Guerre en Iran : "Trump considère que c'est quasiment gagné"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Fait
« Le régime iranien ne terrorise plus, il est faible, il est désespéré. »
- 5:40Chiffre
« Les revenus des Américains sont au plus haut. Nos frontières sont les plus sûres. »
- 16:05Promesse
« Il a assuré qu'un accord entre la Russie et l'Ukraine allait arriver plutôt qu'on le pense. »
- 18:58Promesse
« Cette guerre en Ukraine elle s'arrêtera en un jour quand il serait président. »
- 19:39Fait
« Au vainqueur le butin. The victors the spoils. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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un pays revitalisé, un pays qui revit le pays le plus sexy du monde. On est dans un âge d'or. Le monde entier est ébloui par la force de notre pays. Bon, c'est du du Donald Trump dans le texte. Plus rien n n'est étonnant de ces cet exercice euh d'auto persuasion. Oui, il a même parlé de lui à la trisè personne très longtemps en disant euh euh que beaucoup de de leaders disaient que Trump était euh le meilleur, qu'il avait tout réussi, que grâce à lui les choses allaient mieux euh en nom des leaders. Voilà, donc c'est intéressant aussi d'avoir cette cette mise en en abîme d'une certaine manière. La différence en fait par rapport à l'année dernière, c'est surtout qu'il s'est présenté en homme d'action. Voilà, il dit presque en
héros. En réalité, c'est "Je fais ce que les autres n'ont pas osé faire, n'ont pas pu faire, moi j'agis" et ça fonctionne. Alors, il dit que il est à la fois, il se présente à la fois comme un guerrier et comme un homme de paix. Et il va même jusqu'à dire devant l'assemblée là, je ne sais pas ce que je dois faire. Est-ce que je dois anniler l'Iran ou est-ce que je dois faire un deal ? Voilà. Donc il pose quand même les choses toujours entre ces entre les deux entre ce on va l'écouter justement Donald Trump qui à nouveau a a brandi la menace militaire contre Terran et a menacé de détruire l'Iran si aucun accord n'était conclu. J'ai une grosse décision à prendre. Quand un accord aura été trouvé avec l'Iran, leur permettra-t-il de bâtir un pays
encore plus grand qu'auparavant ? un des pays les plus grands du Moyen-Orient, voire du monde. Est-ce que je fais ça ou est-ce que j'anéantis la République islamique ? Et rapidement pour qu'il n'aiit plus la possibilité de tuer, de détruire, de viser des pays pour les envoyer en enfer sans aucune chance de survie, sans aucun espoir pour les générations futures. Moi, je crois que nous trouverons un accord. Il fait comme s'il avait toutes les cartes en main. Oui oui oui. Bah d'ailleurs il dit qu'il a gagné h guerres qu'il a gagné d'ailleurs aussi la G l'année dernière c'était 7 là on est passé à 8. Il il a gonflé son bilan diplomatique. Considè qu'il a gagné aussi Gaza que maintenant il a la paix ce qui est pas exactement la situation
du tout. Et et et il a parlé plusieurs fois d'ailleurs d'avoir gagné la guerre en Iran aussi. Il considère que voilà c'est [raclement de gorge] c'est quasiment gagné même si il y a encore effectivement de gros problèmes en réalité. Et là, ce qu'il parle en fait aussi aux Iraniens en disant ça, c'est-à-dire voilà, j'ai toujours cette possibilité et donc c'est toujours pour Donald Trump la la force, la puissance, la destruction ou le deal euh en qui qui a un intérêt pour les États-Unis, hein, évidemment. Je je relis ce qu'il a dit sur le sur l'Iran. Il dit "Le le régime iranien ne terrorise plus, il est faible, il est désespéré. le monde sera bientôt libéré de cette menace. Les prix du pétrole euh
sont encore plus bas, seront encore plus bas qu'au début du conflit. Le pétrole coule à flot. C'est c'est un discours qui est en décalage total avec euh avec l'impasse finalement dans dans laquelle les les États-Unis sont. Ça ressemble plus à des à des incantations qu'à un discours politique. C'est la méthode qu c'est-à-dire aussi de de pousser à l'extrême, c'est de se dire aussi d'utiliser cette tribune de l'ONU. On rappelle que Donald Trump n'aime pas cette institution. il l'a toujours combattu. Il est contre ce multilatéralisme, c'est America First et Onulast. Donc en fait, on est vraiment dans une configuration où il utilise cette tribune, ce temps de parole qui lui accordé surtout dans un moment où on le rappelle, il a quand même viré de la Maison Blanche trois chaînes de
télévision MNBC, CNN et Politico. Donc il y a cette volonté aussi et d'ailleurs il était ulcéré quand ils ont vu que quand il a vu en rentrant dans le siège de l'ON leu que CNN était là. Donc il utilise cette tribune-là et d'ailleurs c'est ça qui est assez frappant, c'est qu'en fait il utilise ce moment-là parce qu'il sait que ça va être diffusé euh aussi sur les chaînes de télévision américaine. Pourquoi ? Pour s'adresser à ses électeurs à faire le bilan, à dire que jamais l'Amérique n'a été aussi forte que Et pourquoi aussi il le fait en ce moment au-delà de la temporalité, c'est parce que les électeurs sont appelés aux urnes d'ici quelques semaines. C'est les élections de mi-mandat. Le mandat le le bilan n'est pas vraiment fameux. C'est le moins que l'on puisse dire et c'est aussi la
raison pour laquelle assez rapidement il est passé notamment sur l'Ukraine assez rapidement également sur le D3 d'Ormouse. Euh on rappelle quand même he c'est important de le rappeler pour les téléspectateurs et et vous étiez là aussi lorsque il a déclenché cette guerre avec Israël. Il a dit que ça allait durer 5 semaines. On en a mais est-ce qu'il mais est-ce que son cette cette surenchère verbale est-ce qu'elle fonctionne encore ? Est-ce que ça imprime encore auprès de sa base ? parce que vous dites que à travers cette cette tribune, c'est essentiellement à ces électeurs [raclement de gorge] qu'il s'adressent en vue des mytermes. Alors, ça fonctionne avec une grande partie de sa base, mais on voit quand même une éion et ça, on le voit dans les sondages, y compris donc chez les
Républicains. Et l'un des d'une l'une des motivations de la convention qui a eu lieu, la convention républicaine à Dallas, c'était de motiver les troupes. Alors pour pour rebondir sur ce que sur ce qui a été dit, on on il a commencé d'ailleurs le discours en parlant de l'économie américaine notamment, en parlant du taux de criminalité qui était en baisse comme on avait jamais vu. De choses très inférieur, il a parlé d'emploi, il a parlé de richesse, il a parlé de sécurité en disant que son bilan était était extraordinaire, que tout fonctionnait désormais aux États-Unis. Et c'est vrai que c'était assez étonnant parce que les premières minutes de son discours étaient consacré quasi exclusivement à la politique nationale. C'était comme un discours de campagne en réalité. Et donc il a utilisé
effectivement le cette cette occasion de de pouvoir parler au monde et puis là d'avoir vraiment que ça soit repris après dans la presse pour pouvoir faire une un récit gagnant et espérer que ça va motiver ces troupes. Sur l'Iran, par exemple, c'est de mettre en avant la la le danger, hein. Euh et il a parlé aussi du danger du communisme à l'intérieur des États-Unis notamment. Euh et puis il a parlé de l'IA. Euh on en reviendra peut-être en mais cette espèce de de vérité alternative quand il dit le pétrole va couler à flot, est-ce que encore une fois est-ce que ça marche encore sur sa base Maga, parce qu'elle s'est éloignée de lui. Euh il y a il y a beaucoup de ses partisans qui ne comprennent pas cette guerre avec l'Iran. Est-ce que du coup ce discours là il imprime encore ?
Euh il a il imprime auprès de gens qui sont dans une bulle informationnelle et qui sont vraiment acquis à Trump. c'est-à-dire la base vraiment pur maga. Alors, il faut pas confondre les magas et les républicains. Mais ce qu'on voit, c'est que même dans les États ruraux où ils sont plus nombreux, par exemple, ce qu'on voit c'est quand même il y a une perte, il y a une éion. On le voit aussi parce qu'on commence à voir quelques candidats républicains qui sont un peu plus critiques qui ont voté par exemple le le une décision de la la de la du Congrès de de l'empêcher de faire la guerre. Alors, c'est c'est plus symbolique mais on voit qu'il y a quand même il commence à y avoir quelque chose qui se passe et évidemment les [raclement de gorge] résultats de la des
élections du 3 novembre euh vont être très intéressantes pour voir comment les les élus républicains euh se placent par Mais effectivement, vous avez raison de mettre la nuance, il y a une différence entre les électeurs maga que j'ai pu rencontrer et vous aussi lorsque il y avait cette campagne électorale et j'allais dire qu'ils sont tout acquis à sa cause et euh lui-même le disait euh si euh il tue quelqu'un sur la 5e avenue, ils continueront à voter pour lui. Euh donc ça c'est les écteurs MAGA qui sont vraiment convaincu et qui le resteront de toute façon. Il a même d'ailleurs Donald Trump hier annoncé sur euh son euh sur la sur Instagram sur le site de la Maison Blanche qu'il créait sa propre chaîne de TV euh Trump TV que l'on pourra voir dessus et et qui est diffusé 24. Ouais,
ça ressemble un petit peu à la à la Corée du Nord d'une certaine manière, mais c'est en gros pendant 24/ 24, vous aurez une odde à l'action de Donald Trump. Alors, ça fonctionne effectivement, mais il y a des électeurs républicains qui eux sont opposés bien évidemment aussi à Donald Trump. Reste à savoir si leur vote va faire changer va changer les choses notamment au niveau de la chambre des représentants et du Sénat. On le saura donc dans la nuit du du 4 au 5 novembre prochain. Mais de toute façon, quoi qu'il en soit, pour lui, il aura gagné. Je veux dire, il est encore là pendant 2 ans et il faut pas s'attendre à ce que ces élections de mi mandat changent quoi que ce soit. Ce qui va changer, c'est peut-être la brutalité. Ça changera rien mais on comprend que
c'est essentiel pour lui. Pourquoi ? Parce que c'est juste le il ne veut pas perdre. C'est non, c'est pas c'est pas qu'il ne veut pas perdre, il ne supporte pas les losers. Donc le loser ne fait pas partie de son vocabulaire. Parce qu' intrinsèquement, c'est vrai que on en parlait sur ce plateau, il gouverne beaucoup par décret. Donc les élections, ces élections de Mid-Tms, elles sont pas essentielles pour lui pour mener sa politique. En revanche, effectivement, comme vous le disiez, euh il ne supporte pas de perdre, il ne supporte pas d'être dans le camp des loseers. Oui, mais là, il fera il il reviendra, il fera exactement le contraire de ce qu'il est en train de faire où il dit là, il dit à ses électeurs voter comme si j'étais sur le bulletin et si les
républicains perdent, il dira et ben ils ont perdu parce que je n'étais pas sur le bulletin en fait. et et c'est comme ça qu'il changera totalement le récit. Donc ça ça lui et je pense qu'il a déjà un peu intégré une partie de ça. En tout cas pour ce qui concerne la chambre, ce qui va être intéressant juste sur le par rapport aux électeurs, c'est de voir si finalement la peur de l'adversaire, c'est-à-dire des démocrates qui sont qu' qu'on montre comme étant des communismes dangereux qui vont remettre en cause des ou des alors il y a aussi beaucoup d'islamophobie par rapport à certains candidats. La peur qui est en train de d'être mise en scène par certains Républicains et par Donald Trump va être suffisante pour motiver les électeurs qui même n'aiment pas forcément Donald
Trump mais se disent "Oh là là, ça va être pire si on a les démocrates." Et Léan Bonas, on vous retrouve en direct de Washington l'impression vue de France d'avoir un Donald Trump en campagne qui s'adresse à ses électeurs alors même que les États-Unis sont percutés eux aussi par cette crise des carburants qui les touche de plein fouet. Et c'est vrai qu'il est en grande difficulté Donald Trump dans les sondages. Oui, dans son discours en fait, on a retrouvé la méthode Donald Trump habituelle, c'est-à-dire tout en superlatif. Je vous en cite quelques extraits. Nous avons le pays le plus sexy au monde. Les revenus des Américains sont au plus haut. Nos frontières sont les plus sûres. Donc ce qu'on voit c'est que même dans un contexte diplomatique finalement Donald
Trump fait aussi de la politique intérieure. Effectivement l'enjeu pour lui c'est celui des élection de mi-mandat dans dans un mois et demi. Et il y a en tout cas une question de diplomatie qui a un impact direct aujourd'hui sur les Américains, sur leur portefeuille en tout cas, c'est celle de la guerre en Iran. Là aussi, Donald Trump bien évidemment l'a abordé en s'adressant à ses électeurs. Il leur a promis que la guerre s'arrêterait après les élections demi-mandat. C'est donc une façon de les rassurer. Il faut savoir aujourd'hui que cette guerre, elle est majoritairement impopulaire. Elle est même très largement impopulaire. En tout cas, c'est ce que je vois dans un sondage qui a été publié aujourd'hui par la chaîne CNN, selon lequel près des 3/4 des Américains
désapprouveraient la façon dont Donald Trump gère la situation avec l'Iran. Le problème, c'est que à part cette promesse qu'il a qu'il a faite pendant pendant son discours à l'assemblée générale de l'ONU, il n'a pas dit grand-chose en tout cas de la méthode qu'il comptait employé pour mettre un terme très concrètement. À ce conflit, je vous le cite, je peux les aniler ou conclure un accord avec eux, ce qui finalement ne l'engage pas beaucoup. On a entendu parler de rumeur d'une éventuelle rencontre entre Massou Péchi, le président iranien et Donald Trump en marge de cette assemblée générale à l'ONU. Mais pour l'instant, aucune information officielle ne va ne va en ce sens. Le président américain lui s'est dit plutôt ouvert à cette rencontre mais selon des informations du New York
Times, il s'agirait de la délégation iranienne qui aurait plutôt freiné n'y voyant pas son intérêt. Merci beaucoup Eléana. Effectivement he que ce soit sur le sujet de de l'Iran, sur le sujet de de l'Ukraine, il avance en en pacificateur mondial, vous le disiez tout à l'heure, il s'est vé d'avoir fait cesser h guerres à travers le monde mais quit des solutions. Il n'avance aucune solution. Ah mais de toute façon, c'est c'est toujours des choses très très simples en fait. et euh et euh il faut voir que c'est une administration qui n'aime pas les diplomates, n'aime pas les choses complexes et en fait il y a beaucoup de de spécialistes et d'experts euh des différents des différentes régions où il y a des conflits qui ont ont quitté le département d'État et en fait ils ont un
manque de de d'expertise et une incompréhension ou une une difficulté à comprendre ces pays-là notamment. Alors, c'est pas nouveau plus. C'était aussi le cas chez chez George Bush par exemple. Mais là, c'est vraiment très très fort. L'impact pour la plupart des Américains qui sont pas tellement bercés en tout cas sur l'international, on n pas c'est pas quelque chose un thème qui forcément ou nécessairement être majeur pour eux, mais c'est l'impact que ça a sur, vous l'avez dit, les prix à la pompe en fait. Et ils savent très bien que non seulement il y a la guerre en en ir en Iran avec l'Iran, mais il y a aussi les tarifs doués. Il y a aussi cette tension avec le Canada et pour un certain nombre de euh d'États par exemple euh proche du
Canada ou qui qui travaille beaucoup avec le Canada, ça a un impact, ça a eu un impact aussi sur le tourisme, enfin voilà et c'est pas quelque chose qui est compris par les euh les électeurs. Donc il y a une sorte de de dynamique négative pour Donald Trump et puis sans parler de des constructions très pharaoniques à Washington et puis tous ces éléments de de richesse qui apparaissent à la au bureau Val qui sont en contraste avec ce que vivent les gens au quotidien. Les Américains qui subissent de plein fouet cette cette crise du carburant euh et Donald Trump et forcément la question j'imagine aux États-Unis doit évidemment se poser l'intérêt de cette guerre en Iran. Donald Trump une nouvelle fois essaie de justifier le pourquoi de cette guerre. Une nouvelle fois, il redit que
l'Iran n'aura pas la la bombe l'arme nucléaire montra qui sonne creux parce que au final il n'a pas obtenu il n'a obtenu aucune concession de la part des Iraniens sur ce sujet. Oui, ça ramène ça rappelle vous avez raison Périne de le rappeler, c'est finalement pourquoi cette guerre ? quels étaient les objectifs initiaux et on a encore du mal à le voir 7 mois après parce que ces 450 kg de d'uranium en ne sait toujours pas où ils sont. Certes, c'est une volonté américaine mais j'allais dire internationale. Bien évidemment, la France ne souhaite pas également que et elle le répète sans cesse. Et là-dessus, il y a un point de convergence en qui est très clair avec Emmanuel Macron et et Donald Trump, c'est que ces pays-là et les pays
européens ne souhaitent pas que l'Iran soit doté de l'arme nucléaire. Ça c'est une évidence. Mais néanmoins pour l'instant, on a du mal à voir effectivement où va cette guerre. Et surtout euh c'était un régime change, c'estàd le changement de régime qui était aussi initié. Euh et on se souvient notamment que c'est que ces iraniens dont on parle peu d'ailleurs et dont on rappelle quand même qu'il souffre la population iranienne et en tout cas la population civile qui est descendue dans la rue, qui a été matée dans le sang et avec un bilan qui a été quand même extrêmement lourd. Et bien aujourd'hui, elle n'a pas forcément le courage, l'ambition et on peut le comprendre aussi de de sortir à nouveau parce que l'appareil sécuritaire iranien est extrêmement fermé et on le voit bien
aujourd'hui grâce au détroit d'ormous et bien les Iraniens ont découvert euh en tout cas le régime iranien a découvert bien évidemment qu'il avait une capacité de nuisance à la fois pour les États-Unis mais également pour le monde entier. Alors, j'aimerais juste qu'on on regarde ces images en direct du siège de l'ONU. Donald Trump qui après son son discours qu'on est en train de de décrypter s'entretient avec [grognement] Volodimir Zelenski. Euh voilà cet échange avec le le président euh le président ukrainien qui attendait effectivement de pouvoir rencontrer le président américain. [grognement] Il a dit tout à l'heure pendant euh cette son discours Donald Trump, on va régler ce cas. Il a assuré
qu'un accord entre la Russie et l'Ukraine allait arriver plutôt qu'on le pense. Bon, c'est pas la première fois qu'il tient ces propos là. C'est ça le problème. Problemè. Ben oui, effectivement. Alors là, en ce moment, ils disent aussi que c'est plus à cause de la de cette guerre que de ce qui se passe en Iran qu'il y a des problème avec le pétrole et surtout avec une essence très chère. Et donc il il voudrait trouver cette solution là, mais ça fait il avait on se souvient qu'il avait quand même dit que il allait régler le conflit en 24 heures et là aussi il y a une une je pense une incompréhension. En fait Trump pense que tout est négociable et tout peut être négocié par l'argent ou la force. uniquement. Et ce qu'il ne voit pas, par exemple dans le cas iranien, c'est que
c'est un régime qui est dans sa survie et qui est prêt à tout pour survivre et c'est pas forcément l'argent leur première motivation. Pour Vladimir Poutine, c'est aussi un peu la même chose. En tout cas, il est pas du tout pas du tout dans la même logique que lui euh se trouve en fait. il se trouve lui dans une logique de de de dans la transaction permanente et il pense que il a affaire à des à des acteurs rationnels et qui en tout cas sont intéressés par l'argent et par la force. Les rencontres bilatérales en marge des discours à la tribune de l'ONU comptent tout autant que ce qui se passe à la tribune. Quel est-ce qu'il faut y voir un signal cet échange entre Donald Trump et et Volon Ce qui est assez intéressant, c'est que ces ces rencontres bilatérales, elles ne sont
pas forcément à l'agenda de l'ONU et finalement chaque délégation fait un peu comme il veut. Là, on était pas forcément c'était pas forcément annoncé qu'il y aurait cette rencontre. ZK en avait parlé mais çait pas forcément on savait qu'ils allaient se rencontrer mais reste toujours la question de savoir s'il y a des caméras, si c'est ouvert. Donc ce qui est assez intéressant là c'est que on se souvient quand même de cet échange qui avait eu lieu il y a un peu plus d'un an à la Maison Blanche avec finalement le même décorum et avec Volodimir Zelenski qui ne portait pas donc de costume et là il n'emporte toujours pas d'ailleurs. Donc ça veut dire aussi que il n'a pas finalement été sous sous l'inflexion de des des reproches qu'on avait pu lui faire et qu'il reste toujours un chef de
guerre. Donc on sent bien quand même qu'il y a eu un une inflexion de la part de de Donald Trump que la manière dont il lui avait parlé à la Maison Blanche n'est plus le cas aujourd'hui. Néanmoins, ces rencontres bilatérales pour répondre à votre question, elles vont se multiplier. Il va rencontrer notamment aujourd'hui, il va avoir également un tête à tête avec la présidente par intérim du Venezuela. Justement, toujours ce ce rapport de force Delscy Rodriguez qui, on le rappelle, elle elle gouverne sous pression aussi. elle gouverne sous pression américaine depuis la la capture de de Nicolas Madura. Euh c'était en en janvier dernier. Et donc ces rencontres et bien elles permettent et bien d'expliquer à la fois pour Donald Trump la qu'il est au centre du jeu parce que il adore ça
mais il est au centre du jeu avec certaines limites. C'estàd que quand il dit que cette guerre là et on s'en souvient cette guerre en Ukraine elle s'arrêtera en un jour quand il serait président. B je rappelle ça fait quand même 2 ans qu'il est au pouvoir et que cette guerre-là ben malheureusement elle continue. D'autant qu'il y a quelques semaines, il y a ces envoyés spéciaux qui ont été envoyé et à Moscou et à Kiev pour le résultat que l'on connaît avec cette escalade qui se poursuit. Oui. Et puis avec le le scandale aussi de de son fils qui a eu son fils aîné qui est dont le mariage a été finiage a été financé par un olgarque russe proche un proche de de Poutine. Alors sur le Venezuela, il y a un élément intéressant quelque chose qu'il a dit qui qui correspond exactement à sa
vision du monde. Il a dit au vainqueur le butin the victors the spoils. Et ça c'est vraiment une vision où il y a plus d'état de droit et c'est la puissance, la force qui permet tout. Et donc c'est ce qu'on a ici avec Ovela, c'est-à-dire une puissance étrangère qui finalement s'accapare la richesse du pays qu'elle a envahi. Ouais. Donald Trump qui s'est effectivement, on disait c'est un discours d'autosatisfaction mais qui s'est aussi effectivement montré menaçant vis-à-vis de de l'Amérique du Sud et h notamment vis-à-vis de Cuba. Oui. Et il l'a dit d'ailleurs he Marco Rubio, il travaille et ce régime là va tomber. Alors on on se moque parfois et
et des commentateurs peuvent se moquer parfois de de de ce que peut dire Donald Trump. Non, il faut le prendre au sérieux. En l'occurrence quand il a quand il a certaines véléités et et Cuba en fait partie, le Venéa, ça faisait partie du discours qu'il avait il y a un an, l'Iran aussi. Et on a vu qu'il avait mis en action un certain nombre de choses. Donc effectivement d'ailleurs lorsqu C'est ton scénario à la vénézuélienne qui attend Cuba. Oui, c'est une option en tout cas. Alors ça c'est la meilleure des options parce que ça s'est déroulé en 24 heures. Nicolas Madurau a été finalement exfiltré. Il a réussi à mettre, je vous le disais tout à l'heure, Dels Rodriguez comme vice-président par intérim et j'allais dire le économiquement la situation est est compliquée, mais elle
est en tout cas pour les États-Unis sous contrôle sous contrôle américain. Rien ne dit que les choses seront aussi faciles à Cuba. C'est quand même un un régime qui est habitué et qui se prépare aussi à un renversement de régime. Donc ça risque d'être quand même plus compliqué. Euh et c'est peut-être aussi la raison pour laquelle euh il prend son temps et qu'il n'y va pas. Euh on rappelle quand même qu'il a été élu pour euh ne pas faire de guerre. Il l'a rappelé encore aujourd'hui. Euh et il a été lui-même euh il a réussi à mettre fin au conflit à à cette guerre. Néanmoins, il a quand même encore le D3 d'Ormouse. Il y a la situation effectivement euh et on le voit bien en Ukraine qui n'est toujours pas terminé. Bref, remettre encore une fois une étincelle sur un nouveau c'est une façon
de détourner la tension de son échec au Moyen-Orient. C'est surtout une manière de encore une fois de mettre la pression. Et d'ailleurs lorsqu'il a parlé de Cuba, la délégation cubaine s'est levée et a quitté l'hémicycle.