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Interviewyoutube.com· 14 juin 2022 7 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

ANASSE KAZIB SUR LA NUPES ET MELENCHON (interview inédite)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 80 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Un mot sur la NUPES ?

  • 0:21RelanceRéponse partielle

    Vous êtes évidemment radicalement contre la NUPES.

  • 1:01ComplaisanteRéponse directe

    El Khomri et tout ça, ils ont dégagé du PS, quand même.

  • 2:21OuverteRéponse partielle

    Au niveau des libertés, quand même, et ça ne sera plus forcément des éborgnements, si on l'a...

  • 5:01OuverteRéponse directe

    La politique économique, institutionnellement, ça reste le Premier ministre.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « le mois de mai a été le record de chaleur en France depuis, je crois, un siècle, ils ont dit. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « des gens qui ont voté la loi El Khomri, qui ont voté la loi sécurité globale, etc., qui ont voté la loi séparatrice. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « La retraite à 60 ans, ce n'est plus une retraite à 60 ans. Ils parlent de décote jusqu'à 62 ans maintenant. »
  • 2:06Invité politiqueChiffre
    « Le SMIC, ils disent 1 400 euros nettes, alors qu'il a 1 360 euros nettes aujourd'hui. »
  • 3:13Invité politiqueFait
    « Adama Traoré est mort sous une présidence dite de gauche du Parti Socialiste. »
  • 3:20Invité politiqueFait
    « Rémi Fraisse est mort sous une présidence du Parti Socialiste. »
  • 4:54Invité politiqueFait
    « le président de la République n'a plus de pouvoir que le président américain en France. »

Temps de parole

  • Anasse Kazib94 %
  • Présentateur5 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Un mot sur la NUPES ?

0:02
Anasse Kazib

Ouh là là, c'est trop long. Sur la NUPES, j'invite les camarades à regarder le topo sur le site de Révolution Permanente, sur le YouTube de Révolution Permanente, parce que c'était le topo d'aujourd'hui sur gauche institutionnelle ou perspective révolutionnaire. Je ne peux pas te le dire en quelques mots.

0:20
Présentateur

Non ? Bon, vous êtes évidemment radicalement contre la NUPES. Pour vous, c'est vraiment une erreur.

0:26
Anasse Kazib

Ce n'est pas une histoire de radicalement contre, mais pour dire vite fait quelques petites choses, mais on considère que le débouché, pour nous, ce n'est pas un débouché parlementaire et institutionnel que face au défi de la situation, de l'inflation, de la guerre en Ukraine, etc., de tout ce qui est devant nous, sans compter la crise écologique qui est centrale. On le voit, le mois de mai a été le record de chaleur en France depuis, je crois, un siècle, ils ont dit.

Donc tout ça nous montre qu'il y a des urgences, et que ces urgences-là, en fait, elles ne vont pas se régler avec une coalition et une gauche plurielle, en fait, avec des gens qui ont voté la loi El Khomri, qui ont voté la loi sécurité globale, etc., qui ont voté la loi séparatrice. Ils sont partis, quand même, ceux-là sont partis.

1:01
Présentateur

El Khomri et tout ça, ils ont dégagé du PS, quand même.

1:03
Anasse Kazib

Non, mais c'est toujours la même chose. Olivier Faure, il était dans le cabinet de conseil de François Hollande quand il était président de la République. Je veux dire, par là, c'est dans leur ADN. Ce n'est pas une histoire de qui est parti, qui n'est pas parti. Ce n'est pas une histoire de gens, c'est une histoire de tradition politique qui sont des traditions de trahison et de compromission et de collaboration de classe, en fait. Et ça, tout le monde le sait. Tout le monde, eux-mêmes, le revendiquent, qu'ils veulent donner une solution parlementaire. C'est-à-dire qu'on ne veut pas donner une solution révolutionnaire. C'est l'inverse.

Et donc, nous, on est pour dire, justement, que par rapport à tout ce qui s'est passé, par rapport à la situation actuelle, etc., par rapport à toutes les urgences qu'on a devant nous, que, justement, on a besoin d'un changement profond, d'une rupture nette avec le système actuel, non pas uniquement en France, mais également à l'échelle internationale, et que ce n'est pas derrière des gauches nationalistes, patriotiques, etc., souverainistes et autres, qui ont là, qui ont à cœur, en fait, de faire des compromis avec le patronat, avec le système capitaliste, qu'en fait, qu'on va réussir à s'en sortir.

Et on voit dans leur programme, si on regarde juste le programme, ça ne répond à rien, en fait. La retraite à 60 ans, ce n'est plus une retraite à 60 ans. Ils parlent de décote jusqu'à 62 ans maintenant. Le SMIC, ils disent 1 400 euros nettes, alors qu'il a 1 360 euros nettes aujourd'hui. Je ne vois pas en quoi une augmentation de 50 balles va changer la vie de celles et ceux qui, aujourd'hui, les denrées alimentaires ont augmenté, vont passer à 7% d'inflation. Tout ça, enfin, je veux dire...

2:21
Présentateur

Au niveau des libertés, quand même, et ça ne sera plus forcément des éborgnements, si on l'a...

2:25
Anasse Kazib

Oui, on pensait qu'aussi Hollande, ça allait être mieux que Sarkozy. Et enfin, voilà, Boris, qu'on a dit, c'est l'extrême gauche. Il y a eu un Chilien étudiant qui a été tué par balle par la police chilienne au Pérou. C'est aussi un gouvernement, un président de gauche, et même, parfois, certains disent de gauche radicale, et au final, réprime énormément les mobilisations. Tout ça, en réalité, est faux. C'est faux de penser qu'avoir un pouvoir de gauche ferait qu'il n'y aurait plus du tout de répression, ou il y aurait ceci ou cela. On a eu le Parti Socialiste, on a eu Hollande et autres. Les forts, les oliviers forts, ils y étaient. Ils étaient là, ils n'ont rien dénoncé.

Au contraire, ils étaient dans les cabinets de conseil, tout ça, de ces organisations politiques qui nous interdisaient les manifestations durant la loi El Khomri, qui ont fait passer le 49-3, etc., qui nous ont réprimés sévèrement. Je veux dire, Adama Traoré est mort sous une présidence dite de gauche du Parti Socialiste. Et c'est comme ça, Rémi Fraisse est mort sous une présidence du Parti Socialiste. Et c'est comme ça, c'est le système. C'est-à-dire que ce n'est pas avec ces gens-là, en fait, qui sont du cérimédiatico-politique, qui ont fait l'ENA, qui sortent de polytechnique, on les voit, ils ont tous. Et c'est eux qui ont gardé toutes les circonscriptions.

Et les vrais travailleurs, les gens qui luttent, qui militent au quotidien, ils n'existent pas, en fait, dans ce projet-là. C'est juste un projet d'appareil pour que tout le monde puisse survivre de la période parce qu'ils sont en difficulté, notamment, pour répondre aux défis, aux urgences. Et je pense que ce que nous, on doit se dire, c'est quelle perspective on a besoin, de quoi on a besoin. Et ce dont on a besoin, c'est tout, sauf du moindre mal, sauf du moins pire. Et d'avoir un logiciel qui est juste celui de « Ah bah ça va, c'est moins pire que... » Non. Pourquoi on doit se contenter du moins pire ? On peut construire, en fait, une alternative différente.

On a été capable, on a montré que pendant 5 ans, l'alternative, elle n'était pas électorale. L'alternative, elle était dans la rue, elle était dans la lutte, elle était dans les grèves, dans les mobilisations. C'est là où on a fait reculer le gouvernement. Ce n'est pas les milliers d'amendements qu'a fait Intel, la France Insoumise, le PSO, je ne sais pas quoi. Ça n'a rien changé du tout. Et qu'on se met le doigt dans l'œil si on pense qu'en fait, la gauche NUPS, là, va réussir à obtenir je ne sais quoi, le Premier ministre. Ils n'en parlent même plus, d'ailleurs.

Ils ne disent même plus trop ça parce qu'ils savent que maintenant, ça sent un peu la patate et qu'au final, ils vont récupérer, certes, beaucoup de sièges, mais qu'au final, derrière tout le projet qui est de dire « Votez, votez absolument pour nous parce que derrière, on va récupérer le Premier ministre et on va décider », comme si en fait, le président de la République n'existe plus en France. Non. Le président de la République n'a plus de pouvoir que le président américain en France. Et c'est faux de faire croire que, sous prétexte qu'on va être Premier ministre, en fait, on va décider de l'appeler le Breton.

5:01
Présentateur

La politique économique, institutionnellement, ça reste le Premier ministre.

5:04
Anasse Kazib

Mais non, mais parce que le Premier ministre, il ne décide de rien s'il n'y a pas le Sénat, s'il n'y a pas la Chambre constitutionnelle. Enfin, on voit à quel point c'est ultra difficile. On voit un exemple, rien à voir. Moi, je ne suis pas un soutien ni du maire de Grenoble ni quoi que ce soit. Mais regardons juste le truc sur le Burkini et ce qui a été voté à la piscine. On voit tout de suite que ça a arrêté par le préfet, etc. C'est-à-dire que même quand un politicien va prendre une décision ou autre, si ça ne va pas au système, le système le raye directement. Et c'est de la même manière pour le Premier ministre, l'Assemblée.

Si tu n'as pas le Sénat, le Sénat rejettera l'ensemble de tes propositions politiques. Le Conseil constitutionnel, également, ils le savent très bien. Et même ça fait que déjà, ils ne proposent que des miettes. Pourquoi alors ? Si tout est facile, proposons 2000 euros de SMIC. Pourquoi on ne propose que 1400 ? Si tu peux tout faire, si tout est aussi facile, pourquoi on ne propose pas l'indexation sur les salaires ? Pourquoi ils ne le font pas ? Pourquoi ils disent non, non, ça c'est aux entreprises ? Donc qu'est-ce que vous voulez changer exactement ? Pourquoi ils font un programme d'accord sur la laïcité, l'universalisme et la lutte contre le communautarisme ?

Justement avec le Parti Socialiste. Pourquoi ? Parce qu'ils savent très bien que justement, ils sont obligés de faire des compromis avec la social-démocratie, avec la gauche bourgeoise en fait, pour pouvoir essayer de garder, tenir les bouts du truc. Il y a trois semaines, c'était des vattes en guerre, les autres avaient du sang sur les mains avec Poutine. Et puis maintenant, ils font tous une photo ensemble, ils sourient tous parce qu'ils savent que derrière, il y a à manger. Voilà. Merci beaucoup. Merci à toi Anas.

6:32
Présentateur

Merci.

6:33
Locuteur

Merci. Merci. Merci.