ALEKSANDAR NIKOLIC est face à ANTOINE LÉAUMENT sur LCI !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 38 %Attaque 40 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:21OuverteRéponse directe
Aspect traditionnel, jusque dans le vêtement du pape, on sait qu'il y a des papes plus progressistes, un peu plus de gauche comme François, le pape Benoît qui était plus conservateur, là on a une sorte de synthèse très rassembleuse.
- 1:54RelanceRéponse directe
Pendant que vous parliez, il y avait une partie de la réponse à votre interrogation légitime : pourquoi cette surexposition de la religion catholique ?
- 3:33FerméeRéponse partielle
Vous avez beaucoup fait sensation, parfois, en faisant l'éloge de Robespierre, en disant, voilà, Robespierre, évidemment, c'est la rupture, comme le rappelait. Est-ce que vous prenez tout à la fois ?
- 4:28ComplaisanteÉludée
Est-ce que vous revendiquez une petite part ?
- 5:50OuverteRéponse directe
En politique pure, les sénatoriales, avec le succès du Rassemblement national, qui est un groupe au Sénat. Rendez-vous dans un court instant. Réaction de Jordan Bardella, réaction de tous les partis, puisque c'est un petit séisme. Oui ou non, est-ce que ça accélère ou ça renforce, disons, la candidature de Marine Le Pen en vue de l'Elysée ?
- 6:59FerméeRéponse directe
Pour vous, est-ce que c'est un cap ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Invité politiqueFait
« J'ai beaucoup apprécié aussi vendredi, je crois, devant 80 000 personnes, beaucoup de jeunes qui se sont réunis, mais il y avait aussi un côté très patriote, aussi des symboles de l'histoire de France, sur Clovis, sur Jeanne d'Arc, sur Saint-Louis, notamment. »
- 3:15Invité politiqueFait
« L'histoire de France, c'est évidemment une part importante liée au christianisme, avec le baptême de Clovis qui entraîne la naissance de la France, ces églises, ces cathédrales, ce patrimoine qui a façonné la France. »
- 4:16InvitéFait
« La devise liberté, égalité, fraternité, écrite au fronton des écoles et des mairies, qu'il a inventée à l'occasion d'un discours sur les guerres nationales. »
- 7:05Invité politiqueChiffre
« On a multiplié nos scores par trois sur les mêmes départements qu'en 2020. »
- 10:01InvitéFait
« Ce sont de grands électeurs qui votent pour eux. »
- 10:26InvitéFait
« On se souvient de ce qu'on avait appelé la stratégie de la cravate, c'est-à-dire la stratégie de notabilisation des députés RN qui avaient toujours cet accessoire quand ils siégeaient. »
- 12:28Invité politiqueFait
« Émeric Durox, Christopher Zurek et Jean-Claude Richard. »
- 13:55Invité politiquePromesse
« Je me réjouis que le Rassemblement National, pour la première fois de son histoire, fasse son entrée au Sénat avec un groupe qui va être composé dans les prochains jours. »
- 14:40Invité politiqueFait
« Il y a un certain nombre de sénateurs LR qui, parfois, quand ils font campagne localement, peuvent communiquer sur des axes aujourd'hui que nous incarnons et qui sont majoritaires, dont l'opinion, sur des sujets que je viens d'évoquer, sur l'immigration, sur la sécurité. »
- 20:39InvitéChiffre
« vous êtes à 10% chez les ouvriers. »
- 27:21InvitéFait
« on a fait des coupes budgétaires systématiques sur ce sujet-là et donc rendu l'État de l'hôpital dans de grandes difficultés. »
- 30:16Invité politiqueChiffre
« qui avait coûté un milliard d'euros »
- 30:17Invité politiqueFait
« qui avait détruit la vie de commerçant de plein de personnes »
- 32:47Invité politiqueFait
« ça ne mérite pas la mort »
- 34:05InvitéPromesse
« par exemple qu'on légalise le cannabis ça évitera des problèmes »
Temps de parole
- Invité27 %
- Marine Le Pen26 %
- Présentateur18 %
- Invité 216 %
- ?7 %
- Invité 33 %
≈ 15,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Oui, moi je trouve ça très beau de voir toutes ces personnes, ces centaines de milliers de personnes qu'on puisse rassembler tout ce week-end. Là on voit ces images avec des flambeaux, mais ça montre que les Français sont capables encore de se rassembler massivement, sans qu
'il
y ait un seul débordement. On a même vu des policiers applaudis, on a pu voir des chants d'une grande émotion, et quand on est sensible, évidemment, et qu'on est attaché à son pays, comme c'est mon cas, comme c'est le cas de beaucoup de Français, on peut se dire que c'est beau qu
'il
y
ait
eu cette capacité de s'unir pour des Français, justement, derrière beaucoup d'émotions. J'ai beaucoup apprécié aussi vendredi, je crois, devant 80 000 personnes, beaucoup de jeunes qui se sont réunis, mais il y avait aussi un côté très patriote, aussi des symboles de l'histoire de France, sur Clovis, sur Jeanne d'Arc, sur Saint-Louis, notamment. Et je trouve que c'est beau, alors je comprends peut-être que M. Léaumont soit dérangé devant
des
gens qui se réunissent comme ça, et sans que ça entraîne des débordements de la case de Black Blocks ou autre, c'est pas habituel de la part de M. Léaumont, mais moi je considère que c'est ça qui est beau et c
'est
ça la France.
L
'aspect traditionnel, jusque dans le vêtement du pape, on sait qu'il y
a
des papes plus progressistes, enfin pour faire vite, un peu plus de gauche comme François, le pape Benoît qui était plus conservateur, là on a une sorte de synthèse très rassembleuse. Oui, mais c
'est
là qu'on
voit toute l'intelligence, j'allais presque dire politique, de Léon XIV. Il sait bien qu'il y
a
des tensions à l'intérieur de l'Église de France, et c'est formidable d'ailleurs, parce que l'Église c'est pas une caserne, mais il a l'intelligence de ne jamais être l'homme d'un camp. Mais si je puis me permettre, Antoine Léaumont, pendant que vous parliez, il y avait une partie de la réponse à votre interrogation légitime, en disant mais pourquoi est
-ce
qu'il
y
a cette surexposition de la religion catholique ? Parce que pendant votre intervention, on entendait le Salvé Regina, qui est un chant en latin, qui a mille ans,
et
qui a été composé en Aquitaine. Et donc c'est pour ça, alors même quand on n
'est
pas chrétien, il me semble que le christianisme est tellement une part de notre histoire, sauf évidemment si on considère que la France commence en 1789, mais sinon c'est assez légitime. Et il me semble que même dans l'inconscient collectif, les gens, même s'ils ne connaissent pas ce chant, ils ne savent pas exactement ce qui s'est passé à Lourdes, mais quand même, ils savent ce qu'est Notre-Dame, et donc je pense que ça leur parle. Et parce que c'est notre histoire, parce que c'est notre culture, il n'y a pas d'autre religion qui parle comme ça à un grand nombre de Français.
Vous
étatez vous ? Oui,
bien sûr,
mais vous savez, je pense que la France,
c
'est pas du néant. Moi, vous savez, mes deux parents étaient étrangers, on s'assimile, quand on s'assimile à la France, c'est à une histoire, moi c'est aussi par le sport, la représentation, mais c'est aussi à cette histoire pour qu'on ait un socle commun.
Et l'histoire de France, c'est évidemment une part importante liée au christianisme, avec le baptême de Clovis qui entraîne la naissance de la France, ces églises, ces cathédrales, ce patrimoine qui a façonné la France, et ensuite, ça a été la libre pensée, les lumières, mais tout ça a fait la France, et quand on est attaché à ce pays, et bien on est attaché à cette part qui est importante, en termes de référence de valeur, mais aussi de patrimoine et d'incarnation historique. Est-ce
que
vous prenez tout, Antoine Néomont ? Vous avez beaucoup fait sensation, parfois, en faisant l'éloge de Robespierre, en disant, voilà, Robespierre, évidemment, c
'est
la rupture, comme le rappelait. Est
-ce que vous prenez
tout à la fois ?
Non, mais
il
faut séparer, mais je trouve ça très intéressant que le débat vienne sur la question historique, parce que c'est un de mes sujets de prédilection, et vous prenez 1789, 1789 est une rupture avec tout ce qui existait avant, avec la monarchie, avec la place de l'église comme structure temporelle,
c
'est-à-dire, y compris, qui prélevait la dîme, qui prélevait un impôt, qui possédait des terres. Je veux dire, la séparation de l'église et de l'État, ça a été quelque chose qui ne se fait pas en 1789, qui se fait en 1905. Mais le drapeau tricolore, la marseillaise, la devise liberté, égalité, fraternité, est inventée par Maximilien Robespierre. Je le rappelle, parce que tout le monde crache aujourd'hui sur Robespierre comme si c'était un horrible personnage. Il y
a
juste la devise liberté, égalité, fraternité, écrite au fronton des écoles et des mairies, qu'il a inventée à l'occasion d'un discours sur les guerres
nationales. Est-ce que je peux même vous provoquer un peu
? Est-ce que vous revendiquez une petite part ? Il y avait en France, en politique, une tradition un peu anticléricale, mais anticléricale assumée, en disant l'église, il ne
faut
pas l'oublier, a aussi représenté une pesanteur sur la société.
Est-ce
que vous revendiquez ça encore ?
Mais qu'il y ait une séparation de l'église et de l'État, qu'on n'accepte pas que l'église interfère, que les églises interfèrent, parce que moi, je n
'ai
pas de différence de traitement entre l'église catholique ou la religion musulmane ou juive ou peu importe. Ce n
'est
pas ça mon sujet. Mon sujet, c'est que la religion soit chez elle et que l'État soit chez lui et que ce sont les parlementaires qui définissent les lois de la République. J
'en ai
dit seconde, vous connaissez trop bien l'histoire de France pour ne pas savoir que le blanc du drapeau bleu blanc rouge, c'est la couleur de la monarchie. Bien sûr, mais encadré pas. Celle du roi très chrétien. Attendez,
alors,
si vous partez sur ça...
Pardon,
Daruze. Non,
mais effectivement,
le blanc,
c
'est la... Enfin, aujourd'hui, ça représente la monarchie parce qu'à l'époque, ce n
'est
pas si vrai au moment où on invente le drapeau tricolore. Mais aujourd'hui, c'est ça qu'on entend. Le bleu et le rouge encadrant le pouvoir monarchique. Moi, je le lis comme les couleurs du peuple encadrant le pouvoir exécutif. Et ce que je lis dans le drapeau français, dans sa version actuelle, aujourd'hui, pour nous, évidemment, nous n'avons plus droit. Mais nous avons un monarque. Il est républicain, mais le président de la République, Emmanuel Macron, a beaucoup de pouvoir. Et c'est bien la raison pour laquelle, d'ailleurs, nous appelons à passer à une sixième république qui lui donne moins
de pouvoir. Et on va
arriver à la politique stricto sensu, puisqu'on reviendra au pape et à ce qui se passe là depuis trois jours. C'est évidemment un événement majeur. Mais aussi, en politique pure, les sénatoriales, avec le succès du Rassemblement national, qui est un groupe au Sénat. Rendez-vous dans un court instant. Réaction de Jordan Bardella, réaction de tous les partis, puisque c'est un petit séisme. Oui ou non, est-ce que ça accélère ou ça renforce, disons, la candidature de Marine Le Pen en vue de l'Elysée ? A tout de suite. Bonsoir, rebonsoir. Marine Le Pen parle de victoire historique et d'étape majeure. En tout cas, ça n'était pas arrivé.
L'ERN gagne un groupe au Sénat pour la première fois constitution d'un groupe. On va voir les images, on va lire et entendre à quel point l'ERN considère que, sur la route de la présidentielle, c'est une étape décisive. Je vous lis le tweet de Marine Le Pen. C'est une victoire historique et une étape majeure, franchie avec la constitution pour la première fois d'un groupe au Sénat. Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions espérer. Percée générale, confirmant l'accélération de l'implantation du Rassemblement national sur tout le territoire. Vous êtes avec nous. Un mot là-dessus, Alexandre Darnicoly, je vous représentez l'ERN.
L'ambiance de ce soir, là, à 22h26, où on comprend que l'ERN est le Sénat.
Il
n
'y a
pas plus notable que le Sénat. Pour vous, est-ce que c'est un cap
?
Oui, comme ça vient d'être dit, pour la première fois, on aura un groupe. On a multiplié nos scores par trois sur les mêmes départements qu'en 2020. Dans des départements, parfois, où on avait cinq, six grands électeurs. On a vu des rats de marée avec plusieurs centaines de grands électeurs qui ont voté pour nous. Des maires qui viennent souvent d'être élus, qui, malgré les pressions parfois de présidents de communautés de communes, très souvent, qui ont tenu ça. Et je pense à beaucoup de LR qui tenaient des maires comme ça. Eh bien là, ça ne suffit plus. Je vais vous donner un exemple. Par exemple, la Seine-Maritime. Vous savez, on a zéro maire en Seine-Maritime.
Eh bien, aujourd'hui, on a un sénateur de Seine-Maritime. Donc, beaucoup de maires, spontanément, ont voté pour le Rassemblement national. Alexandre, pardon
de rentrer dans le lieu commun, mais regardez ces images. Elles sont tellement révélatrices. Le Sénat, évidemment, c'est ce côté vieille république, le palais. Je ne
sais
pas si quelqu'un ici... Après, j'arrête sur les lieux communs. Et déjà, aller manger à la cantine du Sénat. Mais évidemment, là, c'est la République dans ce cas-là de plus. Très bonne cave.
Alors
là, vous avez tous les digestifs. Arrêtons. On sort des clichés. Mais enfin, quand on est au Sénat, on est vraiment notabilisé. Est-ce que c'est une étape de ce point de vue-là ?
C'est une immense étape. C'est la preuve de l'enracinement local du RN. Ça,
c
'est sûr. C'est la conséquence directe de ce qui s'est passé aux élections municipales. Mais comme on le sait quand même au Sénat, les majorités se construisent quand même davantage qu'ailleurs dans le compromis. Et là, on peut se demander comment ça sera facile ou difficile justement de fonctionner par consensus au Sénat avec ce nouveau groupe RN. Ça sera un grand défi.
Alors, entendons qu'on y voit dissonantes. Antoine Léaumont est là. Et il n'aura sans doute pas le même regard que vous sur votre victoire. Déjà, moi, je salue la... Vous
avez un sénateur ?
Oui.
Nous,
il
y a l'arrivée pour la première fois d'un élu de la France insoumise, Gabriel Lamarre, que je salue. Et puis, on fait aussi élire Marc Perret en Haute-Garonne sur une liste « La France insoumise et les écologistes ». Donc, nous, nous faisons notre entrée pour la première fois au Sénat. Mais après, il ne faut pas se payer de mots. Cette institution, c'est une institution qui est un petit peu sclérosée. Le vote des grands électeurs. Il n'y avait pas aujourd'hui des bureaux de vote partout en France avec une mobilisation du peuple qui serait allée élire. Des gens qui, pourtant, participent à faire la loi et qui sont parfois assez loin de réalité populaire.
Est-ce que c'est vrai que le général de Gaulle voulait la supprimer ? Supprimer le Sénat à une époque, il y avait pensé ? En tout cas,
on
peut... Pardon.
Tout à
l
'heure, on parlait de la VIe République. Ça peut être un objet de débat de la VIe
République. Mais non, mais...
Attendez, et les filles veulent
supprimer le
Sénat ? Mais non,
mais c
'est un objet... Oui, le bandeau en bas de l'écran, et les
filles... Non, moi je vous dis que dans la VIe République, ce que nous proposons de faire, c'est qu'il y ait une discussion sur l'ensemble de nos institutions. Est-ce qu'il faut une ou est-ce qu'il faut deux chambres ? Ça, par exemple, c'est un objet de débat qui est très intéressant. Quand il y a deux chambres, vous avez la possibilité qu'il y
ait
une chambre très conservatrice. Et ce n
'est
pas très étonnant qu'un parti conservateur et réactionnaire comme le Rassemblement National fasse son entrée dans cette chambre-là puisque ce sont de grands électeurs qui votent pour eux. C'est une victoire symbolique pour le Rassemblement National. Ça ne change rien à la majorité du Sénat où la droite reste confortablement installée. Mais c'est une victoire symbolique pour deux raisons, me semble-t-il. D'abord parce que le RN pénètre ainsi au cœur d'une autre institution de la République. On se souvient de ce qu'on avait appelé la stratégie de la cravate, c'est-à
-dire
la stratégie de notabilisation des députés RN qui avaient toujours cet accessoire quand ils siégeaient, ce qui
est plus rare. Attention ! Ce qui est plus rare. Qui a la cravate ? Qui a la cravate ? Qui a la cravate ? Léoman cravate sur le plat. Je ne suis pas trop cravate. Regardez, Jordan
Bardella non plus. Mais surtout,
ce
qui est intéressant, c'est que le Sénat, dans l'imaginaire collectif, c'est un peu la chambre des sages. Ce sont des gens qui sont supposés donner moins de poids aux calculs politiciens.
Et
donc,
ça contribue à la notabilisation du RN. Et puis, il
y
a une autre chose, c'est qu'effectivement, Alexandre Nicolique le disait très justement, il y a beaucoup plus de voix pour les candidats RN qu'il n'y a d'élus RN qui ont officiellement cette étiquette. Et ça, c'est un phénomène que j'ai souvent vu, dès qu'on est en province, c'est que vous avez des maires qui sont élus, qui sont dits vers droite, mais en fait, sur place, tout le monde sait très bien qu'ils sont proches du RN. Ils ne veulent pas l'étiquette pour éviter d'avoir trop de tensions, mais cette proximité, elle est connue et elle se traduit dans un vote aujourd'hui.
Il y a
une forme de cohérence.
Mais
c'est le cas pour la France Insoumise.
Je
veux dire, nous, on a fait des scores, comparé au nombre d'élus qu'on a sur le papier, on fait des scores 3, 4, 5, 6 fois même plus élevés que le nombre d'élus qu'on a sur le papier. Et on frôle, par exemple, à trois voix l'élection d'une sénatrice des Français de l'étranger. Donc vraiment, il y a eu une dynamique de la France Insoumise dans cette élection sénatoriale. Le fait qu'on fasse notre entrée, nous, au Sénat, c'est quand même... Enfin, ça devrait faire la une des journaux, puisque tout le monde a essayé de nous empêcher d'entrer là-dedans. Vous
avez
un député, un sénateur, pardon.
On
comprend pourquoi, parce que dès que vous mettez des Insoumis quelque part, nous sommes des empêcheurs de tourner en haut. Il y avait trois sénateurs, RN, avant, dans le Sénat. Vous en avez déjà entendu parler ? Oui, oui,
oui.
Vous
connaissez
leur nom ? Émeric Durox, Christopher Zurek et Jean
-Claude Richard. Vous les connaissez ? Moi, je ne les connaissais pas. Moi, je n'en avais jamais entendu parler. Honnêtement, je ne
sais pas ce qu'ils font au Sénat. Je n'en ai jamais entendu parler. Gabriel Amar,
vous allez en
entendre parler
au Sénat. Vous allez savoir ce qu'il fait. Il y a beaucoup plus de bruit
que beaucoup...
Moi, je n'en ai jamais entendu parler. Je ne sais pas ce qu'ils font.
Et justement, c'est, je pense aussi, peut-être pour ça qu'on fait un bien meilleur score.
C
'est que beaucoup de maires se disent aussi qu'ils ont envie de voix qui sont plus proches de leurs idées et qui vont se faire entendre dans ce Sénat, parfois un petit peu endormi. Mais vous savez, je pense que, tout à l'heure, vous disiez, on est un groupe qui reste minoritaire. Mais il y a beaucoup de CLR qui dominent encore largement. Mais justement, on sait qu'il y a beaucoup de LR qui, parfois, ont des déclarations qui peuvent aller dans notre sens, sur certains aspects, sur l'immigration, sur la sécurité. Est-ce que c'est justement, on
va en
parler, le début
?
Ça
va être important, justement, parce que là, les masques, il
va falloir qu'ils assument parfois. Et aujourd'hui, je pense qu'il y a un changement de domination au Sénat avec l'arrivée de notre groupe. Et parfois, peut-être qu
'ils
ne pourront plus faire sans nous.
Écoutez, Jordan Bardella, et on ouvrira cette question, effectivement. Est-ce que c'est le début, disons, d'un rapprochement potentiel avec certains républicains classiques
? Nous
sommes ravis et extrêmement enthousiastes de ces résultats, qui marquent une étape supplémentaire dans l'enracinement du Rassemblement National dans notre pays. Je me réjouis que le Rassemblement National, pour la première fois de son histoire, fasse son entrée au Sénat avec un groupe qui va être composé dans les prochains jours et qui aura vocation, en plus des trois élus que nous avons d'ores et déjà au Sénat, de porter les idées du Rassemblement National, de défendre les Français. Et ce soir, le Rassemblement National confirme qu'il a vocation à être le grand parti des territoires de demain.
Et le même Jordan Bardella parle ce soir d'une extension possible à ce qu'il appelle les patriotes sincères parmi les LR. Qu'est-ce que ça veut dire
?
Ça veut dire qu'il y a un certain nombre de sénateurs LR qui, parfois, quand ils font campagne localement, peuvent communiquer sur des axes aujourd'hui que nous incarnons et qui sont majoritaires, dont l'opinion, sur des sujets que je viens d'évoquer, sur l'immigration, sur la sécurité, même parfois certains qui peuvent être d'accord sur la baisse des taxes, par exemple sur le carburant.
C
'est dans l'actualité, c'est ce qui compte le plus pour les Français qui souffrent en ce moment. Qui est-ce que ça peut
être ?
Attendez, attendez.
Justement, on va voir s'ils sont
sectaires. À chaque fois que vous nous servez, quand on vous pose la question, vous nous servez un Éric Ciotti. Il est tout à
fait important, mais
enfin, il n
'y a
pas que Éric Ciotti dans la vie. Il n
'y
a que lui pour rallier l'ERN ? Non, mais il n
'y a
pas que lui qui avait
rallié l'ERN. C'était quand même celui qui dirigeait les LR que vous avez rejoint, suivi du responsable du mouvement jeunesse des LR, Guilhem Carayon à l'époque, et un certain nombre d'élus. Vous savez, dans ma région, Alexandre Avril, maire président de Communauté de Commune, maire de Salbry, nous avait rejoint. Il y a un certain nombre d'élus qui nous ont rejoints et qui partagent, qui ont assumé justement leurs convictions. Parfois,
certains ont des
mandats
locaux.
Ça reste relativement marginal. On ne
peut
pas dire qu'il y ait
un pan du R qui a essayé vous. Est-ce que vous y croyez ? Mais quand même,
le Rassemblement National, avec ce groupe, va devenir un groupe institutionnel avec lequel la droite va devoir travailler. Et le RN sera peut-être éventuellement faiseur de roi sur certains textes futurs, de lois. Il va y avoir forcément une réflexion. Leur présence va modifier un peu les choses. D'abord, je constate que plusieurs candidats du Rassemblement National à cette élection venaient de LR. Et donc, c'est un signe. Mais vous avez raison, Darius, dans votre diagnostic, pour l'instant, ça reste quand même marginal. Cependant, le RN espère beaucoup que dans les mois qui viennent, il y ait des tensions au sein des Républicains. Aujourd'hui,
ils
sont rassemblés, d'ailleurs, Bruno Retailleau, qui est leur candidat à
l
'élection présidentielle. Si Bruno Retailleau fait une bonne campagne, s'il crée une dynamique, les troupes resteront derrière lui. Si c'est plus compliqué pour Retailleau, là, il risque d'y avoir des tensions avec une partie, on les connaît d'ailleurs, certains d'entre eux, comme Jean-François Copé, l'ont exprimé de façon quasi ouverte, qui dira « Il faut mieux aller vers un candidat du centre comme Édouard Philippe et d'autres qui, à ce moment-là, dans un mouvement inverse, seront tentés par le RN. »
Attendez, vous qui connaissez très bien, c'est aussi votre poste, le servateur au Figaro, au fond, qui serait mûr chez l'LR pour hésiter un peu à aller du côté du RN
?
Ben, Retailleau parle pareil,
donc...
Alors... Pardon, mais... Oui, mais justement, paradoxalement, je pense que cette tentation est moins forte aujourd'hui parce que Bruno Retailleau ne demande pas pardon d'être de droite et qu'il a un programme qui est extrêmement solide sur le régalien, sur l'immigration et en même temps, plus rassurant, même pour la frange droitière d'LR sur le plan économique. Donc, encore une fois, en ce moment, elle est suspendue, cette tentation et ce mouvement. Si vous
permettez, vous parliez de candidats. Il y a des élus qui venaient de LR encore très récemment et des élus qui étaient, par exemple, élus au Parlement européen. Laurent Castillo qui a été élu sur la liste LR qui nous avait rejoint il y a quelques semaines dans notre groupe et qui était passé à l'UDR allié au Rassemblement national récemment et qui, là, vient d'être élu ce soir sénateur des Alpes-Maritimes. Et après, il y a beaucoup d'élus aujourd'hui qui peuvent nous parler qui sont parfois hésitants à franchir le pas mais qui peuvent être d'accord sur des convictions pour des votes en commun. Moi,
je vais juste... Pardon, pardon, je vais m'en
interromper. Au-delà des noms, regardez l'image, une des images qui marquent le week-end, c'est Marine Le Pen et Jordan Bardella à la messe, à la Concorde. Je n
'ai
pas vu d'ailleurs s'ils avaient communié. Je ne
sais
pas si quelqu'un a vu ça. Vous avez vu, Guillaume Enquête, vous qui avez l'œil inséré. Non, je ne
sais
pas s'ils ont communié.
Je ne sais pas si
ils ont pris l'hostie ou non. Vous voulez dire... Comment ? S'ils ont reçu l'hostie. Oui, oui, j'ai bien
compris mais j'allais dire qu'ils n'ont pas l'air d'être dans une phase de communion entre eux.
D
'ailleurs, sur le sujet des alliances avec les Républicains, j'ai l'impression que là aussi,
il
y a deux lignes entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Jordan Bardella défendant depuis le début le fait qu'il y
ait
une droite, une extrême droite qui s'associe avec ceux qui sont responsables du chaos et qui gouvernent avec Macron et Mme Le Pen étant dans une ligne plus traditionnelle de Jean-Marie Le Pen de non, on s'associe avec personne et on fait tout seul. Donc, même sur ce sujet-là, ils ne sont pas d'accord. Jordan Bardella, ce soir, lance une main tendue au LR. Je ne
suis
pas sûr qu
'il en ait discuté avec Marine Le Pen. Mme Le
Pen, elle appelle tout le monde à nous rejoindre et notamment parfois certains
élus. Il y a même
des élus de chez
vous,
Andréa Cotara qui était à la France Insoumise qui
par
exemple s'est sentie
trahi quand il a vu que la France Insoumise ne défendait plus la
laïcité
et a rejoint le Rassemblement
National. Non
! Mais
le nom de gens... Il a rejoint le Rassemblement National et en a suivant qui n'a même plus
touché. Si vous voulez aller par là, il y a des gens qui font des vidéos en ce moment sur les réseaux sociaux pour dire pourquoi ils quittent le Rassemblement National pour la France Insoumise parce qu'ils ont compris que vous étiez une arnaque
sur les questions sociales.
Citez-moi
un nom. Je vous invite à aller regarder...
Un élu qui a quitté le Rassemblement National. Non, pas des élus, des gens sur les réseaux sociaux.
Il y a
un
mec Vous
parlez d'André... Attendez, je
parle d'Andréa Cotara qui était
justement très engagé. Je suis en train de vous dire... On ne va pas entrer dans tout sort de détails.
Mais vous êtes en train de parler de quelqu'un qui par opportunisme est allé
au Rassemblement National. Il
a
quitté... Il a
quitté... Il
a quitté
la France Insoumise
pour essayer d'en avoir une autre. Pour essayer d'en avoir une autre. Vous êtes en train de faire exactement ce que...
On ne va pas entrer dans ce genre de
détails personnels. C'est
important. Vous êtes en train de dire qu'il avait une indemnité de 2 000 euros. Il est allé au Rassemblement
National pour
pouvoir démissionner du Conseil Régional.
Oui,
maintenant, il a bien retrouvé un emploi auprès de Mme Le Pen, non ? Mais il n'est
pas... Ah oui, tout à fait. Donc, il y a des gens qui sont des opportunistes. Laissons tomber. De toute façon, si je peux me permettre, Antoine et Oumont, je suis en train de vous parler des électeurs qui constatent que vous
êtes une arnaque sociale et
qui ont bien compris,
par exemple, sur le carburant que vous ne vouliez pas faire payer les
pétroliers. vous êtes à 10% chez les
ouvriers. Le Rassemblement National
mais c'est pas vrai. C'est pas vrai. C'est pas vrai. Les classes
populaires savent
très bien... Mais c'est pas vrai. Regardez les sondages. Je
suis allé regarder à l'intérieur des sondages.
Je
suis allé à la commission des sondages pour contrôler les sondages. Vous savez pourquoi ils ont plus d'ouvriers qui votent au Rassemblement National ? Pourquoi, M. Le Pen ? Parce qu'ils sont incapables de trouver les ouvriers des quartiers populaires et ils
l'ont dit. D'accord. Et ils l'ont dit.
Les sondages qui le font. Ils l'ont dit. Arrête. Les gens les plus... Pardon,
mais
dans les quartiers populaires
c'est nous qui
faisons les plus grands scores et on ne représente pas l'éclatement. Antoine Léomand,
je vous propose d'avancer et je ne
suis
pas sûr que le sujet suivant vous rassemble davantage mais c'est le pape Léon qui est entré dans une phase de son voyage beaucoup plus politique et aussi plus controversé et plus polémique sans doute. Il rejette l'aide à mourir promulguée par la France conformément à ses convictions chrétiennes. Vous allez entendre, il parle de ce qui est à ses yeux légal mais pas moral et il affronte tout à fait la représentation nationale en disant que ses convictions... Il rappelle aussi d'ailleurs, il parle de l'embryon. Il parle aussi de l'embryon, on rappelle que Léon XIV est toujours évidemment contre l'avortement. Écoutez d'abord sa déclaration et vous réagirez.
C
'est en nom de cette dignité inaliénable de la personne humaine
que
la tentation de donner la mort sous couvert de fausses compassions doit être fermement rejetée. Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral. Voilà, cette formule, ce qui est légal n'est pas nécessairement moral et on entendra plus tard que le pape rappelle aussi ses positions sur l'embryon. Est-ce que ça vous choque, Antoine Léouement
?
La formule ne choque pas plus que ça. Ce qui est légal n'est pas nécessairement moral. Par exemple, l'évasion fiscale, c'est légal, ce n
'est
pas nécessairement moral. Maintenant, le sujet est celui de savoir comment chacun se positionne par rapport à ça. La loi sur la fin de vie, la loi sur l'interruption volontaire de grossesse sont des lois qui donnent des droits, qui donnent la possibilité de le faire si jamais on le souhaite. Ça ne dit pas que c'est une obligation et une personne dont les convictions ne seraient pas celles-ci n'a aucune obligation ni de recourir à l'IVG ni de recourir à l'aide à mourir dans la dignité. Donc c'est un droit supplémentaire qui est créé et chacun peut agir suivant ses convictions.
Oui, après, il est dans une posture religieuse. Donc moi, je pense qu'il ne faut pas politiser les déclarations de dirigeants religieux. Ah ben là, c'est politique, oui, il ne
s'en cache pas. C'est d'ailleurs son droit. Les dirigeants religieux
ont le droit de faire de la politique. Chacun son rôle. Je pense que les politiques qui se présentent à différents scrutins en défendant des convictions, des idées sont dans leur rôle et les gens votent ensuite pour ça. Est-ce que vous devriez voter vous-même la loi pour l'aide
à mourir ? Alors, je n'y étais pas.
C'est bien. Si
vous étiez député au Parlement national, est-ce que vous auriez voté la loi ?
À
titre personnel, je pense que c'est possible que je l'aurais voté, oui. Ce n'est pas très chaud, chaud, chaud.
Non, mais à titre personnel, oui, parce que je suis
pour la liberté, justement, et qu'on puisse avoir la possibilité, justement, pour une femme qui souhaite avorter, d'avorter. je crois à cette liberté-là et je pense que toute loi qui permet de nouvelles libertés
vont plutôt dans le bon sens. On sent qu'on entre là dans une nouvelle phase. Le pape, évidemment, toute la visite était très très consensuelle à part quelques marges et là, évidemment, on entend bien que la gauche essaie de ne pas trop entendre quand il parle avortement et fin de vie et la droite n'essaie de ne
pas
trop entendre quand il parle migrant.
D
'abord,
ce
qui est très intéressant dans l'échange qui vient d'avoir lieu entre M. Léomont et M. Nicolique,
c
'est qu'en fait, ils sont d'accord pour ne pas être d'accord avec le pape et ça montre que la religion catholique, elle n'entre pas dans une case partisane. Ce qui est difficile à comprendre pour nos contemporains, c'est qu'il y a, et on peut tout à fait la discuter, une cohérence chez le pape. C'est-à-dire que ceux qui touchent le plus chez lui, sa douceur, les gestes de tendresse qu'il a pour des enfants, y compris, et c'est peut-être ce qu'il
y a
de plus bouleversant, des enfants handicapés, pour lui, ça ne peut pas être séparé du fait que, comme l'être humain est créé à l'image de Dieu, on doit le respecter de façon absolue de sa conception, d'où la position de l'Église qui a toujours été la même, hostile à l'interruption volontière de grossesse, jusqu'à sa fin naturelle. Il n'y a pas un pape qui saucissonne son message. Effectivement, il y
a
des moments où c'est plus une partie du message qui apparaît de façon plus manifeste, mais on aurait pu écrire mot à mot, d'ailleurs, cette phrase, ce n'est pas parce que c'est légal que c'est moral, elle a déjà été prononcée par des responsables catholiques.
Arrêtons-nous à cette image, puisque vous y faites allusion, c'est une des images les plus bouleversantes de la visite du pape, c'était hier, au bas des Champs-Élysées, quand il arrête, il arrête le convoi, parce qu'il y a cet enfant handicapé qu'il prend dans les bras, et il s'arrête, il la regarde comme Jean-Paul II le faisait, comme le pape François le faisait aussi, cette idée que la personne humaine est quelque chose à laquelle on ne touche pas, quoi qu'il en soit, c'est aussi l'idée, quand il parle, et à la fois de l'embryon et de la faune, tout ça va
ensemble. C'est
le droit, il proclame l'intangibilité de la vie, ça c'est, on ne peut pas attendre autre chose de la part d'un pape, mais effectivement, il n'a pas pu s'empêcher cette petite pique, je dirais, politique, en France, il l'a fait en Espagne, l'Espagne qui a légalisé ce droit avant nous, et je dirais, c'est de bonne guerre, entre guillemets, que le pape se permette ce genre de commentaires.
Avec des effets, il faut souligner, dans des pays comme l'Italie, il y
a
un très grand nombre de médecins, une très grande proportion des médecins, on disait 70%, qui ne pratiquent pas l'avortement, parce qu'ils considèrent que le pape leur dit qu'il ne
peut pas le faire. Je voudrais dire
justement que c'est une des grandes victoires que nous ayons obtenues, en particulier avec le travail de Mathilde Panot à l'Assemblée nationale, puisque nous avons fait inscrire le droit à
l
'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution. Et comme député de la République française, j'ai été dans la position à la fois de voter cette inscription dans la Constitution au Congrès, et en même temps de voter favorablement à ce nouveau droit qui est le droit de mourir dans la dignité. Maintenant, il y a un sujet qui est posé,
c
'est comment on traite les malades avant cette situation-là. Et moi, je n'accepte pas la manière dont le service public de la santé français est maltraité par les institutions et par le fait qu'on a fait des coupes budgétaires systématiques sur ce sujet-là et donc rendu l'État de l'hôpital dans
de grandes difficultés. Par
qui, M.
Léon
?
Peut-être juste un
mot sur la difficulté de concevoir la laïcité à la française. Il me semble que le pape, là, nous a donné une leçon de laïcité.
C
'est-à-dire qu'il dit « Je ne suis pas d'accord
».
Il dit « Je ne suis pas d'accord ». Mais ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord que je n'accepte pas cette loi puisque c'est légal. Et en fait, c'est ça qui est intéressant. C'est qu'on est dans deux registres différents. Il y a le registre de la morale et le registre du légal. Et quand les catholiques sont minoritaires, bien sûr, ils s'inclinent, même
s'ils
regrettent. M. Roquette, l'écoute quand il s'agit du pape ne l'écoute pas quand il s'agit de Jean-Luc Mélenchon. Je trouve que...
C'est votre pape à vous.
Mais regardez la vidéo de Jean-Luc Mélenchon sur la laïcité où il était interrogé pour je ne sais plus quoi. On l'accusait d'être islamo-gauchiste encore une fois. Écoutez bien la vidéo en entier. Il parle beaucoup de la laïcité. Et au final, je pense que cette parole sur la laïcité, elle doit être entendue dans notre pays.
Y a-t-il deux Frances ? Regardez, y a-t-il deux Frances puisque c'est un des débats qui montre tous ceux qui ont regardé les journées catholiques en disant voilà ça c'est la France disons de la politesse du bonjour monsieur au revoir monsieur merci monsieur etc. La France polie ordrée celle qui applaudit la police. Ce sont les images là que vous avez là de Timothée Délême du Figaro TV. Merci à lui. Et écoutez Aurélien Amel notre collègue qui a filmé aussi ce moment d'ailleurs où on entend les applaudissements. Alexandre Mikovitch est-ce que vous tirez est-ce que vous tirez Alexandre Mikovitch une leçon politique de ça
?
Oui et encore une fois c'est très rassurant qu'on regarde justement la capacité du peuple français de se réunir d'applaudir ses forces de l'ordre d'être très apaisé d'être et c'est en dichotomie totale avec justement parfois aujourd'hui des rassemblements de plus en plus réguliers des manifestations qui se passent mal même des célébrations même pour du sport je vous disais mon côté fan de sport et je l'ai moi-même vu parfois avec avec des difficultés à venir avec mon fils par exemple pour célébrer je trouve qu'on avait des difficultés dernièrement à montrer qu'on était capable de faire peuple et c'est pour ça que je suis assez surpris tout à l'heure quand je suis assez surpris quand M.
Leomand critiquait qu'on voit ces images ces images au-delà de tout aspect religieux c'est très bien qu'on les voit à la télévision parce que ça montre une cohésion alors peut-être que vous vous préférez d'autres types de manifestations qui se terminent dans la casse dans la violence contre la police des insultes contre la police vous aviez d'ailleurs défendu les manifestations suite à Naël en disant je ne vais pas jouer les pompiers qui avait coûté un milliard d'euros qui avait détruit la vie de commerçant de plein de personnes c'est peut-être votre France la nouvelle France que vous appelez moi ma France en tout cas même si je ne suis moi-même pas croyant mais je respecte ces traditions c'est cette France qui se réunit de manière pacifique qui applaudit ses forces de l'ordre et qui est en admiration de son histoire de son patrimoine et qui veut le transmettre pour les générations futures c
'est
marrant parce
que vous dites ah là là c'est beau une France rassemblée et vous cherchez à tracer une ligne c'est vous
qui avez vous êtes
opposé justement
à cette en disant que ça ne doit pas être transmis
je trouvais ça si vous êtes capable d'admettre une phrase
moi
par exemple quand ces policiers marchent ici ils organisent de bonne manière j'ai l'impression le fait qu'il y
ait
un grand rassemblement collectif ils ont des képis vous remarquerez ils n'ont pas le casque ils n'ont pas l'armure
parce
qu'ils n'ont pas
peur face à ces gens-là face aux amis antifab
est
-ce que vous auriez Antoine Léhoumant Antoine Léhoumant est-ce que je peux vous taquiner aussi est-ce
que vous auriez est-ce que vous avez déjà vu la police applaudir dans une manif France Insoumise par exemple j'ai déjà vu les pompiers applaudir
dans
des
manifestations
j'ai déjà
vu mais vous voyez après les attentats terroristes c'est un peu oui par exemple oui ils ont
été
applaudis c'est un peu la difficulté c'est que là par exemple les personnes qui applaudissent je pense qu'elles ne vivent pas les violences policières qui peuvent être vécues dans certains quartiers populaires vous avez parlé de la mort de
Naël
mais oui je vous... pardon vous avez parlé de la mort de Naël
je veux juste
répondre à ça en une phrase quand un jeune homme se fait tuer par la police on ne peut pas être d'accord avec ça on ne peut pas considérer que c'est normal qu'une personne se fasse tuer par la police puisque ce que dit la déclaration des droits de
l
'homme et du citoyen à son article 9 c'est tout homme étant présumé innocent jusqu'à ce qu'il ait été déclaré coupable s'il est jugé indispensable de l'arrêter toute rigueur qui ne serait pas nécessaire pour s'assurer de sa personne doit être sévèrement réprimée par la loi laissez-moi aller jusqu'au bout ça veut dire que si jamais il y
a
des violences qui sont commises en uniforme et bien elles doivent être davantage condamnées moi je n
'ai
pas de problème avec l'exercice du métier de policier j'ai un problème avec le fait que parfois les forces de police soient utilisées pour réprimer et qu'un certain nombre de personnes sortent de leur cadre comme par exemple lorsqu'elles utilisent leurs armes de manière illégitime mais ça ça devrait tous nous rassembler tous être d'accord avec ça ou
alors c'est qu'on est juste
monsieur Léomand si vous parlez juste de ce fait précis je rappelle que Naël roulait depuis 12 minutes en de manière
dangereuse sur une
voiture
une voiture
sans permis une voiture de luxe
haut de gamme
et en mettant
en danger la
vie d'autrui et
donc quand
des forces de l'ordre interviennent dans ces
conditions difficiles
répondez
à la question est-ce que
ça mérite la mort ? bah non ça ne mérite pas la mort donc
voilà vous avez répondu à la question ça ne mérite pas la mort monsieur Léomand moi je m'arrête à ça
non monsieur Léomand parce que vous ne vous mettez pas à la place de forces de l'ordre qui vivent un danger mais
à la place de la
famille mais sauf que moi je vais vous parler de ce que j'ai vécu moi parce que vous parliez des pompiers tout à
l
'heure j'ai été pompier vous vous avez sûrement fait que des études et vous êtes devenu politique ensuite j'étais pompier par exemple et parfois dans des quartiers populaires je vous assure que quand il y avait des dealers par exemple et je peux citer le quartier en question on devait jurer en intervenant parfois pour des personnes âgées que les forces de l'ordre ne venaient pas après parce que ceux qui tiennent tiennent ces quartiers parce que même parce que la présence de la police qui peut assurer la sécurité par exemple et bien jeunesse et dealers et bien aujourd'hui c'est eux qui règnent en mètre et si vous défendiez vraiment les classes populaires vous devriez vous mettre à la place de ces femmes de ménage de ces femmes qui partent tôt et qui sont obligées de baisser les yeux quand elles rentrent parfois face à ces gens qui tiennent les quartiers et une jeunesse qui aujourd'hui je
peux vous dire un
truc personne n'est d'accord avec le fait qu'il y
ait
des dealers dans les quartiers mais
si parce que
vous les défendez non c'est pas vrai si
vous vous opposez à la présence policière qui peut permettre j'en demande que les quartiers répondent à Antoine Léoumont comme les
autres
j
'ai fait un rapport parlementaire de 300 pages pour expliquer comment il fallait faire pour lutter efficacement contre le trafic de stupéfiants je ne
pense
pas en disant qu'il fallait mettre de la police judiciaire ah ben laisser finir une phrase en disant qu
'il fallait mettre de la police judiciaire
renforcer les douanes et essayer de faire en sorte par exemple qu'on légalise le cannabis ça évitera des problèmes mais je veux revenir sur ce sujet là moi mon problème c'est quand la police devient une cause d'insécurité et quand il y
a
des mamans qui me disent qu'elles ont peur monsieur Nicolich que vous ne vouliez pas l'entendre c'est ça le problème quand il y
a
des mamans qui me disent ça
c
'est la source d
'insécurité
oui dans certains cas je ne vous
dis
pas qu'elle est la cause de l'insécurité je vous dis que parfois elle peut devenir vous voyez comment je dis des choses de manière très précise et comment vous essayez de faire rentrer ça dans autre chose je vous dis parfois quand par exemple une maman a peur pour son enfant quand quelqu'un a peur de croiser la police moi je ne trouve pas ça normal que quelqu'un ait peur
vous savez l'exemple que je donnais avec la femme de ménage c'était ma mère
par exemple et je vous savais beaucoup de ces femmes là justement et bien elles ont peur pour
leur enfant que leur enfant à 12 ans et bien
rentre dans le trafic de drogue se mette à dealer et soit
influencé
par d'autres personnes qui installent ça comme référence de valeur parce qu'on gagne mieux sa vie comme ça il
faut faire en sorte que ces quartiers sont les articles parce qu'on gagne mieux sa vie comme ça c'est très simple il faut se poser comme cas s'il vous plaît j'aimerais encore votre regard j'aimerais encore vous dire Merci.
Marine Le Pen