Editorial du 20 février : aucun soutien à leur sale guerre !
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- 0:15Nathalie ArthaudFait
« Cela fait donc un an que l'armée russe a envahi l'Ukraine »
- 0:45Nathalie ArthaudFait
« les puissances occidentales, les États-Unis, mais aussi l'Union européenne, poussent leurs intérêts, leurs intérêts politiques, économiques, militaires à l'est de l'Ukraine »
- 1:30Nathalie ArthaudFait
« Cette guerre en Ukraine menace de dégénérer à tout moment en une troisième guerre mondiale »
- 3:00Nathalie ArthaudFait
« Tous les gouvernements ont besoin des travailleurs. Sans notre consentement et ils ne peuvent pas faire la guerre »
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Alors cette semaine, nous allons parler de la guerre en Ukraine. Cela fait donc un an que l'armée russe a envahi l'Ukraine et les images que l'on voit des villes détruites, des différents fronts aussi, des combats, sont glaçantes. C'est une tragédie et un immense retour en arrière, à la fois pour les Ukrainiens, mais aussi pour les Russes.
Cette semaine, toute une propagande va se déchaîner en une propagande va-t-en guerre pour que la France s'engage plus avant du côté ukrainien. Mais en réalité, cette guerre n'a rien d'une guerre juste. Les Ukrainiens sont les instruments, ils sont les otages, ils sont les victimes d'une rivalité qui les dépasse : la rivalité qui oppose d'un côté le camp impérialiste avec les Etats-Unis en tête, et de l'autre côté, la Russie.
En fait, depuis l'éclatement de l'Union soviétique en 1991, les puissances occidentales, les États-Unis, mais aussi l'Union européenne, poussent leurs intérêts, leurs intérêts politiques, économiques, militaires à l'est de l'Ukraine. Et c'est précisément cela qui a déclenché la réponse de Poutine. Cela n'enlève rien à sa responsabilité et au fait qu'il s'est engagé dans une guerre monstrueuse.
Mais cela montre aussi que les grandes puissances n'ont rien de la blanche colombe qu'ils prétendent être. Le militarisme a pris une ampleur inégalée depuis des décennies. L'affrontement entre les États-Unis et la Chine est de plus en plus menaçant.
Ils se livrent déjà une guerre économique permanente. Que va-t-il se passer si demain la Chine décide de livrer des armes à Poutine ? En fait, on le voit, cette guerre en Ukraine menace de dégénérer à tout moment en une troisième guerre mondiale.
Il ne faut pas s'y résigner et il faut rejeter toute cette propagande qui divise le monde entre les démocraties, les autocraties, entre les forces de la paix et les agresseurs fous furieux. En réalité, ce sont tous les mêmes brigands. Ils ont tous le même cynisme.
Ils sont prêts à toutes les violences pour imposer les intérêts de leurs capitalistes pour les uns, de leurs oligarques pour les autres. La seule porte de sortie favorable pour les travailleurs à cette guerre, c'est qu'ils refusent de servir de chair à canon et qu'ils se retournent contre leurs propres dirigeants. Pour cela, il faut que les travailleurs redécouvrent leur force collective.
Sans les travailleurs, aucune richesse ne peut être produite. Il ne peut y avoir aucun échange. Rien ne peut fonctionner dans la société, même pour faire la guerre, même pour fabriquer des armes, pour les acheminer.
Tous les gouvernements ont besoin des travailleurs. Sans notre consentement et ils ne peuvent pas faire la guerre. Alors, préparons nous à refuser l'union sacrée derrière Biden et Macron.
Reprenons le mot d'ordre internationaliste qui a été popularisé par Marx : “Prolétaires de tous les pays, unissons-nous”, pour combattre les capitalistes qui nous exploitent et leurs politiciens qui dressent les peuples les uns contre les autres et qui nous mènent à la guerre.