Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewLCP (sur YouTube)· 21 septembre 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieÉducation & recherche

[DIRECT] Mathilde Panot, présidente du groupe LFI | LCP, Lundi C'est Politique - 21/09/2026

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 36 %Attaque 49 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:18OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui vous gêne dans cette démarche de privilégier les gros rouleurs ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    Est-ce que c'est un vrai risque pour vous, le blocage des prix ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette réunion était utile ou une opération de communication ?

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Sur ce projet de loi, vous pensez qu'il pourrait être voté avant la présidentielle ?

  • 6:11RelanceRéponse directe

    Si le gouvernement ne le fait pas, vous allez prendre l'initiative ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Vous pensez qu'il y aurait unanimité sur les bancs de l'Assemblée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Locuteur 1Promesse
    « Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre. »
  • 1:44Locuteur 1Fait
    « Mais ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là-dessus aussi, c'est une baisse de taxes généralisées. »
  • 1:51Locuteur 1Chiffre
    « 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros. 9,1 pour être précis. »
  • 1:58Locuteur 1Fait
    « Et certains nous disent, allez en chercher 10 de plus, c'est pas grave. »
  • 2:47InvitéFait
    « Le gouvernement est en train de privilégier Total. »
  • 2:56InvitéChiffre
    « Total a fait 11,2 milliards de bénéfices en seulement six mois. »
  • 3:13InvitéChiffre
    « Vous vous rendez compte que depuis neuf mois, on vient d'apprendre la semaine dernière que les marges des pétroliers avaient été multipliées par 7,5. »
  • 3:51InvitéFait
    « D'abord parce que la France l'a déjà fait lors de la guerre du Golfe et il n'y a pas eu de pénurie. »
  • 5:15InvitéFait
    « Russes. »
  • 5:16InvitéFait
    « Je vous rappelle que lors des élections municipales, trois de nos candidats insoumis avaient été visés par des ingérences qui venaient d'Israël. »
  • 5:31InvitéPromesse
    « Nous avions demandé à ce qu'il y ait un projet de loi du gouvernement sur cette question pour qu'on puisse protéger les élections des ingérences étrangères, d'où qu'elles viennent. »
  • 8:25InvitéFait
    « Monsieur Lecornu est un menteur. »
  • 8:42InvitéFait
    « Je rappelle que la politique de la Macronie, c'est d'abord une politique de caisse vide. »
  • 8:46InvitéFait
    « Nous avions gagné le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. »
  • 8:49InvitéFait
    « Nous avions gagné la taxe Zuckman pour que les ultra-riches paient autant en moyenne que le reste de la population. »
  • 11:20InvitéChiffre
    « un gouvernement qui annonce entre 45 et 53 milliards de coupes supplémentaires »
  • 11:46InvitéFait
    « rien que cet été, ils ont réintroduit deux pesticides interdits »
  • 11:50InvitéFait
    « ils ont fait la loi permis de tuer en première lecture par force. »
  • 11:55InvitéFait
    « la loi Zuckman, elle a été déclarée totalement inconstitutionnelle par le Conseil d'État. »
  • 14:00InvitéFait
    « Oui, bien sûr. J'y suis complètement hostile. »
  • 15:13InvitéChiffre
    « 53 milliardaires qui détiennent autant que 32 millions de Français. »
  • 17:31InvitéChiffre
    « Selon le gouvernement, pour 2027, il va y avoir plus 22 milliards de dépenses pour la sécurité sociale, plus 10 milliards pour la charge de la dette. »
  • 18:23InvitéChiffre
    « La réalité de dix années de Macronie, c'est 1300 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 18:28InvitéChiffre
    « il y a 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté. »
  • 18:42InvitéFait
    « Six générations, c'est énorme. »
  • 23:21InvitéPromesse
    « Nous, nous proposons de geler la dette qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. »
  • 26:45InvitéChiffre
    « depuis 2005, et Zied et Bouna, 162 personnes qui ont perdu la vie, qui ont perdu la vie suite à un contrôle policier. »
  • 29:03InvitéChiffre
    « il y a un article qui dit symboliquement qu'on met les 3 milliards d'euros qui sont réclamés depuis des années, 3 milliards d'euros par an, pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes. »
  • 31:29InvitéChiffre
    « Aujourd'hui, il y a seulement 1% des violeurs qui sont condamnés. »
  • 32:17InvitéChiffre
    « Seuls 15% des élèves ont ces trois séances obligatoires d'éducation à la sexualité. »
  • 33:55InvitéPromesse
    « Augmenter le SMIC à 1 700 euros net, c'est une mesure qui est féministe, puisque deux tiers des salariés au SMIC sont des femmes. »
  • 45:06InvitéChiffre
    « Quasiment 50% de la jeunesse compte voter pour le programme L'Avenir en commun et Jean-Luc Mélenchon. »
  • 45:17InvitéChiffre
    « Entre 2022 et 2027, il y a 4,2 millions de nouveaux électeurs. »
  • 53:26InvitéFait
    « Dans les années 80, on avait 97% des établissements scolaires qui avaient des enseignements pratiques et manuels pour tous les élèves. »
  • 57:30InvitéFait
    « On a détruit l'éducation nationale. Il y a 15 millions d'heures de cours qui sont non remplacées. »

Temps de parole

  • Invité66 %
  • Présentateur10 %
  • Invité 25 %
  • ?5 %
  • Invité 33 %
  • Invité 43 %
  • Invité 53 %

≈ 19,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

avec parallèlement la campagne présidentielle à mener pour Jean-Luc Mélenchon. Mais d'autres sujets s'invitent déjà dans le calendrier, comme les crises internationales sur lesquelles Emmanuel Macron alerte les candidats. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à

0:12
Locuteur

l

0:12
Présentateur

'Assemblée nationale, députée du Val-de-Marne, est l'invité de LCP, l'Indice et Politique. Bonsoir Mathilde Panot. Merci d

0:34
Locuteur

'être

0:34
Présentateur

sur le plateau de l'Indice et Politique. Face à vous et à mes côtés, pour vous interroger ce soir, Clément Méric. Bonjour Clément, ravi de vous retrouver. Bonjour Francis. Bonjour Lauriane,

0:43
Locuteur

tout

0:43
Présentateur

le monde, ravi de vous retrouver aussi. Bonjour. Et nous faisons la connaissance d'Emmanuel Duteil. Bonjour, bienvenue. Bonsoir. Sur le plateau de LCP et l'Indice et Politique, vous représentez Challenge, sans oublier Hugo, Hugo Couturier, Hugo Perchoir, en direct de la chaîne Twitch LCP à l'Assemblée nationale, fidèle au poste.

0:57
Locuteur

Vous

0:58
Présentateur

nous relèverez les questions de vos abonnés et de vos followers. Follower. En fin d'émission, vous débattrez avec la fondatrice de l'association de l'or dans les mains, qui promeut les métiers manuels auprès des collégiens et en les mettant en contact avec des artisans. Vous verrez, c'est une démarche intéressante.

1:13
Locuteur

On

1:14
Présentateur

va d'abord parler des carburants qui augmentent encore et encore. Sébastien Lecornu a réuni les directeurs d'administration centrale aujourd'hui pour faire le point sur les approvisionnements en pétrole et en gaz. Et cet après-midi, avec plusieurs ministres, il a été question de nouvelles mesures qui pourraient être débloquées pour les Français face à l'envolée des prix à la pompe. Pour l'instant, rien n'en est sorti. Mais ce matin, le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a donné et rappelé la ligne du gouvernement.

1:38
Locuteur 1

Il y aura très vraisemblablement des aides supplémentaires à partir du 1er octobre. Mais ce qu'il n'y aura pas, j'insiste là-dessus aussi, c'est une baisse de taxes généralisées. Parce que j'entends bien qu'on nous la demande, je dirais, à gauche et à droite. Je voudrais rappeler quand même, 20 centimes de baisse sur le prix de l'essence via une baisse des assises, c'est presque 10 milliards d'euros. 9,1 pour être précis. Donc on est en train de chercher plus de 50 milliards d'euros pour l'année prochaine. Et certains nous disent, allez en chercher 10 de plus, c'est pas grave. La réalité, c'est que ces 10 milliards, il va bien falloir que ce soit quelqu'un qui les paye.

Mathilde Panot, l'idée c'est de

2:11
Présentateur

privilégier, c'est ce que dit le gouvernement, les pêcheurs, les agriculteurs, tous ceux qui ont besoin de leur voiture pour aller au travail, ce qu'ils appellent les gros rouleurs. Qu'est-ce qui vous gêne dans cette démarche

2:20
Locuteur

?

2:20
Invité

D'abord, ce qui me gêne, c'est que c'est devenu insupportable pour les gens. Il faut comprendre que là, les gens sont en train de se priver de tout. Ils se privent de repas dans la journée. On sait qu'il y avait déjà un Français sur trois qui se privait régulièrement de repas pour nourrir ses enfants. Ils se privent des petits plaisirs, par exemple des restaurants. Ils se privent de soins. Bref,

2:38
Locuteur

ils

2:38
Invité

sont en train de se priver de tout. Et c'est insupportable.

2:41
Locuteur

Qu

2:41
Présentateur

'est

2:41
Locuteur

-ce

2:41
Présentateur

qui vous gêne dans le fait que le gouvernement privilégie d'abord les gens qui travaillent, qui ont besoin de

2:45
Locuteur

leur voiture, de leur tracteur, de leur bateau ? Non, le gouvernement est en train de

2:47
Invité

privilégier Total. Et je rappelle qu'ils ont donné la Légion d'honneur à M. Pouyanné, PDG de Total. Et ils sont en train de privilégier les actionnaires de Total. Total a fait 11,2 milliards de bénéfices en seulement six mois. Total est en train de se gaver sur le dos du peuple de France. Et lorsqu'il dit qui doit payer les milliards qui sont à l'origine de la spéculation qui est faite par Total, c'est d'abord celles et ceux qui profitent de la crise. Vous vous rendez compte que depuis neuf mois, on vient d'apprendre la semaine dernière que les marges des pétroliers avaient été multipliées par 7,5. Cette situation est insupportable.

Donc nous, nous demandons un blocage des prix, un blocage des marges. Et c'est possible de le faire puisque à la Réunion, peut-être ne le savez-vous pas, mais le carburant est à 1,68€. Je ne connaissais

3:34
Locuteur

pas le prix, mais je

3:35
Présentateur

sais que c'est bloqué. Cependant, vous demandez au gouvernement de bloquer les prix, mais vous connaissez la réponse. Si on fait ça, c'est ce que dit le gouvernement, la France ne sera plus approvisionnée en carburant parce que ceux qui approvisionnent la France diront, puisque c'est bloqué et qu

3:46
Locuteur

'on

3:46
Présentateur

ne fait pas de bénéfices, on ne

3:47
Locuteur

va

3:47
Présentateur

pas d'abord livrer à la France. Est-ce que c'est un vrai risque pour vous ?

3:50
Invité

Non,

3:51
Locuteur

ce

3:51
Invité

n

3:51
Locuteur

'est

3:51
Invité

pas un vrai risque. D'abord parce que la France l'a déjà fait lors de la guerre du Golfe et il n'y a pas eu de pénurie. Ça,

3:55
Locuteur

c

3:55
Invité

'est la première chose. La deuxième chose, c'est qu'il faut réaliser de quoi nous sommes en train de parler. Nous sommes en train de parler de la France, 7e puissance économique au monde, avec 40 millions d'automobilistes dans notre pays. Qui se priverait

4:06
Locuteur

d

4:06
Invité

'approvisionner la France ? Cela n'existe pas, M. Letellier. Donc tout ce qui est raconté pour ne rien faire mène à la catastrophe que nous sommes en train de voir puisque peut

4:15
Locuteur

-être que ça ne nous va pas

4:15
Invité

échapper, mais il y a actuellement des pénuries en ce moment même, par exemple en Alsace. Donc c'est le laisser-faire qui mène au désastre. Donc il faut d'urgence bloquer les prix, bloquer les marges. Et je rappelle que Total n'est pas seulement un profiteur de guerre, mais que Total n

4:29
Locuteur

'a

4:29
Invité

pas payé d'impôts sur la société en 2019, 2020, 2021, 2023, 2024 et 2025. Maintenant, ça suffit.

4:36
Présentateur

Vendredi, Emmanuel Macron a reçu les chefs de parti ou candidats à la présidentielle pour faire le point sur la situation internationale, qui a des conséquences aussi sur les prix des carburants. Donc les deux sont liés.

4:46
Locuteur

Pour

4:46
Présentateur

vous, vous n'y étiez pas, c'est Emmanuel Bompard. Mais est-ce que c'était utile ou une opération de communication, comme le disent certains

4:52
Locuteur

?

4:53
Invité

Dans ces cadres-là,

4:54
Locuteur

il

4:54
Invité

y

4:54
Locuteur

a

4:54
Invité

des informations qui sont données, qui sont le résultat des informations, qui sont ceux du renseignement et autres. Le problème, c'est que derrière les informations et les alertes qui sont faites, derrière, il n'y a pas les actions qui y correspondent. J'explique. Par exemple, Emmanuel Macron a reparlé de la question des ingérences étrangères dans les élections présidentielles.

5:14
Locuteur

Russes,

5:14
Invité

en l'occurrence ? Russes. Je vous rappelle que lors des élections municipales, trois de nos candidats insoumis avaient été visés par des ingérences qui venaient d'Israël. On ne sait pas exactement quel

5:25
Locuteur

lien... Mais lui, il n'a parlé que de la

5:26
Présentateur

Russie.

5:26
Invité

Oui, d'accord. Mais du coup, moi, je vous dis que ça s'est déjà passé dans le cadre des campagnes municipales. Nous avions demandé à ce qu'il y ait un projet de loi du gouvernement sur cette question pour qu'on puisse protéger les élections des ingérences étrangères, d'où qu'elles viennent, que ce soit de Russie, d'Israël, des États-Unis ou de je ne sais où. Ce projet de loi n'est toujours pas sur la table. Vous

5:46
Locuteur

le demandez.

5:46
Invité

Bien sûr. Donc, c'est bien de faire des alertes comme ça à tout va. Mais derrière, s'il n'y a pas d'action, eh bien oui, à la fin, ça devient de la communication.

5:53
Présentateur

Donc, sur ce projet de loi, vous pensez qu'il pourrait être voté avant la présidentielle ? C'est un peu tard, là, peut-être maintenant. Ah

5:57
Invité

ben non, je pense qu'il y a des points sur lesquels on pourrait tomber immédiatement d'accord avec l'ensemble des forces politiques qui sont présentes pour présenter un projet de société au peuple de France et que, justement, il faut prendre les actions maintenant,

6:09
Locuteur

si on veut protéger l

6:11
Invité

'élection présidentielle.

6:11
Présentateur

Si le gouvernement ne le fait pas, vous allez prendre l'initiative ? Vous allez demander aux autres de prendre l'initiative ?

6:15
Invité

Ben non, on a déjà mis un certain nombre de mesures sur la table qui ont été écrites dans un courrier directement adressé au Premier ministre, remis en main propre au

6:23
Locuteur

Premier ministre.

6:23
Invité

Alors,

6:24
Présentateur

quand j

6:24
Locuteur

'ai

6:24
Présentateur

dit initiative, initiative parlementaire, j'entends ?

6:26
Invité

Ben, peut-être, mais nous, nous demandons à ce que ce soit le gouvernement qui le fasse pour l'instant. Et il

6:30
Locuteur

y a

6:30
Invité

urgence, pour vous ? Ah oui, puisque l'élection présidentielle, ça ne vous a pas échappé dans 8 mois. Vous pensez qu'il y aurait unanimité sur les bancs de l'Assemblée ? En tout cas, je pense qu'il pourrait y avoir une large majorité pour dire que c'est au peuple de France et uniquement au peuple de France de décider et qu'aucun État étranger n'a à s'ingérer dans ce choix.

6:46
Présentateur

Mais ça pourrait avoir quelques conséquences,

6:48
Locuteur

c

6:48
Présentateur

'est ça ? Parce qu'une fois que vous dites ça, c'est pour faire quoi ? Parce que s'il y

6:51
Locuteur

a

6:51
Présentateur

une ingérence russe, américaine ou autre,

6:53
Locuteur

oui,

6:54
Présentateur

ok, il faut interdire ces ingérences,

6:56
Locuteur

il

6:56
Présentateur

faut les empêcher, mais s'il y en a, qu

6:57
Locuteur

'est

6:57
Présentateur

-ce qui se passe ? On annule l'élection ?

6:59
Invité

Ben non, par exemple, on pourrait faire de la transparence sur ce qui s'est passé. Vous savez, il y a Vigénon qui a besoin d'avoir plus de moyens, qui doit pouvoir faire de la transparence lorsqu'il y

7:08
Locuteur

a

7:08
Invité

une ingérence, pouvoir la dénoncer, bref, pouvoir faire en sorte qu'on ait les moyens de lutter contre ces ingérences et non pas qu'on se retrouve dans une situation où on nous explique qu'il y

7:18
Locuteur

a

7:18
Invité

ingérence et que derrière, on ne peut absolument rien y faire. Ce

7:21
Locuteur

n'est pas vrai. Quand on vous entend,

7:22
Présentateur

on sent qu'il

7:23
Locuteur

y a

7:23
Présentateur

des inquiétudes. C'est une vraie inquiétude pour vous, ces ingérences ?

7:25
Invité

Ben, c'est le Premier ministre lui-même qui a dit à Manuel Bompard, cet été, lorsque nous étions à Matignon, il a dit directement que la France Insoumise était la force politique la plus visée par les ingérences étrangères.

Donc oui, vous comprendrez que oui, nous avons une inquiétude sur cette question et nous avons d'autant plus d'inquiétudes que nous voyons un gouvernement français qui ne dit rien lorsqu'il y a une guerre illégale de Trump et de Netanyahou sur l'Iran avec les effets que ça fait évidemment sur le peuple iranien d'abord, je pense notamment à ces 150 jeunes filles qui ont été tuées dès le premier jour par une frappe étatsunienne dont on n'a jamais vu dans les médias, ni le nom, ni les visages, ni rien. Et évidemment, derrière, toutes les conséquences économiques que ça emporte sur les peuples du monde.

8:09
Présentateur

On va parler du dernier budget du quinquennat qui va être peut-être un feuilleton sans fin, ça va bientôt commencer. Sébastien Lecornu s'est engagé, lui, à ne pas passer en force. Si, dit-il, les oppositions ne font pas d'obstruction. Il vous a clairement nommé. La France Insoumise ne doit pas faire d'obstruction. Il l'a dit, en noir sur blanc. Qu'est

8:24
Locuteur

-ce

8:24
Présentateur

que vous lui répondez ?

8:25
Invité

Monsieur Lecornu est un menteur. Parce que si vous regardez l'année dernière, ceux qui ont mis le plus d'amendements, c'est sa propre majorité, minorité présidentielle.

8:33
Locuteur

Donc, vous ne ferez pas

8:34
Présentateur

d'obstruction ?

8:34
Invité

Donc, nous, nous n'avons pas fait d'obstruction. Par contre, nous, nous avons gagné, année après année, des votes. Nous avons gagné des votes pour remettre des recettes dans les caisses de l'État. Je rappelle que la politique de la Macronie, c'est d'abord une politique de caisse vide. Nous avions gagné le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Nous avions gagné la taxe Zuckman pour que les ultra-riches paient autant en moyenne que le reste de la population. Nous avions gagné beaucoup de choses sur des choses de partage des richesses. Et le résultat, c'est qu'année après année, il y a des 49-3.

Moi, je rappelle que dans mon groupe parlementaire, j'ai des députés qui sont élus depuis 2022 qui n'ont jamais voté un budget, alors que c'est normalement une des prérogatives

9:12
Locuteur

principales du Parlement. Donc, vous n'avez pas fait d'obstruction et

9:13
Présentateur

vous n'en ferez pas plus cette année ?

9:14
Locuteur

C

9:14
Présentateur

'est ce que vous dites ?

9:15
Invité

Non, par contre, nous nous opposerons toutes nos forces à un budget qui est d'une cruauté absolument incroyable dans les annonces qui ont été faites pour l

9:21
Locuteur

'instant.

9:21
Invité

Alors, justement, peut-être entrons du côté du budget. Est-ce qu'il est raisonnable de voter finalement un budget qui va engager potentiellement l'Assemblée et le prochain président pour toute l'année ? Ou il faudrait d'euroser déjà se mettre d'accord sur quelque chose qui ferait l'affaire pendant 4 mois quitte à laisser le prochain gouvernement gérer ?

En tout cas, ce qui est certain, là où vous avez raison, c'est que le prochain gouvernement et donc le prochain Parlement, puisqu'il n'y a à peu près aucun doute sur le fait qu'il y aura une dissolution de l'Assemblée nationale, évidemment, refera un projet de loi de finances rectificatif ou un projet de loi de finances s'il y a eu une loi spéciale qui a empêché un budget d'être adopté. Je vous remercie de poser la question comme ça parce qu'on a vu souvent une politique de la peur qui a été utilisée.

10:02
Locuteur

On

10:02
Invité

se rappelle d'Elisabeth Borne qui expliquait que si le gouvernement Barnier et donc le budget chutait avec lui, alors les cartes vitales ne marcheraient plus au 1er janvier et toute politique de la peur qui sont faites à chaque fois. Il y aura dans tous les cas un budget. La question,

10:16
Locuteur

c

10:16
Invité

'est, et c'est pourquoi nous nous avons annoncé que nous voulions censurer le gouvernement Lecornu. La question, c'est, est-ce qu'on fait comme le Rassemblement national qui a déjà sauvé au moins 10 fois la Macronie de la censure

10:27
Locuteur

et Emmanuel Macron de la dissolution ?

10:29
Invité

Ce genre de procédé, vous pourriez y souscrire ? Vous pourriez dire, là, on pourrait potentiellement voter un tel budget ? Mais

10:34
Locuteur

pas

10:34
Invité

du

10:34
Locuteur

tout.

10:35
Invité

Déjà, parce

10:35
Locuteur

qu'on ne nous demande jamais

10:36
Invité

de voter un budget parce qu'il y

10:37
Locuteur

a

10:37
Invité

un 49-3. Et quand le RN dit « mieux vaut un mauvais budget et donc une stabilité qui continue », c'est insupportable d'entendre ça. C'est comme d'habitude, on se rappelle, la Macronie et le RN qui votent en cadence contre l'augmentation du SMIC, contre le gel des loyers, contre le rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune. Bref, une politique faite pour les plus riches. Pourquoi est-ce qu'on veut censurer le gouvernement Lecornu ? D'abord parce que c'est la seule manière de voter contre le budget. Je rappelle, puisqu'il y a des 49-3 qui

11:04
Locuteur

sont utilisés… Le

11:05
Invité

budget au 1er janvier, on part du principe qu'il n

11:07
Locuteur

'y

11:07
Invité

aura pas de budget ? Il

11:08
Locuteur

y aura

11:09
Invité

une loi spéciale qui donc continuera…

11:10
Locuteur

Donc les ordonnances ? Pensez-vous que ça va se terminer en loi spéciale ? Loi spéciale ou

11:13
Invité

ordonnance

11:13
Locuteur

?

11:14
Invité

Ah bah, si c'est ordonnance… Alors, loi spéciale, ça

11:16
Locuteur

a déjà été utilisé. Vous pensez que ça va se terminer en loi

11:17
Invité

spéciale, vous

11:18
Locuteur

? Oui,

11:18
Invité

et je pense que quand vous avez un gouvernement qui annonce entre 45 et 53 milliards de coupes supplémentaires, le budget de l'année dernière est une catastrophe, mais celui qu'ils annoncent est encore pire. Et s'il passe par ordonnance, il faut quand même réaliser que ça serait la première fois dans toute l'histoire de la Ve République qu'il passe par l'ordonnance, et ce serait un coup de force qui est absolument insupportable et qui nécessiterait là aussi la

11:40
Locuteur

censure.

11:40
Invité

Donc oui, la censure, non seulement pour voter contre le budget et pour éviter à ce gouvernement de faire des méfaits supplémentaires. Je rappelle que rien que cet

11:47
Locuteur

été, ils ont

11:48
Invité

réintroduit deux pesticides interdits et

11:50
Locuteur

ils ont fait la loi

11:52
Invité

permis de tuer en

11:52
Locuteur

première lecture par force. Parmi les mesures

11:53
Invité

que vous regrettiez et que vous citiez, il y avait la loi Zuckman, elle a été déclarée totalement inconstitutionnelle par le Conseil d'État. Vous continuez d'espérer qu'elle puisse être mise en place

12:02
Locuteur

?

12:02
Invité

Oui, oui, moi je suis

12:03
Locuteur

persiste. Mais comment on

12:04
Invité

met en place une loi anticonstitutionnelle ? Parce que moi je ne considère pas, enfin vous savez par exemple...

12:08
Locuteur

C'est la loi, c'est pas... Oui

12:09
Invité

mais par exemple, regardez, les États-Unis, que font-ils ? Lorsqu'une personne par exemple quitte le territoire des États-Unis et va ailleurs dans je ne sais quel paradis fiscal pour payer moins d'impôts. Que font les États-Unis ? Ils font ce qu'ils appellent l'impôt universel. C'est-à-dire que tant que la personne garde la nationalité étatsunienne, ils vont rechercher la personne pour lui faire payer le différentiel entre les impôts payés dans le paradis fiscal et les impôts qu'ils doivent au pays. Ça suffit que les riches fassent sécession dans ce pays. Il y a 13 000 millionnaires qui ne payent pas d'impôts sur le revenu. Clément. Mathilde Panneau,

12:41
Locuteur

vous

12:41
Invité

avez dit, enfin Elifi a dit, qu'il censurera le budget quoi qu'il en soit. Si le gouvernement Lecornu tombe sur ce budget, s'il est censuré, est-ce que vous réclamerez une dissolution de l'Assemblée

12:52
Locuteur

? Je

12:55
Invité

pense que le grand choix qui arrive devant nous, c'est les élections présidentielles. Et qu'il serait un peu étrange d'amener une dissolution avant les élections présidentielles, même s'il y a eu, je le rappelle, une inversion des calendriers que nous, nous avons regretté. Mais le faire dans ce cadre-là, où de nouveau on aurait seulement 3 semaines de campagne, comme nous l'avons eu en 2024, je pense que ça coûterait très très très cher à la Macronie. Et je crois que là...

13:22
Locuteur

Et vous ne le souhaitez pas non plus ?

13:23
Invité

Il

13:23
Locuteur

n'y a pas une

13:23
Invité

opportunité politique pour

13:24
Locuteur

vous.

13:24
Invité

Nous, on a toujours dit qu'on n'avait pas peur du peuple de France.

13:27
Locuteur

Mais en période présidentielle,

13:29
Invité

ça

13:30
Présentateur

brouillerait la présidentielle.

13:31
Invité

En tout cas, il y a une échéance qui est d'ores et déjà inscrite dans le calendrier. Je rappelle les dates parce qu'elles sont peu connues encore. Alors, 18 avril pour le premier tour, 2 mai pour le second tour. Et c'est dans le moment de la présidentielle, qui est l'élection phare un peu de la Vème République, que le peuple de France peut dire ce qu'il souhaite pour son pays. Plus qu'une dissolution avancée. Si on revient au fond du débat budgétaire, le gouvernement expliquait qu'il allait demander un effort à une partie des retraités. Est-ce que vous y êtes hostile, quoi qu'il en soit, dans tous les cas de figure ? Oui, bien sûr. J'y suis complètement hostile.

14:03
Locuteur

Même les plus aisées.

14:04
Invité

Oui. Nous, on considère que s'il faut faire payer les plus riches, de ce pays, c'est par l'impôt que ça doit se faire, pas par la désindexation. Donc, nous ne sommes pas d'accord.

14:12
Locuteur

Il y a plusieurs options.

14:12
Invité

Il

14:13
Locuteur

y

14:13
Invité

a la désindexation et il y a cet abattement

14:15
Locuteur

forcétaire de 10%. Tout à fait. Oui, mais je vais

14:16
Invité

vous dire pourquoi c'est scandaleux, pourquoi c'est insupportable à entendre et pourquoi ce n'est pas possible d'accepter ça. Et d'ailleurs, j'entends que même à l'intérieur des rangs de la Macronie, c'est en train de gronder sur cette question. Pourquoi ? Parce que dans le même temps, ils ont décidé, après que Total les ait menacés, d'arrêter le plafonnement qu'ils font à 1,99€ sur les prix du carburant, au détriment de toutes les petites stations d'ailleurs qu'ils sont en train de faire mourir. Bon, bref. Pourquoi est-ce que c'est insupportable ?

Parce qu'au même moment, ils sont en train de baisser la taxe exceptionnelle sur les profits des multinationales, qu'il se trouve qu'il y a six pays européens, dont l

14:51
Locuteur

'Allemagne,

14:51
Invité

qui demandent une taxe sur les super profits. Oui, elle va être baissée, nous sommes d'accord.

14:54
Locuteur

Mais

14:54
Invité

Total ne l'a payé pas. Oui, d'accord, mais Total a bien menacé d'enlever le plafonnement de ses prix si on le taxait. Donc c'est quand même assez scandaleux. Donc de même, sur la question de la taxation des super profits, six pays européens le demandent, dont l'Allemagne, la France n'en fait pas partie. Et nous avons toujours les ultra-riches qui sont protégés, avec, je rappelle, 53 milliardaires qui détiennent autant que 32 millions de Français. Donc les mesures qui visent comme ça, à aller faire les poches des gens, pour continuer une même politique. Je rappelle que la France est au bord de la récession. Moi,

15:27
Locuteur

je

15:27
Invité

rappelle juste le principe des 10% d'abattement pour frais professionnels. Donc ça s'applique aussi aux retraités, ils n'ont pas de frais professionnels. Mais un retraité qui touche 3 800 euros par mois, il peut bénéficier de ces 10%, c'est juste socialement pour vous ? Moi, je vous dis, nous nous sommes d'accord pour faire payer les retraités riches, s'il le faut, mais c'est les riches qu'il faut faire payer en entier. Pas juste les retraités, pas juste aller chercher dans la poche de ceux qui sont classe moyenne, classe moyenne un peu supérieure ou autre. Nous ne sommes pas d'accord avec ça. Vous savez ce qu'il y

15:56
Locuteur

a

15:56
Invité

dans ce budget ? Ils s'en prennent aux arrêts maladie et aux malades. Ils s'en prennent aux APL. Aux APL, ça veut dire que ça va toucher des millions de gens. Ils s'en prennent, ils ont mis une mesure xénophobe pour plaire au RN, je le dis quand même, parce que c'est quand même scandaleux de mettre ça dedans, qui fait que vous avez une carence pour toucher des allocations,

16:13
Locuteur

notamment

16:14
Invité

les allocations familiales pour des familles qui arriveraient sur le territoire. C'est scandaleux ce qu

16:20
Locuteur

'ils

16:20
Invité

sont en train de faire. Et dans le même temps, ils continuent une politique pour les plus riches, une politique pour les grandes multinationales, qui a mené à l'échec de la situation qu

16:28
Locuteur

'on voit, parce que c'est quand même leur

16:29
Présentateur

bilan qu'on est en train de

16:30
Locuteur

voir aujourd'hui.

16:30
Présentateur

Emmanuel, vous aviez une question justement sur les APL, les allocations familiales, qui pourraient être carrément gelées pour les

16:37
Invité

étrangers.

16:38
Locuteur

–

16:38
Invité

C'est quelque chose du coup que vous dénoncez fortement Mathilde Panot ? Pour vous c'est totalement impensable de faire passer

16:42
Locuteur

ça ? – Vous vous rendez compte que

16:43
Invité

le Rassemblement national a dit que c'était une victoire idéologique de leur part. Donc là on voit bien, vous avez d'un côté le RN qui dit « mieux vaut un mauvais budget que pas de budget » et donc qui tend la main à Sébastien Lecornu.

16:55
Locuteur

Sébastien

16:56
Invité

Lecornu, comme ils ont l'habitude,

16:57
Locuteur

d

16:57
Invité

'ailleurs ils viennent de reprendre quand même une loi de Jean-Marie Le Pen contre lequel on a manifesté

17:01
Locuteur

hier. – Mais un Français expatrié a aussi un délai

17:03
Invité

de carence s'il ne retravaille pas immédiatement. –

17:05
Locuteur

Un

17:06
Invité

Français expatrié ? – Non, ça s'appelle juste de la préférence nationale ce qu

17:10
Locuteur

'ils

17:10
Invité

sont en train de faire. Quand vous voyez le RN qui est en train de dire que c'est une victoire idéologique pour eux, c'est des réponses qu'ils se font entre eux. Et si le RN ne censure pas le gouvernement, ils seront comptables de la politique macroniste, comme ils l'ont été dix fois en

17:26
Locuteur

refusant de

17:26
Invité

censurer et comme ils l'ont été lorsqu'ils ont refusé qu'on discute de la destitution d'Emmanuel Macron.

17:31
Locuteur

– Selon

17:31
Invité

le gouvernement, pour 2027, il va y avoir plus 22 milliards de dépenses pour la sécurité sociale, plus 10 milliards pour la charge de la dette. Comment vous, avec votre contre-budget, vous empêchez les déficits de s'envoler ?

17:45
Locuteur

–

17:45
Invité

On change de logique économique. Nous, on a fait année après année un contre-budget que tout le monde peut regarder, qui montre les recettes et les dépenses qu'on aurait. Notamment un des problèmes que nous avons avec la Macronie, c'est ce que je disais sur l'assèchement des caisses, c'est qu'ils refusent d'aller chercher des nouvelles recettes. Nous, nous irons chercher l'argent là où il est. Ça, c'est la première chose.

La deuxième chose, cette année, nous n'allons pas faire tout à fait un contre-budget, puisque nous sommes dans une année présidentielle et donc nous allons avoir un chiffrage de notre programme, ce qui tiendra lieu de contre-budget, mais nous faisons ce travail sérieusement à chaque fois. La réalité de dix années de Macronie, c'est 1300 milliards de dettes supplémentaires. C'est eux qui sont responsables de la situation et dans le même temps, il y a 1,2 million de personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté. Je le dis, monsieur Letellier, parce que je tiens à ce que ça soit précisé sur ce plateau.

Savez-vous combien de temps mettent des gens pour sortir du seuil de pauvreté en termes de génération en France ?

18:40
Locuteur

–

18:40
Invité

Je

18:40
Locuteur 5

crois que c'est dix.

18:40
Locuteur

–

18:41
Invité

Six générations. Six générations, c'est énorme. Ça veut dire que lorsque vous tombez sous le seuil de pauvreté, quand il y a 12 millions de pauvres en France, ça veut dire que votre enfant sera probablement pauvre, votre petit-enfant, votre arrière-petit-enfant et vous pouvez continuer jusqu'à la sixième génération. Ça suffit tout cela. – Comment vous allez défendre tout cela dans les conditions qu'on connaît à l'Assemblée ? Est-ce que, selon vous, comment ça va se terminer tout ça ? Il y aura forcément un passage en force du gouvernement ?

19:06
Locuteur

–

19:06
Invité

Mais vous avez un gouvernement qui a perdu les élections. Emmanuel Macron a perdu les élections de 2024. Le résultat, c'est qu'ils sont minoritaires à l'Assemblée nationale, que bien souvent, ils vont courir derrière l'extrême droite sur des mesures xénophobes comme celles dont nous parlions juste avant. Et donc, il y a deux solutions. Soit le Rassemblement national décide de laisser la Macronie continuer sa politique de malheur jusqu'aux élections présidentielles et ils en seront comptables comme ils le sont de ce qu'ils ont fait les dernières fois. soit, effectivement, il y aura un passage en force et un 49-3. Dans tous les cas, de toute façon, l'URN ne votera pas le budget.

Donc, il y aura soit 49-3, soit ordonnance et nous censurons ce gouvernement.

19:45
Locuteur

– Mais vous disiez loi spéciale tout à l'heure aussi. –

19:48
Invité

La loi spéciale, nous, écoutez, le temps que les Français puissent décider, ça nous conviendrait. Ça serait la moins pire des solutions, on va

19:55
Locuteur

dire

19:55
Présentateur

ça. – Ça, c'est nouveau. –

19:57
Invité

Les Français, il y a les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires le 29 septembre dans la rue. Est-ce que vous espérez que cette grogne sociale qui monte force le gouvernement à revoir sa copie budgétaire ? Est-ce que ça pourrait marcher

20:09
Locuteur

? –

20:10
Invité

Je crois que personne n'attend plus rien d'Emmanuel Macron à part son départ. Enfin, je veux dire, il y a eu des mobilisations de partout, rappelez-vous. Les Gilets jaunes, quand, je le rappelle, les carburants étaient à 1,40 €, 1,50 €. Des militants écologistes qui se sont reçus des grenades, se sont reçus des gaz lacrymogènes et autres. Vous avez la manifestation, il y a un an, bloquons tout, du 10 septembre. Bref, vous avez eu des mobilisations populaires de partout. La seule réponse aux revendications qui a été faite n'a jamais été un changement de politique. Ça a toujours été la répression.

Au point que la France est régulièrement condamnée par l'ONU sur la répression contre les militants. Donc non, nous, nous serons aux côtés des fonctionnaires, des pompiers, des pêcheurs dont vous parliez, notamment parce que dans le budget,

20:54
Locuteur

il

20:54
Invité

y

20:54
Locuteur

a

20:54
Invité

un truc scandaleux qui s'appelle le gel du point d'indice, alors que le point d'indice est gelé depuis quasiment 16 années dans ce pays. Après, on se demande pourquoi on a du mal à trouver des professeurs et autres. Bref, donc nous serons à leur côté pour dire qu'une autre politique est possible et que le plus tôt Emmanuel Macron sera parti, le mieux ça sera. –

21:12
Locuteur

Hugo

21:12
Locuteur 5

? – Oui, Madame Pannot, il

21:13
Locuteur

y a

21:13
Locuteur 5

une question pour vous de Portsmoguer qui vous demande comment, en bloquant les prix, ont fait une transition énergétique car c'est à l'opposé de l'urgence climatique que de bloquer les prix de l'énergie.

21:22
Invité

– Alors non, justement, ce n

21:23
Locuteur

'est

21:23
Invité

pas à l'opposé. La question, c'est de savoir comment est-ce qu'on enlève la société, notamment des énergies fossiles, parce que les énergies fossiles, la dépendance aux énergies fossiles est ce qui est le plus grave à l'heure du dérèglement climatique. Et on voit, on a vécu des méga-feux, etc. Pourquoi ce n

21:40
Locuteur

'est

21:40
Invité

pas à l'opposé ? Parce que nous, nous sommes partisans d'une écologie populaire. Nous ne sommes pas d'accord pour que les gens soient empêchés de se déplacer. J'entendais un maire rural sur une radio ce matin qui disait « Moi, la gare la plus proche,

21:50
Locuteur

elle

21:50
Invité

est à 60 km de chez moi. » Donc quoi ? On considère qu'il

21:53
Locuteur

y

21:53
Invité

a des gens sur ce territoire qui n'ont plus le droit de se déplacer. C'est au contraire qu'il faut faire. Il faut commencer par replanifier à partir des besoins. Et planifier à partir des besoins, ça veut dire remettre des transports collectifs qui permettent justement de sortir du pétrole. Et juste, je vous alerte sur un point sur le budget, justement. Vous avez peut-être vu que le budget décide d'enlever 300 millions d'euros à l'ADEME. L'ADEME, c'est l'Agence de la transition écologique, notamment avec dedans un programme qui permet le fond chaleur, qui permet de produire avec des énergies renouvelables, donc en sortant justement des fossiles à la fois du froid et de la chaleur.

Et c'était l'exemple sur lequel s'appuyait le gouvernement cet été pour montrer que quand même, il faisait un peu quelque chose face aux canicules qui ne cessait de se multiplier. C'est un scandale supplémentaire. Et donc, ce qu'il faut faire,

22:41
Locuteur

c'est

22:41
Invité

bloquer les prix pour permettre aux gens de survivre et de respirer immédiatement et ensuite faire une grande bifurcation, notamment en créant des emplois.

22:48
Locuteur

Revenons sur

22:48
Invité

la question de la dette, si vous le voulez bien. Jean-Luc Mélenchon avait défendu l'idée de la suppression d'une partie de la dette. Si la France explique aujourd'hui qu'on ne rembourse pas tout le temps toute notre dette, qui va bien vouloir nous prêter de l'argent ? Beaucoup de monde, parce qu'à chaque fois que vous avez des campagnes d'emprunts qui sont faites par la France, il y a 4 fois plus de personnes

23:09
Locuteur

qui veulent acheter des titres de dette.

23:11
Invité

Et il y a de moins en moins de personnes qui malgré tout...

23:13
Locuteur

Pour l

23:13
Invité

'instant, il y a toujours 4 fois plus d'acheteurs

23:16
Locuteur

de titres de la

23:18
Invité

dette française. Ce que nous proposons ne laisera absolument personne. Nous, nous proposons de geler la dette qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. Ça veut dire qu'il y a eu des gens qui ont acheté des titres de dette française et que la BCE a acheté à nos créanciers, a déjà acheté la dette par de la création monétaire. Donc, tous ceux qui nous expliquent que ça fait de

23:39
Locuteur

l

23:39
Invité

'inflation, c'est faux. La création monétaire a déjà

23:41
Locuteur

eu lieu dans le passé. C'est parce que je vous disais, qui va bien vouloir nous prêter si on ne respecte pas nos engagements ?

23:45
Invité

La question est simple. Qui voudra nous prêter ? Vous croyez que la France, pour le coup, ne continuera pas à avoir une crédibilité ? Si, elle continuera d'avoir une crédibilité forte. D'autant que nous n'avons jamais dit que nous voulions le faire seuls. Nous voulons le faire avec les autres pays. Et je crois que tout le monde a intérêt à le faire au moment où tout le monde a un mur d'investissement, notamment face au dérèglement climatique. Pour rembourser la dette et pour financer notre budget, soyons très clairs. Quel impôt sur les entreprises, vous voudriez augmenter en premier ? Et quel pourrait être son rendement

24:11
Locuteur

?

24:12
Invité

Quel impôt sur les entreprises, on voudrait augmenter en premier ? Déjà, remettre un lissage sur la manière dont les TPE, PME et multinationales sont imposées. Vous vous rendez compte ? Je vous parlais de Total tout à l'heure, qui n

24:27
Locuteur

'a

24:27
Invité

pas payé en 2019, 2020. Je ne

24:28
Locuteur

vais

24:28
Invité

pas vous refaire toute

24:29
Locuteur

la liste jusqu'à 2025. Je pense que pour les

24:29
Invité

téléspectateurs, c'est important d'expliquer

24:31
Locuteur

pourquoi

24:31
Invité

Total ou d'autres ne paient pas d'impôts. C'est parce qu

24:33
Locuteur

'ils

24:33
Invité

ne font pas de profit en France.

24:35
Locuteur

Non, c'est faux. C'est une réalité. Sur les profits en France, c'est une réalité.

24:38
Invité

C'est parce qu'ils font du profit à l'extérieur, ce qui est

24:41
Locuteur

vrai. Ils ne rapatriment pas les bénéfices en France. Non, on

24:42
Invité

le sait, c'est parce qu'ils documentent mal l'endroit où ils font le profit. Évidemment que Total fait du profit en France. Sur quelle activité

24:49
Locuteur

Total fait du profit

24:50
Invité

en France

24:50
Locuteur

?

24:51
Invité

Sur tout ce qu'ils font, à la

24:52
Locuteur

fois sur… Les

24:53
Invité

stations-service sont rentables chez Total

24:54
Locuteur

en France ?

24:54
Invité

Sur raffinage et… Vous

24:56
Locuteur

parlez des

24:56
Invité

stations-service, par

24:57
Locuteur

exemple ? Non,

24:57
Invité

je vous parle du raffinage, par exemple.

24:59
Locuteur

D'accord.

24:59
Invité

Vous croyez qu

24:59
Locuteur

'ils

24:59
Invité

sont encore aujourd'hui rentables ? Ah oui, oui,

25:01
Locuteur

j'en suis

25:01
Invité

sûre. D'ailleurs, ça a été montré par Gabriel Zuckman lui-même, qui montrait qu'ils étaient en train de cacher leurs bénéfices, justement, par des jeux d'écriture en Suisse.

25:09
Locuteur

Et

25:09
Invité

donc…

25:09
Locuteur

Et

25:10
Invité

donc,

25:10
Locuteur

on taxe

25:10
Invité

qui ? On taxe Total, c'est ça ? Non, on fait en sorte que, par exemple, les TPE-PM, qui sont taxés à hauteur de 33% aujourd'hui en moyenne, alors que les multinationales, soit ne payent pas d'impôts par des jeux d'écriture fiscales comme ça, soit sont payés en moyenne à 25%, et bien qu'il y

25:25
Locuteur

ait

25:25
Invité

une inversion pour faire en sorte que les grandes entreprises payent plus. On

25:29
Locuteur

reprend les

25:29
Invité

211 milliards d'aides qui sont données chaque année aux grandes entreprises et on les conditionne à des choses, parce que c'est un scandale que ça ne soit pas conditionné. Vous

25:35
Présentateur

évoquiez les manifestations hier contre le projet de loi, la proposition de loi, pardon, qui accorde la présomption d'innocence aux policiers. Oui. Il y avait des milliers de personnes dans la rue, et ce texte va venir au Sénat, où il y a des chances qu'il soit voté. Après, il reviendra à l'Assemblée nationale. S'il est voté définitivement ce texte, quel recours vous aurez

25:53
Locuteur

?

25:54
Invité

Le recours devant le Conseil constitutionnel et après... Vous

25:57
Locuteur

saisirez

25:57
Présentateur

le Conseil

25:57
Locuteur

constitutionnel ? Bien

25:58
Invité

sûr. Et après l'élection présidentielle, évidemment, parce que nous, nous nous sommes déjà engagés par la voix de Jean-Luc Mélenchon. Si cette loi a été adoptée, nous, nous la ferons abroger. Mais

26:08
Locuteur

d'abord,

26:08
Présentateur

vous saisirez le Conseil constitutionnel ?

26:09
Invité

Bien sûr. Mais il faut comprendre la gravité absolue de ce qui est en train de se passer avec ce que nous, nous avons appelé la loi permis de tuer, que eux appellent la présomption d'usage légitime des armes des policiers et des gendarmes. D'abord, c'est une proposition qui vient directement du programme de Jean-Marie Le Pen et la Macronie se déshonore en reprenant une telle proposition puisque c'est eux qui l'ont réinscrit à l'ordre du jour en juillet. Première chose. Deuxième chose, cette loi, là où elle est très grave, c'est qu'elle va faire exploser le nombre de tirs mortels.

Vous le savez, la France déjà détient le triste record, l'indigne record du nombre de morts par tirs policiers en Europe.

26:45
Locuteur

Il

26:45
Invité

y a depuis 2005, et Zied et Bouna, 162 personnes qui ont perdu la vie, qui ont perdu la vie suite à un contrôle policier. Nous savons que l'assouplissement de l'usage des armes, nous le savons depuis 2017, et la loi Cazeneuve qui a été passée sous le gouvernement socialiste, nous savons qu'elle fait exploser le nombre de tirs puisque depuis 2017, qui avait assoupli les tirs sur des véhicules en mouvement, ce qu'on appelle les refus d'obtempérer, il y a eu une multiplication par 5 des tirs mortels sur des véhicules en mouvement.

Donc, là, avec cette loi, lorsqu'il y aura un tir mortel, il n'y aura plus d'enquêtes, plus de vidéos de caméras de surveillance saisies, plus d'armes qui seront saisies, plus de garde à vue. C'est très grave

27:27
Locuteur

pour les principes de notre état de loi. On a compris que vous faites

27:28
Présentateur

barrage à cette loi conséquence

27:30
Locuteur

constitutionnelle et

27:31
Présentateur

éventuellement suppression si

27:33
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon était... Toutes nos forces, et

27:35
Invité

quand vous voyez les images de la police, que ce soit à Saint-Pierre-des-Corps, à Carcassonne ou autre, il y a urgence à retrouver une police

27:41
Présentateur

républicaine. Le premier grand chantier à venir, alors, du jour de l'Assemblée nationale,

27:45
Locuteur

ça

27:45
Présentateur

va être la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants. 69 articles qui recoupent plein de choses. La prévention des violences sexuelles, le recueil de la parole de l'enfant victime, la réorganisation de la justice, plein, plein de choses. Clément.

27:58
Invité

Alors, les députés ont commencé l'examen de ce texte en commission aujourd'hui. C'est un texte transpartisan qui reprend les demandes d'un collectif d'associations féministes et d'associations de défense des enfants. Votre groupe a refusé de signer ce texte. Quels engagements est-ce que vous réclamez pour voter cette proposition de loi

28:17
Locuteur

?

28:17
Invité

Alors,

28:18
Locuteur

bon,

28:18
Invité

déjà, moi, je veux saluer le travail qui a été fait, dont vous parliez à l'instant, à la fois par les associations féministes et les associations enfantistes, pour dire qu'il faut une politique intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. On

28:30
Locuteur

a l

28:30
Invité

'exemple, je vais y revenir tout de suite, mais on a l'exemple de l'Espagne qui, en 2004, a fait une grande loi, une loi intégrale, avec un budget qui a été attribué, qui a permis de diminuer par deux le nombre de féminicides en Espagne, ce qui montre que quand il y

28:44
Locuteur

a

28:44
Invité

la volonté politique et les moyens, on arrive à faire baisser ces violences qui ne sont en rien

28:49
Locuteur

des fatalités.

28:49
Présentateur

Mais quel changement, quels engagements

28:50
Locuteur

vous attendez de

28:51
Présentateur

la première

28:52
Locuteur

? Mais qu'est-ce que vous

28:53
Présentateur

attendez qui change ?

28:54
Invité

Pourquoi nous, on n

28:55
Locuteur

'a

28:55
Invité

pas co-signé cette loi ? D'abord parce qu'il y avait des choses qui allaient uniquement sur le volet sur enchères pénales, mais surtout parce que dans cette loi, peut-être avez-vous vu, mais il y a un article qui dit symboliquement qu'on met les 3 milliards d'euros qui sont réclamés depuis des années, 3 milliards d'euros par an, pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes. D'ailleurs, c'est uniquement un chiffrage pour les femmes, ça ne compte pas le chiffrage qui est fait par les enfants. Or, vous le savez, ce chiffrage est symbolique. Pourquoi

29:22
Locuteur

? Il

29:23
Invité

se trouve que M. Lecornu a annoncé il y a quelques jours qu'il intégrait dans le budget deux lignes pour montrer ce que le gouvernement mettait en place sur les violences faites aux femmes et aux enfants. Et ça a été dit très clairement par son entourage, comme on dit dans la presse, que ces mesures ne correspondaient à rien de nouveau,

29:40
Locuteur

si ce n'est à montrer ce

29:42
Présentateur

qui était

29:42
Locuteur

déjà

29:43
Invité

engagé, et qui correspond à 1,5 milliard par an.

29:46
Locuteur

Mais qu'est-ce que vous attendez qu'un changement sur le fond du

29:48
Locuteur 1

texte

29:49
Locuteur

? –

29:49
Invité

Oui, ce qu'on attend,

29:50
Locuteur

c

29:50
Invité

'est loi intégrale, budget intégral. Voilà ce qu'on attend.

29:54
Locuteur

Comme le demandent les associations,

29:55
Invité

budget intégral.

29:56
Locuteur

– Il

29:56
Invité

y a la dimension répressive que vous avez citée aussi. –

29:59
Locuteur

Oui.

29:59
Invité

– Une loi trop répressive, est-ce que vous pensez que cet argument, il est audible pour les victimes de viols ou d'agressions sexuelles

30:05
Locuteur

?

30:05
Invité

– Alors, c'est notamment le débat qu'on a eu cet été à l'Assemblée nationale. D'abord, je voudrais rappeler quelque chose que Camille Kouchner a dit et qui me semble très très important. Notamment sur les incestes, puisque quand on parle d'enfants victimes de violences sexuelles, on parle malheureusement souvent d'incestes et de violences intrafamilielles, qui sont la majorité des violences sexuelles sur enfants. L'inceste se joue beaucoup sur la question du chantage. On fait du chantage au silence à l'enfant. C'est comme ça qu'on silencie l'enfant.

Et ce que disait Camille Kouchner, c'est s'il y avait la peine de mort, qui était une des discussions qui existaient au moment de l'affaire Liana, la prison à perpétuité, où on dit tu ne peux pas parler sinon papa, tonton, grand-père et tous ceux qui sont aujourd'hui des agresseurs dans notre société vont aller en prison à vie ou vont être tués.

30:49
Locuteur

Eh

30:49
Invité

bien, ça silencie encore plus les enfants. Donc nous, nous avons une première inquiétude dessus, d'autant plus que la première des priorités ne devrait pas être d'allonger les peines. La première des priorités, c'est d'attraper et de condamner véritablement les agresseurs.

31:02
Locuteur

Par exemple, les

31:04
Invité

associations réclament des peines plus lourdes pour les auteurs de viols

31:08
Locuteur

en

31:08
Invité

série. Vous vous y opposez à ça ? Non, mais en fait, je veux que vous compreniez ce que nous sommes en train de dire. Parce que si on le fait comme ça, on arrive directement sur la réflexion que fait le RN. Je rappelle ce même RN qui, à Carpentras, enlève des subventions au planning familial qui explique que quand nous nous opposons avec les associations à la peine de perpétuité, que les féministes deviendraient celles qui protègent les pédocriminels. Nous, nous disons une chose simple. Aujourd'hui, il y a seulement 1% des violeurs qui sont condamnés. 1% ! Sachant que beaucoup ne portent même pas plainte des victimes.

Donc, nous, nous voulons plus de justice qui soit donnée sur cette question-là. Ça, c'est le premier des points. Et la deuxième chose dont on ne parle jamais,

31:47
Locuteur

nous,

31:48
Invité

nous voulons arrêter que des femmes et des enfants soient violées dans notre société. Est-ce trop demander que d'aller à la racine de ce problème ? Vous savez, la droite et l'extrême droite ne cessent de s'opposer à une loi, une loi qui existe déjà. Une loi qui date de 2001, c'est-à-dire d'il y a 25 ans, qui n'est toujours pas appliquée. Cette loi, c'est cette loi qui vise à ce qu'il y

32:08
Locuteur

ait

32:08
Invité

une éducation à la sexualité à l'école. Vous savez, c'est le moment où on apprend aux enfants que leur corps leur appartient et que personne n'a le droit d'y toucher. C'est le moment où on leur apprend ce qu'est le consentement. Eh bien, seuls 15% des élèves ont ces trois séances obligatoires d'éducation à la sexualité. C'est ça qu'il faut faire pour prévenir les violences et repérer les enfants qui en sont.

32:26
Locuteur

Un

32:26
Présentateur

autre sujet, à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, c'est le

32:29
Locuteur

projet de loi

32:29
Présentateur

sur la transparence salariale. Emmanuel.

32:32
Invité

Alors, ce projet prévoit que les entreprises donnent accès aux moyennes de salaire pour réduire les inégalités entre les femmes et les hommes au travail. Cette inégalité est tout à fait réelle encore aujourd'hui. Est-ce que vous seriez favorable ? Est-ce qu'on aille plus loin ? Le patronat est plutôt contre à cette disposition. Mais est

32:48
Locuteur

-ce

32:48
Invité

que vous seriez d'accord ?

32:49
Locuteur

Est

32:49
Invité

-ce qu'on aille plus loin ? Genre, est-ce qu'on connaisse une transparence totale des salaires au sein des entreprises ? De tout le monde, de chacun, c'est ça ? Oui, mais moi, je vais même aller plus loin. Enfin, la question n'est pas juste celle de la transparence. Là, on est en train de parler d'une proposition de loi qui est une... Une transcription d'une disposition

33:05
Locuteur

européenne sur laquelle on a tardé à mettre en place. D'une directive

33:07
Invité

européenne qu'il devait faire depuis le 7 juin. Donc, ils le font avec trois mois de retard. Et si j'ai bien regardé le texte, il y a six travailleurs sur dix qui sont exclus de cette proposition et de cette transposition puisque ce sont les entreprises de plus de 100 salariés. Bref, rien ne va dans la manière...

33:22
Locuteur

Vous

33:23
Présentateur

vous dites qu'il faut mettre

33:24
Locuteur

les salaires de tout le monde sur la table, quoi.

33:25
Invité

Pourquoi il faut aller plus loin que la transparence ? La question, c'est celle des sanctions. Comment est-ce possible qu'aujourd'hui, encore en France, en 2026, les femmes soient 22% moins payées que les hommes à valeur égale de travail

33:39
Locuteur

?

33:39
Présentateur

Donc, qu'est-ce

33:40
Locuteur

qu

33:40
Présentateur

'il faut faire ?

33:40
Invité

Il faut sanctionner.

33:42
Présentateur

Financièrement, oui.

33:43
Locuteur

Bien sûr. Vous

33:43
Invité

avez des sanctions qui, aujourd'hui, n'existent pratiquement jamais et sont tellement anecdotiques que toutes les entreprises n'ont que faire de sanctionner ou de ne pas sanctionner. Donc, ce qu'il faut faire, c'est évidemment avoir des sanctions plus fortes. Et je rappelle que lorsque nous proposons, par exemple, d'augmenter le SMIC à 1 700 euros net, c'est une mesure qui est féministe, puisque deux tiers des salariés au SMIC sont des femmes.

34:05
Présentateur

Je reviens à la question d'Emmanuel, qui vous posait cette question. Est-ce que vous seriez favorable à aller jusqu'à ce que tout le monde mette son salaire sur la table

34:12
Locuteur

?

34:12
Invité

Oui, pourquoi pas. Je ne sais pas si c'est la mesure la plus efficace.

34:15
Locuteur

Ça existe, dans certaines entreprises. Il faudrait demander aux

34:17
Invité

syndicalistes. Mais ce que demandent les syndicalistes aujourd'hui, c'est pas uniquement la question de la transparence. Ce que demandent les syndicalistes, c

34:24
Locuteur

'est

34:24
Invité

qu'il puisse y avoir derrière des sanctions lorsqu'il n'y a pas égalité salariale. Je rappelle que la CGT, par exemple, dit que la France est 48e pays sur l'égalité de salaire entre les femmes et

34:34
Locuteur

les hommes. Toujours sur la session parlementaire. C'est insuffisant.

34:36
Invité

Le gouvernement espère faire passer le projet de loi sur la transparence salariale avant la fin de l'année. Mais la session parlementaire est très très courte, à peine 5 mois, avec le débat qui va en prendre 3. Sur

34:47
Locuteur

le budget.

34:47
Invité

Voilà, le débat sur le budget. Qu'est-ce que vous espérez faire passer comme texte avant la fin février

34:53
Locuteur

? Moi,

34:55
Invité

j'espère surtout que ce gouvernement ne va pas s'entêter à faire passer des textes jusqu'au bout, comme la loi permis de tuer XXL dont je parlais, la loi sur les polices municipales juste avant. Bref, qu'on puisse avoir des textes qui, bon, ce texte, par exemple, est assez vide. Le texte dont on parlait à l'instant sur l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Mais bon, c'est une directive qu'il faut transposer et qui fait avancer un peu la situation. Bon,

35:20
Locuteur

ben,

35:20
Invité

par exemple, ça c'est un des textes qu'on pourrait mettre à l'ordre du jour. Moi, ce que je crains, c'est que vous avez un pouvoir qui court de plus en plus derrière l'extrême droite, derrière les idées d'extrême droite, qui réutilise les mots de l'extrême droite, et qu'il nous fasse sur les 5 derniers mois des textes qui soient des textes...

35:38
Locuteur

Mais vous,

35:39
Présentateur

vous allez avoir une niche parlementaire. Qu'est-ce que vous allez

35:41
Locuteur

mettre dedans ?

35:41
Présentateur

Qu'est-ce que vous espérez faire passer ?

35:43
Invité

Alors, dans notre niche parlementaire, nous avons déjà annoncé certains textes. Donc, je vous dis ce que nous avons déjà annoncé.

35:48
Locuteur

Et des nouveaux,

35:49
Présentateur

certainement,

35:49
Locuteur

vous allez nous annoncer ce

35:50
Invité

soir.

35:50
Locuteur

Nous allons

35:50
Invité

interdire les deux pesticides qui ont été réintroduits cet été. Je rappelle que même Elisabeth Borne avait déposé un amendement pour pouvoir supprimer la réintroduction de ces deux pesticides. C'était une promesse du gouvernement. Et le gouvernement nous a empêché de voter dans la niche parlementaire de la France.

36:06
Locuteur

Donc, acétamipride. Le

36:06
Invité

29 octobre, on interdira l'acétamipride et le flupiradifurant.

36:10
Présentateur

Oui, j'ai plus de mal à le dire.

36:11
Locuteur

Donc,

36:12
Invité

ça, c'est la première chose. La deuxième chose, on aura un texte sur l'augmentation du SMIC, du minimum vieillesse et l'indexation des salaires sur l'inflation. Donc, ça, c'est un texte que nous présenterons là aussi. Et c'est d'ailleurs une des premières mesures

36:25
Locuteur

que nous ferons avec

36:26
Invité

Jean-Luc Mélenchon à l'Elysée pour déclarer l'état d'urgence sociale dans ce pays. Nous aurons un texte sur les AESH, les accompagnantes d'élèves en situation de handicap, pour créer un corps de fonctionnaire parce qu'il est insupportable que 50 000 enfants en situation de handicap soient mal scolarisés ou déscolarisés et que les AESH soient payés en moyenne 900 euros par mois. Et puis, nous avons annoncé un autre texte, qui est un texte qui est peut-être plus étonnant, mais qui va, je suis sûre, intéresser, qui est pour protéger les droits des joueurs de jeux vidéo, notamment sur la question de la dématérialisation.

37:00
Présentateur

Pour que, quand on achète un jeu vidéo, on ait vraiment quelque chose en main et pas

37:03
Locuteur

seulement quelque chose en ligne qui peut disparaître à tout moment. Exactement, et qu'on ne soit pas

37:05
Invité

dépendante du fait qu'on puisse effacer le jeu.

37:07
Locuteur

C

37:07
Invité

'est Hugo Bernalicis qui portera ce texte pour nous.

37:10
Locuteur 5

Hugo. Oui, Mme Panot, la semaine prochaine, LFI arrivera peut-être au Sénat avec les élections sénatoriales. On parle de Gabriel Amar dans le Rhône ou de Marta Pechinha chez les Français de l'étranger. Si vous n'obtenez pas de sénateur, qu'est-ce que ça symbolisera pour vous ? Et si vous en obtenez un, quel sera le rôle d'un sénateur LFI au Sénat ?

37:31
Invité

Si on en obtient un ou une, vous imaginez l'effet que ça va faire sur le Sénat, parce que vous avez vu que les Insoumis ont quand même le propre de revisifier un peu la démocratie

37:41
Locuteur

parlementaire. Vous

37:42
Présentateur

prenez autant d'espace que 10 ?

37:44
Invité

Ah oui, rappelez-vous, quand on était 17, on prenait déjà beaucoup d'espace.

37:47
Locuteur

Sans vous,

37:48
Présentateur

c'est compliqué au Sénat quand même.

37:49
Invité

C'est vrai,

37:49
Locuteur

c'est vrai. Mais quel serait donc

37:50
Présentateur

le rôle d'un ou deux ou trois

37:52
Locuteur

sénateurs LFI ? Nous,

37:53
Invité

on a choisi notre rôle de parlementaire en disant un pied dedans, un pied dehors. Donc à la fois participer aux luttes qui se passent dans la société et les ramener à l'intérieur de l'hémicycle, et expliquer à l'extérieur ce qui est en train de se passer dans l'hémicycle et les politiques qui sont faites contre les gens bien souvent depuis 10 ans. Donc le sénateur ou la sénatrice, sinon nous en avons un, aura aussi ce rôle-là.

38:14
Locuteur

Et

38:14
Invité

puis ça sera la première fois qu'on a un relais. Donc la première fois qu'on rentre à l'Assemblée nationale,

38:18
Locuteur

c

38:18
Invité

'est en 2017. C'est la première fois qu'on aura un relais au Sénat. Donc ça serait formidable. Si ce n'est pas le cas, nous attendrons le prochain renouvellement sénatorial. Mais je crois que vu le

38:29
Locuteur

poids

38:29
Invité

électoral que nous avons dans le pays et le nombre de gens que nous représentons, il nous faut être représentés dans toutes les choses.

38:34
Présentateur

Avant de parler d'élections présidentielles en France, je voudrais vous dire un mot sur ce qui se passe en Allemagne. Les élections d'hier, mais d'il y a 15 jours aussi,

38:43
Locuteur

ce

38:43
Présentateur

qui montre la montée de l'AFD dans plusieurs lenders allemands. Et parallèlement à Berlin, la victoire de Die Linke, qui sont vos alliés au Parlement européen. Quels enseignements vous en tirez ? Est-ce que vous faites un parallèle avec la situation en France

38:55
Locuteur

?

38:55
Invité

Alors déjà, sur l'Allemagne, je veux évidemment féliciter Elif Herald, qui pourrait être la nouvelle maire de Berlin. Je le dis parce que...

39:02
Locuteur

À condition que

39:03
Présentateur

les écologistes et les socialistes

39:04
Locuteur

soient d'accord avec elle.

39:05
Invité

Qui était la tête de liste Die Linke, et qui pourrait donc être la première maire de Berlin,

39:10
Locuteur

issue de l

39:11
Invité

'immigration, bien sûr.

39:12
Locuteur

Non mais je précise

39:13
Présentateur

pourquoi, parce que voilà, oui, je l'explique.

39:14
Invité

Et qui a fait notamment toute sa campagne pour montrer comment est-ce qu'il serait possible d'arracher le logement des mains de la spéculation. Et je crois qu'elle a fait une excellente campagne.

39:24
Locuteur

Alors je vous repose ma question. Une

39:26
Invité

leçon,

39:26
Locuteur

quelle leçon en entier ? Est-ce que vous faites un

39:28
Présentateur

parallèle

39:28
Locuteur

entre

39:28
Présentateur

la situation en Allemagne et la France

39:30
Locuteur

? Alors,

39:32
Invité

il

39:32
Locuteur

faut toujours se méfier

39:33
Présentateur

des

39:34
Locuteur

comparaisons.

39:37
Invité

Mais oui, on est arrivé en Allemagne du moment où, entre eux et nous, c'est exactement ce qui est en train de se passer. La première chose, c'est qu'est-ce qui fait monter l'extrême droite ? Ce sont les grandes coalitions, SPD, CDU, qui se mettent ensemble. Et où à la fin, il n'y a plus d'autres alternatives que l'extrême droite. Donc,

39:51
Locuteur

si je suis de votre

39:51
Présentateur

raisonnement, en France, ce serait quoi, cette grande coalition ?

39:54
Invité

– Ah ben, quand vous entendez M. Glucksmann dire qu'il ne veut pas s'allier à la France insoumise, donc peut-être qu'il veut s'allier avec M. Attal, M. Philippe ou je ne sais qui. Quand vous voyez que déjà, vous avez la Macronie et la droite qui gouvernent ensemble, donc vous avez déjà des formes de… D'ailleurs, on nous appelle à ça pour le budget. Il faut quand même trouver un budget, faites une grande coalition de je ne sais quoi. Moi, je ne suis pas d'accord avec ça, parce qu'à la fin, s'il n'y a plus d'alternatives possibles, à la fin, il ne reste effectivement que l'extrême droite. Fort heureusement, il y a Dillinke. Comment Dillinke a réussi à percer à Berlin ?

Ils ont fait reculer, avancer, pardon, la mobilisation de 15 points, donc reculer l'abstention de 15 points. C'est comme ça qu'ils arrivent à arriver en tête. Et vous remarquerez quelque chose de très intéressant à Berlin, M. Letellier. Il se trouve que dans les sondages, eh bien, Dillinke était largement sous-estimé, et l'AFD était largement sur-estimé.

40:44
Locuteur

–

40:44
Présentateur

Et donc, vous attirez des conclusions aussi en France ? –

40:46
Invité

Bien sûr, nous ne faisons que dire que les sondages ne correspondent pas à ce qui va se passer dans la réalité, et que c'est les gens qui, par leur bulletin de vote, le jour du vote, vont faire l'élection et écrivent l'histoire de leur pays. – Vous l'avez cité, Raphaël Glucksmann, il sera à la télévision sur LCI mercredi soir. Est-ce que vous allez regarder le premier débat des candidats à la primaire socialiste

41:05
Locuteur

? –

41:06
Invité

Non, je ne crois pas. – Pourquoi ? – Parce que vous savez, on a plein de choses à faire en même temps, et d'ailleurs, je crois même que je serai à ce moment-là en audition sur une résolution européenne que je fais pour protéger les fleuristes des pesticides qu'elle touche de manière… Enfin, sans le savoir, peut-être avez-vous entendu parler de Laure Marivain et de sa fille Amy, qui est décédée à l'âge de 11 ans, parce qu'elle a été empoisonnée par les fleurs, c'est tueuse, silencieuse, et donc j'aurai une résolution qui va bientôt être montrée.

41:37
Locuteur

– Donc

41:37
Présentateur

vous ne regarderez pas les débats du Parti socialiste

41:39
Locuteur

? – Jusqu'à la

41:40
Invité

mi-octobre, si c'est Raphaël Glucksmann ou Olivier Faure ou Ségolène Royal pour ne citer qu'eux, qu'est-ce que ça change pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?

41:48
Locuteur

– Qui

41:48
Invité

gagne,

41:48
Locuteur

oui. –

41:49
Invité

Pas grand-chose, pas grand-chose. Quand on dit qu'on ne fait pas la même chose, c'est réel. Eux,

41:54
Locuteur

ils

41:54
Invité

sont en train d'essayer de gagner un congrès, nous, on veut gagner le pays. Pourquoi est-ce qu'on était opposés à la primaire ? J'explique. La primaire, le principe, c'est que tout le monde se met des couteaux dans le dos et donc vous expliquez pourquoi vous êtes plus beau, plus intelligent avec la cravate rouge ou la cravate verte ou la cravate violette. –

42:09
Locuteur

Non,

42:09
Invité

Ségolène Royal n

42:10
Locuteur

'a

42:10
Invité

pas de cravate. – Oui, tout à fait, vous avez raison. Ou avec une veste, ou je ne sais

42:15
Locuteur

quoi,

42:15
Invité

on pourrait dire ça comme ça. Donc, et vous vous parlez entre personnes convaincues. Or, nous, nous pensons que la seule manière de battre l'extrême droite et de tourner la page de la Macronie, c'est de redonner le goût de la politique aux gens, d'aller chercher ceux qui sont dégoûtés

42:31
Locuteur

de la politique.

42:31
Présentateur

–

42:31
Locuteur

Donc,

42:31
Présentateur

cette primaire n'empêchera pas la campagne de

42:33
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon, ce ne sera pas un obstacle du tout. – Ah non, certainement pas,

42:35
Invité

et vous avez vu qu'elle monte en puissance à chaque moment. Et d'ailleurs, tout le monde peut aller nous rejoindre sur Mélenchon2027

42:40
Locuteur

.fr. –

42:40
Invité

Même après, pour les législatives, dans le cadre d'un éventuel accord électoral, le profil de la ou du candidat socialiste ne change rien. – Mais nous, nous avons lié la campagne présidentielle avec la campagne législative. Donc, nous avons dit jusqu'à cet

42:55
Locuteur

automne… –

42:55
Invité

Justement,

42:55
Locuteur

c'est ce que vous dites, Lauriane. – Oui, justement. – En fonction

42:57
Présentateur

de qui sort de la primaire, ça peut changer les négociations pour les législatives.

43:01
Invité

–

43:02
Locuteur

Mais

43:02
Invité

je… –

43:02
Présentateur

Vous savez que si c

43:02
Locuteur

'est

43:02
Présentateur

raffaire avec Duxman, il ne

43:03
Locuteur

veut

43:03
Présentateur

pas discuter avec vous, mais d'autres peut-être plus. Donc, c'est peut-être ça qui se joue.

43:06
Locuteur

–

43:06
Invité

Enfin, je crois que là, quand nous avons proposé la nouvelle alliance populaire aux écologistes et aux communistes, il y avait une raison à cela. D'abord parce que nous votons très souvent ensemble à l'Assemblée nationale et c'est parce qu'eux aussi, eux, sont restés fidèles au mandat populaire qui leur avait été donné par le nouveau Front populaire, notamment d'être une alternative et une opposition au monde d

43:26
Locuteur

'Emmanuel Macron. – Mais prenons un exemple, Olivier Faure… – C'est-à-dire

43:27
Invité

de participer à toutes les

43:28
Locuteur

censures. – Olivier Faure,

43:29
Présentateur

il a fait le NFP avec vous.

43:30
Locuteur

–

43:30
Invité

Oui, d'accord, et après, il a arrêté de censurer le gouvernement d

43:33
Locuteur

'Emmanuel Macron. – Oui, mais pour les législatives, il y a une porte

43:34
Présentateur

ouverte, alors que si c'est Raphaël Guxman, elle est fermée tout de suite.

43:37
Locuteur

–

43:37
Présentateur

Mais,

43:37
Invité

enfin, on n'est pas là-dedans. Nous, on veut gagner l'élection présidentielle pour offrir un autre projet de société au pays. – Et pour l'imprimer… – Moi, je suis comme le reste du peuple de France, je ne comprends pas grand-chose à la primaire à ce qui est en train de se passer. Bon, je ne sais pas combien de personnes iront voter à 15 euros parce que c'est quand même extrêmement cher. Et donc, je conseille tout le monde, s'ils ont un ou deux euros à mettre ici et là, de nous aider à la campagne de Jean-Luc Mélenchon.

44:01
Locuteur

–

44:01
Invité

Il y aura donc potentiellement un candidat de plus à gauche. Est-ce que vous faites le pari à la France Insoumise ? Plus il y a de candidats à gauche, plus il peut y avoir un effet vote utile en faveur de Jean-Luc Mélenchon.

44:13
Locuteur

–

44:14
Invité

Je vais reprendre ce que disait Jean-Luc Mélenchon qui me semblait assez juste. Le problème, ce n

44:18
Locuteur

'est

44:18
Invité

pas le nombre de candidats. Et d'ailleurs,

44:19
Locuteur

il

44:19
Invité

y

44:19
Locuteur

a

44:19
Invité

souvent eu un nombre de candidats à gauche, y compris lorsque la gauche a gagné. Je pense à François Mitterrand.

44:24
Locuteur

Il

44:24
Invité

y

44:24
Locuteur

a

44:24
Invité

souvent eu plusieurs candidats à gauche. Mais la question, c'est le nombre d'électeurs et d'électrices. Et c'est pourquoi je parlais du fait que nous, nous faisions campagne, notamment pour l'inscription des gens sur les listes électorales, vérifiez tous votre inscription sur les listes électorales, campagne que l'État refuse de faire depuis 2016. Nous essayons d'aller, d'allons convaincre autour de nos idées. Nous essayons d'avoir un débat politique de fond sur des idées.

44:46
Locuteur

– Mais est-ce que la concurrence peut faire une

44:47
Présentateur

émulation, justement, à gauche ?

44:49
Locuteur

– Oui,

44:50
Invité

pourquoi pas ? S'ils peuvent rassembler des gens qui nous aideront au second tour, tout ça est très bien. Mais je vous donne juste un chiffre qui, moi, me donne beaucoup d'espoir. Vous savez que ça désespère beaucoup de familles à plein d'endroits, et même de journaux, y compris, je pense par exemple, au Point. Vous savez que quasiment 50% de la jeunesse compte voter pour le programme L'Avenir en commun et Jean-Luc Mélenchon. Il se trouve qu'entre 2022 et 2027, il y a 4,2 millions de nouveaux électeurs. Et je le dis, si la jeunesse de ce pays s'empare de cette élection qui concerne directement son avenir, alors oui, nous pouvons l'emporter.

45:24
Locuteur

– Hugo,

45:25
Locuteur 5

oui, c'est un débat qu'on a souvent, ce sujet-là avec ma communauté, sur la majorité absolue pour les élections, puisque tout votre programme se base sur une majorité absolue, ce qui semble quasiment impossible dans la composition actuelle du pays. Comment vous faites, si Jean-Luc Mélenchon est élu président et que vous n'avez pas de majorité absolue à l'Assemblée

45:41
Locuteur

? – À l'Assemblée

45:41
Locuteur 5

? – Oui.

45:43
Locuteur

–

45:43
Invité

On travaillera des coalitions texte par texte, exactement comme on l'avait dit au moment du nouveau Front populaire. Déjà, je pense qu'il faut imaginer si nous gagnons l'élection présidentielle, plutôt quand nous gagnerons l'élection présidentielle. Il faut imaginer que Jean-Luc Mélenchon arrive avec un gouvernement et que le premier décret qu'il plante, c'est pour augmenter le SMIC dans ce pays, qu'on abroge la réforme de la retraite à 74

46:04
Locuteur

ans. – Vous serez dans le

46:05
Présentateur

gouvernement,

46:05
Locuteur

madame. – Ça met

46:06
Invité

une petite ambiance pour les

46:08
Locuteur

élections

46:08
Invité

législatives. Vous voyez ce que je veux dire ? Ça met une ambiance

46:10
Locuteur

de travail derrière. – Vous serez dans le gouvernement,

46:11
Présentateur

vous

46:11
Locuteur

? –

46:11
Invité

Je ne sais

46:12
Locuteur

pas, je serai là où je serai utile. – C'est une question qui vient à l'esprit comme

46:15
Présentateur

ça. Qu'est-ce qui vous intéresserait comme ministère

46:17
Locuteur

? – Tout m'intéresse tant qu'on

46:18
Invité

peut gagner cette

46:19
Locuteur

élection présidentielle.

46:21
Présentateur

–

46:21
Locuteur 5

La présidence de l'Assemblée ?

46:22
Invité

– Mais moi, je serai là où je serai utile. À la rigueur, ce n'est même pas important. Moi, ce que j'ai envie, c'est qu'enfin, dans ce pays, on puisse réouvrir un horizon heureux. Mais attendez, juste, je termine là-dessus. Donc, je dis, on met une ambiance de travail avant les élections législatives. Je vous assure que, déjà, ce n

46:36
Locuteur

'est

46:36
Invité

pas la même chose que ce qui se passe d'habitude. Ensuite, l'inversion du calendrier a créé quelque chose qui fait que, bien souvent, on dit, souvent d'ailleurs, quand il y

46:44
Locuteur

a

46:44
Invité

un nouveau président, il faut lui laisser sa chance, il faut quand même lui donner les moyens d'agir. Donc, nous pouvons obtenir cette majorité absolue. Et si on ne le tient pas, eh bien, nous ferons des majorités, nous créerons des majorités, texte par texte.

46:55
Locuteur

– Y compris avec les socialistes, s'il le faut. Quitte à nommer un Premier

46:58
Locuteur 5

ministre RN, si c'est le RN qui arrive en tête. –

47:00
Invité

Certainement pas, mais vous nous prenez pour qui ? Pas,

47:03
Locuteur

jamais, jamais. – Ah non,

47:04
Locuteur 5

si le RN est une majorité absolue, Jean-Luc Mélenchon, président, ne nommera pas un Premier ministre RN.

47:08
Locuteur

–

47:08
Invité

Attendez, mais là, vous êtes en train de me dire que Jean-Luc Mélenchon gagnerait les élections présidentielles et ça serait le RN qui gagnerait une majorité

47:14
Locuteur

? – Vous savez, dans la France, on ne sait jamais. – Non, non, ça

47:16
Invité

n'existe pas. Ça n'existe pas comme situation, c'est pourquoi je l'écarte immédiatement.

47:20
Locuteur

– Alors, on va parler maintenant… – Non, juste,

47:22
Invité

on fera une majorité, texte par texte. – Y

47:25
Locuteur

compris

47:25
Présentateur

avec les socialistes, s

47:26
Locuteur

'il

47:26
Présentateur

le faut.

47:26
Invité

– Mais bien sûr. – Bon,

47:27
Locuteur

ils ne sont pas exclus totalement. – Et c'est surtout,

47:28
Invité

c'est ça que je voulais dire, c'est que la mobilisation populaire, elle commence quand on est élu. Ce n

47:33
Locuteur

'est

47:33
Invité

pas on a gagné et puis c'est fini. Ça commence quand on est élu. Comment ils ont gagné des choses en 1936 au moment du Front populaire ? Parce qu'il y

47:40
Locuteur

a

47:40
Invité

eu des grèves partout, des mobilisations partout. Je vous assure qu'après, vous avez vu, au moment de la retraite à 64 ans, les députés, au départ, ça devait passer la retraite à 64 ans, à la fin, ça ne passait plus. Ils ont utilisé le centième 49.3 de la Ve République. Pourquoi ? Parce que tout le monde avait un peu de pression de voir 40 000, 50 000 personnes défiler dans leur circonscription. – Et on

47:59
Locuteur

va… – Voilà, là

48:00
Invité

aussi, il

48:01
Présentateur

faudra que… – On va parler d'un événement en fin de semaine, c'est le pape qui arrive en France, Clément. – Oui,

48:06
Invité

je voulais en parler avec

48:06
Présentateur

vous, parce que je

48:06
Locuteur

lisais

48:07
Invité

dans Le Parisien hier que Marine Le Pen a été invitée à la messe que va célébrer le pape Place de la Concorde samedi à Paris. Elle y a été invitée en tant que présidente du groupe du Rassemblement national, elle va y assister. Vous êtes présidente du groupe LFI, est-ce que vous avez été invitée

48:20
Locuteur

? –

48:21
Invité

Oui, je crois, mais les insoumis ne vont jamais à un office religieux en tant que député insoumis.

48:27
Locuteur

– Et en tant que président de groupe non

48:29
Invité

plus ? Pourquoi ? Ça pose un problème aux yeux du respect de la laïcité pour vous ? – Oui,

48:33
Locuteur

oui,

48:33
Invité

oui. – C'est ça le problème ? – Oui, oui, ça pose un problème, on n'assiste jamais en tant que député, en tant que parlementaire,

48:39
Locuteur

à un office

48:40
Invité

religieux. –

48:42
Locuteur

Oui,

48:42
Invité

mais du coup, si je suis invitée comme président de groupe, vous

48:44
Locuteur

ne comprenez pas comme une individu. – Oui, j'ai compris, j'ai compris. Mais en tant qu

48:46
Présentateur

'individu.

48:46
Locuteur

– Oui,

48:46
Invité

mais juste pour vous signaler quand même que Bali Bagayoko,

48:51
Locuteur

maire de Saint

48:51
Invité

-Denis, vous allez m'en parler, l'accueillera lui à Saint-Denis. – Et qu'il devrait rencontrer le pape au Stade de France, là où se tiendra une veillée de prière. Donc la question se pose différemment pour un maire LFI que pour un député

49:01
Locuteur

LFI. – Non, mais

49:02
Invité

il l'accueille à Saint-Denis, donc c'est un peu différent, vous comprenez. – Vous l'accueillez en France en tant que représentant

49:06
Locuteur

de la nation ? – Oui, mais

49:06
Invité

pas dans une église. –

49:09
Locuteur

Voilà,

49:09
Invité

s'il y avait une rencontre

49:10
Locuteur

à l'Assemblée nationale, vous devez participer avec plaisir. – La Concorde n'est pas plus une église

49:12
Invité

que le Stade de France.

49:13
Locuteur

–

49:13
Invité

Comment ? – La Concorde n

49:14
Locuteur

'est

49:14
Invité

pas plus une église que le Stade de France. –

49:15
Locuteur

Oui,

49:16
Invité

d'accord, mais dans un office religieux, dirons-nous.

49:18
Locuteur

–

49:19
Invité

Bon, en tout cas, Bali Bagayoko, lui, a exprimé, je le cite, sa joie d'accueillir le pape vendredi dans sa commune de Saint-Denis. Vous, ça ne vous met pas autant en joie, si je comprends bien ? – Non, je ne comprends pas la polémique que vous essayez de faire. Je vous dis juste que je ne participe pas à un office religieux, point. – D'accord. – Mais je viens de dire à l'instant, s'il était venu à l'Assemblée nationale, je l'aurais rencontré avec plaisir. – Et alors Jean-Luc Mélenchon, lui, fait souvent référence aux propos du pape.

49:44
Locuteur

–

49:44
Invité

Il lit toutes les

49:44
Locuteur

encycliques, figurez-vous. – Voilà, sur les migrants,

49:46
Invité

sur l'écologie également. Est-ce que le pape peut être aussi une source d'inspiration pour la France insoumise ? – En tout cas, ces dernières années, nous avons eu des papes qui ont dénoncé haut et fort le génocide qui a été fait au peuple palestinien, les guerres illégales qui étaient menées, l'inhumanité qu'il y a autour de la question migratoire, je pense notamment à l'avenue qu'il y avait eu à Marseille à ce moment-là avec des mots très forts qui avaient été prononcés. Donc oui, et d'ailleurs si

50:16
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon lit les encycliques

50:18
Invité

aussi régulièrement, c'est parce qu'il y

50:19
Locuteur

en

50:19
Invité

a eu plusieurs, notamment sur la question du dérèglement climatique, de comment ça mettait en jeu l'humanité tout entière. Donc oui, il

50:26
Locuteur

peut y avoir des discussions

50:26
Invité

intéressantes avec le pape.

50:30
Locuteur

– Vous n'avez pas

50:30
Présentateur

entendu Mathilde Panot ? –

50:31
Locuteur

Ben

50:31
Présentateur

dites, redites, convergence des luttes avec le pape, je vous demande.

50:34
Locuteur

–

50:34
Invité

Oui, sur certains sujets oui, sur d'autres non.

50:37
Locuteur

– Par

50:38
Présentateur

exemple

50:38
Locuteur

? –

50:38
Invité

Par exemple sur, moi j'ai fait constitutionnaliser le droit à l'avortement.

50:42
Présentateur

– Ou l'euthanasie, parce qu'il se peut que le pape parle de l'euthanasie justement.

50:45
Locuteur

– Oui,

50:45
Invité

c'est possible aussi.

50:46
Locuteur

– Ça va être un problème ça, s'il le fait ? –

50:48
Invité

Non, je pense qu

50:50
Locuteur

'il

50:50
Invité

peut être libre. Ce qui

50:50
Locuteur

est

50:50
Invité

un problème c'est quand par exemple, lors de la précédente venue, le gouvernement avait décidé de reporter un texte qui était prévu à l'Assemblée nationale. Après le pape peut exprimer ce qu'il veut, ça c'est pas à moi d'en juger. Mais moi je veux dire que je suis très fière que le groupe parlementaire insoumis ait pris toute sa place, notamment avec Élise Leboucher qui était co-rapporteure sur cette loi, dans le fait de rester maître de sa personne jusqu'au bout, jusqu'au choix de pouvoir éteindre la lumière lorsqu'on le souhaite.

51:15
Locuteur

–

51:15
Présentateur

Nous allons accueillir dans un instant Gabrielle Legeret, qui est fondatrice de l'association de l'or dans les mains, pour qui les métiers manuels doivent être mieux mis en valeur et ça passe par la sensibilisation des jeunes dès le collège. Son portrait est signé, Catherine Gilder.

51:29
Locuteur

–

51:30
Invité

Face à vous Mathilde Panot, une jeune femme qui a de l'or dans les mains. C'est le nom de l'association qu'elle a fondée il y a 5 ans en sortant de Sciences Po. L'or, c'est ça, les métiers manuels. Notre invité veut les remettre au cœur de l'école, avec ses ateliers animés par des artisans. Les élèves manipulent, fabriquent, expérimentent et découvrent parfois des métiers qu'ils ne connaissaient pas.

51:54
Locuteur

–

51:54
Invité

On va s'adresser à la fois à des très bons élèves, à qui on va forcément dire de devenir ingénieur, et pour qui découvrir la menuiserie peut être aussi un formidable levier pour exploiter les mathématiques qu'ils adorent. Et on va aussi avoir des élèves plutôt en difficulté, pour qui fabriquer un objet va être un élan de confiance en soi, de revalorisation de soi-même. – Ces ateliers, en lien avec les programmes scolaires, ont bénéficié à plus de 5300 élèves dans une cinquantaine de collèges, avec plus de 100 métiers représentés.

52:25
Locuteur

Alors

52:25
Invité

que les ateliers ferment, faute de repreneurs, notre invité veut donc valoriser l'artisanat, menuisier, mécanicien, couturier, des filières manuelles moins prestigieuses, souvent considérées comme des voies de garage. Or, pour notre invité, l'intelligence de la main compte autant que les capacités cérébrales. Elle veut changer le regard sur les métiers manuels. Elle y voit un chemin d'avenir, à l'heure où le niveau scolaire est en chute, où les collégiens sont surexposés aux écrans. Alors faut-il remettre de l'or dans les mains des collégiens ? Face à vous ce soir, Gabriel Légeret.

53:01
Présentateur

Gabriel Légeret fait son entrée sur ce plateau.

53:03
Locuteur

Je

53:03
Présentateur

vous laisse saluer Mathilde Panot. Bonsoir, merci d'être avec nous. Installez-vous, je vous en prie. Et je vous laisse dialoguer avec Mathilde Panot pendant quelques minutes. Et vous voulez parler de quoi en premier

53:15
Locuteur

?

53:16
Invité

Eh bien, aujourd'hui, au collège, la pratique manuelle, c'est-à-dire les apprentissages qui se font au contact de la matière, donc du bois, du vivant, des outils, est quasiment absente. Alors que dans les années 80, on avait 97% des établissements scolaires qui avaient des enseignements pratiques et manuels pour tous les élèves, aujourd'hui, c'est quasiment cantonné uniquement aux jeunes de SECPA, ça tire 2% et a des fins uniquement d'orientation. Or, on le sait, la pratique manuelle, les savoirs pratiques, c'est un levier d'apprentissage, donc de réussite éducative.

Parce qu'en fait, quand vous faites des maths en meniserie pour fabriquer un échoir en bois, ça peut vraiment transformer votre relation à des disciplines très théoriques. Sur la santé physique et mentale des jeunes, parce que vous allez travailler la motricité fine, ça va réduire le stress, ça va permettre aussi de réduire la sédentarité et travailler sur les capacités attentionnelles. Et puis enfin, c'est un vrai levier de bifurcation écologique. Aujourd'hui, la majorité des jeunes ne savent pas distinguer une courgette d'une aubergine. On ne sait plus que la chaise, elle vient de la forêt, et donc ce qu'on ne connaît pas, on ne peut pas le protéger. Et donc ma question, c'est

54:22
Locuteur

comment

54:24
Invité

est-ce que dans l'école du XXIe siècle, qui est censée outiller les enfants au monde qui vient, vous voyez la place de l'intelligence manuelle

54:30
Locuteur

? Alors,

54:32
Invité

je suis très convaincue par ce que vous dites. Je fais juste une petite bifurcation, mais qui rejoint ce que vous disiez à la fin. Je ne sais pas si vous avez lu le dernier livre de Kaspar Dalins, qui est journaliste et écrivain, et qui montrait par exemple que les enfants aujourd'hui, en 2025, 2026, passent moins de temps dehors qu'un détenu, avec moins de deux heures dehors. Et vous parliez de reconnaître une courgette, d'une aubergine, mais par exemple, vous avez dû voir ça à plein de moments, si vous montrez des logos de marques à des enfants sans le nom des marques, ils savent les distinguer immédiatement, si vous leur montrez des feuilles d'arbres, ils ne savent plus le faire.

Et donc, il y

55:10
Locuteur

a

55:10
Invité

une question aussi de reconnexion à notre écosystème et qui doit aussi rentrer. Par exemple, moi, j'ai beaucoup travaillé avec les forestiers de l'Office national des forêts, qui me disaient, avant, on faisait beaucoup de sorties scolaires, maintenant qu'on nous a diminué de 40% de nos effectifs, c'est typiquement le genre de choses qu'on ne fait plus et qui permet justement à des enfants de redécouvrir l'écosystème dans lequel on vit et dont nous sommes d'ailleurs dépendants, je veux le dire. Donc, moi, je trouve ça très convaincant. Nous, ça nous parle d'autant plus qu'avec Jean-Luc Mélenchon, je rappelle que Jean-Luc Mélenchon était ministre de la formation professionnelle, donc il

55:44
Locuteur

y a

55:44
Invité

à la fois ce que vous dites sur, dans l'école, remettre des savoirs manuels pratiques et puis dans la formation professionnelle, vous le disiez dans un sens, moi, je vais le dire aussi dans l'autre sens, nous ne sommes pas du tout d'accord avec le fait qu'on ait réduit le bac professionnel de 4 ans à 3 ans en enlevant notamment toutes les matières générales, enfin des heures de cours de matière générale parce que de même que ça ne doit pas être une voie de garage quand on va dans, c'était l'expression qui était utilisée dans le documentaire, d'aller justement dans de

56:15
Locuteur

l

56:15
Invité

'enseignement technique ou professionnel,

56:17
Locuteur

de même,

56:18
Invité

justement, il faut pouvoir faire en sorte que les deux se répondent à chaque

56:21
Locuteur

fois.

56:21
Invité

Sauf que vous disiez, vous, dès le collège. Mais oui, en fait, si on veut vraiment que l'intelligence manuelle redevienne un projet de société, et un projet de société pour la transformation sociale et écologique, en fait, c'est quand même compliqué de dire à un jeune de 3ème « deviens boulanger, deviens ébéniste », alors qu'à aucun moment, en fait, ces compétences manuelles, elles ont été encouragées, elles ont été valorisées, elles ont été...

56:40
Locuteur

Mais

56:40
Présentateur

ça, vous dites, vous, dès le collège, ça doit se faire.

56:41
Invité

C

56:42
Locuteur

'est

56:42
Présentateur

ça à

56:42
Locuteur

l

56:42
Présentateur

'époque. Oui, oui. Moi,

56:43
Locuteur

j'ai

56:43
Présentateur

construit un thermomètre en 3ème. Il faut le faire dès le collège.

56:46
Invité

Il faut le faire dès la maternelle, en fait. Il faut que ça refasse partie des apprentissages. Et si on dézoome et on regarde nos voisins européens, notamment les pays qui sont

56:53
Locuteur

un

56:54
Invité

peu meilleurs que nous, notamment dans le classement PISA, là, en fait, on voit que 75% des pays européens ont des enseignements pratiques et manuels. Soit ils les ont fait perdurer depuis des années, soit ils ont redonné une place. Et en fait, les impacts sur l'engagement, sur la motivation scolaire, même avant la question d'orientation, elle est fabuleuse. Il y

57:12
Locuteur

aurait

57:12
Invité

vraiment à apprendre de ça. Oui,

57:13
Locuteur

oui.

57:13
Invité

Non, mais je trouve ça... Oui,

57:15
Présentateur

d'accord. Mais pourquoi tout ça, ça a été abandonné ?

57:18
Invité

Pourquoi tout ça, ça a été abandonné ?

57:20
Locuteur

Est-ce qu'il n'y a pas eu un moment... Il y a des

57:21
Invité

politiques qui ont fait ça année après année. Mais en tout cas,

57:25
Locuteur

si

57:27
Invité

je prends la grande image, c'est catastrophique.

57:31
Locuteur

Je

57:31
Invité

veux dire, on a détruit l'éducation nationale. Il y a 15 millions d'heures de cours qui sont non remplacées, qui sont bien souvent d'abord des enfants de villes populaires avec des professeurs non remplacés qui généralement sont à Vitry et à Ivry et pas dans des villes très riches. Et après, il y a une question de qu'est-ce qu'on met ? Vous parliez de tout ce qui

57:51
Locuteur

est

57:51
Invité

de l'intelligence manuelle. On pourrait faire des remarques similaires sur ce qu'il faudrait faire en termes de sport aussi pour les enfants. Donc, moi, je pense qu'il y a des choses à repenser sur, effectivement, quel est le parcours scolaire de ce qu'on veut pour les enfants. Moi, je suis très opposée. Je le dis,

58:08
Locuteur

ce

58:08
Invité

n

58:08
Locuteur

'est

58:08
Invité

pas du tout ce que vous avez dit, mais je le dis quand même parce qu'il faut faire attention à ça. Vous parliez même avant l'orientation, je suis d'accord avec vous, y compris pour que les jeunes découvrent des choses. Mais par contre, je suis très défavorable à faire ce qu'ont fait, par exemple, nos voisins allemands, c'est-à-dire mettre une orientation très tôt. Je crois qu'eux, c'est à 13 ans. Et en fait, si à la fin, on devient une orientation quasiment sociale.

Vous allez me dire, en France, on a un problème aussi, ce que vous disiez sur la question de la valorisation des métiers manuels, on a un problème de reconnaître presque comme un échec le fait d'aller après un cursus plus long, d'aller en filière pro ou technique, alors que ça ne devrait pas être des échecs. Donc il y a aussi cette question du regard apporté sur des métiers qui sont extrêmement utiles à la société et très important dans le cadre de la bifurcation écologique. Et c'est pour ça qu'en fait, ça doit se faire au service des apprentissages.

58:58
Locuteur

Ça

58:58
Invité

ne doit pas être une matière, juste la matière manuelle ou la pratique manuelle, mais de vraiment en faire des projets transdisciplinaires au sein des établissements scolaires où en fait, on va faire un projet collectif, on va refaire le banc du parc de la mairie. Et donc du coup, on va mobiliser les élèves, on va mobiliser les sciences et vie de la terre, on va mobiliser les maths. Et après, les enfants, quand ils iront au collège ou même à l'école primaire, ils seront très fiers de passer devant...

59:21
Locuteur

Est-ce que

59:21
Présentateur

vous mettez une limite aussi comme Mathilde Panot qui dit attention de ne pas en profiter pour réorienter les élèves dès l'âge de 14 ans vers des métiers manuels parce qu'on estime qu

59:27
Locuteur

'ils

59:27
Présentateur

ne sont pas bons ailleurs

59:28
Locuteur

?

59:28
Invité

Non, en fait, c

59:29
Locuteur

'est

59:29
Invité

vraiment la question comment est-ce qu'on fait pour que ces voix, elles deviennent aussi précigieuses, aussi valorisées, et valorisées par la société, et pas que par les parents

59:37
Locuteur

pour en faire un

59:38
Invité

vrai projet de société.

59:40
Présentateur

Justement, Mathilde Panot, ce n

59:41
Locuteur

'est

59:41
Présentateur

pas que à l'école que ça se joue.

59:43
Invité

Ah oui, bien sûr.

59:44
Locuteur

Comment

59:44
Présentateur

on fait pour revaloriser tous ces métiers

59:45
Locuteur

?

59:46
Invité

Déjà, je le dis, il y a quand même une question de précarité financière qui est insupportable.

59:52
Locuteur

Dans les métiers

59:52
Présentateur

manuels, vous voulez dire ?

59:53
Invité

Ah oui, bien

59:54
Locuteur

sûr.

59:55
Invité

Donc ça, c'est une des premières choses à faire. Et puis ensuite, il faut reconstruire un vrai enseignement professionnel et technique digne de ce nom. Là, il y a deux choses dans ce qu'on est en train de parler. Il y

1:00:06
Locuteur

a

1:00:06
Invité

ce que vous dites, vous, tout au long de la scolarité d'un enfant, de pouvoir, dans des projets collectifs, avec plusieurs matières,

1:00:13
Locuteur

ce

1:00:13
Invité

qui s'intègre d'ailleurs dans ces matières-là, on redonne la place à l'intelligence manuelle dont vous parliez juste avant. Et puis ensuite, des enfants qui sont vraiment orientés, qui ont vraiment envie de s'orienter vers l'enseignement professionnel et technique, pour ça,

1:00:28
Locuteur

il

1:00:28
Invité

faut leur redonner les moyens, parce que c'est comme ça aussi qu'on revalorisera

1:00:32
Locuteur

et qu'on créera des choses qui, à la fois, et

1:00:34
Invité

sont des filières d'excellence. Mais en fait, pour revaloriser financièrement ces métiers-là, il faut recréer un marché. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est quand même plus simple d'acheter des vêtements sur chaîne que d'acheter des vêtements Made in France. Et où est-ce que vous les achetez ? Aujourd'hui, quand vous êtes collégien, en fait, quand vous allez au collège, vous passez quand même plus facilement devant Carrefour que devant une couturière, et donc vous n'avez pas la question de la valeur des choses. –

1:00:55
Locuteur

C

1:00:55
Présentateur

'est tout un imaginaire de la société qu'il faut refaire.

1:00:57
Locuteur

– Oui,

1:00:57
Invité

oui, mais ça va avec plein de choses sur la rupture, nous on dit, de mode de production et de consommation. C'est quand on dit augmenter les salaires, faire en sorte que les gens puissent retrouver de l'air, c'est aussi pour pouvoir mieux consommer en termes de nourriture, pour pouvoir mieux consommer en termes de meubles, de vêtements, de tout ce qu'on achète qu'on a autour de nous. Il faut arrêter avec une société du tout jetable. –

1:01:21
Présentateur

Merci Gabriel Légeret d'être venue sur le plateau de l'Indice Épotique. Merci Mathilde Panot d'avoir

1:01:25
Locuteur

accepté notre

1:01:25
Présentateur

avisation sur ce plateau. L'Indice Épotique revient évidemment lundi prochain. Demain soir, vous retrouvez Chaque Voix Compte avec Yadine François. Bonne semaine, merci et à lundi.

1:01:33
Locuteur

– Sous-titrage Société Radio-Canada