AUDITION IA : FRANCE UNIVERSITÉS AUDITIONS DIVERSES
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment les outils d'IA modifient-ils l'acquisition et la diffusion des savoirs ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment la personnalisation et l'amplification permises par l'IA doivent-elles faire évoluer le rôle de l'enseignant ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quels usages vertueux de l'IA observez-vous chez les étudiants ?
- 18:00OuverteRéponse directe
L'IA peut-elle avoir des effets positifs sur la motivation des étudiants ?
- 21:00OuverteRéponse partielle
Faut-il aménager des moments sans IA dans l'enseignement pour évaluer les connaissances ?
- 24:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les premières réalisations concrètes du consortium Mistral AI et universités ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00Antoine GuerriFait
« La métaconnaissance, c'est-à-dire la compréhension des conditions de production de ces connaissances. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien mesdames et messieurs, chers collègues, bonjour. Nous poursuivons les travaux de notre mission l'information, création, diffusion et acquisition des connaissances. Comment l'intelligence artificielle transforme notre éducation et notre culture.
Nous procédons aujourd'hui à l'audition de France Université représenté par monsieur Antoine Guerri, chargé des relations institutionnelles et parlementaires. Monsieur Pierre Alain Müller, référent numérique et président de l'université de Haut Alas et monsieur Adam Apazov, conseiller numérique. Nous vous remercions messieurs d'avoir pris sur votre temps pour accepter notre invitation et discuter des enjeux de l'utilisation croissante de lia générative dans l'enseignement supérieur.
Les enjeux sont nombreux, soulèvent des questions pédagogiques, éthiques, professionnell, environnementale. Enfin février 2026, une enquête ipsos menée auprès des étudiants pour l'école, pour l'informatique et les techniques avancées pita a mis a mise en lumière une intégration massive de l'intelligence artificielle dans les usages académiques. L'IA est désormais profondément ancré dans la vie des étudiants. 48 % d'entre eux s'en servent quotidiennement. 50 % affirment qu'il leur serait difficile de s'en passer.
Sur les chiffres assez bas, je trouve. D'ailleurs, certaines dérives ont été mises en lumière. Si les étudiants affirment utiliser l'IA avant tout pour comprendre des concepts difficiles et comme une aide à la révision, beaucoup s'en servent aussi pour tricher. [grognement] Je sais pas si le terme n'est pas un peu fort en tout cas il l'utilise pour des devoirs à la maison de manière massive et sous la forme d'un plagia ou d'uneutilisation directe de ce que produit le l'IA générative. 40% 47 % des étudiants admettent utiliser LIA pour les exercices lorsque c'est même lorsque c'est explicitement interdit surtout cette étude révèle le besoin de formation et d'accompagnement des étudiants qui maîtrisent mal les enjeux de protection des données personnelles et de connaissance des biaises algorithmiques notamment comment les directions universitaires peuvent-elles aider les étudiants à connaître ces enjeux et à réguler l'utilisation de ces outils pour veiller à ce qu'il ne nuissent pas à l'acquisition des connaissances et de la compétence par les étudiants.
Aucune des personnes que nous avons rencontré ne s'est prononcé pour l'interdiction. Ça n'a pas de sens en effet de l'utilisation des systèmes di générative. Je suppose que c'est également votre position.
Si nous partons du principe que des mesures d'interdiction seraient, ne fudrait-il pas d'urgence développer des modèles d'IA souverains et spécifiquement conçus pour des usages universitaires ? C'était notamment le sens du consortium créé en 25 qui réunit l'entreprise Mistrale AI et DECF France et des universités. Le but de cette alliance consistit consiste à mettre à disposition des établissements des génératives souveraines et fiables dont le modèle serait entraîné par des données de haute qualité sélectionnées par les universités.
À votre connaissance, quelles sont les premières réalisations concrètes de ce projet qui devrait être testé par 3000 utilisateurs dès la rentrée 2025 ? Voici messieurs mon petit proposiminaire pour introduire le sujet. le le notre tradition si j'ose dire, c'est que vous avez la parole chacun ou dans l'ordre que vous voulez ou dans l'information que vous voulez pour 5 à 10 minutes de propoliminaire et ensuite madame la rapporteur vous posera les questions qu'elle a préparé à votre attention et qui complète le questionnaire que vous nous envoyé.
Pour prendre la parole, vous appuyez sur le bouton qui est devant vous. Voilà, ça marche. Oui.
Très bien. Merci monsieur le président, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les députés. Je vous remercie pour pour votre invitation.
Alors, je voudrais tout de suite rentrer dans dans le sujet et d'embler poser notre position. Les universités françaises ne subissent pas ne subissent pas la révolution de l'intelligence artificielle. Sont elles en sont des acteurs centraux.
Elles forment, elles produisent de la connaissance, elles structurent les usages et à ce titre, elles ont une responsabilité particulière, vous l'avez dit d'ailleurs, accompagner cette transformation sans naïveté mais sans refus non plus. Alors, l'intelligence artificielle générative constitue indéiablement une rupture dans les modalités d'accès, de production, de diffusion des connaissances. Pour autant, elle ne doit pas être interprétée comme une substitution à l'humain.
Elle produit de l'information, parfois de la connaissance organisée, mais elle ne produit pas du savoir au sens plein, c'est-à-dire une compréhension critique acceptée dans une communauté contextualisée, intérieur intériorisée. Il nous semble essentiel dans le débat public de de réhabiliter cette distinction entre information, connaissance et savoir. Information, par exemple, il fait 18°gr. une connaissance, c'est bien pour faire pousser les radis et un savoir toute une théorie sur l'agronomie dans un pays donné.
Donc voilà un petit peu pour situer le les différents niveaux. Plus encore le l'enjeu éducatif devient aujourd'hui double. Transmettre des connaissances bien évidemment et aussi développer une métaconnaissance.
La métaconnaissance, c'est-à-dire la compréhension des conditions de production de ces connaissances. Alors, autrement dit, il ne il ne suffit plus de savoir que la Terre est ronde, mais il faut savoir pourquoi nous savons que la Terre est ronde. Euh et ce sont les méthodes d'ailleurs de base pour lutter contre les les fake news.
Nous ne nous ne choisissons pas donc d'avancer avec ou contre lié à nous choisissons d'en faire un levier pour transformer l'éducation, pour transformer la recherche et la culture au service de la société et de l'économie française. Lia, nous la voyons comme une opportunité historique pour les universités et pour toute la société. Former les talents de demain, produire des connaissances de pointe, innover pour répondre aux défis sociétaux.
La France a tous les atouts pour être un leader en Europe, des universités dynamiques, des chercheurs de classe mondiale et un écosystème technologique en pleine croissance. Les données dont nous disposons montrent une adoption extrêmement rapide, vous l'avez dit, hein, ces de ces outils par les étudiants avec des usages ambivalents euh gain gain d'efficacité certainement, mais aussi risque de désengagement cognitif. Le risque principal n'est pas dans la tant la triche, la triche a toujours existé euh que plutôt l'installation d'une forme de ce que nous appelons une délégation intellectuelle, un renoncement.
Si l'étudiant utilise l'IA pour éviter l'effort de raisonnement, alors nous fragilisons le cœur même de l'acte éducatif. C'est pourquoi notre responsabilité collective est claire. Nous devons encadrer les usages, nous devons repenser les modalités d'évaluation, mais surtout réaffirmer la valeur de l'effort, du doute, de la construction personnelle du savoir.
L'IA ne doit pas devenir une promesse de facilité, mais c'est un outil au service d'une exigence renforcée. Utilisé de manière maîtrisée, l'IA ouvre des perspectives importantes. La personnalisation des apprentissages, l'accessibilité accrue par exemple pour des étudiants en situation de handicap. une assistance pédagogique individualisée avec une capacité de répétition et d'adaptation quasi infinie puisqu'il faut bien le dire quand même l'IA peut-être vu comme un outil infatigable capable d'accompagner l'étudiant dans ses apprentissages mais cette puissance comme toutes les puissances d'ailleurs appellent une vigilance il y a peut-être une forme de de prothèse cognitive utile mais elle ne doit pas devenir un substitut appauvrissant euh selon l'usage qui en sera fait toute la question est donc la suivante Lia augmente-telle notre autonomie intellectuelle ou augmente-t-elle notre dépendance ?
C'est là à nos yeux le véritable enjeu pédagogique. Alors former Alia ne consiste pas seulement à apprendre à utiliser des outils. Il s'agit de former donc à notre sens tout d'abord à l'esprit critique face aux biais, aux hallucinations, à la qualité des interactions avec ces systèmes, mais aussi à une forme de conscience dans l'usage.
Savoir quand utiliser l'IA, quand ne pas l'utiliser. Nous devons également apprendre aux étudiants à maintenir une capacité fondamentale, être capable de faire eux-mêmes ce que l'IA peut faire pour eux peut-être moins vite, moins rapidement, avec plus de monde, mais quand même ne pas perdre de vue que nous devons rester les maîtres de ce que nous donnons à faire à l'IA. Cette intégration de l'IA est systématique aujourd'hui dans les cursus de la licence, les étudiants, quelle que soit leur discipline s'en servent et donc on doit on doit attendre de de maîtriser les bases de de l'IA. les outils mais surtout les enjeux éthiques.
Vous l'avez dit, est-ce que je triche ? Est-ce que je ne triche pas ? Qu'est-ce que je fais avec ? des exemples concrets, donc des modules li a et la société, l'Atéra, les doubles compétences, il y a plus quelque chose, plus la santé, plus le droit, plus l'art, plus la culture.
Alors, l'université hein, il y a des étudiants mais il y a aussi des formateurs. Donc, sans les enseignants formés, on va avoir du mal à faire avoir des étudiants compétents. Donc ça ça pose la question de la formation continue des des enseignants chercheurs, la création de certificats en IA pour l'enseignement avec notamment des collaborations aujourd'hui entre l'INRIA et le CNRS.
Euh la alors l'IA, ça permet par exemple aussi de personnaliser les apprentissages. C'est sorte de tuteur intelligent avec du retour du feedback en anglais. He c'est pas tellement français retour automatisé.
Ilan n'est donc pas un outil de remplacement, c'est un amplificateur de l'intelligence humaine et de la créativité pédagogique. Nous avons déjà connu des des temps comme ça d'amplification. Par exemple, l'énergie, le pétrole nous a permis d'amplifier la force physique.
Avec l'Avons démultiplier nos la la j'ai envie de dire la la force intellectuelle. Alors les li c'est pour tous les étudiants et c'est pour toute la la communauté, c'est pour toute la société. Donc ne ciblons pas, nous ne réservons pas l'IA à certaines certaines disciplines et notamment les l'IA s'applique totalement à l'art, à la culture, aux sciences humaines et sociales.
La les universités, c'est un volet formation mais c'est aussi un volet recherche et innovation. Euh et là aussi l'IA est un accélérateur. Donc plus vite pour analyser les données, plus vite pour générer des hypothèses, plus vite pour explorer des des corpus complexes.
Euh mais se pose des questions de fond. par exemple, est-ce que les résultats sont reproductibles si vous avez utilisé des outils d'IA génératif ? Vous avez tous vu que ça deux fois la même question ne produit pas deux fois la même réponse.
Euh la transparence des méthodes et la standardisation des raisonnement, ça c'est un risque. Et donc nous devons promouvoir une utilisation rigoureuse, documentée et transparente de ces outils. Alors la France dans des piliers d'excellence, des pôles d'excellence, les unités françaises abriquent déjà de des laboratoires de renommée mondiale.
Il faut les soutenir et il faut les interconnecter. La recherche ne doit pas rester dans les labos. Alors ça c'est tous les aspects de sortie sortir vers la société si on savait et pour la société avec les start-ups, avec les collectivités avec les grands groupes.
Je pense aux incubateurs universitaires, aux licences, aux brevets. Les projets universaires sur l'IA pour la santé aujourd'hui et l'environnement, la science ouverte et derrière la souveraineté. La France doit donc contribuer à notre sens à Unia européenne éthique et souveraine.
Alors au-delà de ces usages pédagogiques et scientifique donc on revient sur cet aspect de de souveraineté. Alors la souveraineté il faut l'apprécier en tendance mais pour être pleinement souverain, ça veut dire qu'il faut les infrastructures chez nous, les données chez nous, les composants matériels chez nous, les plus largement toute notre capacité collective à maîtriser maîtriser ces technologies. Il y a il y a pas tellement d'exemples où la France est totalement souveraine.
Je pense à la dissuasion nucléaire, mais si on veut atteindre ce niveau-là de souveraineté, ça va nous demander des efforts colossaux sur les sur l'IA et notamment sur le le côté hardware, les côtés le côté processeur. Alors, culture et patrimoine aussi innover sans renier notre identité, la numérisation, la valorisation du patrimoine. Je pense à tous les projets de numérisation 3D, d'accès facile aux archives. la restauration d'œuvres lié à le patrimoine réfléch relation entre les musées, les bibliothèques, les universités.
LAN est donc pas à notre sens une menace pour la création mais un nouvel outil pour les artistes à condition d'être encadré et soutenir les résidence d'artistes en université, les collaborations, euh l'éthique, développer l'esprit critique, je l'ai déjà dit, former à l'IA, c'est former au doute, former à la responsabilité. Et donc il faut aussi former nos étudiants à comprendre quels sont les différents biais potentiels, des biais algorithmiques, les biaiss de désinformation, je pense aux puissances étrangères qui pourraient entraîner des I pour nous faire penser comme elle et les enjeux les enjeux géopolitiques. Conclusion pour conclure, l'intelligence artificielle à notre sens n'est donc ni une menace à rejeter, ni une solution miracle à adopter sans discernement.
Je l'ai déjà dit, c'est une puissance. À partir du moment que c'est une puissance, comme toutes les puissances, elle exige de la régulation, elle exige de la formation et elle exige et c'est notre point, une exigence intellectuelle accrue. Les universités françaises sont prêtes, elles forment, elles innovent, elles transformment, elles ne peuvent pas le faire seul.
Faudra nous aider. La France a le choix. Soit elle investit massivement dans l'IA éducative et culturelle, soit elle laisse d'autres pays euh poser les règles du jeu, ce qui ne nous convient pas.
Voilà. Euh en enjeu stratégique, la souveraineté, je l'ai dit, euh je pense qu'on va on va en rester quasiment là. Donc le rôle des universités est précisément là. faire en sorte que cette technologie ne nous dispense pas de penser mais au contraire nous oblige à mieux penser.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le président. La parole est à madame Calvez rapporteur de la mission.
Voilà. Merci. Merci.
Merci beaucoup monsieur pour votre introduction et qui a commencé avec un ton résolu en disant que les universités ne subissent pas l'IA. Euh merci de participer à notre compréhension de l'impact de LIA. Euh je vais vous vous poser une première question.
Euh comment les sorts de Lia modifient l'acquisition, la diffusion des savoirs ? Vous avez parlé de la personnalisation, vous avez parlé aussi de l'amplification. Euh les opportunités sont présentes.
Comment euh si l'on considère que le déploiement de l'IA est une occasion de construire un nouveau modèle d'enseignement, comment cette personnalisation et cette amplification rendue possible euh doit faire changer peut-être le rapport de et le rôle de l'enseignant ? C'est beaucoup de questions nune. Euh si on revient sur le rôle de l'enseignant en fait, que fait un enseignant ? un enseignant a devant lui des personnes diverses et ces personnes essayent de s'approprier alors des des connaissances et des savoirs et l'enseignant se rend compte pendant ce processus que quelque chose coince que quelque chose pourrait aider.
Donc en fait cet aspect-l il est fondamental dans le rôle de l'enseignant et ça va et il reste vrai aujourd'hui avec l'IA. Par contre, l'IA permet par exemple à l'étudiant de euh revenir inlassablement sur un sujet qui ne lui a pas euh semblé évident au premier coup ou alors de demander à Lia de générer des exercices qui tournent autour d'une notion. Et vous voyez donc là, on a un aspect automatisable, répétitif, mais qui ne contient pas cette notion d'intuition qu'à l'enseignant qui lui permet de comprendre ce qui manque à l'étudiant pour euh, je vais dire ouvrir ses yeux sur ce savoir, comprendre le accéder au savoir.
Donc c'est vraiment c'est là que la c'est en fait une partie du travail de répétiteur de qui qui fait partie de du travail de d'éducation et est aisément pris en compte par le par les outils d'intelligence artificielle. Euh je je l'ai dit avant hein. Donc il y a euh si on reprend la la décomposition entre les données, les connaissances et le savoir, l'IA ne transmet pas le savoir.
Le savoir est une compréhension structurée, acquise dans une communauté, comprise, discutée, débattue. Euh c'est un corpus, un corpus de connaissance. C'est donc la maîtrise de ces corpus de connaissance et la navigation dans ces corpus de connaissance.
C'est quelque chose qui est profondément aidé par les humains. Ensuite, vous avez c'est tout avec le Covid. Rappelez-vous quand on faisait des cours à distance, en fait les étudiants nous ont dit que le la relation humaine euh de proximité quand on se voit, quand on est dans la même salle est essentielle pour l'acquisition, la compréhension de du savoir.
Les étudiants utilisent déjà beaucoup euh l'IA euh parfois alors même que c'est interdit, il l'utilise, mais quels sont les usages que vous observez et qui peuvent euh permettre justement euh de ne pas se contenter de parler de la triche, mais de voir comment les étudiants et qui peut-être vous a surpris des vous ont surpris des usages vertueux dans le prolongement par exemple. de l'enseignement qu'ils ont pu avoir avec leurs professeurs, une utilisation qui va aller dans ce sens vertueux. Est-ce que vous pouvez nous donner des exemples de cette appropriation par les étudiants de l'IA ?
Oui. En fait, quand on parle de vertu, évidemment, faut faut se poser "Mais quel est le cadre ? Quel est le cadre d'évaluation ?" Donc si nous continuons de vouloir évaluer les étudiants comme avant l'IA, là il y a des problèmes de de friction avec l'IA.
Mais il faut sortir de ce cadre. Donc et nous l'avions déjà fait avant l'IA. Les le système descendant ou le le l'enseignant détient la connaissance et la transfert, ça ça a déjà disparu avec Internet.
Donc on avait déjà quitté ce mode là. Ensuite, nous avons glissé vers des modes d'évaluation dans lesquels les étudiants deviennent acteurs. Par exemple, l'évaluation par les paires où nous demandons à des étudiants d'évaluer les autres étudiants.
Et l'acte pédagogique finalement, c'est de leur apprendre à évaluer le travail des autres étudiants. Et nous notons cette évaluation. Donc là l'IA, si vous voulez complètement quelle que soit la manière dont ils ont produit le travail, puisqu'on juge, on est en train de les juger sur l'évaluation, nous avons échappé à ce premier premier souci de d'IA.
La la les nouveaux modèles pédagogiques, la la l'apprentissage en groupe. Voyez le traditionnellement l'école c'est la performance individuelle et le monde du travail c'est la performance collective. Aujourd'hui, nous ne sommes plus dans cette dualité.
Nous formons les étudiants par la performance collective. Nous les mettons en groupe. Nous leur demandons de travailler ensemble, de savoir s'organiser, de produire des éléments, de répondre à des problématiques.
Et je pense là notamment à tous les de de formidables outils qui que sont les acatons où on vient poser une problématique à des étudiants. Ces étudiants leur dit "Vous avez le droit d'utiliser tout ce que vous voulez, tout ce que vous voulez." Mais ce qui compte, c'est que en tant que groupe, vous produisiez une réponse à la question qui vous a été posée.
Donc c'est là, je pense qu'on retrouve donc de nouvelles manières d'évaluer et à partir de là plus aucun problème avec la le fait qu'ils utilisent ou pas l'IA puisque la question n'est plus est-ce qu'ils ont utilisé l'IA pour accéder à une connaissance mais c'est plutôt est-ce que en tant que groupe d'humains, ils ont été capables de se mettre ensemble pour résoudre une problématique Merci beaucoup. Euh alors, on peut évaluer différemment la façon dont on a pu acquérir des connaissances, des savoirs. Reste quand même la question de la motivation, du goût de l'effort ou de la curiosité.
Euh ça apparaît euh central euh dans euh ce que les systèmes d'IA euh euh voilà euh à ce à quoi ils aboutissent. Pensez-vous que les systèmes puissent avoir des effets positifs sur la motivation des étudiants ? Est-ce que vous pensez que sur le grand défi qui est celui de l'attention, on peut avec l'IA, parce que interactif bah contribuer à susciter curiosité, peut-être même réduire l'absentéisme, pourquoi pas ?
En tout cas, que le propos sur la motivation euh puisse être un un rester un facteur essentiel de l'éducation. En fait, que Césia ne soient pas seulement là pour décourager, au contraire encourager et bien la curiosité et l'acquisition des connaissances et des savoirs. Oui, c'est je je vais revenir sur quelque chose que je disais dans mon propinaire.
En fait, l'IA finalement elle elle augmente notre niveau d'exigence. Donc nous euh ce n'est pas euh c'est ça ne doit pas être une béquille pour les étudiants, ça doit être un démultiplicateur. Et euh donc la il s'agit il s'agit pas de enfin l'IA ne veut pas remplacer la production de pensée euh par les étudiants.
Et donc l'effort, alors par contre là l'effort si vous voulez, moi je parle souvent de aller à l'université, c'est comme une corde d'anneux he donc il faut grimper, il faut faire un effort pour progresser dans dans ses compétences, progresser dans sa connaissance, progresser dans ses savoirs. Donc la est- alors est-ce que ça peut aider à ne pas se démotiver ? probablement parce que contrairement à à un prof, un pour un étudiant de demander 50 fois la même chose à une et ou de demander à Unia de faire 50 variations autour de la même notion pour mieux la comprendre, c'est quelque chose qui pose pas de problème.
Donc je pense que le la distance entre un étudiant et la la manière de poser la question, la simplicité, l'accès à cette possibilité de poser n fois la même question jusqu'à ce qu'on a vraiment compris, ça c'est quelque chose qui est qui est un élément positif avec l'IA. Après, je vous l'ai dit avant, il faut quand même des humains dans la boucle parce que il s'agit pas de répéter 50 fois la même chose. Il s'agit de se rendre compte de ce qui coince à un moment donné.
Et ça c'est justement le le rôle de l'enseignant. Mais la Franchement, moi je pense que ça augmente ça augmente notre niveau d'exigence. Nous devons nous avons nous avons à notre disposition ces intelligences artificielles qui fontent une partie du travail pour nous.
Mais ça ne veut pas dire que nous devons moins que nous devons abaisser notre niveau d'exigence. Au contraire, nous avons des outils plus performants et nous devons être plus performant nous-mêmes. Et donc c'est ça qu'il faut enseigner aux étudiants, le l'esprit critique et le niveau d'exigence.
Je suis désolée. [rires] Euh merci beaucoup. Dans votre introduction, vous avez dit que la vraie question c'était de se demander si l'intelligence artificielle augmentait notre autonomie ou notre dépendance face au savoir.
Vous impliquez l'idée qu'il faudrait être capable de ce que l'IA nous permet de faire mais qu'on soit capable de le faire sans ces IA. Est-ce que ça veut dire que dans la maquette des cours ou encore dans le contrôle des connaissances d'aménager des moments ou des endroits dans lequels et bien le l'étudiant n'a pas accès ne serait-ce que à un écran et de quoi pouvoir recourir à à l'IA, c'està-dire d'alterner des moments où on l'utilise, des moments où on l'utilise pas. Comment imaginer une autre façon de d'enseigner et de contrôler ses connaissances ?
Oui. Ou alors quelque chose de totalement différent qui est en fait de demander aux étudiants d'être capable de euh de comprendre ou prédire le fonctionnement des algorithmes et donc de se rendre compte de ce que fait l'IA et de d'être capable de comprendre pourquoi par exemple il y a un biais ou pas. Et donc ça me semblerait plus intéressant de faire ça, c'est-à-dire de les de leur donner une vraie distance, une vraie distance critique par rapport à l'IA.
Donc plutôt que d'aménager et d'espérer aménager un espace sans IA, c'est plutôt de pouvoir utiliser l'IA pour aiguiser leur esprit critique. Nous avons des professeurs qui nous ont évoqué leur façon d'évaluer différemment les le travail de leurs élèves. Vous avez parlé de l'évaluation par les paires comme étant une autre façon d'évaluer. on a la mise en place diagraphie où en fait au lieu de demander le produit de la dissertation, les professeurs vont demander les différents chemin où le prompte et le reprompte de de l'élève de l'étudiant pardon s'est posé.
Est-ce que vous avez vous aussi une visibilité sur ces pratiques ? Est-ce que elles se répondent et répondent justement à cette question de dire que oui Lia est là, on ne fera pas sans elle, mais on peut le faire de manière plus critique. Oui, tout à fait.
Donc en fait, vous avez posé la question des promptes. Donc au début, les étudiants font des promptes de une ligne et en fait il faut leur montrer toute la manière de piloter l'IA avec des promptes qui sont de plus en plus sophistiquées. Alors, il faut aussi leur faire comprendre d'ailleurs que l'IA travaille dans un contexte et ce contexte est glissant.
C'est une des raisons pour lesquelles ça répond pas deux fois la même chose. Et donc la si la l'étudiant doit comprendre dans quel univers technologique il se débat et ensuite être capable de ramener par exemple l'IA dans le le contexte qui l'intéresse. Ce qui peut se faire en lui expliquant donc qui je suis, qu'est-ce que je fais, pourquoi je le fais, quel est mon but pour le moment, qu'est-ce que je t'ai déjà demandé, qu'est-ce que je voudrais avoir maintenant ?
Quel est le type d'inflexion que je voudrais ? Ce texte est un peu trop, je sais pas, trop rigide. assoupl-le, il est pas destiné à tel public, il est destiné à tel autre public.
Donc tout ça, ça fait partie de la manière de rédiger les promptes. Et donc ça, ça c'est quelque chose qu'on observe sur les étudiants. Les promptes grandissent, c'està-dire avec les étudiants, c'est-à-dire plus l'étudiant est à l'aise avec l'IA, plus le prompte grandit.
Et donc le prompte finalement, c'est la bonne manière de dire à Lia qui on est, où on est, où on va, qu'est-ce qu'on veut faire et ce qu'on attend de lire. Il y a comme une inversion en fait. C'est-à-dire que souvent c'est plutôt le professeur qui pose une question.
Là, on a l'étudiant qui va poser une question à LIA. Comment les professeurs abordent cette possible inversion et comment vous pouvez France Université les accompagner dans ce peut-être changement de perspective ? Là, je vais je vais rappeler que à l'université, nous sommes enseignants chercheurs.
Pas tous, mais en grande majorité quand même, nous sommes des enseignants chercheurs. Un chercheur, ça fait quoi ? Ça répond pas à des questions, ça trouve les questions.
Et donc là, pour l'IA, c'est pareil. C'est-à-dire, il faut apprendre à nos étudiants à poser les questions, à poser les bonnes questions. Et après, alors c'est là que c'est un petit peu un peu en anglais tricky, quoi, c'est que l'IA va répondre quelque chose qui n'est pas forcément pertinent et euh ou alors qui est pertinent mais qui est pas pertinent dans un cadre éthique.
Et et on est revenu dans la le truc de base, c'est-à-dire former les jeunes à l'esprit critique, savoir pourquoi ils font quelque chose avec qui ils le font. Si ça les arrangeux, est-ce que ça embête quelqu'un d'autre ? Est-ce que c'est quelque chose qui est une liberté ?
Est-ce que c'est quelque chose qui est une démultiplication ? Ou est-ce que c'est quelque chose qui est une dépendance ? On ce point de dépendance, je voudrais vraiment attirer l'attention de la votre attention sur le fait que nous sommes déjà dépendants.
Je l'ai dit avant, nous sommes dépendants à l'énergie. Euh nous nous 1 L de pétrole, c'est 10 kW heh. Un humain peut produire 100 W he ça veut dire que 1 L de pétrole, c'est comme 100 humains.
Donc vous imaginez, vous pouvez avoir 100 personnes qui creusent des trouves avec une pelle ou avec un litre de pétrole, vous pouvez remplacer ça. Donc la question c'est l'IA, quel est le démultiplicateur de l'IA ? Oui, on pourrait toujours creuser des trous avec des pelles, mais on ne le fait plus aujourd'hui.
Et donc de la même manière demain avec l'IA, nous n' alors je prends cette image, nous n'allons pas creuser tous des trous avec des pelles IA, mais on pourrait le faire. Et alors la la l'amplitude de ce démultiplicateur, je le connais pas. Euh c'est ce qui est différent, c'est que nous avons accepté que la force de l'humain soit remplacée par d'abord des animaux puis par des machines.
Et là aujourd'hui, on est en train de se demander si une partie de la réflexion des humains peut-être remplacés par des machines et quelle partie peut-être remplacée. Alors une question en rebond. Donc manifestement, l'IA bon percute le modèle paradigmatique de de l'université puisque de certaine manière tout ce qui renvoie à la connaissance peut être porté par les algorithmes tandis que le savoir serait la la prérogative ultime et irréductible de l'humain du professeur.
Que vous disiez professeur, vous avez sûrement pris connaissance du livre de du docteur Alexandre et monsieur Babu. ne faites plus d'études, n'est-ce pas ? livre au titre provocateur où il dit au fond l'IA permet un préceptora et permet quelque chose d'inouit, c'est-à-dire d'avoir un professeur particulier avec à la disposition de celui-ci toutes les connaissances du monde dans toutes les langues et à toute heure et que donc l'université au fond doit changer de modèle et se concentrer donc sur la valeur ajoutée strictement humaine et intellectuelle et morale et incarnée que représente le professeur.
Est-ce que qu'est-ce que vous pensez de cette espèce de de de suggestion de la part des auteurs de cet ouvrage qui dit bon changer de modèle, il est inutile de faire des cours puisque les cours sont en ligne. Par contre, il faut peut-être regarder comment faire en sorte de s'assurer que les savoirs que dispensent ces cours sont effectivement intégrés et évalués par l'université. Oui.
Alors, je reviens sur l'expérience que nous avons eu avec le Covid où les cours étaient en ligne et ce sont les étudiants qui nous ont dit que en fait ça ne ça ne leur convient pas parce que la relation humaine est supérieure à la relation à travers à travers internet avec les cours. Donc oui, mais je pense que la la relation entre les humains reste vraie. Aujourd'hui, par exemple, c'est si vous m'aviez interviewé en en par viso, on aurait pas le même ressenti parce que parce que je je verrai pas toutes les toute l' enfin il y a quelque chose en plus dans cette salle.
Et donc c'est exactement la même chose qui se produit dans un dans un contexte pédagogique. Il va y avoir des choses en plus les petits mouvements que vous faites. Enfin tout ça que je ne percevrai pas que je ne percevrai pas par viso.
Je je reviens vraiment sur il y a des aspects de répétition de variabilité qui sont indéiablement pris en compte par l'IA et sur lesquels nous nous devons évidemment nous reposer. L'université se réforme constamment. elle se réforme depuis le Moyen-âge.
La internet a ouvert l'accès à à l'ensemble de la connaissance. Euh mais avec l'IA, on peut poser des questions plus pertinentes, plus c'est plus ça revient sur la question d'avant, c'est comment posons-nous les bonnes questions ? Euh et après il y a ça pose la question du niveau de conscience.
Je je je me permets de vous rappeler que les tout petits enfants font les choses parce que ça fait plaisir à leur maman. Et nous nous tous dans cette pièce, nous sommes capables de dire "Je fais quelque chose ou je ne le fais pas parce que je avec tout ce que tout ce que j'ai appris, je pense que c'est bien ou pas bien." Et donc est-ce que l'a sur moi ?
Ça c'est pas gagné pour le moment hein. Alors est-ce que Lia est un sur moi ? Est-ce que Lia est plus intelligent que nous ?
Plein de questions assez vertigineuses. Je voulais revenir sur du plus concret, enfin j'espère que c'est plus concret. Euh en février 2025, dans le cadre du sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle, il y a eu un partenariat conclu entre Mistral ette France et des universités françaises.
Euh en juin 2025, cette alliance comptait 35 établissements. Le but du consortium, c'est de mettre à disposition des établissements des génératives souveraines et fiables. Vous avez évoqué vous-même en introduction la question de la souveraineté.
Euh sais générative dont le modèle serait entraîné sur des données de haute qualité sélectionnées par les universités. À votre connaissance, quelles en sont les premières réalisations euh concrètes ? Euh quelle perspective aussi dessine euh ce consortium ?
Euh alors, on doit être une cinquantaine aujourd'hui dans le consortium. Mon université faisait partie des 15 premières. Euh alors par exemple, je vais vous dire ce que nous ce que nous faisons euh dans le cadre d'un d'un projet France 2030.
Nous nous avons développé euh avec Mistral sur en utilisant les les outils de Mistral un un agent conversationnel pour aider les étudiants à s'orienter et donc c'est utilisé par le les lycéens avant de venir à l'université. Alors nous faisons ça donc dans le cadre d'un d'un projet qui s'appelle élan, un nouveau cursus à l'université. Et c'est vraiment très très intéressant de voir comme de nouveau, de manière assez répétitive et inlassable, l'étudiant peut poser des questions et en fait il questionne l'offre de formation mais il se pose aussi des questions sur comment il se voit lui alors à la fois dans la formation et demain dans le monde professionnel.
Est-ce que je veux travailler tout seul avec les autres ? Est-ce que je veux être salarié ? Est-ce que je veux pas être salarié ?
Donc euh et c'est un donc c'est un exemple réalisé sur dans le cadre de cette infrastructure dans ces 50 de ces 50 établissements et euh c'est c'est vraiment à mon sens assez étonnant de voir comme la les jeunes dans les dans les lycées s'approprient cette manière de de s'orienter finalement qui est qui est de nouveau, je le dis disponible, accessible et euh sans sans le sans aucune comment dire il y a pas de il y a pas d'inhibition, on peut demander tout ce qu'on veut finalement à l'IA. Alors, au-delà de cet exemple, qu'est-ce que cette mise en place de ce partenariat avec aussi peut-être l'ensemble des actions que vous pouvez mener euh arrive à suivre le rythme de l'IA ? En fait, le développement de l'IA va très vite.
Vous l'avez même exprimé. En fait, on dirait pas forcément la même chose en juillet 2025 qu'aujourd'hui. Euh, on a eu en audition la semaine dernière Frédéric Pascal qui avait rédigé avec François Tadi un un rapport, il invitait à ce qu'il y ait une accélération euh parce que on était déjà un petit peu en retard par rapport à ce rythme.
Que pensez-vous de cette nécessaire accélération ? Est-ce que vous pouvez nous souligner ce dont tu as besoin ? l'ensemble des universités, quels sont les moyens technologiques, financiers, peut-être légaux aussi pour permettre une un plus grand déploiement de cette enfin des bénéfices de l'IA à l'université dans l'enseignement supérieur et la recherche.
Donc vous me tendez la la main vers les moyens. Donc c'est un [rires] un sujet assez chaud he actuellement. Donc les les moyens dont disposent les universités, il faut euh pour faire tourner de l'IA, il faut des des ordinateurs, il faut des machines.
Donc ça ça typiquement des data centers. Aujourd'hui, ces data centers doivent être souverains. Euh ils doivent contenir nos données à nous.
Donc ça ça a été dit. Euh on peut faire des partenariats publics privés, on peut l'imaginer, hein. Donc donc dans ce cas-là, peut-être avoir des effets de mutualisation. la souveraineté passera forcément un jour aussi par la maîtrise des processeurs, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.
Euh ça ça dépasse les universités, mais si vous voulez financer une souveraineté, il faudra financer la production des processeurs en Europe. Euh ensuite la culturation, donc en fait prendre du temps pour que les les enseignants et les étudiants, mais pas que en fait toute la communauté de l'université utilise les outils. lutter contre les fait que le meilleur outil est celui qu'on connaît le mieux.
Donc les gens aujourd'hui ont commencé à utiliser des outils euh comme chat GPT Bookemm et là vous avez un un effet qui est que donc ils sont à l'aise dans un univers et il faut aller dans un autre univers. Donc c'est compliqué à réaliser. Donc il faudrait mettre finalement des moyens pour que les outils souverains soient aussi agréables à utiliser que les outils, on va dire États-Unis ou Chinois.
Donc vous voyez, vous vous posez une question assez assez compliquée. Tout d'abord, il faut permettre aux universités d'avoir accès à ces modèles. Donc ça c'est payer des licences.
Il faut avoir des data centers qui sont qui seront à apprécier en tendance un jour souverain. Ensuite, il faut s'assurer que les modèles ont été entraînés sur nos, on va dire sur des comment est-ce que je pourrais dire ça ? sur du soft power européen et pas du soft power américain ou parce que sinon on va se mettre à penser comme les autres.
Et donc il faut financer tout ça et si vous voulez vraiment financer la souveraineté euh on est ramené à ce que je vous disais avant sur le nucléaire quoi. Donc en fait il faut aller de A à Z. La aujourd'hui aujourd'hui alors je sais pas combien ça coûte Mistral aujourd'hui d'ailleurs je sais que nous avons acheté des jours en fait de toute façon il y a il y a un coût à à l'usager qui est quelques quelques euros par mois donc multiplier ça par 2 millions d'étudiants parce que c'est il est il est là le le défi.
Donc imaginons que ce soit même 1 € il faut donc 2 millions par mois euh si c'est 2 € et ainsi de suite. Donc en fait, on parle forcément en million au-delà de probablement du même ordre de grandeur que le casque pension ou tous les tout ce qui nous préoccupe actuellement. Merci.
Tout à l'heure, vous avez exprimé l'attention sur le fait d'avoir des développements avec l'intelligence artificielle qui soit éthique. On a la mise en place de chart dans les établissements. En quoi consiste-elles ?
Comment sont-elles élaborées ? Il faut-il harmoniser éventuellement à l'échelle nationale ou européenne ces chartes ? Oui.
Donc effectivement, il y a des efforts actuellement pour de la la rédaction de charte de doctrine qui explique finalement ce qu'on fait avec l'IA, mais aussi peut-être pourquoi on ne peut pas suivre les recommandations de la charte. Donc ça c'est très important actuellement. Donc ces chartes ressemblent finalement à des descriptions de voilà ce qu'on peut faire, voilà ce qu'on peut faire, voilà ce qu'on a acheté.
Et tout en bas, on vous dit quelque chose du genre, mais si vous n'avez pas pu suivre tout ça, dites-nous pourquoi. Donc en fait, ce qu'on c'est finalement les possibilités de déroger des fois à la charte de nouveau au jour d'aujourd'hui, il faut apprécier ça en tendance. Donc nous nous n'avons pas encore le code de la route de l'IA.
Les chartes sont un un étape sur le vers le code de la route de l'IA. Et ensuite le code de la route, je reprends cette image volontairement, il est européen, c'est-à-dire le stop, c'est le même en Allemagne et en France, quoi. Donc voyez là, on va glisser doucement vers ce code de la route de l'IA, la charte est le chemin intermédiaire et aujourd'hui, il ne faut pas la rendre exclusive, c'est-à-dire, il faut laisser dedans des espaces de liberté puisqu'on est encore dans une période d'expérimentation.
Par contre, de nouveau, il faut par conscience euh demander aux utilisateurs de nous dire pourquoi ils n'ont pas pu respecter la charte et pourquoi il a fallu en fallu déroger. peut-être abordé dans les chartes, mais il y a toute la question de la formation des enseignants chercheurs. En fait, vous avez parlé des pratiques que les enseignants peuvent aussi faire par eux-mêmes.
Vous avez souligné que leur travail c'était de d'aider à ce qu'on se pose les bonnes questions. Comment aujourd'hui vous avez une visibilité sur le niveau d'appétence de formation des professeurs, des enseignants chercheurs ? Quelles sont les connaissances au niveau de France Université de l'appropriation de ces outils par les enseignants chercheurs et quelles sont les actions que vous pouvez mener tout en respectant l'autonomie des établissements pour faciliter cette appropriation ?
Oui. Alors, dans le si je reprends le le contrat d'objectif de moyens et de performance euh donc dans la version précédente, il y avait une priorité qui était laissée aux établissements qui a souvent été li euh et aujourd'hui dans le nouveau contrat d'objectif moyen performance 100 % euh il y a une une en transversal, il y a l'IA et le numérique. Donc en fait le l'IA est va rentrer dans euh finalement dans les projets d'établissement.
Donc je pense que c'est à chaque établissement va donc pouvoir expliquer ce qu'il met en place pour ça. Ce que nous mettons en place typiquement, ce sont alors des choses aussi simple que les petits déjeuners. Il y a les cafés, il y a les conférences, il y a les retours d'expérience euh puisqu'il y a quand même des enseignants qui sont plus ou moins avancés.
Euh je je j'observe de moins en moins de réticence, c'est-à-dire que la question maintenant qu'on a compris qu'on allait pas alors la caricature si vous voulez sa caricature c'est le prof utilise l'IA pour faire un sujet d'examen, l'étudiant utilise l'IA pour répondre au sujet d'examen et ensuite le prof utilise l'IA pour corriger l'examen. Donc ça ça c'est la caricature ultime hein. Donc au début on disant mais c'est pas possible, ça va marcher comme ça.
Et là on a bien compris qu'on est plus dans dans cette chose-là. Et donc ça revient sur votre question de la triche. Monsieur le président, la triche a toujours existé.
Donc ils tricheront avec ou sans y. Ça c'est pas la question, elle est pas là. La question c'est le niveau de conscience.
C'est je triche. Pourquoi je triche ? Parce que j'ai la flemme.
Parce que j'ai pas appris, parce que j'aurais pu apprendre. Et c'est je vous rappelle la citation latus latine d'octus kum libro. Donc savant avec le livre.
Là c'est un peu pareil hein. C'est est-ce que je suis savant avec Lia ou sans lia ? Voilà.
Et savant le mot savant, savoir on revient sur ce que j'avais dit en début. Merci. Vous venez de de dire que le livre était la première forme de d'intelligence artificielle et c'est bien de le de le rappeler puisque tout ça n'est pas très nouveau.
C'est bien de le rappeler. Moi, je je voulais vous relancer en dernière question. Vous avez parlé que au-delà de la transmission de la connaissance, fallait développer la métaconnaissance ou les métaconnaissances.
J'aimerais que vous puissiez nous définir comment enfin en quoi consistent ces méta connaissances, comment on les apprécie et pourquoi elles ont d'autant plus d'importance aujourd'hui. Alors je je vais d'abord prendre un exemple de métonnaissance. Donc on on vous a dit on m'a dit que la terre était ronde.
OK, donc je le sais mais comment je peux savoir comment je sais qu'on le sait ? Et alors une une expérience que vous pouvez faire au bord de la mer, d'abord vous regardez l'horizon et là vous avez cette courbure de l'horizon. Donc vous vous dites tiens, ça a l'air d'être courbe.
Et ensuite vous regardez un bateau à l'horizon et vous regardez le bateau s'éloigné et ce que vous allez observer que le bateau disparaît par le bas. C'est-à-dire que vous voyez les voiles en haut encore mais vous voyez plus la coque. Donc ce que ça veut dire c'est que c'est le c'est courbé comme ça mais c'est aussi courbé dans ce sens-là.
Et là vous réalisez qu'en fait vous avez une sphère. Donc le fait de savoir que la terre est ronde, on vous l'a dit, mais vous pouvez OK, peut-être qu'elle est ronde, peut-être qu'elle est plate, mais finalement vous pouvez vous rendre compte par vous-même parce que vous savez, vous savez faire des expériences, vous savez comprendre comment on sait que la Terre est ronde. Une autre manière, c'est de regarder l'ombre de la Terre sur la Lune, ce qui arrive par des par des moments d'éclipse.
Et là, vous voyez que là qu'il y a une forme arrondie. Et il y a il y a eu plein d'expériences bon qui ont été fait il y a longtemps. Erastostè en a fait pour calculer la courbure de la terre.
Donc nous a nous pouvons donc et nous devons expliquer aux jeunes et aux moins jeunes d'ailleurs ce que nous savons et pourquoi nous le savons. Et c'est comme ça qu'on lutte contre les fake news. Merci beaucoup.
Effectivement, lutter contre les fake news, c'est très important. Bien. Merci monsieur le président.
Merci messieurs pour c c ces échanges très intéressants, très édifiants. Pour moi, je retire la la conviction que vous n'êtes ni technosceptique ni techno comment dirais-je fanatique que comme une sorte de force tranquille. Monsieur le président, vous nous rappelez que l'université depuis le Moyen-Âge s'adopte ce s'adopte s'adapte pardon s'adapte, se transforme, se réforme au fur et à mesure de l'évolution des connaissances des savoirs.
Et donc c'est extrêmement rassurant pour nous. Enfin, nous n'enons pas vraiment à dire vrai. Donc grosso modo, si je peux résumer en une formule, pour vous l'a générative, ça permet d'avoir une université augmentée d'une certaine manière.
Bon ben écoutez, ce sera c'est de bonne augure et je vous remercie beaucoup. Bonne fin de journée à vous.