Meeting de l'Union populaire à Nîmes avec Danièle Obono et Éric Coquerel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 56 %Attaque 37 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:14InvitéChiffre
« l'Avenir en commun, le programme de la France insoumise porté par Jean-Luc Mélenchon en 2017, est arrivé à Nîmes en tête au premier tour avec, rappelez-vous bien, 24% de voix. »
- 5:29InvitéChiffre
« Tout ça devant Macron qui était à 21,3 et Marine Le Pen qui était à 21,5. Donc, on était bien devant quand même. »
- 5:54InvitéChiffre
« La palme a été au bureau de vote de Mas de Mingue avec 38% de votants pour Jean-Luc Mélenchon. Bravo ! »
- 22:24PrésentateurChiffre
« la fin des APL et ce petit geste qui n'avait l'air de rien, la réduction des APL. 5 euros, disaient les belles personnes. »
- 49:09InvitéChiffre
« les 10% de nos concitoyens les plus riches se sont un peu gavés. Ils ont, à eux seuls, gagné 25% des gains fiscaux. »
- 49:29InvitéChiffre
« Les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur fortune multipliée par 100% en 5 ans. »
- 49:42InvitéChiffre
« la pauvreté a explosé dans ce pays. Il se permet de nous dire non, non, il n'y a que 400 000 pauvres en plus. »
- 49:55InvitéChiffre
« En tout, il y en a plus de 10 500 000. Il y a 8 millions de personnes. »
- 50:55InvitéChiffre
« on peut récupérer assez facilement, avec une réforme fiscale, même pas radicale, environ 120 milliards d'euros. »
- 51:16InvitéChiffre
« on proposait d'embaucher 300 000 emplois jeunes, parce qu'il y a beaucoup de jeunes au chômage, qui pendant 5 ans toucheront le SMIC. »
- 51:56InvitéChiffre
« on fera aussi le fait d'embaucher 100 000 soignants immédiatement »
- 52:14InvitéChiffre
« un RSA pour tous à 1063 euros, c'est-à-dire le niveau du seuil de pauvreté. »
- 52:45InvitéChiffre
« SMIC à 1 400 euros net, donc 1 800 euros brut »
- 52:14InvitéFait
« C'est aussi le fait de bloquer les prix. C'est aussi le fait d'éradiquer la pauvreté immédiatement. »
- 52:20InvitéPromesse
« Ça passe par un RSA pour tous à 1063 euros, c'est-à-dire le niveau du seuil de pauvreté. »
- 52:40InvitéPromesse
« SMIC à 1 400 euros net, donc 1 800 euros brut »
- 55:12InvitéPromesse
« il ne doit pas y avoir plus de 20 élèves par classe »
- 55:21InvitéPromesse
« embaucher 190 000 personnes, enseignants, médecins scolaires, infirmiers, psychologues, etc. »
- 55:54InvitéPromesse
« 100% sécu, c'est notre projet »
- 57:15InvitéPromesse
« Il faut construire des logements sociaux. 200 000 par an, 1 million pendant le quinquennat »
- 58:13InvitéPromesse
« proposition-loi sur la légalisation du cannabis sous contrôle de l'État »
- 1:13:25InvitéFait
« Assez de la politique de ce président des riches qu'il dégage en 2022 »
- 1:40:02InvitéFait
« Nous, on ne veut pas des CRA, on veut des centres d'accueil dignes de ce nom »
- 1:42:11InvitéPromesse
« il faut régulariser toutes les travailleuses et les travailleurs sans papier »
- 1:42:52InvitéFait
« les Palestiniens ont droit à un pays, à un État, aux frontières sûres, reconnu avec Jérusalem pour capital partagé »
- 1:45:17InvitéFait
« une politique absolument délétère qui, au nom des politiques d'austérité, a cassé l'hôpital public, a cassé l'offre de santé dans ce pays. »
- 1:45:53InvitéChiffre
« Comment ça se fait que le pays de Pasteur n'ait pas été capable de produire un seul vaccin ? »
- 1:46:10InvitéPromesse
« Comment ça se fait que Sanofi, qui reçoit des aides publiques à n'en plus finir et qui délocalise tous ces chercheurs qui ferment ces unités, comment ça se fait que l'État n'ait pas nationalisé Sanofi pour aller vers un pôle public des médicaments ? »
- 1:47:47InvitéChiffre
« la plus mauvaise moyenne de personnes vaccinées au dessus de 80 ans en Europe. »
- 1:50:44PrésentateurPromesse
« C'est notre honneur de leur accorder sans condition un accueil digne. »
- 1:51:18PrésentateurFait
« Nous ne prenons d'ailleurs pas la plus grande partie de la part de solidarité dans le monde, ni en Europe. »
- 1:53:10PrésentateurFait
« ce qui se passe en Israël et en Palestine comme une forme d'apartheid, ce qui est aussi une caractérisation qui est aussi aujourd'hui reprise par des institutions de défense des droits humains comme Human Rights Watch »
- 1:53:40PrésentateurFait
« la France va être à la présidence de l'Union européenne pendant les six prochains mois. »
- 1:55:07PrésentateurFait
« il faut interroger les causes des migrations forcées et notre responsabilité économique des grands groupes, par exemple, comme des groupes Bolloré. »
- 1:58:11PrésentateurPromesse
« la déconsexualisation de l'allocation adulte handicapé, qui est demandée, c'est une mesure d'égalité, d'égalité femmes-hommes, c'est une mesure nécessaire qui ne coûte rien »
- 1:58:42PrésentateurPromesse
« Quand nous proposons le pôle public du médicament, c'est pour assurer une souveraineté. »
- 1:59:23PrésentateurPromesse
« Il faudrait qu'on ait un vaccin français »
- 1:59:41PrésentateurFait
« Un toit, c'est un droit, il faut le rappeler »
- 2:00:40PrésentateurFait
« La question du logement, la question de la rénovation, la question de l'énergie, ça a un coût tout ça. »
Temps de parole
- Invité46 %
- Présentateur34 %
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Je donne la parole à Joël pour commencer cette soirée. Bonsoir. Donc je suis Joël, militant associatif et militant de la France insoumise. Et avant que nous commence cette réunion publique avec Daniel Obono et Eric Coquerel qui sont ici, nous avons proposé à Madja de prendre la parole pour nous expliquer la situation dans les logements qui sont tout proches d'ici, tout proches du chemin bas d'Avignon à Nîmes.
La situation dans ces logements qui sont occupés depuis deux ans bientôt par une dizaine de familles sans logement qui ont avec l'aide d'un certain nombre d'associations et de militants occupé ces logements pour se loger provisoirement et qui aujourd'hui, malgré tous les efforts déployés pour qu'ils puissent avoir des nouveaux logements et qu'ils puissent avoir également des papiers et qu'ils puissent enfin travailler, sont menacés d'expulsion. Cette menace d'expulsion est aujourd'hui très concrète et peut être éminente. Mais je vais laisser la parole évidemment à Madja qui va expliquer ça en quelques minutes. Merci. Bonsoir. Je m'appelle Najia. Je suis mariée. J'ai cinq enfants.
Je suis en France depuis 2016. Aujourd'hui, je viens de présenter les familles du squat de l'arri-Pierre-Sémart. On est 11 familles, 25 enfants et sont tous scolarisés. On est à l'arri-Pierre-Sémart depuis 2019. Merci pour l'association DAL qui fait rentrer les familles. Aujourd'hui, on est dans l'ordre d'expulsion. On est dans la menace d'expulsion et on est trop, trop besoin de votre solidarité et votre soutien. Merci. Pour conclure et pour conclure, je dirais que si vous le souhaitez, vous pouvez vous adresser à Madja ou à moi-même à la fin de cette réunion.
Vous pouvez être inscrit sur une liste de personnes qui seront averties si l'ordre d'expulsion arrive pour venir leur porter soutien. Merci. Donc, rebonsoir à tous. On est vraiment on est on est ravis et on est émus. Enfin, moi, je suis ému en tout cas de vous voir si nombreux. On a rempli la salle de 100 places. Merci à tous ceux qui sont là. Je vois qu'il y a des amis de la France insoumise. Il y a aussi des amis d'autres obédiences. Il y a des associatifs. Il y a des personnes du quartier. Voilà. C'est un bon remerciement à tous les militants qui se sont activés pour que cette réunion puisse avoir lieu dans les meilleures conditions possibles. Donc, nous allons vous présenter.
Moi, je m'appelle Christine. Mon collègue Nicolas, nous allons vous présenter cette soirée. Et tout d'abord, nous sommes heureux au nom des groupes d'action France insoumise de Nîmes de vous adresser nos meilleurs voeux pour l'année 2022, en particulier un double voeu qui, je pense, nous réunit dans cette salle. Mettre fin à 5 ans, j'allais dire, d'emmerdements, de macronisme, pardon, 5 ans d'autoritarisme et d'une politique qui a aggravé les inégalités, favorisé la classe des nantis et multiplié les en... pour les autres. Mettre en place aussi un programme de rupture pour répondre aux urgences démocratiques, sociales et écologiques.
Oui, nous avons un programme de rupture, l'avenir en commun. Il est prometteur. Nous avons une extraordinaire équipe de campagne. C'est pas parce qu'ils sont là qu'on va leur dire, mais franchement, on les suit partout. Moi, je me rappelle les premiers amphis où j'étais allée. On avait rencontré Daniel et Caroline Fiat et on leur avait dit qu'on les suivait à l'Assemblée nationale jusqu'à 3, 4 heures du matin parce que c'était déjà 3, 4 heures du matin. Elle nous avait dit vous êtes complètement fou, mais on vous aime. Donc, on continue. On y est toujours, toujours à 2 heures du matin devant la télévision, malheureusement.
Et on est très content d'avoir cette équipe de campagne et un Parlement populaire sous la présidence d'Aurélie Trouvé, qui accueille ce Parlement plus de 200 personnes, toutes n'appartenant pas à la France insoumise, mais bien décidées à converger, à soutenir notre programme de gouvernement et surtout à rendre cette campagne élargie à un caractère populaire et mobilisateur. Pour rappel, l'Avenir en commun, le programme de la France insoumise porté par Jean-Luc Mélenchon en 2017, est arrivé à Nîmes en tête au premier tour avec, rappelez-vous bien, 24% de voix. On peut applaudir, je crois. Tout ça devant Macron qui était à 21,3 et Marine Le Pen qui était à 21,5.
Donc, on était bien devant quand même. Le taux de participation était alors de 70%. Le vote Mélenchon de tous nos quartiers populaires était à plus de 20%. Dans le quartier voisin, ici, il y a eu des très bons scores dans les bureaux de vote. La palme a été au bureau de vote de Mas de Mingue avec 38% de votants pour Jean-Luc Mélenchon. Bravo ! Il va falloir remettre ça au mois d'avril. On compte sur vous.
Bon, depuis, une certaine forme de déception, de découragement a saisi certains militants, certains habitants qui ont le sentiment, d'ailleurs justifié dans notre monarchie présidentielle, et ces jours-ci, on en a vu les mauvais côtés encore plus, que la seule élection qui vaille, c'est celle du président de la République. On ne nous parle que ça, du président de la République. Et ça a amené à une abstention record pour les législatives, puis les européennes, les départementales, les régionales. Ça a été très, très compliqué. Et en particulier dans les quartiers populaires qui n'ont pas senti, je pense, l'intérêt de la politique pour eux.
Et pourtant, la politique, elle s'intéresse beaucoup à eux et à nous tous. Nous connaissons la situation difficile du quartier où nous sommes ce soir, le chemin Bas-d'Avignon, mais aussi d'autres quartiers de Nîmes. Le centre-ville, le quartier Pissevin, Masse de Mingue, et puis même, je dirais, toute la ville de Nîmes, où on a des problèmes de pauvreté, on a des problèmes de logement, on a des problèmes d'insalubrité, on a des problèmes d'eau, puisqu'on sait bien que notre voirie est catastrophique. On a des problèmes de droit au séjour et de droit du citoyen. On a vu avec Magia à l'instant. On a des problèmes du haut trafic, au trafic de drogue.
Peut-être qu'Éric nous parlera des solutions qu'on pourrait proposer pour que l'insécurité ne soit en tout cas pas due à tous ces problèmes-là. Des problèmes de perte des services publics, ça, c'est valable pour beaucoup de Français, notamment ceux qui sont en milieu rural, mais aussi ceux qui sont dans les villes. On voit bien que les postes, les aides, les antennes de CAF, de trucs comme ça, il y en a de moins en moins. Voilà, un sentiment d'abandon par les pouvoirs publics est souvent exprimé lorsqu'on tracte, lorsqu'on va sur les marchés, quand on fait du porte-à-porte, qu'on rencontre les gens. On nous le dit souvent.
Et voilà, nous, militants, les filles, militants associatifs, on essaie d'être le plus près possible des gens, mais c'est pas non plus évident. Et puis on compte surtout sur les personnes pour venir aider aussi les militants politiques, parce que c'est pas à nous de vous dire ce qu'il faut faire, c'est aux gens de dire ce qu'ils veulent. Ça, c'est vraiment important que ça soit le peuple qui prenne la parole et pas que les politiques. Voilà, je pense que je vais donner la parole à Nicolas pour la suite. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Christine. Alors, Christine a déjà évoqué beaucoup de choses, donc je me ferai bref. On a tous très envie d'entendre nos intervenants.
La situation politique dans le pays est dramatique. On le sait, la casse sociale depuis cinq ans, Christine en a déjà parlé, je vais pas le répéter, la montée de l'extrême droite. Surtout, en plus, je profite qu'on ait Mme Obono et M. Coquerel ce soir qui ont été tous les deux personnellement touchés par la montée de l'extrême droite. Mme Obono qui a été insultée à travers une caricature raciste dans le journal Valeurs Actuelles. M. Coquerel qui a été agressé dans la rue par des militants d'extrême droite.
Donc j'aimerais sincèrement les remercier d'être ici, surtout qu'on est dans le Gard aujourd'hui, un des rares départements, un des rares départements qui compte en son sein, un député d'extrême droite qui est Gilbert Collard. Donc les enjeux évidemment de la présidentielle sont majeurs, vous le savez. L'abstention risque d'être dramatique, pas seulement du fait de la situation sanitaire, mais surtout de la situation politique, parce que dégoûter les gens de la politique, à la fin, il reste que les dégoûtants, comme diraient certains, vous l'avez déjà entendu.
Donc il faut redonner de l'espoir en la politique, il faut faire en sorte que les gens se réintéressent à la politique, parce que sinon c'est la politique qui s'occupera de vous et elle s'occupera mal. Elle s'occupera mal parce qu'elle va détruire vos services publics. Elle s'occupera mal parce qu'elle va détruire le lien social qui nous unit tous. Et ce qui compte pour nous tous, c'est d'avancer dans la même direction, de faire élire Jean-Luc Mélenchon, d'appliquer un programme de rupture qui soit pragmatique, parce qu'aujourd'hui, aujourd'hui, on nous dit vous êtes des utopistes.
Mais au vu des crises actuelles, démocratiques, sociales, écologiques, le vrai pragmatisme, c'est à la France insoumise et c'est l'Union populaire. Donc, simplement parce que le moment est important, on remercie évidemment nos deux députés de s'être déplacés ici ce soir, parce qu'ils mènent un travail incroyable à l'Assemblée nationale. On a énormément de chance d'avoir des lanceurs d'alerte qui ont un pied dans l'Assemblée, un pied dans les luttes, et qui nous informe tout le temps sur ce qui est en train d'arriver à notre pays, qui est toujours plus d'autoritarisme et de casse sociale. Donc, on est ravis de les accueillir.
Vous vous présenterez sans doute beaucoup mieux que je vais vous présenter, mais je vais quand même introduire cela, parce que ça me semble très important. L'une est élue à Paris. Elle est présidente de la Commission des Affaires européennes. Elle se revendique alter-mondialiste, anti-raciste, féministe. Elle est porteuse de nombreuses lois, notamment sur la garantie d'emploi, que je veux souligner ici ce soir.
Alors, notamment dans ce quartier, Éric Coquerel, qui est sixième député le plus actif en début de mandat, qui est membre de la Commission Finances à l'Assemblée nationale, qui a porté de nombreux projets de loi contre l'évasion fiscale et contre le dérèglement climatique, et qui a écrit un livre, d'ailleurs, il vous en parlera sans doute, sur la dette. Donc, merci énormément. Oui, alors, à la fin, évidemment, M. Coquerel pourra, évidemment, vous signer son livre. Il vous en parlera avec plaisir. Donc, merci d'accueillir avec vraiment beaucoup d'enthousiasme, comme ça nous caractérise tant, Mme Obono, M. Coquerel.
Bonsoir à tous et à toutes. Merci énormément au groupe d'action de la France Insoumise à Nîmes et aux alentours de nous avoir invités ce soir. Je suis très heureuse d'être ici, d'autant que je suis, on va dire, une enfant de la région. Je viens de Montpellier et j'ai de la famille à Saint-Ambrois, près d'Alès. Et donc, je passe régulièrement par le train pour le rendre visite toutes les vacances. Mais je n'ai jamais eu l'occasion de m'arrêter.
Et c'est avec plaisir, du coup, que cette campagne nous donne l'occasion de rencontrer, comme ça a été le cas pour moi cet après-midi, les habitants et habitantes, les associations, comme le collectif qui fait ce soutien aux familles sans logis, que j'ai pu aller rencontrer cet après-midi rue Pierre-Sémart.
Et puis, de venir à votre rencontre ici, dans un quartier populaire, pour échanger, discuter, pour favoriser la mobilisation citoyenne, qui est absolument cruciale, surtout après les jours que nous venons de passer, les jours et les nuits que nous avons passés à l'Assemblée nationale, pour s'opposer au pass sanitaire et au pass vaccinal, et s'opposer surtout à l'instrumentalisation sécuritaire de ce moment fondamental dans le débat politique, l'élection présidentielle.
On a un gouvernement qui a aujourd'hui tous les pouvoirs exorbitants pour décider d'établir des couvre-feux, des confinements dans les territoires d'outre-mer, jusqu'au 30 mars, c'est-à-dire pendant toute la période électorale. Une majorité qui a refusé d'acter le fait que tout le monde aurait la possibilité d'aller voter, de participer à l'élection, sans pass ou quoi que ce soit, ce qui est quand même des droits fondamentaux.
constitutionnel, et dont on ne sait même pas, aujourd'hui dans la période, s'ils seront respectés, et en collusion avec l'autre droite, il a été voté la possibilité de soumettre la participation à un meeting politique au pass sanitaire, ce qui n'a en vérité aucun fondement sanitaire. Il ne s'agit pas de protéger la population. Si le gouvernement voulait protéger la population, il installerait des purificateurs d'air dans tous les lieux recevant du public, comme nous le demandons depuis des mois, et le demandent d'ailleurs les associations de parents d'élèves et syndicats enseignants. Ils mettraient des capteurs de CO2.
Ils auraient depuis deux ans reconstruit l'hôpital, après tous les dégâts qu'ils ont faits depuis le début de mandat, et leurs prédécédeurs avant eux, ils auraient mis en œuvre toutes les propositions que nous leur avons faites depuis deux ans, parce que nous sommes des responsables, et face à la crise, nous avons contribué au débat avec un ensemble de propositions. Donc il ne s'agit pas de protéger la population. Il s'agit de tenter de la diviser. Il s'agit d'une politique de l'incurie et de la discorde.
L'incurie, c'est ce à quoi on assiste depuis deux ans, les mensonges à répétition, la contradiction, le « quoi qu'il en coûte » qui finit par se traduire par 5700 lits en moins dans les hôpitaux, qui finit par se traduire par le non-renouvellement pour tout un ensemble de personnel de la santé, des soignants, du médico-social, qui refusent, après des années d'interpellation sans avoir été écoutés, après l'extraordinaire investissement qui a été le leur depuis le début de la crise, qui ne reviennent pas, parce qu'elles et ils en ont assez, et ils ont raison d'en avoir assez. Voilà l'incurie.
L'incurie, c'est les 12 millions d'élèves de l'école au lycée qui ont été accueillis dans des conditions absolument inadmissibles, insupportables, absolument pas sécurisés lundi dernier. Et donc, pour masquer tout ça, le gouvernement fait le choix, assumer, répéter de la discorde des boucs émissaires. Alors il y en a eu beaucoup des boucs émissaires depuis cinq ans. Et là, c'est quand même le point d'orgue de considérer que la citoyenneté, les droits fondamentaux, ne sont plus fondamentaux parce qu'ils devraient être soumis à un statut, un statut vaccinal. C'est le summum de la remise en cause de principes fondamentaux, de piliers de notre République, de droits qui ont été acquis.
Et rappelons-le, ce n'est pas quelque chose de formel, de théorique. Ces droits démocratiques ont été acquis par des générations et des générations en lutte, par des gens qui sont morts pour le droit de vote, pour cet acte fondamental qui fait de nous, des citoyens, qu'il y ait un droit. Et les droits en République sont fondamentaux, contrairement à cette absolue stupidité d'Emmanuel Macron, qui va certainement transformer la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en déclaration des devoirs du citoyen. Ce qui dit quand même le caractère absolument réactionnaire au sens premier du terme de cette Macronie. C'est l'idée qu'avant tout, il y a des devoirs.
Et là, on change d'ordre politique, effectivement. On n'est plus en République. On n'est plus dans un système démocratique. On retourne au système féodal. On retourne dans un système où les individus n'ont pas des droits inalignables, ne sont pas des citoyens, mais sont des sujets. Mais ça va très bien par ailleurs avec la vision du monarque républicain, la vision d'Emmanuel Macron, qui se prend pour Jupiter et qui considère que les citoyens sont des gaulois réfractaires, des fainéants, des gens qui ne sont rien. Et aujourd'hui, montrer du doigt les personnes non vaccinées. Et donc, c'est un moment important.
Et être ici aujourd'hui, c'est aussi un acte qui s'inscrit dans ce combat démocratique pour dire « nous ne nous laisserons pas voler cette élection » par qui que ce soit. Et être ici, avoir ce débat et cet échange, c'est marquer notre résistance à cette réaction en marche depuis cinq ans. C'est le recul de nos droits qui arrive à un point assez extrême aujourd'hui. Mais ça fait cinq ans et nous, à l'Assemblée, en avons été les premiers témoins.
Quand les premiers textes que nous avons eus à étudier, avec du coup l'assistance à distance de tant d'entre vous qui avaient, je crois, découvert l'univers en même temps que nous de l'Assemblée nationale, les premiers textes ont été des textes sur l'état d'urgence antiterroriste, qui ont fait reculer, et ça c'est toutes les organisations de défense des droits humains, toutes au niveau national comme international, qui l'ont dit, l'état de droit a reculé en France, au point même qu'ils en sont arrivés à inscrire dans le droit commun l'état d'urgence.
Et ça, ce sont des choses concrètes, ce sont des politiques concrètes, ce sont la stigmatisation qui justifie, y compris ces politiques antiterroristes, d'une partie de la population, du fait de sa religion. On le sait, c'est quelque chose qui a trouvé son point culminant avec la loi dite contre le séparatisme, qui est une vaste fumisterie, qui est une loi contre les libertés associatives et qui est une loi de stigmatisation de nos concitoyens et concitoyennes de confession musulmane. Et depuis cinq ans, on a eu des dizaines et des dizaines de ces démarches autoritaires. Et c'est à ça qu'il faut mettre un coup d'arrêt.
Parce que c'est dans la cohérence de la vision d'Emmanuel Macron, le recul démocratique, c'est le pendant de la régression sociale qu'on a vu aussi à l'œuvre dès le début, avec la loi Pénicaud qui parachevait la loi Macron-El Khomri du précédent gouvernement et qui a continué le démantèlement du droit du travail, des protections des salariés, la remise en cause par exemple des CHSCT, les comités d'hygiène et sécurité dont on aurait absolument urgentement besoin aujourd'hui si on voulait assurer la protection des salariés et des travailleurs essentiels, dont on a compris qu'ils étaient essentiels. Parce que tout le monde ne peut pas faire du télétravail.
Parce que celles et ceux qui sont obligés d'être sur les sites et qui ont été les premiers à être confrontés au virus, qui ont été travaillés même quand ils étaient malades, devraient avoir des conditions de travail dignes et sécurisées. Alors cette régression sociale qui va de pair avec la régression démocratique, je ne vais pas vous l'apprendre ici, elle est particulièrement marquée dans les quartiers populaires, dans nos quartiers populaires comme ici. Je suis députée de Paris, on pourrait se dire à Paris c'est la capitale, tout va bien, que Nenni.
Dans le 18e et le 19e arrondissement, Eric, député du 93, qui est dans le nord-est francilien, on a et on connaît les mêmes problématiques, c'est-à-dire le résultat de ces politiques. Quand je vous parlais de la casse sociale dès le début du mandat, vous vous rappelez certainement la fin des APL et ce petit geste qui n'avait l'air de rien, la réduction des APL. 5 euros, disaient les belles personnes. Qu'est-ce que c'est 5 euros ? Ils n'ont jamais fait leur course à Lidl ou dans les supermarchés d'Ixcompte pour ne pas se rendre compte que 5 euros, c'est des courses pour toute une famille qui peuvent durer une semaine.
C'est la différence entre manger ou rester sur sa faim pour que l'enfant puisse aller à la cantine. Voilà la réalité qu'on retrouve de Paris 18e à Saint-Ouen jusqu'à Nîmes ici dans ce quartier. Voilà ce que signifie concrètement leur régression sociale et ça a continué pendant tout le mandat. La régression sociale et la régression démocratique en termes de démocratie, c'est aussi cette accentuation absolument atourable des discriminations. C'est une question démocratique, la question des discriminations. Ce n'est pas un à-côté, ce n'est pas du sociétal comme ils disent.
C'est la question du traitement égal de tous et toutes les citoyens, quel que soit le quartier où ils habitent, quel que soit leur patronyme, quel que soit leur genre, quel que soit leur orientation sexuelle, c'est une question démocratique. Et aujourd'hui, je l'ai évoqué, la stigmatisation d'une partie de la population en fonction de sa religion participe de ce qu'on appelle la montée de l'extrême droite. Mais ce n'est pas simplement une montée, c'est une poussée de l'extrême droite. Et qui est-ce qui pousse ? Le gouvernement. C'est le gouvernement qui a déroulé le tapis rouge.
C'est le gouvernement et les médias complaisants, et surtout celles et ceux qui possèdent les médias, ces médias complaisants, qui ont permis qu'aujourd'hui, il y ait un candidat construit de toute pièce, qu'il y ait un programme fasciste dans ce pays. Et le fascisme, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est l'annihilation de tous nos droits sociaux et démocratiques. Voilà la réalité. Et la collusion de la Macronie qui a rendu possible cet état des lieux. Et ça, ça veut dire, là aussi, ce n'est pas juste des paroles.
Concrètement, dans la vie au quotidien, des personnes déjà vulnérables par les discriminations de toutes sortes qui sont aujourd'hui étudiées depuis des années, dans tous les rapports de la défenseur des droits, de la Commission nationale consultative des droits humains, on le dit et on le sait, le racisme ou les discriminations prennent toutes les formes du logement à l'éducation. Et c'est ça qu'il faudrait combattre. Et c'est cet investissement politique qu'il faudrait mettre pour les faire reculer. Le gouvernement fait tout le contraire. Et en permettant ce climat, comme on dit, ça veut dire, dans le quotidien, des personnes considérées toujours plus de violences symboliques ou physiques.
Et ça, c'est de la responsabilité du pouvoir. Voilà la casse démocratique et l'attention dont est responsable ce gouvernement. Alors, oui, être ici aujourd'hui, participer à cette campagne, défendre le programme « L'Avenir en commun » porté par Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de ce que nous voulons construire, une union populaire, c'est faire un acte de résistance et d'alternative à cette société du « tous contre tous » qui veulent construire. Nous, nous sommes pour le « tous et tout ensemble ». C'est une nécessité et on l'a vu d'ailleurs ces deux dernières années.
Comment avons-nous pu survivre à la première vague de la pandémie si ce n'est par l'extraordinaire auto-organisation et investissement des soignants et soignantes, si ce n'est grâce aux travailleurs et travailleuses essentiels qui nous ont permis d'être alimentés et qui ont maintenu en état les infrastructures ? C'est la solidarité. C'est celles et ceux qui sont au premier rang, qui savent le mieux comment organiser les choses, non seulement en période de crise, mais aussi en dehors de cette période de crise. Et c'est de là qu'on doit construire l'alternative. Et c'est là qu'est l'alternative. Voilà le message que nous voulons passer aujourd'hui.
Ici, dans les quartiers populaires, dans les entreprises, partout, on a vu comment était possible, sans les technocrates, sans les banquiers, sans les petits chefs, la construction d'une solidarité, d'un collectif qui a protégé l'ensemble de la société. C'est de ça dont nous nous aspirons, pour dire, non seulement dans les propositions d'urgence face à la crise, mais dans le programme que nous portons, l'alternative, elle se construit au quotidien, dans les luttes, et elle va se construire dans des processus comme la Sixième République et la Constituante que nous voulons mettre en œuvre.
Et c'est cette créativité et d'énergie qui est possible à partir du 10 avril, si nous gagnons ce pari de l'élection présidentielle. Ce que nous avons à dire ici aussi, ce que nous avons à dire aussi, que ce que je voulais dire, et en commençant mon intervention en disant qu'il s'agit de résister, il s'agit aussi de résister à la stratégie du désespoir et à la stratégie de la paralysie qui est consciemment mise en œuvre pour empêcher que vous vous mêliez de cette élection, que vous décidiez de votre avenir et de faire changer cet avenir le 10 avril. Voilà pourquoi nous appelons depuis plus d'un an à la mobilisation.
Voilà pourquoi nous avons pris le temps de travailler à un programme qui s'inspire du meilleur des luttes et des revendications, qui s'inspire de contributions de toutes les sphères de la société et de toutes les variétés des courants politiques. Voilà pourquoi dans les trois prochains mois qui vont être cruciaux pour déterminer de quel côté va se diriger la société dans son ensemble. La décision du 10 avril va dépendre de chacun et chacune d'entre vous. Si les classes populaires s'en mêlent, tout peut changer le 10 avril. C'est ça le message que vous devrez retenir. Vous avez un pouvoir immense, un pouvoir immense chacun et chacune d'entre vous et c'est ce message qu'il faut porter.
Un pouvoir immense avec un bulletin de vote, le bulletin de vote Jean-Luc Mélenchon et l'Union Populaire le 10 avril. Ne laissez pas les puissants, les dominants qui, eux, savent où est leur intérêt. Eux, ils iront voter parce qu'ils ont vu que Macron était leur président, le président des riches et des puissants. Et que ce qui se passe si Macron passe, c'est pas les cinq années qu'on vient de voir. C'est encore pire. C'est encore pire. Alors voilà l'appel que nous avons aujourd'hui avec les camarades de la France insoumise, de l'Union Populaire dans le cadre de cette campagne présidentielle. Voilà l'enjeu qui est devant nous.
Non seulement résister au rouleau compresseur antisocial, antidémocratique, antiécologique, mais se donner et donner à notre peuple une perspective d'espoir. Parce que ce que nous avons à construire, ce que nous avons à gagner, c'est un monde, c'est un nouveau monde qui est possible. Face à l'urgence climatique, nous avons dans notre pays une intelligence, une jeunesse, une créativité qui est capable de faire bifurquer la société. Voilà ce qui est en jeu aujourd'hui. La démocratie, la solidarité, la fraternité et l'alternative possible d'un autre monde. Voilà le message que je souhaitais porter aujourd'hui avec vous en vous appelant tous et toutes à la mobilisation. Parce que c'est possible.
Aujourd'hui, ce qu'on représente, c'est un bloc populaire qui peut, dans les prochaines semaines, devenir majoritaire. Merci.
Bien, bonjour à toutes et à tous. J'étais en train de nous compter là-dehaut. Je voyais près de 250 personnes, près de 250 personnes, sans le candidat à la présidentielle, parce que là, ça serait dix fois plus, au moins. Mais très franchement, moi, je connais pas beaucoup de force. D'ailleurs, j'en connais aucune, pour aller vite, qui sont capables, sans leur candidat et avec leur candidat même, d'ailleurs, de réunir près de 250 personnes dans un quartier populaire. Et j'allais dire à Macron, qui a envie de nous emmerder, je dis nous, parce qu'à mon avis, on fait partie des gens qu'il a envie d'emmerder, qu'il ferait bien de prendre garde à lui. Voilà. Gare à lui, Macron.
Parce que sa principale force d'opposition, qui réunit déjà autant de monde, et sa future force, la future force alternative à son pouvoir, qui réunit autant de monde, c'est plutôt bon signe. Moi, je voulais commencer en m'interrogeant sur, au fond, de quoi la candidature de Jean-Luc Mélenchon est-elle le nom. Alors, il y a le programme, l'avenir en commun. Mais si j'avais à la résumer, finalement, je crois que je reprendrais les trois principes de la République française. Liberté, égalité, fraternité. Alors vous me direz, on en est là.
On en est là, au point que la devise qui s'inscrit sur les frontons de toutes les villes puisse redevenir, finalement, la devise d'une force de rupture, la devise d'un programme révolutionnaire. Eh bien oui, on en est là. On en est là. Et ce qui est peut-être le plus surprenant et le plus inquiétant, c'est que si on prend le premier terme de cette devise... C'est pas un hasard que ça soit le premier terme de cette devise. C'est pas le premier terme en ordre alphabétique.
Mais si on prend la liberté et qu'on se dit que tout procède, tout part de la question de la liberté, le fait même qu'aujourd'hui, on puisse de nouveau la revendiquer comme un programme de rupture, éclaire fortement sur les cinq années de macronisme qu'on vient de connaître. Alors vous me direz, le fait que nous incarnions la liberté, bon, ça se voit, ça se dit, ça se sent par rapport à certains candidats à la présidentielle. Le Pen, Zemmour, tout ce qui caractérise, j'allais dire, l'extrême droitisation de l'espace politico-médiatique, de médias mainstream et autres, etc.
Mais en fait, en réalité, si je réfléchis bien, je crois que celui qu'il incarne le plus et qui est peut-être le plus grand danger, c'est Macron. C'est Macron parce que lui, c'est concrètement aujourd'hui. C'est derrière des sourires, derrière un vernis démocratique, derrière un vernis modéré qu'il commet tous ses méfaits par rapport à la question des libertés. Alors ça a été... Ça date pas de maintenant. Je fais juste un... Je vais être rapide. Je fais juste un petit retour en arrière. Mais sous Macron, il y a eu la répression du mouvement social la plus forte de la Vème République. Jamais un mouvement social...
Je parle des Gilets jaunes et également de tous ceux qui ont rejoint ce mouvement n'a été autant réprimé, avec autant de gens éborgnés, autant de gens mutilés, autant de gens mis en garde à vue, etc. Et force est de constater que c'est pas terminé. Parce que ça continue. Et ça continue notamment au Guadeloupe, où on a quand même un pouvoir, et le racisme est pas loin derrière ça, évidemment, qui a quand même arrêté, molesté le principal dirigeant syndical de l'ISL, c'est-à-dire le camarade de Mota. C'est ça, la réalité de Macron. La deuxième chose, c'est qu'on peut dire qu'avec lui, on a un état d'exception permanente. Alors ça a commencé avec les lois antiterrorisme.
Puis après, on est passé aux lois sécurité globale, qui fait que progressivement... Et le pire de ça, c'est que... C'est ça, le régime où il est le plus dangereux, j'allais dire. C'est que progressivement, c'est un peu comme une grenouille que vous mettez dans de l'eau froide et vous chauffez tout doucement l'eau qui se met à bouillir. C'est-à-dire qu'il invite nos concitoyens, qu'il nous invite à nous habituer au fait que, par exemple, les droits de la justice deviennent secondaires par rapport aux droits de la police, dans un état de droit. C'est ça, les états d'exception permanente.
Parce que n'oubliez jamais que l'état d'urgence lié aux questions de terrorisme a été transformé en loi commune, dans la loi progressivement. Donc c'est évidemment quelque chose d'important qui s'est traduit, notamment la loi sécurité globale. Daniel l'a dit aussi. C'est un état de discrimination permanente. Parce que quiconque s'attaque aux libertés, quiconque veut en faire en sorte que le pays oublie ses méfaits, notamment d'un point de vue social, s'invente toujours un ennemi intérieur. Et l'ennemi intérieur que s'est inventé le macronisme, c'est le musulman. Très clairement avec la loi séparatisme. Et il a fait de la manière la pire qui soit.
Ce que d'ailleurs fait toujours Macron, vous remarquerez. C'est-à-dire qu'il place un débat, il y va très fort. Donc la loi sur le séparatisme avec cette espèce d'amalgame entre le terrorisme, le fondamentalisme, l'islam. Et puis à partir de là, il trouve toujours moyen qu'il y ait quelqu'un plus à droite que lui, genre Ciotti ou l'extrême droite, qui vont un peu plus loin. Par exemple, qui disent on pourrait aussi interdire le voile dans la rue et interdire tous les signes distinctifs d'une religion. Et puis à ce moment-là, Macron fait non, on ne va pas aller aussi loin. Mais en attendant, c'est lui qui a créé les conditions évidemment de la discrimination.
Donc tout ça nous a amené il y a quelques mois à l'air du soupçon permanent. Et puis j'allais dire qu'il vient de parachever son oeuvre. Je vais être rapide là-dessus parce que Daniel en a parlé. Mais je voudrais quand même le rappeler tellement c'est ce qui est en train de se passer. Moi, personnellement, me fait peur. Me fait peur. Macron me fait peur. Le gouvernement me fait peur. La majorité de Macron me fait peur. Parce qu'au départ, il y a quelques mois, ces gens-là nous disaient le pass sanitaire, jamais. Véran, à l'Assemblée nationale. Véran. Non, non, moi, j'ai donné mon point de vue.
Olivier Véran, vous savez, c'est le spécialiste de celui qui a une parole qui inverse la parole qu'il a dite trois semaines auparavant et qui estime toujours qu'il est dans le bon droit, y compris quand il mentait sur les masques. Mais Véran, il a commencé comme ça, nous disant le pass sanitaire. Non, et pour les mêmes raisons que nous, d'ailleurs. Et puis après, ils sont devenus, ils ont admis le pass sanitaire un peu, de temps en temps. Puis là, ils nous ont dit le pass sanitaire généralisé dans les exercices du quotidien, jamais. Et puis là, on est venu au pass sanitaire généralisé dans les exercices du quotidien.
Ils nous ont dit le pass sanitaire généralisé dans le quotidien avec le fait qu'on puisse le contrôler par une personne qui n'est pas policier, jamais. Et puis là, maintenant, on a le pass vaccinal avec le fait que la société est appelée à s'autocontrôler et avec le fait qu'on est rentré effectivement dans quelque chose qui est celui d'une négation de l'état de droit. Qu'est-ce que c'est que l'état de droit ? C'est de considérer – c'est pour ça que j'en reviens à la question de la liberté – que les libertés, c'est le principe et que les privations de liberté, c'est l'exception, qu'elles doivent toujours être liées à une raison proportionnelle. Par exemple, je vous donne un exemple.
On sait que l'actuel virus, l'omicron, malheureusement, le vaccin n'empêche pas la transmission. Ce que je vous dis là n'est pas du complotisme. Tout le monde aujourd'hui le reconnaît. Moi, je considère – et c'est vrai – que ça empêche les formes graves. Je sais que c'est des débats qu'on peut avoir, mais je considère que ça empêche des formes graves et que pour cette raison, il faut motiver les gens à se vacciner. Mais ça n'empêche pas la transmission. Ce qui veut dire que quand vous allez dans un lieu où on vous demande le pass vaccinal, ce n'est pas une assurance contre la transmission.
Donc on pourrait dire, par exemple – c'est ça la proportionnalité – on pourrait dire si vous donnez un test, ça vaut le vaccin, puisque le test négatif vaut au moins autant de sécurité par rapport à la transmission que le vaccin. À partir du moment où on l'admet pas et qu'on oblige au pass vaccinal, vous comprenez bien que la privation de liberté, ce que ça signifie, n'a aucune raison proportionnelle par rapport au fait de l'appliquer. Donc on a là une mesure liberticide et qui, d'un point de vue sanitaire, ne présente aucune raison. D'ailleurs, c'est même pire parfois parce qu'on l'a vu avec le pass sanitaire. Ils nous ont dit « mettez le pass sanitaire, il n'y a pas de problème ».
Et puis je vous rappelle ça encore Véran, parce qu'on a de bonnes mémoires, députés de France Assoumise, Véran, nous disant « à vraisemblablement, vous allez pouvoir enlever le masque cet été, etc. ». Bon, il s'est vite rattrapé, parce que l'été, il y a une vague qui est arrivée. Mais avec le pass sanitaire, les gens ont enlevé leur masque fréquemment. Bon, je me rappelle aussi notre Premier ministre, Castex, le 17 août à TF1. Qu'est-ce qu'il raconte ? Il explique que les gens qui sont vaccinés ne peuvent plus être qu'un contact.
Bon, le type, par cette phrase-là, il a développé des dizaines de milliers de personnes contaminées, parce qu'effectivement, plus personne n'était contacté si vous étiez vacciné. Tout ça pour vous dire que donc, il s'attaque aux libertés de manière dramatique. Et j'allais dire que c'est pas simplement aux libertés ce qu'ils viennent de faire. Vous savez, dans la déclaration de Macron aux Parisiens, il y a la phrase que tout le monde a retenue, qu'il a confirmée, d'ailleurs, il a terminé. C'est pas qu'il emmerde, c'est qu'il a envie d'emmerder, Macron, Suzerain, envie d'emmerder une partie de ses concitoyens. D'accord. Mais il a dit aussi autre chose.
Il a dit que les personnes qui ne se vaccinaient pas étaient irresponsables, donc ils n'étaient pas dignes d'être citoyens. Le type, il a proclamé la déchéance de citoyenneté de millions de Français sur quelque chose dont je vous rappelle que dans la légalité, ça n'existe pas. Il n'y a pas d'obligation vaccinale. Il décide ça. Il met ça en oeuvre.
Mais c'est pas juste des mots, parce que ce qu'on vient voter, là, le pass vaccinal, c'est la déchéance de citoyenneté partielle de millions de citoyens qui n'auront plus accès aux loisirs, qui n'auront plus accès à des activités sportives, qui n'auront plus accès à des activités culturelles, qui même, on leur a fait remarquer, pour certains d'entre eux, n'auront plus le droit de travailler. Ce qui est contraire à la constitution préambule de la constitution de 46 et de 58, qui reconnaît le droit au travail comme constitutionnel, et là, au nom de quelque chose qui n'est pas une obligation, on va les empêcher de travailler. Et figurez-vous même, figurez-vous même.
Bon, là, je pense que ça passera pas la barre du Conseil constitutionnel. Ils ont même trouvé intelligent d'enlever les droits politiques des personnes qui ne sont pas... Mais oui, et oui, ils ont voté un amendement qui fait qu'un organisateur de meetings politiques pourra décider que quelqu'un qui n'a pas le passe vaccinale ne rentre pas dans un meeting politique. Or, les droits politiques sont imprescriptibles. Ça veut dire que même si vous le vouliez, vous, c'est tellement votre droit que vous ne pourriez même pas, quelque part, supprimer les droits qui vous sont appliqués. Donc ils ont voté ce type d'amendement.
C'est pour vous dire qu'on se retrouve effectivement avec une notion où la liberté redevient un message porteur de résistance. Et Daniel l'a dit, quoi. Il théorise tout ça. Il théorise tout ça. Dire que les devoirs sont plus importants que les droits, et ça fait au moins dix fois qu'il nous le dit, ça. C'est juste faire en sorte que nous redevions des sujets d'un ancien régime. Dans l'ancien régime, il y avait des devoirs. Et ils étaient plus importants que les droits. Qu'est-ce que la République a fait ? Elle a fait en sorte effectivement de redonner les droits fondamentaux à ceux qui étaient des sujets et qui sont devenus de ce fait des citoyens. Macron, c'est un réactionnaire.
C'est un réactionnaire qui s'inscrit dans l'histoire la plus rétrograde, la plus rétrograde de notre pays. Tout ça, je me demande si en fait, au-delà de le manier, au-delà du fait que je pense que le type est vraiment réactionnaire. Je le crois. Je pense pas juste que ça soit un prétexte. Je pense qu'il est réellement réactionnaire. Mais tout ça a aussi une autre fonction. C'est que quand on parle de passe vaccinale, quand on indique que les vaccinés sont l'ennemi intérieur, quand tout d'un coup on disserte sur les phrases de Macron fleuri comme il dit, eh bien on ne parle pas d'autre chose.
Et cette autre chose, c'est le fait qu'on a un gouvernement qui est responsable devant tous les concitoyens, tous les Français, pardon, qui est responsable d'une chose, c'est le fait d'avoir absolument pas préparé, anticipé, organisé la société en fonction de l'épidémie depuis maintenant deux ans. Je trouve que ce qui est en train de se passer dans les écoles est de ce point de vue là sidérant. Blanquer, le 31 décembre, il fait un article, un interview dans le Parisien libéré et il annonce 31 décembre, trois jours avant la rentrée, article d'ailleurs payant. C'est-à-dire qu'est-ce qu'il annonce ? Il annonce une espèce d'usine à gaz pour les écoles. Et bien là, qu'est-ce qui se passe ?
Dans les écoles, c'est évident, c'est la pagaille et la mise en danger de tout le monde. Pas de masque FFP2. D'ailleurs, vous avez remarqué, nous, on a des masques FFP2 ici. Je m'y adresse à tous ceux qui nous disent, nous, on a tous des masques FFP2. Et bien lui, il n'a même pas trouvé le moyen de fournir des masques FFP2 aux enseignants qui sont évidemment au contact fréquent avec l'épidémie. Pas de capteur de CO2. Pas de purificateur d'air. C'est quand même simple. Ça fait deux ans que nous, on le réclame. Ils nous disaient que ce n'était pas nécessaire. Maintenant, ils disent oui, mais bon, etc. Ça fait deux ans que c'est nécessaire. Pas d'organisation des classes en demi-jauges.
Nous, ça fait deux ans qu'on réclame le fait qu'il y ait l'organisation d'une société en rotation. Et puis, j'allais dire, aucun moyen réellement donné qui correspond à des protocoles. Alors moi, je vais vous dire une chose. 13 janvier, les enseignants se mettent en grève. J'espère que ça va être une grève monstrueuse. Et moi, j'invite tous les insoumis à les soutenir. Parents d'élèves, enseignants, la mobilisation en cours. Et puis, en prime, en prime, il n'y a pas que lui, mais lui, vraiment, il commence à nous couvrir. Il faut demander la démission de Blanquer.
Ce n'est pas supportable que ce type-là nous donne des leçons, qu'il aille à des colloques réactionnaires à la Sorbonne, où il pourchasse soi-disant le wokisme et que de notre côté, eh bien, il fasse en sorte que dans les écoles aujourd'hui, on se contamine par dizaines de milliers. Il en est le responsable. Ça, c'est un leurre pour qu'on n'en parle pas. Je pourrais en ajouter. Je pourrais ajouter les hôpitaux. Non mais sans rire, quoi. Les hôpitaux, ceux qui seraient aujourd'hui responsables, c'est les gens qui n'auraient pas achevé un parcours complet de vaccination. Ils ont supprimé 17 000 lits dans les hôpitaux. L'an dernier, ils en ont supprimé encore, en pleine crise épidémique, 5 700.
C'est eux les responsables de cette histoire. C'est eux qui, pendant des années, ont sous-payé tous les personnels soyants, ce qui fait que les gens s'en vont des hôpitaux. Pas seulement parce que, pour certains, on les oblige à se vacciner, mais ils s'en vont aussi parce qu'au bout d'un moment, quoi, ça va, quoi. Quand vous donnez votre vie, quand vous donnez des heures de travail, n'en plus finir, quand on vous expose et qu'on vous invite, parce que c'est ce qui se passe en ce moment. D'un côté, on suspend des gens parce qu'ils ne sont pas vaccinés. Mais de l'autre côté, Véran assume le fait d'envoyer des soignants qui sont encore positifs soigner des malades, aller chercher la cohérence.
Eh bien, pour cette raison aussi, bien évidemment, il faut en sorte que tout ça soit, passe, j'allais dire, à la trappe et qu'on ne s'en soucie pas. Et puis, il y a aussi les tests. Parlons des tests. Ils nous disent les tests PCR, il faut faire des tests. Vous avez essayé de faire un test PCR avec séquençage ? Deux semaines. Deux semaines. Et ça n'a pas toujours été. C'est nouveau. Ils ont été incapables. Comme les masques FFP2, il y a eu 90 % de production en moins. On n'est toujours pas autonome en France. Qu'est-ce qu'ils ont fichu pendant deux ans ?
Qu'est-ce qu'ils ont fichu pendant deux ans quand nous, on demandait effectivement qu'on ait à nouveau une souveraineté sanitaire dans ce pays, qu'on soit capable d'avoir des masques, qu'on soit capable d'avoir des tests, qu'on soit capable d'avoir des réactifs, qu'on retourne à des tests gratuits. Ah si, bonjour, bonjour l'intelligence. Les tests payants. Alors là, là, ils nous disent que les gens qui sont pas vaccinés sont les plus susceptibles d'être contaminés. Ça a été le discours et le bilan, c'est qu'ils rendent les tests payants de façon à ce que les personnes qui soient soi-disant les plus facilement contaminées ne se testent plus. Comme ça, il n'y a pas de problème.
L'épidémie se répand. C'est d'une logique imparable, imparable. Puis je terminerai sur une chose parce que ça aussi, ils oublient de le dire, qu'il n'y aura aucune solution par rapport à l'épidémie si elle n'est pas globale et mondiale. Si on se survaccine, ce que je dis là, c'est pas un insoumis qui ne répondrait pas de manière politiquement correcte aux sommations des marcheurs. C'est l'OMS. L'OMS dit, il n'y aura pas de recours et on pourra pas se sauver de l'épidémie avec des doses successives et avec des rappels successifs dans les pays les plus développés pendant que dans les pays du Sud. Les gens sont sous vaccinés parce que le vaccin est inaccessible.
Donc, il faut se battre pour le brevet livre du vaccin. Moi, je le dis à tous ceux qui nous disent vive le vaccin, mais qui ne se battent pas pour le brevet livre du vaccin. C'est des hypocrites et ils sont juste en réalité les collaborateurs des big pharma. C'est tout ce qu'ils font parce que s'ils veulent prouver l'inverse, au moins la France doit se battre pour les brevets libres, ce qu'elle n'a pas fait. Donc tout ça, à mon avis, voilà l'enjeu qui est ici. Ça, c'est les libertés pour l'égalité. J'ai un peu d'en parler. Rapidement, là aussi, là, c'est pour le faire. Ça fait un an qu'ils nous sortent un discours comme quoi non, non, non, non, c'est trompé.
Macron n'est pas le président des riches. Il est le président du pouvoir d'achat de tout le monde. Et ils nous sortent des beaux chiffres, des graphiques à l'envie que ces rapports. Alors toutes les institutions, elle est un peu sérieuse, même France Stratégie, qui est pourtant une émanation de Matignon. Je peux vous dire que c'est pas des gauchistes. Toutes, toutes ont montré une chose. C'est que ce qu'on a vu depuis des années, à coups de suppression de l'ISF, installation de la flat tax, etc., etc., les 10% de nos concitoyens les plus riches se sont un peu gavés. Ils ont, à eux seuls, gagné 25% des gains fiscaux. Mais alors les 1% les plus riches, là, c'est même plus du gavage, quoi.
Les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur fortune multipliée par 100% en 5 ans. D'accord ? 100% en 5 ans. Je vous dis pas que quand vous êtes une des plus grandes fortunes, à la fin, ça commence à faire des dizaines de milliards. Et pendant ce temps-là, on le sait tous, la pauvreté a explosé dans ce pays. Il se permet de nous dire non, non, il n'y a que 400 000 pauvres en plus. Alors déjà, ça serait un problème. Mais ils enlèvent les étudiants pauvres, ils enlèvent les personnes ayant des problèmes de logements pauvres. En tout, il y en a plus de 10 500 000. Il y a 8 millions de personnes. Et moi, j'ai vu une petite note.
Apparemment, 57% des habitants du Gard y ont eu recours, qu'ont recours à l'aide alimentaire dans la 5e puissance économique au monde. Donc, c'est la conclusion. C'est le quinquennat le plus liberticide de la 5e République. Et ça va de pair. C'est le quinquennat le plus inégalitaire de la 5e République. Alors je vais vous dire qu'est-ce qu'il faut faire. Et ce que nous ferons, on l'a proposé, ce que nous ferons dès juillet 2022, quand Jean-Luc Mélenchon sera élu président de la République et qu'il y aura un gouvernement qui appliquera l'avenir en commun. En juillet 2022, on va convoquer un projet de loi de finances rectificative.
Ce projet de loi de finances rectificative, là, je ne m'y étends pas parce que je serai trop long, mais on sait où aller chercher l'argent en rétablissant notamment tous les cadeaux donnés aux plus riches. On pense qu'on peut récupérer assez facilement, avec une réforme fiscale, même pas radicale, environ 120 milliards d'euros. Et en échange, on fera tout de suite une loi d'urgence sociale. Et cette loi d'urgence sociale, c'est notamment, évidemment, une loi d'urgence sociale et sanitaire, donc purificateur de air, capteur d'oxygène.
On a dit aussi le fait que nous, on proposait d'embaucher 300 000 emplois jeunes, parce qu'il y a beaucoup de jeunes au chômage, qui pendant 5 ans toucheront le SMIC. Je ne dis pas que c'est la panacée, mais c'est quand même quelque chose qui serait nécessaire.
Et soit dit, en passant, ça permettrait, par exemple, que dans les écoles en ce moment, au lieu d'aller chercher les enseignants retraités, qui évidemment ne sont pas du tout sensibles et susceptibles d'attraper le Covid, c'est connu, quand vous êtes retraités, les statistiques le montrent, ou de demander à des étudiants de venir remplacer les enseignants en plein partiel, ça aurait permis justement, parce que nous, on avait prévu la chose, on l'avait anticipé. On avait dit, il va y avoir des besoins partout. C'est pour ça qu'il faut 300 000 emplois jeunes. Ce qu'on fera au niveau santé, c'est qu'on fera aussi tout de suite un moratoire de fermeture des lits.
On fera aussi le fait d'embaucher 100 000 soignants immédiatement, de mettre ça en branle. Et vous allez voir que non seulement il va falloir aller en embaucher, mais que si on met des salaires plus haut, les quelques dizaines de milliers de soignants qui sont partis de l'hôpital public depuis quelques années, ils auront peut-être envie d'y revenir. C'est aussi le fait de bloquer les prix. C'est aussi le fait d'éradiquer la pauvreté immédiatement. Ça passe par un RSA pour tous à 1063 euros, c'est-à-dire le niveau du seuil de pauvreté. Ça passe par un RSA jeune.
Ça passe par le fait de donner aux étudiants et aux lycéens professionnels au-dessus de 16 ans qui sont autonomes fiscalement de leurs parents, le fait d'avoir une garantie de revenus également à 1063 euros. Ça vaut mieux qu'à d'aller chercher des jobs à temps partiel, ou je ne sais quoi, ou votre travail ubérisé. Ça passe aussi par le fait d'évidemment augmenter tout de suite les salaires. SMIC à 1 400 euros net, donc 1 800 euros brut, ce qu'on me l'a dit souvent, et c'est vrai que nous, on est sur le calcul du brut.
Et puis évidemment, en finir avec cette loi d'allocation chômage qui a responsabilisé les chômeurs comme si les chômeurs étaient responsables du chômage, les pauvres de la pauvreté et les malades de leur maladie. Voilà ce qu'on fera tout de suite en action. Je terminerai sur les quartiers populaires où nous sommes ici. Les quartiers populaires où nous sommes ici, quelque part, j'allais dire, ce que je viens de décrire, liberté, égalité, les mécanismes d'urgence sociale, c'est la solidarité, c'est la fraternité de l'époque. Bon, peut-être que c'est ici, évidemment, où ça concerne en premier lieu les gens.
Ça concerne en premier lieu les gens parce que ce n'est pas des quartiers, ce terme est abominable, de reconquête républicaine. Ici, la République n'a pas à venir pour reconquérir. La République a à venir pour tout de suite faire en sorte que ces principes soient respectés. Les gens ont le droit à la République ici. Les oubliés de la République ont droit à la République. Et de ce point de vue-là, je voudrais juste parler de Zemmour deux secondes parce que Zemmour vient de faire un sale travail. Il est en train d'essayer d'opposer les oubliés de la République dans les zones rurales ou périphériques urbaines. Vous savez, c'est des théories qui existent.
A aux oubliés de la République qui habitent près des grands centres urbains. Moi, je dis à Zemmour que c'est un sale travail et que ce sale travail, en général, il est fait toujours au profit du capitalisme. D'ailleurs, je remarque une chose, c'est que dans le même temps, Zemmour nous explique qu'il ne faut plus respecter la loi SRU pour que les riches restent entre eux. Bon, donc on voit bien le travail. C'est plutôt Hitler que le Front populaire, c'est connu. Et je dirais aussi que Mme Pécresse, avec son Karcher, là, vous savez, elle a ressorti le Karcher. Bon, mais il ne faut pas vraiment s'étonner, quoi. Il ne faut pas vraiment s'étonner. Mme Pécresse, je ne lui en veux pas.
Chacun, on est tous quelque part. Bon, enfin, Mme Pécresse, bon, elle est à Neuilly. Elle a été députée de Versailles. Donc, ce n'est pas très étonnant que finalement, au moment du 150e anniversaire de la Commune, elle incarne les Versaillais qui ont toujours fait peser la répression sociale sur les quartiers populaires. Et le Karcher, c'en est que l'illustration. Je termine donc sur ce que nous mettrons en œuvre tout de suite, non pas seulement pour les quartiers populaires, mais dans les quartiers populaires, ça parlera. C'est-à-dire un programme d'éducation, avec le fait qu'il ne doit pas y avoir plus de 20 élèves par classe.
Le fait de rétablir des vrais programmes, de zones d'éducation prioritaires. Le fait d'embaucher 190 000 personnes, enseignants, médecins scolaires, infirmiers, psychologues, etc., dans les écoles. Le fait d'embaucher tout de suite, avec des vrais statuts, 20 000 personnes dans les RASED, des AESH qui ne soient pas uniquement du travail contractuel et mal payé. Le fait d'avoir une véritable gratuité réelle de l'éducation qui passe par la gratuité d'Emmanuel, par la gratuité des fournitures, par la gratuité de la cantine, et notamment en favorisant les circuits courts. Ça passe aussi évidemment par la santé. 100% sécu, c'est notre projet.
C'est le fait aussi, et je pense à Stéphane qui est ici, qui fait partie du collectif Travail Social du Gard, qui se mobilise avec ses camarades dans chaque manifestation pour reconnaître l'importance de tous ceux qui travaillent dans le domaine du médico-social et des travailleurs sociaux, qui sont, et c'est pas étonnant, oubliés comme les quartiers populaires, qui n'ont même pas bénéficié des augmentations du Ségur et qui, eux aussi, ont très souvent tant en termes de dignité qu'en termes de niveau de l'emploi et de salaire, sont effectivement les grands oubliés. Ça passe par le logement.
Fondamental, la question du logement, parce qu'on sait les uns et les autres que c'est par là que commence souvent la pauvreté. Donc oui, il faut reconstruire des logements sociaux. Et je voudrais dire quelque chose à ce sujet-là. Moi, j'en ai marre qu'on explique qu'il y a trop de logements sociaux dans certaines villes. J'en ai assez, parce que très souvent, c'est ce qu'on dit, très souvent, bien sûr qu'il faut la loi SEO, bien sûr qu'il faut répartir. Mais les logements sociaux, 70% des Français y ont droit. Le logement social, c'est pour l'État, le fait d'intervenir, d'avoir une politique publique du logement. C'est pas juste de loger. Ça doit être de loger les plus pauvres.
Mais c'est pas juste ça. Et que quand vous diminuez la part de logements sociaux, moi, on le fait. Dans les villes de ma circonscription, il y a des maires qui ont pris le pouvoir, qui sont des maires socialistes, première mission, c'est de baisser le pourcentage de logements sociaux en disant « Vous comprenez, on en a trop, on en a 40% ». Mais c'est pas grave. Moi, je ne suis pas d'accord avec cette logique. Il faut construire des logements sociaux. 200 000 par an, 1 million pendant le quinquennat. Parce qu'avec le logement social, vous baissez les prix des loyers par le simple mécanique de la politique du marché.
Ça veut dire aussi qu'il faut faire respecter la loi SRU, y compris par les préfets, quand les maires ne sont pas d'accord. Il faut une garantie universelle. Il faut permettre aussi qu'à chaque fois qu'on fait des plans de rénovation, une destruction vaut une construction. C'est ça, à mon avis, qui doit être aussi l'alpha-oméga. Et je terminerai sur... Bon, j'ai parlé de l'emploi tout à l'heure, donc je n'y reviendrai pas. J'ai parlé du logement, j'ai parlé de la santé. Je terminerai sur une question que nous allons aborder jeudi à l'Assemblée nationale, puisque jeudi, le groupe France Insoumise présente sa niche parlementaire.
La niche parlementaire, vous savez, c'est chaque année, on a le droit de présenter des projets. Et donc, j'en suis le rapporteur, Daniel, on est le chef de file pour France Insoumise. On va proposer une proposition-loi sur la légalisation du cannabis sous contrôle de l'État. J'aurais terminé sur ce sujet qui me semble un sujet important. Parce que la question du trafic de drogue, c'est un des fléaux des quartiers populaires. Le trafic de drogue n'a pas cessé de s'amplifier au fur et à mesure que la politique de prohibition en France augmente.
Nous sommes l'État le plus répressif et nous sommes l'État où on fume le plus de cannabis et le cannabis le plus dangereux et où le trafic de drogue est le plus important. Cherchez l'erreur. L'erreur, elle est dans le fait qu'on est exactement dans la situation de la prohibition de l'alcool aux États-Unis dans les années 30. Ce n'est pas vrai qu'on pourra irradiquer le fait de consommer des produits psychotropes. Ce n'est pas vrai. C'est peut-être un débat qu'on peut avoir ensemble, mais je crois que la nature humaine, si on regarde bien l'histoire de l'espèce humaine, on s'aperçoit que l'utilisation de produits psychotropes est quasiment inhérent. Par contre, on peut faire une chose.
C'est en réduire considérablement les consommations et les addictions. C'est en réduire les risques. Exactement comme on a abordé la question vis-à-vis du tabac et de l'alcool, qui soit dit en passant dans tous les classements. Et quand je dis ça, je ne diminue pas la nocivité du cannabis, notamment pour les plus jeunes, qui est très nocif. Enfin, dans tous les classements mondiaux, tant en termes de nocivité qu'en termes d'impact létal, la drogue, les drogues les plus dangereuses, c'est l'alcool et c'est le tabac. Donc, on doit avoir vis-à-vis de la question du cannabis une double approche. On doit le légaliser pour des raisons de diminution du trafic de drogue.
Et on doit le légaliser pour des problématiques de santé publique. Diminuer le trafic de drogue, ça veut dire une chose. C'est que comme au Canada, en deux ans, vous diminuez de 60% le commerce illicite. Ce sera fait en sorte pour augmenter la consommation dans la pire manière des choses. Évidemment, modèle que nous ne voulons pas. Soit nous faisons en sorte que ça se passe sous contrôle strict de l'État, parce qu'évidemment, ce n'est pas un produit comme les autres et que l'État, pour faire en sorte d'avoir un projet verteux, doit encadrer où ça se produit, la distribution et les points de vente.
Voilà un petit peu un point évidemment important qui nous permet de toucher aussi la manière dont on voit, y compris avec le récipicé de contrôle d'identité, les nouveaux rapports entre une police et la population. Je termine sur une chose rapide. Dans les sondages aujourd'hui, on est entre 9,5 et 13%. Tous les sondages nous mettent en progression. Je dis bien tous. Alors pourquoi vous avez des sondages à 9,5 ? J'allais dire que c'est ceux qui ont envie que les gens s'abstiennent. Parce que dans les sondages à 9,5, c'est une particularité. Ils ne sondent que les gens sont 100% sûrs d'aller voter. Inutile de vous dire. Même là, ça progresse.
Même là, c'est à dire que dans ces sondages-là, on est en progression, on monte. Bon. Eh oui, eh oui. Et les sondages qui nous mettent, qui sondent les gens qui sont hésitants, nous mettent à 2, 3 points du deuxième tour. C'est ça la réalité en sachant que le deuxième tour sera plus bas par rapport à 2017 qu'il ne l'était en 2017. Je parle du seuil. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il n'y a pas de hasard. Les gens qui font des sondages de ce type où on sonde les gens 100% sûrs d'aller voter. On ne dit pas d'ailleurs au passage que ça serait entre 50, environ 45 à 50% d'abstention, ce qui serait une première. Ils n'ont pas envie que les gens aillent voter.
Ils n'ont pas envie que les quartiers populaires aillent voter. Que Neuilly aillent voter, ça leur va très bien. Que les centres urbains bourgeois aillent voter, ça leur va très bien. Mais ils n'ont pas du tout envie que les quartiers populaires votent. Et tous ceux qui ont un intérêt, pas seulement les quartiers populaires, j'englobe notamment les zones rurales, mais tous ceux qui ont intérêt à ce qu'un programme de transformation sociale, de partage des richesses, de partage du temps de travail, de planification écologique de la 6e République, d'une politique indépendantiste, s'applique sur le pays. Et nous, il y a une chose simple.
C'est que si on vote, si dans les quartiers comme ici, on vote, Jean-Luc, il est au deuxième tour et en avril, il est président de la République. Et c'est tout le mal que je vous souhaite. Merci. Merci beaucoup pour ces interventions de qualité très, très instructives. Maintenant, on va passer. Alors on a oublié de l'annoncer tout à l'heure, mais évidemment, ça allait de soi. Vous savez qu'on a quand même une intervention. Et puis nos intervenants pourront y répondre avec plaisir. Donc voilà, oui, vas-y. Notre ami Joël va passer dans la salle. Vous pouvez lever la main, il y passera le micro. Et un grand merci à la qualité de nos orateurs. Moi, je ne sais pas vous, mais moi, ça me donne
une patate. Mais alors ?
Moi, je m'appelle... On m'entend, là ? Moi, je m'appelle Joseph Sabat. Je suis fier d'être à France Insoumise de Nîmes. Et je voudrais ne pas rentrer dans le rond rond des interventions. Parce que moi, j'ai été... Là, je viens avec mon camarade Christophe à la manifestation à Nîmes à 15 heures. Et je vous dis que ça monte. L'exaspération, elle monte. Le mot d'ordre, c'était Macron en tant merde. Et il y avait quand même 3 000. Et il n'y avait aucune organisation syndicale ni politique qui appelait. Ça monte. Et moi, je dis la question centrale, c'est aujourd'hui, à bas, M. Macron, la finance, la quai des multimilliardaires. Et pour ça, il n'y a pas 36 solutions. C'est grève générale.
Parce que moi, je vois la politique ententiste des confédérations syndicales. Parce que où est M. Martinez ? Où sont les dirigeants ? Pourquoi n'appel-t-il pas la grève générale ? Et qu'on ne dise pas, et qu'on ne dise pas que les travailleurs et les salariés ne sont pas prêts. La preuve, en décembre, en décembre, la grève spontanée des cheminots, pourquoi ça n'a pas débouché sur la grève générale ? Et moi, je dis, dans mon organisation La France Insoumise, je dis que le mot d'ordre central, il doit être la grève générale. Et que les confédérations, que les appareils, soi-disant de gauche, rompent avec la politique ententiste, avec M. Macron, le laquais des multimilliardaires. Voilà.
Merci, camarade. Je vais, mais je ne peux pas. Bien, bonsoir. Moi, c'est Mme Imarzuc. Je... Honnêtement, je ne comptais pas venir au meeting. Mais vu la démarche de Daniel Bono et Nordine, un copain, le fait d'être venu au squat, soutenir les familles, je me suis senti le devoir de venir. Et en tout cas, je tenais au nom de nos différents réseaux et associations qui soutiennent ce squat. A vous remercier d'être passés. Je ne sais pas si vous avez entendu tout à l'heure Najia. Elle vous a demandé de venir les soutenir. Ce soutien-là, il ne faut pas que ce soit que simplement entre nous et comme ça s'est passé jusqu'à aujourd'hui. Bon, il y a eu du monde qui les soutient.
Mais on a besoin de tout le monde qui soit avec nous sur cette situation-là. Ils vivent dans la peur tous les jours, ces familles. Donc voilà, je vous invite tous, c'est bien, les débats, les meetings, les élections, etc. Mais si dans les quartiers populaires, on ne voit pas les gens venir se manifester avec nous, se mobiliser avec nous dans nos situations, les gens ne voteront pas. Et c'est par là que ça commence. Maintenant, moi, je fais partie d'un réseau de militants. Il y en a plusieurs ici aujourd'hui. Enfin, on est deux ou trois. Mais on est tout un réseau au niveau régional.
On se mobilise à Saint-Gilles, on se mobilise à Perpignan, on se mobilise à Montpellier, on se mobilise dans différents endroits. On est tous grillés. On est tous grillés. On n'est pas encartés, la plupart. Et on a une réflexion. On a une histoire de lutte qui fait qu'aujourd'hui, là où on est passé, on a fait aboutir certaines luttes. Ce que je veux dire par là, c'est que vous parlez pas mal des quartiers. Le slogan populaire et tout ça, ça me parle. On a une réflexion sur tout ce qui est de l'éducation populaire. On a une réflexion sur des stratégies d'action sociale.
Nous vous proposons une rencontre et une discussion sérieuse par rapport à l'ensemble des militants qu'on est, parce qu'on n'est pas des centaines ni des milles, mais on a un certain nombre de militants légitimes sur ces quartiers-là. Et c'est au niveau national, dans plusieurs villes, Lyon, Toulouse, etc., de s'asseoir autour d'une table et de réfléchir à quelle stratégie ensemble. Bonsoir à tous et à toutes. Je me présente. Je m'appelle Moustamila Akou. Je viens de Bagnoles-sur-Seize. J'ai eu l'occasion de rencontrer Jean-Luc Mélenchon en 2018, ainsi que Érico Querelle. Justement, ça concerne les logements insalubres. J'ai ma deuxième maman qui est décédée dans un incendie.
Donc, elle est morte sous les yeux de beaucoup, beaucoup de gens. Et nous, en fait, on vient des quartiers. On s'en fout. En vrai, quand on ne s'intéresse pas, on s'en fout. On dit toujours qu'ils viennent nous faire des promesses en l'air. Et au final, quand ils passent, les macronistes, il n'y a plus rien pour les jeunes. Mais moi, ce que je dis aux jeunes, tu vois, c'est ça. Il y en a qui tiennent les murs, mais la seule arme, c'est ça. C'est la carte d'identité ou le passeport pour aller voter, pour que tout change. Voilà. Et je voulais, justement, par rapport à ce combat, je vais me mettre devant la scène, parce que ça a été un combat qui a été très, très difficile.
Et il y a eu beaucoup de discrimination. On m'envoyait les renseignements généraux pour mettre des bâtons dans les roues. Tout ça parce que je revendiquais des droits en matière de logement. Et je représentais des êtres humains, des familles, que ce soit un arabe, un espagnol, tous les gens qui ne comprenaient pas un mot français, ils avaient les appartements les plus dégueulasses, les plus dégueulasses. Donc c'était une tour de 14 étages. Et c'était 110, ça s'est passé au 12e étage. Et à la base, moi, je suis partie juste sur un simple appel aux dons pour ces enfants. Puisque heureusement que ces enfants, ils n'étaient pas à l'intérieur.
Donc il n'y a que la maman qui est décédée dans cet incendie. De plus, j'ai commencé à faire des vidéos. J'ai mis ça sur Internet. Je voulais qu'il y ait beaucoup, beaucoup de vues. Et en fait, le maire de ma ville de Bagnol-sur-Seize, c'est un macroniste. Normalement, c'est lui le premier magistrat de la ville. Et ce n'était même pas à moi de faire ce devoir-là de revendiquer les... Enfin... Voilà, je n'ai plus les mots parce que ça me touche énormément. Du coup, Monsieur Coquerel, je ne sais pas si vous vous rappelez de moi, j'étais venue avec Ouida Doumas, sa fille. J'étais venue avec Timothée. J'étais venue avec mon collectif. Et sincèrement, c'est pas...
Parce que moi aussi, je viens d'un quartier. Je ne suis pas de Nîmes. Je me suis déplacée. Je me suis dit, tout ça, c'est derrière moi. Mais sincèrement, j'ai eu beaucoup, beaucoup d'aide de la part de la France insoumise. Et le fait est que une jeune fille vienne des quartiers, croyez-moi que ça a fait beaucoup de bruit. Parce qu'avant, moi, tout ce que je demandais, les revendications, c'était la destruction de la tour G2 de Bagnol-sur-Seize. parce que c'est des appartements qui sont plus aux normes. Et à cause de ça, une maman est décédée. Vous imaginez, une maman est décédée. Et tout pour que cela cesse et pour que cela change, c'est à nous de faire revendiquer nos droits.
Le dimanche, quand il faut aller voter, il faut aller voter. Il faut arrêter de tenir les murs du quartier. Ils ne vont pas tomber. Vous inquiétez pas. Voilà. — Oui, bonjour. Écoutez, chers amis, citoyens, citoyennes, camarades, je vous adresse ici le fraternel salut du Parti ouvrier indépendant du Gard qui, comme toutes les autres fédérations du POI en France, est désormais résolument engagé dans la campagne pour faire gagner Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles d'avril.
Donc depuis notre déclaration du bureau national du 23 octobre 2020, donc, intitulée « S'organiser pour en finir avec la politique de Macron et de tous les gouvernements de la Ve République », nous avons commencé à chercher les parrainages avec nos camarades de la France insoumise. Et nous allons tout faire sans état d'âme ni réserve dans les prochaines semaines pour faire voter Mélenchon. C'est le sens de la lettre aux abstentionnistes, à tous ceux qui résistent, qui en ont assez et qui veulent que ça change. C'est le titre complet de cette lettre, et je crois qu'elle englobe tous les problèmes, qui vous a été distribué à l'entrée de ce meeting.
Assez de la politique de ce président des riches qu'il dégage en 2022. Il traite les non-vaccinés d'irresponsables, mais c'est lui les responsables, pour avoir supprimé 17 600 lits d'hôpitaux pendant son quinquennat, qu'il dégage en 2022, lui et ses institutions et lois antidémocratiques. Au POI, nous croyons à la lutte des classes. C'est elle et elle seule qui pourra régler définitivement son compte au système économique dans lequel nous vivons depuis trop longtemps et qui conduit l'humanité et sa planète à la barbarie.
Nous sommes engagés, avec tous ceux qui résistent, à égalité avec des militants venus de tous les horizons du mouvement ouvrier, dans les comités de rupture avec le système, avec les politiques menées par tous les gouvernements successifs de la Ve République. Des millions de travailleurs et de travailleuses vont chercher, dans les prochains mois, sur ce terrain, à manifester leur rejet, leur volonté de défaire Macron. A nous de les rencontrer et de les convaincre. Et nous allons déjouer toutes les pronostics et toutes les combinaisons.
Comme en 2005, pour le traité constitutionnel, ou comme on l'a fait récemment le peuple chilien, chers amis, citoyens, citoyennes, camarades, nous allons gagner ! Merci à nos invités de vous répondre. Après, on prendra une deuxième salve de questions. On essaiera de faire très rapidement parce qu'on doit libérer Éric Coquerel, si vous voulez vous faire dédicacer son livre. Il va falloir lui laisser un petit peu de temps. On prendra donc quatre autres interventions. Et comme on en est à trois hommes et une femme, on prendra trois femmes et un homme pour les prochaines questions. Faites les courses, s'il vous plaît. Merci beaucoup.
Oui, là, ça va mieux. Sur la question des luttes, c'est effectivement essentiel. Pour nous, il n'y a pas de distinction entre la mobilisation politique, électorale et la mobilisation sociale. Notre stratégie, c'est la révolution citoyenne. Et la révolution citoyenne, ça ne veut pas simplement dire qu'il faut le 10, être dans les bureaux de vote. Mais pour nous, c'est une mobilisation constante. Et effectivement, être aux côtés de celles et ceux qui luttent. Et des luttes, il y en a. Il y en a partout, sur tous les fronts, sur tous les terrains.
Je pense que c'est aussi important de se le rappeler parce que cette élection, elle n'a pas lieu à froid, dans un contexte où il ne se passerait rien. On a parfois cette impression et l'effet Covid peut donner cette impression-là parce qu'on a été confinés, parce qu'il y a un sentiment aussi d'oppression générale. Et je pense qu'il ne faut pas sous-estimer cet impact-là. Mais dans la réalité, les luttes n'ont jamais cessé. Rappelons d'ailleurs que les soignants et les soignantes étaient en grève et en mobilisation pendant des mois et des mois juste avant le Covid.
Rappelons d'ailleurs que juste avant la pandémie, et d'ailleurs le gouvernement s'en est sorti, il y a eu un des plus grands mouvements sociaux contre la réforme des retraites dans ce pays. Et c'est uniquement le 49-3, quand ils ont essayé de le mettre en œuvre, et c'est uniquement la pandémie qui a mis un coup d'arrêt à cette stratégie. Les luttes n'ont jamais cessé. On est sous un quinquennat où il y a eu les deux plus grands mouvements sociaux de ce pays, le mouvement des Gilets jaunes et le mouvement contre la réforme des retraites. Et donc il faut se rappeler ça. La résistance est continue d'une manière ou d'une autre. Et pour nous, c'est essentiel.
Non seulement pour maintenant, parce qu'effectivement, il faut gagner des luttes, pas juste en général, comme ça en théorie, mais au quotidien. Et nous, ce qu'on a essayé de faire depuis cinq ans, c'est y compris d'être des députés, avoir un groupe parlementaire qui se bat pied à pied à l'Assemblée nationale, en montrant que non seulement on s'oppose, mais on propose. Vous aurez l'occasion de vous en rendre compte la semaine prochaine, lors de notre journée d'initiative parlementaire. Nous avons traduit près de 60% de notre programme en propositions législatives. Donc on est prêts. On est prêts. On est prêts à gouverner.
Non seulement cela, mais ce travail ne serait pas possible sans les mobilisations. Comme je vous l'ai dit, notre programme s'inspire et reprend l'ensemble des revendications des mouvements sociaux, pas simplement de la période, mais d'une histoire. Nous, nous inscrivons dans une histoire de lutte, d'émancipation, et nous traduisons et nous avons laissé de traduire ces revendications en loi, en décret, parce que c'est possible, ce n'est pas une utopie, c'est possible de faire une politique qui répond aux aspirations sociales, économiques, écologiques. Donc la question des luttes est consubstantielle de ce qu'on porte comme projet.
Et on a été aussi des députés, je crois, parce que nous sommes des militants, parce que nous sommes des syndicalistes, parce que nous sommes des salariés, qui avons toujours été dans les luttes. Et on a, et je crois que Eric, en particulier, un exemple, peut-être pas, vous vous en rendez pas compte, mais à Paris et sur la région parisienne, comme d'autres élus, par ailleurs, pas que des députés, je pense à quelqu'un comme Daniel Simonnet, qui sont des élus de terrain de toutes les luttes. On a amené notre écharpe tricolore, fièrement, on l'a porté dans les manifestations, sur les piquets de grève. C'est ça, notre conception de la révolution citoyenne.
Donc il n'y a pas de déconnexion pour nous de la mobilisation. Et deuxième point, je vais laisser Eric sur l'appel, et je suis très heureuse de cet appel de Madadine sur la question des stratégies. Je suis très heureuse aussi d'être accompagnée de Nordin Isnani, qui est venue avec nous aujourd'hui, qui est un militant historique du mouvement Immigration Banlieue, et qui s'inscrit et s'engage dans la campagne.
Je le remercie d'ailleurs d'abord pour les luttes menées, pour l'histoire de ces luttes-là, pour rappeler que non, nos parents, nos arrière-grands-parents, celles et ceux qui ont construit ce pays, qui se sont battus pour les droits, pas simplement les leurs, mais pour les droits de tous et toutes, pour élargir et rendre réels nos principes républicains, se sont toujours battus, ont été aussi des têtes dures, n'ont pas baissé la tête. Et ça, c'est une histoire et une tradition dont nous pouvons tous et toutes être fiers, et que ces militants et militantes ont porté, ont gardé malgré tout. Donc merci pour cette interpellation, et nous sommes, bien entendu, ouverts et prêts.
Et justement, la stratégie que nous mettons en œuvre, l'Union populaire et le Parlement de l'Union populaire, c'est un espace dans lequel nous nous invitons tous et toutes à s'inscrire, que vous soyez de la France insoumise ou pas. Et il y a déjà dans cet espace, d'ailleurs, des syndicalistes, des militants et militantes associatifs, des élus qui ne sont pas de la France insoumise, mais dans lesquels nous pensons que le dialogue est possible. Nous sommes en train de préparer des plans d'action. Vous avez peut-être entendu parler, le plan d'action 1 milliard contre les violences faites aux femmes.
On est en train d'organiser des auditions, en train d'enrichir nos livrets thématiques, dans un dialogue avec les associations, que vous soyez pour, ou membres de la France insoumise, ou pas d'ailleurs, que vous soyez sûr de voter pour Jean-Luc Mélenchon, ou pas encore. Nous pensons que ce dialogue, c'est ce que nous voulons aussi donner comme idée du type de gouvernement que nous mettrons en place, du type de dynamique gouvernementale, en s'appuyant sur le rapport de force sociale et dans ce dialogue. Donc nous sommes ouverts et nous répondrons à cette invitation. Je voulais juste rajouter un dernier point qui, pour moi, est essentiel.
La stratégie de la discorde, c'est aussi effectivement d'opposer les quartiers populaires au centre-ville et d'opposer les villes et la campagne. Alors que l'on sait que si les situations peuvent être différentes, la question, par exemple, des services publics. Je vous parlais de Saint-Ambrois où j'ai de la famille, où il n'y a plus de train. Il y a une gare, mais il n'y a plus de train. Et donc on est obligé de prendre ou la voiture ou le bus depuis Nîmes pour s'y rendre. La question du service public, c'est le même transport des services publics en région parisienne, où on est obligé de revenir sur Paris pour aller d'une ville de banlieue à l'autre.
Et plus on s'éloigne et plus les transports sont inexistants. Ces réalités-là sont les mêmes dans les villes, dans les centres urbains comme dans les centres ruraux. Et donc l'enjeu, et c'est pour ça que je trouve que cet appel, il est important, et l'expérience que vous avez avec les militants des quartiers populaires, de l'éducation populaire, c'est aussi de faire ce lien-là et de montrer que non, ils ne nous opposeront pas et que par contre, si on est tous et toutes ensemble, on devient une force irrésistible.
Je vais essayer de compléter et notamment de revenir sur l'interpellation du camarade militant des quartiers populaires. Et d'abord dire une chose, je suis spécialement content de faire ce meeting avec Daniel. Parce qu'on se retrouve quand même, Daniel, dans pas mal de mobilisation où autrefois, ce n'est pas le cas avec France Insoumise, mais les élus se courraient pas pour y aller, pour aller vite. Et nous, on pense que c'est essentiel. Alors on pense que c'est essentiel pourquoi ? Ce n'est pas tant l'idée, enfin si, ça existe, l'idée de se tourner vers les quartiers populaires et de dire qu'il ne pourra pas y avoir de révolution citoyenne sans les nouvelles classes populaires de ce pays.
Ça, ce n'est pas possible. Mais c'est aussi que nous souhaitons que France Insoumise et au-delà de l'Union populaire deviennent la force dans laquelle souhaitent se remobiliser les quartiers populaires. Enfin remobiliser, du moins sur le champ politique, parce que ce que je voudrais dire, c'est que les quartiers populaires ne nous ont pas attendus pour faire de la politique. Ça, ça serait, je vais dire, quelque chose de péjoratif à travers les collectifs qui y travaillent, les associations qui y travaillent.
Mais disons que l'expression politique, y compris directement électorale, par justement défiance de tous ceux qui avaient fait beaucoup de clientélisme et peu de transformation depuis des années, y compris au nom de la gauche, c'est quelque chose qui s'est distenduée. C'est pour ça que dès qu'on a été élus, on a essayé justement d'envoyer un message. Moi, j'ai proposé en novembre 2018 les rencontres nationales des quartiers populaires à Épinay. Il y avait 800 personnes pour parler justement des sujets avec des associations, des collectifs.
On a continué à se mobiliser dans des manifestations qui n'étaient pas, j'allais dire, les manifestations seulement des quartiers populaires, mais qui drainaient des sujets qui font partie des discriminations et des inégalités que subissent les quartiers populaires. Je parle par exemple de la mobilisation du 10 novembre contre l'islamophobie. Je parle par exemple des mobilisations des différents comités réclamant justice, que ce soit le comité Adama ou différents comités réclamant justice par rapport aux violences policières.
Je parle aussi, et là c'est plutôt notre absence qui était à remarquer, contrairement malheureusement à peu près tout le reste de la gauche, du fait que nous n'ayons pas été à la manifestation du 19 mai des policiers factieux demandant des comptes à la justice. Ça c'est des choses qui sont importantes et qui indiquent le cap que nous souhaitons prendre. Alors ça a été posé tout à l'heure sur la question du logement, je l'ai abordé rapidement. Je pense qu'il faut continuer, et j'entends l'invitation, et nous on y est prêts, sans aucun problème. Mais on va aussi essayer d'avoir des initiatives. Alors j'en annonce une, j'attends juste que Asdine s'y mette.
Asdine c'est Adine Taibi, le maire d'Estaing. Parce que l'idée c'était de faire un peu une réplique des rencontres nationales, plus restreintes d'un point de vue thématique, mais sur la question du logement. Parce que la question du logement, je pense, moi pour le vivre en Seine-Saint-Denis, c'est que ça soit la question des logements indignes, du manque de logements, des problématiques, de tout ce qu'on peut vivre. C'est à mon avis un des problèmes aujourd'hui, centraux, des quartiers populaires. Les gens sont mal logés, sont carrément pas logés du tout.
S'entassent, sont la proie de marchands de sommeil qui profitent du fait que pour essayer d'accéder à un logement, aujourd'hui c'est la croix et la bannière, si vous ne présentez pas toutes les garanties, y compris à un certain moment des garanties qui fleurent la discrimination. Et donc la question du logement est sans ça. Donc on va proposer une rencontre nationale à Stain avec mon ami Azine Taibi. Il y a Ali Rabel, le maire de Trappes, qui est d'accord pour y participer.
Il y a, et on parlait des questions de départements ruraux, il y a le maire indépendant, autonomiste, de Zanza en Corse, qui lutte contre la spéculation immobilière due au nombre de logements secondaires qui s'emparent des zones touristiques et qui fait que les habitants, eux, ne peuvent plus habiter parce que les prix augmentent, qui en feront partie. Et on va, donc je propose qu'on construise ça ensemble et qu'on réponde à nos invitations mutuelles parce que je pense que c'est important et qu'on ne compte pas s'arrêter au moment des élections.
Dernier point, juste, je reçois évidemment avec, ce n'est pas la première fois, je salue les camarades du POI qui ont fait leur adresse et ça me permet de pointer quelque chose. C'est l'importance du Parlement de l'Union Populaire. Je dis ça parce que les camarades du POI l'ont rejoint. Le Parlement de l'Union Populaire, c'est quelque chose de décisif dans cette campagne parce que certains parlent d'unité et nous, on l'a fait. Voilà, c'est ça la réalité. Et nous, on l'a fait, nous, on l'a fait sur la seule chose qui vaille, c'est-à-dire autour d'un programme et d'un projet. Pas le fait de réunir des têtes de gondole qui ne sont pas d'accord entre elles et qui s'installerait dans...
D'ailleurs, personne ne le veut parce que de toute façon, tout ça n'a aucun sens. Ça serait dans une primaire dont le résultat, on le connaît en 2016, c'est qu'aussitôt que vous avez gagné la primaire, je pense à Benoît Hamon, tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux sont partis chez Macron et les autres se sont mis de côté. Donc la question de la primaire, je n'en parle pas. Mais par contre, on tient à l'union, on tient au rassemblement le plus large. Et cette union, ce rassemblement le plus large, ça peut être l'union et le rassemblement de militants politiques.
Il y a le POI, il y a Ensemble, il y a des communistes qui, aujourd'hui, je parlais d'Asdine Tabi, mais d'autres vont nous rejoindre. Vous allez voir, ça va être quelques surprises dans les jours à venir. Mais il y a aussi, et j'allais dire surtout, tous les acteurs des mouvements sociaux, écologiques et citoyens, le fait qu'Aurélie Trouvé, ancienne présidente d'attaque, soit la présidente du Parlement de l'Union Populaire, c'est évidemment quelque chose d'important.
Le fait qu'on y retrouve des syndicalistes dans le Parlement de l'Union Populaire, les journalistes ne l'ont pas trop relevé parce que, bon, c'est pas pour les critiquer, mais enfin, c'est vrai que quand ils ont des noms pas très connus, ils vont pas tellement tout le temps chercher qu'il y a... Mais le fait qu'on ait des animateurs des principales luttes depuis quelques années, que ce soit PPG à Beson qui lutte contre des localisations, les TUI, Monoprix, etc., les femmes de ménage de l'hôtel Ibis, pour nous, c'est des choses... C'est une fierté. C'est ce que nous voulons incarner. Le Parlement doit être aussi le Parlement des luttes. Et donc, c'est aussi quelque message que nous envoyons.
Le Parlement de l'Union Populaire, c'est un point absolument central de notre campagne et qui incarnera, si tout ça se passe bien, je l'espère, les prémices d'un mouvement qui pourrait être majoritaire dans ce pays et qui pourrait porter le futur gouvernement du pays.
Je voulais juste rajouter un truc parce que c'est pas simplement dans cette campagne, en fait, qu'on a découvert l'articulation et la stratégie à la fois d'Union Populaire et de liens entre les différents quartiers populaires en ville et la campagne, parce qu'on vous parlait d'Azdin Taibi, qui est maire d'Eustin, qui est le vice-président du Parlement de l'Union Populaire, et qui a construit une coopération avec la ville de Génolac, qui est dans la région, justement, pour faire le lien sur la question des services publics, pour constituer un rapport de force.
Et ça fait plusieurs années, d'ailleurs, qu'il y a ces échanges qui existent entre la Seine-Saint-Denis, le 93, et Génolac, ici, dans la région. Donc c'est aussi sur la base de cette expérience-là, je voulais faire cette... illustrer sur la base de cette expérience, ce travail, ces liens qui ont été tissés, que nous avons produit les propositions, et c'est ça que nous voulons aussi mettre en avant dans la campagne, illustrer très concrètement, justement, le type de rapport de force et d'unité dans le sens de l'intérêt général. Et je pense que c'est un bel exemple de ce qui serait possible de faire à une échelle de l'ensemble du pays, quand nous serons majoritaires.
Nous continuons de prendre les interventions de la salle. Il y a deux personnes ici, et puis deux personnes devant qui sont déjà inscrites, disons. Et puis, nous verrons ensuite. Je vous demande d'être le plus bref possible pour permettre le maximum d'intervention.
Merci. Je vais essayer d'être bref, donc. Je suis militante associative Nicole Ziani. Voilà, je voudrais vous poser deux questions rapidement. La première concerne ce que vous préconisez pour l'accueil des migrants et des sans-papiers. Vous savez qu'à côté, juste à côté, il y a un centre de rétention. Ma deuxième question est plutôt une question de politique étrangère, c'est-à-dire qui concerne la question palestinienne. Qu'est-ce que vous préconisez pour en finir avec les déclarations de principe qui rappellent le droit international, mais qui sont suivies très régulièrement, de validation de la politique menée par Israël, qui a le droit de se défendre.
Et on sait ce que c'est le droit de se défendre pour Israël. Voilà. Merci à vous.
Bonjour, bonjour, monsieur le député et madame la députée. Moi, je suis handicapé. Et comment, par rapport au quinquennat de Macron, les handicapés ont été très gênés par la loi Elan, qui, dans une de ses dispositions, prévoient que les nouveaux logements ne comportent plus que 10 % de logements accessibles. Et donc, ça, moi, ça me semble une justification, une justification pour dire des choses pas très gentilles à monsieur Macron. Et donc, voilà, en fait, vous savez tous ici que Macron nous a raconté des craques à tous. Il nous a dit qu'il était de droite et de gauche. En fait, il n'est que de droite. Voilà. Et donc, maintenant, il nous dit qu'il n'est pas fasciste.
Et moi, je voudrais vous demander, est-ce que vous pourriez lancer le mot d'ordre de dire non à l'État de Macron-Soligny ? Moi, voilà, Macron-Soligny, il me semble que c'est une référence assez claire à Mussoligny. Et voilà, Mussoligny, chanteur du fascisme, et Macron, voilà, c'est aussi un chanteur du fascisme à la française. Donc, voilà, si vous pouvez me dire ce que vous pensez de ce néologisme, ça m'arrangerait bien. Au revoir. Merci.
Bonsoir. Bon, je me présente, je suis Karima Baral. Donc, c'est vrai que tout d'abord, avant de poser ma petite question, je voulais vous dire tout simplement que j'étais intimement et profondément convaincue que tout pourra changer si le mouvement de la France Insoumise passe en avril 2021, 22, 22, voilà. En termes du programme, bon, moi, je vous ai toujours soutenu depuis que ce mouvement existe. Et c'est quelque chose, c'est un mouvement qui m'a donné de l'espoir, qui m'a redonné confiance. En l'avenir. Et voilà. Donc, maintenant, je pose ma petite question. Voilà. Alors, vous avez pas... Ouais, j'aime pas. Je vais pas grimper. C'est plus facile, assise.
Donc, ce que je voulais vous demander, c'est vrai qu'actualité, bon, l'actualité, c'est aujourd'hui, bien sûr, ce fameux Covid. Alors, vous avez parlé en termes... Mélenchon a beaucoup dit, M. Mélenchon, nous a beaucoup dit qu'il était, s'il était élu, qu'il enlèverait le pass sanitaire. Donc, c'est vrai que c'est bien. Vous êtes positionnés, c'est vrai, pour les aérateurs d'air et tout ça. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, il y a quand même aussi des mouvements de médecins qui se sont mis en collectif pour la liberté de prescrire.
Et ça, au niveau des soins, au niveau des traitements, c'est vrai que j'aimerais quand même l'entendre plus, parce que je ne l'ai pas vraiment beaucoup entendu, même si je pense que vous êtes d'accord. Mais est-ce que vous pouvez vous positionner par rapport à ça en demandant à ce que les médecins reprennent le droit de nous soigner et de nous donner des traitements ?
Je vous remercie beaucoup. Merci de me donner la possibilité de prendre la parole. J'habite au quartier, juste à une minute de là. Mon nom est Zogo, Z-O-G-O. J'ai une association dans le quartier. Et de ce fait, je suis élu représentant des locataires dans une société HLM de la région. Un toi pour tous. Et de ce fait, je suis d'office membre du conseil d'administration et membre de la commission d'attribution des logements. Et je voudrais donc, j'ai la chance d'avoir deux élus de la nation devant moi. Je voudrais revenir sur le logement social. Je vois ce qui se passe dans les commissions d'attribution des logements. Nous avons un problème. Et c'est un problème national.
Nous avons un problème sur la typologie des logements. Ce qu'on appelle typologie, c'est le nombre de pièces qu'un logement peut avoir. Normalement, lorsqu'on attribue les logements, chaque personne a une chambre. Bon, une famille qui comporte cinq personnes, c'est-à-dire le papa, maman et trois enfants, ils ont droit normalement à un P5, c'est-à-dire quatre chambres et une chambre pour les parents et trois chambres pour les enfants. Donc, on a un gros problème sur les T5. On n'en a pas. Il n'y en a vraiment pas. Et l'État n'en construit pas. Ça fait plusieurs fois que j'ai essayé de m'adresser au maire, au conseil général.
Donc, je voudrais vraiment demander à nos deux députés s'ils peuvent faire quelque chose pour les T5, c'est-à-dire quatre chambres, quatre chambres, parce que, bon, c'est un problème qui est national. Il suffit qu'une famille qui a trois enfants et il n'y a pas de T5. J'ai vu le dernier conseil d'administration, un toit pour tous construit des nouveaux logements. Il n'y a pas un seul T5. Je vous remercie.
Bon, donc, on nous dit que c'est la conclusion. Donc, voilà, on va conclure pour essayer de répondre à certaines des questions. Quelqu'un a parlé des CRA. Ça n'a pas été un des thèmes qu'on a abordés, mais là aussi, on est pas mal dans les mobilisations avec Daniel sur la question des personnes migrantes. Il est évident que nous sommes totalement à rebours des politiques qui sont menées aujourd'hui. Nous, on ne veut pas des CRA, on veut des centres d'accueil dignes de ce nom, où les personnes sont accueillies, où on traite administrativement leur cas. D'accord ? Et on permet aussi qu'ils aient un hébergement d'urgence, de soins, etc.
Et que ça ne soit pas, comme on le connaît aujourd'hui, les associations, les collectifs citoyens qui jouent le rôle de l'État par rapport à des gens qui sont sur les trottoirs, qui sont dans les rues et qui sont transformés, j'allais dire quelque part, à des marginaux, ce qu'ils ne sont pas au départ. Au départ, ce sont des personnes qui viennent dans notre pays pour des raisons précises. Donc nous sommes pour dire qu'aujourd'hui, ce n'est pas vrai, ce n'est pas le cas actuellement, ce n'est pas le cas depuis plusieurs années en France. La question des personnes migrantes ne sont pas un problème. Ce qui est un problème, c'est la manière dont on les accueille. C'est ça qui crée un problème.
Alors dire ça, ça ne veut pas dire dire ça, ça ne veut pas dire et c'est l'autre partie de notre programme qu'on ne doit pas s'interroger sur les causes qui font en sorte que des gens s'en vont de chez eux de manière contrainte, non pas parce qu'ils le souhaitent, mais parce que soit les accords de libre-échange ruinent leurs économies, soit les guerres très souvent provoquées ou en tout cas soutenues par les pays qui sont les nôtres, effectivement, font en sorte de les mettre, de les jeter hors des frontières. Et je passe aussi sur les questions climatiques. Il faut régler ces questions. Et ça, c'est un travail qu'il faut faire au niveau international.
Voilà pourquoi nous sommes pour que chaque année il y ait des conférences en rappelant d'ailleurs une chose, c'est que les plus grandes migrations aujourd'hui, c'est entre pays du Sud qu'elles se passent, d'accord ? L'Europe reçoit très, très peu de migrants par rapport aux pays du Sud pour qu'il y ait effectivement entre pays du Sud qui sont déjà souvent parfois en difficulté. C'est des problèmes qui existent, mais en attendant qu'on règle les causes, on doit être capable d'accueillir. Donc il faut remettre en question Dublin, qui est quelque chose de totalement mortifère, qui ne veut rien dire et qui pousse aussi à la marginalité.
Il faut remettre aussi en question le Touquet, les accords du Touquet, parce qu'on n'a pas à jouer les gardes barrières des Britanniques et que c'est aussi une situation absolument intenable. Et il faut, je le disais, mettre des moyens en place pour accueillir les personnes qui sont ici. Et bien évidemment, il faut régulariser toutes les travailleuses et les travailleurs sans papier, tous les élèves qui sont les écoles sans papier, tous les lycéens, les étudiants qui sont sans papier, et de manière absolument évidente et qui sera en plus plutôt mieux pour notre pays. Ça, c'est pour les questions de migration. Daniel, il reviendra peut-être par la suite.
La deuxième question qui a été posée, c'est la question de la Palestine. Voilà. Pour nous, c'est clair. D'ailleurs, ça nous a causé quelques critiques de la part de courants politiques. Mais c'est clair que nous continuons à maintenir que les Palestiniens ont droit à un pays, à un État, aux frontières sûres, reconnu avec Jérusalem pour capital partagé. Nous sommes toujours et nous maintenons. Nous sommes toujours du côté des résolutions de l'ONU. Et ça veut dire qu'il faut effectivement être capable à un moment donné de ne pas accepter certaines situations.
Par exemple, la France a évidemment trop peu dit sur le fait que les États-Unis, maires unilatérales, aient fait de Jérusalem le lieu de leur ambassade, ce qui, évidemment, est contraire à tous les accords internationaux. Et de la même manière, nous ne sommes pas d'accord avec, j'allais dire, la criminalisation du mouvement de solidarité avec les Palestiniens, qui fait de l'antisionisme un antisémitisme. Nous ne sommes pas d'accord. Nous avons voté contre ces lois.
Et nous pensons d'ailleurs, nous pensons d'ailleurs que ce qui se développe dans les territoires occupés, où on peut parler d'apartheid de fait, en réalité, à travers la colonisation vis-à-vis des Palestiniens qui sont progressivement expulsés de Jérusalem-Est, non seulement c'est un problème pour la paix, mais si on veut bien y réfléchir, c'est à terme aussi un problème pour le peuple israélien. Parce qu'on ne se transforme pas en État de ce type sans qu'il y ait de dommages par rapport aux populations qui y vivent. On ne peut pas imaginer un État démocratique israélien qui procède à une politique de colonisation et d'apartheid.
Ça veut dire qu'au bout d'un moment, l'État lui-même se transforme et que le peuple israélien, à mon avis, son devenir, ne peut pas passer par le fait d'opprimer un autre peuple comme c'est fait aujourd'hui de la part du gouvernement qui succède. Donc ça, c'est quelque chose d'absolument évident. Nous sommes du côté de la paix et nous sommes du côté de respecter les droits des deux peuples sans que l'un opprime l'autre quand c'est aujourd'hui le cas. Je ne vais pas répondre à toutes les questions parce que sinon, oui, je veux aborder un dernier point sur revenir sur la dernière question qui a été posée sur les questions passe sanitaire, passe vaccinale et tout ça.
Moi, je crois que déjà une première chose, c'est que nous, on se pose les questions de la mer. J'ai parlé du manque d'anticipation d'organisation de l'État. Alors il y en a une autre quand même qu'il faudrait un de ces quatre cocher. En gros, c'est pas seulement qu'en matière de santé publique, on a une politique absolument délétère qui, au nom des politiques d'austérité, a cassé l'hôpital public, a cassé l'offre de santé dans ce pays. Je rappelle qu'à 15 ans, il y avait un documentariste américain, Michael Moore, qui avait fait un documentaire dans lequel il plaçait le système de santé français comme exemple dans le monde. En 15 ans, ils ont réussi à casser tout ça.
Et franchement, il n'y aurait pas la compétence et j'allais dire aussi l'engagement. Même, on peut parler de dévouement du personnel soignant. On sait que tout ça aurait craqué depuis plein de durées. Mais il y a un autre scandale qu'il faut dénoncer. C'est la question de la politique de recherche dans ce pays et de recherche, notamment pharmaceutique. Ce n'est pas normal. Puisqu'on parle de vaccins. Comment ça se fait que le pays de Pasteur n'ait pas été capable de produire un seul vaccin ?
Comment ça se fait que Sanofi, qui reçoit des aides publiques à n'en plus finir et qui délocalise tous ces chercheurs qui ferment ces unités, comment ça se fait que l'État n'ait pas nationalisé Sanofi pour aller vers un pôle public des médicaments ? Comment ça se fait qu'on continue à mettre aussi peu d'argent dans la recherche publique ? Ce qui fait que quand vous parlez à tous ceux qui travaillent depuis des années sur le Covid, ils vous expliquent qu'ils ont été obligés d'arrêter leur recherche sur le Covid parce que ce n'était pas assez rentable. Voilà ce que nous payons. Voilà ce que nous payons.
Et bien évidemment, ça aussi, ça veut dire qu'il faut remettre le paquet, ne serait-ce que pour essayer de trouver un traitement. Parce que, par exemple, aujourd'hui, la question du vaccin, il faut le dire entre nous, le vaccin est un super traitement. On peut être d'accord ou pas d'accord. Moi, je pense que je pense qu'effectivement, il évite les formes graves. Mais éviter les formes graves, c'est, j'allais dire, la logique d'un médicament, d'un traitement. C'est moins la logique d'un vaccin qui a quand même aussi pour mission. Je sais qu'un vaccin ne fait pas forcément que ça, mais la logique pour mission d'atténuer la transmission. Donc voilà le travail, à mon avis, qui est à faire.
Et moi, en tout cas, il y a une chose, je l'assume, je le dis. Je crois qu'on ne pourra pas, au delà des problèmes de liberté, mais même d'un point de vue sanitaire. Je ne crois qu'on ne pourra pas. Il n'y a aucun, aucune stratégie vaccinale au monde qui se base sur une vaccination obligatoire tous les trois mois. Ça n'existe pas. Et si ça n'existe pas, c'est une bonne raison. C'est qu'il y a un moment donné, un manque des doses. Il y a un moment donné, un problème du fait qu'on soit obligé tous les trois mois de se vacciner. Donc, il faut être capable.
Et en plus de ça, je l'ai dit, quand les uns se vaccinent tous les trois mois, les autres se sous vaccinent dans les pays du Sud et les variants remontent. Donc, il va falloir qu'on envisage sérieusement toute une stratégie vaccinale, notamment pour la stratégie de vacciner les personnes les plus à risque. Ça veut dire aller vers. Ça veut dire convaincre. Ça veut dire faire tout ce que n'a pas fait le gouvernement. Là aussi, on a la plus mauvaise moyenne de personnes vaccinées au dessus de 80 ans en Europe.
Ça veut dire que le boulot n'a pas été fait de façon à, j'allais dire, redevenir rationnel et remettre sur pied à la fois une politique qui serait une politique sanitaire rationnelle et une politique démocratique. Et non pas la politique aujourd'hui qu'on nous impose sous couvert sanitaire qui ressemble de moins en moins à la démocratie. Voilà, à mon avis, ce que je voulais dire comme conclusion.
Sur, je voulais revenir sur, je vais en parler, sur les différents points, sur l'accueil des migrants et des migrantes, je rejoins ce qu'a dit Eric. Je voudrais vous faire partager un moment extrêmement rare et précieux que nous avons vécu justement cet après-midi quand j'ai rencontré une famille qui est hébergée rue Pierre-Sémard. Et une jeune fille, vous en avez peut-être entendu parler, une jeune artiste très talentueuse qui nous a interprétées une chanson d'Edith Piaf. Non, je ne regrette rien, qui chante merveilleusement bien, qui est inscrite au conservatoire, dont la mère était une pharmacienne dans son pays. C'est pas comme si les professions de santé étaient inutiles.
qui n'ont pas la possibilité aujourd'hui, pour des raisons purement administratives, de continuer sa profession, mais qui se dévouent, qui participent bénévolement à tout un ensemble d'activités. Et voilà, et pour moi, c'est un exemple parmi des centaines, des milliers qu'on retrouve un peu partout quand on travaille sur cette question. On est aux côtés, comme les associations le font, des personnes migrantes, qui pour moi sont une richesse pour ce pays. Moi-même, je suis une immigrée de première génération, aujourd'hui députée de la République.
Et je ne dis pas que je suis une richesse en soi, mais comme les travailleurs et travailleuses sans papier, beaucoup d'entre elles et eux qui ont permis l'approvisionnement, qui ont permis pendant le Covid que nous faisions face, comme cette famille, dont le talent de cette jeune fille, dans les capacités professionnelles de ses parents, apporteront et apportent en vérité à notre pays déjà, parce que pour les travailleurs sans papier, par exemple, travaillent, cotisent, participent à l'activité et aux liens sociaux. Et au-delà, c'est un devoir d'humanité pour ces personnes qui se retrouvent à chercher refuge dans notre pays.
C'est notre honneur de leur accorder sans condition un accueil digne. Et c'est ce que nous avons défendu depuis le début du mandat. C'est une des premières lois aussi, après la loi antiterroriste, la loi de répression des personnes migrantes, que nous avons combattues en proposant un accueil digne, en proposant des mesures pour l'hébergement, en proposant des régularisations pour toutes ces personnes qui devraient avoir le droit de pouvoir vivre ici dignement et ne pas être criminalisées, ne pas être précarisées. Et nous en avons le devoir, nous en avons les moyens. Nous ne prenons d'ailleurs pas la plus grande partie de la part de solidarité dans le monde, ni en Europe.
Et donc oui, c'est ce que nous continuerons à défendre. Et c'est cette politique que nous mettrons en œuvre en refusant, là aussi, les boucs émissaires qui sont désignés par le gouvernement depuis le début, les personnes migrantes qui ne sont pas nos ennemis, qui n'envahissent personne et qui, pour nous, sont les bienvenus ici à trouver refuge, trouver accueil et à participer à se vivre ensemble.
Sur le deuxième point de la Palestine, je ne reviens pas sur le positionnement de la France insoumise qui est en faveur d'une paix juste et durable en Israël et en Palestine, et donc le respect des décisions de l'ONU en la matière, le respect des droits du peuple palestinien, qui, de mon point de vue, et comme l'a très bien dit Eric, ne se fait pas au détriment du peuple israélien, bien au contraire. Et je crois qu'une paix juste et durable irait dans le sens, y compris du peuple israélien. Nous nous inscrivons dans les grands mouvements de solidarité, et je crois que la lutte pour le soutien au peuple palestinien s'inscrit dans des grands mouvements de solidarité internationale.
Je pense au regretté archevêque sud-africain Desmond Tutu, qui nous a quittés il y a quelques jours, qui était non seulement une des grandes figures de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, mais qui a été un des premiers à caractériser ce qui se passe en Israël et en Palestine comme une forme d'apartheid, ce qui est aussi une caractérisation qui est aussi aujourd'hui reprise par des institutions de défense des droits humains comme Human Rights Watch, et également international, mais aussi des organisations israéliennes comme Beth Selem, qui a caractérisé aussi ce qui se passe sur ces territoires comme une forme d'apartheid. Et donc c'est de nos responsabilités.
Nous avons les moyens, en France et en Europe, d'intervenir sur le champ international. Je vous rappelle que la France va être à la présidence de l'Union européenne pendant les six prochains mois. Et donc il y a des actions très concrètes. Par exemple, le fait que, ce qui peut apparaître un détail, mais l'aide humanitaire européenne et française est régulièrement détruite par l'armée israélienne dans des opérations de punition des populations et une prise de position beaucoup plus affirmée et une condamnation participerait justement d'indiquer au gouvernement israélien que nous ferons respecter l'aide et la solidarité internationale.
Et ni l'Union européenne ni la France n'accepteront que les droits du peuple palestinien, y compris le soutien au peuple palestinien, soient criminalisés et soient remis en cause. Et juste, c'est un lien parce que, de manière générale, du point de vue international, on en parle peu dans la campagne présidentielle. Pourtant, c'est un enjeu. Je vous parlais de la présidence française de l'Union européenne. Notre pays est un grand pays qui n'a pas toujours eu, de ce point de vue-là, un passé glorieux en la matière, qui a plutôt eu tendance à l'utiliser au bénéfice des grandes multinationales.
Et c'est d'ailleurs aussi le sens que nous avons quand nous disons qu'il faut interroger les causes des migrations forcées et notre responsabilité économique des grands groupes, par exemple, comme des groupes Bolloré. Vous en avez entendu parler, Bolloré, le principal soutien du candidat fasciste Zemmour. Ces gens-là ont produit, y compris des stabilisations dans des pays, et ensuite viennent reprocher aux personnes qui cherchent refuge sur notre sol les causes qu'ils ont eux-mêmes provoquées. Donc, il ne faut aussi pas oublier ce lien-là.
C'est les mêmes qui détruisent, qui pillent, qui causent des prédations, qui causent la misère internationale, qui aujourd'hui veulent mettre en avant des solutions de violence fasciste, antisociale, antidémocratique. Et la position de notre programme de la France insoumise a toujours été et reste l'indépendantisme français.
C'est la seule manière de retrouver une crédibilité au niveau international et de mettre cette crédibilité au service d'une autre vision des rapports internationaux, de véritable coopération internationale avec un ensemble de pays qui, d'ailleurs, et ça, c'est une dimension que vous ne devez pas sous-estimer, ce qui va se passer en Avil-Pochemps et regarder dans le monde entier. De la même manière, et là, c'est une anecdote que j'aime rappeler, que pendant le mouvement des Gilets jaunes, nous nous sommes retrouvés, Mathilde Panot et moi, au Rojava, un pays en guerre où une expérience extraordinaire de solidarité et d'alternative se construit.
Et une des premières questions qu'ils nous ont posées, c'est de savoir, mais alors les Gilets jaunes, c'est quoi ce mouvement ?
Alors, ça vous dit l'écho et l'effet de ce qui peut se passer en termes de lutte, de lutte démocratique, de lutte pour les libertés, et ça aussi, c'est une thématique qu'on a beaucoup abordée, c'est regarder dans le monde entier, ça inspire le monde entier, et donc la positionnement de la France et qui gagnera cette élection a un enjeu, peut avoir un enjeu au niveau européen, mais aussi au niveau international, et de participer à construire au niveau international une autre dibacie alter-mondialiste, écologiste, et ça aussi, c'est une responsabilité dans le choix qui sera fait en avril prochain.
Quand on voit la manière dont l'image de notre pays a été dégradée, éternie par Emmanuel Macron, il est temps d'avoir une France qui est à la hauteur de ses principes, qui est à la hauteur de son histoire la plus progressiste et la plus glorieuse, qui est véritablement universaliste dans la défense partout des droits universels de tous et toutes.
Mon dernier point, on ne va pas répondre à tout, juste un point sur la lutte sur les questions du handicap, c'est une des batailles qu'on a menées avec d'autres, et une des mesures que nous avons dans notre programme, que nous mettrons en œuvre, il n'y a pas besoin de passer 150 000 ans, par exemple, pour la déconsexualisation de l'allocation adulte handicapé, qui est demandée, c'est une mesure d'égalité, d'égalité femmes-hommes, c'est une mesure nécessaire qui ne coûte rien, et que nous mettrons en place tout de suite.
Sur la question des médicaments, nous, et Jean-Luc Mélenchon récemment, a interpellé sur la recherche et la recherche des traitements sur le Covid, et pas simplement du vaccin, et ça c'est fondamental. Quand nous proposons le pôle public du médicament, c'est pour assurer une souveraineté. On a vu à quel point on était dans une situation absolument hallucinante. Une fois que la Chine avait arrêté de tourner et faire de tourner ses usines, le monde entier a été paralysé, et ça, ce sont des choix politiques.
Ce sont des choix politiques en France et au niveau de l'Union européenne, de tout déréguler, de tout délocaliser, parce que du coup, il y a l'enjeu de la relocalisation pour des raisons économiques, de souveraineté, mais aussi pour des raisons écologiques. Donc oui, nous sommes en faveur du pôle public du médicament, nous sommes en faveur, par rapport à la crise Covid, de développer la recherche sur des traitements, et pas uniquement sur le vaccin. Il faudrait qu'on ait un vaccin français, y compris qu'il nous faudrait qu'on ait plusieurs formes de vaccins pour en partie convaincre des personnes qui ne souhaitent pas être vaccinées avec les nouvelles technologies.
On a les moyens d'avoir ces vaccins-là, mais effectivement, développer la recherche sur les médicaments. Pour finir vraiment sur la question du logement, parce que c'est une question qui est revenue souvent, et je pense que c'est aussi une question majeure à plusieurs des égards. Un toit, c'est un droit, il faut le rappeler, c'est un droit à partir de lequel peuvent se reconstruire à différents niveaux en termes d'emploi, en termes d'éducation qui sont fondamentaux, sur la question effectivement de la construction de logements sociaux adaptés au public et aux populations, et effectivement sur la question des familles nombreuses.
c'est essentiel et c'est quelque chose, nous aussi dans les quartiers populaires de la région parisienne, etc. Ce sont des questions qui viennent constamment. La question du logement, c'est une des principales interpellations que nous recevons dans nos permanences parlementaires. Et c'est aussi un enjeu en termes de stratégie, la question de la rénovation urbaine, la question de la construction des logements sociaux. Ça fait partie du plan d'urgence pour la bifurcation écologique que nous voulons mettre en œuvre, parce que ça va créer aussi une dynamique de l'emploi, parce que ça répond à une nécessité.
La question du logement, la question de la rénovation, la question de l'énergie, ça a un coût tout ça. Le fait d'avoir des logements mal isolés, etc. Donc il y a une cohérence en termes de droits démocratiques, en termes de stratégies écologiques, en termes de liens sociaux, parce que c'est fondamental. Et effectivement, c'est un pan à la fois des mesures d'urgence, et puis des mesures et de la stratégie de long terme que nous voulons mettre en œuvre. Je voulais terminer vraiment en disant, ce qui va se jouer le 10 avril, c'est pas simplement la défaite nécessaire de Macron et de l'extrême droite, qui reste un danger important. C'est un monde, un monde que nous avons à gagner.
Et c'est tout ce que je peux nous souhaiter, de réussir ce pari, de réussir ce défi. Je pense que nous en sommes capables si nous n'y mettons tous et toutes.
Merci. Merci beaucoup. Merci, Daniel. Merci, Eric. Merci à vous deux pour ces interventions de grande qualité. Avant de conclure et de passer au remerciement, je tiens simplement à vous indiquer qu'en fond de salle, si jamais ce meeting vous a convaincu, ce dont je ne doute absolument pas, et si jamais vous souhaitez vous investir davantage au vu des enjeux qui vous ont été présentés ce soir, nous reprenons les contacts de tous ceux qui veulent s'engager, pour la présidentielle et puis derrière pour les élections qui suivront. Également, j'ai reçu de la part du National une palette de matériel qui encombre grandement ma chambre.
Du coup, je demande solennellement à tous les militantes et les militants qui sont présents ce soir de m'en déléguer, de m'en retirer une partie, s'il vous plaît. C'est un appel du cœur. Et enfin, pour conclure, je tiens à signaler qu'Eric Coquerel signera son livre en fond de salle « Lâchez-nous la dette ». Donc si jamais le sujet vous intéresse, il pourra en parler avec vous, il pourra vous dédicacer un ouvrage. J'ai commencé à le lire dans la voiture en venant. Il vaut le coup. Voilà. Voilà.
Éric Coquerel