Glucksmann peut-il espérer le 2ème tour en 2027 ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:19OuverteRéponse partielle
Glucksmann peut-il porter la gauche au second tour ?
- 3:03OuverteRéponse directe
Glucksmann a-t-il réussi son pari sur le PS ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Glucksmann a-t-il les moyens de sa campagne ?
- 5:13RelanceRéponse directe
Glucksmann exclut-il toute alliance avec Mélenchon ?
- 5:55RelanceRéponse directe
Glucksmann parle-t-il comme un premier secrétaire ?
- 6:38OuverteRéponse directe
Les législatives influenceront-elles les alliances ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:35Chiffre
« Je constate que le score combiné de Raphaël Gluxman et le mien correspond à ces 72 ou 73 % des Français de gauche qui refusaient toute cette toute alliance de cette nature. »
- 25:33Bruno RotaillotFait
« Je suis parti du gouvernement. Beaucoup de gens m'ont dit "Tu n'aurais pas dû partir." Je suis parti pour que mes convictions puissent être respectées. »
- 38:34Fait
« Le droit de vote à 16 ans changera tout. Et d'abord le devoir de respect à l'égard de la jeunesse. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le Parti socialiste humilié, le Parti socialiste laminé, le Parti socialiste enterré. Pour la première fois depuis 1974, le Parti socialiste ne participera pas à l'élection majeure de la 5e République, à l'élection présidentielle française. Et oui, c'est Raphaël Luxman, [musique] quelqu'un qui vient d'ailleurs, un social-démocrate certes, mais qui vient d'ailleurs, qui va représenter cette gauche social-démocrate, laissant à 50 points à l'occasion d'une primaire derrière lui bien le premier secrétaire du PS et puis quelques autres figures comme Ségolen Royal. Alors, quel effet ça va avoir sur l'autre gauche ? La gauche radicale, la gauche qui remplit les salles, la gauche et bien qui hier
encore faisait 10000 spectateurs [musique] à Clairmontferrand et qui déteste qui déteste par-dessus tout et bien cette social démocratie, social traître comme dirait Jean-Luc Mélenchon. Alors et bien est-ce que le stagiaire va relever le gant comme disait et comme l'appelait Solen Royal ? On va voir pour cela, il va [musique] falloir qu'il écarte François Hollande de son chemin qui a encore quelques véléités présidentielles. Il va falloir aussi et bien qu'il montre les dents parce qu'il ne suffit pas d'être souriant pour participer à une élection [musique] présidentielle. Et c'est tout le problème de Raphaël Luxman qui est propre sur lui, qui est très sympathique, [musique] qui est très bien. Mais pour être candidat à une
présidentielle et bien il faut montrer aussi d'autres qualités. Alors, il a le sort de la gauche social-démocrate entre ses mains. Cette gauche qui veut réformer le pays selon des modes qui sont des modes quand même assez anciens. Il a tout cela entre ses mains de deux choses l'une. choix. Il embarque et bien cette social-démocratie avec madame Idalgo il y a 5 ans dans les profondeurs des sondages et de l'histoire, soit il a fait revivre et c'est tout l'enjeu et bien de ces quelques 6 mois de campagne qui nous séparent du scrutin.
Bonsoir à tous, nous sommes avec Claire Conru. Bonsoir qui est reporteur au Figaro qui suit notamment et bien les évolution des de la droite de la droite en France avec Wali Bordas dont le alors le parlement pour lui n'a aucun secret. Il a d'ailleurs beaucoup écrit sur ce sujet. Le bourbier hein le bourbier le palais le palais bourbon. Le palais bourbier. Bonjour Wali. Bonjour Dominique Rier. Merci d'être parmi nous. Nous sommes très heureux de de vous accueillir ce soir. Vous êtes directeur général de la Fondapul qui est un un cercle de réflexion qui produit beaucoup de travaux d'ailleurs sur la vie politique et les opinions en
France. Merci d'être parmi nous. Alors, on va parler beaucoup de de Raphaël Luxman et de savoir si il peut porter la gauche, cette gauche là au deuxème tour. Après, on aura aussi deux petits sujets sur Raphaël, sur monsieur Lissenard et monsieur Taillot. Est-ce qu'ils peuvent s'entendre ? Et puis on parlera aussi évidemment des lycéens et de ce mouvement qui agite la France depuis maintenant quelques 15 jours. Alors [grognement] euh Raphaël Gluchman, c'est pas une grande surprise quand même qu'il ait gagné cette primaire. Mais il la gagne très largement Wali. Oui, on s'attendait à ce qu' ce qu'il gagne la primaire. En revanche, à ce qu'il gagne au premier tour, on s'attendait à ce que ce soit un peu difficile, voir qu'il y parvienne mais
que ce soit avec un score de 50 %. là, il y arrive de manière nette et sans bavure avec plus de 60 %, plus de 65 % même. Euh donc, on peut dire que il il a très clairement réussi son pari qui est de faire euh main basse sur le Parti socialiste euh et notamment son argent hein en vue de la présidentielle parce que pour aller faire une campagne présidentielle, il faut des liquidités. Donc ça le le paris est réussi. Euh ce qu'on peut euh ce qu'on peut dire aussi, c'est que euh la concurrence euh qui qui lui a été offerte euh pendant cette primaire euh qui allait de de donc de Olivier Fort, le premier secrétaire du Parti socialiste à Emmanuel Morel qui qui est un député qui n'a qui n'est même pas
socialiste, qui qui vient du de représenter un peu un peu un chevainement, néochevenement, né chevementisme. Euh il n'avait pas de vraie concurrence au final, il n'avait pas de vrais candidats face à lui. n'avait pas ce François Hollande qui qui espère son retour et qui est également sur cette ligne de social démocratie démocratie. Au final, le gros débat euh qui a eu lieu pendant cette primaire, c'était de savoir si le Parti socialiste et en tout cas t tous les candidats qui participait à cette primaire était euh pouvait encore faire alliance avec Jean-Luc Mélenchon ou si euh ils allaient définitivement euh s'en séparer. Là, voilà, le le résultat de ces prim cette primaire répond clairement à cette question. Non, il n'y
aura plus d'alliance euh avec Jean Jean-Luc Mélenchon et euh la ligne euh de de Luxman et des siens pour la présidentielle sera clairement une ligne de social-démocratie euh qui ne fait pas alliance avec la France insoumise. On va l'écouter. On va on va écouter euh [grognement] monsieur Gluxman et monsieur Gedge aussi qui était sur cette sur cette ligne là aussi également. Nous allons créer ensemble une dynamique collective de la gauche démocratique et il n'y aura pas c'est tranché monsieur duamel c'est fini il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise non ça a été tranché ça a été tranché par plus de 66 % des gens qui sont venus participer à cette primaire je
suis heureux de la clarté du message qui a été porté à travers ce vote quelques jours avant ce scrutin 73 % des sympathisants de du Parti socialiste et de place publique avaient répondu à un sondage en disant que pour eux un des enjeux était la clarté du refus des alliances avec la France insoumise. Je constate que le score combiné de Raphaël Gluxman et le mien correspond à ces 72 ou 73 % des Français de gauche qui refusaient toute cette toute alliance de cette nature. Dominique Rier, je vous voyais pendant la diffusion de ces images. Peut-être un peu dubitatif, non ? Ben, c'est périlleux de dire cela comme ça maintenant, de manière euh si
forte euh parce que il y aura des élections législatives. Voilà, c'est ça. Et après la présidentielle, après la présidentielle, c'est-à-dire que les élections législatives seront euh marquées par le poids de Jean-Luc Mélenchon. Si Jean-Lou Mélenchon rate son ultime probablement tentative, alors à ce moment-là, ça ne sera plus nécessaire de s'allier avec un fill. Mais si Jean-Luc Mélenchon joue un rôle clé pour les législatives, je ne sais pas comment les socialistes pourront éviter de discuter alliance avec lui. Oui, ça me paraît, je dirais périlleux et inutilement imprudent de dire maintenant qu'il n'en sera plus jamais question.
Ouais, clair. Le Parti socialiste et bien il est pas il est représenté mais il ne figure pas dans cette élection présidentielle Olivier Forté mais largement. Pourquoi ? Parce que il a jamais su se renouveler, il a pas su s'adapter. B, c'est c'est euh en fait si on contextualise un tout petit peu quand même ce vote euh qui s'est fait sur un échantillonnage quand même très particulier. Oua euh a priori 120000 un peu plus de 120000 votes en 1200. Si vous a priori si vous participez au vote de cette primaire, vous ne votez pas pour Jean-Luc Mélenchon. C'estàd c'est pour ça qu' il est logique que
Olivier Fort dont on a soupçonné à juste titre euh d'avoir non seulement fait alliance mais de n'avoir pas toujours été très clair sur la ligne du Parti socialiste vis-à-vis de la France insoumise ça paraissait euh compliqué pour lui. Si vous voulez, vous pouvez pas avoir un doublon de Jean-Luc Mélenchon au Parti socialiste, sinon ça sert à rien d'organiser cette primaire. Bien sûr. Et résultat des courses, Raphaël Guxman sort euh euh tout en haut de de cette de cette pile de de de candidat et je rebondis sur cette en effet ce cette déclaration périlleuse, c'est c'est fascinant. Raphaël Glushman parle comme s'il était le premier secrétaire du Parti socialiste. En réalité, Olivier Fort le restera. On va voir. Il va le rester.
Bah en tout cas, il va tout faire pour rester à la tête du parti. Et si c'est le cas, moi aussi je suis bien curieuse de voir ce qui va se passer au moment des des législatives où a priori il y a aucune raison que la force mélanchonniste n'est décrue. Euh et là euh la gauche va être totalement éclatée. Donc c'est c'est bizarre de la part d'un d'un Raphaël Lu parce que là la seconde étape pour lui c'est pas de parler du Parti socialiste. Deuxième étape après cette espèce de compétition dans la cour de récré, c'est de passer dans l'arène face à Gabriel Atal. C'est c'est enfin, il faut qu'il passe à un autre niveau. Là, il reste un un petit niveau de primaire de la gauche avec des
figures. Il acquier une illégitimité quand même Dominique Rier. Bah oui, c'est davantage que s'il y était allé sans ça. C'est ce que disait Oliver Bur, il a réussi. Oui, s'il avait raté son paris, on on aurait dit ben voilà, c'est c'est définitivement terminé. Il a réussi mais euh je je trouve qu'il ne prend pas la mesure, je peux comprendre parce qu'il est heureux, il a dû avoir peur de de ne pas y arriver. Ça c'est c'est le lot de ceux qui entreprennent. Mais mais mais aussitôt de ne pas de ne pas faire attention, même dans la déclaration que nous avons vu là lorsqu'il était à France Interre, il dit la gauche. Oui. Euh 66 % de la gauche. Bah non, c'est 66
% de ceux qui sont allés voter des nonmélanchonnistes. Oui, c'est quand même très particulier. Ça c'est une première chose. Et puis ensuite euh on a déjà dit au depuis que que nous avons commencé à discuter avec Trard, on a déjà dit parti social-démocrate. Moi, je n'ai pas vu où il était social-démocrate le parti et notamment pas dans ces dans dans ces dans ces documents. Les en particulier les documents euh qui ont préparé la primaire. Ouais. où il n'est question que de socialisme. Euh et je je pense qu'il ce parti a a un problème avec cette espèce d'héritage récent jamais accepté vraiment d'ailleurs de la social-démocratie car ce parti n'a jamais été social-démocrate. Ouais.
Euh et aujourd'hui, il utilise cette formule. Alors, on l'a pas entendu de toute façon pendant la primaire, hein. Je pense que c'était pas une formule à défendre pendant la primaire, mais le comment dirais-je le la pression exercée par Jean-Luc Mélenchon et la pression y compris au sein de ce qu'il reste du Parti socialiste est-elle qu'ils vont avoir du mal à se dire autre chose que socialiste. Je sais pas comment ils vont faire. Peut-être que ce sera une trouvaille, peut-être que c'est ça l'espace de de Gluxman d'aller du côté de de Gabriel Atal davantage et de faire son deuil d'une partie de cette gauche socialiste qui ne veut décidément pas euh pactiser avec la modération. Mais tous les échanges que nous auquels nous
avons assistés pendant la primaire sur des indicateurs forts comme la fiscalité, le soutien à la à la croissance et cetera, on avait pas le sentiment d'être devant le Parti socialiste que nous avons connu comme parti socialiste, bien plus ouvert à l'entreprise. Enfin, même à l'époque de de Lionel Jospin, c'était quand même très euh euh très différent. Il y avait, je me souviens de ce papier qu'avait fait le dans les échos Laurent Fabius en expliquant nous n'avons pas nous ne serons pas battus par la droite mais nous serons battus par la hausse d'impôts. Voilà. Et il avait préconisé escalité la baisse significative des impôts. C'était autourant des années 2000 quand
il était ministre des finances. Effectivement. Oui. Alors c'est quoi effectivement quel est le quel est le corps de doctrine de de Raphaël Luxman ? très difficile à définir. Lui, il le définit comme la social-démocratie. Mais ce qui va être très compliqué pour lui, c'est que après cette primaire, il est coincé entre la gauche à laquelle il appartient, sauf qu'il en est l' droite finalement et et la gauche qui donc est censé le soutenir notamment Olivier Fort, Sgolen Royal qui ont une ligne plutôt eux à l'aile gauche du Parti socialiste et qui le parti socialiste traditionnel quoi français quoi et qui ne sont eux pas du tout fermés à l'alliance justement avec avec Jean-Luc Mélenchon. Ouais, il va être coincé entre ça et et je rappelle aussi que dans son équipe à
Rapha Guxman, il y a des personnalités comme Boris Vallot qui est le patron du grou du groupe PS à l'Assemblée nationale et qui lui aussi est une personnalité socialiste et et qui a des positions très clairement encrées à gauche notamment sur une sur la fiscalité, on l'a vu lors des derniers débats budgétaires et et là où justement se situe son terrain électoral plutôt du côté de Gabriel Atal et de la droite voir d'Edouard Philippe parce que finalement C'est là que que Raphaël Luxman a une marge de progression. La gauche étant totalement fagocité par parl Mélenchon. lui, les électeurs qu'il peut aller chercher, il peut aller chercher plutôt du côté de des des 8 ou 9 % d'intention de vote de Gabriel Atal, voire de de d'Edouard Philippe qui qui peut recueillir
certains macronistes de de l'aile gauche. Donc ça va être très compliqué pour lui. Il va falloir faire du du en même temps façon Raphaël Luxman pour réussir à se créer un chemin, un espace qui lui permette de tenir dans la durée et de s'imposer comme le 3e homme parce que là aujourd'hui il est le 4e homme, il est derrière Jean-Luc Mélenchon. Euh s'il arrive à s'imposer comme le 3e homme derrière Marine Le Penard Philippe, là il pourra commencer à instaurer un match. Pour l'instant très compliqué pour lui. Et puis il y a un autre obstacle. Alors je sais pas si fort de cette élection ou ou de cette primaire il peut le surmonter, c'est celui de euh François Hollande qui lui a dit qu'il pouvait se présenter en décembre ou janvier. Oui, et il faut toujours se méfier de François Hollande,
ça c'est sûr, qui est un très fin politique. Oui, c'est un peu la la euh la la prochaine intervention publique politique à gauche qu'on attend. Euh euh lui a a bien veillé à ne pas y participer à ce primaire. rétrospectivement, il a visiblement bien fait et évidemment sur lui va reposer soit l'accusation s'il ne rejoint pas Gluxman d'avoir fragilisé la gauche non mélanchoniste, soit en effet s'il se range ou s'il y a une une espèce d'accord entre plusieurs figures, y compris la sienne à gauche. Là, ça peut créer un mouvement
intéressant, assez inédit dans le bloc central où tout le monde a un peu du mal à à se montrer candidat et rassembleur. Ça va être le défi de de Raphaël Luxman. François Hollande avait quand même dit dès le départ que en gros si la dynamique n'est pas là chez quelqu'un, il se il était à disposition disposition. Il est toujours à disposition. Donc maintenant, il faut voir le quel calendrier quel calendrier il donne et il peut encore laisser ça courir quelques mois. Il y a pas de raison. Dominique, ça change d'ailleurs. Est-ce que la la l'arrivée dans le circuit de Raphaël Luxman là aujourd'hui, ça change la donne au centre et à droite ou effectivement c'est compliqué aussi ?
Déjà, ça clarifie un peu. Chacun euh sait maintenant qu'il y a quatre candidats de moins. C'est ça à la présidentielle ? Ouais. Donc ça, on y voit plus clair, il y en a plus que 25. Donc c'est plus simple pour nous tous. Mais euh d'une certaine façon, il y a euh le bloc Mélenchon, le bloc social-démocrate socialiste, voir ce qu'ils disent de leur doctrine. Et ensuite, c'est c'est le bloc central. Euh je crois que ça va avoir un effet sur la candidature de Gabriel Atal. Euh je ne sais pas dans quelle proportion, honnêtement, je n'en sais rien. Euh et
ça peut aussi avoir un effet sur euh la candidature d'Édouard Philippe. C'est un univers euh difficile à à cerner, au contour flou, un univers politiquement très récent. Je parle de la phase postmcron dans laquelle nous sommes. On ne sait pas quelle est la solidité, quelle est la consistance de ce postmcronisme. Euh ça ne semble pas être porté par une dynamique particulière. C'est normal après 10 ans de macronisme, c'est logique. C'est plutôt, je dirais le le problème du statut des sortants dans un système politique qui est considéré à ta roi raison comme ayant beaucoup déçu. Euh et donc voilà, il y a une il y a peut-être là pour Raphaël Gruxman
quelques électeurs à euh à convaincre euh parce que je ne sais pas très bien sinon où sont ces ces ressources. Ouais hein, c'est en terme de on le verra peut-être tout à l'heure, mais en terme d'électorat, il faut quand même se demander où sont les électeurs qui ne sont pas déjà si non fixés, du moins en train de considérer que grosso modo leur univers électoral se situera ici plutôt que là. Dans toutes les études que vous avez faites, les électeurs de gauche notamment chez les jeunes sont plutôt portés vers Jean-Luc Mélenchon. Plutôt les jeunes sont en France gauchot mélanchonniste. Oui, c'est ça. Pardonnez-moi. Mélanchot le péniste, voulais-je dire. Oui, c'est ça. Parce qu'il y a aussi chez le P en a beaucoup. C'est pas les mêmes, mais il y en a
beaucoup. Et c'est ce qui ce qui est frappant, c'est que on verra d'ailleurs Raphaël Gruxman peut tout à fait jouer un rôle dans cette affaire. Oui. Par un style, par parce qu'il est jeune lui-même d'ailleurs, il est jeune. Donc ça peut jouer un certain rôle. C'est pas c'est pas exclu qu'il est qu'il ait son mot à dire dans la question du vote des jeunes qui sont très abstentionnistes les 18 24 ans à la présidentielle il était beaucoup en 2022 en tout cas 42 % et donc le euh il faut pas il faut pas raisonner de manière statique il va faire une campagne il va s'exprimer par contre je peux imaginer le contraire serait définitif je peux imaginer que les sondages vont enregistrer dans les quelques jours qui viennent une petite petite un petit mouvement
en faveur de Raphaëlman. Euh ce qui complique un peu le discours de François Hollande sur la nécessité de faire appel à lui. Euh et je veux quand même ajouter ce ce point. Je pense que François Hollande a une faiblesse fondamentale. Oui. Qui est l'erreur initiale de ne s'être pas présenté en 2017 euh pour être réélu. Oui. Euh, il a été élu par des électeurs devant lesquels il il n'est pas revenu pour leur dire "Jugez-moi." Ouais. Euh donc les électeurs l'ont vu, ont voté pour lui, puis il a disparu et puis 10 ans après, il revient en disant "Ah ben, vote à nouveau pour moi." Je pense que c'est compliqué ça du point de vue démocratique. Ensuite, il ne se présente
pas à la primaire. Oui. C'est le deuxième moment où il pourrait essayer de renouer un lien. Il ne le fait pas. Il attend. Bon, on peut pas avoir une attitude comme celle-là et considérer que c'est le fondement d'une dynamique. Ouais, je pense c'est plutôt un double évitement. Euh mais pendant ce temps, les acteurs lourds s'installent, prennent position et plus vous attendez, moins il est possible de les déloger ensuite. Alors, on va écouter euh quelques-uns de ses adversaires euh de cette à cette primaire euh Raphaël Gusman et puis je vous donne la parole pour savoir si justement il peut rassembler bah ceux qui étaient face à lui dans cette primaire maintenant, ce qui paraît pas toujours évident. Le stagiaire a gagné la primaire. Ouais, malheureusement. Vous le saluez quand
même ce résultat ? Bien sûr, je félicite le le gagnant. C'est c'est la tradition et je lui souhaite de pouvoir déclencher une campagne avec l'ensemble des force de gauche parce que cher Raphaëlman, tu as su convaincre une majorité des votants et je respecte trop le processus démocratique de la primaire que j'ai voulu pour ne pas l'accepter avec sagesse. Je veux d'abord commencer par féliciter très chaleureusement Raphaël Gluzman pour sa victoire nette, sans bavure, éclatante. Je euh suis heureux de euh la clarté du message qui a été euh porté à travers euh ce vote. Bon, à part euh Jérôme Gegl
pour le connaître Emmanuel Morel, mais on l'avait pas là. Euh [grognement] on a vu toute le l'enthousiasme qui suscitait chez Solan Royal et d'une certa [rires] façon, c'est Olivier Fort aussi, hein. Oui, ça va être compliqué quand même là. Ça va être compliqué. Vous savez le le vous connaissez le dicton sur les primaires machines à perdre. C'est vrai que lors de toutes les dernières primaires qui ont eu lieu, on l'a vu avec Benon Amont. On l'a vu avec Benot Amont. On l'a vu à droite avec Valérie PC et François François Fillon dans une moindre mesure, les anciens concurrents de la primaire la plupart du temps finissent par se répandre en off auprès des journalistes pour faire des crocheppatttes au candidat qui a été désigné. Et je lisais ce matin un off dans dans la lettre
hebdomadaire la la lettre politico euh où les proches de Olivier Fort commençait déjà à critiquer Raphaël Luxman et euh et à à instaurer une forme d'ambiance un un peu bizarre. Je pense que ça va être compliqué pour lui euh en interne. Je pense que ça va être aussi compliqué pour lui en externe. Vous en du point de vue extérieur, vous parliez tout à l'heure de de son attitude, de son euh de son charisme euh et de la et notamment de de de la jeunesse qu'il faut aller chercher et et du fait qu'il peut avoir une une carte à jouer. Moi, je je regarde beaucoup les réseaux sociaux notamment notamment X donc ex Twitter et Instagram. Et en fait, Raphaëlman
est très souvent caricaturé euh ses prises de position publique, ses apparitions. Voilà, hier il chantait la Marseillaise euh bon un peu à contetemps. Ça a été largement largement caricaturé et moqué sur les réseaux sociaux et ça marche bien en fait sur les réseaux sociaux toutes ces prises de parole. on voit que c'est un c'est quelqu'un qui n'est pas habitué euh voilà, c'est pas un homme politique. Euh il est apparu euh il y a il y a 8 ans à peine et et encore que sur la scène nationale, il est pas encore très connu et [grognement] je pense que euh ce côté un peu peut-être un peu euh alors je dirais pas qu'il manque de charisme, mais ce côté peut-être un peu gauche peut lui nuire sur les réseaux sociaux. Et moi, j'ai vu ça parce que j'ai suivi la campagne de PCR en 2022. Euh j'ai vu
alors à l'époque c'était les militants hémoristes qui reprenaient euh tous les extraits un peu malaisants. Ils ont été vraiment dur avec de Valérie PC sur les réseaux sociaux et ça a fini par petit à petit infuser et euh créer une une forme un une forme de manque de légitimité euh de de la candidate. J'ai bien peur pour Raphaël Gusman, mais peut-être que ça ne sera pas le cas. que les [grognement] militants insoumis très actifs [raclement de gorge] sur les réseaux sociaux également euh continuent de se gargariser euh et de se moquer des des sorti un petit peu maladroite de du candidat Gluxman et Dieu sait s'ils sont actifs sur ces quelque chose. Euh [rires] clair euh alors si on regarde de l'autre côté, la primaire à droite c'est plié, c'est il y en aura pas, c'est sûr.
Ah il y en a encore quelques-uns qui qui continuent de la réclamer. Je sais pas si raisonnablement il ils y croient là. C'est vrai que le calendrier commence à enfin, on est quand même bientôt euh pas bientôt en novembre, mais bon, ça euh tout le monde commence un peu à se dire que euh espérons que ça se décante naturellement et que ça se cristallise disons après Noël. Euh mais non, je ne je ne vois pas de de primaire à droite. Hélas, on aurait eu le droit peut-être à un petit spectacle aussi. Bah oui, vous le [grognement] regrettez ? Oui, je je le regrette beaucoup. [rires] Alors justement bah c'est la question qu'on va se poser maintenant, c'est de savoir si et bien David Lissard alors lui qui est très présent, vous allez nous expliquer comment et pourquoi très
présent sur les réseaux, on a l'impression que c'est lui qui va gagner la présidentielle alors qu'il est quand même, si on en croit les sondages encore très très très très loin. Est-ce qu'il est une une épine dans le talon de de David Lissard de pardon de Bruno Rota qui a du mal aussi lui pour ce qui le concerne à décoller dans les sondages. On écoute d'ailleurs ce que Bruno Rotaillot disait avant l'été et bien d'un éventuel ralliment qui pour lui ne faisait pas trop de doute de David Lisnard. Je pense qu'on va se rejoindre parce que on a les mêmes convictions.Iendra. Il peut pas me reprocher David. Écoutez, j'étais un ministre de l'intérieur de combat, un ministre de l'intérieur qui n'a rien cédé, ni au président de la République, sur l'immigration, sur
l'Algérie. Et quand j'ai vu que le Premier ministre était en train euh de faire des accords de boutiquier avec monsieur Olivier Fort, je suis parti du gouvernement. Beaucoup de gens m'ont dit "Tu n'aurais pas dû partir. Je suis parti pour que mes convictions puissent être respectées." Depuis quand il y a eu à la tête de LR un président aussi libéral en terme économique que moi ? Donc je pense que David nous rejoindra. nos chemins se recroiseront. C'est ce que je souhaite. Alors, il parlait, c'était le 1er avril, hein. Donc euh Dominique euh ça marche pasin, ça prend pas encore. En fait, là, c'est de l'arithmétique. Ouais. Euh si vous êtes à côté de d'Édouard Philippe,
d'Éric Zémour, de Nicolas Dipignant et de Marine Le Pen, de toute façon l'espace est très étroit. Si en plus vous avez un David Lisnard qui arrive Oui. et qui mort là carrément sur votre sur votre domaine, euh ça c'est pas possible que ça décolle. Pas possible. Donc le la logique c'est la logique du ralliment dans un sens ou dans un autre. Euh ce sont deux candidatures qui sont très proche. David Lisnard est une sorte c'est un profil un peu différent hein. C'est un une sorte de c'est un grand élu local. Euh il a un côté très intellectuel. Euh c'est un entrepreneur dans l'âme euh et ça correspond à une
droite qui attire euh la sympathie d'une partie des Français je pense supérieure aux intentions de vote qu'il peut obtenir dans les sondages parce qu'on le voit plus pour le moment en une figure inspirante ou intéressante ou ou nouvelle qu'en qu'en un candidat éligible. Euh mais il représente quelque chose euh et quelque chose de très dynamique et aussi auprès d'une partie des des pas des forcément des plus jeunes mais euh je dirais les quadras euh voilà même des trentenaires qui sont sensibles à ce type de discours. Donc il y a quelque chose que n'a pas nécessairement aujourd'hui l'électorat LR. Bien sûr, c'est une nécessité et ce qui sera euh
très très assurément un échec total, c'est si les deux persistent. Euh ils n'ont aucune chance. Imaginons la fusion des deux, il y a quelque chose de possible compte tenu encore une fois de la faiblesse actuelle, je parle à ce jour, des autres candidats de ce côté-là. Édouard Philippe sans démériter n'est pas dans une forme éblouissante. Euh et donc il y a toutes les raisons de penser que les deux que représentent David Lissar et et Bruno Rotaillot sont en mesure d'être plus haut que lui malgré la concurrence à droite, ce qui serait déjà un exploit et de pouvoir jouer un rôle clé y compris d'accéder au second tour. Alors il y a deux étiquettes he néanmoins qui les séparent. Euh, on dit que à tort ou à raison d'ailleurs, Bruno
Rota à chaque fois on lui colle l'étiquette de conservateur et euh David Lissard celle de libéral. Et on sait combien euh être libéral en France, c'est pas vraiment simple, hein. Alain Madelin, on sait quelque chose. En 2002, ça lui avait pas vraiment réussi. Euh, qu'est-ce qui les distingue ? Qu'est-ce qui les rapproche ? Effectivement, Bruno Rotaillot est un libéral hein, aussi. D'ailleurs, il ne cesse de de le rappeler. Voilà. Mais euh David Lisnard euh assume euh une forme d'ultralibéralisme. Euh il assume d'être l'un des politiques français les les plus libéraux euh au même titre qu'un euh Guillaume Casbarian euh qui est qui est dans les rangs de Gabriel Atal. Exactement. Euh
effectivement, est-ce que euh ce libéralisme débridé parle à la population ? Je ne le sais pas. En revanche, ce que j'observe, c'est que effectivement il y a il y a une je sais pas si c'est une bulle, mais sur les réseaux sociaux, on parle énormément de David Lisnard, ça c'est fou. Euh dans les milieux économiques, on parle de plus en plus de David Lissnard. En revanche, là où ça paraît quand même plus compliqué, c'est enfin je pense que si vous allez au fin fond de la Creuse ou du gare, personne ne le connaît. Mais ce qui est intéressant quand on regarde les opinions, je vois Dominique Crédier qui me fait fond du gare. Non, je m'attendais à ce que vous parliez de La Veryon et je [rires] n'aurais pas accepté. Mais moi, je viens de l'héros. J'ai failli dire l'héros mais j'ai dit le
gare. C'est c'est les concurrents. Voilà. Euh mais ce que je je regardais les les opinions favorables dans dans le journal La Tribune du dimanche. Oui. Et en fait David Lisnard est à 16 % de d'opinions favorables dans la population. Je trouve ça énorme pour quelqu'un qui qui paraît pourtant si peu connu. [grognement] Euh c'est c'est le même score que Raphaël Guxman ou que Eric Zemour par exemple. Ouais. Donc euh effectivement, on a l'impression qu'il y a un petit quelque chose, un petit élan qui est en train de s'imprimer. Et moi je pense qu'à terme là où il aurait pu desservir Bruno Rotaillot, s'ils arrivent à se rejoindre, il pourrai le servir parce que là où David Lisnard aurait aurait été invisible s'il avait s'il était resté chez chez LR qu'il a quitté il y a
il y a quelques semaines quelques mois, aujourd'hui il a imprimé un petit peu sa marque. Il imprime un début de de dynamique et peut-être qu'au moment où il rejoindra parce que je ne doute pas que ce soit le cas Bruno Retaillot peut-être que ça pourra créer un petit élan supplémentaire que que pour l'instant Bruno Rayo a du mal à imprimer. Alors avant de vous écouter clair et d'avoir la réponse la réponse on va écouter quelqu'un qui soutient complètement et à 100 % Bruno Retaillot et quelqu'un qui lui a les suffrages de beaucoup de français. et Bruno Rotaillot a toutes les qualités pour créer les conditions. Un de la surprise du premier tour et de du rassemblement nécessaire du second. Il y a la possibilité d'écrire ce chemin.
Bruno n'est pas seul. Il y a partout en France des élus, des responsables d'association, beaucoup de Français qui prendont en nos valeurs, qui n'ont jamais accompagné le macronisme sur ce chemin qui est désormais une impasse, qui n'a jamais accompagné non plus la transgression de vouloir déstabiliser les traditionnels partis de gouvernement. Et au fond, Le Pen et Mélenchon, le RN et ne sont que les enfants en ligne directe de la déstabilisation des partis de gouvernement. Alors pourquoi ça marche pas pour le moment entre Raillot et Lisnard ? Bon à à l'origine, c'est c'est très bizarre cette affaire. C'est quand même deux deux hommes qui se connaissent bien, qui s'apprécient bien sincèrement. Euh et euh les conditions de départ de David Lissard que je je me souviens à
l'époque était quand même euh très étrange. Du parti, ça s'était fait dans la précipitation. Euh il avait il était allé dans le bureau de Bruno Rotaillot avec une une lettre justifiant son départ. Alors nous on s'attendait à un truc très vénère entre guillemets. En fait c'était assez clean parce qu'il s'aime bien. Et donc en fait c'était c'était une espèce de départ fracassant qui au fond n'avait pas beaucoup de sens ni sur le fond ni sur les liens qu'il y a entre les deux hommes. On comprend pourquoi David Lisnard l'a fait. Enfin, on comprend. En tout cas, lui euh son idée c'était euh de se lancer maintenant, de se lancer
seul, de tenter et de voir si ça prend. Hm hm. [raclement de gorge] Euh aujourd'hui euh on l'a testé chez nous et il était autour de de 2 3 % et en fait ce n'est pas lui faire offense que de quand même dire au bout d'un moment oui, il représente quelque chose. Mais ce courant très libéral euh c'est une force d'appoint formidable quand vous êtes quand vous appuyez un candidat à droite mais ça vous fait pas gagner une présentielle. C'est c'est tout. C'est comme ça peut-être un jour mais voilà pas cette fois. Donc aujourd'hui Bruno Retaillot et David Lisnard, c'est la possibilité d'un gagnant gagnant. Bruno Retaillot pour éventuellement passer la part des la barre des 10 % ne peut pas se permettre d'avoir un David Lisnard au même titre qu'une Sara Knafo d'ailleurs
qui est un peu sur les mêmes sur les mêmes sujets lui mordre les molets et lui faire perdre quelques points électoraux. Et David Lissnard objectivement n'est pas assez puissant pour euh prendre le risque d'être ensuite accusé d'avoir été celui qui a fragiliser le candidat des Républicains qui comme on vient de le montrer en plus commence en en tout cas à montrer des signes d'un possible il y a une possible photo de famille à droite qui n'existe pas encore mais mais qui est là. Il y a un monde où il y a un Bruno Retaillot, un François Barouin, un Gérard Larchet, un David Lissnard et là ça commence à représenter quelque chose. Je sais pas si ça crée une dynamique mais en tout cas vous pouvez pas être celui qui restait au bord du chemin en en s'entêtant sur une candidature qui a
priori n' ne n'ira pas au bout. Vous êtes d'accord avec ça ? Je suis d'accord avec ça. Oui. Oui. Oui. Et si je puis me permettre de revenir sur un point, l'ultralibéralisme de David Lissard parce que nous sommes en France, nous disons cela. Oui, c'est un libéralisme tout court. Il est il est il est pour la baisse significative des prélèvements obligatoires contre le blocage des loyers pour la protection de la propriété privée. Mon dieu, quelle audace hein. [rires] Il faut être en France pour trouver ça ultra. C'est toujours ultra chez nous. Non, c'est ultra de ce côté-là. toujours toujours et ça c'est c'est quelque chose qui qui témoigne de la culturation de ce pays qui en 1789 quand même a inventé la liberté économique. C'était la révolution française d'abord ultra
libérale sur le plan économique même si maintenant on a changé profondément tout cela et cetera. Donc c'est c'est aussi quelque chose qui correspond, c'est pour ça que cette référence même rapide à l'histoire est importante. Ça correspond profondément à l'esprit français. Chaque enfin y compris dans ce que ça peut avoir, c'est une forme d'individualisme français ça. Je prends des risques, je crée des richesses, je veux que ce soit reconnu, je veux être remercié pour cela, je veux pouvoir le transmettre à mes enfants et cetera. Tout ça c'est une c'est une vie euh sinon de héros et de saint, une vie très digne de contribution à son pays dans l'épanouissement personnel. Ça correspond à ce que les Français euh
souhaitent pour pratiquement tous. Et donc c'est c'est ce discours-là qui est et la droite au fond, elle l'a pas porté ce discours. Je veux dire la droite d'avant Rota elle le portait plus ce discours. Elle a parlé un peu bon un peu comme les écologistes en matière d'environnement. Elle a pas inventé un discours de droite provironnement mais favorable aussi à la croissance et au profit. Euh et puis sur la sécurité a dit elle a prononcé des paroles mais rarement eu les actes qui allaient avec donc elle était un peu timide. Bref, euh on retrouve à travers ces deux figures, mais je dirais ces deux figures euh c'est une bonne idée de de les comparer comme cela parce que c'est je n'en vois pas une troisième qui on peut toujours en trouver 3 4 5 mais là c'est deux figures qui représentent
ce que la France de droite est et qu'elle a oublié de dire qu'elle était en ajoutant même si c'est une évidence que Bruno Rotaillot et David Lisnard sont des élus locaux très expérimentés. bien sûr. Euh Bruno Raillot qui va sortir un livre d'ailleurs qui va sortir cette semaine dont on va voir la couverture euh des combats de combat et d'espoir. L'être au français euh ça sne évidemment comme un programme politique pour la présidentielle. Alors on va dire un mot aussi de nos de ce qui se passe un peu dans la rue aujourd'hui avec un homme qui est très présent. Alors pour le coup là, Jean-Luc Mélenchon et la la France insoumise très présente, la crise
des lycées profite-elle à Mélenchon ? Euh qu'est-ce que vous en pensez ? En tout cas, il fait ce qu'il sait faire de mieux. Souffler sur les braises, récupérer les colères. Euh effectivement, Jean-Luc Mélenchon a énormément de relais euh dans les lycées, dans les universités. Je crois que c'est plus de 40 % des lycéens et des étudiants qui sont sympathisants, mélanchonnistes et et LFI. Donc forcément la colère lycéenne qui s'exprime, qui est légitime d'ailleurs de depuis maintenant de semaines, un peu plus de semaines, elle est alimentée, elle est accompagnée euh mais je ne pense pas qu'elle soit totalement à l'initiative
de de la France insoumise. Sûr. Euh est-ce qu'il peut récolter est-ce que est-ce qu'il peut récolter les fruits de de ce qui est en train de se passer ? Je ne sais pas. Il faut il faut il faut se souvenir que euh alors lui dit que c'est le mouvement lycéen le plus fort depuis euh depuis mai 68. Il faut se souvenir que en 90 et en 98, il y a des eu au même à la même période de l'année, c'était en octobre, euh des mouvements lycéens de la même ampleur, voire un peu plus grand et qui ont fini aussi par s'essouffler quelques semaines plus tard. Alors lui, il surf dessus, vous allez voir. Alors, à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis. non pas secondairement, mais
comme tous les autres, comme citoyens. C'est-à-dire qu'il nous faut le droit de vote à 16 ans. Voilà la proposition que contient notre programme depuis le premier jour. Alors, je pense qu'il y en a qui pensent comme à l'époque quand on a dit on va donner le droit de vote à 18 ans, il bien raisonnable. 18 ans, ils sont jeunes, ils ont le sang vif, il vaut mieux qu'ils attendent un peu comme tous les autres jusqu'à 21 ans. Il y a quelqu'un qui propose de rétablir le droit de vote à 21 ans ? Non, bien sûr. Mais le droit de vote à 16 ans changera tout. Et d'abord le devoir de respect à l'égard de la jeunesse. Dominique Rier, bah il sait faire de la politique quand même.
Oui. Le droit de vote à 16 ans, c'est dans le programme du PS hein. Oui. Oui. Donc c'est pas un point de rupture avec Bien sûr, bien sûr. Et il y va franchement là. Oui. Le c'est c'est ce que c'est ce qu'applique l'Autriche. On vote à 16 ans l'Autriche au Brésil aussi. C'est pas non plus une innovation. J'ai pas été impressionné par l'idée. J'entends bien, j'entends bien. Euh donc c'est une espèce de c'est ce ce discours ce discours malgré tout qui est un discours de de flatterie. Enfin voilà. Euh et d'ailleurs je me souviens pas que quand le droit de vote à 18 ans historiquement a été ou je me souviens pas. On est on les historiens n'ont pas relevé une opposition de la population. Non, à l'époque moi je m'en souviens assez bien mais non, il y avait pas eu d'opposition.
C'était quand même une petite révolution hein parce que de 21 ans à 18 ans. Oui, bien sûr, bien sûr. Le droit de droit de votre des femmes a été aussi une sacrée révolution. J'étais pas là. Non. [rires] Pourtant en France c'est tardif mais voilà. En tout cas, c'est un c'est un Moi, je suis plus, je crois davantage au rôle actif de la France insoumise sur les mouvements lycéens euh pour avoir vu moi-même des députés en écharpe au milieu de de manifestant. Euh je je je trouve que ils prennent de gros risques. Euh ils ne semblent pas savoir, c'est étonnant ce que c'est que euh la jeunesse manifestante et pour quelle
raison une fois qu'on la pousse euh à agir avec des discours enflammés, on se trouve bien démuni et un peu désemparé quand on leur demande de se calmer parce qu'il ne vous écoutent pas nécessairement hein. C'est pas comme les 80000 jeunes au stade au stade de France quand le X 14 leur a demandé de faire 5 minutes de silence. Ils se sont exécutés et ça a été impeccable. Là c'est pas pareil. Et donc il y a il y a il y a une espèce de de jusqu'au boutisme de Jean-Lum Lanchon. Moi, je crois qu'il met tous les feux sous sa machine. Il n'a plus le temps. Ouais. Il n'a plus le temps. Il n'a pas l'espoir d'être élu président de la République. Il y il en rêve mais il sait que c'est pas raisonnable. Par contre,
être au second tour, oui, essayer d'empêcher la recevabilité de l'élection euh de Marine Le Pen en l'espèce qui serait la candidate préférée, Jean-Luc Mélenchon et inversement, d'où ce couple quand même qui va nous conduire jusqu'à la présidentielle, peut-être pas au second tour, on le verra. Et ensuite peser beaucoup sur les législatives s'il n'est pas élu euh et tout est là et il ne va reculer devant rien. Et je crains moi que nous entrions dans un régime de type insurrectionnel. euh qui ne lâchera plus jusqu'en juillet 2027 après les législatives. Ah, ça c'est c'est intéressant ce que vous dites. Alors, il y en a un qui a qui a rarement la la parole, je dirais douce
et et qui fait rarement dans le je dirais dans la modération qu'on va écouter et lui qui a une vision assez assez radicale aussi et assez euh pessimiste. C'est plus un mouvement lycéen, c'est le début de d'émeutes urbaines et de guerre civile. Donc c'est clair que la situation est dramatique. Maintenant, moi je suis un peu dubitatif sur tout ça, c'est-à-dire que je pense qu'on le gouvernement a laissé démarrer l'incendie. C'est-à-dire que bien évidemment, non pas sûrement, je je vous savez avec ce gouvernement, j'hésite toujours entre l'incompétence et le cynisme.
L'incendie, on pourra pas l'éteindre. Euh bon, j'ai de ce qu'on lisait, c'est en train ça ça décélère. Euh on parle de décélération. Voilà. Euh ce que je trouve regrettable, c'est que en fait si si on est juste un tout petit peu intellectuellement honnête [grognement] euh et on a chacun les thermomètres qu'on a. Moi en l'occurrence c'est mes petites sœurs, c'est la génération vraiment typiquement la génération Covid qui objectivement a passé vraiment un sale moment qui est un peu perdu et qui pour reprendre le titre du parisien correspond beaucoup plus à ce que me
raconte. C'est peut-être euh une génération peut-être qui a tendance à aller vers une forme de désenchantement ou que vers une forme de révolution. Ouais. Comme on a pu l'observer sans doute en en mai 68. Alors évidemment mais 68 c'était plutôt une révolution de la croissance hein. Ouais. Enfin, c'est pour ça que c'est absurde. C'est absurde sur le fond intellectuellement de comparer. Là, on est dans quelque chose, je trouve quand quand j'écoute la génération d'en dessous et encore une fois c'est très subjectif mais même on le voit sur les réseaux sociaux, il y a une forme de grande inquiétude, de pesanteur et je pense qu'à l'origine, en plus de toutes les revendications objectives, hein, donc l'état de de d'élabrement de de certains établissements, je pense que
c'est ça l'origine qui s'exprimait. Et par-dessus ça, vu qu'il y avait et c'est pas une critique un vide idéologique autour de ce mouvement, c'était plus une espèce de vague de de d'inquiétude. Évidemment, vous avez des mouvements comme la France insoumise qui sont venus combler cette espèce de de mouvement et qui en et qui en ont fait ce qui ce qui ce qu'on a vu, ce qu'ils en ont fait par la suite et ensuite les violences et oui, les qui parfois les dépasser. Il y avait, c'était assez incroyable, si vous pouvez le regarder en replay, il y a c'est France Télé qui a fait succession et un moment qui en gros suit tous les candidats à la présidentielle. Oui, mais pas que puisqueà un moment on suit Eric Cockrel, le député insoumis qui qui avec des gamins et et en fait il
commence à jeter enfin ça il commence à avoir des petits incendies et on le voit démuni [grognement] et en effet très gêné et on le voit arrêté arrêter presque dépassé par sa créature quoi. Et donc c'est tout ça pour revenir à ce que je trouve particulièrement euh lait euh chez Jean-Luc Mélenchon, c'est d'avoir travesti un vrai truc dans cette génération post-Covid et qui rentre dans une ère de grande inquiétude. C'est son désenchantement et c'est sans doute à ça qui qu'il aurait fallu répondre. Bien sûr, c'est l'heure des coups de griffe et des coups de cœur.
Alors Wali, coup de cœur, coup de griffe. Alors coup de cœur un peu ironique pour Gilles Platra qui est le maire de le maire d'hiver droite de Chalon sur bien sûr et qui a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle en fin de semaine dernière. Ça fait un 26e. Voilà. parlait tout à l'heure de 25 candidats, en voilà un 26e. Euh coup de cœur ironique parce qu'il a l'air de de croire en en ses chances et que c'est très bien pour lui et qu'on espère que que bah qu'il sera au second tour contre Olivier Bect qui qui est le le député ataliste qui lui aussi croit croit en ses chances. Donc voilà, ça me fait rire de voir des des illustres inconnus. Démocratie aussi. Voilà, c'est la démocratie.
Euh coup de griffe coup de griffe sur le budget, sur la dette dont dont pas grand monde ne parle alors que les débats sur projet de loi de finance commence demain. Demain à l'Assemblée nationale. Vous savez que je vais suivre ça pour le Figaro avec euh prenez quelques forces cette nuit hein. Oui oui voilà. Après, je vais aller camper là-bas. [rires] Mais euh [grognement] mais voilà, à l'heure où où effectivement on parle de plus en plus de de crise qui pourraient être créé en Europe à cause de la France, voir parfois de de mise sous tutel potentiel du pays, on ne parle quasiment pas de de la dette, on ne parle quasiment pas du budget de de l'État qui va être débattu et on préfère se concentrer sur des des sujets minores. Donc, je voulais mettre le
doigt là-dessus. Bon courage pour la suite. Merci Claire. Alors coup de cœur, ça vient de sortir, c'est Mathieu Garigouange qui Garigou la Grange pardon qui a fait sur France Culture une série de quatre épisodes sur Charles Pasqua. Ah et c'est vraiment super, c'est extrêmement bien fait. Enfin de toute façon, Gargou Laagrange est très très fort pour ce genre de truc. C'est un travail d'archives d'intervention d'historien. Enfin, c'est vraiment super. Je le conseille. C'est 30 minutes, quatre épisodes. Chaque épisode 30 minutes. Voilà. Donc on peut entendre le et on vit avec Charles Pasquis alors. Ouais, on peut entendre le bel accent le bel accent de de Pascois qui j'ai appris à un jour jeune déminer au couteau.
Enfin un champ de mine quoi. Donc ça avait le goût du risque. La classe politique d'alor. Ouais c'est ça une autre gueule quoi. Enfin voilà. [rires] [grognement] Et et le et le coup de griffe, c'est la réaction de de la de Ann Carsen qui est la prix Nobel de littérature. Oui. Euh donc quand même grand prix littéraire, ce devrait être un honneur que de s'inscrire dans la lignée de tous ceux qui l'ont précédé. Et quand on lui a demandé ce qu'elle en pensait, elle a dit d'abord que le jury était fou. Bon, jusque-là ça peut aller. Et à la fin, elle a dit "C'est très bien euh je pourrais mettre un autocollant sur mes livres." Et ben voilà. Donc voilà, quelle élégance. J'ai trouvé ça voilà un un brin vulgaire. Bien sûr.
Voilà mon coup de griffe. Dominique, coup de cœur. Coup de griffe. Oui, enfin oui, je je mon coup de cœur c'est parce qu'on en a parlé tout à l'heure, moi j'avais fait une une étude en 2011 qui s'intitulait euh 2011 la jeunesse du monde. Oui. Et qui faisait émerger au niveau d'une trentaine d'états. On avait interrogé une trentaine de milliers de jeunes de 16 à 29 ans. faisait émerger le malaise existentiel euh d'ailleurs avant le Covid euh que l'on et c'est vrai que le Covid a beaucoup renforcé euh que l'on auquel on n'a pas répondu en fait depuis maintenant longtemps. Et donc dans cette crise actuelle, il y a toute cette partie et vous aviez raison de le dire qui mérite plus qu'une attention sérieuse. Bien sûr. Donc c'est je suis prof, j'ai des
étudiants et encore ce matin, je faisais cours en Zoom parce que j'ai pas pu accéder à ma salle de cours. Donc je me suis retrouvé dans les mêmes conditions avec mes étudiants que que pendant le Covid. C'est vraiment absolument désespérant de voir ça. Et mon coup de griffe, c'est Bali Bagayoko parce que je l'ai entendu dire quelque chose qui n'est vraiment pas acceptable à plusieurs reprises d'ailleurs et que probablement d'autres que moi ont entendu puisqu'il l'a dit à la télévision. Euh en tout cas, ça passé à la télévision. Il a il a mis il a accusé les les forces de l'ordre de comportement raciste. Ouais. Euh en en indiquant de manière appuyée euh avec des mots manifestement préparés qui n'avaient pas le même comportement
avec les manifestants de couleur euh qu'avec les autres. Donc c'est c'est vraiment ça c'est très incendiaire ça. Mélangehant, il met le feu à la dette, il met le feu à la rue, il met le feu aux établissements scolaires en quelque sorte. Il faut prendre au sérieux quand même c'est cette façon de de jeter de jeter la la colère dans dans les rues et puis ensuite de ne pas pouvoir la la maîtriser. Alors moi j'ai un j'ai des coups de cœur aussi. J'en ai un. Alors ça va vous faire sourire parce que bon c'est un coup de cœur plus amical qu'autre chose. Euh c'est Jean-Louis Borlot. Jean-Louis Borlot qui s'est retrouvé dans une réunion avec deux des candidats à la présidentielle à Dijon hier qui était donc Gabriel Atal et Édouard
Philippe où il a dit qu'il pouvait éventuellement servir de tiers de confiance mais il a surtout fait une apparition comme il fait de temps en temps ici ou là à [grognement] la tribune et qui a été la plus applaudie de toutes celles qui on a écouté et à chaque fois qu'il apparaît quelque part tout tout brouillon désordonné qu'il est euh il a quand même des idées. Alors après faut les mettre en musique, c'est pas toujours évident mais en gros il dit que la France il faut revoir son organisation, que on a beaucoup de doublons, qu'on a une espèce de de maquille organisationnel qui est insupportable et qui est une des causes et bien de du malaise français, des
difficultés que la France rencontre aujourd'hui. Alors, c'est quelqu'un qui va pas se présenter à l'élection présidentielle parce que il vi à chaque fois qu'il prend la parole, il arrive, il dit voilà dans les 15 dernier mois, j'ai eu deux cancers, tout tous les mots qui peuvent exister sur la terre et maux et mais enfin il est toujours là quand même. Et euh et donc voilà, c'est bien qu'en France, il y ait des esprits aussi qui fassent, comme disait Jean-Pierre Chevenement par le passé qui fassent turbuler le système. Euh voilà. Et euh mon autre coup de cœur, je l'ai oublié donc euh [rires] je peux pas je [grognement] peux pas vous en parler. Ah si, bien sûr. Oui, oui, on me le souffle dans l'oreille. C'est De Gaulle euh alors pas
Charles de Gaulle mais les deux films qui ont lui ont été consacrés et pourquoi De Gaulle, ça a été main de fois évoqué mais c'est que là il vient de passer les 6 millions de euh spectateurs, ce qui n'est pas rien. Euh 6 millions de spectateurs, c'est deux c'estes deux films que je vous conseille et que je vous recommande d'aller voir si c'est pas déjà fait et qui sont absolument admirables et qui évidemment et bien ont quelques correspondances avec laquelle avec la période dans laquelle nous vivons aujourd'hui. C'est la ça faisait longtemps que j'avais pas entendu dire et écrier vive la France dans une salle de cinéma ni quelques applaudissement à l'issue des projections. Merci [grognement] à vous trois. Merci beaucoup. Merci de nous avoir suivi. Je vous donne rendez-vous
la semaine prochaine où il sera évidemment encore question de l'élection présidentielle avec d'autres sujets ou des sujets ben comme ceux qu'on a évoqué aujourd'hui qui vont continuer à nous occuper et il y aura peut-être probablement d'ailleurs un petit peu de budget là pour le coup parce [musique] que ça risque de s'exciter du côté du palais Bourbier. Bourbier. Voilà. Euh et bah on vous fera on essaiera de vous décrypter [musique] cette actualité là. Merci à vous. Bonne soirée et bonne nuit. À la lundi prochain.