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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 6 mai 2025 96 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalTravail & emploi

Qu'est-ce que la France insoumise ? | #AMFIS2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 4 %Défensif 6 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 14:01OuverteRéponse directe

    Comment s'organisent les boucles départementales et le consensus ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Quel est le rôle du conseil politique ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment sont désignés les référents de boucle ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Comment fonctionne le comité électoral ?

  • 26:00OuverteRéponse directe

    Quels liens avec les autres forces politiques ?

  • 29:00OuverteRéponse directe

    Comment articuler mouvement et élections ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « il est très clair que dans ces années 90 fin des années 2000 on arrive à l'impasse y compris du modèle de la socialdémocratie »
  • 12:00Fait
    « nous sommes attachés à cette forme mouvement parce que pour nous elle a des avantages spécifiques par rapport à la forme du parti »
  • 1:00Fait
    « on s'est dit 6 mois c'est la bonne chose pour pas être tout le temps en train de faire une une assemblée représentative mais c'est déjà très exigeant pour le mouvement »
  • 3:00Fait
    « la France insoumise elle se crée par la clarification sur la ligne stratégique par exemple la ligne stratégique de la révolution citoyenne »
  • 5:00Fait
    « on a toujours considéré que plus on en disait mieux c'était »
  • 13:00Fait
    « les binômes tous les espaces et tous les pôles du mouvement sont coanimés par des binômes paritaires »
  • Fait
    « il y a des parlementaires qui siègent dans un autre groupe que celui de la France insoumise donc ça clarifie »
  • Fait
    « pour être au sein de la France insoumise il faut que tu sois d'accord avec cette forme ouverte de la France insouise qui fait qu'il y a ici plein de gens ici on a combien de gens qui sont membres d'une organisation autre que la France insoumise et pas syndicale organisation politique me de partis »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Sarah Legrain

Je voulais avant de pouvoir euh commencer, c'était important pour moi de d'avoir une idée de qui est là parce que c'est toujours un peu un exercice euh compliqué les les conférences des amphis et particulièrement cette année, je sais pas si vous avez vu euh les chiffres. Mais on a un non seulement euh un très grand nombre d'inscrits, là on flirte plutôt avec les chiffres de 2022 donc post-présidentielle, c'est pas sans rapport avec ce qui s'est passé récemment et la dissolution, mais on a aussi beaucoup de nouvelles et nouveaux venus particulièrement cette année, des gens qui sont arrivés même parfois à partir du 9 juin.

Et donc du coup, je me dis pour ce type de conférence, qu'est-ce que La France insoumise, bah ça peut être des gens qui ont besoin un peu euh voilà de revenir sur la toute l'analyse qu'on fait, qui ont peut-être déjà suivi une conférence ou déjà lu euh cette brochure qui est celle sur laquelle je vais beaucoup m'appuyer euh mais que vers laquelle je vous renverrai surtout parce que ce sera plus facile pour vous d'aller voir dans le détail et moi j'essaierai de donner un peu de de corps à tout ça. Euh et donc du coup, je voudrais savoir pour qui ici c'est les premiers amphis. Bienvenue à vous. C'est super. Euh qui dirait être arrivé récemment à La France ? Pas mal.

Et euh je vais peut-être faire les choses en sens inverse. Euh qui est là qui est arrivé en 2022 euh bon donc récemment en 2024, qui est arrivé en ? Aux alentours de ? OK. Qui est là depuis ? OK. Bon bah donc il y a une bonne une bonne petite un bon petit mélange là euh et donc il y en a qui vont plus comprendre ce à quoi je fais référence quand j'ai parlé du Front de gauche et cetera, il y en a qui vont moins comprendre mais du coup je demande un peu dans l'urgence à ceux qui connaissent un peu qui ont peut-être déjà euh est-ce qu'il y en a qui ont déjà assisté à une formation qui s'appelait Qu'est-ce que la France ? Ouais, d'accord.

Et puis est-ce que il y en a qui avaient connaissance du fait qu'on avait sur le site de la France insoumise cette brochure Qu'est-ce que la France ? Ouais. Ah d'accord, vous l'aviez peut-être déjà parcourue, je sais pas.

Euh, en tout cas du coup un peu d'indulgence parce que bah je vais peut-être vous rappeler euh enfin pour certains on aura l'impression d'évoquer euh certains auront l'impression que j'évoque des évidences mais en réalité euh euh c'est aussi pour permettre à tout le monde de se en arrivant aux nouveaux aux nouveaux et nouvelles venues de comprendre dans quelle histoire ils s'inscrivent, dans quels objectifs ils s'inscrivent et peut-être aussi de défaire certaines idées qu'ils ont sur la France insoumise, son pourquoi, son fonctionnement euh parce que c'est souvent très méconnu et très caricaturé comme absolument tout ce qu'on fait nous les insoumis et les insoumises de toute façon.

Donc en d'ailleurs on salue particulièrement les nouveaux et nouvelles venues parce qu'ils sont venus dans un moment où on n'était particulièrement diabolisés donc on peut dire bravo à eux de pas s'être laissé intimider. Et donc la France insoumise en premier lieu, qu'est-ce que la France ? Un mouvement qui accueille des gens qui n'ont pas peur de se faire diaboliser, voilà. Alors pourquoi déjà faire cette formation Qu'est-ce que la France ?

Pas juste pour mettre à niveau les nouveaux, c'est pas le sujet, c'est la conviction que la France insoumise et bien est un acteur politique en fait relativement nouveau dans le paysage politique et nouveau à la fois historiquement mais aussi nouveau euh en terme de forme proposée et en terme d'assumer le fait que on invente aussi des choses avec la France insoumise à la France insoumise.

Et donc il me semble important quand on présente la France insoumise, on parle toujours de sa jeunesse pour rappeler en fait comment on est arrivé à la France insoumise, qu'est-ce qui fait qu'à un moment il y a eu besoin de France insoumise et puis comment du coup aussi ça a pu évoluer parce que ça naît dans un moment donné, comment quel constat on fait, comment on fait évoluer et comment le mouvement se construit et puis euh ce lien avec, euh, euh, toujours entre la forme que nous prenons et les fondements théoriques que nous avons, à la fois des fondements théoriques stratégiques, à qui voulons-nous adresser, euh, que voulons-nous faire et que vous nous nous voulons faire aussi en terme programmatique.

Donc, on essaiera d'articuler euh tout ça et je vais essayer en même temps de le faire, du coup, il y a peut-être des moments où euh je ferai des accélérations un peu artificielles, mais en me disant "Bah, ça, c'est peut-être des choses si les gens veulent, ça reviendra dans l'échange après." Le but, c'est quand même qui est un échange, euh, euh, un échange qui, euh, qui arrive ensuite. Donc, pourquoi, euh, La France insoumise, petite histoire de son ?

Et bien, La France insoumise, elle naît euh d'abord d'un constat sur l'état de la gauche en France et, euh, en Europe, euh, dans, euh, ben, disons euh des années 90-années 2000, on se retrouve avec euh, la gauche qui, au niveau européen, est, euh, et la France ne fait pas exception, même si elle a ses singularités avec son parti socialiste français qui est un peu différent des autres partis, mais en gros, en Europe, vous avez euh eu toute une une tradition, euh, après, euh, euh, disons, euh, l'impasse du communisme d'État, euh, de, euh, d'une gauche qui est qui incarnait la social-démocratie avec cette conviction que, si on n'est pas dans la rupture frontale avec le capitalisme, du moins, on est dans un rapport de force qui permet d'obtenir des compromis, euh, et, euh, d'obtenir des conquêtes pour le salariat face au patronat.

Et c'est sur ça que se fondent euh un certain succès de la social-démocratie dans les années qui précèdent et il est très clair, et ça a été analysé par Jean-Luc Mélenchon dans un de ses premiers ouvrages, euh, qui s'appelle Enquête de gauche, qui a été publié en 2017, il est très clair que, euh, dans ces années, euh, 90-fin des années 2000, on arrive à l'impasse, y compris du modèle de la social-démocratie, parce que dans un monde mondialisé, parce que après quelque chose d'aussi fondateur que, euh, le le le référendum de 2005 et euh le traité constitutionnel euh européen est à la fois la trahison euh populaire qui a eu lieu à ce moment-là et euh finalement les les orientations politiques contenues dans ce traité constitutionnel, il apparaît clairement que on n'est plus dans une situation où euh on a un capitalisme où il est facile d'obtenir, dans le rapport de force, des conquêtes euh pour le salariat dans un rapport de force avec le patronat et qu'on a, pour le coup, un capitalisme mondialisé qui finit par euh placer la gauche dans une euh dans des choix et euh le choix principal fait par euh les mouvements de la social-démocratie i est euh est euh euh les partis socialistes européens, euh et bien, c'est le choix finalement d'une mutation vers un social-libéralisme ou vers ce qu'ils vont appeler des partis démocrates, hein, et qui vont progressivement euh assumer d'être des partis d'accompagnement du système capitaliste et qui ont euh à la fois cette sont à la fois face à cette première impasse de la mondialisation du capitalisme qui fait qu'il y a plus de compromis tellement possible, mais qui sont aussi face à une deuxième impasse qui commence à émerger dans les dans un certain nombre de consciences, qui est évidemment l'impasse écologique, c'est-à-dire que ce modèle-là ne ne repose que sur l'idée qu'on a on peut avoir une croissance sans fin dans un monde qui aurait pas de de dans où les ressources n'auraient pas de limite et cetera.

Donc, il y a un logiciel qui arrive en en fin de course et il y a besoin euh euh d'une il y a d'un côté cette ce cette transition vers la démocratie qui en vers le vers de la social-démocratie vers des partis démocrates qui est incarnée en France par une certaine évolution du Parti socialiste qui a évolué un peu différemment des autres partis, qui était pas tellement un parti social-démocrate pendant un moment, qui se disait encore socialiste, mais qui sous la houlette de François Hollande, entre 97 et 2008, hein, François Hollande qui est à ce moment-là président euh enfin euh comment dire secrétaire euh pardon premier secrétaire du Parti socialiste et qui euh à ce moment-là théorise euh la transition vers un parti euh démocrate.

Et à ce moment-là, partout en Europe et en France, émergent des forces qui vont dire "Bien non, maintenant il faut incarner la rupture et il faut euh ancrer euh le centre de gravité de la gauche, il faut l'ancrer dans une rupture avec le capitalisme." Et donc ça suppose de viser, eh bien, de reconstruire une hégémonie culturelle autour de la rupture, y compris au sein de la gauche. Et ça vise ce fameux sorpasso qui est le fait qu'à un moment, cette gauche-là puisse euh après les échecs euh des des gauches incarnées par les partis communistes, puisse à de nouveau arriver en tête devant les partis socialistes, sociaux-démocrates et surtout maintenant des partis euh qui se disent démocrates.

Ça s'incarne en en Europe avec Die Linke en Allemagne, ça s'incarne avec euh Syriza en Grèce. Et et ça s'incarne en France avec le Parti de gauche euh fondé par Jean-Luc Mélenchon qui euh va rompre avec le Parti socialiste, mais cet acte de rupture va d'emblée avec un acte d'élargissement qui est euh la proposition du Front de gauche. Et pour donner un peu de corps à cette présentation, moi, c'est par exemple moi à ce moment-là que j'arrive.

Si vous posez la question euh dans la France insoumise, et ça, vous allez voir que c'est constitutif de la France insoumise, vous avez des gens qui vont dire "Bah, moi j'étais au Parti socialiste, d'ailleurs Sarah, tu n'as pas dit tout le détail, d'abord on a fait PRS, la gauche socialiste, PRS, et cetera et cetera et cetera." Voilà. Et puis vous avez ceux euh qui n'ont jamais été membres d'aucun parti. Vous avez ceux qui sont arrivés par d'autres euh par l'altermondialisme et cetera et cetera.

Et alors moi, où je me situe, bah c'est euh une personne qui pensait jamais euh euh se mettre dans un parti, euh qui était plutôt dans un engagement associatif et qui, au moment euh de la présidentielle au gros du début de la campagne présidentielle 2011-2012, on a l'outil du Front de gauche qui a déjà eu euh pas mal fait déjà commencé à faire un peu ses preuves aux premières européennes qui est pas si euh pas si dans la mouise que qu'attendu et puis euh qui là va présenter un candidat qui est un candidat dont le discours me parle.

Et je me dis "Bah, lui il incarne, alors oui, peut-être adhérer à un parti ou en tout cas prendre un engagement politique pour cette ligne-là, oui, ça ça parle plus que le Parti socialiste qui était un peu le parti que je connaissais quoi dont on me parlait. Et puis sinon il y avait les partis des voilà les partis révolutionnaires d'extrême gauche mais qui me semblaient pas non plus être la piste pour la conquête du pouvoir voilà. Et donc là il y a à ce moment-là quelque chose qui se crée autour du Front de gauche.

Et euh je je le dis c'est important pour peut-être juste pour avoir une idée pour qui euh le Front de gauche ça signifie vraiment pas grand-chose ici en terme historique voilà ça parle pas trop voilà. Euh qui a été euh membre du Front de gauche du ? Ah quand même voilà. Et quand je dis membre du Front de gauche tu es tout de suite en train de dire bah qu'est-ce que ça veut ? Parce que c'est une première question qui se pose à ce moment-là c'est que le Front de gauche acte une première étape du choix d'une rupture et d'un rassemblement populaire dans une ligne de rupture avec un objectif de sur passo euh de la social-démocratie ou euh disons du Parti socialiste.

Et tout de suite on est confronté à des questions qui sont à la fois des questions stratégiques et organisationnelles. C'est-à-dire qu'à ce moment-là le Parti de gauche fait la proposition pour que plein de gens comme moi d'ailleurs euh qui rejoignent le Front de gauche puissent euh bah finalement participer au Front de gauche sans forcément se sentir encarté dans un parti.

Et là il y a un blocage opéré euh qui est donc c'est plutôt proposé par le Parti de gauche par aussi les composantes qui venaient du NPA qui étaient sortis du NPA qui s'appelaient euh euh qui s'appelaient déjà Ensemble à l'époque euh et euh et puis vous aviez euh un blocage du côté du du Parti communiste sur l'idée de former un mouvement c'est-à-dire de former quelque chose qui permette à des gens d'être dedans qu'ils soient ou non membres d'un parti. Et il y a déjà cette première réflexion qui est née à ce moment-là. Et cette réflexion elle va de pair aussi avec le fait qu'il faut consolider stratégiquement la question de la rupture.

Et euh cette question n'est pas consolidée stratégiquement puisque aux élections suivantes qu- au arrivent les municipales et euh alors que euh le Parti de gauche incarnait euh la volonté de dire en réalité il faut continuer l'objectif du sur passo c'est-à-dire qu'il faut continuer cette clarification là que nous faisons par rapport à la ligne libérale et bien euh l'analyse est faite de l'autre côté que le Front de gauche doit être plutôt une alliance électorale, à géométrie variable, qui parfois euh à certaines échelles est utile, il est utile de de d'activer le Front de gauche, et à d'autres moments, d'ailleurs, on peut faire des alliances dès le 1er tour dans des municipalités avec le Parti socialiste, voilà.

Et donc là, c'est un un un 1er un point de de clivage, et qui nous amène en fait directement à des choix stratégiques pour l'élection suivante, qui est l'élection de 2016.

Et les choix stratégiques, c'est est-ce que du coup on considère que cette thématique de la rupture elle est plus posée, euh voilà, euh et puis du coup euh peut se poser la question d'une primaire et d'une primaire au au périmètre un petit peu flou, une primaire de toute la gauche avec l'idée que finalement on aurait bon euh une forme d'homogénéité suffisante pour quelque part ne pas avoir besoin de marquer euh une rupture et de dire "Bah il y a il y a il y a il y a un cadre dans lequel on a évolué." Et puis du coup euh à partir du moment où on commence à avoir bah y compris des partis du Front de gauche qui commencent à dire "Bah pourquoi pas euh une primaire avec toute la ?" Et bien euh là, il y a la volonté, on se dit en 2016 c'est pas possible, il y a plein de gens qui en 2012 ont participé à dépasser les 10 % ce qui était déjà historique pour la gauche de rupture et qui ont pas envie qu'on remette le doigt dans des espèces de d'arrangements qui vont pas donner de clarté, et donc il y a la volonté d'envoyer un signal, et c'est ce signal qu'on voit Jean-Luc Mélenchon en tant qu'ancien candidat, en tant que porteur du programme du nouveau de du pas du nouveau Front populaire, mais du Front de gauche.

À ce moment-là, il dit "Bah moi je me je me propose de continuer avec cette ligne qui était la ligne de rupture euh du Front de gauche, et en même temps, il y a plein de choses qu'on doit euh il y a il y a une un renouvellement du programme qui doit être fait, donc on a cette base de rupture, de stratégie de rupture, et en même temps il faut que toutes celles et ceux, quels que soient les endroits où ils étaient en 2012, qui sentent que c'est la bonne option, puissent se rejoindre." Et c'est à ce moment-là que se crée qu'est créée une plateforme JLM 2017 et qui au départ est un site qui permet en fait aux gens d'appuyer juste la candidature de Jean-Luc Mélenchon et de de dire "OK, cette cette perspective m'intéresse, je veux contribuer." Et ces gens sont tout de suite mis à contribution dans des consultations sur le programme pour euh passer du programme du euh du euh euh du Front de gauche à un le programme au programme L'Avenir en commun qui est un programme qui va notamment euh beaucoup prendre en compte la question euh de euh la rupture écologique hein, de la rupture avec le productivisme et cetera.

Et donc vous avez cette première émergence de la France insoumise qui au départ est un slogan même pas encore vraiment un mouvement, La France insoumise, le peuple souverain. C'était ça l'ensemble du slogan, d'ailleurs ça faisait un bel alexandrin. Et euh c'est finalement après euh cette campagne qui donne un score tout à fait euh inattendu, un résultat enfin inattendu. Un résultat que n'avaient pas voulu voir venir euh toute la toutes les élites euh politico-médiatiques.

Et Jean-Luc Mélenchon fait 19,58 % à cette élection présidentielle et euh ça a permis à l'élection législative suivante l'élection de 17 députés et à partir du moment où on a un groupe parlementaire, bah ça y est, La France insoumise existe autrement comme un mouvement de campagne et ce groupe parlementaire incarne déjà quelque chose qui nous dit quelque chose du mouvement de La France insoumise parce que dans le groupe parlementaire, bah vous aviez des vous aviez des gens du Parti de gauche mais vous avez des gens qui viennent des courants altermondialistes comme Daniel Obono, euh vous avez euh des gens euh du mouvement d'un mouvement euh de La Réunion hein, euh qui est euh le parti Résistance Égalité 974, donc c'est euh euh Jean-Hugues Ratenon.

Vous avez des militants de Picardie Debout avec François Ruffin qui rentre dans la voiture à ce moment-là et vous avez des anciens d'Ensemble, des anciens du Parti euh euh communiste français ou enfin quand je dis des anciens, bah c'est euh qui disent encore qui se sentent encore communistes et cetera mais qui se disent c'est euh c'est là que euh je suis que je me sens euh euh à ma place.

Et donc euh c'est à partir de là que naît le la la l'insoumission comme euh pas seulement une campagne présidentielle mais comme une stratégie qui est celle de la rupture, mais qui est celle de l'union de toutes et tous autour de ce programme de de cette stratégie de rupture et de ce programme, quel que soit ton ancienneté militante, les lieux dans lesquels tu as milité, mais aussi les lieux dans lesquels tu milites encore, avec la possibilité d'avoir des euh des partis. Ensuite, cette démarche, elle est encore prolongée. Donc, on a déjà les premières formes d'organisation de la France insoumise, je passe pour pas que ce soit trop technique et cetera.

Mais euh arrive la présidentielle de 2022 dans un contexte d'ultra division de la gauche et euh dans un contexte de tentative, alors que Jean-Luc Mélenchon, depuis euh 2019, essaie de mettre la notion de fédération populaire sur la table, euh des premières formes d'union populaire, il arrive dans un contexte où clairement les autres forces de gauche prennent comme objectif le fait d'annuler euh le le résultat de l'élection euh de de de 2017, hein, euh d'en faire une espèce d'exception, un moment où je sais pas, il y aurait eu un peu magiquement un vote utile qui s'exprimait et puis en fait, en réalité, ce vote utile était la traduction de circonstances complètement conjoncturelles, mais pas du tout de l'émergence d'une force politique.

Et donc là, se joue le fait de dire "Ben non, il y a bien l'émergence en France, contrairement à dans d'autres pays où les choses sont en train de s'effondrer, et je pense notamment à l'Italie, nous, en France, nous avons bien un pôle de rassemblement et d'émergence d'une force de rupture et d'une force de rupture qui est en train de prendre le lead à gauche et qui est en train de dire que c'est par le bloc populaire, même si on parle pas encore tout à fait de bloc populaire à l'époque, parce qu'on n'est pas encore inspiré par le travail de Palombarini, mais déjà, on dit "Ben voilà, c'est prépare l'entrée populaire et c'est par les options populaires de la rupture que euh que que doit exister euh cette force." Et donc, on re-confirme euh en 2022, on dit "Voilà, il faut confirmer l'existence de cette force et en même temps, il faut aussi confirmer ce qu'elle signifie en terme de possibilité de rassemblement populaire." Et c'est là que Jean-Luc Mélenchon dit "Ben la dernière fois, j'avais eu 150000 personnes qui avaient appuyé ma candidature dans un premier temps pour la pour pour la la euh pardon, excusez-moi, pour euh pour valider ma candidature, pour l'investiture, voilà, j'avais demandé une première sorte d'investiture, eh bien, je vais je vais ce que je vais faire, c'est que je vais demander déjà l'investiture de ceux qui sont déjà avec moi.

Et donc, il demande au groupe parlementaire euh, de la France insoumise, est-ce que quelqu'un d'autre est candidat, et cetera. Et puis, il demande euh aux partis qui sont membres de la France insoumise, notamment aux partis de gauche, qui euh adoptent en ce euh et vous avez aussi les communistes insoumis qui se sont déjà formés à ce moment-là. Et vous avez, voilà, euh aucun autre candidat au sein de la France insoumise et une investiture comme ça, mais il dit ça ne suffit pas parce que ce qu'on doit continuer, c'est ce dépassement-là. Et donc, je propose ma candidature et si j'ai 150000 euh personnes qui l'appuient, je considère que je suis légitime.

Et c'était aussi une façon de répondre à au retour, à l'énième retour de l'idée d'une primaire aux bords flous, aux contours flous et où on sait pas où surtout à la stratégie au programme euh flou. Voilà. Et donc, c'est ce qui se produit et d'ailleurs, quand il demande l'investiture, ben on a quand même une petite surprise parce qu'on pense que ça va prendre 4-5 mois, que ça va permettre de construire progressivement et on a les 150000 tout de suite euh au bout de 4 jours, alors qu'on est dans un moment où les gens nous disent "Non, mais la France insoumise, ça a été un champignon, mais il y a plus personne." Voilà.

En fait, on a déjà 150000 personnes qui disent "Non, mais en fait, c'est la bonne option. On a besoin que ce bloc euh euh persiste, mais on conçoit qu'il y a besoin de ce dépassement-là." Euh, on a un programme qui est déjà un programme actualisé par les travaux des parlementaires.

Je reviendrai à la question du programme, mais c'est très important chez nous de se dire que le programme euh nous n'avons jamais Nous avons toujours décidé de de ne jamais faire table rase de ce qui était précédent parce qu'en fait, euh notre programme, on y tient parce que les millions de personnes qui ont voté pour, c'est une forme de validation de notre programme et que c'est respecter les électeurs aussi que de dire "Bah attendez, ça c'est une base." Mais à partir de là, les parlementaires, ils travaillent en faisant des auditions, en faisant en rencontrant et puis les groupes thématiques de la France insoumise, je reviendrai, travaillent.

Et donc, le programme est actualisé, mais on a besoin aussi d'élargir, de donner la possibilité à tout un à de de redire à tout le monde à quel point on est un pôle de rassemblement, y compris des forces militantes, syndicales, associatives, euh intellectuelles, du monde des arts et de la culture et c'est là où on crée la notion d'Union populaire et le Parlement de l'Union populaire et c'est ce qui nous permet le score historique de 2022 près de 22 % et c'est ce score historique et aussi le score historique des autres, il faut se le dire dans l'autre sens qui fait que euh pour les élections législatives suivantes, on est dans une position qui nous permet la clarification nécessaire à l'émergence de la NUPES.

C'est-à-dire qui nous permet de de d'inclure à l'Union populaire que nous avions fait d'élargir l'Union populaire à dire "Bah cette Union populaire, il se trouve qu'on est dans des conditions matérielles qui nous permettent que des partis la rejoignent parce que les partis font chez eux la clarification et on le fait avec en en disant "Bah à un moment, on part du programme euh de qui est le programme de l'élection présidentielle, on a évidemment une discussion avec les forces et cetera, mais on refuse que ce programme soit 10 mesures et cetera et on reste sur cette idée euh d'un programme qui incarne euh dans tous les champs euh la rupture et c'est ce qui se passe avec la NUPES." Alors ouais, je pense que je suis trop longue.

Euh on arrive à cette idée du coup cette genèse euh nous met doit nous mener à la théorie de la forme enfin doit s'articuler à la théorie de la forme-mouvement de la France insoumise. Vous voyez comment le mouvement il se crée historiquement. On a sa genèse et on a son évolution et en même temps il est intrinsèquement lié à une certaine conception de l'action politique et de qui peut nous rejoindre dans l'action politique. Et il est aussi lié à une stratégie qui est celle de la révolution citoyenne et que Jean-Luc Mélenchon théorise notamment à travers son ouvrage qui s'appelle L'Ère du peuple et qui a connu plusieurs éditions successives.

Alors, je ne serai pas là, je ne vais pas vous faire en 3 minutes le résumé de L'Ère du peuple et je pense que les uns et les autres euh vous avez eu soit l'occasion de d'avoir des conférences, soit vous avez prévu, j'espère, d'aller suivre les différentes conférences et surtout de livre de lire le la l'actualisation la dernière actualisation de L'Ère du peuple euh enfin qui est qui euh intitule "Les faits mieux" et qui est euh en plus maintenant possible en en livre qui est sorti en livre de poche là, voilà.

Euh de Jean-Luc Mélenchon, mais donc sans vous faire toute la théorie du peuple, mais toute l'analyse c'est de se dire pendant un moment le parti était une forme d'ailleurs qui a été ensuite vécue comme évidente mais qui n'était pas du tout une évidence au début de du mouvement ouvrier, hein. Mais au début du mouvement ouvrier, il y a plein de questions sur quelle est la bonne forme euh d'organisation euh pour le mouvement ouvrier, pour la révolution prolétarienne et cetera. Et finalement, au prolétariat semble dans les débats progressivement dans un certain nombre d'organisations, enfin les débats sont tranchés vers le parti est la forme adéquate pour euh le euh prolétariat.

Et l'analyse qui est faite par Jean-Luc Mélenchon, c'est que si évidemment la lecture de classe n'est pas dépassée, hein, que il y a toujours une lecture de classe possible, il y a toujours des rapports de production et il y a toujours un capitalisme à renverser, mais on est dans un moment où l'acteur politique ne saurait être réductible, l'acteur politique de la révolution citoyenne ne saurait être réductible à la question du prolétariat organisé dans une classe ouvrière salariée et cetera et euh même syndicalement organisé. On voit bien que on a une autre forme une une autre concept qui émerge qui est celui du peuple.

Je vous fais pas tout le détail de l'analyse et des débats stratégiques autour de la question du peuple, mais qui justifie de réfléchir à des formes d'organisation qui permettent l'implication politique qui ne soit pas sous les formes euh traditionnelles euh de de la classe ouvrière organisée en syndicat et qui prennent compte du rapport fondamental des individus pas seulement à la leur rapport de production, hein, de leur situation dans le rapport de production, mais aussi au réseau. Et c'est cette question des réseaux qui va être euh fondamentale et aussi leur rapport effectivement au temps.

Et ça c'est toute une euh un développement aussi de la réflexion de Jean-Luc Mélenchon et de la réflexion de notre mouvement, le rapport au temps euh des euh des individus. Et tout ça nous mène donc à acter le fait que nous sommes attachés euh à cette forme mouvement parce que pour nous elle a des avantages spécifiques par rapport à la forme du parti, mais pas seulement des avantages organisationnels, mais parce que elle correspond à l'air du temps, et correspond au moment dans lequel on est et à l'objectif de la révolution citoyenne.

Et adopter la forme mouvement, c'est aussi d'emblée accepter le fait que du coup on est dans une forme évolutive parce que la nature même d'un mouvement, c'est de ne pas euh euh de ne jamais dire "Bah, c'est comme ça puis ça bougera jamais." Et d'ailleurs, c'est ce que je vais vous présenter là ensuite dans les fonctionnements, c'est comment les choses ont évolué en fonction à chaque fois, mais en fonction des besoins que l'on rencontre dans notre objectif de révolution citoyenne. Pas en fonction de je sais pas quoi, de est-ce que les médias ont envie de nous faire faire ou de ceci, mais en fait, quels sont les besoins et comment on adapte notre forme aux besoins.

Par quoi se se caractérise un ? Premier aspect euh important, c'est euh la question des bords flous du mouvement. La question de la porosité et donc d'une certaine souplesse d'organisation. Euh cette question de la porosité, elle est assez euh euh importante parce que elle permet à des gens de se dire insoumis et en même temps autre chose, ce qui souvent dans les partis politiques peut devenir compliqué dans la vie des gens, voilà.

Et c'est aussi ce qui permet euh bah c'est ce qui permet de se dire "Je suis insoumis, mais je suis à ma place aussi quand il y a un rond-point euh de gilets jaunes qui dit on veut pas euh des partis, bah en fait, je me sens en capacité d'être un insoumis dans ce rond-point des gilets jaunes, de participer à ce qui est en train de se passer et je me dis en fait mon mouvement va pouvoir m'appuyer dans ce que je suis en train de faire plutôt que euh être un boulet et euh me et je vais pas venir au nom d'une organisation que je représente, mais au contraire, je vais dire à mon organisation "Il se passe ça.

Faut qu'on y soit." Et un mouvement, c'est quelque chose qui permet d'épouser les formes d'animation du peuple quand le peuple s'anime.

Quand le peuple s'anime d'une façon ou d'une autre, le mouvement s'anime avec lui et il est pas en train d'attendre les validations de toutes les étapes de je sais pas quoi d'une organisation partisane traditionnelle et de vérifier si c'est bien ça fait bien partie des formes d'action qui ont été prévues statutairement dans les partis dans les dans les statuts du parti et qui ont été validés à telle et telle et telle étape vous comprenez ce que je veux dire c'est-à-dire qu'à un moment quand il y a des formes d'actions qui naissent et bien le mouvement il peut épouser ces formes d'actions populaires, il peut être présent, comprendre ce qui est en train de sans avoir cette espèce de de de de d'appartenance politique à un parti qui crée cette distinction cette distinguo entre en être ne pas en être et c'est ça cette question de porosité ce qui fait qu'on a souvent des gens ça vous est déjà arrivé des gens qui vous croisent dans la rue qui fait ah oui mais moi je suis un insoumis ah bon mais tu es dans un groupe d'action tu es dans non non je suis un insoumis quoi alors on lui dit si tu es un insoumis tu as envie de recevoir des nouvelles des autres insoumis ça te fera peut-être du bien d'en voir d'autres viens dans l'action mais les gens se disent je suis un insoumis alors que bah je pense que quand les gens disent je suis un socialiste bah ça veut dire j'ai ma carte au parti socialiste je suis un militant du parti socialiste je suis peut-être un salarié même du parti socialiste ou un élu du parti socialiste vous voyez ce que je veux dire être un insoumis en France progressivement est devenu autre chose que avoir sa carte et ça c'est j'arrive au deuxième point qui est le fait que du coup on est dans des formes d'auto organisation et on cherche à permettre de rassembler des gens qui veulent agir ensemble sans dire aux gens vous voulez agir ensemble alors pour ça il va falloir être disponible tous les lundis soirs pour la réunion hebdomadaire du lundi soir si tu n'es pas à la réunion hebdomadaire du lundi soir et que tu n'as pas payé ta cotisation à temps alors tu peux pas vraiment te considérer comme un insoumis non tu es un insoumis si tu as envie d'agir que tu rejoins des insoumis près de chez toi et que vous vous mettez d'accord ensemble sur des actions insoumises et c'est ça qui va nous permettre ce qu'on espère la participation de gens aussi pour qui et bien les formes aussi de militantisme traditionnel avec le fait de participer à des réunions hebdomadaires à certains horaires qui sont en général des horaires où c'est compliqué quand justement tu es mère de famille c'est compliqué quand tu dois prendre la bagnole et ceci et cela et c'est compliqué et donc ce qui permet aussi aux gens bah de se réunir de façon affinitaire aussi et en fonction de la disponibilité et s'ils ils petit groupe de gens qui sont disponibles à tel moment, ils sont disponibles à tel moment, ils ont pas besoin que les choses aient été validées dans une réunion, dans un cadre où ils étaient pas disponibles.

Et c'est pour ça que je parlais de rapport au temps qui est important pour nous. Et c'est aussi, ça va de pair avec l'émergence de la plateforme Action Populaire et le développement de la plateforme Action Populaire qui elle aussi a connu des mutations, des évolutions mais qui partaient de cette idée-là que les gens peuvent rejoindre et peuvent mettre être mis en contact, être mis en réseau parce que les réseaux sont fondamentaux dans notre réflexion de l'organisation et de l'auto-organisation populaire et que cette mise en réseau bah elle va pas forcément toujours se faire sous la forme de j'ai osé franchir la porte du café où se réunissent les insoumis.

Parfois la mise en réseau, elle va se faire plus facilement justement. Ce qui n'empêche pas le fait qu'il y a des endroits où justement la présence ne veut pas du tout dire que ça se substitue à la présence mais ça permet aussi à des gens d'entrer en contact sans être forcément dans les les cadres. Ça ne signifie en aucun cas que cette cette absence d'organisation interne rigide et de règles d'organisation, c'est-à-dire qu'on n'a jamais dit aux gens vous devez faire des réunions toutes les semaines, tous les mois et cetera. Jamais, on le dira jamais.

Mais par contre on a dit aux gens par contre on a une petite charte de principes et évidemment tout le monde peut être insoumis, tout le monde peut adhérer à un insoumis bah sauf si la personne ne respecte pas les principes du mouvement. On a cette charte et on a des on s'est doté d'organismes internes qui nous permettent à un moment de dire à quelqu'un bah là on a un problème de principe par rapport de de contradiction entre ce que tu fais et les principes et les valeurs de notre mouvement. Troisièmement et ça découle du point précédent un mouvement ça suppose aussi des modes de décision différents.

Et ça c'est ce qui sans doute souvent crée la plus grande des incompréhensions parce que les gens pensent parfois que les modes de décision des partis sont les seuls modes de décision collective possible. Or d'ailleurs si vous lisez toutes les réflexions qu'a eu le mouvement les mouvements ouvriers, les mouvements libertaires et cetera, là on renoue le fait d'avoir créé le mouvement de la France Insoumise nous oblige aussi à renouer avec des réflexions qui sont des réflexions très anciennes du du mouvement des mouvements ouvriers, des mouvements syndicaux sur c'est quoi les prises de de les qui incluent le plus c'est quoi les prises de décision qui sont les plus ?

Et c'est pas toujours sous la forme traditionnelle qu'on connaît euh des euh des partis euh qu'elles se prennent.

Et notamment avec cette fameuse question de la minorité, de la majorité et du fait de se dire "Bah finalement prendre une décision, bah c'est simple, on vérifie s'il y a une minorité ou une majorité et puis à partir du moment où on a une majorité, bah on considère que cette décision elle est prise et puis bah ça puis tout le monde va suivre parce qu'on sait dans les faits que quand on fait ça et bien on clive des collectifs militants et que ce qui peut se produire assez souvent, mais on pourra en discuter après dans les échanges qu'on voulait, c'est que bah finalement la minorité qui a pas voté pour ça bah en fait elle se sent soit pas associée, soit même un peu écrasée et cetera.

Et donc qu'est-ce qui te dit qu'elle va participer à cette action, mais qu'est-ce qui te dit qu'en plus elle se sent en capacité de peut-être proposer autre chose qui va peut-être là avoir la sentiment du groupe. Et donc elle est placée dans un rôle de minorité pendant que l'autre est placée dans un rôle de majorité, ce qui peut créer des mécanismes de domination qui ne sont pas forcément euh ce qu'on souhaite. Et surtout qui ne sont pas forcément propres à l'objectif qu'on se donne qui est le fait que chacun puisse agir selon des modalités d'action qui lui conviennent le mieux.

Et donc euh c'est cette pratique qu'on essaie d'avoir au maximum qui est la pratique du consensus, qui n'est pas du tout d'ailleurs et on pourra en rediscuter après si vous voulez, qui n'est pas du tout exclusive du vote.

Et d'ailleurs à la France insoumise, on a en fait des phases qui sont des moments euh de vote, mais qui est souvent un vote qui a intervient dans une validation d'un processus qui a été un processus où on a cherché à chaque fois à chaque étape le plus possible euh le consensus et euh la discussion, l'émergence le l'expression des points de vue contraires et l'expression des blocages parce que le le consensus c'est ça, c'est de dire "Mais en fait qu'est-ce qui ?" Et quand quelqu'un exprime un blocage, on dit "Bah alors comment est-ce qu'on contourne ce blocage et comment est-ce qu'on fait changer la proposition ?" Alors que dans le vote souvent, et bien la proposition initiale elle a aucune raison de changer, on dit à un moment "Té, d'accord pas d'accord." Et finalement ça ne fait pas forcément aboutir à la meilleure décision possible qui inclut le maximum de monde.

On en reparlera si vous le souhaitez ensuite. Autre forme de décision, donc les consensus ça peut être pour des actions, ça peut être aussi pour des désignations de personnes et on a aussi pratiqué la désignation au consensus qui est une un mode en fait beaucoup plus parfois beaucoup plus exigeant que un vote qui permet après de se dédouaner et puis en fait de mettre en désaccord enfin de de de de d'ancrer des désaccords dans le collectif et de délégitimer aussi parfois les personnes.

Je fais un petit aparté, la question du consensus elle est revenue à l'ordre du jour vous avez vu avec la question de la désignation par le NFP de son son ou sa candidate euh Premier ministre et on a dit à l'époque enfin on a justement dû expliquer "Non mais attendez, vous croyez que ça nous renforce collectivement d'avoir fait un vote et d'avoir de sortir d'emblée avec un Premier ministre qui n'est pas le Premier ministre de tout le monde parce qu'il y a des gens qui ont pas voté pour au sein du ?

Bah non, on pense qu'il faut prendre le temps de la discussion mais s'assurer qu'une fois qu'on aura trouvé un nom et bien dans l'ensemble du NFP, ce Premier ministre pourra se prévaloir du soutien de tous les députés NFP et ne commencera pas déjà avec des boulets au pied avec où on sait que ah bah il y a eu tant de % qui étaient pas pour, voilà, et qui étaient pour quelqu'un d'autre et déjà comparé à quelqu'un d'autre avec qui il a été mis en concurrence publiquement sur la voie publique et cetera.

Et c'est ça avait une certaine Je pense que ça avait une certaine force de le dire et je pense qu'aujourd'hui on peut être fier d'avoir réussi le consensus mais ça montre qu'il faut du qu'il faut de la discussion, qu'il faut avoir conscience de ce que c'est aussi que des clarifications de lignes stratégiques et cetera. Bon.

Ensuite euh on y reviendra après aussi dans les modes de de des décisions, dans les modes de représentation, on a aussi la question du tirage au sort qui a traversé notre mouvement et on fait partie des organisations politiques où le tirage au sort n'est pas omniprésent mais est présent à certaines étapes et nous permet de dire aussi qu'on peut parfois représenter des gens autrement qu'en ayant été désignés par des gens.

Euh on peut être représen- représentés en se faisant les porte-paroles à tour de rôle euh et en n'étant pas l'incarnation d'une d'un d'un courant euh euh d'avoir été désigné parce qu'on on parce qu'on défendait telle ou telle ligne mais finalement se retrouver dans le rôle difficile d'être le défenseur de tout le collectif et de l'expression de tout le collectif et ça ça produit aussi des choses intéressantes dans la recherche du consensus. Euh quatrièmement euh corollaire de euh cette idée euh qu'on a un mouvement qui est en symbiose avec la société, qui est dans une forme de porosité, on rompt avec l'idée du parti d'avant-garde.

Alors, ça fait partie des corollaires, mais je pense qu'il y a plein de gens ici à qui ça parle pas forcément, le parti d'avant-garde. Mais bon, c'est cette idée que justement avec la forme parti a été associée à la à l'idée de la forme parti, l'idée aussi que on allait finalement être l'avant-garde qui guide la classe ouvrière organisée et cetera et qui lui montre le chemin. Et ça donne ça donne quand même certains types d'actions aussi. D'aller expliquer aux gens ce qu'ils doivent faire. D'aller expliquer aux gens pourquoi la bonne chose c'est ça.

Et nous, on a travaillé aussi avec la France insoumise, cette posture de se dire en fait, on n'est pas en train d'expliquer aux gens ce qu'ils doivent faire. On est en train d'être dans des on est en train d'être on peut être éclaireur, on peut être déclencheur, mais on est surtout dans au service permanent d'une auto-organisation populaire permanente. Et donc, on réfléchit comment nos formes d'actions sont des formes qui donnent plus de pouvoir aux gens localement, plutôt que des formes d'actions qui leur expliquent pourquoi ils doivent nous donner le pouvoir parce que nous on sait comment faire. Je le caricature un peu, hein, mais je le fais un peu à la serpent.

Mais du coup, ça suppose aussi la question de la réflexion sur l'auto-organisation, sur le fait de fabriquer un peuple révolutionnaire et d'être artisan de la fabrique d'un peuple révolutionnaire et non d'être la la lumière qui guide un peuple à qui on va expliquer comment on fait la révolution. Euh Tout cela induit aussi le fait que eh bien, toutes ces présupposés induisent le fait que nous n'avons pas de modèle. Nous n'avons pas de recette toute faite. Personne n'a écrit le livre qui nous explique comment on doit faire pour être ce mouvement de la révolution citoyenne.

Et donc, ça nous donne à la fois une immense responsabilité, une grande fierté aussi, mais une certaine modestie, c'est-à-dire que évidemment, bah on apprend en marchant et on tâtonne et on a ces évolutions. Alors, maintenant j'en viens justement au fameux La France insoumise, ? C'est le deuxième point de mon exposé, c'est-à-dire comment est-ce que tout ça se ?

Je vous ai présenté théoriquement les choses, je pense que c'était très important de voir la genèse et la théorie qui mène à ça, mais concrètement comment ça se traduit et peut-être aussi que alors là c'est un exercice compliqué parce que je veux pas rentrer dans les degrés de détails qui vont perdre des gens et en même temps je veux que des gens pour qui c'est très très très flou l'organisation de la France insoumise ressortent avec quand même deux trois idées un peu plus claires. Donc là exercice acrobatique et je du coup vous demande d'emblée une certaine bienveillance.

Alors les groupes d'action et groupes thématiques de la France insoumise euh ce sont d'abord c'est la cellule de base de la France insoumise. À partir du moment où on a dit qu'on était un mouvement pour eux et un mouvement qui repose sur l'auto-organisation et bien on part de l'idée qu'on est dans des groupes qui sont des groupes d'action.

Sous leur première forme ils appelaient groupes de soutien parce qu'on était dans le cadre d'une campagne présidentielle, c'était des groupes de soutien Jean-Luc Mélenchon et après les gens faisaient bien ce qu'ils voulaient pour soutenir Jean-Luc Mélenchon s'ils pensaient que c'était sous cette forme-là en allant dans leur entreprise localement, en allant sur le marché du coin, mais ça pouvait être en fait en fait en organisant je ne sais je ne sais quelle initiative euh localement.

Euh ce sont devenus des groupes d'action et où on a euh eu à cœur de parler d'action non pas parce que justement nous on ne faisons pas partie des gens qui distinguent l'action et la théorie et qui disent bah il y a ceux qui agissent et puis il y a ceux qui parlent et puis quand on agit on a pas le droit de parler. Mais c'est de dire en fait en réalité euh le pouvoir est à l'action et à ceux qui agissent. Et donc c'est euh le cadre, c'est celui de ces groupes d'action qui ont leur base géographique, leur leur base éventuellement professionnelle, mais qui sont où la le fondement c'est la liberté de création d'un groupe d'action.

Donc y compris si localement vous avez quelqu'un d'autre qui est là un groupe de qui est là bah si pour une raison X vous trouvez important de créer votre propre groupe d'action et parfois la raison X c'est bah je me suis pas senti super accueilli dans ce GA parce que c'est que des je sais pas c'est des gens qui sont là depuis 2016 et puis voilà moi j'ai envie de créer un nouveau truc et bah tu crées un nouveau truc et cetera et ça fait que aussi toute personne peut se sentir à un moment peut créer son propre son son propre groupe d'action. Alors dans ma fiche il y a marqué 4000. Dans la note que vous trouverez sur le site il y a encore marqué 4000.

Mais nous Nous à 400 4600 groupes d'actions depuis avec une évolution absolument décisive. Je vous ai noté les chiffres quand même parce que je me suis dit qu'on allait on allait se les dire. On a en terme de groupes d'actions donc pris 600 groupes d'actions et notamment on a là fait le calcul depuis le 1er janvier euh dernier avec deux séquences 1er janvier et 8 juin dernier. Et en fait, il faut savoir que là sur le dernier semestre, en fait depuis 1er janvier dernier, on a un nombre incroyable de gens qui se sont inscrits dans les groupes d'actions. Et donc nous avons atteint nous atteindrons bientôt la barre symbolique des 100000 personnes organisées dans un groupe d'actions.

On a beaucoup plus de gens qui se disent insoumis, qui cliquent, qui reçoivent des informations, mais des gens qui disent mais je veux agir en insoumis et bien vous en avez 99000, ce qui est absolument énorme. Vous avez 4600 groupes d'actions et en réalité vous avez eu entre vous avez eu 450 groupes de plus depuis le 1er janvier dernier groupes d'actions. Et vous avez depuis le 1er janvier dernier euh entre le 1er janvier et le 8 juin dernier, il y avait déjà 3527 personnes donc à l'occasion d'une élection européenne dont tout le monde disait que personne n'en avait rien à et que les insoumis allaient se planter.

Et bien il y a 3527 personnes qui se sont dit "Bah moi j'ai envie de venir dans un groupe d'actions La France insoumise pour faire la campagne européenne." Et puis après quand c'est la campagne européenne s'est transformée ensuite en une campagne législative pour prendre le pouvoir et pour gagner sous la bannière du NFP, vous avez 20371 personnes qui se sont inscrites entre le 9 juin et le 23 juillet. Ça nous dit aussi notre responsabilité et donc certains sont certaines sont parmi nous et on les remercie bien fort de nous avoir rejoint.

Mais ça nous dit aussi c'est aussi une forme de validation de la forme mouvement, c'est que je suis pas sûre que si c'était de prendre sa carte dans un parti, si c'était si on n'avait pas cette possibilité par la plateforme de rejoindre et de se se sentir insoumis, de se sentir facilement insoumis dans un groupe d'actions et bien je suis pas sûre que on aurait ces ces résultats-là. C'est aussi évidemment le résultat de notre ligne stratégique qui a été visible aux européennes et confirmée et dans le cadre du NFP dans un moment où on nous diabolisait énormément.

Euh Ces groupes d'actions, ils se caractérisent par leur autonomie, mais progressivement euh on a euh considéré qu'il fallait qu'il y ait la possibilité de se coordonner, parce qu'il fallait pas que l'autonomie des groupes d'actions au niveau local rime avec l'impossibilité pour un groupe d'actions en fait le le le l'assignation à l'échelle du groupe d'actions. C'est-à-dire se dire "Ben on veut pouvoir faire des choses à d'autres échelles et toutes les échelles ne sont pas nationales." Donc il faut bien qu'on ait des échelles d'organisation. Et on a mis en place la possibilité de se coordonner à l'échelle euh départementale.

Quand je dis la possibilité, ça veut pas dire qu'on avait pas euh la possibilité de le faire, mais ça se faisait de façon informelle et là on a un peu formalisé les choses et on s'est dit "Par contre, si on formalise les choses, et bien ça va avec des processus, il faut qu'on réfléchisse, parce qu'on sait que dans les structures traditionnelles, une fois que vous mettez en place des organisations, euh une structure départementale, qu'est-ce qui se ?" Premier réflexe "Et ben si on désignait par un vote un bureau départemental qui va être notre porte-parole au niveau départemental." Et là, vous avez des GA qui disent "Non mais attendez, moi j'ai pas signé pour ça.

Moi j'ai j'ai créé un GA pour pouvoir faire pour l'autonomie des groupes d'actions, j'ai pas envie que j'ai un chef départemental qui me dise quoi faire comme GA." Et donc du coup, c'était un équilibre et c'est un et c'est quelque chose qu'on est toujours en train de construire, on a créé cette échelle de la boucle départementale qui permet le partage d'infos, qui permet de se coordonner qui permet aussi de faire des euh quelque part d'avoir une voix commune à l'échelle de du département pour demander et pour faire remonter des besoins euh notamment dans le cadre de campagnes qu'on a mis en place, on a mis en campagne de des campagnes d'achat de locaux et ben quand on achète les locaux, c'est évidemment à l'échelle du département, on s'adresse aux différents groupes d'actions, on les coordonne pour qu'ils ils puissent réfléchir entre eux, parce que quand on la la question de où est-ce qu'on va placer un local dans votre département, quand vous êtes un département et on a privilégié hein de commencer pas tout de suite à dire "Il est où le local dans mon ?" parce qu'on y va petit à petit parce que acheter des locaux c'est cher, mais on commence par les départements qui sont les départements euh de conquête qu'on doit faire face au Rassemblement National et donc évidemment on consulte donc il y avait besoin aussi de ces boucles départementales pour pouvoir les consulter sur des des des voilà, sur leurs besoins, pour qu'elles puissent demander des formations, pour qu'elles puisse et pour qu'elle puisse aussi s'organiser euh s'auto-organiser, mais toujours avec ce principe fondamental, pas toujours facile à respecter, de l'autonomie euh des groupes d'action et avec cet autre principe qui est que le but n'est pas du coup à l'échelle départementale de dire "Ah super, on a une échelle qui nous permet de mettre en place des courants." parce que tout ça, en fait, euh contrevient à cette idée du mouvement où l'on veut que chacun et chacune puisse se sentir à sa place en venant de cadres différents, puisse avoir des nuances euh avec euh plus voilà, avoir des quelque part avoir une histoire militante qui permet d'être plus ou moins sensible à tel ou tel aspect du programme, d'avoir plus ou moins envie de tel ou tel type d'initiative, d'être plus à l'aise avec certaines initiatives qu'avec d'autres et de se sentir insoumis et de pas se dire "Eh ben, on va commencer par se compter et on va commencer par ensuite désigner des représentants et cetera." et surtout, bah si on est minoritaire, bah du coup, eh ben, on l'aura dans et on va toujours nous ramener dans le camp des minoritaires et surtout, on va nous demander de nous figer, alors que parfois, quand quelle telle question est posée, on est de on on a telle idée et puis quand telle autre question est posée, eh ben, on va pas être d'accord avec les mêmes personnes qu'on était d'accord avec la avec eux la dernière fois.

Et donc, on a mis en place ces boucles départementales où on s'est dit "Il faut qu'il y ait des référents qui puissent aider à des tâches, mais il faut que ces référents aussi soient désignés de façon la plus consensuelle possible." et c'est des choses qui se travaillent, qui se et qui ne sont pas euh faciles à faire, mais où aussi globalement, euh les retours qu'on a des boucles départementales, c'est qu'on a aucune boucle départementale qui a demandé à ce qu'il y ait euh euh euh des votes par tendance et cetera et plutôt on nous dit "Ah bah, c'est difficile de trouver le consensus, mais on veut pas non plus revenir à des formes qui seraient des formes qui euh introduiraient de la compétition entre les personnes et qui leur donneraient une espèce de rôle autre que euh leur rôle d'appui euh d'appui opérationnel euh à euh la coordination et à l'autonomie euh à l'autonomie des des groupes d'action.

On a aussi euh mis en place l'assemblée représentative, en réalité, les assemblées représentatives font partie euh de la France insoumise depuis la formation de la France insoumise et là aussi, c'est quelque chose sur lequel on a tâtonné parce qu'on s'est dit "Il faut qu'il y ait des moments où les insoumis se retrouvent." mais on sait que il faut aussi des formats où les insoumis se retrouvent parce que si on dit que ils se retrouvent pour discuter de choses, et bien il faut que ce soit une échelle où on peut discuter de choses.

Et ça a été aussi des débats parce que on on a on a expérimenté, on sait par exemple que bah quand on fait une convention de 2000 personnes pour lancer une campagne, et ben on assume que c'est une convention de 2000 personnes pour lancer une campagne, c'est des personnes qui vont travailler sur des choses. Tiens, comment est-ce qu'on pourrait mettre en œuvre telle ou telle ? Mais qu'on sait aussi qu'à l'échelle de 2000, et ben ça va vite plutôt prendre la forme d'un meeting, que ça va pas être un cadre où on va pouvoir peut-être affiner des discussions qu'on doit avoir, remonter des besoins spécifiques des départements.

Et donc on a besoin d'avoir une taille humaine pour cette assemblée représentative. Et en même temps, si cette taille humaine, ça devient 100 personnes, l'assemblée représentative, et ben vous avez un problème parce que vos départements peuvent pas être représentés. Et en même temps, il faut réfléchir à ce que le mouvement soit pas représenté que sur une base géographique parce que ce serait oublier toute une façon de s'investir dans le mouvement qui est l'organisation thématique. Et j'y viens maintenant. La France insoumise, c'est aussi un mouvement thématique. C'est-à-dire que quand on s'engage à la France insoumise, on n'est pas que amené localement à agir.

D'ailleurs, c'est souvent comme ça que c'est caricaturé et cetera. Mais aussi, et ben on s'est engagé pour un programme et on peut avoir envie de contribuer d'une façon ou d'une autre à un programme. Et ça, depuis le l'émergence de la France insoumise, on a mis en place des groupes thématiques et qui sont pas seulement des groupes visant à faire le programme parce que vous aurez remarqué qu'on en a un un programme, on l'actualise. Mais on en a un, on en est assez content, il a été plutôt il a il a plutôt bien plu, il a plutôt eu pas mal de lecteurs. Donc le but est pas de le jeter à la poubelle tous les 3 mois parce qu'une nouvelle personne est arrivée et trouve qu'il faut faire autrement.

C'est pas ça le but. Par contre, les groupes thématiques, c'est ceux qui s'assurent du lien constant de notre programme avec les mouvements de la société. Avec le fait que de nouvelles questions surgissent, avec le fait que de nouvelles luttes surgissent et que ces luttes, elles doivent à un moment nourrir notre programme. Et donc ces groupes thématiques, ils sont aussi ceux qui font ce lien avec cette porosité de la France insoumise avec les endroits où s'élaborent les alternatives.

Et les alternatives, nous nous savons, nous les insoumis, qu'elles ne s'élaborent pas que elles s'élaborent dans les organisations syndicales, elles s'élaborent dans les organisations associatives, elles s'élabore dans les luttes et dans le mouvement et elle s'élabore aussi dans la sphère intellectuelle et on a aussi tout ce travail de réflexion et d'élaboration théorique qui est mené notamment à travers l'institut La Boétie. Et donc c'est aussi à la fois par les groupes d'action mais aussi par les groupes thématiques qu'on cherche toujours cette porosité avec l'ensemble du pays et avec le peuple et cette possibilité pour tout un chacun de de participer.

Et donc on a aussi voulu que l'assemblée représentative, elle soit elle permette de représenter les différents secteurs du mouvement. Alors attendez, ils sont ? Voilà, les espaces du mouvement, c'est à ça que j'arrive.

On a aussi une organisation sectorielle et c'est parfois ce qui est plus difficile à comprendre et en même temps pour celles et ceux qui parmi vous sont dans des syndicats nous on s'est rendu compte que c'est finalement en faisant le parallèle avec les syndicats que d'un coup les gens se disent "Ah oui mais à la fois c'est nouveau ce croisement et en même temps on connaît ce genre d'idée", c'est-à-dire que dans les syndicats vous avez à la fois l'UD, vous avez votre UD, votre union départementale dans les dans le système confédéral vous avez l'union départementale mais vous avez aussi la fédé des cheminots.

Vous voyez ce que je voulais ce que je veux dire, c'est-à-dire que vous avez des secteurs de lutte des secteurs de qui incarnent des secteurs du travail du monde du travail et même parfois aussi bah les chômeurs et les précaires et cetera, c'est-à-dire que les syndicats aussi ont été amenés à se rendre compte qu'il y avait pas que la classe ouvrière organisée, pas que le monde salarié et cetera. Donc ils ont des secteurs et puis en même temps ils ont des représentations géographiques et il faut que les deux s'articulent.

Et c'est ce que nous avons à La France insoumise avec des secteurs dans le mouvement parce qu'on a besoin de gens d'abord qui font le travail thématique, ce que j'ai dit là, mais des gens qui sont dans les réseaux des luttes, les luttes écologistes, les luttes sociales, qui font le lien avec tous les syndicalistes insoumis, insoumis pas au sens où nous infiltrons nous La France insoumise les syndicats mais au sens où vous avez des syndicalistes qui disent "Mais moi je veux participer à nourrir de mon expérience syndicale et de mes luttes syndicales le mouvement insoumis." Et puis on a dans ces espaces bah aussi les différents secteurs et donc moi par exemple j'ai fait exprès d'ailleurs je me suis pas je Je suis pas du tout présentée du coup j'ai dit "Moi je suis avec là, mais j'ai même pas dit mon nom." Bon, mais je suis donc Sarah Legrain, je suis membre de la coordination des espaces, mais par exemple, si j'avais commencé "Voilà, je suis Sarah Legrain, membre de la coordination des espaces", c'est qui celle-là et cetera.

Bon, en fait, j'anime l'espace vie du mouvement, qui est l'espace qui doit justement qui a cette lourde tâche de dire "Bon ben, on met en place les boucles départementales, comment on ? On a le le pôle des GA qui essaie de d'être un support aux différents GA dans tout le pays et c'est un sacré boulot, comment on ? Comment on met en place nos assemblées représentatives et ?" Mais aussi comment on se met en mouvement, c'est-à-dire comment on gère le matériel, comment voilà.

Donc, on a besoin de tous ces secteurs-là et ces secteurs, ce sont des secteurs où évidemment vous avez des appuis salariés, comme dans toute organisation politique, mais vous avez des engagements, vous avez des vous avez des militants qui sont engagés dans la question du matériel à la France insoumise, vous avez des militants qui sont au pôle matériel, vous avez des militants qui sont dans le pôle des luttes et dans ces différents pôles. Et ces différents pôles, ils ont aussi une forme de représentation et c'est eux qui constituent les espaces qui vont ensuite constituer la coordination des espaces de la France insoumise.

Et dans l'assemblée, donc là, désolée, c'est le moment où je me rends compte que je commence à perdre tout le monde, l'assemblée représentative, elle a toujours existé à la France insoumise, elle se réunissait, on savait pas trop à quel moment quel est quel rythme elle devait se réunir et l'état actuel des choses, c'est qu'on s'est dit 6 mois, c'est la bonne chose pour pas être tout le temps en train de faire une une assemblée représentative, mais c'est déjà très exigeant pour le mouvement et surtout ce qu'on veut, c'est que ça nourrisse ça ne soit jamais en contradiction avec la mise en mouvement des militants.

Et on sait que un des risques dans l'organisation partisane, c'est de dire "Attention, on a notre conseil national à organiser, tout le monde s'arrête, toutes les réunions sont consacrées." Voilà, et vous vous retrouvez avec tout le tout le parti qui se met à devoir se consacrer dans les réunions, à ces discussions de préparation, mais euh et puis à côté, vous pouvez avoir les gilets jaunes qui se passent en même temps "Ah pardon, on n'a pas le temps, mais là, on est en train de de d'amender une virgule." Vous voyez ce que je veux dire. Donc, nous, c'était important de rester ce mouvement-là.

Et en même temps, de se dire "Ben, on a besoin tous les 6 mois de voir où on en est." Mais où on en est de ? Et j'en arrive à ça. Quand on a une organisation politique, on a trois grandes questions qui nous sont posées. Ça, c'est historique, c'est c'est c'est c'est consubstantiel à toute organisation politique. La question de la stratégie, la question du programme et la question des candidatures selon les différentes séquences électorales. Et donc euh à un moment, nos assemblées représentatives, bah il y a la question de comment dans les assemblées représentatives, les insoumis discutent de la situation dans laquelle on est. Mais qu'est-ce qu'il y a à ? Et qu'est-ce qu'il y a pas à ?

Non pas parce qu'on interdit les gens d'en discuter, mais parce qu'en réalité, on sait que justement on a construit le mouvement de telle façon que les choses sont clarifiées. Que la France insoumise, elle se crée par la clarification sur la ligne stratégique. Par exemple, la ligne stratégique de la révolution citoyenne. Le fait que on est dans la question de la rupture et qu'on a un programme de rupture. Et donc ça veut pas dire qu'il faut pas qu'on rediscute des programmes. Et puis à un moment, bah quand il y a les municipales arrivent, il faut qu'on à un moment qu'on se mette à jour sur Du coup, comment on traduit ce ce programme à l'échelle ? Et évidemment, il faut en discuter.

Mais on va pas rediscuter tous les quatre matins de si on rompt un peu beaucoup avec le capitalisme et de quelle façon. Et si on est vraiment pro Voilà, si on rompt avec le productivisme aussi finalement, voilà. Pourquoi les organisations politiques ont eu et les partis politiques ont eu parfois besoin de faire régulièrement ces réunions où ils ont des tendances qui vont porter des lignes ? Parce que tous ces sujets-là ne sont pas tranchés. Parce que souvent, vous avez un problème de programme qui n'est pas tranché.

Non pas parce que euh bah d'abord parce que parfois ils ont pas non plus l'élection qui leur permet de dire "Bah là, les électeurs, là nous on peut dire qu'avec les millions d'électeurs qu'on a eu pour notre programme, ce serait quand même un peu ballot de le jeter comme ça à la rivière." Mais aussi parce que nous on ne fait pas notre programme en fonction de qui est à ce qu'on pense qu'on doit qu'on doit convaincre à tel ou tel moment, en fonction de quel ou quelle alliance on est en train de mener. Euh à quelle ? Vous voyez ce que je veux ?

C'est-à-dire qu'on on fait découler par par notre programme et par notre stratégie de rupture, on fait découler les stratégies d'alliance et donc on doit pouvoir discuter de la tactique en disant "L'Union populaire, est-ce que là on est dans des conditions matérielles qui nous permettent que l'Union populaire elle intègre des ?" Oui, euh on l'a vu, la NUPES, ça a permis ça. Voilà. Mais on a pas renoncé à la ligne de rupture, au programme et cetera. Voilà.

Et c'est ça qui nous permet, c'est ce qui fait que on a des choses à discuter, mais on n'a jamais à discuter euh de euh des En gros, de cette grande orientation stratégique et de du fond du programme, enfin de ces grandes orientations qui sont à l'origine de la naissance de la France insoumise et qui font que la France insoumise continue de faire venir du monde.

Et si les gens ils arrivaient et qu'on leur dit "Alors attends, bienvenue, prends ta carte et puis dans 3 mois on va pouvoir rediscuter de tout ce qui t'a convaincu d'être venu." Bon, bah en fait, non, ils ont besoin de discuter comment comment on fait et cetera, mais ils se disent aussi "Je suis venu parce que j'ai vu que c'était des gens qui tenaient bon et qui changeaient pas de programme et de ligne stratégique tous les tous les quatre matins." Voilà.

Et puis, il y a la question des élections que je vais pas esquiver non plus et qui fait que souvent nos assemblées représentatives, elles interviennent aussi, elles permettent de faire la prochaine séquence et on dit "Bon bah la prochaine séquence, c'est telle élection, quelle stratégie on se donne et cetera, comment comment on décline les ?" Et que ça fait partie des choses qui sont discutées.

Et la question notamment, il y a la question des élections et la question des candidatures et là, on a on s'est doté dans le mouvement de très vite de du comité électoral et de processus qui permettent selon la selon la l'élection devant laquelle on se trouve, de poser la question à l'échelon, c'est-à-dire quand l'élection est municipale, et ben, il y a il va y avoir se passer des réunions, des assemblées au niveau municipal et ça on l'a fait depuis le début, des assemblées qui ont donné leur avis.

Mais on va pas non plus considérer que tout se joue à l'échelle locale parce qu'on sait très bien que pour mettre en œuvre la stratégie décidée au niveau national par la France insoumise, ben on a besoin d'un comité électoral qui dit "Oui bah attendez, déjà là vous avez mis que des bons hommes." Je prends cet exemple-là parce que c'est souvent le truc qui rentre le plus le plus clair.

On a besoin d'un comité électoral ne serait-ce parce qu'on a besoin que d'assurer la parité sur le territoire et quand tu veux assurer la parité sur le territoire, tu peux pas juste t'en remettre aux collectifs locaux parce que évidemment tu as tu as un risque que par la magie du patriarcat, ben on est toujours on se retrouvait avec plus de candidats hommes, avec plus voilà et puis finalement on a désigné des hommes sans se rendre compte que là on était en train de jouer en fait de de reproduire des mécanismes de domination associés. Donc on a besoin d'un comité électoral qui valide le fait que ben ouais, on a demandé qu'il y ait on a on a dit qu'il fallait que ça représente le peuple.

Donc on a besoin des gens des luttes, on a besoin des gens des syndicats. Et puis si tu demandes aux insoumis localement, ben ils ont pas toujours forcément eu le réflexe d'aller se dire que ils allaient chercher la lutte des quartiers populaires et cetera ou en tout cas, ils ont ont ou ils ont pas forcément sur place trouvé la personne qui leur collait le mieux et c'est pour ça qu'il y a cet aller-retour entre le national et le local qui est quand même ce qui se produit d'ailleurs dans la plupart des organismes enfin dans toutes les organisations politiques, il y a ces différents échelons euh qui sont euh qui sont posés.

Et puis pour ce qui est la élection présidentielle, on y reviendra mais il y a eu à chaque fois ces processus mais en fait je je je l'ai déjà d'ailleurs discuté là euh quand j'ai rappelé comment à chaque fois on a on avait vu que que quelle proposition pouvait être faite et tout et évidemment on a encore à inventer des processus euh pour la suite et on l'a toujours on a toujours dit. Voilà. Voilà pour les espaces du mouvement euh il faut que je termine parce qu'il faut qu'on ait du temps pour la discussion. Oui, alors euh il y a une dernière partie mais qui est pas la plus euh euh euh qui est Alors est-ce que j'ai quand même tout ? Centrale syndicale, fédération.

Après je Si après je verrai en fonction des questions si vous avez besoin que je rentre plus dans le détail de comment les choses s'organisent ou pas. Mais euh la troisième partie, elle est elle est importante quand même au moins en guise de conclusion, je la sabre un peu mais pourquoi tout ? C'est-à-dire que là je me suis un peu enfoncé dans les détails organisationnels et cetera mais en réalité tout ça c'est le toujours le pourquoi faire. C'est-à-dire quel est l'objectif qu'on se ? Euh en fait tout ça Pourquoi le mouvement est l'outil ? De revenir à cette idée que pourquoi le mouvement est l'outil euh de la mise en mouvement du peuple et à terme de la révo- révolution citoyenne.

Et donc en gros qu'est-ce qui nous ? C'est un peu ce que je disais quand je disais les grandes questions à trancher. Qu'est-ce qui nous rassemble et qu'est-ce qui fait la clé de voûte de la France ?

Et bien on est d'abord fédéré autour de cette histoire de programme euh et euh bon je du coup je vous renvoie la note parce qu'après il faut qu'on en discute mais en gros vous avez toutes les étapes par lesquelles le programme s'est construit, je vous l'ai déjà un peu dit, c'est-à-dire toujours avec toujours ce ce fait qu'on est toujours en lien avec la société, toujours dans la porosité et dans l'enrichissement et le fait qu'on ait un groupe parlementaire de plus en plus nombreux bah permet aussi d'enrichir parce que en leur qualité de députés, les députés vont réussir à à être à se retrouver interpellés par la société en leur qualité de députés et à mener des travaux plus précis, à dire ah mais et y compris à traduire parfois en proposition de loi, euh en proposition de résolution et cetera et cetera ou à mener des travaux, des missions, des commissions d'enquête et cetera qui permettent d'approfondir tel ou tel sujet qui était un sujet qui était présent dans le programme mais pas suffisamment détaillé.

Et donc ce qui fait qu'on a un programme d'enrichissement et je voulais préciser ça, c'est que nous la France insoumise, on a toujours considéré que plus on en disait mieux c'était. Et je trouve que ça fait une de nos différences avec les autres. Et c'est une différence fondamentale parce qu'elle dit quelque chose de notre conception du peuple. Notre le peuple n'est pas l'électorat n'est pas une part de n'est pas un marché dans lequel on fait notre marché et c'est pour ça qu'en fait tous ceux qui nous traitent d'électoralistes ne comprennent rien à ce que fait la France insoumise.

Nous avons jamais considéré qu'on allait découper notre programme en fonction des gens à qui on allait s'adresser et de l'analyse qu'on faisait de "Oh bah c'est une élection européenne, il y a que les bourgeois qui votent. Oh bah on va refaire un programme de bourgeois." Sinon on fait ça. Enfin je je caricature. On a jamais fait ça.

On a toujours considéré que on devait porter des choses qui sont les préoccupations des gens au moment où on est qui font qu'on doit comprendre quelles sont les premières préoccupations des gens, comment on les accroche, comment on va mais on a toujours été très clair sur le fait que quand on lutte sur les discriminations, on lutte contre toutes les discriminations. On lutte contre le racisme, contre le sexisme. On fait la lutte des classes mais on fait pas on décide pas que les autres que toutes les formes d'oppression en fait se hiérarchisent.

Mais ça veut dire aussi qu'on est très clair et qu'on fait on participe à une manif pour la Palestine, que le lendemain on va participer à une manif contre la transphobie, qu'à un autre moment on est dans un rassemblement féministe, qu'à un autre moment évidemment on accompagne et on est acteur du mouvement central contre la bataille des retraites et qu'on fait tout ça. Et donc du coup il faudrait bien être aveugle ou avoir des œillères pour penser que la France insoumise s'adresserait à vous en tant que et puis là entre guillemets toutes les catégories là de ces ces gens qui pensent que le peuple est composé de petites catégories de parts de marché électoraux.

Et les personnes ne peut croire aucun électeur ne peut croire dans la France dans le dans le pays que la France insoumise est quelqu'un qui s'adresse à eux en tant que ça et ça parce que tout le monde sait qu'on a ce programme global.

Et c'est aussi ça aussi été une bataille à chaque fois qu'on a dû discuter avec d'autres forces politiques et notamment dans le cas de la NUPES et du nouveau front populaire de dire non, on fera pas un truc de 10 lignes avec des grands principes parce que les gens ils ont besoin de savoir qu'on tient bon sur des idées et puis parfois ils vont dire "Bah tiens, je suis moins à l'aise avec cette idée-là du programme." Bon bah la lutte LGBT, c'était pas le cœur de mon de mon combat. Mais je sais qu'ils tiennent bon là-dessus et qu'ils vont qu'ils vont tenir bon là-dessus aussi parce que en fait en tout cas sur le cœur de mon combat ils tiennent bon. Voilà.

Et parce qu'on tient bon sur chacun de nos combats. Et donc c'est ce programme, c'est la clé de voûte de notre de notre mouvement et c'est notre constante et ce qui nous permet de à chaque fois de faire des points de clarification avec celles et ceux qui veulent nous rejoindre ou qui veulent faire des choses ensemble avec nous. Enfin, deuxième chose, notre stratégie, la révolution citoyenne. Stratégie qui a été théorisée depuis des années mais qui prend aussi ici un sens très particulier après l'élection que nous venons de vivre et après les analyses qu'on peut faire depuis 2022 et renforcées maintenant depuis depuis les élections législatives qui est la question des blocs dans le pays.

Et très la traduction électorale la traduction en terme de stratégie électorale de notre stratégie de la révolution citoyenne c'est de dire qu'est-ce qu'on peut qu'est-ce qu'on veut faire. On veut fabriquer un peuple révolutionnaire par les urnes. On veut faire la révolution par les urnes. Et donc sur quoi on s'appuie sur qui on s'appuie maintenant qu'on a notre programme et qu'on a cette ?

Et de dire et d'assumer de dire on s'appuie on s'appuie sur un bloc populaire que nous avons fait que nous avons placé en position d'être euh le centre de gravité euh et euh le la pointe avancée de la gauche et que c'est ça que c'était ça la stratégie du surpassement qu'on doit toujours conserver et on doit s'adresser à un bloc populaire qui ne doit sans cesse euh s'élargir et qui doit s'élargir par là où il peut s'élargir et c'est toute l'analyse que nous faisons sur la nécessité de conquérir le bloc abstent enfin le conquérir les abstentionnistes de ce bloc euh populaire et de se dire que c'est pas en allant justement se demander "Ah, qu'est-ce qu'il faudrait qu'on modifie dans notre programme, dans notre stratégie, dans notre façon de s'habiller, dans notre façon de parler, dans dans vous ?" parce que ça en fait tout ça est un peu lié.

Qu'est-ce qu'il faudrait qu'on modifie dans notre façon de faire pour faire plaisir à un bloc qui pour l'instant ne vote pas pour nous, euh qui vote pour le centre et cetera, euh qui vote Macron mais que en même temps dans la bataille contre l'extrême droite, on aurait peut-être besoin de convaincre. Non, dans la bataille contre l'extrême droite, on est convaincu que l'outil de la bataille contre l'extrême droite, l'outil de euh de ben c'est la mobilisation populaire comme on l'a on l'a montré déjà là aux élections législatives et comme on doit continuer de montrer.

C'est quand le peuple va aux urnes et quand il y a moins d'abstentionnistes et surtout quand il y a moins d'abstentionnistes là où les gens s'abstiennent le plus et sinon sont susceptibles le plus de voter pour nous, c'est-à-dire chez les jeunes, chez les quartiers populaires, c'est par les mots c'est par c'est en mobilisant des classes populaires, euh euh la jeunesse et des abstentionnistes de façon générale que l'on fait grossir ce bloc populaire et qu'on le met en capacité de l'emporter aux élections qui lui permettent de l'emporter et je trouvais important quand même de terminer par ça.

Mais maintenant, je vais laisser un peu la parole aux gens parce qu'on a jusqu'à 19h, on va dire 19h05 parce qu'on a commencé Voilà, la parole est à vous. Est-ce que ouais, ça a l'air de ça fonctionne ? Ouais. Et euh je autoritairement, je donne une petite règle parce que justement on a décrit ce mouvement inclusif qui se dit qu'on a des modes d'organisation qui permet euh à tout le monde d'être là, donc on va essayer de faire en sorte, je vais le formuler comme ça, que des personnes différentes qui parlent. Voilà, ce sont pas toujours les mêmes qui parlent. Je le formule comme ça puis chacun euh en tirera ses conclusions.

Bonjour, euh merci beaucoup pour tout l'exposé, c'était très bien et très clair et je crois que vous avez réussi à à à plaire à tout le monde dans voilà. Moi je suis plutôt de ceux qui sont là depuis longtemps et moi j'avais euh un commentaire à faire, c'est sur euh la boucle départementale, les élections départementales. Euh moi je suis issu d'un d'un département où ça se joue à mon sens ça s'est pas si bien passé que ça parce que alors si on devait analyser, il y a beaucoup de gens qui sont responsables de groupes d'action qui sont des gens qui ont été dans des partis politiques et qui ont cette culture-là. Des gens du PC, beaucoup de gens du Parti Socialiste, beaucoup de gens du MGS.

Donc ils ont vraiment la culture du parti et donc l'histoire du consensus, ils comprenaient pas, c'était pas leur culture. Et ce qui s'est passé, c'est que ce qu'on voulait pas, moi je suis pour le consensus et je suis vraiment moi je suis vraiment sur la satisfait de comment ça se passe. Mais ce qui s'est passé, c'est que on a eu une majorité et une minorité qui s'est passée sur la question du consensus. C'est-à-dire une majorité de gens qui disent "Non mais consensus c'est des conneries machin, on va perdre du temps pendant des heures." Ceux qui avaient très envie d'être désignés en plus avec euh ils risquaient de pas être désignés avec le consensus et qu'avec un vote qui est voilà.

Donc résultat, ça a parlé longtemps longtemps puis au bout d'un moment un peu autoritairement on dit "Allez la majorité veut le vote, on fait le vote." Et la minorité qui voulait le consensus, bah elle vient plus à la boucle. Donc en fait on a eu exactement ce qu'on voulait pas. Alors comment comment on lève ? Je pense que la petite le petit truc qui manque c'est vraiment qui est des formations vraiment dans ces boucles départementales sur le consensus, la recherche du consensus. Pourquoi c'est ? Alors vous l'avez dit un peu.

Je pense qu'il ça faut être développé faudrait le développer et c'est pas des gens bornés, c'est-à-dire que ils peuvent ils comprendront l'intérêt de défendre le consensus, la recherche du consensus et je pense que c'est un truc qui se voit. Alors peut-être qu'il y a que mon département où ça s'est mal passé et que partout ailleurs. Après je pense que vous avez pas su que ça s'est mal passé puisque vu que c'est ceux qui étaient pour le vote qui aujourd'hui sont tous des représentants dans la boucle, ils ont dû vous dire que c'est tout s'était très bien passé et que tout allait très bien.

Voilà, mais voilà je pense que sur le consensus il y a un truc à faire et en plus c'est un truc vraiment auquel je je tiens et je j'y crois beaucoup y compris dans mon syndicat par ailleurs on travaille énormément là-dessus et je pense c'est hyper important que dans la France insoumise ça fasse son chemin. Merci beaucoup. On va prendre d'autres interventions. J'en profite juste pour dire que du coup dans vos interventions je trouve c'est très bien la façon dont dont tu l'as fait là, c'est-à-dire qu'on essaie de rester dans la réflexion théorique et cetera.

Ça ça empêche pas que je peux après prendre un peu des informations mais le but étant voilà que on soit pas tout de suite dans des dans des cas très concrets ou permettant d'identifier les gens pour que pour que tout le monde se sente très à l'aise et mais en tout cas merci. Euh bon bonjour merci pour ta conférence. On en avait eu une nous à Martigues puisque Manuel Bompard on avait fait venir Manuel Bompard pour qu'il vienne nous expliquer ce qu'était la France insoumise en espérant que l'histoire du consensus tout ça ça soit compris mais on a les mêmes problèmes c'est ce consensus ça fait ça fait problème.

Autre chose je voulais demander pour le conseil politique parce que là aussi il y a des tas de il y a des tas de problèmes on n'est pas démocratique on enfin bref c'est une c'est on sait pas trop comment répondre. Donc j'aimerais savoir quel est le rôle du conseil politique comment les comment les discussions du conseil politique sont prises en compte par la coordination nationale. C'est pas je m'en fiche qu'elles soient prises ou qu'elles soient pas prises c'est pas la question c'est savoir comment comment ça fonctionne comment comment ça fonctionne l'interaction entre le conseil politique et la coordination nationale.

Et en dernier et en dernier mais ça c'est juste pour pour juste pour savoir c'est où est la ? Ils sont ? Voilà. Bonjour merci Sarah. Euh alors moi j'aurais une question qui qui va puiser un petit peu Pardon. Oui, je dis excusez-moi. J'ai des questions des questions qui qui sont voilà, que je retrouve un petit peu dans les deux questionnements précédents. Euh, déjà moi j'aurais j'aurais besoin euh que nous qu'on nous clarifie parce que des dysfonctionnements enfin ressentis comme tels en tout cas hein dans notre boucle départementale euh il y en a enfin je dis on les ressent comme ça et notamment est-ce que euh les boucles départementales le cadre défini par la charte est quelque chose ?

Euh, à savoir je précise bien sûr ce sont les co-animateurs des différents GA qui sont présents à ces boucles ainsi que les référents des pôles thématiques, matériels et cetera. Mais au-delà de ça, quand il y a des actions euh particulières et importantes qui se font dans certains GA, est-ce que les gens qui ont été un petit peu moteurs dans ces actions de terrain, j'entends euh peuvent être acceptés pour un témoignage ponctuel sur cette action, son contenu, son son origine, son contenu et cetera. Ça c'est une de mes questions. La deuxième aussi c'était la définition exacte du référent de boucle. Est-ce que il est soumis à renouvellement annuel et ?

Moi je n'ai rien trouvé là-dessus mais euh c'est que c'est quand même une question qui se pose et euh je rejoins madame par rapport à ce comité de de sélection quand il y a eu les les candidatures, on a eu deux grosses campagnes quand même. Euh, moi j'aurais besoin un petit peu de savoir euh où se comment sont retenus les gens qui fonctionnent dans ce comité, comment ça se passe entre le comité et les départements et plus précisément les les boucles le référent des boucles départementales. Voilà, parce que c'est pas très clair. C'est le comité comment est-ce qu'il s'appelle ce ? Électoral, pardon. Le comité électoral, voilà. Et et comment ça se ?

Parce que bon euh on a travaillé en ce qui concerne les Européennes, en ce qui concerne les législatives euh, bah on nous a dit qu'il suffisait que les gens posent leurs candidatures et ça part au national et ça revient. Alors bon, on n'a pas trop compris comment les choix s'étaient faits. Donc voilà, c'est il y a des parfois des choses un petit peu compliquées à vivre sur le terrain. Voilà. Oui, bonjour et puis euh bah bravo pour avoir tenu toute seule cette conférence, hein. Parce que ça doit donner soif. Euh, moi je me demandais si éventuellement la la structure qu'on a, parfois elle a pas certains inconvénients.

Par exemple, on est très ouvert aux autres forces de gauche, on en a gardé certaines peut-être sous perfusion entre guillemets et et tant mieux. Enfin euh, après euh, on a fait euh on a fait la Moi j'ai fait la campagne de d'un candidat nommé par le PS avec avec beaucoup de camarades, il y avait beaucoup d'insoumis qui ont fait sa campagne et aussi quelques pas mal de PCF mais plutôt d'un d'un certain âge et c'est ça il y a un peu un sentiment de d'injustice des fois quand on voit médiatiquement comment ça se passe enfin voilà.

Juste pour être sûr de bien comprendre la question, c'est en gros plutôt tu parles de la question du lien dans le cadre du NFP enfin des allers-retours des des liens avec d'autres forces quoi. Voilà. Oui. Et tu penses que c'est tu es le lien que tu fais avec la nourrissent beaucoup de de notre force militante et ils sont pas forcément super reconnaissants tout le temps. Voilà. Bonjour, merci pour la présentation. En fait euh je sais pas si c'est vraiment une question ce que j'ai mais c'est je voulais faire part plutôt d'un questionnement qui que j'ai en ce moment et depuis pas mal de mois par rapport à la façon dont s'organise notre mouvement en lien avec le féminisme.

Euh vous parliez tout à l'heure de euh ne pas reproduire les systèmes enfin le les mécanismes du système patriarcal dans lequel on vit et donc on est un mouvement qui s'organise autour du programme et on se fédère dans l'action et je pense que ça aussi c'est central dans la notre manière de s'organiser et il me semble qu'on a quand même pas toutes et tous les mêmes les mêmes capacités de se mettre en action euh de entre dit que enfin voilà de se mettre au en mouvement euh il me semble que l'institut Labo et si fait un super travail de formation pour faire pour essayer de contrebalancer un peu ça mais euh voilà moi j'ai un peu des problèmes de euh ce ce ce truc d'être dans l'action qui au final euh favorise quand même un peu toujours les mêmes.

Vous voyez ce que je veux ? Euh et euh ? Enfin, c'est-à-dire que par exemple si je suis un homme blanc qui euh euh bac + 5, bah j'ai beaucoup plus de facilité à me mobiliser que une femme racisée euh lesbienne enfin voilà quoi. Euh qui euh n'a pas de diplôme enfin voilà.

Et euh et donc il y a ça et moi le résultat, je me questionne un petit peu sur euh encore une fois le je mes camarades ont parlé du comité électoral, mais ça revient un peu à ça aussi de euh pourquoi est-ce que le comité électoral euh n'aurait pas un plus gros euh une plus grosse action dans les territoires pour accompagner les différents groupes militants à euh soit faire enfin soit aller chercher des des localement des candidatures qui seraient plus représentatives soit enfin voilà. Ça c'est ma question générale. Merci.

Euh oui, moi je vois un peu les choses de l'extérieur du coup peut-être je manque des choses, mais par rapport à à l'objectif du coup de construire un peuple révolutionnaire, de stimuler l'auto-organisation du peuple euh comment ça s'articule avec le fait d'être autant centré autour des ? Est-ce qu'il y a pas du coup une difficulté par rapport à ça comme les élections c'est aussi un moment quelque part de délégation du pouvoir aux personnes qui sont ? Comment ça ? Oui, je te remercie pour l'exposé que tu as fait.

Euh et donc je partage globalement, je vais insister sur mes points d'interrogation simplement euh aujourd'hui, je pense alors euh on a donc tu as bien expliqué effectivement ce qu'était le mouvement et la raison du mouvement. Euh je pense qu'on a un problème quand même d'articulation entre mouvement parti, c'est-à-dire que je pense que euh et et et on le sait, on s'interroge quand même sur la la la sur les questions de de de la prise de décision. Euh par tous les cas, moi des fois je m'interroge sur les les les modes de décision. Je m'interroge sur le fond sur quelques aspects de la démarche politique qui est la nôtre. Je suis un insoumis depuis 2016 et depuis le Front de Gauche et cetera.

Donc je remets toi tu remets pas en cause mais je m'interroge sincèrement là-dessus et notamment sur une question quand on met la souveraineté populaire au cœur euh de notre projet je suis un petit peu interrogatif si tu veux sur l'impression que j'ai euh qu'on est un fonctionnement un petit peu trop vertical. Et euh moi si tu prends chez moi par exemple, euh je suis dans un village où euh euh où le groupe d'action est assez peu assez peu organisé, mais on a quand même fait une boucle au niveau et grâce à l'impulsion de quelques-uns, on a quand même fait une autre boucle euh WhatsApp de 140 personnes au moment des élections euh pri euh législatives.

Et la question qui est posée aujourd'hui, c'est dans le village et avec les petits villages aux aux alentours, c'est comment on va créer une assemblée citoyenne. Sinon je euh donc donc c'est bien ça, c'est à quel où se situe effectivement la la le centre de gravité réellement euh euh ces gens-là c'est pas forcément des insoumis hein. C'est des ils savent qui on est. Ils savent qui on est mais euh euh je je veux dire je veux déplacer, je veux peut-être un fonctionnement un peu plus centripète y compris hein, tu vois un petit peu moins centré sur cet axe aller-retour avec les groupes d'actions et l'eau. Voilà. Je pourrais dire plein d'autres choses mais c'est tout.

Bon, ça fait déjà ça fait déjà beaucoup de choses. Alors peut-être hum hum parce que j'essaie du coup de parce que je me dis là il y a les questions, je pense que c'est plutôt des c'est des questions qui connaissent de gens qui sont déjà bien bien inclus et qui hum qui connaissent le notre fonctionnement et du coup les petites choses voilà qui hum hum les petites choses à hum à creuser, les difficultés qu'on rencontre de voilà dans le dans le quotidien de notre fonctionnement. Donc j'essaie de me dire que il y a pas que des gens qui connaissent le détail du fonctionnement donc j'essaie de pas rentrer dans des degrés trop de de de précision.

Mais et de partir je vais partir de la question du fonctionnement qui m'a qui m'a été posée sur justement hum la difficulté de se mettre dans l'action et je trouvais que c'était intéressant parce qu'au cours de la discussion au début moi j'ai pas saisi parce que moi j'ai tendance à penser que je vais y aller hyper cash mais que les dominés hum donc dont les femmes hum sont souvent beaucoup plus en action que les autres et beaucoup moins dans la discussion parce que en fait je pensais que tu te plaçais hum la la jeune femme qui parlait là-bas que tu te places pardon excuse-moi tu étais là.

Hum je pensais que tu te plaçais dans cet espèce de dichotomie que je remets en cause entre hum action parole, action théorie et tout et donc en fait surtout souvent au contraire le fait d'être organisé autour de l'action au sens de dire bah en fait tout le monde peut faire quelque chose à son échelle et cetera bah parfois ça fait que on se retrouve même parfois avec hum disons des personnes qui se sentent pas légitimes dans les réunions et qui viennent aux actions. Je faisais un peu cette distinction réunion action. Après j'ai bien très bien compris ce que tu voulais dire. C'est-à-dire que du coup tu voulais dire plus largement rentrer en mobilisation.

C'est-à-dire que en fait les gens il y a des freins à se sentir en capacité de se se mobiliser et je trouve que du coup ton alerte elle est hyper intéressante parce que c'est ce qu'on doit avoir tout le temps en tête. Alors à quelle échelle on le fait dans le ? Bah il y a on a un pôle pratique militante, c'est pas si facile que ça et moi je pense que c'est justement en fait par pour que cette préoccupation elle soit elle ait lieu dans tous les GA et dans tous les départements.

Enfin, je pense que c'est justement bah par ce genre de formation là, mais aussi par par les l'habitude qu'on doit prendre les groupes départementaux et ça, c'est-à-dire de se de se poser toujours la question de nos modes d'action et de de de rien euh de rien prendre comme évident quoi. Euh ni les horaires de réunion ni la façon de faire les réunions. Et c'est aussi pour ça qu'on s'est toujours euh nos revendications qui est des méthodes de l'éducation populaire et qu'on essaie de les de les développer. Alors, on a un pôle malheureusement qui a pas qui a pas forcément fourni beaucoup de de de formations au au ouais voilà au plus près des gens quoi.

C'est-à-dire que bon il y a des il y a des ateliers aux amphis et cetera, mais on cherche encore euh je cherche voilà, ça fait partie des choses je cherche comment en fait les choses peuvent se diffuser, mais pas se diffuser de façon verticale, mais comment des pratiques peuvent se diffuser.

Et je pense que le retour sur les pratiques, c'est pour ça que par exemple dans les assemblées représentatives, il y a toujours des gens pour dire "Oui, mais on devrait passer plus de temps à juste discuter des textes et mais non, en fait le le temps qui consiste à faire le retour sur les principes, il est important si on le si on le si on le formalise bien parce qu'il permet aussi à des gens de dire "Bah en fait, voilà pourquoi telle et telle chose peuvent marcher, telle et telle chose ne marchent pas." Et notamment se poser la question de euh par exemple dans nos réunions, bah très vite on arrive, on fait "Bah, on va faire un point politique." Et puis les gens vont s'inscrire et puis du coup très vite donc par exemple, moi je fais un un des ateliers que je donne, mais qui n'est qui du coup ça couvre pas toutes les questions, mais c'est lutter contre les les VSS en milieu militant, les violences sexistes et sexuelles.

Alors, ça va loin, ça va jusqu'aux violences sexuelles graves qu'on doit signaler et cetera, mais il y a aussi toute la question du sexisme et donc dans cet atelier par exemple, je réfléchis à "Bah, comment on fait dans une réunion où on se rend des comptes qu'il y a que des hommes qui ?" Mais en fait, ça ça je dis que des hommes, mais ça peut marcher pour il y a que des diplômés qui parlent, il y a que en fait toutes les ça marche avec toutes les formes évidemment de de domination qu'il y a dans la société qui peuvent se reproduire dans le collectif humain et il y a des méthodes de l'éducation populaire qui permettent bah d'inverser les choses.

Par exemple, dans les réunions de se dire "Bah en fait, tout le monde est légitime à parler." Justement parce que finalement quand on sépare les temps de discussion et les temps de préparation d'organisation, bah ce qui est démontré, c'est que souvent par exemple les femmes, elles vont plus parler dans le deuxième temps de la réunion qui est un temps d'organisation. Tu ? Euh en fait finalement, il va plus avoir de sentiment de légitimité sur l'organisation que sur la discussion politique, voilà.

Et du coup bah ça va créer aussi des formes de hiérarchisation parce que c'est comme ça que ça marche et puis du coup aussi on se remet à valoriser l'analyse politique du moment et à dévaloriser le point qu'on fait à la fin sur bon bah alors qu'est-ce qu'on ? Alors qu'en fait ça devrait être la question centrale et la première question que se pose n'importe quelle réunion de groupe d'action, c'est bah qu'est-ce qu'on ? Qu'est-ce que vous avez envie de ? Donc on peut aussi déjà décider qu'on inverse les choses. Ou à chaque fois se dire bah en fait à chaque fois qu'on fait une interro sur la situation politique, qu'il y ait toujours une proposition, qu'il y ait toujours quelque chose, voilà.

On peut aussi, il y a des méthodes d'éducation populaire qui permettent de dire aussi qui pense n'avoir rien à ? J'aime beaucoup ce truc, je vous fais un petit une petite formation express là-dessus. Le point politique, vous pouvez dire qui pense n'avoir rien à ? N'avoir rien à dire dans le point politique, OK, tu te mets là. Qui pense avoir beaucoup de choses à ? OK, tu te mets là. Classez-vous entre les deux.

Euh voilà, puis alors du coup bah vous allez avoir la personne qui est la plus en situation de domination dans le collectif parce que bah par exemple qui est députée donc elle pense qu'elle a des choses à dire et elle est elle a raison de penser qu'elle a des choses à dire parce qu'elle a suivi les trucs de près et cetera.

Après tu as la personne qui est là depuis longtemps et où tu as le retraité qui a le temps de se lire toute la l'actu et tout qui a lu toutes les pardon, j'ai rien contre les retraités, au contraire, on a besoin d'eux mais ils ont lu toutes les notes de blog de Jean-Luc qui sont à jour et tout alors que bon bah le le gars qui était au travail machin, il a rien du tout pu suivre et cetera. Et en fait on se classe en ordre et on dit OK, bah on va commencer par ceux qui ont rien à dire.

Du coup vous allez voir ça va ça va aller vite parce qu'il y a des gens derrière qu'on va Alors du coup tu as rien à dire mais du coup tu peux nous dire pourquoi tu as rien à dire, qu'est-ce que tu as Bon tu as pas eu le temps enfin raconte-nous comment ça va en ce ? Et ah bah ils vont commencer à dire un truc et ça va être une question. Bah j'ai rien à dire mais j'ai quand même entendu à la radio vite fait en rentrant du boulot qu'il y avait tel truc et du coup j'ai telle question. Ça va orienter en fait la discussion.

Du coup tu as le deuxième il fait ah bah bah tiens, moi je suis peut-être en capacité de répondre à ta question alors que je pensais n'avoir rien à dire mais la question du premier me permet de répondre. Et en fait si on a bien fait les choses, le dernier qui parle il a beaucoup moins de choses à dire finalement parce que en fait on a co-construit les choses.

Bon voilà, je vous donne un exemple comme ça mais pour dire en fait qu'on peut réinventer plein de façons de discuter ensemble pour que tout le monde se sente à l'aise, réinventer plein de façons aussi d'agir et des horaires, des Moi, je milite par exemple sur la question de la participation des femmes et parce qu'on sait qu'on est dans une société où elles ont encore beaucoup énormément la charge euh familiale et cetera.

Bah, de se dire qu'on peut changer les horaires de réunion, mais aussi dire "Enfants bienvenus." et puis on se débrouille, dire "Est-ce qu'il y a besoin Qu'est-ce qui Et puis consulter, dire "En fait, faire peut-être un un moment une réunion en mixité qui est de dire "En fait, quelles sont les difficultés que vous rencontrez en tant que femmes ? Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l'organisation ?" Et alors du coup, qu'est-ce qu'on pourrait ? Est-ce que ce qui serait plus simple, ce serait de prévoir pour la manif et c'est de voir si on se cotise pour une baby-sitter pour la manif, pour mettre tous les enfants ? Ou est-ce que c'est de faire des coins ?

Ou est-ce que c'est de se garder mutuellement les ? J'en sais rien. Est-ce que c'est Mais en fait, de poser ces questions-là pour montrer Voilà, moi j'ai fait un atelier des lois avec des mères isolées. Bah, évidemment que si tu veux que tes mères isolées, elles viennent écrire la loi pour les mères isolées, bah ton ton premier des trucs, c'est que tu fais un coin enfants et tu t'assures qu'elles puissent venir avec leur enfant. Parce que sinon, en fait, tu as rien compris aux conditions matérielles d'existence et donc du coup, tu fais dans l'atelier, tu as que des militants assoumis qui sont venus se qui sont venus participer à un truc qui les concerne pas. Tu vois ce que je veux ? Bon.

Donc, mais on essaie de faire ces ces choses-là et on doit toujours l'avoir en tête. Et quand tu disais le comité électoral, justement, il y a une évolution du comité électoral, je vais arriver du coup sur le fonctionnement du comité électoral. Euh, le comité électoral, on a décidé au bout d'un moment que euh il y a il faut qu'il y ait toujours cette dimension nationale qui est hyper importante pour la visibilité et aussi pour la légitimité de la discussion de de la décision.

C'est de dire "En fait, c'est des personnes identifiées comme dans toutes les organisations, hein, contrairement à ce que les gens racontent, notre comité électoral, il est identifié." Euh, il y a dans tous les les partis, il y a des états des partis où même c'est par euh euh je sais pas quoi de tendance, machin, ils ont fait des esp- Enfin, ils font des espèces de calculs compliqués avec des points et cetera et puis après, on sait pas trop comment se sont faits les Nous, on sait que voilà, ils ont C'est c'est eux les membres du comité électoral.

En fait, c'était C'est des gens qui ont été tirés au sort pendant un moment, ensuite, c'est des gens qui ont une certaine expérience, c'est des gens qui viennent des différents secteurs du mouvement. Ça se renouvelle, mais on s'est rendu compte que l'expérience était hyper importante parce que c'est un boulot hyper ingrat et et on a on a un problème de disponibilité et un problème d'expérience. C'est-à-dire qu'il y a des gens parfois qui sont arrivés et en fait, en réalité, ils avaient pas mesuré ce que ce serait comme type de travail et ils sont pas restés. Donc on est par exemple ça c'est sur le tirage au sort dans le mouvement on avait des modalités de tirage au sort.

On fait très attention à ce que le tirage au sort reste quelque chose qui permet de brasser et aux gens de de s'inclure et pas qui ré-exclut au final parce que des gens qui sont tirés au sort et qui après complexent parce qu'en fait ils ils avaient dit oui pour une tâche mais en réalité il valait mieux partir des personnes qui ont qui réunissent un certain nombre de critères de disponibilité pour pouvoir la faire la tâche plutôt que de mettre des gens en fait dans l'incapacité de l'assumer la tâche donc c'est toutes ces ces questions-là.

Mais par exemple le comité électoral on s'est rendu compte qu'il fallait maintenant qu'il y ait à certaines dans certains cas dans dans les élections qu'il y ait des référents régionaux voilà mais qui qui ne ne sont pas forcément décisionnaires dans le comité électoral mais qui vont permettre de te faire le lien avec la base locale et qui vont peut-être penser justement à enfin essayer de pousser les militants à faire à chaque fois à chaque élection on se dit comment par exemple la prochaine élection municipale ça va être un enjeu comment est-ce que on assure comment on donne confiance et moi je pense que parfois justement peut-être des réunions non mixtes et cetera mais comment est-ce qu'on donne confiance à notamment des femmes parce qu'on a toujours des problèmes sur la parité même si on s'y est tenu et cetera mais c'est toujours compliqué.

Et aussi la parité c'est aussi pour ça qu'on a besoin d'intervention du comité électoral.

Je vous rappelle que la dernière fois où on a dû payer enfin c'est surtout que c'est là où est le problème c'est pas l'amende mais qu'on n'a pas réussi à avoir un nombre paritaire de candidats c'est que le fait qu'on avait on avait redonné aux dernières en dernière instance la validation aux cadres locaux et on avait sous-estimé le fait qu'il y avait des endroits où des des des femmes allaient dire bah finalement machin il a vraiment très envie d'y aller et puis moi moins et cetera et donc il y a des endroits où ça s'est ré-inversé alors que on penchait plutôt pour que ce soit la femme dans le binôme on fait désigner des binômes et cetera bon.

Voilà mais tout ça on a une organisation j'ai oublié de le dire j'aurais dû le dire les binômes tous les espaces et tous les pôles du mouvement sont co-animés par des binômes paritaires et ça c'est hyper important parce que c'est deux choses c'est le féminisme et c'est aussi le partage du pouvoir. C'est aussi le fait de se dire bah en fait quand on anime c'est bien d'être deux parce que ça ça limite les questions de de chefferie.

Ça résout pas tout hein, mais donc euh sur euh euh sur du coup je je je je j'enchaîne sur les l'objectif de construire le le peuple révolutionnaire et les élections, bah précisément, je pense qu'on en fait partie, c'est ce qui distingue la France insoumise, c'est que euh la France insoumise elle est reconnue pour s'engager dans des enfin pour ne pas être là que pour les élections, voilà. Ça veut pas dire qu'on le fait suffisamment, qu'on le fait assez et cetera, mais c'est-à-dire notre présence, cette porosité avec les mouvements sociaux, avec avec les luttes, avec les auto-organisations. Par exemple, on a créé des un réseau des des locataires insoumis.

Bah le réseau des locataires insoumis, c'est qu'on s'est rendu compte que bah oui, l'immeuble pouvait être un espace d'auto-organisation et donc on pouvait aider des locataires et donc on n'est pas en train de leur dire "Bon alors le réseau des locataires insoumis, c'est celui qui va ensuite euh soutenir l'élection mais on n'est pas en train Voilà, c'est pas une campagne électorale." Donc en fait, si tu rentres dans la France insoumise, si tu arrives raisonnablement, enfin tu verras qu'en fait il y a un des cadres d'action, tu tu peux te retrouver à faire des choses qui sont pas en apparence euh corrélées tout de suite à l'élection électo- à la les élections sectorielles.

Et en même temps, notre objectif c'est la révolution citoyenne, donc par les urnes et c'est hyper important en fait de donner aussi ce débouché politique aux gens. Et c'est aussi pour ça que par Là on parle de destitution, on parle de destitution pas parce qu'on est débordé qui mais justement parce qu'on veut que les gens on veut que se produise pas ce truc terrible dans l'esprit des gens qui est de se dire "On vote et ensuite le vote ne mène à rien." Donc si on n'est pas non plus présent dans le vote en disant "Mais nous, vos luttes, on les incarne dans le vote." en fait, on on on achève cette cette ce désamour.

C'est-à-dire que si on commence à dire "Oui, mais notre priorité n'est pas les élections." Non, il faut qu'on dise aux gens "Si, les élections c'est une priorité." C'est une priorité pas parce qu'on est électoraliste, c'est une priorité parce que c'est un des cadres dans lequel ta lutte de locataire insoumis, elle peut se traduire après par un changement de ta vie euh par telle et telle décision politique qui vont être prises, voilà. Et on le fait aussi en proposant après aux gens d'être candidats et cetera et cetera. Donc aussi il y a toute cette question de la représentation.

Le fait qu'on ait un tirage au sort dans l'assemblée représentative, pour ceux qui auraient pas Ouais, il y a peut-être des qui ici euh voient pas du tout ce que c'était l'assemblée représentative, j'imagine voilà. Bah je vous explique l'assemblée représentative, nous tous les 6 mois en réalité, ce qui se passe c'est que vous avez des représentants des secteurs, mais vous avez aussi on tire au sort quelqu'un qui est pas qui est un des animateurs ou animatrices des groupes d'action de son département. Et il est tiré au sort, c'est quelqu'un qui a il y a un rôle déjà dans son département parce qu'il anime ou elle anime un un groupe d'action.

D'ailleurs, on on tranche la parité pour que ce soit paritaire au final. Notre assemblée représentative, elle est paritaire. Donc on décide quel département et on varie à chaque fois. Là, ce sera une femme, là ce sera un homme et cetera. Mais ça permet aussi bah de faire tourner en fait de de progressivement de faire prendre des responsabilités autres au niveau national et cetera et de vous confronter à la question du consensus. Alors, j'y viens sur les questions d'organisation. Je vais pas rentrer dans le détail de chacune des boucles départementales, mais oui. Oui, le le consensus est une pratique difficile.

Moi, ce que je suis contente de voir c'est qu'en général quand les gens viennent me dire ça, c'est plutôt pour me dire qu'ils veulent pas revenir de Enfin, ils voient bien les résistances qu'il y a à ça. Euh, mais ils voient bien l'intérêt qu'il y a à ça. C'est-à-dire qu'ils voient bien en fait à quel point ça crispe une fois qu'on se dit que on va faire un vote pour régler tout le monde, pour régler tout ça. Bah, en général quand on arrive à l'idée de bon, bah pour clarifier, on va faire un vote, c'est qu'en réalité il y a des tensions pas réglées dans le collectif. Il y a des questions non résolues. Et donc du coup, le vote est en fait une façon de shunter le débat et la démocratie.

C'est pas du tout une façon de s'assurer. Un vote de validation à la fin qui est de dire on a fait tout ce processus de discussion, on est arrivé à ça. OK, il y a eu quelques il y a eu des blocages, des objections. On a essayé à chaque fois que le de lever les trucs. Et à la fin, et bien on valide au bout du processus, on a réécrit notre texte, on a réécrit notre truc, on a un peu changé, on a changé les binômes, les machins et tout. Au bout du processus, on peut dire bon, voilà, est-ce qu'il y a un ? Et puis l'accord, il peut prendre la forme d'un vote.

Mais ça peut pas être un vote où on oppose les personnes les unes aux autres entre elles et cetera parce que c'est comme ça qu'on crée les les choses. Alors, comment on diffuse la pratique du ? Bah, euh, en marchant. Euh, et donc du coup, et bah oui, l'assemblée représentative, une assemblée représentative, bah, les gens se forment à ça aussi. Euh, la question des référents départementaux, il va y avoir des renouvellements et cetera et les gens se C'est comme ça qu'on se forme aussi à ça. Mais du coup, ça oblige aussi à se dire que tout doit pas se faire à l'échelle de la boucle départementale.

C'est-à-dire qu'il y a des choses, si ça bloque à l'échelle de la boucle départementale, bah c'est que peut-être que vous avez posé une question à la boucle départementale qui n'est pas de son ressort. Voilà. Et tu parlais de la question de l'organisation d'autres événements, est-ce que quelqu'un peut ponctuellement participer à la boucle ? Mais tu te rends compte de ce que ce serait si moi je te donnais la réponse, ça veut dire que le truc a pas fonctionné. C'est que justement ta boucle départementale, et ben elle est faite des animateurs animatrices de GA.

Si on se rend compte qu'il y a quelque chose qui a eu lieu, ah tiens, il y a telle lutte, il y a tel copain qui a participé à telle lutte, ce serait intéressant de le faire venir à notre réunion, euh logiquement tout le monde dit oui. Si quelqu'un dit non, ? Ah bah il dit non peut-être parce qu'il pense que le copain euh en fait il va venir influencer une décision qu'on devait prendre. Alors du coup peut-être il faut réfléchir, quelle est ta ? Tu ? Et c'est ça qui fait Mais a priori, bah oui ça peut paraître logique à certains moments.

Mais si si on l'inclut parce que c'est quelqu'un qui a fait un truc super dans son coin, peut-être que c'est intéressant de se dire OK, on lui propose de discuter, mais en fait peut-être que c'est quelqu'un qui a une tâche, donc peut-être c'est quelqu'un qui devrait à un moment créer un GA. Et puis si quelqu'un dit ah bah non, c'est pas une bonne idée. Ah bah OK, peut-être que tu veux nous parler de quelque chose qui a un sujet avec cette personne, que tu as un problème avec le fait qu'elle vienne parce que c'est au-delà de son Le problème c'est pas son action, c'est pas ça. C'est-à-dire que souvent ça nécessite de l'explicitation et du temps.

Et parfois on n'a pas le temps, et il faut aussi l'assumer, c'est-à-dire bah là on n'est pas dans la temporalité, on va pas attendre une validation de la boucle départementale pour faire un truc. Mais du coup on va le faire à l'échelle des gens qui se sont mis d'accord pour le faire. C'est-à-dire sans aucune agressivité des gens qui vis-à-vis des gens qui sont pas d'accord pour le faire, et en parlant pas au nom des gens qui étaient pas d'accord pour le faire.

Et si les gens n'étaient pas d'accord pour le faire en disant "Attends, ça nous engage en tant que département", il faut les entendre parce que ça veut dire qu'ils ont considéré que ça c'était pas une échelle, ce que tu racontes c'est pas de l'ordre de l'échelle d'un GA. Si tu dis "Ah oui, bah alors on va déve- on va déplier un truc sur le principal pont de la ville et cetera, mais c'est mon GA qui s'en occupe", et que les autres GA ils disent "Non non non euh ta banderole sur le pont de la ville là, on la sent pas et cetera", il faut qu'ils écoutent parce que en fait la banderole sur le pont de la ville, ça va quand même peut-être inclure inclure tous les insoumis finalement du coin.

Vous voyez ce que je veux ? Donc du coup dire "Bah écoute, tu redimensionnes ton truc. Tu fais ton truc déjà, fais ton fais ton apéro de bas d'immeuble, vois si ça marche, et après on verra si on fait un truc à l'échelle du département. Je prends des Je prends des exemples comme ça. Euh Alors Euh le comité électoral et le lien avec les boucles, bah précisément, il n'y a pas de lien entre le comité électoral et les boucles. Justement pour pas que les boucles euh les En fait le lien qui s'est fait, c'est que on a proposé euh là, c'était une nouveauté, c'est qu'on a on on propose à chaque échelle des avis.

Alors pour les élections législatives, vous comprenez bien quand il y a une dissolution et qu'on a une semaine pour désigner des candidats on n'a pas le le normalement ce que ce qu'on fait, c'est à l'échelle donnée, on on propose une réunion et on demande à cette réunion de faire ses remontées au consensus. C'est ça qu'on fait. Là, on n'avait pas le temps de le faire, mais on a proposé du coup aux individus de le faire.

C'est-à-dire que vous avez tous reçu dans votre boîte mail un un message qui vous permettait de dire ce que vous pensez du candidat de la dernière fois, parce que quand même globalement l'idée c'était de se dire bon bah écoutez, on reprend les candidats, mais peut-être qu'il y a eu des trucs où ça s'est mal passé, il vaut mieux qu'on soit au courant et cetera.

Euh il y a eu des formes de consultation et d'ailleurs les candidats, y compris euh les députés hein, moi aussi je crois que dans ma circonscription, les gens ont été consultés pour savoir ce qu'ils pensaient voilà, parce que ça permettait de dire et ça aussi Voilà, c'est il y a aussi des endroits où des gens se sont exprimés pour dire en fait nous il y a un souci. Voilà. Bon vis-à-vis de candidats ou plus ou de gens déjà élus. Bon. Donc Voilà, là on avait un temps euh très peu de temps pour le faire, mais on l'a fait. Euh posez la question au PS pour savoir s'ils ont consulté euh tout localement pour leurs candidats hein. Moi je ça m'intéresserait de savoir hein.

Je suis pas sûr qu'ils ont envoyé un mail aux gens avec un formulaire pour t'adresser au comité électoral. Je suis même pas sûre hein. Voilà. Et je suis pas sûre qu'à chaque fois sinon quand ils ont temps ils font des AG locales et cetera. Je suis pas sûre que ça prenne cette forme-là où tous les insoumis sont les bienvenus et cetera. Bon. Et je suis pas sûre qu'au bout du bout après il y a un vote sur leur liste de candidats. Parce que j'ai encore lu quelque part que la France insoumise avait déjà il y avait pas de Ouais mais si En fait nous on a un processus et à la fin les choses elles se font et en plus à la fin tu as un vote sur la sur la liste des candidats. Voilà. Bon.

Donc c'est ce qu'on essaie de faire à chaque fois, mais même si euh le la temporalité est pas toujours euh très simple. Voilà. En articulant les les niveaux. Euh juste il y avait une question sur le euh euh juste une réaction sur notre force militante à l'aide des autres partis là. Je sais plus qui l'a dit. Oui. On va le voir dans l'autre sens. Il y a plein de gens qui ont compris lors de cette dernière élection que les insoumis c'est hyper utile pour gagner une élection. Et parfois c'est les mêmes qui disent que les insoumis sont des boulets mais dans leur circonscription ils ont vu que c'était quand même pas mal que les insoumis soient là.

Et y compris même les macronistes, il y a des endroits où les macronistes ils se sont dit "Bah c'est pas plus mal à la fin en fait que les électeurs du NFP ils aillent dans les endroits où il y a des désistements." ? Voilà. Et c'est ça et moi je crois que c'est ça, ça va être ça notre force. On ne doit pas être tombé dans les trucs mesquins. C'est juste du coup les gars vous avez compris ce qu'on est capable de faire. Maintenant si vous voulez faire sans nous be my guest. Et j'ai envie de dire pour les élections municipales il y en a je pense qui se posent déjà la question hein.

Qui disent "Ouh on a vu les insoumis en mouvement, on a compris ce que c'était les avoir avec nous ou pas." Et on se doute de ce que ce serait de les avoir avec des candidats contre nous. Voilà. Donc c'est une force. Ne jamais faire d'une force une faiblesse. Voilà, c'est notre force. Et à chaque fois qu'on fait une alliance, on montre notre force. Voilà. Juste un truc sur le conseil politique. Alors là ça va être ultra technique pour les gens qui n'y connaissent rien. Le conseil politique euh c'est quelque chose qu'on a proposé euh à l'issue de la dernière euh de la dernière assemblée représentative de décembre.

Euh en fait c'est un c'est euh on a proposé de mettre en place euh une un cadre qui permettent de répondre à la question de comment les organisations membres de la France insoumise participent à un espace de discussion. Sans non plus créer un système de tendance, c'est-à-dire de dire "Ah bah tu es membre de telle organisation qui pèse je ne sais même pas combien de personnes au sein de la France insoumise. Tu es membre de droit de la coordination des espaces et donc au nom de ton micro-parti que tu as fondé tu as la même voix au chapitre que quelqu'un qui anime tout le secteur de la vie du mouvement ou qui se tape tout le secteur des luttes ou tout le secteur du programme.

et après tu vas aller à l'assemblée représentative t'exprimer au sein et avec des gens qui sont des représentants de tous les départements et toi tu vas parler au nom de ton organisation qui parfois réunit moins de gens que le nombre d'insoumis dans un département.

Bah je le dis enfin donc c'était important qu'il y ait un cadre qui soit pas un cadre décisionnel mais qui soit un cadre qui soit un lieu d'échange qui permette en fait avant au moins avant chaque assemblée représentative mais même sur une base plus régulière nous on avait proposé que ce soit mensuel de réunir des gens qui soient les représentants des organisations membres de la France insoumise donc il y a le Parti de Gauche il y a le Parti Ouvrier Indépendant il y a Picardie Debout La Gauche Écosocialiste et cetera.

Ce qui était compliqué c'est qu'on a compris que nous on a proposé ça et là il y a ça a été aussi une occasion de clarification de qui voit l'intérêt de ça en disant bah oui c'est conforme en fait à ce que c'est que la France insoumise et qui dit ah non nous notre but c'est constituer des tendances dans la France insoumise. On l'a quand même fait on a tenu les réunions on a tenu les réunions à chaque fois qu'il y avait des participants pour les tenir.

Je vais pas aller beaucoup plus loin mais vous comprenez ce que ça veut dire c'est-à-dire que euh enfin on a aussi autre chose à faire en fait c'est la coordination des espaces qui propose des rencontres avec tous les donc si au bout de deux trois quatre réunions en fait on a au personne qui veut représenter telle organisation qui voulait absolument être représentée à la coordination des espaces on dit bah ça veut dire qu'ils considèrent que le conseil politique eux-mêmes ils ont décidé que le conseil politique était pas un cadre intéressant mais donc du coup euh voilà donc en fait les donc le bilan devrait être fait.

On devait avoir une assemblée représentative en juin où on aurait déjà euh parlé mais le mieux c'est de d'en d'en faire parler Francis Parny parce que c'est lui qui est le l'animateur de ça et il doit faire le bilan et il devait faire la vérification justement de je crois qu'on est dans des moments de clarification tout le monde l'aura vu donc je pense qu'il y aura une vérification à faire de euh est-ce qu'il y a cet accord de principe sur la forme mouvement sur le fait de refuser le fonctionnement par tendance et à partir de là est-ce que du coup le conseil politique peut peut être un un organe qui est intéressant ou est-ce que c'est pas dans ce cadre-là que ça doit avoir lieu est-ce qu'il faut penser autre chose mais en tout cas il faut vérifier avec chacune des il faut commencer par vérifier avec chacune des organisations comment elle se situe par rapport à la France insoumise, ce qui permet de botter en touche sur la question de la gauche écosocialiste.

À cette heure, je ne sais pas. À cette heure, je ne suis pas sûr de bien comprendre. Donc je ne peux pas répondre là publiquement euh mais je pense que ça fait partie des moments un peu de clarification qu'on doit avoir euh en fait avec les organisations parce que moi je ne suis pas toujours sûr de comprendre le lien entre les organisations et les leurs parlementaires. Mais en tout cas là maintenant on a un peu des outils de clarification c'est-à-dire qu'il y a des parlementaires qui siègent dans un autre groupe que celui de la France insoumise. Donc ça clarifie mais je sais pas si ça clarifie tout dans les organisations.

Mais il faudra clarifier, c'est-à-dire il faudra dire à un moment euh parce que par contre une des règles de la France insoumise c'est que bah il y a des groupes qui peuvent appartenir à la France insoumise mais par contre comme dans toute organisation politique parce qu'on est quand même pas non plus euh on va pas non plus nous demander de faire ce que fait aucune organisation politique, c'est-à-dire continuer d'accueillir en notre sein des gens qui soutiennent d'autres forces politiques aux élections. Genre ça c'est juste la base.

Donc en gros la question c'est bah tu es insoumis, tu soutiens euh la France insoumise mais tu peux être membre d'une organisation qui a son aussi une forme d'indépendance, c'est-à-dire qui va avoir ses propres modes d'action, de réunions. Si toi tu crois à la forme partie que tu as besoin de faire partie avec des réunions tous les lundis soir pour faire l'analyse de la situation politique et avec des gens qui sont cotisants, des gens qui sont non cotisants, des gens qui ont le droit d'en être, qui ont pas le droit d'en être tu as le droit, c'est ton parti.

Mais il faut que tu acceptes que le fonctionnement que pour être au sein de la France insoumise il faut que tu sois d'accord avec cette forme ouverte de la France insoumise qui fait qu'il y a ici plein de gens. Ici on a combien de gens qui sont membres d'une organisation autre que la France insoumise euh et pas syndicale, organisation politique. Membre de parti. Voilà, donc on est dans une organisation où quand même il y a plein de gens qui sont euh voilà qui se sentent à l'aise dans le mouvement et qui ont pas forcément envie d'être membre ensuite d'un d'un de de d'un d'un parti, d'un groupe au sein de ce mouvement.

Donc il faut qu'on arrive à trouver le le respect de tout ça et en tout cas je pense qu'on est effectivement dans un moment de clarification par rapport à ça. Voilà, je vais terminer publiquement là-dessus.