouveaux sur lequels nous regardons le sud le sud global et face à ça c'est vrai qu'on a un peu le sentiment que l'Europe est encerclée et n'apporte pas les bonnes réponses. Nous sommes enfermés dans une naïveté commerciale depuis des années dans des dogmes qui m'apparaissent totalement dépassés. La mondialisation heureuse, l'ouverture totale des frontières, la croyance dans je dirais la la concurrence libre et non faussée. Et nous avons besoin aujourd'hui d'une Europe qui loin d'accompagner la décroissance comme c'est le cas se focalise sur les grands défis du 21e siècle. Donc moi, je ne suis pas pour sortir de l'Union européenne, je suis pour tout changer
sans rien détruire. Je suis pour arrêter avec la décroissance et nous sommes tellement attachés à la civilisation européenne que nous voulons deux formes d'Europe. Une Europe de la croissance et une Europe des frontières. Une Europe de la croissance qui arrête avec le Green Deal, qui encourage par la simplification normative et par le patriotisme économique la création, l'industrie, l'entrepreneuriat, l'investissement dans les pays de l'Union européenne. Et nous sommes aussi pour une Europe qui est capable de se protéger sur le plan migratoire. et de d'assurer la sécurité des Européens. Donc si demain nous arrivons à la tête de notre pays et je je j'essaierai de ramasser ma pensée en en ces quelques mots, nous irons devant les institutions européennes pour
négocier avec ell comme a pu le faire Georgia Melony en Italie et pour exiger que la France puisse faire davantage de patriotisme économique, puisse retrouver un prix français de l'électricité parce que vous savez que grâce au nucléaires, la France devrait pouvoir bénéficier de l'une des énergies les plus décarb les moins chères et les plus abondantes d'Europe. Et donc nous souhaitons que la France redevienne un paradis énergétique. Les pays d'Europe de l'Est ont de la compétitivité grâce à un faible niveau des charges et un faible niveau des salaires. Il faut que les pays de l'Ouest de l'Europe puissent aussi bénéficier et tirer profit pleinement de leur leur atout. Et puis nous allons exiger aussi et et ça sera la première action de notre gouvernement si nous gagnons les élections au
printemps que nous puissions engager une simplification massive euh de l'économie en se débarrassant des normes euh outrancières aujourd'hui du Green Deal qui euh ne sont pas habités d'un projet de croissance et d'indépendance de l'Europe mais profondément d'un projet de décroissance. Donc il faut renouer avec le principe de neutralité technologique et considérer que l'avenir des Européens ne doit plus être entre les mains de la Chine et de l'Europe, mais bien entre les mains de nos États et de nos entrepreneurs. Sur la régulation de la tech, êtes-vous plus proche des des idées plus laxistes de Donald Trump ou des positions plus prudentes défendues en Europe ? Écoutez, la tech et l'intelligence artificielle sont une course contre le temps et on ne peut pas se contenter en Europe de
réglementer les technologies qui sont créées ailleurs. Les États-Unis créent des technologies, les Chinois euh les copient depuis très longtemps et les Européens se chargent de réglementer. On est les champions de la réglementation, les champions de la norme et on arrive même à réglementer des technologies qui n'ont même pas encore été créées. Donc je pense qu'il faut totalement rompre avec cette philosophie. La France, me semble-t-il, doit être moteur dans le déploiement de l'intelligence artificielle, d'abord en accueillant sur son sol le cloud européen et en sécurisant les données à la fois des Français, mais aussi des Européens et puis en en créant un écosystème qui soit favorable au déploiement de l'intelligence artificielle. Je vous rappelle que les les
la France est l'un des pays qui fournit au G femme beaucoup de ses grands ingénieurs en matière d'intelligence artificielle. Euh c'est un capital qu'on doit être capable euh d'exploiter et il faut que la France et l'Europe cessent euh de maltraiter ses savants, de maltraiter ses chercheurs et de maltraiter ses entrepreneurs. Et en cela, le discours qui est porté par une partie de la gauche notamment en France sur la fiscalité des entreprises, sur le le remplacement du travail par le droit à la paresse est profondément nocif pour le déploiement de de l'intelligence artificielle, du travail. Donc nous nous sommes très engagés pour
réconcilier la France avec la croissance et avec la production. Si Marine Le Pen remporte l'élection présidentielle l'an prochain, envisagez-vous la constitution d'une grande alliance des droits des droites nationalistes en Europe et est-ce que Mélonie en ferait partie ? D'abord, moi j'ai beaucoup de de considération et de respect pour Georgia Méloni et pour la coalition qu'elle forme avec Matthéo Salvini notamment. Je crois que ce weekend est un weekend un petit peu particulier pour le peuple italien puisque c'est le le weekend où le gouvernement italien fait la plus grande longévité de toute l'histoire de la vie politique italienne pour un gouvernement. Georgia Méloni a été beaucoup critiquée et notamment par la
presse internationale qui n'a pas été tendre avec elle lors de sa campagne législative en en en 2022. Il se trouve que l'Italie a aujourd'hui retrouvé de la stabilité. L'Italie a retrouvé un leadership sur la scène internationale et et je pense au fond et c'est peut-être ce qui nous fait défaut en France que la première des politiques économiques pour les entrepreneurs, c'est d'abord la stabilité et la lisibilité. Et donc demain, naturellement, nous avons d'abord l'ambition de retrouver de la stabilité en France qui n'existe plus depuis la dissolution de l'Assemblée nationale par le président Macron en 2024. Mais l'ambition que nous portons, c'est évidemment de de de porter cet effort avec beaucoup de gouvernements en Europe, avec tous les partenaires de la
France. Et il est évident que aujourd'hui il y a beaucoup de gouvernements en Europe qui ne croient plus dans l'ouverture totale des frontières en matière migratoire, qui ne croit plus dans la politique de décroissance qui est imposée par la Commission européenne au travers de l'inflation normative et au travers du Green Deal qui appelle à en finir avec la naïveté commerciale. Et donc naturellement, si demain Marine Le Pen est est présidente de la République et je suis chef du gouvernement, nous travaillerons avec l'ensemble des gouvernements européens qui ont à cœur de refaire de l'Europe la grande puissance qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être et créer les conditions du retour de la prospérité dans dans nos pays. Donc naturellement, nous travaillerons avec
tous ceux qui partagent cette ambition. Je suis moi-même président du 3e groupe du Parlement européen, le premier groupe d'opposition et nous avons à cœur d'élargir notre notre alliance, de travailler aussi avec les conservateurs de CR ou la droite du PPE lorsque c'est nécessaire. et et je me permets d'attirer votre attention sur le fait que euh nous sommes en train d'obtenir depuis le début euh du nouveau mandat depuis 2024 et ces nouveaux équilibres qui sont dessinés au sein du Parlement européen, des résultats très concrets pour notamment l'omnibus réglementaire, la simplification de la CSRD, du devoir de vigilance et de toutes ces normes qui ont été votées et mis en œuvre par Ursula Van Derleen lors de son premier mandat et que nous avons obtenu il y a
quelques semaines au Parlement européen dans cette alliance des droites dans l'hémicycle. euh la réglementation la plus dure qui n'a jamais été mise en place au sein euh de l'Europe avec le règlement retour et qui permet là encore de faciliter les retours euh de gens qui se maintiennent illégalement et qui entrent illégalement dans les nations européennes. Alors, une élection régionale doit aussi se tenir ce weekend en Allemagne. Euh il y a quelques années, Marine Le Pen avait pris ses distances avec la FD après les propos d'un député de ce parti minimisant les crimes nazis. Aujourd'hui, envisagez-vous de renouer les liens entre le Rassemblement national et l'AFD ? ou êtes-vous idéologiquement trop différent ? Non, ce n'est pas prévu. Un certain nombre de désaccords que vous mentionnez
nous ont amené et je parle évidemment en mon nom et encore une fois chaque parti politique, quel que soit son pays, est libre de ses choix et de ses alliances. mais euh à prendre nos distances avec euh l'AFD. Euh je note que la la pression électorale de l'AFD en Allemagne a contribué à faire bouger les lignes au sein du gouvernement de de monsieur Mertz puisque l'Allemagne a rétabli il y a quelques mois des contrôles aux frontières et que les positions du chancelier du chancelier MERS que j'écoute avec intérêt parce que l'Allemagne est un partenaire important de la France à l'encontre du Green Deal et notamment des normes qui s'appliquent aujourd'hui
à l'industrie automobile et qui font que au fond dans quelques années, malheureusement si on continue sur ce cheminlà, il n'y aura plus une seule usine automobile en France et en Europe, qu'il n'y aura plus de rayonnement sur le secteur de l'aéronautique si on continue de mettre des boulets au pied de nos entrepreneurs, de nos industriels, de nos chefs d'entreprise, tout en laissant les importations chinoises qui qui ne respecte ni nos normes, ni nos standards déferlés sur le marché commun. Donc je pense que la pression électorale de l'AFD a poussé aussi le gouvernement de du Chancelier MERS à faire bouger les lignes. Maintenant, moi je respecte la
démocratie et encore une fois chaque peuple est souverain dans le choix de ces de ces dirigeants. Alors, quel que soit le résultat de l'élection présidentielle, il existe toujours un risque assez important que l'Assemblée nationale reste très fragmentée. Comment cherchez-vous chercherez-vous à constituer une majorité gouvernementale ? Vous savez qu'en France, nous avons un là aussi un mode de scrutin qui est extrêmement singulier. Dans beaucoup de pays d'Europe, c'est-à-dire la quasi totalité des pays de l'Union européenne, vous avez la proportionnelle aux élections législatives et donc un parti qui se retrouverait en tête d'une coalition à 25 % est en capacité de former un gouvernement. Bon euh en France depuis
quelques années, c'est un petit peu différent. Euh plus vous faites des voies et plus vous gagnez les élections, moi vous avez de de sièges et moi vous avez de de postes euh au gouvernement. C'est le paradoxe le paradoxe français euh qui j'espère sera corrigé par la prochaine élection présidentielle. Mais en France, l'élection présidentielle et l'élection législatives sont très liées. Généralement, elles se tiennent à à 5 ou 6 semaines d'intervalle. Et donc naturellement euh une victoire à l'élection présidentielle vous donne une impulsion pour les élections euh législative et et nous sommes un pays qui a une conception euh du pouvoir. On a hérité de euh de de siècle de de royauté de de l'empire d'une 5e
République qui est extrêmement euh verticale. Et donc les Français ont une conception très verticale du pouvoir. Naturellement, lorsque le président ou la présidente est élu, quelques semaines plus tard, il il y a une prime à celui qui a gagné l'élection. Estvo prêt à faire des alliances ? Euh oui, enfin moi je je je pense qu'on on ne gagne pas une élection qui plus est en France simplement avec son socle et avec son propre parti. Moi, je suis habité par l'idée du dépassement, du rassemblement. C'est l'ADN d'un second tour d'une élection présidentielle en France. Et donc naturellement, si nous sommes en capacité de former un gouvernement, je l'ai dit, nous irons aussi chercher des talents et des patriotes qui ne sont pas nécessairement membre du Rassemblement national. Il
m'est difficile de vous donner des noms euh mais euh nous avons lors des dernières élections législatives en France, vous le savez, euh créer une alliance historique avec la droite française, avec le Parti des Républicains qui siège au PPE au sein du au sein du Parlement européen avec Eric Sioti qui est aujourd'hui le maire de Nice, la 5e ville française. Et encore une fois, il faut savoir parfois mettre de côté ses sensibilités propres dans l'intérêt de la France et dans l'intérêt du pays. Je pense que l'espoir qu'on représente aujourd'hui pour la France aura évidemment des conséquences sur la politique européenne et ça on en est parfaitement conscient et on est parfaitement lucide sur le sujet. Alors sur les élections, quel serait le candidat plus simple le plus simple à
battre au deuxème tour ? Je je ne sais pas, je peux pas vous répondre à cette question. Euh personne n'est capable de prédire ce qu'il va se passer lors de l'élection présidentielle. Si vous me demandez mon avis, euh je vous répondrai que nous allons gagner cette élection présidentielle quelle que soit la personne que nous allons avoir au second tour. Et je pense que le véritable danger pour la France et les Français doivent en avoir conscience, ça n'est pas le changement, ça n'est pas l'alternance, c'est de continuer comme avant. Je veux dire, la situation de notre pays et la situation économique de la France est cataclysmique. Nous avons 3500 milliards d'euros de dettes. Nous sommes en train de perdre notre légitimité, notre crédibilité sur la scène européenne, mais aussi sur la
scène internationale. Nous empruntons aujourd'hui à des taux d'intérêt qui sont beaucoup plus élevés que l'Italie, que l'Espagne, que la Grèce et me semble-t-il que la Bulgarie. Et pendant très longtemps, lorsqu'on comparait le niveau de performance économique de la France, on s'appuyait sur le spread d'allemand. Comparaz toujours les taux d'intérêt français au taux d'intérêt allemand. Aujourd'hui, on a élargi la boucle parce que la France est dans une situation extrêmement difficile. Donc, on va devoir faire des efforts très importants pour stabiliser la dette. Et nous avons pris l'engagement de mettre en œuvre une règle d'or dans la Constitution, c'est-à-dire d'inscrire dans le marbre de la Constitution française l'interdiction à terme de présenter un budget déficitaire, un
budget de l'État déficitaire. Et donc nous allons devoir faire ce travail de réduction des gaspillages, de réduction de la mauvaise dépense publique parce qu'on est un pays qui vit au-dessus de ses moyens depuis 50 ans et le risque demain c'est que plus personne ne souhaite prêter à la France. Et je vous donne ce chiffre, pardon, j'en termine. En 2029, la totalité de l'impôt sur le revenu qui est prélevé en France ira aux intérêts de la dette. C'est vous dire l'urgence de la situation. Juste une dernière question, même si j'en ai plusieurs, mais ce spread est aussi en fait plus large depuis qu'on commence à avoir les élections en vue. Donc ce spread, on est à 7 mois des élections et en fait les investisseurs qui sont souvent ici ont peur de ce qu'ils vont voir. Donc est-ce qu'il y a
un problème de crédibilité ? de non de sur l'économie, non seulement sur votre parti, mais d'autres partis qui pourraient arriver au deuxème tour. Oui, je pense que la situation aujourd'hui incertaine de la France et en tout cas l'inquiétude sur ce que deviendra la France à l'issue de l'élection présidentielle euh est aujourd'hui partagée, elle est légitime et permettez-moi de vous dire qu'elle est d'abord partagée par les Français. Euh vous discutez avec n'importe quelle banque du coin de la rue en France, il va vous dire aujourd'hui l'état du crédit immobilier par exemple est cataclysmique. D'abord parce que les taux sont très élevés mais parce que les gens on on on sont inquiets de s'engager ne sachant pas ce qu'il va se passer à l'issue de l'élection présidentielle.
Donc euh moi ce que je veux dire c'est que nous avons parfaitement conscience euh de euh du déficit de confiance qui existe aujourd'hui entre la France et et ses potentiels créanciers, y compris avec ses créanciers actuels. Moi, je veux dire que l'économie c'est d'abord une relation de confiance et que euh durant cette élection présidentielle, il faudra faire des choix et les Français devront choisir entre ceux qui continuent qui proposent de continuer euh de dépenser sans compter, de continuer à dépenser l'argent public tout et n'importe comment, de continuer l'hystérie fiscale et l'hystérie normative qui s'applique sur l'entreprise parce que on regarde souvent l'État en disant l'État va devoir faire des efforts. Bien sûr, l'État va devoir réduire sa mauvaise
dépense publique et nous allons présenter dans les prochains jours un plan de réduction de 125 milliards d'euros de la mauvaise dépense publique et des mauvaises dépenses sociales. Mais la dette française comme toutes les dettes et le déficit de la France est aussi calculé sur le PIB et sur la richesse. Et donc lorsque vous avez de la croissance tout est beaucoup plus soutenable. Et donc on a besoin de ce choc de compétitivité pour relancer la croissance, pour relancer le PIB et pour recréer tout simplement des cotisations supplémentaires qui viendront permettre à la France de repartir de l'avant. Vous savez, on est un grand pays, on a des atouts considérables et si vous regardez l'histoire de France, nous n'avons eu de cesse que de passer du déclin à la grandeur. Et donc la situation
extrêmement difficile dans laquelle nous sommes est à mon sens une situation temporaire et la France a tous les atouts et a tous les talents pour repartir. J'ai énormément de questions de la salle. Mais la vraiment la dernière question parmi toutes les critiques que vous avez faites à Emmanuel Macron, quelle est précisément la politique que vous a paru la plus problématique ? Et à l'inverse, pouvez-vous me citer une bonne chose qui a fait ? Euh ben d'abord pour être crédible lorsqu'on dresse euh portrait de ces ou le bilan de ces opposants, il faut toujours essayer d'être juste. Euh Emmanuel Macron a et je vais commencer par le négatif, euh c'était présenté comme la presse qui lui était favorable disait de lui qu'il était le mozzard de
la finance. Bon euh il a surtout été le mozzard de de la faillite de la dette probablement le plus grand reproche que je lui fais est d'avoir considérablement affaibli la France en affaiblissant l'économie française par euh un prix de l'électricité qui ne correspond pas à notre coût de production et qui a eu évidemment des conséquences sur les factures de nos entrepreneurs. C'est d'avoir laissé filer la dette. euh c'est d'avoir accru la pression normative et l'augmentation des règlements des normes de la paperace qui pètent sur le monde économique parce que cette dette supplémentaire qu'il euh apporté et et dans laquelle il a placé notre pays en fait c'est de l'impôt différé sur les prochaines générations. Et cette dette, ce sont nos enfants et nos futurs enfants qui la paiont.
Et un trait positif, bah il faut que je vous en trouve un parce que sinon je ne serai pas je seraiis pas crédible. Non, mais je pense qu'il a porté une réforme de de l'apprentissage et un soutien aux filières professionnelles lors du premier mandat qui allait dans le bon sens. C'estd que en France, on considère depuis mais qui ne va pas assez loin mais en France, on considère depuis très longtemps que le destin de tous les jeunes français est d'aller faire des études de sociologie à l'université. Bon, considérant qu'on a plus besoin d'ingénieur, qu'on a plus besoin d'électricien, qu'on a plus besoin de pompiers, qu'on a plus besoin de travailleurs manuels, je pense que c'est une grave erreur et je pense que le luxe de pays comme l'Allemagne ou
comme la Suisse est précisément d'avoir réussi à conserver euh ce goût pour les filières industrielles, pour les filières professionnelles. Et il faut qu'on renoue avec cette ambition parce qu'elle est très importante et que moi je ne crois pas une économie qui est uniquement basée sur les services. Je pense qu'on a besoin de fabriquer des voitures. Je pense qu'on a besoin d'une autonomie alimentaire. Je pense qu'on a besoin de pépite dans les nouvelles technologies, dans l'intelligence artificielle. Je pense qu'on a besoin de soutenir massivement notre secteur de la défense qui doit être là aussi pour contribuer à l'effort de réarmement des nations européennes pour se prémunir aussi du des incertitudes américaines qui pèsent sur l'OTAN et sur la défense
des nations européennes. Donc euh une grande partie de son action, je je j'en suis extrêmement critique et si je devais lui donner un bon point peut-être sur l'apprentissage au premier mandat, mais je crois qu'il n'est pas assez qu'il n'est pas allé assez loin. Merci Jordan B. Première question de la salle Henric Oolette. Merci beaucoup. Vous avez touché un point très important qui est le point de la démographie. Vous avez dit que la démographie est une science exacte. Vous avez aussi cité George Meloni, le gouvernement italien. Euh je voudrais vous poser une question sur les retraites. En Italie, on a eu le gouvernement de Mario Monti qui a sauvé les finances italiennes grâce à une réforme des retraites que l'actuel les
partis de l'actuelle majorité avaient promis qu'il aurait changé en revenant en arrière. Euh rien n'a été changé parce que évidemment c'est la démographie qui impose une réforme comme celle que heureusement on a. votre parti et Marine Le Pen a promis bataille contre les réformes des retraites que l'actuelle majorité en France a mené et en promettant de revenir en arrière. Est-ce que si vous serez premier ministre, vous allez proposer un retour à 60 ans de l'âge de la retraite comme on a écouté dire dans les derniers temps ? Merci beaucoup. Merci monsieur pour votre question. La
question des retraites est centrale puisque la France pour vous donner un un aperçu un/ers de la dépense publique française ce sont des dépenses sociales. Bon le système français des retraites est un petit peu particulier. On reproche souvent à la France d'avoir un âge de départ légal qui est un petit peu plus faible que tous les autres pays européens. C'est très vrai. Mais je me dois de nuancer. Nous avons un taux de cotisation retraite qui est un peu plus important. On est à 21 points en moyenne dans l'Union européenne, on est à 28 me semble-t-il ou 29 en France. Donc nous, on a un taux de cotisation qui est très important sur les retraites. Maintenant, ce qui est certain, c'est que c'est la démographie qui fait l'histoire. Il y avait en France il y a 50 ans quatre
actifs, quatre cotisants pour un retraité. On est aujourd'hui 1,7 cotisants, 1,7 actifs pour un retraité. Donc le système en l'état actuel des choses, il n'est pas soutenable. À partir de ce constat, vous avez deux solutions. La première, c'est de demander aux gens qui travaillent de travailler un peu plus longtemps, de fournir un effort supplémentaire. Qu'on soit extrêmement clair, ceux qui vous disent que décaler l'âge de départ à la retraite, nous 62 ans, pas 60 ans, d'un an ou de 60 ans, c'est pour les carrières longues, d'un an ou deux résoudra, c'est totalement faux. Ça repoussera le problème de 3 4 ans mais ça ne résoudra pas de manière structurelle le problème du déficit du
système des retraites en France. Donc soit vous demandez aux gens qui travaillent déjà et qui sont des gens sur qui pèsent déjà le gros des efforts qui sont demandés en terme d'impôts. Il y a que un français sur deux qui paye l'impôt sur le revenu. Donc soit vous demandez aux gens qui travaillent un effort supplémentaire soit et c'est l'hypothèse que nous nous souhaitons privilégier vous augmenter la quantité de travail. Nous avons en France un taux d'emploi qui est de 69 % contre 76 % dans la moyenne de l'Union européenne. Le problème de la France vient du fait que euh les gens qui travaillent ont le sentiment de porter sur leurs épaules les efforts de tout le monde. Et donc il faut limiter la générosité, les
abus du modèle social français parce que aujourd'hui ceux qui travaillent, je l'ai dit, sont ceux sur qui systématiquement pèsent les efforts. Donc nous ce que nous disons c'est que de toute manière si on veut résoudre le système le déficit du système des retraite, il faut relancer la croissance et il faut augmenter le nombre de cotisations. Donc nous nous proposons euh deux mesures. D'abord, c'est de porter la durée de cotisation jusqu'à 42 ans. Aujourd'hui, la moyenne de cotisation est autour de 39 ans en moyenne dans tout au long de la tout au long de la carrière, c'est de faire en sorte que les jeunes puissent rentrer plus tôt sur le marché du travail parce que aujourd'hui, rendez-vous compte, le premier emploi significatif en France, c'est 27 ans, c'est 23 ans en Allemagne,
c'est 4 années de main d'œuvre en moins pour les entreprises, c'est 4 années de création de richesse en moins et c'est surtout 4 années de cotisation en moins dans le système des retraites. Donc on souhaite, je l'ai évoqué il y a quelques minutes, sortir du collège unique qui pousse tout le monde vers les filières générales et faire en sorte que dès le collège on puisse mieux orienter pour que on ait plus de jeunes qui choisissent les filières professionnelles et qui aujourd'hui se privent de le faire parce que les filières professionnelles ont été dévalorisées et puissent rentrer plus tôt sur le marché du travail. Et deuxièmement, les seniors sortent trop tôt du marché du travail. Il faut être honnête parce que ils sont aussi poussés dehors par les chefs d'entreprise. Et
nous ce que nous nous allons proposer, c'est que si vous conservez, je crois que des pays comme l'Allemagne le font, si vous conservez dans l'entreprise des gens qui arrivent à la retraite et qui souhaitent continuer à travailler, il n'y a plus de cotisation sociale. C'est un gain de pouvoir d'achat immédiat pour la personne qui va arriver en retraite et qui va continuer à travailler. Mais ça répond aussi au niveau habissal des charges des chefs d'entreprise et ça les incite en fait à garder des seniors quelques années supplémentaires plutôt que de les sortir plus tôt. Et je pense enfin qu'il faut développer la capitalisation. C'est que la France il y a pas au fond une grande démocratie avec un système par répartition déficitaire qui n'a pas développé la
capitalisation. Donc nous on souhaite permettre le développement de la capitalisation tout au long de la vie. Vous savez que nous avons en France l'un des taux d'épargne, l'un des plus élevés de toutes les économies développées et cette épargne est très mal rémunérée. Donc nous souhaitons mettre en place un fond souverain qui rémunère un peu mieux que les livrets réglementés. Vous me direz, c'est pas très compliqué. Et qui puisse permettre aux Français qu'il le souhaitent d'assurer un meilleur revenu à la retraite et de pouvoir capitaliser tout au long de leur vie en fléchant davantage euh le leur épargne couvert d'une meilleure rémunération. vers l'économie réelle. Il y a beaucoup de grands pays qui ont mis en place un fond souverain et ça doit permettre de
répondre aussi en besoins en en capitaux parce que aujourd'hui la France c'est le c'est le capitalisme sans les capitaux. Donc il faut que les Français qui le souhaitent puissent mieux flécher leur argent vers l'économie réelle, vers les TPE PME, vers la réindustrialisation, vers la tech ou vers l'intelligence artificielle. Donc nous ce qu'on souhaite faire sur 5 ans parce que les réformes des retraites qui sont menées depuis des années ne fonctionnent pas. le système n'est pas soutenable. Donc il faut augmenter la quantité de travail disponible pour qu'il y ait plus de gens qui cotisent et il faut surtout recréer les conditions de la richesse et de la croissance pour qu'il y ait plus de de cotisations qui rentrent dans les caisses de l'État. Mais repousser d'un
an ou de l'âge de départ légal reportera le problème à 3 ans. Or, je pense que là l'enjeu pour nous c'est pas de repousser le problème, c'est de le régler. Merci. J'ai 4 minutes et 25 questions. Donc on va prendre les prochaines rapides. Ouais, il y en a plein. Tout le monde voulait poser une question. La première question de Mario Monty, on va prendre plusieurs questions et puis après vous répondrez un petit peu tout en même temps. Mario Mti. Merci monsieur Bardella. Bonjour monsieur Mi. Si l'on imagine une Union européenne avec ces trois États membres clés, la France, l'Allemagne et l'Italie avec des gouvernements souverainistes et disons le vôtre en France le
gouvernement de droite peut-être enrichi par la présence ou l'impulsion de monsieur Vanci en Italie et AFD en Allemagne. Euh on a une confusion totale concernant quelle pourrait être la politique budgétaire et financière au niveau de l'Union européenne parce que chez vous et vous venez en partie de toucher à ce point-là, on sait jusqu'ici les positions peuvent changer que euh madame Le Pin est contre le retour euh à 62 ans. mais elle euh prévoira dans son euh programme présidentiel une règle d'or sur le déficit public euh et le déficit maximal serait de 3 %. Euh en Italie, peut-être on entendra votre collègue souverainiste dans quelques minutes. Il n'y a pas normalement une grande sympathie pour une discipline financière poussée. Et alors AFD, vous les connaissez mieux que moi, ils sont d'ailleurs, ils sont nés sur la
base du refusirement de l'euro parce que des pays moins virtueux pourraient y faire partie. Et donc, pourriez-vous commencer à esquisser les discussions autour de cette table dans cette hypothèse là ? Alors vous m'attendez de Pauloor puis après j'ai Enrique et et voilà et une dernière question, j'en prends quatre au total. Bon merci. Bonjour. Bonjour. Ouais. Et avec le président Macron, l'attitude de la France euh a été très claire sur le soutien politique, économique et militaire à l'Ukraine. Euh est-ce que euh ce genre de soutien euh va changer dans le cas où madame Le Pen gagnerait les élections ? Merci la juste au fond là. Oui, je vous préviens, il va me falloir une demi-heure pour répondre après. Ouais, mais il faudra faire vite comme une règle d'or. J'ai besoin de Ouais. Euh, je suis Anarie Chère. Merci beaucoup pour votre présentation. Euh, qu'est-ce que vous pensez du Mistral et du partenariat franco-indien sur la souverainité numérique et et de IA ? AI. Merci. Et finalement, dernière question de Giovanni.
Oui, je sais. Vous en aurez quatre. déficit Golden Power AI est la dernière. Oui, merci beaucoup. Sur la dimension du budget européen en future et aussi la possibilité d'utiliser le siège permanent dans le Conseil de sécurité des Nations- Unies. on nomme que la France maintenant euh à disposition euh pour renforcer la position de l'Europe au niveau des Nations Unies. Merci. Voilà, commencer. Bon, il va me falloir un petit peu de temps là. Euh cour. Très bien. Euh monsieur Monti, vous avez mentionné deux choses. Le le la politique financière qu'on adopterait vis-à-vis de de l'Union européenne et je pense que ça rejoint la question qui m'a été posée sur le prochain euh budget budget européen et sur la la règle d'or. D'abord sur le budget européen, euh nous nous sommes euh viscéralement opposés à une augmentation du budget de l'Union européenne pour une raison très simple, c'est que à l'heure où on demande à tous les gouvernements et en particulier aux Français de faire des efforts sur ces
dépenses de fonctionnement, on peut pas augmenter le budget des administrations publiques de cette façon parce que ce qui est proposé avec le Le prochain cas financier pluriannuel que nous avons discuté au Parlement européen, c'est une augmentation de 40 % des coûts de fonctionnement avec des choses dont on pourrait par exemple se passer. C'est-à-dire, je suis pas certain que d'expliquer au à nos citoyens dans la période actuelle qu'on va augmenter par exemple de 50 % le budget jet privé des commissaires européens, je suis pas certain que ça aide à faire apprécier l'Union européenne par les les Français et par et par les peuples. Nous, ce que nous souhaitons faire, c'est demander aussi des efforts financiers à l'Union européenne dans ces dépenses de fonctionnement notamment. Et nous
souhaitons et et et là je je ne prends personne à je dirais en en traite parce que pour le coup on l'annonce et et et j'ai eu l'occasion d'en parler avec l'ambassadeur d'Allemagne à Paris il y a quelques il y a quelques mois. Nous souhaitons baisser la contribution française au pot commun de l'Union européenne. Pourquoi ? Parce que d'autres grands pays au sein de l'Union européenne ont fait de même. L'Allemagne a obtenu un rabet sur sa contribution. Les Pays-Bas ont obtenu un rabet sur leur contribution. Il me semble que la Suède aussi a obtenu un rabet sur sa contribution. Donc nous souhaitons que la France obtienne un rabet sur sa contribution au budget de l'Union européenne précisément pour réinjecter cet argent dans l'économie française, soit par des baisses d'impôts, soit par
des mécanismes de soutien par exemple à nos agriculteurs qui sont quand même assez maltraités par les accords de les accords de libre échange. Euh donc ça c'est la réponse sur le budget le budget européen. Effectivement, nous défendons une règle d'or euh c'est-à-dire le retour en France à une discipline budgétaire. ça va sans doute faire plaisir euh à nos voisins à nos voisins allemands, mais il faut qu'on revienne à la raison sur la question budgétaire. Et donc nous allons euh proposer euh dans le premier euh dès le premier budget d'ailleurs l'an prochain si nous gagnons, un plan d'économie qui naturellement n'aura pas sur intégralement sur la première année, mais de 125 milliards d'euros euh dans la dans un premier temps, avec des réductions de dépenses de fonctionnement
de l'État, avec une limitation des abus du modèle social français, avec euh l'arrêt de la prise en charge de l'immigration et des 20 milliards d'euros de contribution. euh pour les prestations sociales non contributives pour les étrangers, une réduction de la contribution de la France au budget de de l'Union européenne, l'arrêt des subventions aux éoliennes et aux panneaux solaires chinois alors que nous devons développer massivement notre électricité nucléaire et nous ferons évidemment des épenses des économies aussi dans les dépenses de fonctionnement qui sont liées au au aux agences d'État, aux opérateurs publics dont personne en France ne connaît l'existence et qui représente un coût considérable pour les finances. euh publique. Euh euh je je je finis sur
l'économie et ensuite j'arrive sur la politique étrangère pour parler de de Mistral. Euh nous sommes conscients que Mistral est une pépite française et nous devons créer les conditions du développement des pépites françaises, du développement de l'écosystème des des start-ups. Et donc il est un motif de fierté pour nous que de voir Mistral conclure des accords avec des partenaires de la France comme l'Inde qui est un grand pays avec qui nous échangeons notamment du matériel de nous exportons du matériel de de défense. Et et je vais vous dire, je pense que l'ambition que nous portons qui consiste à refaire de la France un paradis énergétique, c'est-à-dire d'avoir une électricité pas chère décarboné accessible à 50 ou 55 € le MW est en fait un un un outil de compétitivité
massif pour déployer l'intelligence artificielle et pour accompagner des pépites comme Mistral. Quand vous discutez avec des patrons de la de la tech ou avec des gens qui investissent dans la tech en France, ils vous disent "Au fond, nous on se débrouille très bien tout seul. On a simplement besoin de moins de normes et d'un environnement réglementaire qui ne nous contraigne pas avant même que nous ayons développé nos propres technologie euh et surtout d'une électricité et d'un carburant en c'est d'une électricité pas chère, abondante qui puisse nous permettre de gagner en compétitivité euh dans un pays comme la France. 20 secondes. Bah 20 secondes sur l'Ukraine. Après vous allez me reprocher d'avoir ballié le balayer le sujet. D'abord qu'on soit extrêmement clair et
et là je vais mettre aussi clarifier ce qui doit être clarifié si parce que je sais que parfois il y a des caricatures qui sont faites à à l'étranger. Nous soutenons l'Ukraine et nous continuerons de soutenir l'Ukraine. Mais ce que je dis c'est que l'objectif qui doit nous habiter ne doit pas être de financer la guerre advitam eternam. Cette guerre a fait beaucoup trop de morts, beaucoup trop de victimes et nous devons maintenant chercher les conditions de la paix, chercher les conditions du cesser le feu et de garanties de sécurité qui puisse permettre à l'Ukraine d'assurer la sécurité de ces frontières. On a proposé par exemple que soit installé une zone grise dans lequel ne soit pas déployé des soldats des nations européennes mais dans lequel on puisse installer par
exemple des casques bleus des Nations unies qui nécessitent évidemment l'aval de la de la Russie au Conseil de sécurité de de l'ONU. Mais je pense que l'urgence est d'abord de mettre les occidentaux autour de la table et je crois que c'est aussi la position du gouvernement euh euh méloni et de commencer à se mettre d'abord d'accord avec les Américains pour que les occident faux puissent arriver à la table des négociations avec une position euh unie. Mais le fait de de donner de l'argent que nous n'avons plus, parce que je veux dire, quand on a 3500 milliards d'euros de dette, j'aimerais qu'on puisse euh aider tout le monde. Mais la situation extrêmement grave et préoccupante des finances publiques françaises fait que on ne peut pas donner de l'argent sans aucune garantie
ni sans sans sans sans la sûreté que cet argent sera remboursé à jour. Je veux dire, les Américains ont été beaucoup plus intelligents et beaucoup plus fin que nous comme d'habitude parce que le l'argent qu'ils ont donné à l'Ukraine est gagé sur l'exploitation des terres rares. Et donc on ne peut pas donner de l'argent sans contrepartie. On ne peut pas accorder de l'argent à un à à un pays ou du matériel de défense à un pays sans exiger au moins la préférence européenne dans les achats de défense. Parce que je vous rappelle que depuis 2022, 80 % de l'augmentation des budgets qui a été mise en œuvre au service de l'Ukraine dans les nations européennes l'a été au profit de sociétés extraeuréennes et notamment au profit des Américains. Donc la France, je l'ai dit, a une base industrielle et
technologique de défense exceptionnelle, remarquable et d'une très grande qualité. Et la moindre des choses quand on fournit de l'aide à un pays, c'est que ce soit aussi euh euh garanti sur les intérêts qui sont les nôtres et sur l'intérêt de de notre pays. Donc euh puis je vais vous dire le meilleur moyen de soutenir l'Ukraine aussi, c'est d'arrêter la guerre à Ormouse. Parce que le premier bénéficiaire de cette guerre d'enlisement qui est en place depuis plusieurs mois en Iran, c'est la Russie qui par les exportations de de pétrole voit ses rentrées de cash considérablement augmenter. Donc le premier service qu'on peut rendre à l'Ukraine, c'est de stabiliser la
situation dans le D3 d'Ormouse. sur le conseil de sécurité, nous sommes attachés naturellement au siège de du de la France, au Conseil de sécurité de l'ONU. Je pense que c'est ce qui garantit aussi à la France sa liberté, sa puissance, son indépendance, mais aussi son rayonnement partout dans le monde parce qu'on est le seul pays européen à pouvoir aussi rayonner sur le plan géostratégique dans l'Indo- Pacifique et une zone majeure où se concentre la moitié de la population mondiale par la présence notamment de nos de nos sous-marins et de nos troupes françaises dans l'océan Indien, mais aussi dans le Pacifique à travers la la Calédonie. Mais je vais vous dire, l'ordre international aujourd'hui ne
correspond plus à la à la nouvelle donne géopolitique mondiale. Et je pense que un un quand vous avez face à vous un continent africain euh qui en 20 ans va passer d' 1 milliard 200 millions d'habitants à 2 milliards 500 millions d'habitants, on ne peut plus regarder le sud global comme on le regardait il y a 10 15 ou 20 ans. Et donc, il me semblerait légitime qu'un état africain puisse avoir demain un siège au conseil de sécurité de l'ONU. Jordan Bardela, merci beaucoup. Merci déjà. Merci. Non, non, merci à vous. Merci beaucoup.
Merci beaucoup et j'espère avoir été clair et avoir pu peut-être répondre aux différents points qui nous sont posés sur le projet que nous portons pour le pour la France. Merci. Merci à vous.
Jordan Bardella