GUERRES AU MOYEN-ORIENT: CE QU'EN A TOUJOURS DIT JEAN-LUC MÉLENCHON
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La cause du terrorisme est dans la guerre, c’est la guerre qu’il faut faire cesser. »
- 0:10Locuteur 2Fait
« Nos intérêts, c’est que la guerre s’arrête vite, vite, vite. »
- 0:15Locuteur 2Fait
« Je ne soutiens qu’une seule chose : le retour rapide à la paix. »
- 0:20Locuteur 2Fait
« Il faut une coalition universelle contre Daech. »
- 0:25Locuteur 2Fait
« Nous n’avons ni amis ni intérêts autres que les nôtres dans cette affaire, nous Français. »
- 0:35Locuteur 2Fait
« Toutes les guerres sont horribles, c’est pourquoi il ne faut pas faire la guerre. »
- 0:40Locuteur 2Fait
« Tous les bombardements sont horribles, c’est pourquoi il ne faut pas créer les guerres qui ensuite rendent nécessaires les bombardements. »
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« Les guerres sont des crimes organisés. »
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« Il faut éviter d’utiliser une situation pour sa propagande, en décrivant des méchants et des gentils. »
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« Le problème de la guerre en Irak et en Syrie, ce n’est pas la religion. Ce sont les gazoducs et les oléoducs. »
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La cause du terrorisme est dans la guerre, c’est la guerre qu’il faut faire cesser. La cause du terrorisme est dans l’argent c’est ses circulations qu’il faut faire cesser Je me prononce pour une coalition universelle car c’est l’humanité universelle qui est mise en cause ; une coalition universelle sous l’autorité et l’égide du seul organisme qui ait une compétence universelle : l’ONU. Nos intérêts, c’est que la guerre s’arrête vite, vite, vite.
Évidemment, on laisse cette guerre pourrir sur pied parce que chacun y a son petit pion et ne veut pas le sacrifier. Et, petit à petit, les risques s’accumulent, s’accumulent... jusqu’à un moment où vous pouvez avoir un incident que personne n’a voulu et qui déclenche une guerre généralisée.
Je ne soutiens qu’une seule chose : le retour rapide à la paix. Comment peux-t-on y arriver ? Il faut une coalition universelle contre Daech.
On fait comme si je ne trouvais pas abominable un bombardement. Mais moi, je n’ai pas de préférence entre les bombardements, c’est ma différence avec beaucoup d’autres qui n’ont plus rien à dire quand il s’agit des bombardements de l’Arabie saoudite, du Qatar ou des États-Unis d’Amérique et qui sont tout d’un coup très bavards quand il s’agit de ceux des Russes. Nous, nous n’avons ni amis ni intérêts autres que les nôtres dans cette affaire, nous Français.
Voilà. Et nous, notre intérêt, c’est qu’il faut que la guerre s’arrête. Et pour que la guerre s’arrête il faut que soient défaites les troupes qui nous affrontent et qui nous envoient des gens qui posent des bombes chez nous.
Toutes les guerres sont horribles, c’est pourquoi il ne faut pas faire la guerre. Tous les bombardements sont horribles, c’est pourquoi il ne faut pas créer les guerres qui ensuite rendent nécessaires les bombardements. Toutes ces leçons de sagesse que j’aurai répétées 100 fois avant, et 100 fois pendant, ne sont jamais prises en compte.
On ne prend en compte que la propagande. Enfin… quel genre d’homme serais-je si je trouvais normal que l’on bombarde ? Tout les bombardements sont horribles.
Mais alors, quant aux crimes de guerre, soyons clairs : les guerres sont des crimes organisés. C’est bien pourquoi il faut ne pas les déclencher en racontant aux gens je ne sais pas quoi, des histoires qu’on invente sur les armes de destruction massives, etc., et puis, quand elles sont déclenchées, il faut les arrêter à toute vitesse.
Et surtout, il faut éviter d’utiliser une situation pour sa propagande, en décrivant des méchants et des gentils, et puis une semaine après aller faire exactement la même chose à un autre endroit en trouvant ça délicieux. Le problème de la guerre en Irak et en Syrie, ce n’est pas la religion. Ce sont les gazoducs et les oléoducs.
Si on s’asseoit autour de la table, et qu’on dit : « Vous autres les Qataris, au lieu de vous cacher là-bas derrière ; vous autres les Saoudiens, au lieu de vous cacher ; vous les Turcs, au lieu de faire semblant… venez parler de ce qui nous intéresse tous, parce que nous ne supportons plus cette guerre. »
Jean-Luc Mélenchon