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interviewEurope 1· 29 août 2025 5 min

La légende de François Bayrou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

7h 9h Europin matin et place à votre signature europein du vendredi. Catherine est avec nous. Bonjour Catherine.

Bonjour Dimitri. Bonjour à tous. Alors l'homme de la semaine c'est évidemment François Bairou.

Dès lundi, il a ouvert le feu avec sa conférence de presse annonçant un vote au Parlement le 8 septembre, un vote de confiance. Pour cherchait-il en tout cas cela a provoqué un effet dans l'opinion hein. Et oui, la France surendetté va très mal.

Les chiffres à l'appui, le docteur Bairou nous le dit. Elle est au bord du précipice, il faut donc agir. Et pendant plus d'une heure, pédagogue grave, il a posé son diagnostic sans bredouiller ni sans mêler dans ses papiers car pour la première fois, il utilisait un prompteur pour annoncer un vote au Parlement le 8 septembre.

Drôlement malin, non ? Voilà, qui coupera les effets des manives du 10, on bloque tout. Mais avoir la tête des ministres on voyit qu'il se demandaiit si ça n'était pas leur chef qui débloquait un peu puisque'aussitôt la gauche et le RN ont annoncé qu'il ne voterait pas la confiance et donc qu'il saurait qu'il sauterait avec lui.

Mais quelle mouche l'avait donc piqué ? Alors il expliqué François Baou sur TF1 qu'il ne voulait pas passer en force. Ben oui, plus démocrate que lui tu meurs.

Je ne demande pas la confiance dit-il que c'est beau et il a raison. Confiance est en effet un mot qui n'existe ni dans la Constitution ni même dans le règlement de l'Assemblée nationale. L'article 49 alinéa 1 qu'il va utiliser précise que le Premier ministre engage sa responsabilité devant le parlement.

Façon de dire au aux députés, "J'engage la mienne, la responsabilité, soyez à tour responsable pour la France." Car dans un hémicycle aussi morcelé, le mot confiance ne convient pas. Il est judicieux seulement quand le Premier ministre est s'assuré d'une majorité confortable.

C'est alors un jeu sans risque. On compte juste les réfractaires, il y en a toujours une poignée. Mais depuis la dissolution, engagé cet article demande une sacrée préparation.

Alors le Premier ministre, il a travaillé tout l'été à Maton. Oui, certes, il a pas pris de vacances, mais dès le 15 juillet, il avait délivré une ordonnance, 44 milliards d'économie, une réduction des dépenses de 21 milliards. Mais malgré cela, les dépenses publiques augmenteront de 20 milliards cette année, une année blanche.

Et la suppression de 2 jours fériers, c'était mieux que rien mais disant une thérapeutique petit bras et ces deux jours fériers, vu les réactions outrées qui venaient de partout, le premier ministre était déjà entendre qu'il était prêt à les abandonner. Mais quand on a besoin de l'abstention du Rassemblement national ou des socialistes, le b àas de la politique voulait que l'on prenne des assurances auprès d'eux. Il faut les cajoler, les recevoir, marchand.

Mais oui, ce qu'il n'a pas fait. Et pourquoi l'interroge dit le boulot ? Parce qu'ils étaient en vacances.

Répond François Baou et là il se moque. Sans parler de ses attaques contre les boomers qui lui ont pas fait de mal. Pourtant autre gaffe.

Alors le 21 août, il est allé dîner à Brégançon. François Baïou hein pour décrocher le feu vert du président. Il l'a eu.

Bah vous savez, le premier ministre était si sûr de lui que le président était impressionné car il n'a pas toujours la main verte côté bon sens politique. Contraindre les députés à se montrer raisonnable vu la gravité de la situation. Logique non un bon coup.

Voir car peut-être finalement aussi tordu que d'annoncer la dissolution un soir de défaite électorale. Une claque assurée si c'était le cas. Le départ de son premier ministre risquerait bien de mettre le président au bord de la barricade, l'a-t-il même perçu ou alors cette éventualité l'enchanterait au fond car elle lui permettrait au milieu du chaos généralisé de reprendre la main.

Alors qu'est-ce qu'il veut vraiment François Baou ? Ben il a 10 jours pour convaincre les partis qu'il recevra lundi. LFI et les verts se sont déjà récusés.

Le RN viendra. Je vais me battre comme un chien promet-il. Mais s'il est défit, le 8 septembre après avoir prononcé un discours qui sera sûrement celui de sa vie, alors façon Mindess auquel il se réfère tout le temps, le voit déjà partir la tête haute, sûr d'avoir dit la vérité au français comme lui, oubliant que Mindes mais ça c'est aussi l'histoire d'un grand rattage politique puisqu'il n'est jamais revenu.

François Baïou, lui est un homme qui parle de lui avec respect et dévotion. tout ce qu'il y ait fait, croit-il et nobles, son futur. Dans ce cas, et bien il retournera d'abord à bord à peau préparer les municipales de mars prochain et qui sait 2027.

La présidentielle battu déjà trois fois, ses proches disent mais oui qu'il y songent toujours. Mais vous savez les songes sont des fumés auxquelles on donne la forme que l'on désire, n'est-ce pas ? Quant à la réalité, toujours est-il qu'elle est impossible à modeler.

Signature europein Catherine Net. Merci beaucoup Catherine.