Iran, Liban, G7 : François Asselineau face à l'actualité brûlante - Le Samedi Politique
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Je compte sur vous dès à présent. Merci de vous retrouver pour ce nouveau numéro du samedi politique où nous allons bien sûr faire le tour de l'actualité. Alors la guerre en Iran, nous l'avons vu, n'en finit plus de rebondir. L'accord préalable qui devait être signé vendredi en Suisse a finalement été reporté après de violentes frappes israéliennes sur le Liban. Donald Trump était pourtant arrivé triomphant au G7. Alors à quoi s'attendre ? Cette émission sera aussi l'occasion de parler d'Ukraine, bien entendu, mais également d'Union européenne et bien sûr de la présidentielle en France qui se profile. C'est parti et avant, le coup de pouce. A tout de suite.
Et à mes côtés cette semaine, François Asselineau. Bonjour monsieur.
Bonjour Élise.
Merci beaucoup de revenir nous voir sur le samedi politique. Vous êtes président de l'UPR, bien sûr, candidat à l'élection présidentielle. On en parlera dans cette émission. Mais avant, l'actualité internationale. Cette semaine a été rythmée par le G7 organisé à Evian-les-Bains, où Donald Trump est arrivé pour faire le show, presque. Il a dit « je suis le boss » en arrivant une heure en retard. Il était très fier d'annoncer son accord préalable avec l'Iran, accord qui a déjà du plomb dans l'aile. Avant même de vous donner la parole, François Asselineau, je vous propose de regarder une petite séquence de ces derniers jours.
« Je vais avoir mauvaise presse, je sais. Mais si je faisais le contraire, si je sortais et continuais à les bombarder pendant encore 4 jours, juste en les bombardant sans relâche, j'aurais aussi mauvaise presse. Non, il n'y a rien que je puisse faire. Mais ce que ça fait, c'est que ça permet aux navires de partir. Si on continue de bombarder, ces navires ne partiront pas. Environ 500, 600, 700 millions de dollars par jour. C'est beaucoup d'argent. C'est beaucoup d'argent. C'est pour ça que le monde va bien. C'est liquide. C'est normal. Aussi, on aura épuisé nos réserves en environ 4 semaines. « Vous savez, il y a des réserves partout dans le monde.
Il viendra un temps où vous ne pourrez pas tenir. »
Un sage a un jour dit en janvier 2020 « L'Iran n'a jamais gagné une guerre, mais n'a jamais perdu une négociation. » Qui a dit cela ? Donald Trump. Ah, c'est bien ce à quoi je m'attendais que vous alliez dire. Vous avez dit que vous ne vous opposez pas à ce que l'Iran possède des missiles balistiques.
Je dis que si d'autres pays en ont, il est un peu injuste qu'il n'en ait pas eux aussi.
Alors, une annonce en grande pompe d'un accord préalable qui, finalement, ne sera pas signé. Un revirement de Donald Trump. Comment avez-vous vu et perçu ces séquences récentes ?
Le fond de la pensée, c'est que je n'y comprends plus rien. Voilà. C'est qu'en fait, on a le sentiment que Trump, d'abord, c'est un homme qui a fêté ses 80 ans, c'est quand même quelqu'un d'un peu âgé, qui est tiraillé à Hu et à Dia par des forces absolument contradictoires, entre, d'un côté, les Israéliens qui voudraient, en fait, et qui auraient voulu qu'ils détruisent ce qu'on appelle le régime des Mollas. Alors, en fait, son intervention a fini plutôt par donner tout le pouvoir aux gardiens de la Révolution, donc plutôt aux militaires, au détriment des religieux, d'ailleurs.
Et d'un autre côté, il y a sa base qui voudrait qu'il y ait la paix, à la fois en Iran et en Ukraine, sa base qui est de plus en plus anti-israélienne, d'ailleurs, et puis les élections de mid-terme qui arrivent bientôt. Donc, dans toute cette... Alors, il faut y ajouter par ailleurs, évidemment, tous les acteurs, le poids de la Chine, le poids de la Russie, le poids de l'Iran, le poids de l'Israël, le poids de la Syrie, le poids de l'Union européenne, etc., etc.
Donc il est un peu, à mon avis, tiraillé entre différentes des choses très contradictoires, sans compter le lobby militaro-industriel américain qui veut faire des affaires, et puis sans compter aussi ceux qui disent « Attention, vous êtes en train de ruiner l'économie mondiale ». Donc là-dedans, il navigue un peu à vue. Tout ça, ça vient, à mon avis, d'un point de départ. C'est qu'il a entamé une guerre en allant bombarder l'Iran, un peu sur un coup de tête. On l'a appris, parce qu'il s'était laissé un peu embobiner par Netanyahou.
J'ai rencontré, j'ai reçu récemment – là, on va sortir sur UPR TV – un entretien que j'ai eu avec Paul-Marie Couteau, qui a été aux Nations Unies dans sa carrière, qui avait été auprès de Boutros-Galile, le secrétaire général, et qui m'a dit qu'à l'époque, Netanyahou, qui représentait Israël aux Nations Unies, était déjà en cheville avec Trump. Et donc pour quelqu'un comme, par exemple, Paul-Marie Couteau, ça vaut ce que ça vaut, il y a Netanyahou et Trump se connaissent depuis longtemps, et qu'il y a une espèce d'accord mutuel, de soutien mutuel pour arriver au pouvoir. Voilà. De telle sorte que mon Trump est quand même tenu un peu par Netanyahou.
Je ne parle même pas des dossiers de l'affaire Epstein par ailleurs. Tout ça, c'est une intrication complète. Au total, Trump a lancé une attaque contre l'Iran. Et puis au bout du compte, on se rend compte de quoi ? On se rend compte que finalement, l'Iran a résisté, l'Iran a gagné. Et quand je lis ce qui est sorti dans la presse, qui effectivement, on ne sait pas si c'est un mémorandum, on voit bien qu'il y a eu Macron qui a voulu jouer les caïds, qui a fait un repas dans la Galerie des Glaces à Versailles, et qui a un peu extorqué. Il voulait se mettre en avant. Il a fait d'ailleurs un tweet en disant que la diplomatie française était absolument extraordinaire.
Non, il a été comme un larbin. Et donc je pense que Trump, il a signé ça. Mais il s'en fiche un petit peu. Et puis alors maintenant, on apprend qu'ils vont commencer une séance de négociation pendant 60 jours. Non, en réalité, la difficulté que Trump, il a, c'est qu'il a obtenu quoi, d'ailleurs ? D'après ce qu'a filtré dans la presse, il arrête les blocages des ports iraniens. Il y a un fonds de 300 milliards de dollars qui va être constitué pour reconstruire l'Iran. Merci pour l'Iran. C'est quand même bien. L'Iran prend l'engagement de ne pas faire de bombes atomiques, mais c'est ce qu'ils ont toujours dit. Ça fait depuis 25 ans qu'ils disaient ça.
Et puis les Américains retirent leurs troupes. Enfin voilà. Donc en fait, les Américains ont été battus. Mais je vois le narratif dans les médias occidentaux. On parle d'accords, de négociations, comme si c'était deux... Mais en réalité, les Américains sont obligés de faire machine arrière. C'est ça, la vérité. Et si vous regardez... Moi, j'aime bien regarder un petit peu... Bon, la presse française, c'est zéro. C'est toujours le même narratif. Il faut aller regarder la presse des pays étrangers. Aller regarder, par exemple, s'il se dit en Israël... En Israël, vous avez Yair Lapide, qui est l'opposant numéro 1 à Netanyahou, qui réclame des élections législatives anticipées en Israël.
Il y a d'ailleurs un sondage qui a été sorti par Israël 24 News, qui montre que s'il y avait des élections demain, après ce sondage, Netanyahou et sa coalition d'extrême droite seraient battus. Et donc c'est l'opposition de gauche qui serait élue. Et si vous allez lire le Times of Israël, vous lisez les déclarations de Yair Lapide sur Netanyahou et sur ces conflits. C'est incroyable. En France, ça serait interdit. Ça serait impossible de dire ce qu'on trouve dans la presse israélienne. Vous ne pouvez pas le trouver dans la presse française. Qu'est-ce qu'il dit, justement ? Il dit que Netanyahou... On n'a jamais vu un pire gouvernement dans l'Israël.
Il n'y a jamais eu un tel carnage qu'en 2023. Que toutes les guerres qu'il a commencées, il avait promis qu'il aurait une suprématie absolue. En fait, il s'est fait battre de partout. Que la signature d'Israël a été dégradée à deux reprises. Qu'il y a une insécurité galopante. Qu'il n'y a jamais eu autant d'actes de terrorisme juif en Israël contre les Palestiniens. Enfin, il dit des trucs, si vous voulez. Même Rima Hassan n'oserait pas le dire. Je dis ça parce qu'il faut bien voir qu'en France, on est quand même dans une bulle où l'information est absolument filtrée et ne correspond... La presse israélienne, par exemple, est beaucoup plus libre pour parler même d'Israël.
Et il ne se cache pas pour dire, en fait, c'est un désastre, cette affaire en Iran. Voilà. Nous, on présente ça comme si... C'est presque comme si Donald Trump était vainqueur. Enfin, il ne faut pas exagérer. Mais donc, en réalité, si vous allez regarder la presse du Sud global, comme on dit maintenant, dans tous les pays du monde, l'Iran a beaucoup gagné en prestige dans cette affaire. Voilà. C'est ça, la réalité.
Alors, on a le sentiment quand même que cet accord a été mis en suspens, précisément à cause de la situation au Liban. Ce que je vous propose, c'est que justement, on regarde une autre petite séquence à ce sujet.
Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole, l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban.
Le plus important, c'est que nous avons sauvé l'État d'Israël de la menace d'une destruction nucléaire, car il faut bien comprendre que l'Iran se précipitait vers l'arme nucléaire et s'empressait d'enterrer son industrie nucléaire et balistique profondément sous terre. Nous avons établi des zones de sécurité étendues autour de l'État d'Israël. Nous l'avons fait à Gaza, au Liban et en Syrie, où, soit dit en passant, nous avons détruit toutes les armes de l'armée d'Assad, qui constituait un maillon central de l'axe du mal. Et je tiens à le dire clairement, nous resterons dans ces zones de sécurité aussi longtemps qu'il le faudra pour protéger notre pays.
Je pense qu'Israël pourrait faire mieux. Je ne dis pas qu'il ne devrait pas se protéger du Hezbollah. Je dis que quand deux drones sont abattus et tombent dans le désert, vous n'avez pas à démolir des bâtiments à Beyrouth. Ils pourraient se comporter mieux.
Donald Trump est le seul chef d'État dans le monde entier
qui est bienveillant envers la nation d'Israël en ce moment précis. Il se trouve être le chef d'État de la superpuissance mondiale. Si j'étais au sein du gouvernement israélien, je ne m'attaquerais peut-être pas au seul allié puissant qui me reste n'importe où dans le monde entier. Au cours des trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre patrie ont été fabriquées par des mains américaines et payées par des dollars d'impôts américains. Le problème pour Israël n'est pas Donald Trump. Et quiconque en Israël pense que son plus gros problème est le président des États-Unis doit se réveiller et sentir la réalité de la situation dans laquelle se trouve ce pays.
Alors moi, si je reviens juste sur les propos du vice-président américain, J.D. Vance, j'ai trouvé que la ressemblance était frappante avec le rendez-vous de Volodymyr Zelensky au sein de la Maison-Blanche où justement J.D. Vance lui avait dit qu'il devrait remercier les Américains pour l'engagement aux côtés de l'Ukraine, etc. Et là, on voit aussi un discours assez brutal de la part de J.D. Vance à l'égard du gouvernement israélien.
Tout à fait. Tout à fait. Ce que dit Vance, c'est très très important parce que ça témoigne... Enfin, c'est quand même très extraordinaire ce que l'on vit. Il a quand même dit, on l'a entendu tous, que le dernier chef d'État qui protège Israël dans le monde, maintenant, c'est Trump. Parce qu'Israël, par son comportement absolument incroyable depuis des années, dénoncé justement par l'opposition, comme je le disais, qu'en France, on n'a pas le droit de dénoncer sinon, aussitôt, on vous dit que vous êtes antisémite et compagnie. Mais c'est pas vrai. Comme disait De Gaulle...
Vous savez, De Gaulle disait que les Américains devraient comprendre que leurs meilleurs alliés, c'est celui qui sait leur dire non. Israël devraient comprendre que le meilleur soutien d'Israël, c'est celui qui dit attention, là, ça n'a plus du tout. Et c'est d'ailleurs ce que fait, en fait, Vance, et ce que font Trump. Parce que là, maintenant... J'ai vu que Trump... Non, Vance a dit aussi depuis l'an... Il a dit qu'il appelait Israël au sens des responsabilités sur le Liban. Parce qu'en fait, on a affaire au sein d'Israël à des gens qui veulent la guerre. On a des partisans du grand Israël, des raids Israëls. C'est pas seulement Netanyahou, c'est son extrême droite.
Enfin, il fait partie de l'extrême droite. C'est Itamar Ben-Gvir.
Justement, Itamar Ben-Gvir, pardon de vous interrompre, vendredi a déclaré qu'il fallait brûler tout le Liban après la mort de 4 soldats de Tsaal, justement.
Mais non, mais ce sont des fous furieux. Enfin, Itamar Ben-Gvir, c'est quand même le type qui a fait voter une loi. Il faut peut-être remonter à l'Afrique du Sud d'avant de l'Apartheid pour trouver une loi pareille qui prévoit la peine de mort pour les Palestiniens qui tuent un juif israélien. Mais qu'un juif israélien tuant un palestinien israélien ou un arabe israélien, lui, ne peut pas avoir la peine de mort. Enfin, je schématise, mais c'est ça. C'est pas exactement dit comme ça, mais c'est ça. Et sa femme, vous avez vu, elle lui a fait comme cadeau d'anniversaire pour ses 50 ans un gâteau d'anniversaire où il y avait justement le symbole de son combat. C'est une potence avec une corde.
Mais est-ce que vous imaginez ça ? On a affaire vraiment à quelque chose d'absolument incroyable.
On a vu cette vidéo avec les prisonniers, entre guillemets, de la flottille de Gaza.
Voilà. Et puis vous avez, comment s'appelle, Bezalès Mottrich, qui lui a dit cette déclaration inouïe en disant que le droit international ne s'applique pas au peuple élu, ne s'applique pas aux Juifs, en fait. Ça va pas. C'est pas possible. Donc on a affaire à... Et encore une fois, il faut bien faire attention à ne pas essentialiser cette affaire parce que sinon, on basculerait dans l'antiséminisme. Je l'ai dit tout à l'heure, il y a une opposition. Netanyahou est minoritaire dans son pays. Et ces gens-là sont minoritaires. Mais ils font une espèce de... Ils poussent, ils se disent qu'ils jouent leur va-tout. Il faut faire une espèce de politique de terre brûlée.
Et comme je l'ai dit tout à l'heure, Trump étant tiraillé, parce qu'il y a certainement des dossiers sur Trump qui sont possédés, parce qu'ils adorent ça, les dirigeants israéliens, il doit être dans une situation difficile. Je rappelle aussi qu'en Israël, vous avez des hauts gradés de l'armée qui sont scandalisés par l'attitude de leur propre gouvernement. Donc il y a vraiment un risque. Et là-dedans, qu'est-ce qu'on peut dire ? Vous avez raison de faire un parallèle avec l'Ukraine. C'est qu'on a affaire, dans un cas comme dans l'autre, à des forces, on a l'impression, qui volent une guerre mondiale. Au Moyen-Orient, c'est Israël. En Ukraine, c'est l'Union européenne.
Et c'est le fameux Catuor, Mertz, Starmer, Macron et Zelensky. Vous avez vu cette photo ?
– Alors on vous rétorquerait, pardon, François Solino, on vous rétorquerait que non. Les deux puissances qui veulent la guerre mondiale, c'est d'un côté la Russie et de l'autre côté l'Iran.
– Oui, c'est ce qu'on raconte, c'est le narratif que l'on nous raconte. C'est malheureusement ce que l'on entend que dans tous les grands médias mainstream. C'est ce qui pose un énorme problème en France. Et un problème, je me permets de le dire, puisque là, on arrive dans une phase qui est la phase de l'élection présidentielle. Il faut que les Français méditent bien ce qui est en train de se passer. Macron, et on a vu cette photo devant le 10 Downing Street, il y avait Starmer, Mertz, Macron, Zelensky, qui sont là à donner des leçons de démocratie à la planète entière. Sur ces 4 personnes, le moins impopulaire, c'est Macron, dans son propre pays. Vous vous rendez compte ?
Starmer, il aurait dû d'ailleurs dégager, il a été battu de façon extraordinaire. Mertz, il est vomi par sa population, et Zelensky aussi. Ces personnes-là veulent nous entraîner vers la guerre. Je m'adresse ici à toutes les personnes qui s'apprêtent à voter pour la présidentielle. Faites très attention au candidat pour lequel vous allez proposer vos votes, puisque de M. Bardella jusqu'à l'extrême-gauche non comprise, on peut exclure LFI, tout le monde est pour l'Union européenne. Mélenchon veut rester dans l'UE aussi, bien sûr. Mais à part lui, tout le monde veut rester non seulement dans l'UE, mais tout le monde soutient Zelensky et l'Ukraine. Bardella, Mme Le Pen, M. Zemmour, y compris.
Ça veut dire que nous allons... Alors je parle même pas d'Edouard Philippe, de Attal, qui a fait le voyage... Ils vont tous au pèlerinage de Notre-Dame de Zelensky. Vous avez vu que la Commission européenne a annoncé qu'elle lançait les processus de négociation pour l'entrée de l'Ukraine et de la Moldavie dans l'UE. Vous savez que quand on entre dans l'UE, pour qu'un État entre, il doit remplir toute une série de chapitres de négociations. La Commission européenne a décidé de lancer ça. Avez-vous été consultée, Élise Blaise ?
Je n'en ai pas souvenir.
Personne en France n'a été consultée. L'entrée de l'Ukraine dans l'UE, d'abord c'est un chiffon rouge pour la Russie, et par ailleurs c'est la destruction au passage de l'agriculture familiale française de ce qu'il en reste.
La Russie avait dit qu'elle n'était pas forcément opposée à l'entrée de l'Ukraine dans l'UE.
Oui, elle a dit opposée à l'OTAN, parce que l'un ne va pas sans l'autre. Et puis c'est quand même l'entrée dans l'UE qui avait eu ce revirement, vous savez, qui avait provoqué Maïdan justement, lorsque la Russie, elle est en fait... Bon, elle peut comprendre que si l'Ukraine entre dans l'UE, ça a été chiffré par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, etc. À minima, il y a pour à peu près 550 milliards de dollars pendant 10 ans pour reconstruire l'Ukraine. Et c'est un chiffre... Vous savez ce que disent les ingénieurs dans ce genre de situation.
Ils disent qu'il faut multiplier par le nombre pi, c'est-à-dire par 3,14, pour avoir le chiffre réel, parce qu'il y a toujours des dérapages. C'est-à-dire en fait, il faut beaucoup plus compter sur 1 000 milliards en 10 ans, c'est quasiment du 100 milliards par an. Et comme la France paye 20%, ça nous fait minimum, minimum 10 milliards par an, soit 20 milliards, parce que les Américains ont déjà fait savoir que ça ne les intéressait pas. Ça veut dire que si l'Ukraine entre dans l'UE, les Français, sans qu'ils s'en rendent compte, vont être ponctionnés pour donner de l'argent à l'Ukraine à hauteur de peut-être 10 ou 20 milliards d'euros par an.
C'est-à-dire 10 milliards, c'est le budget du ministère de la Justice dont on parle tellement. Est-ce que les Français se rendent compte de ça ? Et le pire étant d'ailleurs que cet argent qui serait donné à l'Ukraine servirait les intérêts de qui ? De BlackRock et Vanguard qui ont déjà acheté la moitié des terres ukrainiennes. Et également l'achat de matériel militaire qui serait du matériel militaire américain. C'est-à-dire qu'en plus de ça, ça aurait un effet complètement récessif sur notre économie. Qui le dit en fait en France ? Quel responsable candidat à l'élection présidentielle le dit ? Ils sont tous bardés là.
Enfin bardés là quand il a le temps entre sa princesse et les trucs de Formule 1 et les coupes de champagne. Vous êtes jaloux ? Je ne suis pas jaloux. Mais c'est absolument scandaleux. C'est absolument scandaleux. L'OPA qui est faite par l'oligarchie, par l'intermédiaire de ce paltoquet qui est bardé là, qui est... Vous vous rendez compte que le vote RN ? Ce sont des pauvres gens. Ce sont des gens dans les mineurs du Nord qui ont laissé le Parti communiste ou le Parti socialiste. Ce sont des gens qui en bavent, qui en parlent, qu'on n'arrive plus à faire les fins de mois. Vous les trouvez notamment dans le Nord-Pas-de-Calais, dans les banlieues, dans certaines banlieues françaises.
Vous les trouvez dans des zones complètement délaissées. Et vous avez maintenant quelqu'un qui prétend les représenter, qui se fiche éperdument. Vous avez vu sur la marche blanche. Il y a eu au vote de marche blanche. Il y en a tous les jours. Je n'ai pas le temps. Et qui fricote à Monte Carlo. Mais c'est incroyable. Et le pire étant que ce monsieur... Mais c'est vrai aussi d'Édouard Philippe. C'est vrai aussi de Attal. C'est vrai aussi du candidat qui sera celui du Parti socialiste. C'est vrai de Glucksmann ô combien, puisque Glucksmann est quasiment un agent de la CIA. Tout le monde est au courant. Et c'est vrai de tous ces gens-là.
Par ailleurs applaudissent les deux mains et demandent sur l'air des lampions que l'Ukraine entre dans l'Union européenne. Et accessoirement approuve la politique actuelle, qui est la plus dangereuse. Parce que vous avez vu ce qu'on entend dans la presse. On entend que Macron serait l'initiateur, l'instigateur de ces frappes en profondeur. Voilà. Macron, il parle que de profondeur. Il veut attaquer profond la Russie. C'est pour ça que vous avez vu ce qui vient de se passer avec une raffinerie près de Moscou. C'est pas l'Ukraine contre la Russie. C'est l'OTAN contre la Russie. La Russie fait l'objet en ce moment d'attaques de l'OTAN.
Jusqu'à quand est-ce que Poutine va accepter ça sans réagir de façon violente ? L'idée, c'est justement de provoquer Poutine. Poutine, dont la position personnelle s'affaiblit. Bon, il y a des gens, je lis dans la presse, qu'il a maintenant... Ses sondages sont en berne, ça s'effondre. Il est à 79%, je crois. Voilà. Même s'il tombe à 60%, quand on voit que Starmer, que Merck, c'est à 12%, Starmer à 15% et Macron à 19% ou 20%, ça fait quand même rigoler. Mais c'est vrai quand même qu'il y a dans l'entourage de Poutine des gens, mais qui ne veulent pas... Et qui veulent, au contraire, passer à la vitesse supérieure.
Parce qu'il y a un moment à partir duquel les gens vont finir par se dire à quoi ça sert d'avoir l'armée technique. Si on se laisse... C'est comme ça le risque.
Il y a des élections d'ailleurs en Russie, bientôt, ce qui peut causer des pressions sur Vladimir Poutine.
Peut-être, oui. Oui, c'est des élections bien tempérées quand même. Mais d'autant plus que d'après les sondages, Poutine est plus populaire, même encore maintenant qu'il ne l'était avant le lancement de la guerre sur l'Ukraine, sur le Donbass. Vous avez vu que Starmer propose maintenant d'envoyer de l'uranium enrichi à l'Ukraine. Mais où va-t-on ? Et moi, vraiment, j'insiste ici auprès des gens qui m'écoutent. Arrêtez de perdre votre temps avec ces... Vous savez, ces sketchs que l'on voit. On va voir apparaître là toutes les espèces de forums, de colloques. Là, il y en a eu un. C'était le colloque des jeunes agriculteurs qui s'est tenu à Bourg-en-Bresse. Bon.
Et il y avait les principaux candidats. Évidemment, je n'étais pas invité, bien entendu. C'est comme sur BFM ou qui ne m'a pas invité. Puis après, il y a des gens qui disent que j'ai refusé. Non, non, moi, si BFM m'invite, j'y vais. Bien sûr, je refuse aucun débat. Mais lorsqu'il y a eu donc ce congrès des jeunes agriculteurs à Bourg-en-Bresse, ils ont fait venir. Il y avait Mme Tondelier, M. Attal, M. Édouard Philippe. Il y avait le représentant de Bardella, M. Tanguy, qui est venu. Parce que Bardella, dès qu'il s'agit de technique, il est incapable. Donc il faut qu'il ait des porte-voix, des béquilles, en fait. Et puis il y avait également, je ne sais plus qui, qui... Bon.
Et tout ce petit monde est venu. Si je lis le journal Le Mans, c'est pour rassurer les agriculteurs. Mais il ne faut pas les rassurer les agriculteurs. Il faut au contraire se rendre compte que leur profession est en train d'être complètement détruite. D'ailleurs, lors du... Ça, c'est le monde qui le dit. Ce n'est pas les candidats, en l'occurrence. Ah mais si, ils ont eu des propos. La France, etc. Comptez sur moi. Et on ment aux Français. Il faut que les Français comprennent que ce que leur disent les candidats à l'élection présidentielle, mainstream, ceux qui voient tout le temps l'été, passent leur temps à leur mentir.
La réalité, par exemple, sur les agriculteurs, c'est que sur la négociation pluribudgétaire pour l'Union européenne, il est question d'augmenter considérablement le budget, justement pour l'entrée de l'Ukraine, de la Moldavie, sans compter les autres. Il y a Bosnie-Herzégovine, l'Albanie, le Monténégro, peut-être l'Arménie, peut-être la Géorgie. J'ai dû oublier la Macédoine du Nord. Enfin c'est inimaginable. Les Français, on leur cache tout ça. Le budget sur les 7 ans prochains qui est en train d'être négocié va augmenter considérablement. Et la contrepartie, c'est qu'on va diminuer la politique agricole commune.
C'est peut-être que les Français vont payer encore beaucoup plus et les agriculteurs vont recevoir encore moins. Qui le dit ? On a affaire à des gens qui viennent leur raconter des carabistouilles en disant « Voilà, je fais de moi le... » Vous avez vu par exemple quelqu'un comme Édouard Philippe qui a dit qu'il veut mettre dans la Constitution que l'agriculture est un élément très important de la France. Mais c'est quoi ça ? C'est quoi ? C'est vraiment se moquer du monde. Il faut vraiment que les Français n'écoutent plus ce qui est dit. Il faut que les Français... Je sais que c'est difficile parce que c'est une guerre de la manipulation d'informations.
Il faut que les Français méditent cette parole extraordinaire qui a 2500 ans d'âge de Confucius. Écoutez les paroles, mais observez les actes. Écoutez les paroles, mais observez les actes. Les actes, c'est quoi ? C'est que quand je vois par exemple ce Attal qui dit qu'il se présente à la présidentielle en disant « Je vais refaire dans les dix ans qui viennent de la France quelque chose d'extraordinaire », mais qu'est-ce qu'il a fait au cours des dix ans qui se sont écoulés ? Attal ou Édouard Philippe sont là pour nous expliquer qu'en fait, ils vont essayer de corriger tout le désastre qu'ils ont produit.
Et ce qu'il faut bien comprendre, il faut bien comprendre quelque chose, c'est que la flambée extraordinaire de la dette, on peut se poser la question de savoir si ça n'a pas été volontaire. Volontaire pour mettre la France dans la main des créditeurs, des créanciers. C'est de ça qu'il s'agit. Pousser à la guerre contre la Russie... Alors je ne partage pas tout à fait ce point de vue, mais il y a certains esprits... Moi, j'écoute quand même ceux qui le disent.
Ils disent qu'en fait, l'objectif de Macron, qui n'a toujours pas annoncé les dates pour l'élection présidentielle, serait d'avoir une bonne guerre qui permettrait éventuellement de suspendre le processus électoral en France, comme d'ailleurs Zelensky l'avait. Parce que je rappelle que Zelensky se maintient au pouvoir depuis plus de 2 ans maintenant, en ayant supprimé toutes les élections en Ukraine et en ayant interdit les 11 partis d'opposition. C'est lui qu'on nous présente comme un parangon de démocratie. Et remarquez bien cette affaire. Trump, Macron, Mertz, Starmer et Zelensky sont tous en fin de course. Ils sont tous des...
Je mets un petit bémol sur Trump, qui a quand même encore du soutien populaire. Mais les autres... Mais même Trump, il va entrer dans la dernière phase de son 2e mandat. Et s'il rate les élections de midi, il devient ce qu'on appelle le lame-dac aux États-Unis. C'est-à-dire le canard breton, il n'aura plus de pouvoir. On a donc affaire à des dirigeants qui sont en phase finale de leur pouvoir et qui pourraient être tentés par une espèce de fuite en avant. Et la fuite en avant est portée par, si j'ose dire, deux béquilles. D'une part, l'endettement colossal de la France. Et d'autre part, s'agissant de la France, d'autre part, notre engagement dans une guerre vis-à-vis de la Russie.
C'est pour ça que j'en appelle vraiment à la conscience de tous mes compatriotes. Essayez vraiment de bien comprendre que tous les candidats, je dis bien tous, tous ceux qui vous sont présentés dans les médias, dans les sondages, etc., sont tous des gens qui servent cet agenda, qui est un agenda au bout du compte de la destruction du pays. On va peut-être parler... Excusez-moi, j'ai fait un long tunnel. Je vous prie de m'en excuser. Mais je parle de ça avec Chalot, parce que c'est vraiment... Je pense que la situation, elle est extrêmement, extrêmement grave.
Je n'ai même pas parlé des processus de démantèlement de la France, avec en particulier le processus en Corse, où j'ai vu que le Rassemblement national, maintenant, est d'accord pour que les Corses puissent faire leurs propres lois. C'est-à-dire qu'on est dans un pays en France où l'on nous explique que la France, elle est beaucoup trop petite pour avoir des lois différentes de celles de la Lettonie, de Chypre ou de la Slovaquie, mais qu'en revanche, la France est vraiment beaucoup trop autoritaire. Il faut absolument que les Corses puissent faire leurs propres lois. C'est-à-dire, vous voyez bien que dans un cas comme dans l'autre, c'est la France qu'il s'agit de détruire.
Vu de Quimper ou Ajaccio, ce serait un monstre de centralisation. Vu de Washington ou de Pékin, la France serait ridicule de petite taille si il faudrait vite fusionner avec les 26 pays alentours.
Vous m'avez parlé de la Corse, mais j'aimerais qu'on fasse un tout petit retour en arrière avec l'Ukraine, notamment avec une déclaration de Tulsi Gabbard, directrice du renseignement américain. Elle a fait une vidéo alors qu'elle s'apprête à quitter son poste et l'administration de Trump. On l'écoute.
Après des mois passés à éplucher les archives et les dossiers des services de renseignement, je publie aujourd'hui de nouvelles preuves attestant du financement de longue date par le gouvernement américain de plus de 120 laboratoires biologiques dans plus de 30 pays. Parmi ces laboratoires biologiques figurent notamment ceux situés en Ukraine, qui pourraient être exposés à des risques en raison de la guerre en cours entre la Russie et l'Ukraine.
En effet, les services de renseignement avaient déjà averti qu'un laboratoire biologique financé par les Etats-Unis en Ukraine abritait probablement des agents pathogènes dangereux et restait vulnérable aux menaces persistantes d'attaques, de saisies ou de destructions par la Russie.
Alors évidemment, c'est un tout petit extrait des déclarations de Tulsi Gabbard. Qu'en avez-vous pensé ?
La première chose que j'en ai pensé, c'est ce qu'elle dit est extrêmement grave. C'est même colossal. Et la deuxième chose, c'est que les médias mainstreams n'en ont pas parlé. C'est-à-dire que la grande masse du peuple français n'est pas au courant. Au passage, ça confirme quand même ce que racontait un certain nombre de prétendus complotistes. Parce que qui paye ? Elle parle du gouvernement américain, mais il n'y a pas que le gouvernement américain. On sait qu'il y a des fortunes du style Bill Gates qui sont derrière. Qui paye ? Quels sont les travaux menés ? C'est quoi ? Il s'agit de quoi ? Est-ce qu'il s'agit de gains de fonction, comme on dit ?
Est-ce qu'il s'agit d'avoir des agents de plus en plus pathogènes ? Est-ce qu'il s'agit d'une guerre bactériologique ? Et vis-à-vis de qui ? Vis-à-vis d'un pays ennemi ou vis-à-vis de sa propre population ? Ça pose des questions absolument effarantes. De même que viennent des États-Unis des informations très précises, développées par Robert Kennedy Jr., qu'il est de bon ton de considérer dans les médias français comme quelqu'un de ridicule, mais qui montre qu'il y a eu toute une stratégie de décrédibilisation de l'utilisation de l'ivermectine et de l'hydroxychloroquine.
Hydroxychloroquine, c'est un médicament qu'on connaissait depuis des centaines et des centaines d'années et qui est utilisé par des milliards d'habitants dans le monde pour lutter contre le paludisme, qu'on nous a présenté comme quelque chose d'extrêmement grave, l'ivermectine qui a énormément de vertus, tout ça. Et vous avez vu ce qui vient des États-Unis. On apprend qu'en fait, c'était bien délibéré, parce qu'il s'agissait de fourguer les injections à R&M. Il était un business à 200 milliards de dollars. On est dans un monde, si vous voulez.
Il faut bien que les Français comprennent que le monde occidental de façon générale, l'Union européenne, les États-Unis en particulier, la France malheureusement avec, nous sommes tombés dans les mains d'une mafia. Mais c'est la mafia, c'est vraiment la mafia qui maintenant tient le pouvoir, tient le pouvoir et qui nous impose par une espèce d'inversion généralisée d'ailleurs des valeurs. On s'aperçoit qu'on a des gens qui mentent effrontément, je le disais tout à l'heure, qui se proposent comme étant des... Ils donnent des leçons de démocratie à tout le monde alors qu'ils sont en train d'installer une dictature générale. Au nom de la liberté, on va verrouiller Internet.
On va demander maintenant, à partir du mois de septembre, que les gens mettent leur identité. Au nom de la paix, en fait, l'OTAN ne cesse que de provoquer la Russie en allant... Enfin, où va-t-on ? Donc il est vraiment important de comprendre que la France et l'Union européenne sont tombées dans une main d'une mafia. Voilà. Et qui le dit parmi les responsables politiques français ? Ce candidat à l'élection présidentielle.
François Asselineau. Peut-être que les autres ne le pensent pas aussi, tout simplement. C'est peut-être aussi pour ça qu'ils le disent.
Écoutez, quand je vois Beyrou qui fait un bouquin en disant « C'est scandaleux, il faut que les Français comprennent la dette, etc. » Mais il a été Premier ministre. Il a endetté la ville de Pau d'une façon colossale. Ça aussi, c'est un conseil que je donne aux gens qui m'écoutent. Excusez-moi, je suis véhément, mais il y a de quoi... Les gens, avant de voter pour un candidat en 2027, il faut qu'ils aillent se renseigner sur, par exemple, comment ils gèrent leur boutique. Depuis que j'ai créé l'UPR, nous avons eu ça d'endettement. Zéro. J'ai la fierté de dire que nous avons depuis 19 ans jamais le moindre endettement.
Et nous avons maintenant la chaîne UPR TV qui est la chaîne la plus fréquentée de tous les partis politiques français sur YouTube. 510 000 abonnés, 123 millions de vues cumulées. Allez regarder les autres partis politiques. Les autres, ils font quoi ? Ce sont des partis politiques qui sont grevés de dettes, etc. et qui prétendent nous donner des leçons pour améliorer l'endettement public. Non ! La dette publique française, c'est un boulet qui est mis au pied du peuple français pour qu'il passe sous les fourches codines. Voilà.
Si demain, les Français avaient la sottise délire Bardella ou la sottise délire Mélenchon, d'abord, je pense que nous irions, dans un cas comme dans l'autre, vers des problèmes sociaux absolument colossaux, parce qu'il y a une partie entière de la population qui entrerait en rébellion contre le nouveau président. Et je pense qu'il y a des gens qui veulent ça, qui veulent une guerre civile en France. C'est vraiment très, très grave, ce que je dis, et vraiment très important. Mais en plus de ça, les gens qui croient que Bardella changerait tout, je leur conseille de regarder ce qui s'est passé avec Mélanie, en Italie, parce qu'elle aussi, c'était, paraît-il, l'extrême droite.
Maintenant, il y a plus d'immigrés qui entrent avec Mélanie en Italie, avec la bénédiction, c'est-à-dire qu'ils sont des immigrants légaux, que du temps de son prédécesseur Mario Draghi. Et Mélanie, elle est complètement alignée sur le narratif américain. Et ceux qui s'apprêtent à voter Mélenchon, oui, avec des bémols, mais enfin quand même. Elle était là, vous avez vu, elle fait la bise à tout le monde au G7. D'ailleurs, le G7 qui n'est pas un G7, au passage. On est dans un monde très, très incroyable.
Pourquoi c'est pas un G7 ?
Alors c'est quoi les 7 pays ? Qu'est-ce que venait faire Narendra Modi, par exemple, là-dedans ?
Il était un invité de plus. Oui, non, c'est ça.
Et qu'est-ce que venait faire Zelensky ? C'est pareil, il était invité. En fait, il y avait 16, je ne sais plus combien d'États. Enfin, c'est un peu un détail, mais pas tout à fait. Bon, ça se veut quoi ? Une espèce de directoire mondial ? Ça se veut prendre la place de l'ONU ? C'est quoi ce truc ? Et puis, c'est des sketchs. Vous avez peut-être vu cette scène où l'on voit Macron avec Zelensky devant les... Alors il fait semblant d'aller le chercher. Enfin tout ça, ce sont des fake news les unes après les autres. Voilà. Mais je termine mon propos, parce que ceux qui pensent que, par exemple, voter Mélenchon, ce serait quelque chose... Mélenchon, ça serait le Tsipras numéro 2.
On l'a eu en Grèce. Rappelez-vous, en 2013, c'était... Non, je crois que 2013, lorsque Tsipras est arrivé à la tête de la Grèce, c'était... On allait voir ce qu'on allait voir, l'extrême-gauche et ci et ça. Il est passé sous les fourches codines de l'Union européenne. Voilà, c'est tout. Donc si les Français, de façon superficielle, parce que les gens n'aiment pas en France, on saute comme ça aux conclusions, parce que les gens se disent... C'est comme les gens qui disent « Ah oui, moi, je vous aime beaucoup, M. Assino, mais vous n'y arriverez pas, donc j'ai voté utile ».
Mais le vote utile, ça a été utile de voter pour Bardella au Parlement européen ou de voter pour Manon Aubry au Parlement européen ? Ça a été inutile.
Au Parlement européen, justement, on vous dirait que cette semaine a eu lieu un vote inédit, puisque une loi a été votée pour le retour, c'est-à-dire en réalité l'expulsion des clandestins de l'Union européenne. Ce vote a été permis grâce à une forme d'union du centre droit, on va dire, jusqu'aux patriotes, c'est-à-dire les patriotes CR, le PPE, quoi, globalement.
– Hum, eh bien on va voir la suite des événements, si vous voulez bien, parce que le poids du Parlement…
– Alors on dirait que vous êtes un esprit chagrin, là.
– Non, non, non, écoutez, on va voir la suite des événements. La suite des événements, c'est quoi ? C'est quand même extraordinaire que cette question de l'immigration qui taroude la société française depuis des années, à part moi, personne ne dit que les questions migratoires sont fixées par le traité d'Amsterdam depuis le 1er janvier 1999. C'est désormais la Commission européenne qui gère cette affaire. Donc ce qui a été dit, là, c'est très gentil, mais en pratique, on reste dans l'espace Schengen. En pratique, vous avez la politique de la Commission européenne qui consiste à faire entrer 4 millions de migrants par an tous les ans, des migrants légaux, dans l'espace Schengen.
Et quand vous avez des migrants venant d'Afrique francophone, du Maghreb francophone, qui entrent, que ce soit par l'Italie, que ce soit par l'Espagne, que ce soit, je sais pas, la Grèce, la Hongrie, etc., ils vont pas s'installer en Hongrie ou en Grèce, parce qu'ils parlent pas le grec ni le hongrois. Donc ils vont s'installer où ? Ils vont s'installer en France. En plus de ça, il y a des communautés déjà originaires, des pays dont ils sont eux-mêmes originaires. Et puis la France est bonne fille avec des prestations sociales et qu'elle distribue très largement. Donc ça veut dire qu'on ne peut pas honnêtement mettre un terme à l'immigration torrentielle telle qu'elle existe.
Et moi, c'est dans mon programme, c'est l'idée. Moi, si vous voulez, je suis dur avec là où les gens ne disent rien et je suis souple là où les gens passent leur temps à taper. On a affaire à des partis politiques qui passent leur temps à taper sur les immigrés, les immigrés, etc., mais qui ne s'intéressent pas à ceux qui organisent tout ça. Ceux qui organisent tout ça, c'est l'Union européenne. Ils ne veulent pas en sortir. Donc moi, je ne tape jamais sur les immigrés. Plus exactement, ceux qui respectent la loi. Parce que par ailleurs, je suis aussi celui qui dénonce l'influence des frères musulmans financés par le Qatar. Le Qatar qui, par ailleurs, est à la tête du PSG.
Tout le monde s'est extasié devant la victoire du PSG. Je rappelle que la victoire du PSG, là-dedans, c'est un...
— Extasier, c'est le mot.
— C'est vrai. Moi, je trouve ça complètement indécent. C'est pas une équipe parisienne. C'est une équipe qatariote. Ou qatari. Ça dépend comment vous dites. Le PSG a été racheté par le Qatar. Le type qui organise tout ça, ce sont des fonds qatari. Et puis vous avez là-dedans... Vous n'aviez que deux Français, d'ailleurs, sur les 11 principaux joueurs.
— C'est pas l'équipe de France. C'est le PSG.
Voilà. Oui. Mais enfin, vous avez... Le gardien de but, c'est un russe. Alors tiens, comme par hasard, on a... Pour le coup, il n'y a pas de... Il n'y a pas de... Il n'y a pas de... Il n'y a pas de sanctions. Là, on peut importer... Voilà. Vous aviez... Il y a un type, un buteur formidable, je crois, qui est géorgien. Vous avez un équatorien. Vous avez un brésilien. Vous avez un portugais, un espagnol. Voilà. Bon. Donc... Mais ce qui est essentiel, c'est que... Alors tout le monde s'extasie. Vous avez vu. Il y a Édouard Philippe qui s'est préféré. Mais là, il était là. Vous allez se faire prendre en photo. Il faut bien comprendre que celui qui finance ça...
Le Qatar finance aussi les frères musulmans dans les banlieues. Qui c'est qui l'a dit ? Moi. Et comment... — Vous dénoncez les frères musulmans. — Comment ? — Une grande partie des mouvements politiques dénoncent les frères musulmans. — Non, mais qui est-ce qui dit que derrière, il y a l'émirat du Qatar ? — Il y en a beaucoup. — Non, non, non, non, non, non. Non, non, non, non, non. Qui est-ce qui dit qu'il faut... Si on veut vraiment arrêter l'immigration, il faut sortir de Schengen et de l'Union européenne ? Parce que sinon, on ne pourra pas le faire. Mélanie, c'est la preuve. C'est pour ça que vous avez des gens qui sont poussés par les médias, comme Bardella, comme Zemmour, comme...
Ils ne veulent pas sortir de l'Union européenne. C'est une arnaque totale.
— Mais quand on regardait... Bon, Victor Orban, certes, maintenant, il a été battu. Mais auparavant, Victor Orban avait été parvenu à réduire l'immigration au sein de l'Angleterre. Alors certes, au prix de sanctions de la part de l'Union européenne. Mais il avait résusté. Il y était parvenu.
— Alors d'abord, c'est un peu une légende urbaine. Parce qu'il y avait quand même des immigrés. Le problème, c'est que... Enfin le problème ou l'avantage, c'est comme vous voulez, pour eux, c'est que c'était essentiellement des immigrants venant plutôt d'Ukraine, d'Europe de l'Est, et non pas venant des pays... Pour les raisons que je viens de vous dire. C'est que si vous voulez...
— Ça change quelque chose, ça ?
— Si vous êtes malien ou si vous êtes... Oui, parce que visuellement, si vous voulez... Parce qu'il y a du racisme qui se cache derrière l'idée de la lutte contre l'immigration chez un certain nombre de Français. Il y a cette idée, si vous voulez, de quelque chose d'invasif. Moi, je suis démocrate. Il y a 75% des Français qui trouvent qu'il y a trop d'immigration, dont d'ailleurs beaucoup de Français... — Et donc qui sont racistes. — Et eux-mêmes d'origine immigrée. Non, pas nécessairement. Mais il y a des gens qui cultivent ça. Il y a des gens qui passent leur temps à cultiver cette affaire. Donc moi, je ne suis pas... Il faut pas être raciste. Il faut dénoncer les processus.
Il faut dire qu'il faut arrêter ça. Maintenant, il faut mettre un terme à cette histoire. Et ceux qui prenaient l'exemple de la Hongrie, c'était un assez mauvais exemple. D'abord, parce qu'il y avait des immigrants. Deuxièmement, parce qu'effectivement, quand vous allez à Budapest, vous n'avez pas le même profil que quand vous arrivez à Paris. Troisièmement, je rappelle quand même qu'effectivement, la Hongrie a été sanctionnée. Et quatrièmement, d'ailleurs, ils ont fait en sorte qu'Orban dégage. Voilà. Voilà. Et puis la Hongrie, c'est la Hongrie. La Hongrie, c'est un pays bénéficiaire. C'est pas très important, la Hongrie, pour l'Union européenne.
La France, c'est un des piliers fondamentaux de la construction européenne. Si la France, elle sort de l'Union européenne, on paye 20% du truc. C'est le truc qui... Parce qu'on aura un effet de souple. Mais c'est toujours comme ça que ça s'est passé dans l'histoire de France. Rappelez-vous à toutes les révolutions qui...
On pourrait vous dire, pardon, mais on pourrait vous dire, si la France décide de dire le mot de Cambron à l'Union européenne, notamment sur les quotas migratoires, par exemple, eh bien là aussi, il y aura un effet de souffle. Et on pourra faire la même chose sans pour autant sortir de l'Union européenne. La France dira tout simplement « Niette, on s'arrête ».
Alors ça, c'est le principe du style « Oui, oui, on le fait quand même ». Ça, c'est le truc à la Mélenchon. Sauf que, comme on reste dans l'Union européenne, on reste tributaire d'autres politiques sur lesquelles nous aurons des sanctions. Parce que si on s'avisait de dire « On rétablit des contrôles aux frontières », vous savez ce qui se passerait ? On aurait la BCE, Mme Lagarde, je sais pas quoi, qui est une mondialiste, etc., qui passe un petit coup de fil au nouveau gouverneur de la Banque de France en disant « Écoutez, malheureusement, la Banque centrale européenne ne va pas racheter sur le marché secondaire les obligations assimilables au Trésor du Trésor français ».
Ça veut dire que dans la demi-heure, les taux d'intérêt sur la dette française explosent. Et les Français ne se rendent pas compte vraiment de l'extrême gravité à quel point Macron nous a ligotés, pas seulement en mettant des gens à lui, à la tête de la Cour des comptes, de la Banque de France, etc. Parce que, bon, si nous, on arrive au pouvoir, on demandera tout simplement à la présidente de la Cour des comptes qu'elle dégage. Voilà. Et puis on verra ce qu'elle dira. Parce que quand même, elle ne pourra pas s'exciper d'un truc comme ça qui a été fait de façon délibérée pour verrouiller le vote des Français. – Elle aura le droit de rester. – Elle aura le droit de rester.
On aura le droit éventuellement, je ne sais pas, de voir un petit peu, de fouiller un petit peu ce qu'elle a fait, quels sont ses financements, quels sont... Voilà, il y a quand même des moyens quand on est dans le rôle de l'État, n'est-ce pas ? L'État, c'est très bien. C'est très bien fait quand il le faut. Mais je reviens à ce que l'on disait. Les taux d'intérêt en ce moment sont en train d'augmenter de façon considérable. Alors ça, là aussi, il faut que les Français comprennent bien ce qui se passe. L'État, pour se financer, lance des obligations assimilaires du Trésor sur 10 ans. Tout quasiment... Alors je le simplifie, tous les mois, pof, on prend pour 10 ans.
Donc en ce moment, juin 2026, on est en train de rembourser, c'est ce qu'on appelle les tombées, c'est la fin des obligations sur 10 ans qui avaient été souscrites en juin 2016. C'est-à-dire qu'il faut rembourser le capital. Sauf qu'en 2016, d'abord, on n'a pas l'argent, mais on est encore en déficit. Bon. Donc il faut emprunter. Il faut emprunter ce qu'on rembourse. C'est en fait de la cavalerie. Bien. Il faut même emprunter plus, puisque le cornu, on va vers un déficit budgétaire de 6%. Mais là, on est obligé donc de rembourser des emprunts qui ont été souscrits en 2016, en juin 2016. Mais en juin 2016, les taux d'intérêt étaient très faibles. De mémoire, ça va être du 0,5.
Maintenant, on est à 4. Ça veut dire que tous les mois, on se prend une nouvelle tranche avec un différentiel de plus 3 points de taux d'intérêt. On a payé 60 milliards de produits financiers en 2015, en 2025. Pour 2026, on est parti pour 80 milliards. Pour 2027, peut-être pour 100 milliards. Pour 2028, peut-être pour 120 milliards. Je ne sais pas si les Français se rendent compte de ce que ça veut dire. C'est inimaginable. C'est la raison pour laquelle il faut absolument, absolument maintenant... L'idée qui se cache derrière, c'est que la France va être mise sous le statut tel du FMI. et que l'on va obliger les Français à vendre par appartement le patrimoine national.
C'est pour ça qu'il s'agit d'une politique réellement délibérée. Alors certains parlent... J'ai vu ici ou là, on parle du moment hamiltonien. C'est encore un américanisme. Ça fait référence à Hamilton, à Alexandre Hamilton, je crois, qui avait...
– Ça n'a rien à voir avec Lewis Hamilton.
– Non, qui avait poussé à la fédéralisation des États-Unis d'Amérique à la fin du 18e, début du 19e siècle. Bon, le moment où on crée justement une fédération. Mais les gens qui parlent de ça, les gens qui croient qu'à partir du moment où on va fédéraliser la dette, c'est paraît-il que c'est un des projets de Macron qui voudrait avoir des eurobondes. Mais il faut vraiment être... Excusez-moi d'une naïveté ou d'une perversité mentale et intellectuelle ou d'une ignorance crasse.
Les Finlandais, les Néerlandais, les Luxembourgeois, les Allemands, qui sont les peuples qui sont bénéficiaires nets dans le cadre de la balance des paiements courants, dans le cadre de ce qu'on appelle le système d'Ariette 2, ne voudront jamais avoir une fongibilité des obligations entre les pays de l'Union européenne. En gros, ils ne veulent pas payer les dettes des Italiens, des Grecs et des Français. Enfin c'est quand même... Au contraire, en ce moment...
Vous diriez que pour l'emprunt Covid, ça a marché ?
Non, mais c'est un truc très particulier qui n'a pas concerné... Et ce n'est pas du tout la même chose. Il s'agit d'un emprunt où chacun... C'est la Commission européenne qui empruntait, mais chacun en prorata des mises de fonds des pays européens. Tandis que ce que voudraient... Ceux qui rêvent de ce qu'on appelle le moment en Hamiltonian saison d'Europe fédérale, c'est qu'effectivement, tout le monde soit responsable de tout le monde. Voilà. Je vais raconter une anecdote. Je ne sais pas si je l'avais déjà raconté. J'étais avec Hervé de Charrette quand j'étais conseiller aux affaires auprès de lui, notamment pour l'Asie et les questions économiques. Donc ça remonte à 1996, 95 ou 96.
On était alliés à Singapour. On avait été reçus par Lee Kuan Yew, qui était le père fondateur de Singapour, un pays qui est grand comme la moitié de l'île de France, qui se porte très très bien et qui n'a aucune envie de fusionner avec les 26 pays alentours, au motif qu'il pèserait de la gnognotte. Ça, c'est ce qu'on raconte aux Français. Donc Lee Kuan Yew nous avait reçus. Hervé de Charrette avait dit... C'était en 96-96. Il avait dit... C'est en 96. On préparait le voyage de Chirac. On était allé avec Chirac quelques temps après. Et il avait dit à Lee Kuan Yew...
Écoutez, voilà, l'année prochaine, nous allons avoir l'euro, la monnaie européenne, qui sera une des plus grandes monnaies mondiales, ici, ça, puisque c'était prévu en 97. Je ne sais pas si vous avez de la mémoire. Ça avait été reporté de 2 ans au dernier moment. Ça a été reporté au 1er juillet 99, pour des raisons techniques. Et Lee Kuan Yew avait interrompu Charrette en disant... Excuse me, Mr. Minister. C'était en anglais que se passait le truc. Je ne crois pas du tout que l'euro sera un succès. Alors c'est assez brutal. J'ai quand même incité à beaucoup d'entretiens au plus haut niveau, entre chefs d'État, milices d'affaires étrangères, etc. Et Charrette avait sursauté.
Il m'avait regardé du coin de l'œil, parce que Charrette savait très bien ce que je pensais. Alors moi, j'avais esquissé le sourire de l'agent au compte. Je prenais des notes, etc. Bon. Et il dit... Mais puis-je vous demander, M. le seigneur ministère, pourquoi vous me dites ça ? 1996, Lee Kuan Yew, qui était un type super intelligent, c'est lui qui a conseillé à Deng Xiaoping comment sortir la Chine de l'utopie maoïste sans jamais le dire, etc., avec les zones économiques spéciales. Et Lee Kuan Yew avait répondu à Charrette... Parce que vous ne me ferez jamais croire, M.
le ministre des Affaires étrangères, que les Allemands ou les Hollandais accepteront pour toujours « that they will accept forever, forever, Mr. Minister », je m'appelle encore comment il disait, de payer les dettes et les retraites des Italiens, des Grecs, des Espagnols. Il n'avait pas dit des Français, mais il le pensait très bien. — Oui, pour être aimable. — Il avait tout dit. Et là, c'est encore un des points aveugles de la situation française. Parlez-en à des gens comme Philippe Béchade, comme Marc Toiti, Charles Gave, etc. En réalité, personne ne parle du drame de l'euro. Le drame de l'euro participe activement, en fait, au déclassement de la France et à notre appauvrissement général.
Vous vous rappelez qu'il y avait un think tank allemand qui avait calculé – c'était en 2016, je crois – le coût ou l'avantage qu'avait rapporté l'euro. Ils avaient montré que depuis 1996 jusqu'à 2016, l'euro avait coûté à chaque Français, chaque Français, les bébés y compris, avait coûté une moyenne de 55 000 euros depuis 1999 jusqu'à 2016. Et c'était 2016. Mais aujourd'hui, l'euro est trop cher pour la compétitivité intrinsèque de l'économie française. On le paye par un... Quand j'étais étudiant à HEC en 1979, 78... Excusez-moi, ça fait évidemment un peu brontosaure. Mais c'était un pays... Vraiment, la France était quand même un des 4e ou 5e grands du monde.
Et à l'époque, l'industrie représentait 27-28% du PIB français. On est tombé à 9%. Il y a des gens qui me disent « Mais M. Asselineau, vous vous rendez compte si on sort de l'Union européenne, si on sort de l'euro ? » Mais je vais leur répondre « Mais est-ce que vous vous rendez compte si on y reste ? »
J'aimerais qu'on revienne très rapidement en arrière. On a parlé beaucoup d'immigration tout à l'heure. Il y a un sujet qui est venu sur les réseaux sociaux. C'est celui de la remigration. Vous avez fait une vidéo à ce sujet. Je vous propose qu'on écoute un très court extrait.
Désolé de le dire, mais quand on ouvre la remigration, c'est ce que voulaient faire les nazis quand ils appelaient « Evacuerung nach Osten », l'évacuation vers l'Est. Et qui était de chasser... Alors pas seulement les Juifs, mais il y avait aussi les communistes. Il y avait les Slam, mais en particulier les Juifs. L'évacuation vers l'Est, qui était devenue une espèce d'euphémisme épouvantable pour des crimes et les envoyer dans les camps de la mort.
Dites-moi, François Asselineau, est-ce que ça ne ressemblerait pas à un magnifique point Godwin ?
C'est un peu un point Godwin, mais c'est un peu fondamental. Moi, j'aimerais que les personnes qui nous parlent de remigration... D'ailleurs, Bardella, Mme Le Pen, n'en parlent jamais. Ils ont des lieutenants qui le citent, qui lancent le mot. Il y a eu un sommet de l'extrême droite européenne qui s'est tenu à Porto, au Portugal, où il y avait... M. Zemmour s'était fait représenter par son jeune... J'ai oublié son nom... Reconquête jeune ou je ne sais pas quoi. – Il est rebouillé. – Comment ? – Il est rebouillé. – Il est rebouillé, voilà. C'est lui dont je cherchais le nom, qui a fait un discours, etc. Et il y avait également M.
Jean-Yves Le Gallou, qu'on connaît bien dans cette maison, qui était sur place. Bien. Moi, j'aimerais...
– Jean-Yves Le Gallou, je vous interromps, mais Jean-Yves Le Gallou, justement,
il aimerait beaucoup débattre de ce sujet avec vous. – Eh bien, débattons, mais débattons, je suis d'accord. Moi, ce que je voudrais, c'est que devant les Français...
– On peut faire un débat sur TV Liberté avec vous, Jean-Yves Le Gallou, avant l'été.
– Bien entendu. Débattons... – Bien entendu. – Débattons, effectivement, de ce que c'est que la remigration. C'est quoi ? C'est-à-dire, c'est quoi ? Mais vraiment, il faut que les Français comprennent. Écoutez, il n'y a pas dans l'histoire des hommes de phénomène, en fait, ça s'appelle de libération ethnique, c'est un autre mot, qui se soit passé sans que ce soit une guerre civile. Que ce soit lorsqu'il y a eu, après les traités de Sèvres, etc., vous savez, les Grecs ont été chassés de Turquie. Que ce soit la Reconquista, si on remonte à Isabelle la Catholique. Que ce soit l'indépendance des Indes, en 1947, avec les musulmans, etc. Que ce soit la guerre d'Algérie, etc.
Lorsqu'il y a des populations entières qui quittent un pays, c'est dans le cadre d'une guerre civile.
– On sait par exemple qu'il y a des premières vagues migratoires, notamment italiennes, qui sont venues en France, qui finalement ne se sont pas forcément plus en France, et sont reparties, ça s'est passé dans le calme.
– Non mais attendez, je n'ai pas dit qu'il fallait retenir les gens qui veulent s'en ramener.
– C'est une forme de remigration, ça.
– Non, non, mais ce n'est pas de ça qu'il s'agit, dans l'esprit des gens, allez regarder les réseaux sociaux, jouer avec des gens qui se montent, oui, oui, alors vivement Bardella, parce qu'après c'est les charter, on va tous les renvoyer dehors. Mais c'est les gens fantasmes, en fait. C'est ça que je voudrais. Moi, je suis quelqu'un d'adulte. Je suis quelqu'un d'adulte. Je dis c'est quoi s'il s'agit d'augmenter le pourcentage d'expulsion dans le cadre des OQTF ? Je suis d'accord. Je pense qu'il faut faire respecter la loi.
D'ailleurs, moi, dans mon programme, j'ai prévu – je ne l'ai pas vu, semble-t-il ailleurs pour l'instant – que de rendre illégal pour l'État ou pour les collectivités locales le fait de financer des associations dont l'objectif serait d'aider les gens à contourner les lois. Parce que c'est de ça qu'il s'agit. Vous avez des organismes – je ne sais pas – la mairie de Paris de Mme Hidalgo, le département des Pyrénées-Orientales – qui finançaient des trucs style – financés par l'Open Society, vous savez, pour aller chercher des migrants avec le navire, etc. Donc moi, je considère que ça doit être le règne de la loi.
Le fait que lorsqu'il y a des OQTF, il faut les faire respecter, je suis tout à fait d'accord. Bon, bien sûr. Ce que je dis en blanc, c'est que ce n'est pas si évident que ça. Bon. Actuellement, les taux de réalisation sont très faibles. C'est de l'ordre de 15%. Il faut augmenter. À mon avis, c'est beaucoup trop généreux le système. C'est-à-dire que quand on voit la façon dont ça se passe dans la plupart des pays du monde, y compris des pays émetteurs d'immigration, quand, par exemple, il y a des gens qui me disent d'ailleurs... À l'UPR, nous avons beaucoup de Français d'origine immigrée du Maroc. Sur ce que je dis, ils sont tout à fait d'accord.
Allez voir la politique migratoire de l'Algérie vis-à-vis des migrants venant du Mali, par exemple, ou d'ailleurs entre le Maroc et l'Algérie. Bon. Ça n'a rien à voir. Donc la France, elle est beaucoup trop... Elle ne fait pas respecter la loi. Donc si on ne fait pas respecter la loi, on n'est pas respecté, tout simplement. Donc il faut faire respecter la loi. Donc moi, ce que j'ambitionnerais, c'est de faire augmenter ces réseaux QTF, le pourcentage de réalisations montant jusqu'à 60%, 70%, 80%. Faut-il aller jusqu'à avoir des accords avec des pays étrangers auxquels on les enverrait ? Peut-être. J'en sais rien. C'est un truc un peu à la mode. C'est à voir.
Je ne suis pas suffisamment clair. Je n'ai pas les dossiers suffisamment précis parce que tout a un prix. Bon. Il est question de l'Albanie. Il est question du Rwanda. Vous connaissez tout ça. C'est quand même un... Bon. Mais là, on parle d'une chose qui est très particulière. C'est les OQTF. C'est-à-dire... Mais les gens qui ont à l'esprit le terme de remigration, c'est pas ça qu'ils ont à l'esprit.
Ce que je vous propose, c'est qu'on verra ce qu'ils ont à l'esprit quand on fait un débat.
Eh bien voilà. Voilà. Voilà. Et là, je dis que de ce point de vue-là, moi, je suis quelqu'un de responsable. Je dis que les mêmes, d'ailleurs, qui parlent de remigration veulent rester dans l'Union européenne qui fait entrer 4 millions de migrants par an. Donc c'est complètement déraisonnable. Je dis, nous, il faut arrêter l'entrée. Et pour les flux... Effectivement, les OQTF doivent être expulsés. Mais pour les personnes, à fortiori ceux qui ont la nationalité française, vous n'allez quand même pas remettre en cause la nationalité française. C'est pour ça que je faisais cette allusion à ce qui s'était passé.
C'est que les Allemands, les nazis avaient remis en cause la nationalité allemande donnée aux Juifs. Donc vous n'allez pas remettre en cause la nationalité française de personnes d'origine immigrée. Alors sinon, c'est inimaginable. Donc, avec ces personnels, nous devons avoir une politique non seulement d'intégration, mais même d'assimilation. Et vous avez cité des Italiens ou des Espagnols. Mais la réalité de la France, c'est quoi ? C'est qu'il y a énormément de Français d'origine italienne, d'origine espagnole, etc., portugaises ou polonaises, qui se sont fondus dans le creuset français tout au long du XIXe et du XXe siècle.
Oui, mais ça montre que ceux qui ne vous laissent pas se fondre ou qui n'y parvenaient pas sont repartis. Peut-être. Mais je vous rappelle comment est mort, ça dit Carnot, tiens. Président de la République assassiné à Lyon pour une exposition universelle, justement par un Italien. Il y avait eu à l'époque... Il y avait eu la chasse aux Italiens qui étaient inassimilables, et c'est ça, qui avait assassiné le président de la République, et tatati, et tatata. Voilà. Donc je dis... Mais il faut être... Si vous voulez, le problème qu'il y a avec l'immigration en France, c'est que... Est-ce que vraiment les gens ont envie de s'assimiler dans un pays dirigé par Macron et la bande ?
On va s'arrêter là pour ce débat. François Asselineau, on est à quelques mois maintenant de l'élection présidentielle. Dernière question. Vous cherchez toujours vos parrainages, bien sûr. Vous êtes toujours candidat.
— Ah ben je suis candidat plus que jamais. Mais c'est assez drôle que vous me posiez cette question, d'ailleurs. Parce que moi, je vois que dans la presse mainstream, on considère comme un fait acquis que M. de Villepin sera candidat, M. de Villiers candidat, M. Patrick Sébastien candidat, M. de Cazeneuve va être candidat. Maintenant, on parle de Barnier. Alors les gens ricadent parce que les gens disent « Mais attendez, il ne peut pas y avoir 50 000 candidats ». Les gens font semblant de croire que c'est nouveau. C'est pas nouveau. En 2017, j'ai été candidat. Je me rappelle très bien qu'il y avait 300 personnes qui avaient annoncé leur candidature. D'ailleurs, c'est très simple.
Il faut que les Français qui s'intéressent à cette question aillent sur le site du Conseil constitutionnel où, depuis qu'il y a eu la levée de l'anonymat, le Conseil constitutionnel publie la liste de toutes les personnes qui ont reçu au moins un parrainage. Voilà. En 2022, on y avait M. Philippot qui avait eu un parrainage après avoir dit qu'il en avait 300. Donc il y a eu... Oui, c'est vrai. C'est un fait.
Oui, mais il a dit qu'Homère ne va pas les envoyer.
Non, non. Arrêtez. Ça, c'est du pipeau. Les gens qui disent ça ne sont jamais allés chercher des parrainages. Voilà. D'abord. M. De Villepin ne cherche pas ces parrainages.
Et vous le savez, vous êtes dans les secrets d'administration.
Écoutez, tous les partis, les journaux le savent, bien entendu. On est dans un jeu de cachet-montré dans cette affaire. Voilà. Donc moi, je trouve que... Et pourquoi, d'ailleurs ? Vous savez pourquoi ? Parce que l'objectif numéro un de l'oligarchie, c'est qu'il faut cacher, cacher, cacher Asselineau et le Frexit. Ça, c'est fondamental. Et surtout Asselineau. Parce qu'Asselineau, il connaît ses dossiers. Parce qu'Asselineau, il dit la même chose depuis 19 ans et demi. Parce qu'Asselineau, il dit pas comme M. Philippe de Villiers, qui a fait... Vous avez vu un éloge dit tyrambique de Bardella en disant qu'il ressemblait à Jeanne d'Arc et à Napoléon Ier. Je l'ai pas inventé. Allez, regardez.
C'est sur Internet. Parce qu'Asselineau, il a toujours été né variétueux. Parce qu'Asselineau, il présente un danger supplémentaire. C'est qu'Asselineau, il rassemble de la droite et de la gauche. Et ça, c'est surtout ce qu'il faut pas. Parce que si on est à droite toute, on n'aura jamais le Frexit. Si on est à gauche toute, on n'aura jamais le Frexit. Et ça, c'est tout l'enseignement de l'histoire de France. C'est que De Gaulle... Pourquoi il a créé le CNR avec des communistes ? Parce qu'il avait été obligé de constater... Il n'était pas communiste, De Gaulle. Mais il avait été obligé de constater qu'il y avait des patriotes dans tous les camps et plutôt dans les extrêmes.
Il y avait la Cagoule, il y avait l'extrême-droite. Il y avait une extrême-droite anti-allemande en France. Et il avait demandé à Jean Moulin qu'elle fasse partie du Conseil national de la résistance. Puis il y avait des communistes. Donc la résistance, elle était comme ça. Et aujourd'hui, on l'a vu lors du référendum de 2005, les 55% de non. Il y en avait 25% qui venaient de la droite et de l'extrême-droite. Il y avait Pasqua, il y avait Philippe Séguin, puis il y avait aussi les Front National. Il y avait Philippe Devillé. Et qui venaient de la gauche et de l'extrême-gauche. Il y avait même Laurent Fabius qui avait été en rupture du PS. Je ne sais pas si vous vous rappelez.
Et puis il y avait le Parti communiste, etc. Et c'est ça qui a fait qu'il y a eu 55%. L'oligarchie décédie plus jamais de référendum. Parce que les référendums, justement, permettent cette fongibilité de la droite et de la gauche qui permet de surmonter le problème. Alors que si vous avez des gens qui disent qu'il faut faire l'union des droites, qui veulent fusionner, même s'ils disent qu'ils sont pour le Frexit, mais qu'ils disent qu'ils veulent fusionner avec des partis qui sont anti-Frexit, c'est du gâteau. Alors M. Bolloré va leur donner la parole. Tandis que moi, je rassemble des gens qui viennent de la droite et de la gauche avec l'objectif, justement, du Frexit.
Et ça, c'est absolument fondamental. Donc quoi ? Eh bien donc, il faut cacher Asselineau. Il avait déjà été question de me cacher en 2016. Rappelez-vous, pendant toute l'année 2016, les médias n'avaient donné la parole qu'à... Enfin pas que, mais beaucoup à Montebourg. Il y avait eu 5% du temps de parole. J'allais voir en septembre-octobre des journalistes en leur disant « Mais attendez, pourquoi vous donnez la parole à Montebourg ? Ils ne cherchent pas ses parrainages. Nous, on les cherche. » Ils me disaient « Comment vous le savez ? » « Allez voir des maires. Vous allez voir 30 maires ruraux. Ils vous diront... » Ils le savaient. Ils avaient pour injonction.
Et quand on est arrivé au moment final... Moi, c'était le silence absolu. D'un seul coup, les Français m'ont découvert... J'avais plus que 4 semaines avant le premier tour. Et en plus, on m'a donné 0,8% du temps de parole. Donc les Français ne me connaissaient pas. En revanche, Montebourg, on a découvert qu'il avait très peu de parrainages. Et donc là, c'est la même chose. Donc il s'agit de m'invisibiliser. Et comme c'est difficile de m'invisibiliser, eh bien il faut me saloper. Et je voudrais me permettre... Oui, c'est mon affaire judiciaire. Voilà. Je me permets d'ailleurs de dire ici... Excusez-moi de le dire. Mais que j'ai été très déçu de TV Liberté avec l'émission de M.
Morillot, qui, il y a quelques semaines, a cru bon de m'attaquer de façon virulente avec M. Borowski en disant que j'avais été déféré devant le tribunal correctionnel. Ils ont quand même oublié de préciser des choses inouïes.
– Il vous a pas attaqué. Effectivement, il a dit l'actualité qui venait de paraître, à savoir que vous étiez envoyé devant le tribunal correctionnel.
– Non, non, non. D'abord, ils n'étaient pas obligés d'en faire l'État, parce que toute la presse en avait parlé, on n'avait pas besoin. Ça s'appelle faire de l'irrigation en période de crue. C'est un problème chinois. Mais au moins, c'est thème de ne pas dire ça dans mon dos, que je sois présent, et au minimum de dire...
– Si je peux me permettre, là aussi, j'essaie d'arbitrer. Alors évidemment, je suis jugée partie un petit peu de TV Liberté. J'ai quelque chose à voir avec. Pour autant, vous refusez de venir en compagnie de Florian Philippot.
– Mais pas du tout. Je suis déjà les deux fois chez Morillo. Les deux fois, je me suis fait insulter.
– En compagnie de ? En compagnie de qui ? – De Florian Philippot ou de Nicolas Dupont-Aignan. – Mais pourquoi je viendrais avec Philippot et Dupont-Aignan ? – Je vous dis simplement que là, il y avait Nicolas Dupont-Aignan qui était là sur ce plateau. – Mais pourquoi j'irais avec eux ? Il y a 30 personnes qui ont créé... – Je ne vous reproche pas de ne pas y aller. Je vous dis pourquoi vous n'étiez pas sur ce plateau.
– Mais j'ai proposé à M. Philippot de venir à l'UPR en 2017. Qu'est-ce que je dis ? En 2007. Non, attendez. Enfin bon, vous trouverez la vidéo. – Quand il est parti du RN. – Quand il est parti du RN, il n'a pas répondu. Il a créé son parti. J'ai d'autant plus voulu faire des fusions qu'en 2020. Qui est-ce qui a rassemblé pour le Brexit, pour la fête du Brexit ? Qui est-ce qui a le seul responsable politique français qui a rassemblé dans la même réunion ? Philippot, Dupont-Aignan, Kouzmanovitch, comment s'appelle-t-il ? Cheminade. Il y avait même le représentant du Comte de Paris. Il y avait Gilles Casanova. Il y avait de la droite et de la gauche.
Il n'y en a qu'un seul qui a réussi à le faire. C'était moi. Il y avait même Jean-Frédéric Poisson. Et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Ils ont tous, tous, tous, sauf le Comte de Paris, ils ont tous annoncé leur candidat à l'élection présidentielle. Mais ça n'est pas le sujet. Le sujet, il n'était pas là. Le sujet, c'est qu'ils ont fait une attaque délibérée contre moi en omettant de dire – et je tiens ici à le dire – la grande différence entre mon affaire et celle qui frappe un certain nombre de responsables politiques, c'est qu'il y a des juges d'instruction en France qui sont indépendants. Il y en a eu deux qui ont été commis à mon affaire. Deux.
Pour l'affaire Grégory, il y a eu un juge d'instruction. Pour l'affaire Doutreau, il y a eu un juge d'instruction. – Les deux n'ont pas très bien fini. – J'ai eu deux juges d'instruction. Pendant près de 4 ans, ils ont tout épluché. Ils ont fait des perquisitions à mon domicile, convoqué ma femme. Ils ont cherché, ils ont téléphoné à des collaborateurs que j'avais il y a 30 ans. Ils ont regardé tous mes échanges téléphoniques. Ils ont regardé les courriels. Ils ont fait... J'ai eu recours à des psychologues. Ils ont fait des confrontations, etc.
Notamment avec l'un de mes accusateurs où l'un des juges d'instruction a dit « Mais bon, dans tout ce que vous nous dites, il n'y a rien de sexuel, etc. » Et l'accusateur qui a dit « Mais moi, je n'ai jamais dit que c'était sexuel. C'est les officiers de la police judiciaire qui m'ont dit de le mettre dans le dossier. » Voilà ce que c'est la vérité. Et donc, vu tout ça, les juges d'instruction, ils en ont quand même vu d'autres. Ils ont conclu à... Ils ont pris une ordonnance de non-lieu sur les 8 chefs d'accusation. J'ai été entièrement blanchi par les juges d'instruction. Et qui est revenu derrière ? Le parquet sous l'autorité de Darmanin. C'est ça, la vérité.
Au même moment que Mme Ariane de Rothschild, elle a été citée 5000 fois dans les dossiers Epstein. Alors, au même moment que vous avez des responsables politiques, dont les juges d'instruction, c'est les juges d'instruction qui ont déféré au tribunal correctionnel, ça n'est pas mon cas. On est même dans un cas inouï, puisque je n'ai plus d'accusateur, puisque l'un des deux accusateurs, celui-là même qui a dit ce que j'ai dit, a justement, depuis plus de 3 ans, réécrit au juge en disant qu'il avait été... En fait, on lui avait fait dire ce qu'il ne voulait pas dire. Bon. Quant à l'autre accusateur, malheureusement pour lui, il a eu un accident de voiture.
Il est décédé dans un accident de voiture il y a un an. Donc en plus de ça, il n'y a plus d'accusation. Il n'y a plus d'accusation. J'ai deux juges d'instruction. J'ai été auditionné par un psychologue, psychiatre, etc., mais des gens assermentés qui ont dit à la fin, c'est de l'argent foutu en l'air de la puissance publique. Pourquoi un truc comme ça ? Au moment même où l'on apprend qu'il y a des gens, des viols sur enfants, par milliers, qui ne sont pas réglés, on a affaire à quelque chose qui est bien connu, en fait, dans le monde politique, c'est qu'il s'agit en fait de tout faire pour empêcher Asino d'être candidat. Et vous savez ce que je crains maintenant ? Je le dis par prétérition.
Sachez que je ne suis pas suicidaire. Voilà. Voilà ce que je crains. Parce qu'on est tombé dans les mains d'une mafia en France. C'est ça, la vérité. Et à aucun moment, les Français ne doivent comprendre que leur pays est en train d'être détruit et que c'est les gens qu'on leur met en avant, les Bardella, même les Mélenchon. Mais Mélenchon, c'est pareil. Est-ce qu'il faut rappeler ici que Mélenchon, il a fait élire Macron en 2017, il l'a fait réélire en 2022 ? Et qu'on ne vienne pas me dire qu'il fallait battre. Non. Moi, j'avais dit d'ailleurs en 2022, j'avais appelé. Pour la première fois de ma vie, j'avais appelé à voter pour Marine Le Pen.
Non pas que j'avais beaucoup d'illusions, mais je me disais entre Marine Le Pen et Macron. Je pense que Marine Le Pen aurait été moins pire. J'en suis même certain. Mélenchon... J'avais dit à l'époque que Mélenchon aurait dû prendre contact avec Marine Le Pen. Ils auraient dû faire un programme commun. Ils auraient dû faire le CNR, ce que j'essaie de faire depuis 19 ans. Parce que la patrie est en danger. La France est en danger de mort. Et quand on est en danger de mort, il faut savoir mettre de côté ce qui nous divise. On aurait très bien pu avoir un accord, me semble-t-il, un accord entre Marine Le Pen et Mélenchon, où ils auraient dit...
Un accord, justement, d'union sacrée pour défendre les fondamentaux. Marine Le Pen se serait engagée, qu'il n'y ait eu aucun problème vis-à-vis des immigrés, etc., etc. Mélenchon aurait arrêté avec ces trucs à la lisière de l'antisémitisme, etc. Et puis on aurait essayé d'avoir un programme commun pour ne pas faire ce qui s'est passé, en fait. Parce qu'actuellement, et c'est ça que je crains pour 2027, c'est que tout soit fait pour que ce soit encore un candidat de l'extrême-centre qui soit élu. Mais même si c'était...
Je vous l'ai dit, si c'était Bardella ou si c'était Mélenchon qui était élu, alors là, je crains que la France, vraiment, ne devienne totalement ingouvernable, et qu'on ait vraiment une France contre l'autre, j'ai beaucoup de crainte là-dessus. Mais si c'est le centre mou qui est élu, comment s'appelle-t-il, Édouard Philippe ou Attal, c'est la poursuite et l'accélération de ce qui est fait. Voilà. C'est la raison pour laquelle je lance ici un appel vibrant, vibrant, à ce que les Français qui m'écoutent réfléchissent en leur âme et conscience, réfléchissent vraiment à fond à tout ce que je leur dis. Il faut absolument sauver la France.
Et sauver la France, c'est faire ce qu'avait fait De Gaulle, c'est-à-dire rassembler tous les patriotes d'où qu'ils viennent, et pas seulement de la droite, rassembler les patriotes d'où qu'ils viennent sur un projet de libération nationale.
– Merci beaucoup, François Asselineau. Le petit problème est dissipé. Merci d'être venu aussi pour ce droit de réponse.
– Vous savez que je vous aime beaucoup. Parce que par ailleurs, j'aime bien… Non, là, j'ai eu un problème avec M. Mario, surtout que ce n'est pas la première fois. Mais avec vous, tout le monde le sait, tout le monde sait que vous êtes une excellente journaliste. En plus, vous êtes la directrice générale maintenant. – Non, je ne t'ai plus, non, je ne t'ai plus. – Non, et puis Bière Bergerot, qui fait également très, très, très bon travail. – Tout à fait. – Non, non, je n'ai aucun problème avec TV Liberté. Il y a simplement cette émission où j'ai trouvé que honnêtement, ça n'était pas correct. Voilà. Tout simplement.
– Mais il était normal de ne pas la couper, puisque chacun peut s'exprimer. – Très bien. – Merci beaucoup, François Asselineau. Merci à tous de nous avoir suivis. J'espère que cette émission vous a plu. J'espère bien sûr que vous allez la relayer au maximum. Et puis, bien sûr, on se donne rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle édition. À bientôt.
François Asselineau