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InterviewAurore Bergé· 27 novembre 2024 10 minComplaisantActualité / polémiqueSantéJusticeSolidarités & famille

Aurore Bergé sur RTL Matin - 25 novembre 2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous proposez d'inscrire dans la loi l'imprescriptibilité civile des viols commis sur les mineurs. Qu'est-ce que ça changerait concrètement ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Pour les victimes majeures, proposez-vous aussi de changer les règles de prescription ?

  • 4:01OuverteRéponse directe

    Le procès des viols de Masan et l'affaire Giselle Pellic révèlent-ils l'échec de notre politique sur les violences sexuelles ?

  • 6:01OuverteRéponse partielle

    Les mesures annoncées depuis des années suffisent-elles à protéger les victimes ?

  • 8:01OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui pourrait enfin réveiller notre société sur ces questions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:01Aurore BergéFait
    « une victime de violence sexuelle une victime de crime sexuelle quand ça a été commis sur elle quand elle était mineure ne pourra plus jamais entendre dire c'est trop tard »
  • 4:01Aurore BergéChiffre
    « statistiquement on connaît tous quelqu'un à qui c'est arrivé mais la statistique est encore plus terrible c'est que si on connaît quelqu'un qui a été victime c'est qu'on connaît sans doute aussi dans nos entourages professionnels familiaux sociaux des gens qui ont commis ces violences »
  • 6:01Aurore BergéChiffre
    « 122 femmes victimes de féminicide depuis le début de l'année »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Amandine begot et Thomas Soto il est 8h16 l'interview d'Amandine begot ce matin vous avez choisi Amandine de braquer les projecteurs sur cette indispensable journée de lutte contre les violences faites aux femmes alors vous avez choisi de recevoir la députée macroniste des Yvelines Aurore berger venue avec une proposition très concrète bonjour et bienvenue à vous bonjour bonjour berger je précise que vous avez été ministre de l'Égalité hommes-femm vous proposez donc d'inscrire dans la loi l'imprescriptibilité civile des viols commis sur les mineurs en clair d'en finir avec la prescription concrètement qu'est-ce que ça changerait concrètement ça veut dire que une victime de violence sexuelle une victime de crime sexuelle quand ça a été commis sur elle quand elle était mineure ne pourra plus jamais entendre dire c'est trop tard parce qu'aujourd'hui c'est ça c'est le coup prê qui tombe sur beaucoup de victimes les victimes elles parlent quand elles peuvent parler quand elles ont décidé de le faire quand elles ont la capacité à le faire et le fait d'entendre dire c'est trop tard donc il n'y aura pas d'accès possible à la justice est un coup près d'une violence inouie alors que les victimes elles-mêmes vous disent souvent nous on est condamné déjà à perpétuité par le simple fait d'avoir été victime de violence sexuelle l'imprescriptibilité civile pourquoi pas l'imprescribilité tout court c'est c'est hyper technique mais ça peut paraître technique mais c'est vrai que c'est un un débat juridique mais pas que juridique évidemment ce que demandent les victimes que moi j'ai pu rencontrer c'est encore une fois la possibilité d'avoir accès à la justice et l'espoir peut-être d'une réparation elles ne disent pas d'ailleurs je veux la garantie que cette réparation existe je veux la garantie d'une condamnation parce que personne ne pourrait la donner mais je veux au moins qu'un accès à la justice puisse exister et l'accès à la justice en matière civile c'est bien le cas et la possibilité même d'une réparation normalement c'est ce que permet justement le procès au civil procès pénal c'est différent c'est la société elle qui demande la condamnation d'un accusé c'est donc deux choses qui sont différentes et je crois que ce qui est important au-delà du débat juridique c'est de garantir que toutes les victimes mineures puissent un jour si elles le souhaitent si elles s'en sont capables encore une fois parce que c'est leur volonté qui doit être respecté avoir accès à la justice mais on pourrait se dire qu'un viol sur mineur est un crime suffisamment grave euh pour qu'il soit jugé même 30 40 ou 50 ans après lesff alors ce sera bien le cas il y aura cet accès si cette loi est adoptée on est déjà une centaine de cosignataires sur sur cette proposition de loi que je dépose aujourd'hui j'espère que ce sera bien plus large demain évidemment à l'Assemblée nationale pourquoi pas à l'unanimité je le souhaite en tout cas mais donc il y aura cet accès à la justice qui pourra exister encore une fois la violence aujourd'hui de s'entendre dire quand on a été victime d'inceste quand on a été victime de violence sexuelle d'un viol alors qu'on était mineur en fait c'est trop tard vous n'aviez qu'à vous signaler plusutôt est une violence supplémentaire qu'on impose à des victimes et je crois qu'il est temps d'y mettre un terme et ça c'est pour les personnes mineures au moment des des faits pour les victimes majeur est-ce qu'il y a besoin de changer les règles aujourd oui pour les victimes majeures c'est un autre mécanisme qu'on propose s'appelle la prescription GL ante pourquoi parce que malheureusement celui qui a commis un crime sexuel souvent récidive et donc l'idée c'est que la prescription parte de la dernière infraction qu' aura commise vous voyez bien que dans la plupart aujourd'hui des des affaires que l'on commente des affaires qui sont traduites en justice il y a pas eu une seule fois un crime qui a été perpétré il y a eu souvent plusieurs crimes de la même personne qui pose beaucoup de questions d'ailleurs sur la condamnation sur le fait cette condamnation sur la capacité à revenir dans la société sur les enjeux de santé publique évidemment mais là la prescription glissante garantira pour les victimes majeures que cet accès à la justice puisse se poursuivre vous évoquez à l'instant Aurore berger les affaires médiatiques il y a ce procès des viols de Masan avec les réquisitions qui débutent aujourd'hui on a tous bien sûr été bouleversé par cette affaire par Giselle pelic cette femme qui a été drogué pendant des années et des années par son mari qui la faisait violer pendant des par des inconnus est-ce que c'est l'échec de tous notre politique de notre société j'allais dire sur toutes ces questionsl depuis des années ce procès c'est un échec collectif ça c'est une certitude parce que en fait Maan ça contient en interne de ce procès la plupart de ce qu'on dénonce en fait sur la question des violences sexuelles déjà je pense que la violence sexuelle c'est quelque chose qui est tellement insoutenable pour nous en tant qu'être humain pour nous en tant que parents en tant que conjoint qu'on essaie de le mettre le plus à distance possible en se disant cette chose horrible à moi ne m'arrivera jamais ou elle ne ne peut pas arriver dans mon entourage immédiat sauf que la vérité sur les violences sexuelles c'est que malheureusement ça peut nous arriver on connaît tous quelqu'un dans notre entourage sans le savoir peut-être à qui c'est arrivé sttistiquement statistiquement on connaît tous quelqu'un à qui c'est arrivé mais la statistique est encore plus terrible c'est que si on connaît quelqu'un qui a été victime c'est qu'on connaît sans doute aussi dans nos entourages professionnels familiaux sociaux des gens qui ont commis ces violences et ça c'est tellement insupportable à entendre et même insupportable à dire ce matin micro qu'on veut en perm manence le tenir à distance il faut plus qu'on le tienne à distance ça veut pas dire qu'on va dire que chaque homme est quelqu'un qui serait violent par puissance violent par principe évidemment que non moi je tiens pas du tout ce discours là je pense qu'il faut au contraire embarquer toute la société dans un combat qu'il combat sur l'éradication de de ces violences là ça commence dès le plus jeune âge ça commence par l'éducation regardez tous les débats sans fin qu'on a sur l'éducation à la vie affective à l'école alors qu'en fait c'est déjà ça c'est apprendre le respect du corps de l'intégrité du corps le fait on a pas le droit de toucher évidemment à un enfant c'est la question du porno désolé d'aborder ce sujet-là mais aujourd'hui là encore on se dit nos enfants peuvent pas être concernés mais là aussi statistiquement pardg j'ai l'impression j'ai l'impression qu'on entend ça depuis des années des années il y a eu plein de mesures annoncées vous en avez annoncé les précédents les précédentes ministres l'ont l'ont fait aussi Michel Barnier va annoncer encore aujourd'hui une série de mesures alors ça tombe toujours à cette date là alors c'est c'est mieux que rien rien vous allez me dire mais donc permettre à chacune de pouvoir porter plainte dans tous les hôpitaux de France et certes c'est une vraie avancée parce que oui une victime elle a pas forcément envie d'aller au commissariat 24h 48h après un VI ou une agression et de répéter et de répéter on est d'accord mais pourtant le problème lui il est toujours là 122 femmes victimes de féminicide depuis le début de l'année c'est le chiffre du collectif n tout ça fait un décès tous les de jours c'està-dire qu'on prend mieux en charge les victimes ça je pense que tout le monde est d'accord mais les Contin continu alors on les accompagne mieux ça c'est une certitude on les accompagne mieux en matière de dépôt de plainte il y a une formation systématique police gendarmerie il y a des inter des intervenants sociaux aujourd'hui en police et en gendarmerie qui sont présents il y a en effet cette capacité plus simple à porter plainte on a déjà beaucoup cloche pour que ça continue mais parce que vous savez en Espagne parce qu'on parle souvent de l'Espagne il a fallu un drame un seul pour que toutes la société à un moment se dise ça me concerne aussi et nous on a le sentiment finalement que quel que soi finalement les responsables politiques quels que soient les lois qu'on a pu mettre en place qui en effet renforcent la protection des femmes les ordonnances de protection les la racelé antiraapprochement les téléphon grave danger à un moment on met encore trop ça à distance de nous individuellement c'est pas juste un problème de moyen parce que l'Espagne a mis beaucoup beaucoup d'argent en très peu temps 1 milliard en 5 ans quand vous regardez les moyens qui sont mis sur la question de l'hébergement d'urgence de la formation des policiers des gendarmes sur la question de la santé sur les droits reproductifs des femmes honnêtement il y a des moyens on peut toujours de demander plus moins et je comprends totalement les associations évidemment qui qui le font mais je crois que c'est d'abord un sujet culturel éducatif extraordinairement puissant je vous parlais de la question du porno pourquoi parce que là encore dans le procès de Masan c'est aussi ça qui ressort c'est que la plupart des coaccusés de ce procès on retrouve chez eux des images absolument insupportables désolé de le dire comme ça mais c'est pas le porno auquel on pouvait avoir parfois accès difficilement il y a 30 ans c'est des millions d'images auxquelles on a accès en quelques clics seulement avec de vraies femmes qui sont vraiment violé mais qu'est-ce qui pourrait réveiller aujourd'hui notre société quand on voit sincèrement tous ces débats régulièrement à l'Assemblée nationale et avant de vous recevoir je r regardais toutes vos interventions sur cette question là il a cette fois où vous étiez retrouvé au bord des larmes parce que quelqu'un vous accusit de faire de la récupe politique sur cette question là quand on voit ça on se dit for enfin sinincèrement c'est pas gagné quoi non c'est je crois que c'est un combat qui est jamais gagné parce qu'en fait à chaque fois que vous avez le S ent que ça y est et bien vous relâchez un peu la garde et en fait il faut jamais relâcher la garde sur ces questionsl parce qu'il y a des enjeux légaux législatifs qui doivent être corrigés moi j'en propose certains et d'autres en proposeront sans doute d'autres il y a des enjeux en effet de moyens à garantir et j'ai été ministre l'égalité entre les hommes et les femmes je sais qu'à chaque fois il faut se battre pour garantir que ce budget ne soit absolument pas touché et modifié et même qu' soit renforcé ça peut tout nous arriver c'est ça le message et même aux hommes vous dites ça peut arriver à vos femmes à vos filles à vos en fait ce que je dis c'est quelque chose très difficile à entendre ce matin c'est de dire qu'en effet il ne faut plus tenir ça à distance de nous parce que c'est dans la société et si on veut l'éradiquer de la société ça veut dire qu'il faut qu'on prenne toutes et tous notre part à ce combat pas encore une fois pour désigner du doigt ceux qui seraient les agresseurs potentiels mais pour se dire que ça nous concerne tous et donc on est une part de la solution et qu'encore une fois si après le procès de Masan après 51 hommes coaccusés qui sont des hommes affreusement ordinaires qui sont nos voisins qui sont des bons pères de famille qui ont toutes les professions si ça ça nous réveille pas collectivement si le courage de Giselle pellic ne nous réveille pas collectivement alors je sais pas ce qu'il faudra et j'espère sincèrement quand aura un avant après que là réellement ce sera le cas et qu'il y aura unanimité là-dessus merci beaucoup merci à vous