Yannick Jadot dénonce "ce mépris permanent affiché par Blanquer" dans la gestion de la crise sanitaire
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Bonjour, bonjour et bienvenue dans Question Politique, le rendez-vous politique du dimanche de France Inter à la radio, de France Info à la télé en partenariat avec le journal Le Monde. Celui qui a accepté notre invitation et qui sera donc avec nous en direct jusqu'à 13h est un homme convoité, très convoité, convoité par des responsables de la gauche, par aussi des militants ou des citoyens qui le supplie littéralement depuis quelques semaines de participer à la primaire populaire pour réaliser au moins en partie l'union de la gauche et éviter peut-être la débâcle promise par beaucoup.
Mais la primaire, il l'a déjà gagné au sein des Verts et le souvenir de 2017 quand il s'était engagé derrière le candidat socialiste Benoît Hamon n'est pas vraiment de ceux qui vous donnent envie de recommencer l'expérience. Reste que sa campagne peine tout de même à décoller malgré l'urgence climatique dont les enjeux sont désormais saisis par une immense majorité des Français à 4 mois, presque jour pour jour du premier tour. Comment notre invité compte-t-il enfin imposer ses thèmes dans une campagne écrasée pour l'instant par le Covid ? À l'heure où tous les programmes ou presque se verdissent, la place des Verts n'est-elle pas comme en Allemagne au sein d'une coalition ?
Notre invité a-t-il abandonné l'espoir d'une victoire à la présidentielle ? Ces questions et bien d'autres, nous allons les poser à notre invité avec nous et en direct jusqu'à 13h. L'eurodéputé et candidat écolo à la présidentielle Yannick Jadot est l'invité de Questions politiques. Questions politiques, Thomas Négaroff sur France Inter. Bonjour Yannick Jadot. Bonjour. Merci de passer un bout de votre dimanche avec nous. Mais avec grand plaisir. Et pour vous poser des questions, je serai comme chaque semaine en compagnie de la bande de questions politiques. Cette semaine, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie.
Bonjour à tous et bonne année puisque j'ai pas eu la question de faire dimanche dernier.
Et vous le dire, bonne année Nathalie. Bonjour Françoise Fresseau du Monde.
Bonjour à tous et de nouveau bonne année.
Bonne année, bonjour. Et bonne santé surtout. Karine Bécard de France Inter.
La santé, moi ça va.
Salut à tous. Et salut et bonne année quand même.
Oui, également.
Tout à l'heure, Alexandra Bensey viendra vous poser quelques questions d'économie. Le hashtag Question Paul, question au pluriel, Paul au singulier. Pour vos questions et vos commentaires, à vous qui nous écoutez ou nous regardez sur France Info, canal 27 ou qui nous écoutez sur France Inter. Tout à l'heure, Yannick Jadot, il y a quelques minutes, a bondi. Christiane Taubira a mis fin à un suspense. Un suspense qui vous met un peu sous pression. On l'écoute.
Je dis très clairement aujourd'hui que d'ores et déjà, moi je prends mes responsabilités. Et j'annonce que j'accepte les règles de la primaire populaire. Puisque nous savons que nous sommes capables de gouverner ensemble, acceptant l'augure de la primaire populaire. C'est la plus belle et la plus forte des légitimités. J'invite donc les candidats et les candidats de gauche, écologie comprise, à en faire autant.
Écologie comprise, ça parle un peu de vous, je crois Yannick Jadot. Donc je résume, Christiane Taubira a donc annoncé qu'elle allait être en lice lors de la primaire populaire. C'est dans quelques jours, à la fin du mois de janvier. Et elle vous invite, vous Yannick Jadot, à participer à cette primaire populaire qui permettrait de dégager un visage, un nom, pour unir la gauche en vue du premier tour qui se tiendra dans à peu près 90 jours. Il y a une question ? Qu'en pensez-vous ? Excusez-moi. Je résumais, effectivement, la question étant, que lui répondez-vous ?
Comme je le fais depuis des semaines, des mois, quand c'est non, c'est non.
Donc vous ne participerez pas à la primaire populaire ?
Mais non, non.
Vous avez peur ou pas ?
Mais non, je suis issu d'une primaire citoyenne, la primaire des écologistes. Vous savez, le dernier scrutin national qu'on a eu, c'était les européennes en 2019, avant le Covid. Ça apparaît la préhistoire, mais c'était il y a deux ans et demi. La liste que je portais a fait 13,5%. Il y avait aussi, vous vous souvenez, Benoît Hamon et puis le mouvement de Delphine Bateau, urgence écologique. On a fait tout le travail de construction d'un pôle écologiste, un travail programmatique. Nous avons organisé ensemble cinq mouvements politiques, une primaire citoyenne autour de l'écologie.
Et donc ces mouvements politiques qui, au dernier scrutin national, rassemblaient 19% des voix, ont désigné un candidat de l'écologie avec un projet écologiste, c'est moi. Vous avez à côté, ce même dernier scrutin national, la liste socialiste, malgré le renfort de Raphaël Glucksmann, qui a fait 6% des voix. Ce parti politique, ce mouvement politique aujourd'hui, a trois candidats. Arnaud Montebeau, Anne Hidalgo et maintenant Christiane Taubira.
Elle est radicale, elle n'est pas socialiste.
Non, attendez, c'est la social-démocratie, on ne va pas se raconter d'histoire. Donc je les laisse à leurs affres, je les laisse à leur division, je les laisse tenter de s'accrocher à une forme de martingale qui est de résoudre des problèmes de fond avec un processus de désir.
C'est une lecture, mais les gens, ils comprennent, Jadot c'est le diviseur, ils ne veulent pas y aller.
Mais non, vous savez, Madame Fresseuse, quand il était temps de travailler sur le fond, j'ai rassemblé tous les leaders de la gauche.
C'était quand ça ?
C'était en mars dernier.
Enfin, en dernier, mais c'était trop tôt.
Non, non, non, c'est jamais trop tôt quand on travaille sur le fond. Non, non, non, attendez. Alors qu'est-ce que c'est en clair ? 90 jours. Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Jean-Luc Mélenchon a clairement affirmé, moi, je suis dans mon couloir, je continue. Il y avait Anne Hidalgo qui est venue la première fois, on a tous fait des photos, et qui après n'a pas souhaité continuer à travailler sur le fond.
À un moment donné, quand on est dans une telle situation politique dans notre pays, où il y a de la confusion partout, Emmanuel Macron insulte les Français, Valérie Pécresse parle de nettoyage ethnique, de nettoyage ethnique au Karcher, Éric Zemmour, Marine Le Pen insultent les Français. Et quand on est dans ce tel moment de confusion, la seule voie politique sérieuse, crédible et responsable, c'est de dire, moi, je suis dans la clarté, pour moi et pour tous les écologistes.
L'urgence climatique, l'urgence sur le vivant, l'urgence de justice sociale, impose un projet, un projet et une candidature unique, unique de rassemblement, mais pour porter un agenda politique qui n'est pas dans l'ambiguïté, qui a clairement tiré les leçons de toutes les séquences politiques passées, y compris le quinquennat Hollande.
Yannick Jadot, vous trouvez que l'annonce de Christiane Taubira ce matin est une embrouille de plus, si j'ose dire, de la situation, parce qu'elle avait dit l'autre jour en déplacement, j'apporte le soleil. Est-ce que vous considérez que c'est plutôt le brouillard ?
Écoutez, maintenant, sur ce secteur politique, sur ce segment politique, c'est plutôt le temple solaire. C'est-à-dire qu'on se tient la main, on est dans une dépression absolue, il y a une sorte de déprime organisée qui est tout le temps de dire on va perdre, on va perdre, on va perdre. Mettons-nous ensemble, renfermons-nous ensemble, tenons-nous la main ensemble pour mourir ensemble, mais les mains dans la main, en respectant quand même les gestes barrières. Non, franchement, tout ça n'est pas à la hauteur de la situation de ce pays.
Mais votre nom va être soumis, malgré tout, que vous le vouliez ou non, à cette primaire populaire.
Remarquez que c'est quand même une drôle de façon de renouveler la politique.
Alors justement, arrêtons-nous sur ce processus, parce que ce sont des citoyens qui partent de la base, qui ont envie d'unité et qui essayent d'inventer un nouveau processus, process politique. Pourquoi vous dites que c'est un peu farfelu tout ça ?
Et je précise qu'aujourd'hui, quelques-uns des militants de la primaire populaire sont en grève de la faim, pour dire que les enjeux sont tellement importants qu'il faut absolument que vous y alliez, vous, parce que l'économie...
Pierre Laroutour est en grève de la faim avec d'autres militants. Alors Pierre Laroutour fait ça très régulièrement. J'invite quand même celles et ceux qui l'accompagnent à faire attention à leur santé. Je suis sérieux là-dessus. On a, et sur vos antennes, France Inter, France Info, France Télé, France 2, dans le monde, chaque jour, chaque jour, vous nous rappelez que cette élection ne doit pas passer à côté des sujets essentiels. Le climat, la pauvreté dans notre pays, l'affaissement démocratique, comment on essaye, y compris, de redonner confiance à la politique et aux médias, parce que vous faites partie d'un système, aujourd'hui, contesté comme nous.
Et à un moment donné, on est là, depuis des semaines, à devoir répondre sur un processus. On est à 90 jours de l'élection présidentielle.
On n'est pas à un an, on n'est pas à deux ans. C'est un nouvel outil démocratique qui pourrait, malgré tout, vous séduire et correspondre.
Mais attendez, j'en ai fait une de primaire. J'ai fait une primaire citoyenne. On a débattu, y compris sur vos antennes, avec vous, devant les Françaises et les Français. Nous avons discuté du fond, du fond, du fond, des propositions sur le pouvoir d'achat, sur la sécurité, évidemment, sur le cœur de notre projet écologiste, le climat et la protection de la biodiversité. Donc, on a fait ce débat-là. Là, aujourd'hui, on a l'impression, y compris pour des personnes qui revendiquent de l'histoire, que c'est le fond, ce sont les idées. On est un pays politique, on est un pays d'idées. Les Français adorent discuter des idées.
Et d'un seul coup, on est sur des femmes ou des hommes providentiels qui arrivent sans l'ombre d'un projet.
Ça, c'est Christiane Taubirard.
Écoutez, je ne connais pas son projet. Elle a fait une vidéo de trois minutes. C'est quand même à 90 jours de l'élection présidentielle. Remarquez que ce n'est pas lui faire insulte au regard de son intelligence que lui dire que c'est un peu juste pour les Françaises et les Français. Nous, on a un projet. Nous sommes un rassemblement. Et moi, je veux le dire. Je veux continuer à rassembler les humanistes, les progressistes, mais pas dans l'ambiguïté, pas dans le conformisme, pas dans les demi-mesures et sans avoir fait un peu, quand même, le bilan, les uns et les autres, de ce qu'a été l'exercice du pouvoir. Est-ce que c'est ça qui manque fondamentalement aujourd'hui ?
C'est qu'au fond, personne n'a analysé ce qui s'était passé sous les années, sous le quinquennat Hollande.
Écoutez, nous, on a fait cette analyse. Puisqu'à partir du moment où François Hollande a décidé qu'il n'engagerait pas de grandes mesures, de grandes réformes sur l'écologie, nous sommes sortis de ce gouvernement. Mais reconnaissons, y compris pour ces jeunes, que je sais, sincères, quand ils demandent l'union. Mais vous vous rendez compte qu'il y a... L'union, ça ne peut pas être une martingale. L'union, ça se construit sur des idées. Le rassemblement se construit sur des idées. Ça ne peut pas être simplement, je l'ai dit, on se tient les coudes pour juste ne pas sombrer les uns à côté des autres. Mais encore une fois, votre nom va être soumis,
et donc vous serez obligés de regarder les résultats, puisque votre nom...
Qu'est-ce que ça tient de vous, d'ailleurs ?
Qu'est-ce que ça tient de vous de faire une primaire avec des gens contre leur plainte ?
Je trouve ça très choquant, y compris pour une génération jeune, où la question du consentement, me semble, est au cœur de l'autonomie. Non, non, mais... Non, attendez, le consentement, c'est quelque chose de très large. Moi, mon grand projet pour la jeunesse, c'est un projet d'autonomie. C'est pour ça que je porte un revenu citoyen dès 18 ans, au niveau du seuil de pauvreté, pour qu'il n'y ait plus personne sous le seuil de pauvreté. Donc, toute cette question d'émancipation individuelle, collective, tout ça, c'est très important.
Aujourd'hui, vous avez malheureusement une primaire populaire qui s'est construite, au fond, pour un résultat, une primaire, qui a recruté des gens, leur a fait payer une contribution, et qui aujourd'hui se retrouve à aligner des noms de personnes, y compris qui rejettent leur processus. Moi, je ne rejette pas le rassemblement. Il faudra qu'on ait une majorité à l'Assemblée. Mais aujourd'hui, moi, je ne m'inscris pas dans une sorte de prophétie autoréalisatrice de la défaite, parce qu'il y a un secteur de la politique en France qui ne sait plus où il habite. L'écologie, c'est ce qu'elle veut pour ce pays.
L'écologie, elle est la force aujourd'hui qui peut rassembler et gagner l'élection présidentielle, gagner l'élection présidentielle, et je veux porter ce projet à 90 jours du premier tour.
On va clôturer ce chapitre lié à l'Union de la Gauche. On sent donc vous fermer la porte à cette primaire populaire. Je résume, je crois, assez clairement ce que vous voulez nous dire depuis tout à l'heure. Est-ce que, pour autant, vous regrettez que dans 90 jours, il y ait, sur la ligne de départ, Anne Hidalgo, parce qu'elle a dit que si vous n'y alliez pas, elle n'irait pas à la primaire populaire, et Christiane Taubira, parce qu'il est probable qu'elle emporte aussi sa primaire populaire. Ça vous inspire quoi d'avoir, sur la ligne de départ, à côté de vous, Anne Hidalgo et Christiane Taubira ?
Écoutez, c'est leur responsabilité. Vous avez rappelé la démarche que j'ai eue, moi, il y a cinq ans. Il y a cinq ans, quand le rassemblement, logiquement, devait se faire autour de Benoît Hamon, issu d'une primaire, j'étais moi-même issu d'une primaire à l'époque. Je n'ai pas dit, il y a une logique politique, allez, pour organiser ma sortie de manière un peu jolie, je demande, au mois de janvier, à Benoît Hamon, une nouvelle primaire pour regarder comment on s'organise. Qu'est-ce que j'ai dit ? Le sens politique de ce moment-là, et ça a été la responsabilité des écologistes, ça a été de rejoindre Benoît Hamon et de discuter d'un contrat de gouvernement.
Attendez, il y a une manip derrière la primaire populaire. Je vous dis, c'est des petits jeunes gentils qui demandent des cotisations.
Non, mais il y a plein de gens sincères. Il y a plein de gens sincères qui soutiennent.
Il y a quelqu'un derrière ? Ça avantage quelqu'un ?
Non, j'en sais rien. Je ne fais pas de procès. Ce que je dis aujourd'hui, c'est que je regrette que leur démarche, aujourd'hui, au fond, d'associer Jean-Luc Mélenchon, moi-même et d'autres, qui n'y participeront pas, qui ne veulent pas y participer, et je trouve ça déplacé. J'entends qu'Anne Hidalgo, qui ne voulait pas de primaire cet été, a fait changer les statuts du Parti Socialiste pour qu'il n'y ait pas de primaire, qu'il n'y ait pas de débat pour sa désignation. Voulait, au mois de décembre, une primaire, qu'aujourd'hui, elle n'en veut plus. Tout ça, franchement, je leur laisse. Je leur laisse.
Je leur dis simplement, attention, n'installez pas plus longtemps dans ce pays un mauvais débat, un mauvais débat de processus, un mauvais débat d'arrangement, quand, et moi je suis sur le terrain, vous le savez, tous les jours, quand je suis avec les banques alimentaires, quand je suis avec le SAMU Social, quand je suis avec les étudiants, quand je suis dans les entreprises, on ne parle pas de la primaire populaire. On me dit, qu'est-ce que vous allez faire pour qu'enfin, on sorte de notre éco-anxiété sur le climat, qu'on agisse pour le climat ? Qu'est-ce que vous allez faire pour sauver les paysans et l'environnement ? Qu'est-ce que vous allez faire pour la jeunesse ?
Qu'est-ce que vous allez faire pour nos entreprises ? C'est de ça dont on parle. Qu'est-ce que vous faites pour notre pouvoir d'achat confronté à la question énergétique ? Parce que ce n'est pas simple. Il faut réduire nos consommations d'énergie. Nos consommations d'énergie sont polluantes et elles sont chères. Comment on fait pour les réduire ? Ça, ce sont des sujets qui intéressent les Françaises et les Français. La primaire populaire, pardonnez-moi, c'est aussi un microcosme et elle n'a souvent de populaire quand même que le nom.
Yannick Jadot avec nous jusqu'à 13h. Vous aurez quasiment pu écrire l'émission La Transition parce que c'est un peu ce que j'avais prévu de vous dire pour vous dire que je crois que la principale préoccupation des Français reste davantage la question climatique mais surtout ici la question sanitaire. Hier, dans la rue, notamment à Paris, il y avait beaucoup de monde pour manifester contre le pass vaccinal. en débat cette semaine à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous, Yannick Jadot, vous auriez pu être dans la rue, vous, qui vous êtes félicité cette semaine, que les députés écolos aient voté non à ce fameux pass vaccinal ?
Non, non, je n'aurais pas pu être dans la rue. Je n'aurais pas pu être dans la rue parce que celles et ceux qui sont dans la rue aujourd'hui sont très largement des antivax, quand même, soutenus par beaucoup de mouvements d'extrême droite aujourd'hui. Il y a aussi des antipass sanitaires, mais globalement, c'est quand même un mouvement qui n'assume pas, j'allais dire, la responsabilité que nous avons à faire de la vaccination le cœur de notre politique de santé. Pour ma part, je l'ai toujours dit, il faut se vacciner. On a encore aujourd'hui près de 5 millions de Françaises et de Français qui pourraient se faire vacciner, qui n'ont pas été vaccinés.
Une partie de ces personnes, vous le savez, sont depuis des années, malheureusement des années, éloignées de nos politiques de santé, ont beaucoup de mal avec Internet, sont dans des zones rurales, éloignées des services publics. Mais là, ce n'est pas
les 5 millions de non-vaccinés.
La tranche de la population... Non, non, mais il y a une partie non négligeable. Mais ce n'est pas les 5 millions de non-vaccinés. Vous savez que la tranche de la population la moins bien vaccinée, ce sont les plus âgés.
Mais qui refusent aussi, pas simplement parce qu'on ne peut pas les atteindre.
C'est aussi beaucoup de gens qui sont isolés. Ce n'est pas la part la plus importante, c'est 800 millions de dollars. C'est aussi beaucoup de gens qui sont isolés. Et quand le gouvernement leur dit Doctolib, je suis désolé, ça ne franchit pas la pratique. C'est compliqué. Ça ne franchit pas la pratique.
Ce que je veux dire, c'est que... Non, mais je reviens quand même au vote des députés écolos cette semaine. Est-ce que vous leur avez dit c'est formidable ? Ils ont tous voté non, c'est génial.
Je n'ai pas dit c'est formidable, c'est génial. Mais vous êtes favorables ou pas au pass vaccinal ? J'ai dit qu'ils avaient voté non et j'ai dit que je soutenais ce vote. Parce que... Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous êtes pour le vaccin et contre le pass vaccinal ? Mais justement, parce que je suis pour l'efficacité des politiques vaccinales. C'est paradoxal tout ça. Non, non, non, rien de paradoxal. Alors racontez. Quand le Conseil scientifique continue à dire plutôt que de contraindre, il faut convaincre. Quand l'Organisation mondiale de la santé dit plutôt que de contraindre, il faut convaincre.
Et je crois que et dans le Conseil scientifique et à l'Organisation mondiale de la santé, vous avez évidemment beaucoup d'experts des campagnes de vaccination. La ligne des écologistes depuis le début, vous le savez, c'est de soutenir la vaccination, de soutenir la science. Et aujourd'hui, y compris, vous voyez bien derrière ce qu'il y a derrière ce pass vaccinal, c'est au fond la volonté, y compris du président de la République, à partir du moment où il a insulté les non-vaccinés. Qu'est-ce qu'il a choisi, le président de la République ?
Il a choisi de faire que, de masquer tous les errements et les difficultés légitimes et les difficultés légitimes de la santé à l'école, la vaccination, les masques, les contaminations, les brevets, les machins. Il a choisi de masquer ça en cherchant des boucs émissaires. Eh bien, à partir du moment où il ne veut pas parler de l'hôpital public, il ne veut pas parler, et vous savez que Blanquer, il préfère les conférences sur l'islamo-gauchisme que de traiter, de parler avec... On fait en cette semaine avec la Sorbonne. Oui.
Il faut faire les deux.
Oui, ce qu'on aimerait bien, c'est qu'il s'occupe de l'école, en fait. Oui, mais alors, attendez. Le dimanche, il gère des exclus dans les journaux plutôt que d'informer les enseignants, de les respecter, les parents d'élèves, les élèves. Il laisse le bazar absolu à l'école
pour aller faire des conférences. Il y a deux sujets. Il y a peut-être une tentative d'instrumentalisation, mais on voit aussi qu'il y a une vague pratiquement mondiale
qui se coûte
tous les gouvernements et qu'il y a quand même une urgence à agir. Mais je suis d'accord. C'est aussi dire qu'il faut que, le plus vite possible, on arrive à ce qu'il y a un maximum de vaccins.
Quand je discute avec le président de la Croix-Rouge, qui, vous savez, a une activité très, très forte sur nos territoires en matière de santé, il joue un rôle public, de politique publique très, très important. Qu'est-ce qu'il me dit ? Il me dit, vous savez, ils se déplacent, ils vont... La stratégie allait vers, ils vont vers les populations dans les quartiers populaires, les populations immigrées, les populations âgées dans les zones rurales et tout ça. Bon. Ils y vont et disent quand on passe 20 minutes, 25 minutes, 30 minutes avec les personnes, on arrive à lever les doutes.
Et moi, j'aimerais... Et quelqu'un ne veut pas y aller. Quelqu'un ne veut pas se faire vacciner. Il y va en face de vous. On a fait de la pédagogie depuis 8 mois. Cette personne dit, j'ai droit à aller au restaurant ou au cinéma ou même dans une cantine ou n'importe où. Et vous lui dites, mais allez-y, pas de problème, vous allez contaminer les autres.
Qu'est-ce que vous lui dites ? Qu'est-ce que vous lui dites ? Qu'est-ce que vous lui dites
pour le convaincre de se vacciner ?
Vous lui dites quoi ? Mais vous savez, encore une fois, quand, y compris, vous avez fait des reportages les uns et les autres où un médecin en contact avec une personne arrive à lever les doutes plutôt que d'avoir, reconnaissons que les campagnes de com' du gouvernement sur la vaccination sont débiles. depuis des mois. Non, mais c'est des arrangements et des images. La France est l'un des pays les plus vaccinés du monde. Tu veux aller embrasser mamie, vas-y, fais-toi. Non, moi, ce qui est fort dans vos campagnes, c'est quand vous interrogez des personnes à l'hôpital qui n'étaient pas vaccinées et qui se retrouvent en réa dans des conditions dramatiques. Mais la question, elle n'est pas là.
Mais si c'est ça, ce que je veux dire, c'est qu'il y a plusieurs choses. Celui qui ne veut pas se faire vacciner,
est-ce que vous lui interdisez un certain nombre de choses ?
Mais oui, bien sûr. Alors, ça ne s'en revient pas finalement à faire du pass vaccinal. Non, parce que vous pouvez aussi aujourd'hui, encore une fois, isoler, vous pouvez tester, vous pouvez faire plein de choses. Moi, ce que je veux... Mais c'est fait. Mais c'est fait plus longtemps. Mesdames, ce que je veux dire, c'est que ne croyez pas qu'il y a un seul malentendu chez moi sur la vaccination. Pourquoi je me bats autant pour lever les brevets au niveau mondial ? Parce que le variant Omicron, il n'est pas descendu de l'alphabet grec. Il vient d'endroits sur la planète où on vaccine peu.
L'OMS, encore une fois, l'Organisation Mondiale de la Santé, nous alerte en permanence en disant que en laissant la pandémie perdurer dans des pays faute de vaccination, en Afrique, on est à 8% le taux de vaccination complet. On développe, on laisse se développer, au-delà du manque de solidarité, évident, évident, on laisse se développer des variants qui vont venir percuter nos politiques de santé. Qu'est-ce que je dis ? Vous dites,
on reste au pass sanitaire, ça suffit, c'est ça ?
On reste au pass sanitaire aujourd'hui et je dis surtout, limitons, organisons la limitation des contaminations. Le ministre Blanquer, enfin franchement, tout le monde sait qu'aujourd'hui, pour les enseignants, la meilleure façon de protéger les enseignants, c'est les masques FFP2, les masques canards. Ils arrivent. Ah non ! En fin de semaine. Ils arrivent. Mais non ! Ils vont arriver. Non ! Non, non ! Faux ! Faux ! Au moment où tout le monde devrait être équipé, toutes les personnes qui reçoivent du public devraient être équipées en FFP2, les fameux masques canards, après les, mais beaucoup plus protecteurs, ils vont leur livrer des masques chirurgicaux. 55 millions de masques chirurgicaux.
Ce que je veux dire, c'est qu'il y a toujours un temps de retard. Blanquer, qui renvoie la responsabilité au maire d'installer des capteurs de CO2, ce qui est la mesure de base recommandée par tous les scientifiques depuis un an et demi. Ça, c'est les collectivités locales. Oui, mais madame, madame Presseauze, franchement... Mais il y a des maires qui font,
à Limoges, c'est le cas.
Oui, mais il y a plein de maires qui essayent de le faire. Mais moi, je discute avec les maires, y compris les maires écolo. Ça fait un moment qu'ils se battent. On se retrouve avec cette politique d'irresponsabilité du gouvernement sur les capteurs de CO2. On se retrouve entre des maires qui, comme les masques, il y a un an et demi, se font la compétition du moment où c'est une mesure de protection sanitaire nationale. C'est la responsabilité du gouvernement de faire en sorte qu'il y ait des capteurs de CO2 partout. Et dans ces écoles, parfois, qui sont en très mauvais état, où on ne peut même pas ouvrir les fenêtres, eh bien là, il faut des purificateurs d'air. Ça fait longtemps que...
Ce que je veux dire, c'est que...
Donc vous êtes d'accord avec les enseignants qui appellent à manifester jeudi ? Oui, je comprends l'enjeu de la grève. Vous voulez l'appeler à la grève ?
Oui, bien sûr. Bien sûr, parce que regardez, y compris, un, en ce moment, enfin, vous voyez la situation, vous en faites état, on en discute avec des proches, quand je suis sur le terrain, des mères ou des pères de famille m'en parlent. En ce moment, avec le protocole, ils sont tous les matins à faire une heure, une heure et demie de queue pour tester un de leurs enfants.
Vous auriez décalé la rentrée ?
Ils arrivent en retard à l'école. Évidemment, l'école, c'est pas une garderie. Ça pose un problème d'arriver en retard. Et vous avez des responsables des établissements scolaires, directrices, directeurs, proviseurs, qui aujourd'hui se retrouvent dans une situation, ils passent leur journée à appeler les parents pour fonctionner. Tout ça est dingue.
Vous auriez décalé la rentrée, comme Valérie Pécresse notamment le proposait ?
Moi, je suis très favorable à ce qu'on maintienne l'école. Je suis extrêmement favorable à ce qu'on maintienne l'école parce qu'à chaque fois qu'on ferme l'école, ce sont les publics et les enfants des milieux les plus défavorisés qui en subissent le coût le plus lourd. Donc, on maintient l'école. Mais cette façon d'annoncer par la presse avec des personnels aujourd'hui de toute la communauté éducative, toute la communauté éducative, comme dans l'hôpital, je veux dire, ils sont à bout, ils n'en peuvent plus, ils sont fatigués, ils s'engagent au-delà de tout ce qui est dans leur contrat, de tout ce qui est, au fond, leur métier.
Et ce mépris permanent affiché par Blanquer vis-à-vis des personnels enseignants, des parents d'élèves et des élèves est devenu insupportable, est devenu absolument insupportable. Vous savez que dans ce quinquennat, il n'y a eu aucun sursaut sur l'école, aucun sursaut sur l'éducation, que ce soit du point de vue des bâtiments, que ce soit du point de vue de la rémunération des enseignants, de leurs conditions de travail, des méthodes... Il y a des doublements de toutes les classes. Oui, mais enfin... Et la rémunération et des primes. Discutez-en avec les personnels.
Cette partie doublement des classes, elle est intéressante, mais vous savez qu'on a été chercher des enseignants ailleurs qui étaient nécessaires ailleurs pour arriver à faire ce dédoublement. Donc quand en permanence vous habillez Paul en déshabillant Pierre, ça ne marche pas.
France Inter Question politique Thomas Négaroff Yannick Jadot avec nous jusqu'à 13h habillé Paul pour déshabiller Pierre ou l'inverse, je ne sais plus. C'est un peu déjà... C'est pas très mixte, je reconnais, c'est pas très paritaire. En tout cas, c'est déjà faire un peu d'économie. Alexandre Metzay nous a rejoint pour cette page économique. Bonjour Yannick Jadot. Bonjour. On va parler de vos solutions. Vous avez dit que c'est un sujet essentiel, plus de 9 millions de pauvres en France et de plus en plus de jeunes. Vous proposez donc ce revenu citoyen automatique dès 18 ans.
Mais expliquez-nous pour qui, combien, à partir de quand et puis comment ça marche cette automaticité et à quelles conditions ?
On a, vous l'avez rappelé, alors j'intervenais il y a quelques jours avec la Fédération des acteurs de solidarité qui a fait son congrès qui regroupe tous les acteurs de la solidarité y compris tous les travailleurs sociaux et vous savez que je fais juste la bascule avec le débat d'avant. Tout le secteur médico-social, tous les travailleurs sociaux ont quand même été les grands oubliés. Ils ont été debout, ils ont été là pendant toute la pandémie. Ils ont été les grands oubliés notamment du Ségur de la santé pour tous les médicaux sociaux. Et je soutiens aussi leur mouvement parce que franchement là aussi ce mépris vis-à-vis du travail qu'ils ont réalisé.
Donc on a 10 millions de pauvres dans notre pays et vous le savez sur ce quinquennat les plus pauvres des plus pauvres se sont encore appauvris. Le revenu citoyen que je propose c'est finalement un revenu minimum garanti que je veux porter à 880, 885 euros c'est-à-dire au seuil de pauvreté défini dans notre pays qui est la moitié du revenu médian.
C'est un peu en dessous
On est à 1700 quelque chose on va 880 885 Il est automatique
On arrive à 885 au bout du quinquennat
Non, on arrive au début
Tout de suite 885
On met en place cette mesure Je veux éradiquer la grande pauvreté dans ce pays Nous sommes un pays prospère collectivement Il est totalement aberrant quand je vais dans une banque alimentaire d'avoir autant de personnes aujourd'hui et tout public avec une explosion des publics jeunes qui viennent simplement pour pouvoir manger Vous avez vu les statistiques 40% des jeunes J'ai 18 ans Vous avez 18 ans J'ai des parents aisés
J'ai des parents aisés La question des conditions Oui
Il n'y a pas de conditions Moi je suis pour l'autonomie J'en ai assez qu'on considère les jeunes dans notre pays jusqu'à 25 ans comme les enfants de leurs parents
Donc vous donnez 885 Donc à partir du moment
où vous êtes autonome à 18 ans c'est un grand projet pour notre jeunesse que de construire leur autonomie à partir du moment où vous êtes autonome que vous faites une déclaration fiscale évidemment une déclaration fiscale et si vous n'avez pas de revenus vous touchez 880 euros par mois pour encore une fois sortir et c'est automatique C'est automatique c'est-à-dire que ça évite toutes les personnes qui aujourd'hui par exemple n'accèdent pas au RSA alors que ces personnes pourraient y accéder simplement parce qu'ils ne savent plus accéder à un ordinateur simplement parce qu'ils sont dans la rue ou dans des conditions qui sont très difficiles et qui ne revendiquent pas cette aide
L'exécutif actuel met en place ça va se passer dans deux mois le contrat d'engagement jeune pour les moins de 26 ans ça peut aller jusqu'à 500 euros et c'est c'est la différence avec vous à condition qu'on ait un accompagnement c'est-à-dire soit pour un apprentissage soit un accompagnement pour trouver un travail cette idée de la contrepartie elle est mauvaise ?
Écoutez moi j'attends de voir le projet du président de la république et le projet qui sera présenté au parlement s'il n'y a jamais un projet qui est présenté au parlement on a quand même les jeunes ont été les grands oubliés les exclus du quoi qu'il en coûte rien n'a été fait pour eux on a un quinquennat où d'un côté même le gouvernement n'a pas accepté d'élargir le RSA à partir de 18 ans malgré l'explosion des précarités chez les jeunes on a un gouvernement qui et un président de la république qui quand il est arrivé au pouvoir a acté délibérément que l'investissement par étudiant baisserait nous sommes un des rares pays de l'OCDE où l'investissement par étudiant baisse dans une société et vous êtes vous êtes spécialisé des questions d'économie
quelle est la richesse
d'une société aujourd'hui sinon la formation de sa population sinon l'émancipation l'accomplissement de sa jeunesse
vous entendez les critiques qui vous disent mais c'est de l'assistanat on amène des pénuries on amène des problèmes pour recruter et même le parti communiste dit le sujet c'est bien de tirer un revenu à partir de son emploi mais chacun sa vision de la société la valeur travail ça n'est pas une valeur écologiste
ah mais moi je veux redonner du sens au travail vous savez ceux qui parlent souvent de la valeur travail c'est ceux qui maltraitent les travailleurs c'est toujours la droite qui parle de la valeur travail moi je veux redonner du sens au travail je veux que le travail soit un travail de qualité je veux qu'on soit formés pour accéder à ces emplois je veux que les personnes qui arrivent avec des engagements vous savez il y a plein de jeunes aujourd'hui qui j'étais à Bordeaux dans un dans un CFA pour l'apprentissage avec plein de jeunes et des moins jeunes qui apprenaient les métiers de l'environnement de la pauvreté dans nos villes dans les énergies renouvelables et ailleurs et ces personnes là étaient très fiers d'avoir un travail qui a du sens qui a du sens moi je veux que ce soit bien rémunéré puisque nous augmenterons le SMIC nous augmenterons les bas salaires nous forcerons à des négociations dans les secteurs ce qu'on appelle les deuxièmes lignes caissières aide à domicile livreurs métiers de l'agroalimentaire je veux qu'il y ait des augmentations de salaire mais je veux éradiquer la grande pauvreté dans notre pays il est quand même invraisemblable pardonnez-moi madame je finis juste là-dessus que le président le plus jeune de la cinquième république soit un président anti-jeune c'est une aberration de l'histoire
il va falloir la financer cette nouvelle prestation comme beaucoup de choses que vous voulez faire dans votre programme c'est une prestation
c'est autour de 20 milliards
c'est autour de 20 milliards par an et ça n'est donc pas rien je voudrais vous parler de fiscalité d'abord quand même la question de l'héritage cette semaine elle est revue dans le paysage est-ce qu'il faut alourdir les droits de succession
on alourdira les droits de succession pour les ultra-riches
c'est-à-dire combien à partir de quel
le 29 je présenterai mon projet donc on est en train de caler le dispositif sur les successions des très grandes fortunes parce que y compris vous avez lu la note du conseil d'analyse économique qui est rattachée au gouvernement qui dit combien les exceptions les dérogations font que les plus grandes fortunes les plus grandes fortunes échappent à l'impôt légitime donc vous touchez à la niche fiscale là déjà je mettrai en place l'impôt de solidarité sur la fortune avec une dimension climatique l'impôt de solidarité sur la fortune que je propose c'est à partir de 2 millions donc sur les 1% les plus riches de la population à partir de 2 millions 2 millions de patrimoine bien sûr
l'ancien était 1,3 millions voilà
mais moi je veux augmenter je veux surtout faire en sorte que parce que l'impôt l'ISF qui existait bon qui a été remis en cause par Macron pour enrichir les plus riches c'est son choix ça n'a pas servi l'investissement il a menti là-dessus il revient pas dessus il a menti
il défend un autre bilan et l'attractivité de la France mais allez-y
oui mais enfin vous savez que toutes les analyses y compris au sein des établissements publics autour du gouvernement ont montré que ça n'avait pas servi l'investissement zéro ça a juste enrichi les plus grandes fortunes donc 1% les plus riches le patrimoine est taxé à 1% entre 2 et 8 millions à 2% entre 8 millions et 1 milliard à 3% au-delà ça fait un rendement de 15 milliards et en plus parce que nous voulons pas simplement que les plus riches contribuent à la solidarité les plus riches ils sont vaccinés gratuitement ils vont ils envoient leurs enfants à l'école quand ils choisissent l'école publique gratuitement et même quand c'est l'école privée c'est une grande partie l'état qui paye bon et on fera un malus sur les patrimoines financiers quand c'est patrimoine financier puisque c'est l'une des explications qui fait que les plus riches
ça ça veut dire j'ai des actions totales ça veut dire ça j'ai des actions totales
si vous avez des actions totales et bien vous aurez un malus d'un pour cent sur votre patrimoine en plus parce que les plus riches aujourd'hui dans notre pays émettent beaucoup beaucoup plus que la très grande majorité des français émettent des CE2 émettent de la pollution
mais qui va dire quelles sont les actions grises
mais enfin franchement on est dans un
qui va labelliser on vous dit que c'est une usine à gaz ce projet
moi c'est plutôt je cherche plutôt à faire des des projets renouvelables que des usines à gaz ça je laisse ça aux autres mais ce que je veux dire c'est que c'est quand même invraisemblable qu'on nous explique qu'on ne peut pas faire de la taxonomie sur les produits financiers aujourd'hui les banques ont l'obligation aujourd'hui de rendre des comptes sur leur portefeuille en matière de CO2 on peut à peu près contrôler tout dans notre société et on ne saurait pas ce qu'un patrimoine financier contribue en tant qu'émission de CO2 ou pas à partir du moment où ça participe du dérèglement climatique et bien oui ça sera davantage taxé c'est la philosophie de mon projet vous savez quand je dis que je vais baisser la TVA pour les produits réparables réutilisables recyclables pour le bio l'alimentation bio que je l'augmenterai sur l'obsolescence programmée sur les produits qui font inutilement des milliers de kilomètres c'est toujours la même logique du bonus pour les politiques publiques pour accompagner les entreprises les consommateurs les acteurs qui nous font du bien et du malus pour les entreprises les processus de production et les acteurs qui nous font du mal
alors justement vous avez lâché le mot taxonomie personne n'a compris ce que c'était donc on va parler de ça mais sans utiliser ce mot là on va parler du gaz naturel on va parler du nucléaire puisque la commission européenne a décidé de qu'est-ce que vous appelez
le gaz naturel ? le gaz fossile
oui le gaz fossile exactement oui vous avez raison de dire le gaz fossile c'est comme ça c'est beaucoup plus clair mais vous faites vous prenez des léchets vous les mettez
dans un méthaniseur vous avez du gaz ça s'appelle du biogaz c'est pas de l'énergie fossile allez je reprends
je reprends votre mot gaz fossile nucléaire la commission européenne a décidé de déclarer comme étant des énergies vertes le nucléaire repas en vert on est un peu surpris parce qu'on vous entend pas sur ce sujet là
pourtant alors là ça vous m'avez pas bien écouté madame Descartes parce que ça fait quand même des mois et des mois que je dénonce le projet européen de taxonomie mais surtout ce qu'a fait le président Macron c'est extrêmement grave le président Macron pour obtenir cette taxonomie européenne il a fait alliance avec la Pologne du charbon Kalsinsky et tout ce que ça signifie de combat anti-féministe anti-homosexuel et tout ce que ça veut dire de remise en cause des droits même chose avec Orban même chose avec Orban il est même allé voir Orban y compris pour parler de ça l'alliance du nucléaire avec le charbon et le gaz pour se sauver les uns les autres vous vous rendez compte j'étais à la COP26 à Glasgow là où on négocie le climat je n'avais jamais vu ça dans une COP et puis je peux vous dire que j'en ai fait un paquet des ministres européens de l'environnement qui font y compris l'Allemagne y compris l'Allemagne qui font une conférence de presse publique conférence de presse publique pour attaquer la France j'ai jamais vu l'Europe se diviser publiquement et qu'est-ce qu'ils disaient ces ministres européens nous ne comprenons plus la France
pays du climat vous en pensez le nucléaire quelle place dans l'Europe
sans passer par la case on a dû négocier avec le gaz pour que le nucléaire soit une énergie verte
pour tous les européens qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'en fait pour sauver le nucléaire on remet en cause les objectifs européens sur le climat et si ce n'était pas
pour sauver le nucléaire mais pour sauver la planète en se considérant comme attendez Laurent Berger Laurent Berger ici même qui n'est pas non plus quelqu'un qui se moque totalement du climat nous dit et nous a dit on était tous présents qu'il y aurait probablement une parenthèse peut-être un peu trop longue pendant laquelle il faudra s'appuyer sur le nucléaire pour ne pas avoir le charbon comme les allemands et c'est ce que dit RTE
non non RTE vous savez
c'est pas simplement pour sauver les intérêts du nucléaire ça peut être aussi
si si aujourd'hui oui aujourd'hui oui parce que un la taxonomie qui sont au fond des règles pour donner des avantages sur les placements financiers ok sur les investissements ça n'empêche personne de faire ce qu'il veut y compris l'Europe vous savez l'Europe n'a pas la compétence en matière d'énergie ça relève des souverainetés nationales de décider de leur mixte énergétique donc la seule compétence qu'a l'Europe aujourd'hui c'est d'investir sur notre efficacité énergétique de faire des économies et c'est un grand débat que nous avons aujourd'hui parce que quand vous avez un débat entre les états qui veulent rester à peu importe le chiffre 32% d'efficacité économique en 2030 et la commission et le parlement européen qui veulent à la 40 la différence c'est les importations de gaz russe vous vous rendez compte l'enjeu géopolitique mais est-ce que vous n'êtes pas très dogmatique
sur le nucléaire est-ce que vous ne pouvez pas reconnaître qu'on peut faire pour respecter l'accord de Paris on a intérêt à continuer à faire du nucléaire
mais c'est l'inverse je précise la question moi quelle est votre position très précise sur le nucléaire aujourd'hui
très bien il faut sortir du nucléaire quand ? comment on fait ? parce qu'on a l'enjeu du climat et vous avez cité les scénarii d'RTE en tout cas des agences qui travaillent sur ces sujets là ils disent au fond on peut faire un scénario avec du nucléaire ou on peut faire un scénario qu'avec des renouvelables au fond technologiquement c'est notre choix politique et notre choix moral moi ce que je considère aujourd'hui c'est un y compris pour le pouvoir d'achat des français essentiel il faut investir massivement sur la rénovation de nos logements on parlait de pauvreté tout à l'heure je veux rendre
tout le monde est d'accord sur les passoires thermiques non mais non tout le monde est d'accord mais ça veut rien dire
tout le monde est d'accord la question c'est qui le fait quelle est l'ampleur quand je dis que moi je veux de rénover 2 millions de logements qui appartiennent ou de maisons qui appartiennent à des familles qui vivent déjà en précarité énergétique ces logements ces maisons étant ce qu'on appelle des passoires énergétiques c'est à dire que au fond vous chauffez l'extérieur quand vous mettez le chauffage et aujourd'hui les gens ils arrivent pas à se chauffer l'hiver ils ont froid aujourd'hui en ce moment ils ont froid donc on met ça et ça ne coûtera zéro pour ces familles là voilà donc premier enjeu investir massivement sur nos économies d'énergie c'est bon pour le poids d'achat c'est bon pour la planète deuxièmement on déploie les énergies renouvelables l'hydraulique la biomasse le solaire l'éolien les énergies et au fur et à mesure en garantissant l'approvisionnement des entreprises et des familles au fur et à mesure on ferme les réacteurs nucléaires les plus dangereux les plus vieux les plus vulnérables ça prendra 20 ans si ça doit prendre 25 ans c'est pas un sujet l'essentiel c'est de commencer
France Inter question politique c'est pas habituel dans cette émission mais je vous propose de regarder la bande annonce un bout de bande annonce d'un film qui cartonne en ce moment sur Netflix je suis sûr que vous l'avez vu
j'ai entendu dire qu'il y a quelque chose qui vous chiffonne nous avons découvert une très grosse comète oh bravo qui se dirige droit sur la terre cette comète c'est ce qu'on appelle une tueuse de planètes pour l'instant je propose qu'on patiente et qu'on avise
alors ça s'appelle Don't Look Up c'est avec Leonardo DiCaprio peut-être vous vous sentez un peu Leonardo DiCaprio parce que non je suis pas scientifique
moi je suis acteur politique
je vous explique
moi je veux remplacer Meryl Streep qui parle un peu comme Emmanuel Macron c'est à dire ? ben c'est on regarde et on avise on reporte on reporte les décisions donc on parle du nucléaire pour 2040 on parle de l'avion vert pour 2035 vous avez dit à l'instant
ça prendra 15 ou 20 ans donc si vous voulez c'est pas donné d'un précise vous oui parce que
c'est ce que j'allais dire certains vous reprovent d'être un peu dans cette position là et de ne pas être assez radical sur ces questions ou pas assez dans l'urgence
ben attendez justement tout ce que je dis c'est que ces solutions technologiques que propose le président de la république pour 2035 2040 ça ne répond absolument pas aux urgences du moment il a ce qu'il doit faire ce qu'on doit faire aujourd'hui on est en retard surtout nos engagements c'est même enfin on a quand même le premier président de la république qui est condamné par les tribunaux français pour une action climatique c'est pas simplement les écologistes dans leur rôle de dire il faudrait faire plus sont les tribunaux qui condamnent
vous vous dites au fond il y a des actions immédiates et sur l'avenir on s'en fiche on ne regarde pas ce qu'il doit faire c'est quoi le projet Jadot très précisément
le projet Jadot je l'ai dit on met le paquet sur l'efficacité énergétique y compris en matière d'innovation on sait que dans les transports dans le stockage de l'électricité tout ça il y a des perspectives d'innovation extraordinaire donc on continue l'innovation et aujourd'hui grâce à cette innovation les énergies renouvelables vous pouvez le prendre dans tous les sens sont moins chères que le nucléaire donc mon projet est celui de la rationalité économique et de la rationalité sociale donc on investit dans l'innovation on fait confiance au territoire ça nous permet de relocaliser on construit des filières européennes voire françaises sur les énergies renouvelables comme sur les écomatériaux tout ça ça nous permet de développer beaucoup d'emplois et beaucoup d'entreprises de nos territoires je peux vous dire que j'en rencontre beaucoup elle n'espère qu'une chose Yannick Jadot la stabilité du signal politique j'étais la semaine dernière et je parle pas simplement des petites entreprises des artisans ou de l'économie sociale et solidaire j'étais la semaine dernière avec la fédération nationale des travaux publics grosse fédération beaucoup d'entreprises les infrastructures les infrastructures les infrastructures mais ils sont en demande dans ces secteurs là ils sont en demande d'un signal politique clair ils sont d'accord de dire que il faut se fixer un objectif l'accord de Paris à 1,5 degré et moi je ne transiserai jamais là-dessus et qu'on organise les politiques pour les accompagner vous vous rendez compte la France préside l'Union Européenne l'objectif de l'Union Européenne en matière de climat c'est moins 55% d'ici 2030 la France en est à moins 40 c'est le plan climat on n'est même pas on n'a même pas adapté nos politiques nos ambitions à l'objectif européen et dans tous les secteurs économiques ils s'interrogent en permanence sur nos politiques industrielles nos politiques de soutien moi je rêve de faire comme en Allemagne de créer le consensus politique et économique avec des objectifs sur lesquels on ne peut pas transiger et on trouve le chemin d'accompagnement politique pour que les dispositifs ne s'effondrent pas la semaine d'après l'annonce et qu'on ait des vraies politiques d'accompagnement qui servent nos entreprises qui servent nos salariés
l'ethnologue Bruno Latour qui était sur France Inter vendredi disait justement constater justement au fond on n'y arrive pas en France parce que tout ce qu'on traite est sujet au fond à division et les écologistes n'ont pas encore trouvé le discours le vocabulaire d'adhésion est-ce que vous souscrivez à cette analyse là ?
Oui et non si on avait trouvé on dirigerait peut-être ce pays donc reconnaissons qu'on n'a pas encore gagné l'élection présidentielle c'est devant nous
dans Don't Look Up l'extrait qu'on a vu tout à l'heure le discours il est un discours apocalyptique vous êtes toujours refusé à ce genre de discours apocalyptique est-ce qu'il n'est pas le temps de le tenir ?
Non parce que enfin là Don't Look Up c'est un truc un peu différent que évidemment tout ce qu'il y a derrière c'est le déni climatique absolument le déni de l'urgence climatique et donc comment au fond une société politique médiatique s'organise pour regarder à côté bon mais dans Don't Look Up c'est un événement totalement extérieur à la planète c'est une comète le dérèglement climatique c'est pas extérieur à notre planète puisque c'est d'origine humaine donc c'est plus compliqué si vous voulez le film il se résume alors on va pas spoiler parce que le film est génial mais enfin tant pis pour les téléspectatrices les téléspectateurs les auditrices ils se ferment les oreilles ils se ferment les yeux 3 minutes
vous allez devoir convaincre les gens de mettre plus de panneaux solaires et beaucoup plus si vous tenez au 1,5 degré et énormément des milliers d'éoliennes en plus pour l'instant c'est pas possible alors dites-nous combien et est-ce qu'il va falloir contraindre parce que là on débat
il reste peu de temps
mais vous avez raison
mais les panneaux photovoltaïques moi ça fait des années que je milite y compris pour qu'il y ait une fille de la France mais il y a plein de toits plats moi je rêve dans mon projet d'ailleurs c'est pas un rêve c'est dans mon projet on fera chaque quartier chaque village aura son projet d'énergie renouvelable soutenu par l'Etat qui peut être de mettre des panneaux photovoltaïques sur une école ou sur un HLM qu'on mette des éoliennes citoyennes il y a beaucoup de projets citoyens en France d'éoliennes et quand les citoyens participent ils en sont très heureux vous parliez d'éoliennes offshore qui aujourd'hui sont à la moitié du prix de l'EPR de Flamanville à un moment donné il faudra quand même qu'on ait une vraie commission d'enquête sur les surcoûts du nucléaire mais je reviens pas là dessus on a une éolienne installée il y en a 5500 en mer du nord vous vous rendez compte que le retard industriel et énergétique que nous avons pris
vous vous êtes prononcée
en faveur de la légalisation du cannabis thérapeutique
oui c'était hier
votre déplacement angers vous avez dit que pour le récréatif c'est à dire celui qui ne soigne pas des douleurs mais qui permet de je ne qualifierais pas la suite
de sortir de la dépression
vous dites vous l'encadrez comment c'est en gros ce que
vous avez raison
on achète où on veut
si je peux me permettre une minute trois sujets le cannabis thérapeutique c'est aujourd'hui ce qui est développé dans beaucoup de pays pour aider les personnes qui souffrent qui souffrent du cancer c'est vraiment un soutien très fort contre la douleur et potentiellement d'ailleurs ça peut avoir des effets curatifs mais ils travaillent dessus et j'étais dans une entreprise qui est une entreprise une start-up le dirigeant l'entreprise Lafleur souffre lui-même qui a besoin de ça et aujourd'hui vous vous rendez compte que c'est en train de se développer partout il travaille avec le CNRS il travaille avec tout le monde et ce gouvernement totalement idéologique dogmatique obsédé de lutter contre toute forme de cannabis ne laisse même pas une entreprise comme ça qui peut devenir le bio-end-tech de demain sur le cannabis thérapeutique développer son activité y compris cultiver du cannabis même en milieu confiné pour faire ça CBD c'est comme du tilleul c'est pas psychotrope c'est issu du chanvre
je vous parle du sujet le plus plémique c'est le récréatif
le récréatif le signal envoyé aux jeunes
qui peuvent aller sur la route en ayant fumé
ça vous l'encadrez comment le signal c'est arrêtons d'être dans le déni on a des quartiers qui passent sous l'emprise des deals et des mafias et on a des gamins qui se bousillent la tête le cerveau avec des produits de mauvaise qualité dans des logiques d'addiction oui mais là je vous parle des drogues douces je ne vous parle pas des drogues dures justement quand vous en parlez avec les policiers et je parle beaucoup avec les policiers on passe leur temps à leur demander pour faire des politiques du chiffre d'aller coller des PV aux consommateurs de cannabis plutôt que de résoudre les problèmes donc ce sera une production et une vente très encadrées
encadrées ça veut dire si je suis majeur si je promets de fumer dans la boutique et de ne pas aller prendre le volant après ça s'encadre comment ?
mais c'est comme le vin le vin le tabac bah si excusez-moi il y a une publicité la production est encadrée et vous n'avez pas le droit de boire avant de prendre la route et bien le cannabis ça sera pareil
on a le droit de le faire simplement si on se fait gauler on a une amende vous n'avez pas le droit
de conduire alcoolisé est-ce que c'est pas une belle promesse
qu'on fait quand on est candidat et qu'on ne tient pas quand on arrive à l'Elysée parce que rappelons qu'en 2017 Emmanuel Macron avait fait la même promesse de la légalisation du cannabis il ne l'a pas fait
non écoutez on est à la fin de l'émission vous voulez que je vous prenne la liste des promesses de Macron qu'il n'a pas faites sur le glyphosate sur les migrants sur le climat sur la justice sociale sur la suppression des rentes sur l'agilité de notre société donc je résume sur la proportionnelle
on ne va pas faire tout ça dessus je résume vous président vous président on aura un cannabis légal et de bonne qualité voilà bio avec des filets bio mais non mais j'ai une dernière question attention attention c'est vraiment un problème
de santé publique extrêmement sérieux c'est vraiment un problème l'Allemagne est en train de le faire et ils vont développer 5 milliards de ressources fiscales qu'on mettra dans la politique de santé
une toute dernière question à ce même à votre place il y a quelques semaines on avait Barbara Pompili et je lui ai posé la question je lui ai dit comment est-ce que vous regardez la campagne de Yannick Jadot vous savez qu'elle m'a répondu je le plains
oh bah écoutez
vous allez me gâcher mon dimanche
non mais elle ne prend pas votre campagne elle a dû pas la prendre votre campagne elle dit un manque
elle dit un manque de leadership le pauvre il est mal entouré très bien très bien et bah écoutez je lui renvoie elle est quand même dans un gouvernement où tout le monde se fout de l'écologie matin midi et soir le président de la république en premier écoutez moi je trouve qu'elle a un certain courage Barbara Pompili d'essayer de temps en temps d'arracher une mesurette c'est toujours ça de pris mais elle est dans un gouvernement qui a renoncé sur l'environnement qui a renoncé sur l'écologie d'ailleurs le président de la république quand il fait un public reportage sur TF1 ne parle même pas de climat et lui-même quand il fait une interview dans le parisien il dit j'ai échoué sur les pesticides et le glyphosate et bah dont acte il n'y a pas de bilan du président de la république sur l'écologie c'est pour ça qu'il faut une candidature écologique
qu'est-ce qu'il manque aux verts français pour être comme des verts allemands qui pèsent dans les décisions c'est l'un d'un gagne
madame Fresseau cette présidentielle arrêtée d'ivoire vous savez depuis des années que je fais campagne il y a toujours ce débat un peu les écolos c'est déceptif et tout et à chaque fois on a fait un très bon score aux européens malgré les sondeurs malgré le climat on disait les écolos tout le monde il pense à l'environnement non les gens vont voter pour nous parce qu'à un moment donné on va rentrer dans la campagne on va sortir des invectives on va sortir des fausses polémiques on va parler des projets et des français et de l'environnement et vous verrez que l'écologie parce que ce sont les pulsions de vie gagnera cette présidentielle
la campagne du Ligue Jadot commence enfin j'ai envie de dire Jean-Philippe Ballas Alexandre Gillard en régie et Florian Dorimani Adèle Caglard pour la réalisation merci à toute la bande on se retrouve dimanche prochain pour un nouveau numéro de questions politiques
Yannick Jadot