Jean-Philippe Tanguy : "Il n'y a pas de raison de choisir entre la police et la justice"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse directe
Comment interprétez-vous les propos du patron de la police demandant la libération du policier marseillais en détention provisoire ?
- 1:27FerméeRéponse directe
Mais vous, vous choisissez la police ou la justice ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Sur le mouvement des policiers, est-ce que vous le soutenez, ce mouvement d'arrêt maladie, de service minimum ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Vous vous plaidez pour une présomption de confiance dans les forces de l'ordre. Concrètement, ça veut dire quoi ?
- 4:50FerméeRéponse directe
Mais ça veut dire que les policiers, ils ne doivent pas être traités dans l'enquête comme les autres citoyens ? Il faut un statut spécial, il faut un statut dérogatoire ?
- 7:02OuverteRéponse directe
Tanguy, on l'entendait dans le journal de 8h, les plaintes pour violences policières, depuis le début du mois, se multiplient, avec encore une vidéo marquante ce matin. Il n'y a pas de sujet de maintien de l'ordre en France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« C'est très difficile à interpréter parce que quand Elisabeth Born dit que la justice doit travailler sereinement, elle renvoie en fait à la première prise de parole du président de la République au lendemain de la mort de Naël, à savoir qu'il avait fait des commentaires qui justement rompaient avec la séparation des pouvoirs et exprimait une opinion personnelle assez grave d'ailleurs sur les circonstances de ce drame. »
- 1:08Invité politiqueFait
« Et compte tenu de la colère légitime des policiers sur ce dossier-là, ça a empiété sur d'autres dossiers. »
- 1:49Invité politiqueFait
« qui, une fois de plus, ont fait des efforts et ont exposé leur sécurité, leur intégralité personnelle lors des émeutes, qui ont besoin d'être soutenus. »
- 1:54Invité politiqueFait
« l'essentiel, une très grande majorité fait leur travail, mais vous avez une petite minorité qui fait visiblement de la politique, politique qui n'est pas comprise, ni d'ailleurs par l'ensemble des Français, ni par les policiers. »
- 2:29Invité politiqueFait
« Je rappelle que c'est quand même l'objectif essentiel de la détention provisoire, c'est de protéger la société d'un éventuel méfait ou d'un éventuel crime, et deux policiers qui sont en détention provisoire. »
- 3:13Invité politiqueFait
« Mais ce qu'on soutient, c'est que des revendications qui sont très anciennes sur le respect dû à l'institution de la police, sur la reconnaissance de leurs conditions de travail, sur ces heures supplémentaires qui ne sont jamais payées, sur le fait qu'ils exposent leur intégrité et qu'il faudrait une présomption de légitime défense, sur la garantie de la protection fonctionnelle. »
- 4:15Invité politiquePromesse
« Alors, politiquement, on plaide surtout pour une présomption de légitime défense. »
- 8:37Invité politiqueFait
« c'est qu'on ne veut pas donner quittus à un gouvernement et à un système d'alternance, qu'on a pu une fois avant l'UMPS, mais qui n'a pas beaucoup changé avec M. Macron, qui finalement est l'incarnation de ce système, qui consiste à faire payer par les contribuables des dégradations et un système qui ne fait que se dégrader. »
- 9:17Invité politiquePromesse
« Donc on a voulu des actes forts pour savoir qu'est-ce qu'on allait faire comme politique sur la fin du laxisme de l'État, sur le rétablissement de l'autorité et sur le fait que les casseurs doivent payer. »
- 10:52Invité politiqueFait
« Ce n'est pas un projet de loi pour contrôler l'immigration. C'est un projet pour créer une nouvelle filière légale à partir de situations clandestines. »
- 12:46Invité politiqueFait
« il faut que la loi soit respectée et par ailleurs c'est le seul moyen de relancer aussi les progrès salariaux les progrès sociaux parce que si vous avez sans cesse ce que Marc s'appelait une armée de réserve migratoire qui peut venir suppléer à des mauvaises conditions de travail des mauvaises conditions salariales et bien il n'y aura jamais aucun progrès »
- 14:52Invité politiqueFait
« on a toujours été un défenseur résolu de l'énergie nucléaire et de certaines énergies renouvelables comme l'hydraulique »
- 17:00Invité politiqueFait
« moi je l'affirme et je le confirme le développement massif de l'énergie nucléaire dans tous les pays qui peuvent le faire est une clé très importante pour lutter contre le réchauffement »
- 17:16Invité politiqueFait
« l'Inde 1,5 milliard d'habitants qui vit dans des conditions très précaires pour l'essentiel de sa population il est inenvisageable que l'Inde n'améliore pas son niveau de développement »
- 19:16Invité politiqueFait
« oui c'est pour ça qu'on ne soutient pas monsieur Macron c'est pas une économie de sérieux budgétaire »
- 20:02Invité politiqueChiffre
« le prix de production aujourd'hui de l'électricité en France a un peu augmenté avec l'inflation mais que ce soit le nucléaire, l'éolien, le solaire, l'hydraulique ont des coûts stables et donc on est autour de 60 euros le mégawatt-heure »
Temps de parole
- Jean-Philippe Tanguy80 %
- Présentateur17 %
- Locuteur non identifié3 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Inconnu du grand public il y a encore deux ans, notre invité est aujourd'hui numéro 2 du Rassemblement National à l'Assemblée et il est l'un de ceux qui ont marqué l'année parlementaire, parfois d'ailleurs à ses dépens. Bonjour Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, conseiller régional des Hauts-de-France. J'entends l'émotion des policiers mais la justice doit faire son travail sereinement. Elisabeth Bornière soir sur la même ligne que le président face à l'affronte dans les commissariats. Pas de commentaire sur les propos du patron de la police qui a demandé, je le rappelle, la libération du policier marseillais en détention provisoire. Comment vous l'interprétez ?
C'est très difficile à interpréter parce que quand Elisabeth Born dit que la justice doit travailler sereinement, elle renvoie en fait à la première prise de parole du président de la République au lendemain de la mort de Naël, à savoir qu'il avait fait des commentaires qui justement rompaient avec la séparation des pouvoirs et exprimait une opinion personnelle assez grave d'ailleurs sur les circonstances de ce drame. Mais oui, c'est la poursuite de l'affaire. C'est exactement la poursuite de l'affaire.
C'est qu'en fait, on a commencé avec un gouvernement et un président de la République qui n'ont pas gardé leur sang-froid, qui n'ont pas respecté les institutions, qui ont cru pouvoir donner leur opinion sur une affaire en cours sans éléments particuliers pour l'enquête. Et compte tenu de la colère légitime des policiers sur ce dossier-là, ça a empiété sur d'autres dossiers. Voilà. Et donc maintenant, ils ont fait, ils font exactement, ils essaient de courir après les événements qu'ils ont eux-mêmes déclenchés. Et donc, il faut tout simplement que le gouvernement et le président de la République reviennent au fait qu'ils soient garants de la séparation des pouvoirs.
Mais vous, vous choisissez la police ou la justice ? Mais il n'y a pas de raison de choisir entre la police et la justice comme institution. Il y a par contre, par les personnes, il y a des policiers, les forces de l'ordre qui sont au quotidien sur le terrain pour affronter la délinquance et la criminalité, qui, une fois de plus, ont fait des efforts et ont exposé leur sécurité, leur intégralité personnelle lors des émeutes, qui ont besoin d'être soutenus.
De l'autre côté, vous avez des magistrats, l'essentiel, une très grande majorité fait leur travail, mais vous avez une petite minorité qui fait visiblement de la politique, politique qui n'est pas comprise, ni d'ailleurs par l'ensemble des Français, ni par les policiers.
La politique de la part du juge marseillais, par exemple.
Là, le juge marseillais, en l'occurrence, moi, je ne m'exprime pas sur des cas d'espèce, ce que j'ignore. Mais quand vous avez des communiqués, une fois de plus, du syndicat de la magistrature, qui tient des propos totalement inappropriés sur la police, et ce n'est pas la première fois, c'est totalement récurrent, il y a évidemment un grave problème. Et c'est le deux poids deux mesures, c'est-à-dire qu'au quotidien, tout le monde peut entendre, dans les faits divers, des personnes qui ne sont pas en détention provisoire, alors qu'elles représentent de toute évidence un danger pour la société.
Je rappelle que c'est quand même l'objectif essentiel de la détention provisoire, c'est de protéger la société d'un éventuel méfait ou d'un éventuel crime, et deux policiers qui sont en détention provisoire. Alors, je ne connais pas le fond du dossier, mais ils estiment qu'ils ne représentent pas un danger pour le reste de la nation. Et la détention provisoire, elle est décidée par un JLD après un débat contradictoire. Oui, bien sûr, il y a un débat contradictoire, mais on ne comprend pas pourquoi certaines situations aboutissent à une libération, et ces deux circonstances-là aboutissent à un emprisonnement provisoire.
Sur le mouvement des policiers, est-ce que vous le soutenez, ce mouvement d'arrêt maladie, de service minimum, qui perturbe sérieusement des commissariats, notamment dans le sud de la France ? On a des gens qui veulent porter plainte et qui sont refoulés à l'entrée du commissariat. C'est un mouvement que vous soutenez ?
Mais ce qu'on soutient, c'est que des revendications qui sont très anciennes sur le respect dû à l'institution de la police, sur la reconnaissance de leurs conditions de travail, sur ces heures supplémentaires qui ne sont jamais payées, sur le fait qu'ils exposent leur intégrité et qu'il faudrait une présomption de légitime défense, sur la garantie de la protection fonctionnelle. Tout ça, ce sont des sujets anciens. Donc, il faut les entendre, ils n'ont jamais été entendus, ils affrontent crise après crise. Donc, évidemment, ça, on le soutient, mais on le soutient, on l'a toujours soutenu. Sur la forme aussi. Ce n'est pas un soutien opportuniste.
Après, sur la forme, moi, j'arrête juste les policiers. Attention, ils sont très soutenus par la population, les forces de l'ordre. Ce mouvement, on l'entend, il ne faudrait pas que la population puisse douter du service public des policiers. Donc, je pense que c'est toujours le même cas. C'est le même cas pour les urgentistes, c'est le même cas pour les pompiers. C'est normal de défendre ses droits, c'est normal d'avoir des revendications légitimes, mais il faut toujours le faire avec le soutien des Français et donc assurer le service public, mais je pense qu'ils le font. Vous vous plaidez pour une présomption de confiance dans les forces de l'ordre. Concrètement, ça veut dire quoi ?
Alors, politiquement, on plaide surtout pour une présomption de légitime défense. Mais moi, quand je parle de présomption de confiance, c'est-à-dire que les policiers sont formés, les forces de l'ordre en général, ils sont formés, ils assument la défense légitime de la République. Donc, il n'y a pas de raison spontanément de douter par rapport à la parole d'un potentiel délinquant ou d'un potentiel criminel, surtout quand ce sont des récidivistes. Il ne faut pas mettre à égalité, spontanément, avant l'enquête, à égalité la parole d'une personne, d'un criminel ou d'un délinquant et la parole d'un policier légitime.
Évidemment, après, il y a l'enquête qui se tient et personne ne doit mettre en cause la réalité de l'enquête et son aboutissement.
Mais ça veut dire que les policiers, ils ne doivent pas être traités dans l'enquête comme les autres citoyens ? Il faut un statut spécial, il faut un statut dérogatoire ? Vous iriez jusqu'à dire ça ?
Mais ce n'est pas un statut, il faut regarder les choses comme elles sont. Si vous êtes, moi je suis député, si je vais porter plainte ou si je m'exprime par rapport à une plainte contre moi, la police, enfin les enquêteurs et la justice vont tenir contre de mon statut. Donc, on tient toujours le compte de statut social et professionnel. Il faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt. Donc oui, il faut considérer que la police, quand, et ça a été dit par tout le monde d'ailleurs, elle exerce des missions de police. Il ne s'agit pas d'appliquer ce statut ou cette référence à des policiers qui sont en civil ou dans leur vie courante.
Mais quand elles exercent une mission de police qui est encadrée, qui est prévue, qui est surveillée par la hiérarchie, oui, je pense qu'il doit y avoir une présomption de confiance. Mais surtout, en termes juridiques, parce que là c'est plus une question d'attitude. Moi j'ai dit ça par rapport, je le rappelle, c'est pour ça que j'ai commencé mon propos par cela, par les positionnements des hommes politiques, et des femmes et des hommes politiques, qui font des commentaires, et souvent sur le dos malheureusement, de la police, mais parfois aussi d'ailleurs sur le dos de la justice. Il faut que chacun reste à sa place institutionnelle, avec de la prudence, qui était une vertu républicaine.
Il faut de la prudence, il faut de la modération, dans ces dossiers-là, il faut laisser les institutions fonctionner.
Donc la séparation des pouvoirs. Bien sûr. Donc le DGPN, il est resté à sa place quand il demande la libération, quand il estime qu'il ne dort pas lorsqu'un policier est en détention.
C'est deux choses différentes. Aussi cette phrase a été beaucoup isolée de son contexte et de l'interview. L'interview est plus subtile, il sort des cas d'espèce, pour avoir une position plus générale, mais lui il est dans son rôle. S'il n'était pas dans son rôle d'ailleurs, c'est pas un fonctionnaire, de faire l'objet de commentaires, ou d'appréciations politiques. Il a une hiérarchie, il a le ministre de l'Intérieur, il a la première ministre, qui d'ailleurs hier s'est totalement défaussée, il a le président de la République.
Donc s'il est dans son rôle, et visiblement c'est le cas, il n'a pas été sanctionné, mais en tout cas, je rappelle que la responsabilité en démocratie, elle relève des hommes et des femmes politiques, des membres du gouvernement. Donc il faut aussi arrêter d'utiliser les hauts fonctionnaires, qu'il s'agisse des préfets ou des directeurs d'administration, comme des fusibles ou comme des boucliers, pour prendre des positions qu'ils n'ont pas à prendre par rapport à des hommes politiques ou des femmes politiques.
Tanguy, on l'entendait dans le journal de 8h, les plaintes pour violences policières, depuis le début du mois, se multiplient, avec encore une vidéo marquante ce matin, la victime justement de l'affaire de Marseille, un édit qui raconte chez nos confrères de Combini avoir été visé par des tirs de flashball, passé à tabac par des policiers. Il a aujourd'hui le crâne complètement déformé, les images sont assez marquantes. Il n'y a pas de sujet de maintien de l'ordre en France ?
J'ai vu cette vidéo, personne ne nie le fait que cette personne ait subi une violence. La question, est-ce que doit savoir l'enquête ? Est-ce que l'exercice de cette violence était légitime ou obligatoire dans le cadre du maintien de l'ordre et dans l'exercice d'une mission de police ou pas ? Et ça, je suis désolé, même si c'est difficile, j'imagine évidemment pour les familles, pour les proches, pour cette personne, pour tous ceux qui regardent avec humanité ces vidéos, évidemment, mais on ne rend pas la justice et on ne fait pas une enquête à partir de témoignages vidéos dans les médias, quels qu'ils soient.
Et donc là, il y a un problème, il y a un problème de manipulation de l'émotion et on ne laisse pas la justice travailler sereinement. La France est quand même une des rares démocraties parce qu'on n'est pas habitué, visiblement, on ne se compare pas parfois à ça avec l'étranger, où la présomption d'innocence n'est jamais respectée, où le secret de l'enquête n'est jamais respecté. Et donc, on arrive à des situations où vous avez des victimes qui témoignent avec évidemment leur version de l'histoire, mais la justice, ce n'est pas la succession de témoignages individuels, c'est une enquête qui aboutit à l'expression de la vérité, ou en tout cas de tout ce qu'on peut approcher de la vérité.
Pourquoi le Rassemblement National n'a pas voté la loi reconstruction, qui, je le rappelle, doit aider les collectivités à aller plus vite dans les chantiers post-émeutes, pour reconstruire notamment les bâtiments publics ? Pour une raison très simple,
c'est qu'on ne veut pas donner quittus à un gouvernement et à un système d'alternance, qu'on a pu une fois avant l'UMPS, mais qui n'a pas beaucoup changé avec M. Macron, qui finalement est l'incarnation de ce système, qui consiste à faire payer par les contribuables des dégradations et un système qui ne fait que se dégrader. Et donc nous, on voulait des actes forts pour établir la responsabilité des cas. On a voté les passages de la loi où il s'agit d'aider les maires et éviter la bureaucratie. Ce n'est pas ça qu'on a dit.
Le message politique, c'est on ne peut pas faire comme si c'était rien passé, on ne peut pas encore effacer par de la dette et des impôts les dégâts d'une minorité qui recommettra ses méfaits si rien n'est fait. Donc on a voulu des actes forts pour savoir qu'est-ce qu'on allait faire comme politique sur la fin du laxisme de l'État, sur le rétablissement de l'autorité et sur le fait que les casseurs doivent payer. Et par exemple, moi je renvoie la responsabilité à nos adversaires, on a demandé comme préalable que les communes qui soient aidées se soient constituées partie civile dans les procédures judiciaires contre les casseurs.
Vous avez même dit votre collègue M. De Fourna ça même dit pas d'aide publique pour les collectivités qui ne se constituent pas partie civile. Oui, c'était la position
de l'ensemble du groupe et de Marine Le Pen. Pourquoi est-ce qu'elles ne le font pas ? C'est quand même pas compliqué pour qu'une commune, qu'une collectivité se porte partie civile pour demander le dédommagement, le remboursement des dégâts. Ça n'a rien d'extraordinaire. On ne demande pas un truc surréaliste. Donc le fait qu'un certain nombre de communes, de dirigeants par idéologie refusent en fait de défendre l'intérêt général, à défendre le contribuable. Si un bien du contribuable a été abîmé, le représentant du contribuable, à savoir le maire, le président de l'Eglomération, en l'occurrence le projet de loi
c'était surtout une question de procédure
pour aller plus vite sur les permis de construire. Ça n'empêche pas. Ça n'empêche pas. Donc justement, on demandait comme préalable, on ne demandait pas que la justice rende des décisions exceptionnelles rapidement. Ça, ça n'aurait aucun sens. On demandait que la commune s'engage, se porte partie civile ou s'engage à le faire pour bénéficier d'aide et que donc le contribuable soit reconnu aussi comme une victime. Et je peux vous garantir que moi dans ma circonscription et comme je pense dans beaucoup d'autres, les Français veulent bien aider. Ils veulent bien qu'il y ait des services publics évidemment les financer. On est un peuple généreux, solidaire et fraternel.
Mais ça ne doit pas être sans condition.
Il y aura peut-être un projet de loi immigration à l'automne. C'est en tout cas la volonté de l'exécutif. Vous dites toujours non ? On dit non au projet
tel qu'il est aujourd'hui. Ce n'est pas un projet de loi pour contrôler l'immigration. C'est un projet pour créer une nouvelle filière légale à partir de situations clandestines. De dire aujourd'hui les personnes qui viennent illégalement dans le territoire mais qui travaillent deviendront des immigrés légaux. Dans ce cas-là, on n'a aucune raison de... Les personnes qui veulent immigrer en France n'ont aucune raison de respecter les procédures puisqu'à la fin elles seront reconnues si elles travaillent. Alors vous évoquez ce point
qui cristallise les tensions avec l'ORN mais aussi avec LR à savoir des régularisations facilitées dans les métiers en tension dans des secteurs en tension très précis. Mais vous savez bien que dans ces secteurs-là notamment dans la restauration par exemple il y a déjà beaucoup de travailleurs immigrés dans les cuisines des grands restaurants parisiens et que sans eux ces cuisines elles ne tourneraient pas et certains employeurs le disent il faut arrêter l'hypocrisie sans eux personne ne veut faire ses métiers à 3 à 4 heures du matin on va avoir un problème de main d'oeuvre très concrètement. L'hypocrisie si vous voulez
c'est consister à dire à longueur de journée que les salaires sont bons dans ces secteurs. Non pas du tout.
D'ailleurs moi il y a un certain nombre d'articles Le Monde ou d'autres où on réalise en fait sous couvert de prendre le Rassemblement à son propre piège les salaires sont donnés donc on apprend que ces personnes sont payées entre 1500 et 1800 euros effectivement pour se lever à 3 heures du matin pour prendre le premier RER pour prendre le dernier pour travailler dans des conditions difficiles moi j'ai été 5 ans dans la restauration à Paris effectivement je peux témoigner des conditions très dures de travail dans certaines cuisines et certains établissements donc non les salaires ne sont pas bons donc si les gens les français ou les immigrés légaux ne veulent pas travailler dans ces établissements c'est parce que les conditions salariales et les conditions de travail ne sont pas bonnes et donc
et donc ces travailleurs clandestins qui travaillent depuis 2, 3, 4 ans
on les renvoie mais oui sinon il ne fait pas de différence si vous ne renvoyez pas les personnes qui n'ont pas respecté la loi la loi n'a plus aucun sens et donc non seulement vous ne respectez pas l'ordre public et la République mais vous ne pouvez pas faire de politique d'immigration donc ce n'est pas contre les personnes bien sûr qu'il y a des personnes qui sont venues avec des filières clandestines de bonne foi qui se comportent bien et qui sont sans doute de très bons travailleurs mais il faut que la loi soit respectée et par ailleurs c'est le seul moyen de relancer aussi les progrès salariaux les progrès sociaux parce que si vous avez sans cesse ce que Marc s'appelait une armée de réserve migratoire qui peut venir suppléer à des mauvaises conditions de travail des mauvaises conditions salariales et bien il n'y aura jamais aucun progrès donc la loi est garante des plus faibles et des plus exposés et si demain vous d'ailleurs vous légalisez une filière de travail dans les métiers en tension je peux vous garantir qu'il y aura encore des clandestins qui accepteront de travailler dans des conditions encore pires donc c'est une fuite en avant avec des bons sentiments qui aboutit au pire donc il faut un cadre légal qui soit respecté le droit des travailleurs qui soit respecté et la France doit pouvoir choisir qui rentre sur son sol qui ne rentre pas qui peut rester qui doit partir tout simplement
je rappelle qu'il y a un volet durcissement il y a deux volets dans ce projet de loi il y a un volet durcissement facilitation des expulsions des reconduites à la frontière mais si il y a des bonnes mesures
pour faciliter l'expulsion enfin c'est pour limiter le nombre de procédures qui sont je crois 7 et qui passerait de 2 à 3 ce qui est déjà énorme bon on le votera mais c'est un c'est quand même très léger par rapport en fait à la
vous pourriez le voter
on pourrait voter le point mais nous on a toujours voté depuis un an vous parliez effectivement un an qu'on est au parlement qu'on a ce groupe de 88 députés on vote tout ce qui va dans le bon sens même quand c'est très loin de l'idéal
que l'on voudrait appliquer au pouvoir encore une fois cet été c'est l'actualité brûlante si je puis dire on a une partie de l'Europe qui brûle de partout une température record en Méditerranée les conséquences déjà très visibles du changement climatique et on vous entend pas ou très peu là dessus au Rassemblement National
on nous interroge peu donc je vous remercie de m'interroger en l'occurrence écoutez vous le dites vous même vous savez moi j'ai 37 ans depuis que je suis petit j'entends parler du réchauffement climatique traité de Kyoto et l'ensemble des COP qu'il y a eu ensuite bon bah c'est pas le Rassemblement National qui gouvernait la France l'Europe et l'Occident voilà qu'est-ce qu'ils ont pris ça vous empêche pas
de faire des propositions
mais on fait des propositions on a toujours été des adversaires résolus de ce système de mondialisation qui est à l'origine évidemment de la hausse des émissions de gaz à effet de serre on a toujours été un défenseur résolu de l'énergie nucléaire et de certaines énergies renouvelables comme l'hydraulique je vous rappelle que les barrages sont laissés à l'abandon de tout investissement depuis 15 ans bon c'est pas la faute du Rassemblement National c'est la faute des gouvernements successifs est-ce qu'on a géré l'eau est-ce qu'on a amélioré le système des canalisations depuis 10, 15, 20 ans non donc toutes ces situations donc malheureusement ont subi les conséquences aujourd'hui sont l'héritage de ce système qui sur ce sujet là comme d'autres n'ont strictement rien fait et qui continuent parce que je vous ferais remarquer que le cadre aujourd'hui de lutte contre le réchauffement climatique se poursuit dans cette mondialisation en faisant croire aux gens qu'on va pouvoir continuer l'économie telle qu'elle s'est dérégulée depuis 30 ans et qu'on a juste à faire quelques ajustements ou à créer des taxes pour que le système s'améliore non il faut repenser en profondeur le système de production relocaliser un maximum de production organiser ça avec nos voisins parce qu'il ne s'agit pas de faire l'autarcie il faut et surtout investir massivement dans l'innovation et la recherche parce qu'aujourd'hui on a deux options soit on est dans la décroissance mais ça ne marchera pas et donc même si la France et d'autres pays entament cette voie là le reste du monde ne le fera pas et donc ce sera une catastrophe soit on propose des innovations de rupture
et une réorganisation de la production on va aller au standard parce qu'on a une question un peu plus précise sur ce sujet bonjour Louis vous nous appelez je crois des Landes
oui exactement bonjour à tous je me demande en effet pourquoi principalement parler de sécurité et d'immigration avec le RN alors remarque que la France est l'un des pays qui se réchauffe le plus vite dans le monde aujourd'hui et notamment qu'est-ce que le RN proposait pour protéger les 5000 morts de la camicule qu'il y a eu l'année dernière en France et bon vous avez un peu anticipé sur ma question mais j'allais vous dire que les mots nucléaire et éolien n'étaient pas acceptés ainsi que le fait qu'on représente nous la France qu'un ou deux pourcents d'émissions et si on ne fait rien de plus comme vous le laissez souvent entendre ça fait 37% des émissions au niveau mondial pour lesquelles on ne fait rien du tout et ça représente la première source mondiale
Merci Louis
Jean-Philippe Tanguy vous répond Il y a deux sujets très différents le système de soins qui doit accompagner les personnes fragiles face à la canicule et au réchauffement ce sont des réponses totalement différentes de la lutte globale sur le réchauffement et la baisse de nos émissions moi je suis désolé on ne peut pas dire le nucléaire n'est pas accepté moi je l'affirme et je le confirme le développement massif de l'énergie nucléaire dans tous les pays qui peuvent le faire est une clé très importante pour lutter contre le réchauffement car nous avons besoin d'énergie de manière massive pour continuer le développement des pays moi j'ai été on a reçu le Premier ministre de l'Inde je suis désolé l'Inde 1,5 milliard d'habitants qui vit dans des conditions très précaires pour l'essentiel de sa population il est inenvisageable que l'Inde n'améliore pas son niveau de développement et si on ne le fait pas avec le nucléaire et bien on le fera avec le gaz et le charbon donc dire on ne peut pas le mettre dans la réponse est complètement absurde et les Coréens parce que le monsieur va sans doute se dire qu'il faut 15 ans pour faire une centrale nucléaire c'est faux les Coréens aujourd'hui livre des centrales entre 5 et 6 ans et le fait que le système est démantelé et que monsieur Macron est démantelé notre filière nucléaire effectivement est un grave problème pour lutter contre le réchauffement climatique et il y a d'autres sujets importants je le refais à rafiner
mais vous avez une expertise en interne au RN sur ces sujets là vous avez des spécialistes
mais excusez-moi bien sûr qu'on a une expertise je vais vous en donner un exemple à l'heure des élections présidentielles quelques parties pas tous ont estimé par exemple le besoin d'électricité qu'il fallait pour décarboner l'économie le macronisme l'a fait le rassemblement national l'a fait et les insoumis l'ont fait pour l'essentiel par exemple les républicains n'ont rien fait monsieur Zemmour n'a rien fait et d'autres parties n'ont rien proposé et bien les seuls qui avaient raison c'est le rassemblement national nous étions les seuls qui avaient estimé correctement l'électricité nécessaire pour la décarbonation les insoumis et monsieur Macron avaient fait des estimations qui étaient 50% en deçà de la réalité et là RTE a fait sa nouvelle estimation par rapport à la loi industrie verte et nous a donné raison donc oui nous avons une expertise on est peu interrogé là dessus le problème c'est c'est aussi des sujets il faut le dire qui demandent beaucoup de temps d'explication il n'y a pas de mesure gadget pour lutter contre le réchauffement parce qu'on peut venir annoncer des taxes venir annoncer des mesurettes j'ai vu qu'on avait annoncé une aide pour recoudre ces vêtements écoutez il y a un moment il faut être sérieux la question de la lutte contre les émissions globales de l'économie occidentale et la possibilité pour le monde qui reste à se développer ça demande des comment dire des explications sérieuses sur l'organisation du système de production dans l'agriculture dans l'industrie je vous en remercie mais il n'y a pas de baguette magique ça c'est de la démagogie pure
un mot de budget puisque l'exécutif est déterminé à faire des efforts budgétaires dès l'an prochain face à une dette de 3000 milliards d'euros après les années Covid la crise énergétique le RN soutient le sérieux budgétaire ou pas ?
oui c'est pour ça qu'on ne soutient pas monsieur Macron c'est pas une économie de sérieux budgétaire ça fait 6 ans et même avant qu'on était ministre de l'économie que les finances publiques sont extrêmement dégradées avec des politiques clientélistes de chèques complètement démagogiques le bouclier tarifaire qui n'a servi à rien puisque maintenant il y a le rattrapage des prix que monsieur Bruno Le Maire avait juré sur tout ce qui existe qu'il n'aurait pas lieu sur le rattrapage la semaine prochaine
c'est 10% ça serait 75% sur l'électricité
sans le bouclier non ça serait 75% avec les règles européennes débiles qu'on nous a imposées depuis 20 ans et qui d'ailleurs ont contribué au réchauffement climatique malheureusement pour revenir sur la question d'avant donc si on sortait des règles européennes et cette libéralisation absurde du marché de l'énergie comme dans d'autres services publics ou monopoles naturels on n'aurait pas à payer 60% de plus puisque le prix de production aujourd'hui de l'électricité en France a un peu augmenté avec l'inflation mais que ce soit le nucléaire, l'éolien, le solaire, l'hydraulique ont des coûts stables et donc on est autour de 60 euros le mégawatt-heure et donc on n'a rien à voir avec les prix de marché qui sont selon les bons et les mauvais jours entre 120 et 250 euros donc en fait on est prisonnier une fois plus de règles libérales absurdes qui ne fonctionnent pas qui sont d'ailleurs plus des règles oligarchiques que libérales et on pourrait faire autrement pour ce qui est des finances publiques moi j'ai proposé lors des dialogues des Bercy que toutes les forces politiques se mettent autour de la table pour identifier des économies structurelles voilà qu'est-ce qui coûte trop cher par exemple à la santé on le sait tous les médecins tous les soignants nous le disent la bureaucratie gâche un temps énorme de leur temps de travail et à des coûts faramineux il y a une sur-administration en France au détriment du vrai service public donc il y a des économies structurelles à faire qui devraient être consensuelles et bien ils refusent d'ailleurs les républicains font à peu près la même proposition et bien le gouvernement refuse de réunir les forces d'opposition
votre bilan un an après l'arrivée de 88 députés RN à l'Assemblée vous avez voté vous le disiez une part non négligeable des textes proposés par la majorité en revanche aucun de vos textes n'a jamais été voté la normalisation c'est plus dur que prévu
non mais c'est tout à fait normal écoutez sous la 5ème république les français et les français savent très bien que le principal parti d'opposition n'a pas beaucoup de voix au chapitre et d'ailleurs on fait plein de propositions qui sont reprises mais la Macronie les dépose à son propre nom par exemple Marine Le Pen avait proposé une aide accrue pour les familles monoparentales les familles isolées et puis le gouvernement trouve que c'est une bonne proposition donc ils ont repris mot pour mot l'amendement ils l'ont redéposé à leur nom ils l'ont voté donc il y a pas mal en fait d'idées de bon sens qu'on peut faire passer et puis on exerce surtout une pression en tant qu'opposition une pression idéologique et politique pour essayer de limiter les dégâts malheureusement c'est évidemment beaucoup moins bien que quand on sera au pouvoir
on vient d'apprendre que Gérald Darmanin je reviens à notre sujet du début Gérald Darmanin recevra ce soir les organisations syndicales de policiers place Beauvau vous saluez le geste ?
Oui non mais très bien après qu'est-ce qui va être dit qu'est-ce qui va être fait ? On verra ça fait longtemps que les organisations syndicales sont reçues et qu'il n'y a pas d'amélioration sur le terrain pour nos policiers ou d'ailleurs pour nos gendarmes Il faut que le ministre de l'Intérieur s'exprime d'ailleurs il ne l'a pas fait pour l'instant Le président s'est exprimé Madame Bornière s'est exprimé si on peut dire ça parce que c'était pas très clair c'est surtout pas très intéressant mais je ne vois pas ce qu'il peut apporter d'autres il faut surtout une résolution de ce conflit Merci beaucoup Jean-Philippe Tanguy
député RN invité d'Inter ce matin bonne journée
Jean-Philippe Tanguy