Présidentielle : vers une primaire de la droite et du centre ? C dans l'air 12.02.2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Question.
- 4:00OuverteRéponse directe
Le pays est à droite ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Quand B.Retailleau parle d'un grand retour de LR, il s'emballe un peu ?
- 8:00OuverteRéponse directe
On revient à l'étude du Cevipof. Le spectacle de tout ça, pendant 2 ans, ça va être long.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00P.PerrineauFait
« Des affrontements des egos, pas d'instances partisanes ni extra partisanes pour réguler les conflits... Ca aboutit au désastre. »
- 2:00B.TeinturierFait
« Quand vous demandez aux Français de se positionner sur une échelle gauche-droite, depuis 10 ou 15 ans, c'est très stable. »
- 3:00B.TeinturierChiffre
« Les LR ont un niveau assez proche du PS, 10 %. »
- 4:00B.TeinturierFait
« Si vous considérez que le RN tire vers la droite et l'extrême droite, ce que je considère, aussi au vu de la façon dont ses propres électeurs se situe sur une échelle gauche-droite, évidemment que le pays tire vers la droite. »
- 5:00C.CornudetFait
« Personne n'en veut, à part quelques personnalités. E.Philippe n'en veut pas. »
- 6:00B.TeinturierFait
« Chez les électeurs, c'est un peu prématuré. Je reste sur ce que disait P.Perrineau: la force montante puissante, c'est le RN. »
- 7:00N.Saint-CricqFait
« Entre L.Wauquiez et G.Attal, il y a un océan. Il n'y aura pas de programme, ou chacun aura le sien et ce sera une présidentielle, la primaire. »
- 9:00B.TeinturierFait
« Dans une primaire, les électeurs votent en ayant été confrontés à des propositions des candidats et à des débats. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
- Selon un sondage paru début décembre, E.Philippe obtiendrait 25 % au 1er tour de la présidentielle. L'ancien Premier ministre est en tête des personnalités du bloc central depuis près d'un an. - C.Roux: Question. - P.Perrineau: Souvent, dans une période récente, la droite a fonctionné de cette manière.
Des affrontements des egos, pas d'instances partisanes ni extra partisanes pour réguler les conflits...
Ca aboutit au désastre. La défaite de Fillon, le score très marginal de V.Pécresse....
Beaucoup d'élus LR n'ont pas envie que ça continue. Beaucoup d'adhérents LR ou ce qu'il en reste n'ont pas envie que ça continue. Mais à écouter les candidats, personne n'est d'accord sur le mode de régulation.
Peut-être que le mode de régulation que propose X.Bertrand...
Regardez les enquêtes à l'automne 2026. Et dire: "Est-ce qu'il y en a un qui se détache de manière claire?" C'était déjà l'idée de C.Pasqua, il y a longtemps, au moment de l'opposition Chirac/Balladur, de confier la sélection à l'instrument du sondage.
Je n'ai pas d'intérêt dans les sondages, mais je crois que ça ne serait pas une mauvaise idée. Les primaires n'ont pas marché à droite, clairement. Le parti n'est pas capable de réguler.
On va voir comment va se passer le conflit Retailleau/Wauquiez en termes d'appareils. Il faudra regarder attentivement, en particulier les mouvements d'adhésion. Est-ce qu'on joue à la loyale ou est-ce qu'on fait adhérer en masse.... - C.Roux: Avant d'évoquer les primaires, la tambouille avant 2027...
Le pays est à droite? On parlait de législatives partielles avec un score pour Les Républicains que l'on croyait cornérisés, effacés par le macronisme et coincés entre E.Macron et le RN... - B.Teinturier: Oui, je pense que le pays est à droite.
Il faut nuancer 2 choses. Quand vous demandez aux Français de se positionner sur une échelle gauche-droite, depuis 10 ou 15 ans, c'est très stable. Il y a une petite évolution au niveau de la droite, mais très ténue.
En revanche, sur la préférence partisane, il y a un phénomène central. D'abord la faiblesse de la gauche et surtout la montée du RN. Ce qui chamboule tout, c'est la puissance du RN.
Si vous considérez que le RN tire vers la droite et l'extrême droite, ce que je considère, aussi au vu de la façon dont ses propres électeurs se situe sur une échelle gauche-droite, évidemment que le pays tire vers la droite. C'est une forme de populisme élargi à droite en y intégrant le RN. Si vous prenez la droite de gouvernement classique, les LR, ça reste très étriqué. - C.Roux: Au même niveau que, peut-être, le PS?
La gauche du gouvernement versus la droite du gouvernement? - B.Teinturier: Les LR ont un niveau assez proche du PS, 10 %. - C.Roux: Quand B.Retailleau parle d'un grand retour de LR, il s'emballe un peu? - B.Teinturier: C'est le grand retour de LR dans les médias.
Chez les électeurs, c'est un peu prématuré. Je reste sur ce que disait P.Perrineau: la force montante puissante, c'est le RN.
Les LR, il n'y a pas une autoroute qui se dégage tout à coup pour eux. C'est plus compliqué. - C.Roux: Sur cette histoire de mode de désignation, ça peut paraître loin, mais B.Retailleau dit qu'il faut aller vite car il peut y avoir des législatives et même une présidentielle anticipées.
Certains la souhaitent et la réclament, notamment du côté de LFI. D.Lisnard propose une primaire à droite avec tous ceux qui veulent participer, même E.Zemmour, même D.de Villepin, potentiel candidat à la présidentielle, M.Barnier...
On en oublie sans doute. F.Bayrou aussi.
C'est un scénario envisageable? - C.Cornudet: Personne n'en veut, à part quelques personnalités.
E.Philippe n'en veut pas. Tous ceux qui sont en tête dans les sondages n'en veulent pas.
Ils considèrent qu'à un moment, les sondages les partageront. Dans ce cas-là, Chirac n'aurait pas pu être candidat en 95. Il va faire face à E.Balladur très tardivement. avec une partie de la droite et de la gauche, ça va favoriser un match Mélenchon-Le Pen. - C.Roux: La percée de B.Retailleau est un problème pour E.Philippe?
C'est un peu le champion de la droite... - C.Cornudet: Ils se sont rencontrés et se parlent.
Chez beaucoup, il y a l'idée que B.Retailleau, comme il n'est pas obsédé par la présidentielle depuis toujours et avec sa percée récente, ça ne va pas durer. Ils n'ont pas tout à fait le même spectre.
E.Philippe, c'est un peu le macronisme élargi, le centre droit élargi à la droite et une partie de la gauche. B.Retailleau, c'est un peu plus à droite, une partie du RN et des macronistes.
Ce n'est pas tout à fait la même chose, mais bien sûr qu'ils vont être en compétition. - N.Saint-Cricq: Cette idée de primaires ouvertes...
Avec le nombre de gens qui sont candidats...
G.Darmanin, E.Philippe, B.Retailleau, L.Wauquiez, G.Attal, E.Borne...
Mais qui vote? C'est quoi, le corps électoral? On vote sur quoi, sur quel programme?
Il y a un océan. Ca n'a aucun sens. Si j'ai devant moi G.Darmanin et...
Entre L.Wauquiez et G.Attal, il y a un océan.
Il n'y aura pas de programme, ou chacun aura le sien et ce sera une présidentielle, la primaire. Le principe de la primaire, c'est de se départager. Ceux qui ne sont pas élus se rangent.
Vous voyez G.Attal ou E.Borne aller faire le meeting de L.Wauquiez dans l'hypothèse où il gagnerait? - B.Teinturier: La bonne nouvelle de la droite, c'est qu'elle a pléthore de candidats.
On ne peut pas dire la même chose de la gauche. - N.Saint-Cricq: C.Delga fait un premier pas...
R.Glucksmann... - C.Roux: B.Cazeneuve... - B.Teinturier: On peut en trouver 6 ou 7.
A droite, on en a une quinzaine. Sur le mode de sélection, les sondages ont un avantage...
C'est l'opinion des Français mesurée par un sondage. Ca a l'avantage de ne pas avoir les effets qui peuvent être délétères d'une primaire et un affrontement. Mais ça a un gros inconvénient.
D'abord, c'est très volatile, ensuite, une primaire se fait avec des débats. Ca me semble essentiel. Dans une primaire, les électeurs votent en ayant été confrontés à des propositions des candidats et à des débats.
Vous ne l'avez pas aussi clairement avec les sondages. - C.Roux: Question.
On revient à l'étude du Cevipof. Le spectacle de tout ça, pendant 2 ans, ça va être long. - P.Perrineau: C'est la perception qu'en ont les Français.
Bruno Retailleau