Meeting pour la 6ème République et la Paix avec Manuel Bompard, Nadège Abomangoli et Florian Chauche
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
de la ville de Bfort. Alors, je tiens tout d'abord à remercier tous les militants du territoire de Bfort, du pays de Montbéliard, du pays d'Hicour, de Mulous, mais aussi les équipes descendues de Paris et sans qui cet événement n'aurait pas été possible. Alors, ce soir, nous avons l'honneur et le plaisir d'accueillir deux de mes anciens collègues de l'Assemblée nationale, madame la vice-présidente de l'Assemblée nationale, député de Saint Saint-Denis, Nadjongolie et elle est venue accompagnée du coordinateur national de la France insoumise, député des Bouches du Rône, Manuel Bonpard. [Applaudissements] Alors, je dois vous avouer que ça me fait vraiment plaisir que nous les recevions ce soir car ces dernières semaines, nous n'avons pas été épargnés à Bfort avec un défilé de réactionnaires de droite invités par nos élus locaux. [Musique] Alors pour commencer, nous avons eu la visite du ministre de l'intérieur ou plutôt du ministre de l'intérieur Bruno Retaillot qui passe plus de temps à parler politique étrangère avec sa croisade personnelle contre le gouvernement algérien que de s'occuper des conditions de travail et des moyens mis à disposition pour nos forces de sécurité.
Puis nous avons eu la visite du donneur de leçon au niveau Champions League, celui pour qui l'État dépense toujours trop d'argent dans nos services publics, sauf quand il s'agit de financer des dîners à 100000 € soit 1100 € par personne. Rendez-vous compte le dénommé Laurent Vauquier. [Musique] Alors ce soir pour contrebalancer les discours des réactionnaires de la droite extrême et apporter un peu plus de hauteur de vue et sortir du triptique immigration islam et assistana des discours voquistes de voquier vous aurez compris le jeu de mot allons parler démocratie et 6e République.
Nous le constatons toutes et tous notre République notre 5e République est à bout de souffle. l'abstention bah des records à certaines élections moins d'un électeur sur deux se déplacent aux urnes et quand les gens se déplacent ils sont pas écoutés. Les puissants acceptent le vote du peuple uniquement quand ça les arrange.
Déjà en 2005, les néolibéraux ont piétiné la souveraineté populaire. Les Français avaient voté non par référendum au projet de traité constitutionnel européen qui fut quand même adopté 3 ans plus tard contre la volonté du peuple par Nicolas Sarkozi. Et en juillet 2024, Rebelotte, alors que le nouveau front populaire est arrivé en tête des élections législatives anticipées, le monarque Macron 1er n'a pas tenu compte du résultat et comme si de rien n'était, comme si la souveraineté populaire n'était qu'un 20 mots pour lui, il a préféré nommer le comme premier ministre Michel Barnier issu des républicains parti arrivé en 5e place des élections.
Alors bon, ce dernier n'a pas fait long feu, il a pas passé l'hiver. censuré par les députés du nouveau fraud populaire et je pense que Nadège et Emmanuel auront des choses à dire là-dessus. Et voilà que Macron 1er récidive en nommant cette fois-ci l'homme qui n'est jamais au courant de rien, que ce soit lors des histoires de détour détournement de fond des assistants parlementaires du modem au Parlement européen ou alors des violences psychologiques, physiques ou sexuelles envers des enfants dans l'établissement d'enseignement privé Notre Dame de Pétaram.
Monsieur au courant de rien, monsieur François Baotou, je ne vous parlerai pas non plus des 493 à répétition qui exclu tout débat sur le budget alors que notre mozard de la finance a augmenté la dette de 100000 de 100 de 1000 milliards 1100 milliards d'euros pardon. Et ce risque sur le gâteau, l'extrême droite qui détourne 4,5 millions d'euros au Parlement européen et leur députés qui viennent chouiner sur tous les plateaux télé alors qu'ils n'ont de cesse d'exiger toujours plus de fermeté envers les délinquants. [Applaudissements] remise en cause de la remise en cause de la justice, de l'état de droit, des associations écologistes et de tout ce qui va pas dans leur sens.
Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. Fortes, faible avec les forts. Voilà ce qui caractérise la droite et l'extrême droite.
Alors, ce spectacle est désespérant et si on cherchait à dégoûter nos concitoyens de la vie politique, on ne s'y prendrait pas autrement. C'est pour cela qu'à la France insoumise, nous souha nous souhaitons changer les règles du jeu et donner de nouveaux droits aux Français en passant à une 6e République qui nous faudra écrire avec les Français et pour les Français. Nous voulons redonner tout son sens à la démocratie et redonner le pouvoir au peuple.
Des mesures telles que le référendum d'initiative citoyennes ou encore la possibilité de révoquer les élus en cours de mandat. des nouveaux droits, que ce soit au niveau national ou au niveau local. et les élections municipales qui auront lieu dans 11 mois maintenant seront une bonne occasion de faire des propositions qui iront dans ce sens avec par exemple la possibilité de donner aux citoyens la possibilité de soumettre un sujet au conseil municipal si une pétition rélue au moins 5 % des habitants. accorder le droit de vote aux mineurs de plus de 16 ans et aux étrangers résidents sur le territoire communal lors de votations [Applaudissements] citoyennes. garantir un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment auant la commission consultative des services public locaux à tous les associations et aux citoyens qui le souhaitent et aussi et surtout l'exemplarité des élus en exigeant que les élus publient tout leur rendez-vous avec les représentants d'intérêt privés qu'ils refusent les cadeaux, les gratifications, les avantages en nature de toutes sortes venant d'entreprise et qu'il signe la charte anticorps. et aussi notamment à Bellefort plus de transparence lors des conseils municipaux en enregistrant les séances vidéos du conseil municipal et en les mettant libre accès sur le site internet de la commune.
Alors ça, ce sont des exemples de mesures que nous proposerons et appliquerons si les Belforins et les Bellesfortaines le souhaitent, afin de rétablir la confiance entre le peuple et ses représentants et afin de redonner envie à nos concitoyens de s'engager en politique car la politique doit être l'affaire de toutes et tous. C'est pour cette raison que nous allons continuer notre campagne d'inscription sur les listes électorales car encore beaucoup trop de personnes sont mal sont mal ou pas inscrites sur les listes que nous continuerons d'aller à la rencontre des Bfortins et des Bellesfortaines pour se saisir des problématiques qu'ils rencontrent au quotidien. Alors la tâche ne sera pas facile à Bfort, le camp macroniste, Renaissance et Modem appelle déjà à faire alliance avec les républicains pour nous faire barrage.
La droite qui pendant des années a critiqué les politiques de Macron et les Macronistes qui n'étaient plus ni de gauche ni de droite se retrouveront certainement pour appliquer toujours les mêmes politiques au détriment des Bfortins et notamment des classes moyennes et des plus précaires. Les ennemis d'hier seront les amis de demain sans ligne politique, sans vision politique, si ce n'est toujours plus d'austérité, mais avec comme unique objectif de faire battre la gauche de rupture et écologiste qui souhaite changer le quotidien des gens. Quant au Rassemblement national, il a déjà annoncé qu'il présentera une liste à Bellefort.
Or, pour nous, il est temps de mettre un terme à la municipalité de droite LR et il est hors de question de laisser notre ville aux mains de l'extrême [Applaudissements] droite. Surtout que lorsque les Belffortins se déplacent en masse aux urnes, ils votent à gauche. GLM Jean-Luc était en tête était en tête des présidentiels 2017 et 2022 à Bfort et la gauche était en tête des législatives 2022 et 2024 à Belf. [Applaudissements] Quant au bilan de la droite, au bout de deux mandats, on l'a tous constaté, 4000 habitants en moins à Bfort, un taux de pauvreté qui a grimpé à 29 % bien au-dessus de la moyenne régionale et nationale, des promesses d'emploi qui reviennent à chaque campagne électorale mais qui n'engage que ceux qui y croient, une politique sociale au rabet, un faux semblant de participation citoyenne. l'arrêt de construction de logements sociaux abordable au plus grand nombre pour privilégier les projets immobiliers privés hors de prix.
Donc nous serons là. La France insoumise sera présente aux élections municipales à [Applaudissements] Bfort et nous sommes prêts à travailler avec toutes celles et ceux qui le souhaitent sur un programme pour plus de justice sociale, démocratique et écologique. Un programme que l'on souhaite construire avec les Belfortins, les associations, les mouvements citoyens, les syndicats et toutes les forces vives de notre ville.
Que ce soit au niveau national ou à Bellefort, la France insoumise sera présente et l'en déplaise à certains. Et afin d'entamer ce changement, d'enclasher cette dynamique, nous avons besoin de vous. Rejoignez-nous, engagez-vous pour votre ville.
Ensemble, une autre ville est possible, un autre monde est possible. Merci à vous. [Applaudissements] Maintenant, je vous demanderai d'accueillir chaleureusement la vice-présidente de l'Assemblée nationale et député de Sainte Saint-Denis, Nadèche [Applaudissements] Abomongoli.
Alors, bonsoir Belfort. Merci de nous accueillir. C'est c'est un honneur pour moi.
C'est une joie, vous savez peut-être, mais que je suis la députée à l'Assemblée nationale dans le groupe parlementaire insoumis qui suit Belfort, qui accompagne Bfort dans toutes ses luttes et ses combats. Et bientôt alors manifestement, ce sera pas à l'assemblée qu'on retrouvera mais peut-être peut-être à la municipalité de Vfort. En tout cas, je vous le souhaite, ceing tombe bien aujourd'hui parce que c'est un anniversaire dans notre vie politique.
Je ne sais pas si vous le savez mais le 29 avril 69, le général de Gaulle, après avoir perdu un référendum sur le Sénat démissionné de la présidence de la République, le général de Gaulle est un exemple à suivre. Le référendum ne portait pas sur sa politique, mais le général de Gaulle en tira les conséquences. Quand le peuple dit non à votre politique, quel qu'en soient les circonstances, il faut partir, il faut dégager et ainsi démissionna.
Alors évidemment aujourd'hui en 2025 on n'est plus dans le temps de la dignité politique. Ce temps-là est révoluement. Nous avons un président de la République battu par deux fois dans les urnes et qui pourtant est toujours là.
Nous avons bien failli d'ailleurs faire arriver le le une loi pour pour le sortir, mais c'est Marine Le Pen qui l'a sauvé en conférence des présidents. Nous avons un mouvement présidentiel minoritaire et qui pourtant gouverne. Nous avons une politique de destruction des services publics et de nos conquis sociaux comme l'indemnisation de du chômage.
Une retraite à à 134 ans qui est massivement rejetée. 93 % à l'époque des citoyens étaient contre. Aujourd'hui, un récent sondage de l'OP nous dit que 2 tiers des Français rejettent cette politique et pourtant elle est appliquée.
On en vente même pour se refaire la serise des conclaves un terme un terme religieux. En fait, ça indique bien que les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Ce gouvernement n'est pas légitime et d'ailleurs, il faut vraiment jamais cesser de le dire.
Et donc, que nous avons la possibilité de le dire, c'est-à-dire voter la censure, il faut le faire. Petit message personnel à celles et ceux qui n'ont pas fait il y a encore quelques semaines. La 5e République évidemment lorsqu'elle agonise, elle entraîne des régressions de plus en plus fortes.
Et donc c'est parce que en fait Macron s'il fait ça, c'est parce qu'il a les outils de le faire pour le faire. Ce sont vraiment les outils de la 5e République. Ça fait plus de 60 ans que le peuple subit en réalité un régime quasi monarchique et Macron a poussé tout cela à son paroxisme.
Il y a une distance évidemment qui se met en place entre le peuple et ses représentants et seul nous la France insoumise nous battons contre cela. D'ailleurs, dès 2017, nous nous souhaitions, c'était un mot d'ordre, une constituante pour arriver à cette 6e République. Étape après étape, et vous le voyez, ce régime autoritaire se met en place.
Je prends exemple très récent. Mathilde Panot, présidente d'un groupe parlementaire a été poursuivi pour apologie du terrorisme. C'est vraiment un un événement sans précédent et dans tous les événements internationaux auxquels j'ai l'occasion de me rendre, c'est vraiment quelque chose qui a marqué au niveau international.
On nous le redit systématiquement parce que pendant longtemps la France a été d'une certaine manière un petit peu infar pour les libertés publiques. C'est le pays de la Révolution française. C'est le pays qui se lève d'ailleurs comme pendant la réforme de retraite.
C'est le pays qui manifeste et bien dans le monde entier aujourd'hui la France est regardée différemment. Lorsque nous recevons le rapport le rapporteur spécial des Nations Unies sur les libertés publiques, et bien il il exprime une difficulté. Maintenant, lorsqu'il se rend dans différents pays, dans différents endroits, dans différents régimes autoritaires, on lui dit "Mais la France aujourd'hui pour beaucoup de dictateurs, la France est devenue un modèle, un repoussoir pour dire bah écoutez faites ce que je dis mais pas ce que je fais." Donc on est vraiment dans une dans une dérive autoritaire.
Euh Floriant l'a rappelé, c'est un pays maintenant on ne reconnaît même pas les élections, les résultats des élections. Et donc ça se manifeste par plusieurs manières et notamment puisque nous ici avec Manuel, nous sommes parlementaires, nous nous pratiquons la la le le régime monarchique de Macron qui le rebascule à l'Assemblée nationale. On a un parlement qui est vraiment bafoué euh par son clan Macron.
Et d'ailleurs la réforme des retraites vraiment ça aura été le somum pour montrer les dérives de la 5e République. Ils ont utiliser tous les moyens législatifs pour bloquer le parlement. D'abord, il y a eu un article 471.
Alors, je dois rappeler, je dois dire quand même que bonhommal, grâce à cette réforme de retraite, la population quand même s'est s'est arrogée, a pris en main en fait tous ces outils démocratiques qu'elle ne connaissait pas. Ça a été d'une certaine manière une forme de d'éducation populaire. à la démocratie.
On a l'article 471 pour réduire le temps de discussion dans le texte et puis on a eu l'article 443 qui nous disait qu'il y avait un vote unique et que le gouvernement devait choisir piocher les amendements qu'il voulait imposer sans vote et évidemment le 493 utilisé à 23 reprises. Et comme ces outils ne sont pas suffisants pour faire passer en force ces textes, il y a aussi euh un outil qui est très prisé notamment par la présidente de l'Assemblée nationale, il a une bron pivet, c'est-à-dire mat la rébellion parlementaire. Je vais vous donner quelques chiffres qui vont vous dire euh la profondeur de cela.
Depuis 58, il y a eu 132 sanctions prises contre des députés. 58 132 sanctions. 109 sanctions sur les 132. ont été prononcés depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron en 2017. 109 évidemment vous savez bien en majorité contre qui.
Donc faute de gagner les élections, les macronistes préfèrent donc faire terre les oppositions. Et je peux vous dire, je j'en prends le l'engagement et d'ailleurs j'espère que vous le voyez avec Cléman Gueté au moi et moi au perchoir, nous ferons respecter la souveraineté populaire et le [Applaudissements] parlement parce que en réalité c'est pas juste des titres quand on préside à l'Assemblée nationale. aussi un moyen pour dire pour montrer comment les insoumis en responsabilité font respecter le parlement.
Donc quand nous les insoumis avons proposé par exemple le texte d'aboration de la réforme de retraite, vous avez suivi l'obstruction grottesque. Ils ont bordellisé l'Assemblée nationale, multiplié les invectives, bloqué la discussion. Récemment encore lors du niche parlementaire, ils ont ils en sont même venus au main.
Et donc j'aimerais vraiment ici rappeler quelque chose de fondamental. Il ne faut absolument pas se laisser intoxiquer par la propagande médiatique. C'est bien le clan Macron qui bordélise à l'Assemblée nationale.
Nous défendons les textes, les lois, les projets soutenus par le peuple et qui sont arrivés en tête lors des élections législatives de 2024. Et je dis bien propagande médiatique car plus le temps passe, plus notre pays se transforme d'une certaine manière en plutocratie. La plutocratie, c'est le gouvernement par les riches, aidé par des médias aux mains de quelques-uns et qui défendent évidemment les les intérêts économique d'une petite casse.
Aujourd'hui, on peut le dire, Macron travaille pour Boloré et Bolloré travaille pour Macron et Macron assume avec le gouvernement le plus réactionnaire de la 5e République, il assume de mettre le racisme dans tout ce qu'il propose, absolument tout. Et je tiens à dire ici à cette étape que tout ça n'est pas une simple diversion, c'est un projet, un projet réel puisque plutôt que de créer les conditions pour que chacun et chacun vive mieux, pour que nous préservions la nature, et bien il organise en réalité une une concurrence des uns contre les autres sur des bases racistes. Plutôt la pénurie en service public, plutôt moins d'investissement pour produire mieux que le progrès pour toutes et tous.
Alors, il pointe les classes populaires, évidemment, les jeunes, les musulmans, Floriant, tu l'as rappelé, les Algériens, les exilés et tout cela sont pointés comme des parasites. Or, les parasites, ce sont bien ceux qui se gavent. Tout à l'heure, nous avons vu des syndicalistes de l'industrie automobile.
Les parasites, ce sont ceux qui se gavent d'être public et qui ensuite licencient comme ici dans le dans le pays de Montbéliard. Et donc, ce sont c'est contre eux que nous nous battons au quotidien. Or, face à cette politique, le 9 juin dernier, parce que cette politique date de 2017, en 2022, ça a continué, le 9 juin dernier, le peuple a dit non.
Le peuple a dit non à Macron qui est le marche-pied Rassemblement national. Le peuple en revanche a dit oui à la France créolisée, à la solidarité ici mais aussi avec les peuples martyres comme en Palestine. C'est notre projet qui a gagné le 9 juin, le 30 juin dernier.
Et nous, la France insoumise, nous avons été la force motrice pour mettre un terme à ce chaos qui était annoncé par des dizaines de sondages par ce chais qui était annoncé et nous sommes nous savons que la tâche continue puisque évidemment ils nous ont volé l'élection mais la tâche continue partout sur le terrain élection ou pas élection d'ailleurs et c'est le sens de cette campagne que nous menons aujourd'hui pour l'avènement d'une 6e République et évidemment C'est pour ça que le pouvoir se braque parce que le coup de poker de Macron la dissolution du 9 juin dernier, bien il a pas marché, il a pas fonctionné et donc comme une bête blessée, il y a une sorte de fuite en avant en fait. Et c'est pour ça que c'est le moment de militer plus que jamais pour une 6e République parce que en réalité dans quelle démocratie fonctionnelle peut-on voir Michel Barnier censurer pour ensuite nommer un ministre qui veut appliquer la même politique et même pire puisqueaujourd'hui nous annonce 40 milliards d'économies sur le budget à venir et évidemment les 40 milliards d'économies ce sera sur l'école. On a vu tout à l'heure des parents d'élèves mobilisés contre la fermeture de classe.
Ce sera évidemment pas pour Stellantis et autres qui reçoivent des aides publiques. Ce sera évidemment nous qui serons les victimes de cette politique austéritaire. Dans quelle démocratie fonctionnelle peut-on voir que depuis 3 ans 3 ans sans voter le budget démocratiquement débattu en temps normal ? vraiment une aberration et je vous le dis par ailleurs, ça fait vraiment la honte de la France au niveau international.
Dans quelle démocratie fonctionnelle ? Tu l'as tu l'a évoqué Floriant ? Monsieur Bairou ment à plusieurs reprises devant des centaines de députés parce que la première fois qu'il a été interrogé par notre collègue Paul Vanier sur Betaram, les mystycles étaient plein et nous avons à travers Paul Vanier porté la voix des victimes de Betaram à travers trois questions au gouvernement et trois questions au gouvernement, il a menti.
Et j'aimerais bien qu'on qu'on félicite Paul Vanier parce que avec son sanacité, il a arraché une commission d'enquête parlementaire et le 14 mai prochain, François Baou devra répondre et devant la commission parlementaire, il faut prêter serment. Aurore Berger qui a menti le sait très bien puisqu'elle est poursuivie pour cela pour avoir menti dans le cadre de la commission d'enquête sur les sur les crèches privées et bien monsieur Baou devra rendre des comptes pour les victimes de Baram pour parce que évidemment c'est c'est enfin on est dans dans un déniis et d'ailleurs à mon avis c'est peut-être pour ça qu'en fait le le Premier ministre souhaite qu'il n'y ait pas de session parlementaire au mois de juin et mois de juillet à mon avis c'est parce qu'il souhaite enterrer quelques sujets et celui-là n'est pas n'est pas des moindres. Alors, je vous parlais de Paul Vanier parce que c'est un exemple pour vous dire que partout, on est dans tous les combats sous les injures, on tient la tranchée.
Évidemment, on tient la tranchée grâce à vous les militantes et militants aussi qui nous soutenaient, qui faitent des campagnes de terrain acharné parce que l'idée évidemment c'est de c'est de ramener le peuple à la politique. Mais pour cela, nous devons évidemment déjouer un certain nombre de pactes de pactes non dits. Je voudrais d'abord parler du pacte raciste entre Le Penne et Macron.
Et c'est un pacte qui est plus clair que que jamais. Vous le voyez, Macron, ses ministres, ses députés, ses pores-paroles reprennent à la fois les mots et les projets de l'extrême droite. Un jour, on parle de submersion migratoire.
L'un de ses députés avait même parlé il y a de cela 1 an de régression vers les les origines ethniques en reprenant d'ailleurs les mot de Retaillo à l'époque. Nous avons également une offensive grave pour contre le droit du sol qui est un acquis non seulement de la République mais un acquis historique dans ce pays. Évidemment, pour parach pour paracherver le tout, on nous parle maintenant de préférence nationale pour les prestations sociales.
Et enfin, un débat sur l'identité française dans lequel évidemment nous ne sommes pas engouffrés, non pas comme certains que j'ai vu le Parti socialiste s'y prêter et je pense que c'est une erreur fondamentale. Un exemple encore très récent en scène Saint-N, le journal Les jours nous a parlé d'un fichage des étrangers dès alors qu'ils étaient arrêtés, qu'ils aient commis un délit pour lequel ils soient condamnés ou non. Et donc ça évidemment c'est des directives données par le clan Macron parce que évidemment le poisson pourrit toujours par la tête.
Il est en train de préparer l'arrivée de de Le Pen au pouvoir enfin de Le Pen. On ne sait pas. Elle sera pas candidate.
Nous on le sera évidemment un peu comme les instrumis de Montbelliard ici nous serons candidats à l'élection présidentielle. En tout cas de leur côté on ne sait pas. D'ailleurs, on l'a vu que l'annonce de cette condamnation de Marine Le Pen n'a pas été suivie de critiques très fortes.
Nous, on bouge une oreille au sein de hémicycle, ça ça monte dans les tours et là on a constaté que la réaction était très timide. Et évidemment, quand je dis qu'il prépare l'arrivée de de de Le Pen, en fait, il la souhaite. D'ailleurs, la dissolution, c'était un petit peu ça.
C'était un peu une cohabitation qu'il souhaitait. Et c'est normal puisque c'est l'achèvement toute une série de mesures contre nos libertés publiques depuis 2015. Les lois sur l'état d'urgence, la loi sur la sécurité intérieure, la loi de lutte contre le terrorisme.
Aujourd'hui, une loi narcotrafic qui ne résout absolument rien. Loi sur la sécurité globale, loi séparatisme, loi sur le renseignement évidemment loi raciste sur l'immigration. des textes de loi qui n'apportent rien mais qui mettent comme ça dans le débat public un injada raciste pour normaliser le racisme en espérant que finalement les Françaises et les Français euh se ralleront à la copie plutôt qu'à l'originale.
Il faut d'ailleurs se souvenir de Macron en campagne en 2017 pour voir le chemin parcouru. Je sais pas si vous vous souvenez, à l'époque on parlait de laïcité inclusive, de regain démocratique alors que là maintenant on a 29 23 493 de porter haut par la voie de la justice et la liberté. Et 8 ans plus tard, qu'est-ce qu'on nous dit ?
Là, il y a encore 2 mois, j'étais ici euh dans une réunion publique sur les questions de santé. On nous explique que s'il y a un trou dans les caisses de l'hôpital public, c'est à cause de Mamadou. On a maintenant des ministres qui nous expliquent que la Ligue des droits de l'homme ou anticorps qui luttent contre la corruption sont des adversaires, des islamogauchistes.
Et évidemment, je que dire sur le génocide qui est commis à Gaza. On a moi je pense hein, moi je je le constate une prolongation de de cette politique islamophobe à travers la question de ce qui se passe en Palestine. On a évidemment un deux points de mesure abjecte, incompréhensible entre ce qu'il se passe en Ukraine et ce qu'il se passe en Palestine.
On a en Ukraine une guerre d'agression coloniale, de prédation et à Gaza, on a des une riposte totalement disproportionnée à l'égard de ce qui s'est passé le 7 octobre. Et évidemment là aujourd'hui ça tergiverse. On a un Macron qui nous a expliqué que peut-être il était temps de reconnaître la Palestine comme nous le disions depuis 2 semaines.
Nous disons depuis de semaines qu'il faut reconnaître État de Palestine quand aujourd'hui Macron bégille alors que nous avons des massacres d'enfants sous les yeux. Et je suis très fier de l'action que nous avons mené la semaine dernière avec Emeric Caron lorsque nous avons pointé les portraits, les portraits de ces enfants qui n'ont ni noms ni visage dans le débat public mais que nous nous défendons depuis des mois. Finalement ce que j'aimerais dire c'est que c'est c'est cette République qui donne tous les outils pour piétiner le peuple.
Et donc il nous faut sortir par le haut de ce marasme démocratique et c'est le sens de la campagne qui a été lancée par Mathilde Panot et Pierrive Cadalin sur la 6e République. Une République pour mettre fin aux attaques contre le Parlement et les choix du peuple souverain. Pour instaurer la règle verte par exemple aussi pour mettre des critères des règles écologiques au sein même de notre constitution.
Le Cam République pour faire émerger une économie de la paix plutôt qu'une économie de la guerre. La guerre qu'il nous promène, qu'il nous promettent. Ils font la guerre ici, la guerre aux pauvres et ils veulent faire la guerre au monde entier à l'extérieur.
Et bien c'est une méthode que nous proposons avec cette constituante parce que en 58 lorsque la constitution a été rédigée, elle a été rédigée en chambre. Quelques ministres ont fait les règles. Nous ce que vous nous voulons, c'est que le peuple décide pour lui et pour lui-même.
Il y a urgence. Il y a urgence parce que on constate qu'il y a une greffe civique aujourd'hui dans ce pays. Floriant, tu l'as rappelé lorsque les classes populaires, celles qui sont le plus concernées par les politiques de tabassage social qui nous mettent, et bien que lorsqu'elle se mobilise, nous pouvons gagner et nous devons nous surmobiliser davantage même qu'en juin 2024 parce que le danger est là, je l'ai dit, évidemment, la politique raciste du rassemblement national mais aujourd'hui davantage la politique raciste antisociale réactionnaire d'un clan Macron radicalisé qui est dans une fuite en avant.
Et donc c'est bien lorsque le peuple se mobilise que nous pouvons mettre en place des politiques, un gouvernement d'égalité, de justice sociale pour bâtir une 6e République féministe laïque. Et si nous allervons à cela, je pense que nous aurons répondu à l'appel du 10 avril 2022 lancé par Jean-Luc Mélenchon : "Faire mieux". [Applaudissements] Et pour faire mieux Et pour faire mieux, on a évidemment au sein de la France insoumise de de grands combattants.
D'ailleurs, vous le voyez toutes les semaines sur les plateaux télé le matin. En fait, ça commence par une garde à vue médiatique et puis ça termine par des chaos. C'est Manuel Bompard, le coordinateur de la France qui va prendre la parole maintenant. [Applaudissements] Merci beaucoup.
Merci pour votre accueil. Merci pour votre accueil. Merci pour votre présence ce soir à Bellefort et à mon tour après Floriant avant moi, avant Nadj avant moi, je voudrais et c'est pas juste une forme obligée ou obligatoire, je voudrais remercier les militantes et les militants de la France insoumise, du territoire de Bfort et des départements à tour qui se sont mobilisés pour préparer ce meeting et cette réunion publique parce que dans ce contexte, on a besoin plus que jamais d'avoir des moments sont des moments où on peut échanger, faire le point sur la situation politique, sur les évolution y compris internationale.
Les choses bougent tellement vite en ce moment, c'est important d'avoir ces temps pour pouvoir décrypter, faire le point, se mobiliser, se donner de la force ensemble. Et quand on vient comme ça pour un meeting, une réunion publique, bon on fait pas que la réunion publique, on en profite aussi avant cela. pour faire le point sur des dossiers locaux, rencontrer des militants ou des militants, rencontrer des personnes qui porte dans notre département, dans le pays tout en tout entier des projets qui sont mobilisés sur des luttes.
Et avant de parler de 6e République et l'objectif du meeting de ce soir, évidemment avant de parler de l'actualité dans lequelle se tient cette réunion publique, je voudrais vous dire que ce matin avec Nadj et Floriant en arrivant dans votre département, nous sommes allés à la rencontre du conseil municipal et des parents d'élèves des communes de Oxel Haut et de Oxelba qui se mobilisent contre la fermeture d'école Et ce matin quand on a échangé à midi, quand on a échangé avec eux, on leur a dit qu'est-ce qu'on peut faire pour aider à la aider à la mobilisation ? Ils nous ont dit au rectorat ou du côté de la préfecture ou du d'Azen, on naime pas trop quand ça parle du sujet, ils aiment pas trop la mauvaise publicité. Alors, j'en profite pour vous inviter, vous appeler toutes et tous à apporter votre soutien le plus total à la population de ces villages, au conseil municipal de ces villages qui sont mobilisés depuis maintenant plusieurs semaines.
Il y avait une manifestation le weekend dernier ici dans les rues de Belfort pour obtenir pour sauver ces deux écoles qui sont indispensable dans ces villages pour faire en sorte que ces villages puissent continuer à accueillir de la population à accueillir des enfants que nos enfants puissent éduquer dans être éduqués apprendre dans des bonnes conditions pas en ayant besoin de faire une heure de bus le matin 1 heure de bus le soir. Donc faites l'heure de la mauvaise publicité apportez votre soutien. à celles et ceux qui se mobilisent sur le sujet, c'est très important.
Et j'entends des arguments qui sont utilisés dans les réponses qui sont faites ici au conseil municipal ou ici aux parents d'élèves qui sont des arguments qui ne tiennent pas. On nous dit "Oui, mais il y a moins d'élèves dans l'école, il y a moins de la démographie. La démographie fait que il y aura moins d'élèves dans les classes.
Donc on va fermer les écoles. Il y a aussi passager sur la vie pour et c'est on utilise d'ailleurs les mêmes logiques en matière de santé, en matière de transport à chaque fois. Mais attendez, si on veut que demain il y ait plus d'élèves dans ses classes et dans ses écoles, si on veut que demain il y ait plus de familles avec des enfants qui s'installent dans ces villages, y compris des villages qui sont des villages qui ont en partie dans des zones de montagne.
Mais si on veut que demain il y ait plus de vitalité, plus de vie sociale, plus de vie économique, plus de commerce, plus d'activité dans ces villages précisément la première chose à faire c'est pas de fermer l'école parce que si vous fermez l'école demain, il y a des familles qui peut-être avaient envisagé demain de s'installer dans ces villages et qui ne le feront pas parce qu'ils se disent "On ne va pas venir dans ce village alors que nos enfants ne pourront pas aller dans l'école du village." Et donc le cercle vicieux dans lequel se sont engagés aujourd'hui les personnes qui nous dirigent qui consistent à dire puisque il y a moins d'enfants dans ces classes, on va supprimer les écoles et ben ça produira le fait que demain il y ait encore moins d'enfants dans ces classes et qu'on supprimera encore d'autres écoles. Et précisément, si on veut faire en sorte que nos villages, nos petites communes, on parle ici de village de 300 habitants, de 500 habitants, si on veut faire en sorte que demain dans ces villages, il y ait plus de familles qui s'installent, il y ait plus de jeunes qui veulent aller à l'école, la priorité c'est de sauvegarder l'école, c'est pas de la fermer.
Parce que si vous sauvegardez l'école et si vous accompagnez, si vous encouragez le travail qui est mené par les conseils municipaux dans ces communes pour faire en sorte qu'il y ait de la vie sociale, des commerces, des activités dans ces communes, alors demain vous aurez plus de familles qui s'installeront et vous aurez plus d'élèves pour venir dans l'école et dans les écoles de ces villages. Et puis on nous dit "Oui, mais vous comprenez, ça va vous faire des écoles dans lequel il va y avoir 15 ou 20 élèves par classe. Et donc en fait, vous allez avoir des très bons résultats et c'est une question d'égalité avec le reste du territoire parce que sur le reste du territoire, il y a 25 ou il y a 30 élèves par classe.
Bah précisément l'égalité ou l'équité puisque c'est le mot qu'ils emploient, c'est pas le nivellement par le bas, c'est pas la gestion de la pénurie. notre objectif, l'objectif qu'on doit se fixer. Tout le monde le sait qu'on apprend mieux à l'école quand il y a moins d'élèves dans la classe.
C'est pas une mesure d'égalité de dire que tout le monde doit être à 20 ou à 25 élèves dans la classe si on a la possibilité au contraire de faire en sorte qu'il puisse y avoir des écoles dans lequelles on est 15 ou 20 élèves dans la classe. Donc les arguments qui sont utilisés, les arguments qui sont employés aujourd'hui pour justifier la fermeture de ces écoles et je voulais commencer par ça parce que je crois que ce sujet très local en vérité illustre assez bien l'impasse de la politique budgétaire dans lequelle s'est engagé ce gouvernement. Parce que la vérité c'est que si aujourd'hui il y a une gestion qui est une gestion purement comptable avec des personnes au niveau du rectorat qui ont des chiffres, ont des nombres de postes et qu'il les répartissent comme ça avec des tableaux Excel sans aucune prise en compte des réalités géographiques, sans aucune prise en compte des réalités humaines, sans aucune prise en compte des réalités locales.
C'est bien parce que il y a aujourd'hui dans nos services publics, il y a aujourd'hui vis-à-vis du budget de l'éducation nationale, vis-à-vis du budget de l'enseignement supérieur et de la recherche, vis-à-vis du budget de la santé ou de la culture, des logiques purement comptables qui vont à l'inverse des besoins de la population. Parce que si aujourd'hui il y a des fermetures de classe et des fermetures d'école, c'est bien parce que le dernier budget passé en force par 493 à l'Assemblée nationale prévoit 200 millions d'euros de coupes dans le budget de l'éducation nationale. C'est bien parce que ce budget prévoit des couples dans le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche, prévoit des couples dans le budget de la culture, prévoit des couples dans le budget de l'écologie pour prendre ces exemples là et qu'à un moment à un moment les politiques qui sont décidées au niveau national, les orientations budgétaires qui sont décidées et ben elles ont des conséquences très concrètes sur la vie des gens.
Si vous enlevez 200 millions d'euros au budget d'éducation nationale, à la fin se traduit par des fermetures de classe, par des fermetures d'école et par des gamins de 6 ans, de 7 ans, de 8 ans, de 10 ans qui plutôt que de pouvoir continuer à travailler dans un environnement qui est propice à leur bonne éducation et à leur bonne formation, sont obligés de se lever beaucoup plus tôt le matin, de prendre le quart, de faire une heure de quart le matin, 1 heure de quart le soir et des familles qui sont dans la complexité parce qu'elles ont pas toujours la possibilité d'amener leurs enfants à l'école ou d'aller les chercher. Voilà des conséquences très concrètes des politiques qui sont mis en place au niveau national et voilà pourquoi la question de la censure ou de la non censure du budget de François Baou n'était pas une question symbolique, n'était pas une question pas très importante ou pas très grave. Ah, peut-être que les conséquences immédiates, elles n'apparaisent pas au moment de l'examen du budget à l'Assemblée nationale.
Mais on va commencer et on commence aujourd'hui à les avoir sous les yeux. On parle de 5000 fermetures de classe à la rentrée prochaine sur l'ensemble du territoire national et vous en avez ici avec cet exemple que je voulais évoquer en introduction, vous en avez une illustration assez criante. Donc il faut, je le disais tout à l'heure, évidemment les aider et les soutenir parce que ce qu'on nous disait aussi et ce qu'on nous a dit aussi tout à l'heure, c'est nous quand on va dans d'autres écoles, les gens ils nous disent "Mais alors vous vous êtes vraiment les combattants, vous êtes ceux qui lâchent rien." parce que si ça s'était passé dans notre village, il y aurait peut-être pas eu de réaction comme ça.
Et je leur disais bah c'est précisément la raison pour laquelle il faut que vous gagnez parce que si vous allez gagner si vous gagnez alors vous allez donner de la force à tous les citoyennes et les citoyens tous les habitantes et les habitants d'autres communes quand ils sont confrontés à des fermetures de services publics. Vous allez leur faire la démonstration que le combat la lutte ça permet de gagner et donc il faut les appuyer faut les aider. On va faire le maximum pour les aider, pour faire en sorte qu'ils remportent ce combat et que ces deux classes et ces deux écoles soient maintenues dans ces villages. [Applaudissements] Vous avez vu que cette actualité budgétaire, elle est particulièrement actuelle justement puisque encore ces derniers jours là, je vous parlais du budget de 2025, mais encore ces derniers jours et encore ce matin, le premier ministre François Bairou organisait une réunion pour échanger sur présenter les orientations budgétaires pour le budget de l'année prochaine, c'est-à-dire le budget de l'année 2026, budget qui normalement devrait être examiné à l'Assemblée nationale à partir du mois septembre et François Baou nous dit "Nous sommes en état d'alerte budgétaire, nous avons 5,4 % de déficit cette année et donc il va falloir faire encore des efforts supplémentaires par rapport au budget de 2025 et monsieur Baou de l'économie monsieur Lombard nous disent il va falloir faire 40 à 50 milliards d'euros d'économie supplémentaire pour l'année prochaine.
Nous sommes en état d'alerte budgétaire" nous dit-il. Moi honnêtement quand je me promène dans ce pays, j'ai plutôt l'impression qu'on est en état d'alerte sociale, qu'on est en d'état d'alerte écologique quand on sait qu'aujourd'hui on n'est pas en mesure de respecter les objectifs des accords de Paris, qu'on est en état d'alerte économique quand on voit la multiplication des plans de suppression d'emploi. Mais acceptons l'idée qu'un déficit de 5,4 % est un déficit évidemment excessif pour le pays.
Mais alors la question qui se pose, c'est la faute à qui ? Qui a créé aujourd'hui les conditions qui font que le déficit ? C'est quoi ?
C'est la différence entre les recettes de l'État et les dépenses de l'État. qui a créé aujourd'hui les conditions pour que les déficits de la France ai aent atteint un tel niveau avec un taux de 5,4 %. On a fait un petit calcul et je veux que vous sachiez que si depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, si la part des recettes de l'État dans la richesse produite chaque année en France, ce qu'on appelle le PIB, si la part des recettes de l'État était restée au même niveau aujourd'hui que ce qu'elle était au moment où Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en 2017, alors la France aujourd'hui aurait un déficit inférieur à 3 %.
Si Emmanuel Macron n'avait pas décidé par une politique consciente de cadeau aux plus riches, de cadeau aux grandes multinationale, de réduire chaque année les recettes de l'État de 60 à 80 milliards d'euros, on aurait aujourd'hui un déficit inférieur à 3 %. Et je prends ce chiffre volontairement puisqu'à longueur d'antenne, on nous dit que les règles européennes nécessitent normalement d'avoir un déficit inférieur à 3 %. C'est la politique du président de la République et de ses gouvernements successifs qui a appauvri année après année l'État en faisant des cadeaux aux très grandes entreprises, aux grandes multinationales qui s'en sont mis plein la poche, plein les poches en faisant des cadeaux aux ultra riches, par exemple, en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune.
Et maintenant qu'il a fait des cadeaux, il vient nous voir, il vient vous voir, il vient voir le peuple français et il vous présente la facture et ils vous disent "Maintenant, c'est à vous de trimer pour les cadeaux que j'ai fait depuis 2017." Et ben ça c'est inacceptable. Et ça évidemment nous ne l'accepterons pas.
Et ça évidemment nous devons nous mobiliser et nous devons nous mobiliser en disant que et je m'adresse en particulier à celles et ceux qui ont considéré que ce que j'ai dit tout à l'heure sur le budget de 2025 n'avait pas été ou n'était pas suffisant pour justifier la censure du gouvernement. Alors je leur dis accepté de laisser passer le budget de 2025. Vous avez inventé un conclave sur les retraites.
Nadj en a parlé avant moi qui devait normalement initialement avoir pour objectif de discuter de la possibilité d'abroger la réforme des retraites d'Emmanuel Macron et dont tout le monde a désormais compris et il y avait pas besoin d'être très intelligent pour le comprendre depuis le début qu'à partir du moment où vous mettez autour de la table les représentants des syndicats de salariés et les représentants du patronat et que vous leur dit toute façon il n'y aura un accord que si toutes les personnes qui sont autour de la table sont d'accord il avait pas besoin d'être très intelligent pour comprendre que le patronat qui s'était toujours mobilisé pour le report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans allait pas se réveiller au milieu du conclave pour dire que finalement ce serait peut-être une bonne idée d'abroger la réforme des retraites d'Emmanuel [Applaudissements] Macron. Mais en démocratie, c'est le peuple qui décide et normalement en démocratie, c'est les représentants du peuple qui décident. Or, il y a aujourd'hui une majorité de députés à l'Assemblée nationale qui sont favorables à l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron.
Et encore en début de semaine, encore en début de semaine, un sondage a été publié qui disait que dans l'hypothèse où un référendum serait convoqué sur l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron, c'est plus de 70 % des Françaises et des Français qui voteraient pour l'abrogation de cette réforme. Donc je dis à ceux qui ont accepté le budget 2025 qui ont accepté le piège grossier dans lequel François Baï les a enfermé à travers ce conclave qui ont par leur décision de ne pas censurer le gouvernement laisser le champ libre au à la multiplication des discours et de la reprise des thèmes de l'extrême droit dans le programme gouvernemental à travers la figure de Bruno Rota que vous avez malheureusement accueilli à Bellefort. il y a quelques jours qui a laissé ceux qui sont responsables du fait d'avoir laissé cet homme multiplier les provocations et la surenchière totalement détestable et inacceptable avec l'Algérie comme on l'a vu encore ces derniers jours.
C'est parce qu'il n'a pas été censuré que monsieur Retaillot a eu aujourd'hui en quelque sorte les mains libres pour se livrer à de ce type de provocation. Type de provocation ridicule. type de provocation qui vise à créer un adversaire, un ennemi.
Alors que le peuple français et le peuple algérien, comme le peuple français, les peuples du monde entier ont envie de vivre en paix, ont envie de vivre en fraternité, ont envie de vivre ensemble qui ont pas envie de vivre les uns contre les autres tout simplement. Et nous le savons en particulier avec l'Algérie avec qui nous avons des familles en commun, des vies en commun, des histoire parfois d'amour en commun parce que nous avons des relations et il peut arriver qu'il y ait des désaccords entre l'État français et l'État algérien comme il peut arriver qu'il y ait des désaccords entre l'État français et d'autres gouvernements du monde. Et ben dans ce cas-là, on en parle, dans ce cas-là, on en discute, dans ce cas-là, on négocie.
Mais on fait pas de la surencière, mais on fait pas de l'escalade par voie publique, provocation contreprovocation parce qu'à la fin en faisant ça, on crée entre nos peuples respectifs des rencœurs. Et que nous, nous ne voulons pas de ces rencœurs parce que nous voulons tout simplement vivre ensemble. Nous voulons tout simplement vivre en paix.
Nous voulons coopérer. Nous voulons nous aider. Nous voulons faire face ensemble au grands défis qui sont les défis du monde aujourd'hui.
Bref, à tous ceux qui ont jugé que l'entourel loupe sur les retraites, le budget de 2025 ou les provocations racistes et insupportables de monsieur Rotaillot n'étaient pas suffisant pour censurer le gouvernement. Peut-être qu'au moins maintenant que le ministre François Baï, premier ministre François Baotou nous annonce que ça va être encore 40 à 50 milliards d'euros de coupe supplémentaire, c'est-à-dire quasiment le budget de l'éducation nationale qu'on va retirer du budget de l'État d'ici à l'année prochaine. Peut-être qu'enfin, ils vont comprendre qu'il est temps d'empêcher ce gouvernement de continuer à nuire.
Et donc je vous dis comme nous l'avons déjà dit mais je vous le redis ici que nous les assoumis nous avons essayer avec nos collègues écologistes, avec nos collègues communistes, nous avons essayé à cinq reprises de censurer le gouvernement de François Baï mais que dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, à partir du moment où les conditions seront réunies, c'est-à-dire à partir du moment où l'ensemble des députés de gauche s'engageront à voter une motion de censure parce que c'est une condition indispensable pour que cette motion de censure puisse être voté. Alors, nous redéposerons une nouvelle motion de censure pour faire tomber enfin ce gouvernement. C'est un de nos objectifs.
Et si je vous dis que nous attendons des garantie, c'est pas pour fir nos responsabilités, mais c'est pour une chose simple qu'il faut que vous compreniez qui fait que nous ne pouvons pas déployer des motions de censure toutes les semaines. Parce qu'en fait, il existe à l'Assemblée nationale deux manières de pouvoir déposer des motions de censure. a les motions de censure qu'on appelle 493 qui sont la réponse que les parlementaires peuvent apporter à l'utilisation par le gouvernement de l'article 493 pour passer en force un texte de loi ou un budget.
C'est ce que nous avons fait quand Baou a utilisé le 493 pour tenter de passer en force le budget de l'État ou le budget de la sécurité sociale. Et puis il y a un deuxième type de motion de censure qu'on appelle les motions de censure 492 qu'on peut il faut 58 députés pour les déposer qu'on peut déposer librement sans texte qui sont des motions de censure qui consistent à dire le gouvernement a fait déjà trop de mal et doit être dégagé mais ces motions de censure elles sont très fortement encadrées par la constitution et en vérité on a la possibilité que de n'en déposer que trois pendant toute la session parlementaire la session parlementaire commençant au mois d'octobre dernier et va se terminer terminé au mois de juin. Or, il se trouve que nous les députés insoumis, nous avons déjà utilisé deux motions de censure 492.
Une au moment du discours de politique générale de Barnier et une au moment du discours de politique générale de Bairou. Parce qu'alors ce n'était pas les motions de sorciens qui répondaient à l'utilisation par le gouvernement d'un article 493, mais bien des motions de sensure spontanée, des motions de censure hors texte. Donc en fait, il nous reste à nous les insoumis une seule possibilité jusqu'au mois de juin pour censurer ce gouvernement.
Et donc si je vous dis que nous avons besoin de garantie, c'est que nous n'allons pas gaspiller une cartouche pour rien. Sachant qu'après on se rendrait en quelque sorte impuissante de pouvoir à nouveau proposer la censure du gouvernement. Donc nous attendons une réponse claire et nous attendons des garanties claires que l'ensemble des députés de gauche s'engage à voter la motion de censure que nous pourrions déposer avec toutes celles et ceux qui veulent que nous la déposions ensemble.
Et alors la motion de censure, elle est prête. On est prêt à la déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale et à renverser ce gouvernement. Et parce que vous savez comme moi et parce que vous savez comme moi que la solution ne sera pas que institutionnelle.
Et je veux profiter de cet instant pour vous appeler à vous mobiliser très largement contre la guerre sociale que ce gouvernement veut nous mener pour la paix à l'occasion de la journée du 1er mai prochain. Journée internationale de la lutte des travailleuses et des travailleurs. journée à laquelle nous participons évidemment chaque année, mais qui peut prendre cette année une signification particulière, une importance particulière dans un contexte de bouleversement à l'échelle internationale.
Au moment où la guerre menace dans différentes zones du monde, au moment où en France le gouvernement a l'intention d'utiliser cette situation internationale pour nous imposer une politique que nous ne voulons pas. Notre devoir est un devoir de mobilisation populaire. Notre devoir est un devoir aussi de repost face à la multiplication des discours racistes et des discours fascistes dont parlait Nadjabu Mongolie tout à l'heure.
Notre devoir est un devoir de ripost d'être le plus nombreux les plus nombreux et les plus nombreuses possibles dans la rue le 1er mai prochain. Alors notez la date sur le calpin. Parle parlez-en autour de vous.
Faisons une démonstration de force. Soyons des centaines de milliers de personnes dans la rue le 1er mai prochain. Bref, je vous disais, il faut faire tomber ce gouvernement.
Évidemment, c'est pas juste pour faire tomber ce gouvernement, c'est pour pouvoir ensuite développer, déployer une logique politique, une politique alternative, une politique qui parle d'abord des besoins de la population. une politique qui soit pas une politique de l'économie de la guerre généralisée mais au contraire qui s'appuie sur l'économie qui permet de satisfaire les besoins du peuple. Et si j'ai dit tout à l'heure que la responsabilité du déficit que connaît aujourd'hui le pays incombe d'abord en premier lieu aux macronistes et y compris au gouvernement précédents qui petit à petit ont vidé l'état si cette responsabilité elle leur appartient aujourd'hui.
Je veux vous convaincre aussi qu'une politique qui consiste dans cette situation telle qu'elle est aujourd'hui de continuer sur la même logique économique, c'est-à-dire de considérer que la réponse à cette situation, elle passe par le refus de mettre en place et d'aller chercher des nouvelles recettes, mais au contraire par une politique exclusivement tournée sur la baisse de la dépense publique. là aussi un cercle vicieux qui va nous amener dans le mur parce que l'expérience la connaissance économique mais aussi l'expérience des situations internationales similaires a déjà démontré que quand l'activité économique se contracte si la politique nationale consiste à favoriser encore et encourager encore cette réduction de l'investissement et cette réduction de la dépense publique alors les effets sur l'économie sont des effets de contraction et de récession encore plus importantes. Je veux pas vous donner trop de chis trop de chiffres, mais je me rappelle qu'au moment du débat sur la censure du budget, on nous disait "Mais vous êtes irresponsable de vouloir censurer le gouvernement parce qu'on a besoin d'un budget et si on n pas de budget, vous vous rappelez, ça va être le chaos, ça va être la crise, les les taux d'intérêt sur les marchés financiers vont exploser." Bizarrement, il y a personne qui a remarqué qu'ils ont augmenté alors qu'il y a un budget.
Et on nous disait "La croissance, ça va être une catastrophe." Et la vérité c'est qu'il y a un institut qui s'appelle l'observatoire français des conjectures économiques qui a fait la différence entre si on était resté vous savez dans le régime de la loi spéciale c'est-à-dire on avait prolongé le budget 2024 pour 2025 différence entre cette situation et la situation avec le budget adopté en force par 493 deou et le nous dit le budget Baou a coûté 0,4 points à la croissance. C'est-à-dire que c'est leur solution, c'est leur logique qui se traduit par une réduction, une contraction de l'activité économique.
Or quand vous réduisez ou que vous contractez l'activité économique, alors vous baissez les recettes fiscales et donc vous baissez les ressources de l'État et vous vous enfermez dans un cercle vicieux, austérité pour essayer de réduire le déficit, donc contraction de l'activité économique, donc réduction des recettes de l'État, donc encore plus de déficit, donc encore de l'austérité et vous vous en sortez jamais. En Grèce, la multiplication des plans d'austérité, c'est traduite par une baisse de la croissance de 25 %, un/art de croissance en moins. C'est ça le résultat de leur politique économique.
Leur politique économique est une politique économique qui nous mène dans le mur, qui nous mène dans le mur et de laquelle on ne sortira jamais. Il faut une logique qui soit une logique totalement différente, d'abord en rétablissant les recettes de l'État nécessaires pour faire face à la situation budgétaire actuelle. J'ai entendu le ministre de l'économie nous dire il faut 40 milliards de recettes supplémentaires pour le budget de l'État.
Très bien. Je lui propose deux mesures, juste deux. On en a des dizaines et des dizaines à mettre sur la table.
La première mesure, c'est introduire une taxe sur les milliardaires, le patrimoine des milliardaires. Alors, quand vous dites ça à l'Assemblée nationale, quand vous dites ça à l'Assemblée nationale, vous avez des ministres qui vous répondent "Oui, mais vous de toute façon votre logique et pas que des ministres, le Rassemblement national aussi." Je dis pour par rapport au députés, monsieur Bigot, je crois.
Vous savez, ceux qui pendant les campagnes électorales font comme s'ils étaient du côté du peuple, de celles et ceux qui galèrent, de celles et ceux qui ont pas de moyens. Et puis quand il se retrouvent à l'Assemblée nationale, bizarrement, il votent compte toutes les mesures qu'on propose pour mettre à contribution davantage les plus riches. Alors, la taxe sur les milliardaires, quand vous proposez ça à l'Assemblée nationale, on vous dit "Oui, mais vous avez que ça comme logique.
Vous c'est taxé taxé taxé, vous voulez aller augmenter les impôts". Non, il faut pas augmenter les impôts, il faut pas augmenter les impôts. Et puis il y a des gens qui regardent la télé et qui se disent "Bah ça c'est bizarre.
Pourquoi les insoumis ils proposent de nous augmenter nos impôts ? Donc je précise, la taxe sur les patrimoines des milliardaires concerne exactement et très précisément en France 147 personnes. Je forme l'hypothèse qu'il n'y en a aucune de ces personnes dans cette salle aujourd'hui.
Donc je vous rassure, aucun d'entre vous n'est concerné par la mise en place d'une taxe de 2 % sur le patrimoine des milliardaires. Par contre, en quelque sorte, vous allez tous en tirer un certain bénéfice puisqu'une taxe de 2 % sur le patrimoine des 147 milliardaires, ça permet de rentrer 14 milliards d'euros par an dans les caisses de l'État. Monsieur Lombard et monsieur Baou cherchent 40 milliards, on leur propose 14 milliards en mettant à contribution 147 personnes.
Je pense que c'est une mesure qui à mon avis devrait pas être très compliquée à mettre en place. Et si certains s'inquiètent sur la bonne santé financière de nos milliardaires, je pense que si on leur prend 2 % une taxe de 2 % sur leur patrimoine, je pense que globalement, il devraient pouvoir continuer à s'en sortir plutôt bien. Deuxème mesure qu'on vous propose et là pareil, il va falloir m'expliquer la logique qui consiste.
Comment peut peut-on être contre cette idée ? Vous savez qu'aujourd'hui il y a de nombreuses multinationales en France qui mettent au point des mécanismes d'optimisation fiscale et qui par exemple vont réaliser une partie importante de leur chiffre d'affaires en France, des ventes qu' vont faire en France par exemple. Mais bizarrement au moment où ils déclarent leurs bénéfices, c'est des groupes à l'échelle mondiale, ils vont réaliser par exemple 30 % de leur chiffre d'affaires en France et puis au moment où ils déclareent le bénéfice, bizarrement, il y a plus que 2 % du bénéfice mondial qui est en France.
Et pour ça, ils ont des techniques assez habiles d'optimisation fiscale. Par exemple, vous allez ouvrir des magasins et puis vous allez créer une holding dans un paradis fiscal et puis les magasins en France, ils vont louer la marque à la holding. Donc le magasin en France, c'est lui qui va faire le chiffre d'affaires, c'est lui qui va faire les ventes et cetera et puis après chaque année, bah il va verser une contribution pour louer la marque.
Et donc comme la contribution va louer la marque, ça veut dire que le magasin son bénéfice va être amputé d'autant. Et par contre, vous avez la filiale qui détient la marque, elle va pouvoir déclarer un bénéfice qui est un bénéfice très important, malin parce que le bénéfice, s'il avait été produit en France, il aurait dû être astreint à la fiscalité française. Mais si le bénéfice finalement il a été déplacé et que maintenant il est déclaré au Luxembourg, bah il va être astreint à la fiscalité luxembourgeuse.
C'est un mécanisme d'optimisation fiscale. Et quand vous dites "C'est pas normal", tout le monde vous dit "Oui, oui, c'est pas normal." Mais on peut rien faire, vous comprenez ?
C'est l'Union européenne, on peut pas y arriver et cetera. Donc deuxème proposition, mettre en place un mécanisme très simple, totalement national. C'est on a pas besoin de l'accord de qui que ce soit.
Ça s'appelle l'impôt universel, c'est inspiré par l'économiste Gabriel Zucman. On fait une chose très simple, on fait la différence entre le pourcentage du chiffre d'affaires déclaré en France et le pourcentage du bénéfice déclaré en France. et on va chercher la différence auprès des groupes en leur disant bah c'est ici que vous réalisez votre chiffre d'affaires.
Donc c'est ici que vous devez vous acquiter de la fiscalité. Si vous mettez en place une mesure de cette nature, vous allez rentrer 26 milliards d'euros par an dans les recettes de l'État. Si on fait le petit calcul parce que si je me suis pas trompé 14 + 26 ça fait 40 milliards d'euros.
Et comme monsieur Baou il cherche 40 milliards d'euros, bah il a c'est 40 milliards d'euros. Il suffit de mettre en place de médias. Vous voyez ?
Et là, j'ai pris que deux mesures. On en aurait évidemment plein d'autres à mettre en place. Donc vous voyez, il y a d'autres logiques possibles que celles pour laquelle on va à longueur d'antenne nous rabâcher qu'il y a pas d'autres choix, qu'il y a pas d'autres solutions, que la seule solution possible c'est de s'attaquer aux dépenses de l'État, que les recettes, il faut on peut pas faire plus et cetera.
Et puis on parle des dépenses de l'État, mais de quelles dépenses parlons-nous quand on parle des dépenses de l'État ? Chaque année, l'État verse 200 milliards d'euros chaque année aux entreprises, en aide aux entreprise, sans aucune contrepartie, sans aucune conditionnalité, sans aucune obligation. Et finalement ici dans ce territoire, vous êtes assez bien placé pour savoir ça.
Parce que s'il y a eu un secteur qui a très largement bénéficié du soutien de l'État, des aides versées par l'État aux grandes entreprises, c'est bien le secteur et la filière automobile. Et comment peut-on accepter en France ? On en ont discuté tout à l'heure avec les syndicalistes de l'automobile du pays de Montbéia.
Comment peut-on accepter en France que vous ayez des groupes aujourd'hui qui ont bénéficié d'un plan de soutien à la filière automobile de crédit impôt recherche qui ont bénéficié du chômage partiel pris en charge par l'État et qui ont bénéficié encore parfois qui ont donc bénéficié très largement de politique de soutien de l'État et qui dans le même temps détruisent des centaines d'emplois des milliers d'emplois dans la filière automobile. Dans la filière automobile, on est aujourd'hui à à peu près 200000 emplois. Il y en a 120000 qui ont été supprimés dans les 15 dernières années.
Et on parle de groupes qui ont bénéficié de millions et de milliards d'euros d'aide publique et qu'ils les ont utilisé pour se les mettre dans les poches pour les reverser en dividende aux actionnaires de ces gros groupesl et ça s'est traduit par des destructions d'emploi à vitesse industrielle. Alors, si on veut parler des dépenses de l'État, monsieur Bairou, si on veut parler sérieusement des dépenses de l'État, on arrête de faire semblant, on arrête de criminaliser ou de stigmatiser les fonctionnaires, on arrête de faire croire que c'est le les budgets ou les conditions de travail de nos fonctionnaires aujourd'hui qui sont qui ont pas vu la revalorisation du point d'indice pendant des années et des années. On arrête de faire cro croire que c'est ça le problème du budget de l'État et on va poser vraiment les vraies questions sur les dépenses de l'État.
À quel moment vous allez mettre des conditionnalités sur les aides versées par l'État aux grandes entreprises ? À quel moment vous allez décider que si une entreprise ne respecte pas ses obligation, c'est-à-dire récupère des milliards d'euros d'aide publique et détruit des emplois, à quel moment vous allez considérer que ça doit se traduire non seulement par des sanctions, mais aussi par des remboursements intégral des aides qui ont été versées par l'État à ces entreprises ? À quel moment on va sortir de cette logique ? de patrons voyou qui viennent pleurer auprès de l'État en disant "C'est difficile, c'est difficile, c'est difficile.
Donnez-nous de l'argent, donnez-nous de l'argent pour qu'on s'en sorte." Et qu' une fois qu'ils ont l'argent, ils oublient les engagements de maintien de l'emploi. Ils décident d'aller délocaliser telle ou telle usine à tel endroit parce que à la fin permet d'augmenter leur taux de profit.
À quel moment on va sortir de cette logique là ? À quel moment va y avoir la volonté politique ? Et ça s'applique pour l'État mais ça s'applique pour les collectivités territoriales aussi de dire que ça suffit la situation dans lequelle c'est notre argent à toutes et tous qui va se retrouver dans les poches des actionnaires qui s'en sont mis déjà plein les poches ces dernières années et qui en plus se traduisent par des centaines de destructions d'emplois de vie brisées de familles en difficulté.
Ça suffit. Ça suffit cette politique totalement absurde. Ça suffit le manque de volonté politique.
Ça suffit la complicité au niveau de l'État, à la tête de collectivité territoriale, de ces gens qui cèdent au chantage de ces gros groupes et qui continuent à leur verser ces aides là sans être à aucun moment capable de taper du point sur la table et de dire stop, maintenant ça s'arrête. Vous aurez plus un seul euro. Vous aurez plus un seul euro si vous prenez pas des engagements clairs.
Vous aurez plus un seul euro si les engagements précédents n'ont pas été respectés. On vous aidera pas si à la fin vous respectez pas les obligations qui sont normalement les [Applaudissements] vôtres. Et finalement, je parlais tout à l'heure de l'absurdité du cercle vicieux, austérité, déficit, austérité, déficit.
Et la filière de l'automobile, j'en parle parce que ici évidemment elle a un poids très important, malheureusement moins important que ce que ça a pu générer en terme d'emploi il y a encore quelques dizaines d'années, mais c'est un poids très important. Est-ce que finalement la la filière de l'industrie automobile, c'est pas un bon exemple d'une logique d'un d'un d'une filière dans lequelle on pourrait avoir une logique complètement inverse, c'est-à-dire au contraire une logique de cercle vertueux ? Est-ce que oui ou non on a besoin d'une d'industrie automobile en France ?
C'est la première question qu'il faut se poser. Alors évidemment, on est tous favorables ici au développement des transports en commun. On est tous favorables ici au développement du ferroviaire.
On est tous très sensibles et on considère tous que aujourd'hui on n'est pas à la hauteur de nos responsabilités face au changement climatique. Et ça ça doit être des politiques prioritaires évidemment. Mais à la fin, il faut avoir l'honnêteté de dire aussi que quand on aura fait tout ça, il y a pas toutes les mobilités qui seront couverte par ces possibilités là.
Et donc on aura encore besoin d'avoir des modalités, des modes de transport qui soient des modes de transport individuels. On aura besoin de nos véhicules. Et la question qui nous est posée, c'est de savoir si d'abord ces véhicules, ça doit être des véhicules qui contribuent et qui produisent, qui contribuent à notre empreinte climatique, qui contribue aux difficultés qu'on a à respecter les objectifs des accords de Paris qu'on a fixé.
Pas qu'on les a pas fixé pour se faire plaisir ou pour se poser des problèmes, on les a fixé parce que c'est une obligation, parce que sinon dans 30 ou 40 ans, on pourra plus vivre sur cette terre. Et est-ce qu'on pense que ces véhicules là, il faut les produire en France ou est-ce qu'on pense qu'il faut les faire venir de l'autre bout du monde ? Et donc si on doit si on a une politique et une politique intelligente sur ce sujet, on dit qu'il faut avoir une filière de fabrication, une filière de l'industrie automobile en France qui travaille sur des véhicules qui sont des véhicules propres, qui travaillent avec de la chaîne de sous-traitance qui est de la chaîne de sous-traitance en France qui sont protégés de la compétition et de la concurrence internationale qui préservent les envois qu' les emplois qu'on a sur place qui préservent les savoir-faires qu'on a sur place et qu'on a développé pendant des années et des années Et donc on a une politique de planification et une politique d'investissement et pas une politique qui laisse le marché décider librement de ses affectation pour aller mettre les usines à tel endroit parce qu'il y a moins de réglementation environnementale ou à tel endroit parce qu'on peut encore plus exploiter les salariés que ce qu'on les exploite déjà ici.
Voilà un exemple concret d'un sujet sur lequel une logique totalement différente, elle pourrait se traduire non seulement par le fait de sauvegarder les emplois existants, mais en plus de créer des emplois supplémentaires et en plus d'avoir des filières de l'emploi de qualité et en plus une politique qui nous permett de reformer toute une chaîne de sous-traitance en France et de mettre un terme à ce grand déménagement du monde qui fait que vous avez des pièces qui sont produites dans quel dans tel pays qui vont traverser quasiment une fois la planète entière pour aller dans telle usine pour être ensuite assemblé dans une voiture qui va encore trava traverser la planète une deuxième fois pour être vendu à côté de chez vous. Voilà, je voulais prendre cet exemple là parce que c'est ce qu'on a discuté tout à l'heure et je veux vous dire que la France insoumise sur ce sujet-là, on le prend au sérieux et on travaille et il sera publié dans les prochains jours, dans les prochaines semaines. On fait les choses sérieusement, mais on travaille à un plan avec 10 propositions sur la question de la filière automobile, de qu'est-ce qu'il faudrait faire pour préserver ses emplois, pour sauver cette filière et pouvoir avoir une industrie automobile qui soit compatible avec les objectifs qu'on se fixe en terme de souveraineté et en terme de changement climatique.
Donc c'est un sujet qui est un sujet déterminant, important. Et sur ce sujet aussi, je veux quand même vous le dire parce qu'on parlait du Rassemblement national tout à l'heure, je les entends jamais parler de ce sujet, jamais. jamais avoir une politique intelligente.
On a demandé à l'Assemblée nationale quand Michelin a fait ses annonces de suppression d'emploi alors que Michelin avait touché des aides publiques, j'en ai parlé tout à l'heure, on a déposé une résolution pour demander une commission d'enquête de l'Assemblée nationale pour enquêter sur la manière avec laquelle cet argent public qui a été versé aux entreprises a été utilisé. Ils sont jamais là. Ils l'appuent pas, ils la soutiennent pas, ils la votent pas.
Je vous ai parlé de décisions budgétaires, de proposition qu'on a faites de la taxe Zucman sur les milliardaires. Ils sont contre, ils la votent pas. Je vous ai parlé de la proposition de l'impôt universel sur toutes les entreprises qui consiste juste à faire une chose simple, c'est que les gens payent les impôts là où ils produisent.
Ils sont pas là, ils la votent pas. Tout à l'heure, je vous ai parlé en introduction, je veux quand même vous le raconter de la situation des école et de la fermeture des écoles à Auxel. Le député, celui qui a remplacé malheureusement notre camarade Floriant.
Et franchement, tout au long de cette journée quand j'ai rencontré les différentes actrices et les différents acteurs, je me suis dit que franchement, ils ont perdu un député de combat et j'espère que c'est que temporaire parce que dans ce territoire, on a bien besoin d'un député de combat pour soutenir les mobilisations. Mais vous savez les députés, on a le pouvoir d'interroger le gouvernement. Ça s'appelle les questions écrites au gouvernement. vous déposer une question et le ministre est censé vous répondre pendant dans un délai d'un mois.
Bon, le député du Rassemblement national qui a remplacé Florian Chuch, il a fait une question écrite hein sur la fermeture des écoles. S'est juste trompé. Il a interrogé la ministre sur la situation de l'année précédente, c'est-à-dire quand il y avait une menace de fermer une des deux écoles pour tout regrouper dans la deuxème école.
Et c'est sa question, elle date pas de il y a 3 mois, elle date de il y a quelques jours. Juste, il est pas au courant et il a pas suivi. Bah pardon mais je pense qu'on peut quand même attendre d'un député, d'un représentant du peuple que sur des dossiers aussi importants pour la vie des habitantes et des habitants de votre circonscription, que vous ayez quelqu'un qui sache de quoi il parle, qui se bat, qui appuie la mobilisation, qui intervient auprès de la préfecture, qui intervient auprès du rectorat, qui intervient auprès de la ministre en faisant au moins en sorte d'aller rencontrer les gens qui se battent sur place pour avoir les informations, les bonnes informations et pour pas raconter n'importe quoi parce que franchement ça fait pas sérieux.
Donc ici, j'ai pas besoin de le dire, je pense, mais parlez-en autour de vous, hein. Ceux qui sont très contents d'avoir fait élire un député du Rassemblement national à la place de Floriant Chuche dans cette circonscription, bah franchement, ils peuvent s'en mordre les doigts aujourd'hui parce que OK, ils ont voté pour lui et alors qu'est-ce que ça a fait ? Qu'est-ce que ça a produit ?
Qu'est-ce que ça a changé ? À quel moment il était là pour se battre pour les dossiers locaux ? à quel moment il a pris les bons votes et les bonnes décisions à l'Assemblée nationale.
Jamais, jamais. Bref, je vais pas parler de tout le temps mais je voudrais je voulais quand même en dire un mot parce que cette manière, cette duplicité, cette hypocrisie qui consiste à venir pendant les campagnes électorales, à faire comme si on se battait pour les gens, qu'on se battait pour les sujets qui tiennent à cœur aux gens et à faire l'inverse une fois qu'on est aux responsabilité, elle est tout à fait insupportable. Bref, tout ça, vous pouvez me dire "Mais c'est un meeting sur la 6e République, on en est un peu loin." Et ben ce que je voulais vous proposer, c'est de voir qu'en fait on en est pas loin du tout.
Parce que quand on parle de secteur industriel comme le secteur de l'automobile par exemple, quand on parle de décisions absurdes qui sont pris par des grands groupes de ce secteur qui se traduisent par des catastrophes industrielles, qui se traduisent par des fermetures d'emploi par milliers ou par dizaines de milliers. Alors, la 6e République ne peut pas être qu'une revendication démocratique. Elle doit aussi être une revendication social.
Et si vous voulez faire en sorte d'avoir une démocratie qui fonctionne mieux, évidemment ça passe par des nouveaux droits démocratiques pour les citoyens. Floriant a évoqué le référendum d'initiative euh le référendum d'initiative citoyenne ou la possibilité de révoquer des élus qui ne respectent pas leur promesse. Mais la 6e République, elle doit aussi poser la question des nouveaux droits pour les salariés dans l'entreprise.
C'est-à-dire que les salariés dans l'entreprise représentés par leurs organisations syndicales, elles doivent avoir leurs mots à dire sur les décisions stratégiques qui sont prises par les groupes. Elles doivent avoir des places et des droits de vétoils d'administration. Elles doivent pouvoir dire non quand une décision stratégique est prise par un groupe qui va se traduire par des difficultés économiques par ce groupe et par des destructions d'emploi et des pertes de savoir-faire.
La 6e République, c'est une revendication démocratique, mais c'est aussi une revendication sociale. Et la démocratie qu'on veut défendre dans la société de manière générale, elle doit aussi se traduire par des revendications démocratiques dans l'entreprise. C'est une question très importante, vieille d'un certain point de vue comme le la bataille du monde ouvrier.
Vous vous rappelez ce que Jores disait sur le fait que la révolution française avait permis aux citoyens d'être en quelque sorte maître dans la société mais le que le capitalisme le rendait ser dans l'entreprise. La 6e République c'est une revendication démocratique mais c'est aussi une revendication sociale. Et donc c'est pas une question qui est une question déconnectée de la multiplication des suppressions d'emploi de l'impasse dans lequel se trouve aujourd'hui un certain nombre de filières économiques.
Parce que si on avait interrogé, si on avait consulté, si les salariés avaient eu leurs mots à dire sur les décisions stratégiques qui avaient été prises dans ce groupe et encore une fois, j'ai pris la filière automobile pour l'illustrer, mais je pourrais en parler dans d'autres filières, alors on serait pas dans cette difficulté aujourd'hui parce que les salariés, eux, ils connaissent bien leurs outils de travail, ils connaissent bien les enjeux de leur filière, ils connaissent bien, ils s'intéressent au sujet, on a besoin de leur avis, que leur avis soit pris en compte, pas dans des consultations bidon pour avis comme on dit tout à l'heure. J'ur dit mais tel plan c'est pas voté par les salariés. Il c'est pour avis.
Donc en fait ça soit pour ou contre, ils font ce qu'ils veulent. Après il faut du pouvoir pour les salariés dans l'entreprise et ça doit être une partie intégrante de la revendication pour la 6e République. Camarade, vous me dites si je suis trop long parce que j'ai plus de compteur.
La 6e République, elle est démocratique. Florien en a parlé. Je vais rapidement.
La 6e démocratique, elle est évidemment aussi écologique. On a déjà rappelé tout à l'heure que la Constitution de la 5e République date de 1958. Je pense que tout le monde ici en faisant un effort un peu de téléportation mentale en 1958, peut se dire qu'en 1958, la revendication écologique, l'urgence climatique, l'urgence environnementale, c'était un sujet qui n'existait pas.
Or, une constitution, c'est pas seulement fait pour organiser les pouvoirs et l'organisation de la vie démocratique d'un pays, c'est aussi pour élever au rang de principes fondamentaux un certain nombre de questions qu'on inscrit dans la Constitution parce qu'on pense que ces sujets sont des sujets majeurs et qui doivent pas pouvoir être remis en cause comme ça. D'ailleurs, c'est une grande fierté pour nous les insoumis que ça soit à l'initiative de la France insoumise portée par Mathilde Panot président du groupe parlementaire de la France à assoumise que l'année dernière la France a introduit le droit à l'IVG dans la Constitution. C'est une grande victoire.
Et donc la 6e République, elle doit aussi être une revendication écologique. Et donc il faut introduire ce qu'on appelle la règle verte dans la Constitution. C'est-à-dire l'idée que chaque année, on ne peut pas prélever davantage à la planète que ce qu'elle est capable de régénérer, que c'est notre [Applaudissements] devoir.
Vous savez, chaque année, il y a le jour du dépassement mondial. C'est la journée à laquelle on considère à l'échelle mondiale qu'on a épuisé toutes les ressources de la planète pour l'année. Au début, c'était en novembre, puis après c'est remonté, c'est remonté.
Maintenant, c'est au cœur de l'été, le jour du dépassement mondial. En vrai, on vit à crédit sur la planète la moitié de l'année. Bah, le principe d'introduire la règle verte dans la Constitution, c'est de ramener le jour du dépassement mondial au 31 décembre de l'année prochaine.
C'est-à-dire qu'on arrête de vivre à crédit sur la planète, de faire en sorte qu'on ait un mode de vie, un mode de fonctionnement économique qui soit compatible avec les limites planétaires. Voilà pourquoi la 6e République, elle est démocratique, elle est sociale, elle est écologique, elle est émancipatriste, elle est féministe, elle est antiraciste. Je v pas parler de tous ces sujets là en même temps, on les a évoqué les uns et les autres.
Voilà pourquoi c'est une revendication centrale, une revendication que la France a soumise a toujours mis au cœur de ces campagnes présidentielles, une revendication qui a toujours été en quelque sorte le premier point du programme l'avenir en commun. Parce que évidemment, on a beaucoup de choses à dire sur qu'est-ce qu'il faudrait changer en matière de politique économique, sur qu'est-ce qu'il faudrait développer en matière de service public. Évidemment, on a beaucoup de choses à dire sur ce sujet, mais on sait aujourd'hui que la fracture démocratique, l'absence de confiance du peuple vis-à-vis de sa représentation politique, le sentiment que queles que soient les alternances, finalement à la fin ça produit toujours le même résultat politique.
Le sentiment que les responsables politiques viennent dans les campagnes électorales pour faire des grandes promesses, mais qu'une fois qu'ils ont été élus, finalement ils ont oublié leurs grandes promesses et ils font exactement l'inverse. Ce sentiment là, il existe aujourd'hui dans la société. Et donc vous ne pourrez pas avoir de changements de changements profonds si vous ne donnez pas des garanties que ce que vous proposez c'est pas juste un changement de visage, que ce que vous proposez c'est pas juste un changement de programme politique, évidemment c'est un changement de visage, évidemment c'est un changement de programme politique mais que ce que vous proposez c'est aussi un changement de méthode politique que il s'agit pas juste de remplacer les uns par les autres mais il s'agit de rendre le pouvoir à ceux qui l'exercent normalement dans une démocratie, parfois par l'intermédiaire de leurs représentants, parfois par des formes de démocratie directe, c'est-à-dire le peuple, c'est-à-dire les citoyens.
Et l'engagement que nous prenons devant les électrices et les électeurs, quelle que soit l'élection, Florien a donné des exemples y compris locaux, c'est que vous n'allez pas seulement changer les objectifs politiques des majorités en place ou changer le visage de ceux qui sont en place. Vous allez en soutenant la France insoumise et le programme l'avenir en commun, vous allez gagner pour vous de nouveaux droits. On va pas vous demander de venir juste voter dans l'élection et de rentrer à la maison en attendant 5 ans en se disant que dans 5 ans tout va avoir changé.
On va vous demander de devenir actrice acteur de ce changement politique, de voter, d'avoir des référendums, d'avoir des pouvoirs d'interpellation, d'avoir des pouvoir d'action, d'être associé à une politique de planification écologique. C'est ça qu'on a besoin pour sortir le pays de l'impasse dans lequel l'ont mis les libéraux et les alternances successives. Voilà pourquoi la 6e République et la constituante, la méthode de la constituante sont aussi centrales dans le programme politique que l'on porte.
Et voilà pourquoi la 6e République, elle permet ensuite de s'adresser et de répondre à toutes les grandes questions qui sont posées devant nous. Et c'est la raison pour laquelle cette revendication de 6e République évidemment elle sera au cœur des prochaines batailles électorales à laquelle la France insoumise va [Applaudissements] participer. Bref, je sais que quand je dis ça, peut-être certains se disent "Ah, c'est beau mais est-ce qu'on va vraiment y arriver Oui oui oui.
Je sais que certains peuvent se dire et je le comprends. On a l'impression que de toute façon ça ne peut pas changer que la politique ça ne va rien changer. Et je veux juste vous alerter sur une chose et je vais aller vers ma conclusion et que tout le monde prenne bien conscience de ça.
Vous savez à la fin il y a quand même un mystère auquel tout le monde devrait répondre. Comment ça se fait qu'une politique qui a une politique qui qui profite à une minorité de la population ? Qui a été largement démontré et une politique qui met en colère une majorité de la population ?
Comment ça se fait que cette politique puisse rester en place ? C'est quand même une grande question. Elle pas nouvelle, c'est quand même une grande question.
Bah c'est possible parce que ceux qui nous dirigent aujourd'hui, ils utilisent et ils disposent d'outils qui leur permettent de maintenir leur domination alors qu'ils sont minoritaires dans la population. La 5e République en fait partie. La démonstration a été faite avant moi.
Le monde médiatique en fait partie en saturant le débat sur les thématiques qui cherchent à nous diviser, à nous fracturer plutôt que sur les thématiques centrales sur lesquelles le pays, le peuple dans sa globalité pourrait se regrouper et se rassembler. Les sondages en font partie. Notre principal adversaire en vérité, évidemment c'est le Rassemblement national, évidemment c'est les macronistes.
Mais mettons ça de côté. Notre principal adversaire, c'est la résignation. Notre principal adversaire, c'est le sentiment que ça sert à rien.
Notre principal adversaire, c'est le sentiment qu'on y arrivera jamais. Notre principal adversaire, c'est logique qui consiste ensuite à ce que des gens se disent "Bah, de toute façon, ça sert à rien d'aller voter parce que ça changera rien." C'est ça notre principal adversaire.
Et vous pouvez compter sur les médias pour produire ce qu'il faut de ferment de division entre les uns et entre les autres pour faire croire aux gens que s'ils sont dans la difficulté aujourd'hui, c'est pas à cause du grand patron qui s'en est mis plein la poche sur le dos des salariés, mais c'est à la cause de son voisin parce qu'il a pas la même couleur de peau, la même religion ou la même la même origine. Ils savent le faire. C'est ce qu'ils font à longueur de journée.
Et vous pourrez compter sur les sondages pour vous dire vous y arriverez jamais, ça a commencé, ça va continuer. Regardez, c'est simple, on a fait la campagne présidentielle de 2022 au début de la campagne. Jean-Luc Mélenchon 8 %, Marine Le Pen 30 %.
Chiffre vérifiables, ils sont sur Wikipédia, il recensent tous les sondages. Le soir de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon 22 %, Marine Le Pen 23 %. Petit calcul rapide, il y avait 22 points d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au début de la campagne présidentielle de 2022, c'est-à-dire à 18 mois du vote.
Il y avait un point d'écart le jour de l'élection. Mais pendant des mois et des mois, ils ont pu dire mais ils y arriveront jamais. Ça ne marchera pas, c'est trop dur, la marché est trop haute.
Et même le vendredi à 2 jours de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon 17 %, Marine Le Pen 23 %. Ah, c'est pas mal. Mélenchon, il a bien progressé mais 17 à 23, il y arrivera jamais.
Restez à la maison, ne vous enflammez pas, c'est perdu. Le deuxème tour, ça sera celui-là. Et à la fin, ça fait 22 23.
Alors quand je vois qu'il y a des sondages qui nous sondent à 13 % à 2 ans de l'élection présidentielle, perso, je me dis que c'est pas mal. Je me dis que c'est un bon départ. Je me dis que c'est un bon départ.
Je me dis que c'est un bon départ. Et je me dis que finalement si on continue à faire notre travail patient, à convaincre sur le programme, à rassembler, à avancer, à pas se laisser intoxiquer, manipuler, démoraliser parce qu'on va entendre à la télévision si on continue à faire de la politique sérieusement, prenant les préoccupations des gens, en étant au contact, des difficultés, en proposant des solutions pour le faire, le pays, il est pas acquis ni à la poursuite. à la continuité du macronisme ni à la victoire de l'extrême droite.
Les dernières élections législatives, 27 sondages sur 27 ont dit que le Rassemblement national allait gagner. 27 sondages, tous les sondages qui ont été faits disaient que le Rassemblement national allait voir plus de sièges que le nouveau Front populaire. Les gens commençaient à dire bardez là premier ministre et cetera.
Vous l'avez tous entendu comme moi. D'ailleurs, il y a beaucoup de gens qui ont peur à juste titre. Et puis le soir de l'élection, bah c'est le nouveau Front populaire qui a eu plus de sièg que le Rassemblement national.
Si on avait écouté les sondages, on avait perdu par avance. Donc je veux juste vous dire, ne vous laissez pas démoraliser par ce climat. Les batailles qu'on mène, les idées qu'on défend, le programme qu'on porte, c'est un programme juste, c'est un programme qui répond aux besoins de la population et c'est un programme qui peut rassembler autour de ces revendications une majorité du peuple français.
Et c'est le travail qu'on va mener à toutes les prochaines échéances électorales, que ce soit des législatives, des municipales ou des présidentiels. Et on a besoin de vous pour venir participer à ce travail, pour venir aider à ce travail, pour venir convaincre autour de vous et vous pouvez compter sur notre appui, sur notre soutien, sur notre détermination. Tout à l'heure, il y a des gens qui me disaient "Ah, bravo, c'est dur." C'est pas nous, c'est pas pour nous que c'est le plus difficile hein.
Vous savez quand c'est dur parce que bon c'est vrai, on se fait insulter, on se fait caricaturer, on a des gardes à vue plutôt que des interviews médiatiques. Je pense que tout le monde l'a vu, mais c'est pas grave. Ça ce qui est important, c'est de penser à la condition de vie de millions de françaises et de Français qui sont aujourd'hui dans la difficulté.
Et quand on est confronté à cette adversité, finalement comme disait Sirano de Bergurac, on résiste pas à l'honneur d'être une cible. Si on est une cible, c'est sans doute parce qu'on doit déranger des intérêts bien installés et que des gens doivent se dire que ça peut chauffer pour eux. Parce que franchement, pourquoi consacrer autant d'énergie à essayer de dénigrer un mouvement politique s'il sert à rien ou s'il a aucune possibilité de gagner les élections et de transformer le pays ?
Je le comprends pas. Normalement, les capitalistes sont des gens intelligents, ils réfléchissent à leurs investissements. S'ils investissent dans cet endroit, c'est qu'ils doivent se dire que ça doit servir à quelque chose.
Bref, voilà. Vous laissez pas démoraliser, vous laissez pas manipuler, vous laissez pas intoxiquer. Prenez toute la détermination qui est nécessaire.
Moi, j'ai été très impressionné, je le redis, de la détermination des habitantes et des habitants qui se battent pour la sauvegarde de leur école parce qu'ils ont pas peur, ils le font jusqu'au bout. Alors, prenez modèle sur eux. Bon alors il faut conclure et vous savez pour conclure nos réunion publique on essaie généralement de donner la parole à quelqu'un et on s'est posé la question mais alors à qui on va pouvoir donner la parole pour conclure et j'ai entendu quelque chose qui m'a fait vraiment très mal aux oreilles la semaine dernière parce que j'ai entendu le rassemblement national après la condamnation de Marine Le Pen et de ses amis je les ai entendu se comparer à Martin Luther King.
Alors, je me suis dit quand même quand on sait que Martin Luther King se battait pour l'égalité, pour les droits civiques contre le racisme, voir un parti dont plusieurs de ces dirigeants ont été condamnés à multiples reprises pour incitation à la haine raciale ou antisémitisme, voir ces gens-là essayer de se comparer à Martin Luther King. J'ai trouvé ça particulièrement détestable. Alors, je me suis dit et si on donnait la parole pour terminer ce meeting à Martin Luther King ?
Et Martin Luther King dans un c'est un mon discours du 30 avril 1967 disait la chose suivante : "Maintenant, bien entendu, une des difficultés à parler aujourd'hui provient du fait qu'il y a des gens qui cherchent à assimiler le désaccord à la déloyauté. C'est un jour sombre pour notre nation lorsque les plus hautes autorités cherchent à utiliser n'importe quel moyen pour réduire l'opposition au silence. Il faut dire la vérité et je dis que ceux qui cherchent à faire passer tous les opposants à la guerre du Vietnam pour des fous, des traîtres ou des ennemis de nos soldats sont des gens qui luttent contre ce que notre tradition a de meilleur.
Il existe un rapport évident et presque simpliste entre la guerre et la lutte que je mène avec d'autres en Amérique. Il y a quelques années, nous avons vécu un moment remarquable dans cette lutte. Il semblait y avoir un réel espoir pour les pauvres, les blancs comme les noirs, grâce au programme contre la pauvreté.
Il y a des expérience, des espoirs de nouveaux départs. Puis on a intensifié la guerre et j'ai vu qu'on interrompait le programme comme si c'était quelques jouets politiques inutiles d'une société devenue folle de guerre. Et j'ai su que l'Amérique n'investirait jamais les fonds ou les énergies nécessaires à la réhabilitation tant que des aventures comme le Vietnam aspirerai des hommes, des talents et de l'argent comme une ventous destructrice.
Aussi, j'ai été de plus en plus obligé de considérer la guerre comme un ennemi des pauvres et de m'y opposer pour cette raison. Alors si j'ai voulu alors si j'ai voulu donner la parole à Martin Luther King à la fin de cette réunion publique, c'est parce que je crois que ces mots raisonnent assez bien aujourd'hui où certains cherchent à utiliser la guerre comme un prétexte pour nous imposer encore le sacrifice politique davantage encore davantage que les années précédentes. Alors, je vous dis merci d'avoir été présent ce soir et rendez-vous le 1er mai pour la paix et contre la guerre sociale. [Applaudissements] [Applaudissements] est arrivé contre nous de la tyrannie dans [Musique] dans les compagn féroces soldats qui viennent jusque dans moi et danger nos fils et nos compagnos âmes citoyens foré au bataillon Marchons, marchons qu'un [Musique] sant à l'on [Applaudissements]
Manuel Bompard