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interviewPS - Parti socialiste· 26 octobre 2025 51 min

« Je défendrai dans l’hémicycle la taxe Zucman. »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et oui, bienvenue dans en toute franchise l'émission politique dominicale de LCI avec le Parisien. Bonjour Olivier Fort. Bonjour Elizabeth Marischau.

Ravi de vous recevoir. Vous êtes premier secrétaire du Parti socialiste. Censure ouin.

À nouveau le sort du gouvernement le cornu en l'occurrence là est entre vos mains. Jusqu'où ira votre volonté Olivier Fort de trouver un compromis sur le budget ? faute de quoi vos efforts pour suspendre la réforme des retraites auront été vain et la dissolution plus probable que jamais pour vous interroger ce matin Harlette Chabau.

Bonjour Harlette éditorialiste LCI Olivier Baumont bonjour chef adjoint du service politique du parisien sachez que Julien Arnaud en fin d'émission vous soumettra son questionnaire du tac au tac mais pour commencer si vous voulez bien trois questions. On va les développer. Vous répondez dans un premier temps oui ou non.

S'il n'y a pas d'évolution d'ici lundi sur la taxation des plus riches, ce sera terminé en sens. C'est ce que vous disiez vendredi matin. Y a-t-il eu des évolutions ?

Oui ou non ? Non. Le Sénat rétablira la réforme des retraites affirme le président du Sénat, Gérard Larchet, ce matin dans le Parisien.

Est-ce que vous vous êtes fait avoir ? Non. Il y a une conférence à l'université de Saint-Denis Paris 8 le 15 octobre.

Ça a été révélé cette semaine. Des étudiants ont été incités par une intervenante à la tribune à ne pas condamner le 7 octobre. Condamnez-vous le 7 octobre, 200 étudiants ont répondu non en cœur.

Faut-il des sanctions exemplaires ? Oui, on va y revenir sur tous ces points qui sont importants dans l'actualité, mais d'abord à la recherche d'un compromis. Euh soyons clair, ce matin en toute franchise, si Sébastien Lecornu ne cède pas à vos exigences et on verra lesquelles, est-ce que vous le faites tomber ?

Alors, d'abord, ce ne sont pas mes exigences que qu'on se comprenne bien. Pourquoi est-ce qu'on cherche là, on est dans la première partie du budget et donc on cherche les recettes. Si nous n'arrivons pas à trouver des recettes suffisantes, notamment sur le produit de la rente, sur les grands patrimoines financiers, sur les gars femmes, sur toutes ces entreprises qui font des super profits, et bien nous n'aurons pas d'argent pour ensuite soulager les Français.

Donc l'objectif c'est de corriger la copie qui a été présentée par François Berou puisque en réalité ce budget qui a été présenté par Sébastien Lecnu est la reprise de ce que François Beou avait lui-même présenté le 15 juillet et donc obstant quelques efforts qui ont été réalisés, une trajectoire un peu moins dure et puis la suppression des jours fériers. Mais pour le reste, on a toujours la le gel des pensions de retraite, la fin de l'abattement de 10 %, la le gel des prestations sociales, la hausse des franchises médicales. Bref, toute une série de sujets qui font que ce sont les français, vous avez dit c'est le musée des horreurs.

Vous avez dit ce sont des objectif c'est de faire en sorte que les Français ne payent pas. Les Français ordinaires ne payent pas les impôts que les riches ne veulent pas. Vous nous avez dit il y a pas d'évolution.

Vous az demandé s'il y avait eu des évolutions depuis vendredi matin. Vous avez dit non, il y a pas d'évolu. Du coup, ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas.

Je dis simplement que pour l'instant, enfin pour queon se comprenne bien parce que tout le monde ne suit pas les bas parlementaires heure par heure, nous en sommes au tout début de la discussion et nous avons vu deux articles. Donc on est très très loin d' on a même pas abordé encore les sujets qui sont les sujets les plus difficiles sur la taxation du patrimoine. Est-ce que les discussions vous avez encore des discussions euh pour essayer de trouver un compromis et avec qui ? le premier ministre ou bien des ministres, c'est-à-dire Ber non, nous avons un dialogue qui est un dialogue permanent avec des interlocuteurs variés mais y compris le premier ministre qui y compris comit le premier ministre.

Oui, bien sûr. En direct. Oui.

Oui, mais qui décide au fond dans ce débat budgétaire ? C'est parce que généralement c'est Ber qui est en première ligne. On a vu premier ministre présenter lui-même aussi, on va dire au moins le cadre du budget.

C'est lui le patron des discussions ? Ben pour moi, c'est le patron. C'est lui qui est le premier ministre et c'est lui que sa majorité toute relative est censée suivre.

Maintenant, je n'ignore pas le fait que cette majorité relative a implosé il y a 15 jours et que les débats sont très compliqués. Mais euh Boris Valot a été aussi discuté cette semaine avec euh d'abord euh les patrons euh des groupes de gauche écologiste et communistes qui sont venus dialoguer avec lui avec les groupes de droite pour essayer de trouver les voix de passage éventuelles. Pour l'instant, ils ne les ont pas trouvé mais euh en tout cas cette discussion existe et il est normal dans un parlement où il n'y a aucune majorité absolue que tout le monde se parle.

Ce serait même l'inverse qui serait inquiétant. Ne pas se parler, c'est scandamé à n'avoir aucun budget. D'accord.

Mais quanden est-il exactement le la nature de vos échanges, de vos discussions avec le Premier ministre euh y compris dans votre propre famille politique, certains évoquent des discussions un peu secrètes en coulisses derrière derrière derrière boutique avec le locataire de Matignon euh qui laisserait peut-être entendre que il y a ce qui est dit sur les plateaux en interview et puis a ce qui se passe en coulisse. Vous pouvez nous en dire un petit peu plus sur la nature de votre relation avec Sébastien Lecnu dans le cadre des discussions budgétaires ? Ben, elle est totalement enfin, elle n'est pas secrète.

La réalité c'est que je viens de vous dire à l'instant que les contacts existent et qu'ils sont normaux et que les euh concrètement vous appelez, vous textez tous les jours, enfin on a besoin de comprendre un peu cette mécanique et de comprendre un peu justement justement les les bougées qu' peuvent avoir dans le bien sûr, nous nous appelons et nous essayons de discuter au fur et à mesure des différents éléments. Pour l'instant, nous n'avons jamais réussi à conclure sur quoi que ce soit, mais la discussion existe et donc l'objectif, c'est d'aboutir la semaine prochaine. D'accord.

Mais il est comment ? Enfin dans ces discussions là, c'est quelqu'un qui est ouvert avec qui on peut discuter. Vous sentez que les bougé sont est-ce qu'il est un bon interlocuteur ?

Voilà. Est Oui, c'est un bon interlocuteur au sens où la discussion est fluide. Ça ne veut pas dire que nous sommes d'accord. il est de droite, je suis de gauche et nous avons donc des différents qui sont des différents que nous ne dépasserons pas mais il y a la volonté de part et d'autres d'aboutir à un moment à ce que le la France soit dotée d'un budget avant la fin de l'année.

Et pour ma part, ce que je lui répète et ce que je répète devant vous, c'est que si ce budget est un budget qui frappe les Français dans leur immense majorité et que ce sont les plus modestes qui payent l'impôt des plus riches, ça n'ira pas. Et donc là, à ce momentlà, nous ne voterons pas. Est- Si nous votons pas le budget tombera.

Est-ce que vous lui faites confiance ? Vous ne faisiez pas confiance à François Baou ? Vous avez estimé que vous avez roulé dans la farine.

Est-ce que Sébastien Lecnu vous estimé ce matin qu'on peut lui faire confiance ? Mais je ne voterai pas la confiance, c'est ça la question qui m'était posée. Mais en revanche, c'est un interlocuteur que je trouve fiable.

C'està-dire que à chaque fois que nous avons eu des différents notamment sur la question de la suspension de la réforme des retraites et bien il a ensuite fait en sorte que l'engagement pris à la tribune de l'Assemblée soit respecté y compris peut-être reviendra-ton sur la question du financement de la suspension. Il a ouvert la porte au fait que ce ne soi pas les autres retraités qui aient à payer cette suspension de la réforme des retraites. Donc de ce point de vue je considère que c'est un interlocuteur fiable quand il donne sa parole.

Pour l'instant, je vous le dis aussi, il n'y a pas d'accord au sens où nous n'avons pas réussi à trouver mais vous le menacez régulièrement et vous lui aviez encore fixé un ultimatum, hein. Je reprends vos termes pour la fin de ce weekend, c'est Boris Vallot mais sur la pour la fin de ce weekend, ultimatum qui est reporté puisque l'examen de la taxe Zukman Light, on va y revenir après, et a été reporté. Mais quand fixe ce genre de de de date butoire au premier ministre, comment comment lui réagit ?

Mais il sait très bien lui aussi que notre euh notre sujet c'est de réussir la semaine prochaine. Si nous ne réussissons pas la semaine prochaine, en réalité, s'il n'y a pas de marge de manœuvre pour corriger ensuite le projet de loi de finance et le loi la loi de financement de la sécurité sociale, ce sera en réalité terminé. Tout le monde pense que ça veut dire ça veut dire quoi terminer ?

Mais ça veut dire que nous n'aurons plus de possibilité d'avancer et donc et donc c'est maintenant que ça se joue. Non mais pour que pour que les Français comprennent, ça sera terminé. Ça veut dire quoi ?

Il y a pas il y a pas de vote de budget où vous déposez une motion vote du budget bien sûr et vous déposez une motion de censure mais oui parce que de toute façon nous sommes dans une situation de blocage complet parce que enfin c'est difficile de le comprendre parce que c'est du droit constitutionnel et du règlement des assemblées. En réalité nous commençons un débat ce débat passe ensuite au Sénat et il y a un espèce d'entonoir qui progressivement conduit à ce que les sujets qui ont été évacués de la première lecture ne puissent plus revenir. Et donc si vous avez donc des débats qui ont déjà été évacués en première lecture, vous ne pouvez plus jamais les réintroduire et donc si les marges de manœuvre sont déjà coupés à l'entrée du débat, ben vous savez très bien qu'à la fin vous n'arriverez pas vous aurez perdu la partie sur un certain nombre de sujets et donc pour vous quand vous dites ce sera terminé et bien ça veut dire que nous ne voterons pas et si nous ne votons pas à la fin vous voterez pas vous pouvez pas voter un un budget vous êtes dans l'opposition oui mais nous ne voterons pas non on votera contre et dans ces Qu'est-ce qui se passe ?

Mais même il y a pas que nous. Enfin, la réalité c'est que aujourd'hui vous avez une majorité qui est si relative que elle a besoin à la fois d'aller chercher l'éloin de l'abstention des socialistes, des communistes et des écologistes. Si c'est pas le cas, en réalité, ce budget va tomber et donc s'il tombe et bien il y aura pas d'autre choix que de censurer et puis ensuite d'aller à la dissolution sur quoi nous sommes prêts.

Mais d'ord, pour bien comprendre, si vous votez contre le budget, c'est automatiquement une notion de censure. Ben si nous votons contre le budget parce qu'il pourrait y avoir ne pas de il pourrait ne pas y avoir de budget mais un gouvernement qui demeure oui enfin pourquoi faire euh parlons mais enfin si là c'est un gouvernement sans budget et si c'est pour qu'on procède avec une loi spéciale qui nous impose tout ce que nous avons refusé nous ne pouvons pas l'accepter donc c'est la raison pour laquelle nous irons vers la censure à ce moment-là mais c'est pas la même crise effectivement parce que un budget le gouvernement peut toujours s'en sortir des lois spéciales ordonnances mais dissolution on va en parler censure égale dissolution Donc effectivement, les conséquences ne sont pas les mêmes. Oui, mais c'est la raison pour laquelle enfin j'ai toujours dit la même chose et je continue à le dire.

Je ne cherche pas la censure et je ne cherche pas la dissolution. Non pas que j'en ai peur, mais simplement je sais quelles en sont les conséquences notamment pour toute une série d'acteurs économiques, les collectivités locales, les entreprises, les associations et puis les Français eux-mêmes qui dépendent en réalité aussi indirectement même très directement de ce budget. Donc l'objectif n'est pas de chercher la censure.

Je ne suis pas de ceux qui euh espèrent le chaos pour demain obtenir une dissolution puis une démission du chef de l'État. Je cherche au contraire à faire en sorte que ça marche mais ça ne peut pas se faire à n'importe quelle condition. Comprenez que il y a 1 an c'est la gauche qui est arrivée en tête.

Nous avons accepté le fait que ce soit un premier ministre de droite qui gouverne, que la copie initiale soit une copie présentée par un gouvernement de droite sur une politique de droite. Maintenant, ça suppose que ce gouvernement-là comprenne qu'il ne peut pas imposer sa vision comme s'il était majoritaire absolu, ce qui n'est pas le cas. Donc, on ne peut pas les uns et les autres s'imposer complètement aux uns et aux autres.

Olivier dissolution, ça veut dire que concrètement on a besoin de ça parce que cette petite musique, on l'entend déjà, on l'a entendu plusieurs fois ces ces dernières semaines dans votre bouche. Marine Le Pen était encore hier dans les va et pas dans l'hémicycle parce queelle elle se prépare clairement des législatives anticipées. Eux se disent prêts.

Ça veut dire que là aujourd'hui le Parti socialiste est prêt à assumer les conséquences d'une dissolution et donc d'aller au aux urnes avec des élections législatives. les sondages, les remontées de marché. Déjà les Français laissent entendre qu'ils n'ont pas forcément envie de retourner aux urnes là dans les semaines à venir.

Et puis il y a cette musique he par les enquêtes d'opinion qui laissant à entendre que vous n'auriez pas forcément intérêt, vous pourriez perdre des sièges à l'Assemblée nationale. Donc est-ce que s'il y a une dissolution, vous dites vous oui chiche ou c'est du bluff que vous faites là ? Non, il y a pas de bluff.

C'est quand quand tout est bloqué, que personne ne veut avancer, nous ne pouvons pas accepter l'idée que d'un seul coup en fait on devrait enfin comment pourrais-je moi retourner dans la devant mes propres électrices et électeurs en leur disant "Écoutez euh j'ai cherché à vous défendre mais j'ai réussi à rien. Ce gouvernement n'a bougé sur rien et pour autant je considère que continué." il a renoncé au 493, il a suspendu la réforme des retraites.

Il vous a entendu sur la procédure de lettre rectificative qui assure que la suspension sera bien dans la copie initiale. Par exemple, l'IT l'exit taxe, je crois c'est une taxe pour les exilés fiscaux a été votée en le prolongement de la contribution différenci la contribution exceptionnelle, vous avez raison, a été prolongée. Vous pouvez pas dire que vous n'avez rien obtenu.

Je ne dis pas que je n'ai rien obtenu. sûr qu'il y a des victoires mais elles sont pour l'instant procédural sur la suspension de la réforme des retraites. Moi l'objectif c'était l'abrogation, j'ai accepté la suspension donc que c'est déjà en soit un compromis.

Ça vous a fait mal ? Ben bien sûr moi j'aurais préféré qu'on puisse dire on abroge tout très directement la réforme borne. Là elle est suspendue jusqu' au 1er janvier 2028.

Entre les deux, il y aura une élection présidentielle et à ce moment-là, les français choisiront. Donc, j'ai accepté l'idée que ce sera la présidentielle qui au fond rebattra et tranchera tranchera le sujet. Mais euh c'était c'était déjà un compromis alors que il existe une majorité à l'Assemblée pour abroger la réforme des retraites.

Donc là aussi il y a enfin il faut comprendre que on est à chaque fois dans un euh dans un entre deux où on accepte nous-même de faire des pas vers euh la majorité. Vous avez fait tomber un totem macronis quand même. Je pense que Oui mais je ne dis pas que nous n'avons rien obtenu.

Je suis bien conscient du fait que en face pour eux c'est très douloureux. Vous avez parlé tout à l'heure de Gérard Larch qui veut déjà rétablir cette enfin qui veut rétablir la réforme dans son intégralité au Sénat. Bon, il sait bien qu'il n'aura pas le dernier mot puisque constitutionnellement c'est l'Assemblée qui aura le dernier mot et donc cette suspension aura bien lieu si nous allons au terme du débat budgétaire.

Vous êtes sûr de ça ? Ah bah oui, je suis sûr que la Constitution fait que c'est l'assemblée qui a le dernier mot par rapport au sénat. C'est ça le piège parce que vous dites si nous allons au bout du débat budgétaire, c'est ça votre paris aussi parce que si vous n'allez pas au bout, si effectivement il y a pas d'accord sur d'autres sujets, on va reparler effectivement de la taxation des riches, bah vous votez une censure et ben c'est fini.

Donc il il y a plus de gain, vous perdez tout en fait. Mais écoutez, tout le monde perdra tout et surtout les Français perdront beaucoup. Mais les Français comprend pas, ils comprendont pas votre stratégie.

La stratégie, elle est simple. Nous avons toujours dit que la suspension de la réforme des retraites était un gage donné de la bonne foi du gouvernement de sa volonté d'entrer dans un débat qui est piégé par toute une série d'articles de la Constitution, notamment l'article 40 qui interdit que l'opposition remette d'elle-même la question des retraites sur la table. Donc la suspension ne pouvait venir que du gouvernement lui-même.

Bon, on va pas on va pas revenir là-dessus mais ça veut pas dire que nous avons accepté, c'était pas en échange de tout le reste. On ne peut pas dire que parce que la suspension de la réforme des retraites est sur la table, nous allons accepter que les franchises médicales soient doublées, que nous ayons en fait le gel des poissons de retraite, que nous ayons toute une série. Donc vous dites "On a obtenu des victoires mais c'est certainement pas suffisant et il va falloir que le gouvernement cède encore sur de nombreux points." Mais c'est pas que c'est nous avons nous-mêmes accepté de faire beaucoup d'efforts.

Nous acceptons de partir d'une copie qui n'est pas la nôtre. Et donc ça n'est pas anormal que la gauche dise il y a des conditions à cela. Ce n'est pas en fait c'est pas un chantage.

Nous ne pourrons pas nous-même nous abstenir sur un projet de budget qui reviendrait sur des des éléments essentiels de la vie quotidienne des Français. Ça peut pas être non plus un budget socialiste. Olivier fort.

Ça sera conscience. Jamais mais j'en ai conscience. Mais enfin, si vous pensez que quand on aura simplement retiré toutes les horreurs de ce budget, ce sera un budget socialiste, vous vous trompez.

Si nous étions nous aujourd'hui au pouvoir, la taxe Zucman permettrait de trouver 15 milliards d'euros supplémentaires, de faire en sorte que nous puissions là relancer à la fois toute une série d'opérations, donc les industriels faire en sorte que nous puissions la réformetra puission parce que ça se joue làdus. Oui, parce qu'on a l'impression alors 1, tout s joué sur les retraites suspension ou pas. Chapitre 2, l'attaque Zucman.

Finalement, le débat aura lieu début de semaine euh qu'il hier. Vous avez présenté hier une version allégée, on va dire peut-être moins douloureuse, c'est-à-dire au lieu de cette taxe de 2 % sur le patrimoine de 100 des des 100 millions d'euros, vous vous dites ben ça sera 3 % à partir de 10 millions et et vous allez enlever un certain nombre effectivement de biens, on va dire professionnels, notamment sur les entreprises innovantes ou sur les PME. Mais c'est pas assez, dit-on.

Effectivement du côté du groupe du bloc central notamment la ministre des comptes publics dit pas touche aux entreprises pas touche aux biens professionnel il est hors de question de pénaliser les entrepreneurs en tax les bien professionnel est-ce que vous pouvez aller plus loin mais là aussi on se comprenne bien moi je défendrai dans l'hémicycle avec mes camarades la taxe zu parce que je pense que elle est juste et que c'est la meilleure façon d'éviter ce qu'on appelle l'optimisation fiscale. Est-ce que enfin ce qui est assez facile à comprendre c'est qu'aujourd'hui vous avez des gens qui sont en fait d'immense fortune. On parle là de gens qui ont un capital de plus de 100 millions d'euros et qui ne payent pas l'impôt à proportion de ce qu'il gagnent.

Et donc il y a là un problème majeur, c'est que comment voulez-vous demander à des gens qui ont déjà tant de mal à finir leur fin de mois ? Vous avez quand même ce chiffre astronomique avec 100 millions de Français dans l'hexagone qui sont sous le seuil de pauvreté. 12 millions avec nos autres maires et donc là on a 12 millions de personnes à qui on dit on va geler vos prestations sociales, vos allocations familiales, votre RSA, on va geler vos pensions de retraite et cetera.

À cela, on arrive à dire ça va être douloureux pour vous mais c'est normal, c'est pour rédaisation du pays. Et pendant ce temps-là, on dit vous qui avez un capital qui est gigantesque, on ne va pas toucher vous avez gagné, vous avez gagné cette bataille dans l'opinion. Les Français sont majoritairement favorables à une taxipan.

La question c'est laquelle ? Quand Améline Monchalin, la ministre du budget dit ce matin, il est hors de question de pénaliser les entrepreneurs et donc de taxer les biens professionnels, est-ce que sur ce sujet vous êtes prêt à bouger ou pas ? D'abord, il faut que chacun comprenne, que ceux qui nous écoutent comprennent ce que la Macronie appelle un bien professionnel et même ce qui traditionnellement était un bien professionnel. votre yach, pas le vôtre.

J'imagine que vous n'en ayez pas. Mais en fait, si vous étiez milliardaire et que vous aviez un yachute, vous n'auriez pas acheté avec vos doners. Vous l'auriez acheté avec votre société et donc ça n'est pas à vous, c'est la c'est à la société. euh vous auriez peut-être un hôtel particulier, un jet et tout ça ne vous a pas donc faire sortir ce type de bien de de la partie des bien professions professionnels.

Ensuite, vous avez un portefeuille d'action qui est un portefeuille d'action qui vous rapporte de l'argent tous les ans et euh parce que cet argent-là ne dort pas, en fait, on fait comme si cet argent était un un argent qui était dans une un bas de laine et que personne n'y touchait. C'est pas vrai. C'est un argent qui est placé et c'est un argent qui rapporte.

Et donc c'est en réalité aussi normal de considérer que cet argent-là doit être taxé et que nous puissions faire en sorte de prendre de considérer ce qu'est l'ensemble de la fortune euh de Bernard Arnaud euh parce qu'on parle beaucoup de lui mais pas la mention de Bernard Arnaud dans une émission avec vous. Mais c'est pas ça. C'est simplement parce que il faut se faire comprendre quand vous avez des gens qui gagnent en une journée 19 milliards de dollars, il faut comprendre qu'il y a des gens qui il faudrait combien de milliers de vies pour qu'ils arrivent à toucher ce que cet homme-là touche en une journée ?

Alors je sais bien vous allez me dire les cours de bourse ça fluctue. Parfois ça monte, parfois ça baisse. Oui ça parfois ça monte, parfois ça baisse.

En réalité une tendance de 20 pas répondu à la question de réfléchir pendant la pause à la réponse à cette question. À tout de suite. [musique] On sent particulièrement bien chez vous.

Non. Oui, j'ai fait poser une pompe à chaleur. Pompe à chaleur atlantique jusqu'à 60 % d'économie.

Atlantique, on est bien chez vous. [musique] [musique] [musique] Pour vivre sa meilleure vie, il faut la meilleure nutrition. Edgar et Cooper, des repas vraiment nutritifs.

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Vous vous avez besoin d'un nouveau parquet ? Oui, ici, il y a tout ce qu'il faut. Un seul a changé.

Direction Castau. Oui, [musique] Olivier Fort est avec nous, premier secrétaire du Parti socialiste. Olivier Fort, on a beaucoup débattu évidemment juste avant de la taxe Zucman Olivier. des éclaircissements encore nécessaires.

Oui, parce que malgré tout pour nous, ce n'est pas très clair. Euh vous cette taxe Zukman, elle a été rejetée en commission. Vous en proposez une version allégée dans les miycles.

On voit bien qu'il y a un sujet de de de clivage très fort sur la question des taxations des biens professionnels. Vous nous dites ce matin que il n'y a pas de bouger possible. Sébastien Lecornu vendredi à la tribune a dit "Le compromis c'est la noblesse du déma du débat démocratique.

On a le sentiment que sur ce sujet-là en tout cas de la taxe Zucmane, il n'y a pas de compromis possible à vous entendre. C'est quoi votre calcul ? Sachant que si on sort nous nos calculettes, vous n'avez pas de majorité sur ce point précis.

Mais nous verrons bien, mais nous allons débattre et nous allons chercher à convaincre l'ensemble de de l'hémicycle que cette taxe Zucman qui a déjà été votée par le passé à l'Assemblée, même si elle n'a pas été jusqu'au bout bloquée ensuite par le Sénat, nous avons en fait la volonté d'abord de la défendre parce qu'il faut que chacun comprenne que dans ce pays, il y a des gens qui vivent de leur rente et qui vivent très bien et puis il y a des gens qui ne vivent même plus de leur travail et donc que il faut une autre répartition entre le capital et le travail. Donc ça suppose que on évite l'optimisation et que des gens qui devraient payer l'impôts. Il faut comprendre que aujourd'hui quand vous vous payez vos impôts, vous êtes quasiment impôt et cotisation, c'est quasiment 50 de vos revenus.

On avance pas on avance pas sur ce sujet-là aujourd'hui. Donc ben si on avance on avance, on va voir ce qui se passe dans l'hémicycle et si d'aventure dans l'hémicycle nous n'arrivions pas à avancer sur le taxe Zucman, là nous chercherons des amendements de repli pour malgré tout chercher à imposer et faire en sorte que y compris dans l'assiette rentre les biens professionnels parce c'est un sujet. Un amendement de repli, on en a parlé, c'est ce que ce qui était évoqué, c'est effectivement l'attaque Zucman allégée.

Si l'attaque Zucman allégée euh n'est pas euh approuvée euh infiné par euh Sébastien Lecornu et ses députés, vous décidez quoi ? C'est un casus béli ou pas ? C'est ça qu'on a du mal à Bien sûr que c'est un casus Bell.

Pourquoi ? Parce que là vous parlez de compromis mais enfin le compromis si nous n'arrivons pas à faire adopter la taxe Zucman et que nous n'arrivons même pas à récupérer 5 à 7 milliards sur les hauts patrimoines, c'est ça c'est ça que rapporte votre version. Donc si on arrive même pas à récupérer ces 5 à 7 milliards, ça veut dire que on condamne les Français derrière sur les franchises médic pour que les les Français payent moins par ailleurs.

Si cette taxe allégée n'est pas approuvée par les macronistes, s'il y a pas de majorité, et bien pour vous c'est terminé comme vous le dites. Oui. D'ailleurs, il y a pas que ça.

Il y a pas c'est pas le seul sujet. celui-là déjà bien sûr parce que en réalité moi j'ai besoin de retrouver autour de 15 à 20 milliards d'euros qui permettrait de soulager les français tout cet impôt que les riches les ultra riches ne payent pas les autres doivent le payer à leur place moment il faut qu'on trouve 5 à 7 milliards la contribution exceptionnelle qui est prolongée jusqu'à un déficité à 3 % la taxe sur les gafemmes la taxe sur les gars femmes et il y a aussi la surtaxe IS qui était l'an passé de 8 milliards et qui les ont raboté pour la ramener à 4 milliards. Donc là, on parle des 400 plus grosses entreprises de France qui ont vu leur imposition diminuer cette année.

Et c'est aussi le cas pour la taxe armateur puisque vous savez qu'il y a une grosse niche fiscale qui protège uniquement les armateurs et elle rapportait 1 milliard l'an passé. Elle a été supprimée supprimée cette année. Donc là-dessus, on doit aussi euh la rétablir pour pouvoir faire en sorte que on n'est pas parce que bizarrement dans le projet de budget initial les ultra riches, les grandes entreprises et cetera payent moins cette année qu'il ne payaient l'an passé et les Français eux par contre se voiint à trop de d'horreur.

La première étape c'est la taxe Zucman revisité. S'il y a pas ça, vous dites c'est pas la peine de continuer. Et après effectivement si même la taxe Zucman revisité comme vous dites qui introduit malgré tout les biens professionnels dans l'assiette et bien était rejeté, je ne vois pas très bien comment nous pourrions trouver ce rendement dont nous avons besoin pour épargner les classes populaires et la classe moyenne ?

Vous pensez que du côté du bloc central, on évoquait tout à l'heure ça encore une fois le blocage sur les biens professionnels. Ils peuvent bouger, ils sont prêts à bouger. Les républicains vont pas accepter. cette taxe Zukman en version LG le les le rassemblement national chab je vous allez faire les numérations de tous ceux qui sont contre mais vous voulez que je énumère tout ce que tout ce contre quoi je suis moi dans leur projet de budget dans la politique qu'ils conduisent et cetera les efforts on les fait tous donc s'ils ne les font pas s'ils ne comprennent pas que ces efforts-là sont indispensables pour avancer et bien les Français trancheront et nous irons devant eux en expliquant que ils ont préféré bloquer la France parce qu'il pouvait protéger quelques milliardaires qui se portent très bien.

Merci pour eux. Voilà. Est-ce que LFI Est-ce que LFI voterait votre taxe Zucman revisité ?

Ben vous leur poserez la question mais je ne vois pas très bien comment par je ne vois pas très bien quiconque ben on vote ensemble beaucoup de choses dans l'hémicycle on passe notre temps euh à essayer de faire en sorte que la fiscalité soit plus juste et donc je n'imagine pas que euh quiconque à gauche refuse d'aller chercher 5 à 7 milliards sur les hauts patrimoines même si c'est et je partage ce point avec eux même si ce n'est pas exactement ce que nous voudrions puisque nous nous voulons toutes et tous la taxe duman et vous voyez bien le risque pour Sébastien le cornuisabeth Martichou vient de rappeler il y a quelques instants la liste des gains que vous avez déjà obtenu dans dans cette bataille budgétaire. Sébastien Lecnu vis-à-vis de des ses partenaires politiques ne peut pas dire devant eux qu'il valide un budget un budget socialiste. Mais ce ne serait pas un budget socialiste.

Enfin encore une fois on aurait une très forte coloration avec beaucoup de totems socialistes de valid quand même. Mais je parle pas de totem. Moi, je parle de la réalité de ce que vivent les Françaises et les Français qui veulent être respecté quand on dit que on veut trouver de l'argent pour éviter de geler les portions de retraite.

Enfin, pour vos parents, pour les miens, pour toutes celles et ceux qui ont passé leur vie à créer de la richesse dans ce pays, leur dire qu'on va geler leur portion de retraite, leur retirer l'abattement de 10 %, faire en sorte que ceux qui ont besoin d'élever leurs enfants, les accurs familiales seraient gelées. Mais vous rendez compte de tout ce que ça comprend comme difficulté pour des gens qui sont déjà dans le besoin, qui ont déjà tant de difficultés à partir en vacance, à acheter, à manger, ça enfin savez très bien que au cours des deux dernières années, on a eu une inflation sur les produits alimentaires de 20 %. Ça ça n'augmente plus mais ça n'a pas baissé pour autant.

Donc comment voulez-vous que on dise à tous ces gens qui se sont sacrifiés pendant cette période de crise, vous allez continuer à payer et les autres on les laisse tomber. Non, c'est pas possible. Et qu'est-ce que vous êtes prêt à voter comme proposition du gouvernement ?

Mais on le projet de budget ne se limite pas à ça. Donc il y a toute une série de donnez-nous un exemple. Donnez-nous un exemple de proposition du gouvernement que vous n'exigez pas d'amender et que vous voterez et qui et qui vous fera un peu mal aussi et qui viendrait pas de vous mais qui viendrait pas de vous.

Vous vous rendez compte que on accepte que ce soit un gouvernement de droite qui soit aujourd'hui aux commandes qui ne procède pas uniquement d'ailleurs par la voie parlementaire qui procède aussi par la voie réglementaire. que le gouvernement seul prend des décisions sans avoir besoin d'en référer au parlement et tous les jours nous sommes obligés d'assumer en fait le la leur politique et donc ça n'est pas discutable le fait que nous sommes aujourd'hui nous-même prêts à des compromis. Nous l'avons déjà montré par le passé.

Nous avons à la fois censuré Michel Bernier et François Berou, mais nous avons aussi parfois refusé de censurer à la fois François Berou dans un premier temps puis Sébastien Lecnu. Si s'il y a une dissolution et vous dites "On ne craint pas les dissolutions euh pas de crainte de retourne devant les Français mais à votre avis euh ça sera automatique si le gouvernement est censuré ou est-ce que vous demanderez à nouveau Et là, on connaît le processus et et monsieur vous direz à Emmanuel Macron, c'est enfin notre tour. Essayer un premier ministre de gauche ou bien vous pensez que là, il y aura pas d'autres solutions que de retourner devant les Français.

C'est le président de la République seul qui en prendra la décision. Mais je crois avoir compris quand il s'exprimait de Charmelcher que censure était égal à dissolution. On peut pas être plus clair, c'est ce qu'il a dit.

Donc, j'imagine que si nous censurons, il y aura une dissolution. Vous vous avez complètement abandonné vos espoirs de pouvoir être premier ministre. Mais moi je je n'ai jamais dit que je voulais être premier ministre.

J'ai toujours dit que je voulais que la gauche et les écologistes gouvern gauche et votre nom figurait en tête de liste des potentiels entrant à Matignon. Figur voilà comme potentiel entrant. Mais l'objectif pour moi ça n'est pas d'être premier ministre, c'est de faire en sorte que les français soientés.

Donc vous voyez bien que je vous dis là que je suis prêt à ce que Sébastien le gouverne à une condition, c'est que les Français soient respectés. Donc je suis pas en train de vous dire Matignon, Matignon, Matignon, je vous dis les Français, les français les français d'abord. Voilà ce que je veux que cette possibilité là aujourd'hui elle est complètement refermée.

Elle n'existe plus pour vous. Mais je suis pas je suis pas président de la République donc vous avez entendu ce qu'il a dit. Si censure, il y aura solution et donc cette questionl n'est même pas évoquée.

De toute façon, la réalité c'est qu'il n'a jamais voulu il n'a jamais voulu appeler la gauche depuis 1 an. Il aurait pu le faire à plusieurs reprises. Préfèra la dissolution.

Il y a eu un épisode marquant hier à l'Assemblée, vous y étiez pendant les débats. LFI a voté avec LR la suspension du gel du barê de l'impôt sur le revenu alors que vous proposiez de le de réserver cette disposition au moins riche d'une certaine façon. Est-ce que vous avez été surpris par le vote et LFI ?

Ah mais j'étais plus que surpris, indigné, enfin je n'ai pas compris du tout ce que faisait LFI. Ils ont voté un amendement voqué, un amendement qui euh permet donc de dégeler le barême de l'impôt sur le revenu et donc de permettre de d' gain enfin plus exactement. Alors pour les tranches les plus basses, nous étions d'accord, nous avions un amendement en ce sens et que nous avions déjà présenté en commission.

Mais euh pour les plus hautes tranches de l'impôt sur le revenu, il n'était pas illogique qu'il paye davantage cette année que les années que les années précédentes. Et donc là, les voir adopter cet amendement voqué, c'était plus qu'une surprise. Ça coûte 1 milliard cette histoire.

Donc on se dit quand même pourquoi vont-ils au secours des plus riches alors que comme nous tous, ils défendent l'idée qu'il faut 14 tranches d'impôts sur le revenu pour rendre l'impôt plus progressif. Là, il y avait un moyen de le rendre plus progressif en faisant en sorte que les premières tranches soient épargnées, mais que les plus hautes tranches soient effectivement à payer un peu plus, pas beaucoup plus, mais enfin c'était le lord de 230 € par foyer fiscal et par an. Donc, c'était pas on n'allait pas les étrangler non plus, mais enfin c'était un geste aussi qu'il fallait faire pour rendre l'impôt plus progressif et que ceux qui sont en haut des revenus, ben voilà.

La France insoumise défend les riches maintenant à votre avis ? Écoutez, c'est ce que je me suis posé comme question et j'ai trouvé ça curieux. Euh j'espère que ça n'était qu'une erreur d'appréciation.

Hier er d'appréciation. Oui. Hier effectivement le revoqué s'est illustré en faisant voter effectivement ce dégel de du barême de l'impôt sur le revenu et aussi la défiscalisation totale des heures supplémentaires retour aux années SarkoZi.

Alors ça vous vous êtes contre et pourtant c'est bon pour les travailleurs. Non non attendez enfin là il y a un petit problème d'optique c'est que c'est en fait ils ont augmenté le plafond de la défiscalisation pardon. Tout ça est très technique.

Ça veut dire que maintenant au-delà de 7500 € d'heure supplémentaire, vous pourrez encore être diffalisé. Ouais. Mais qui atteint 7500 € d'heur supplémentaire ?

Personne. Ou alors quelques cadres euh qui sont des cadres qui sont à la fois au forfait mais qui sont quand même payés des supplémentaires. Donc ça va toucher là aussi uniquement des gens qui gagnent déjà beaucoup d'argent.

Et donc c'est une mesure qui n'est absolument pas une mesure qui va toucher les travailleurs euh de base. Et donc c'est une forme de jeu, voilà, d'optique mais qui en réalité ne va rien rapporter au salariés les alors Olivier mod sur un plan plus plus politique, on a une annonce cette semaine de Marine Tondelier qui a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. On a été un peu surpris par ce timing en pleine séquence budgétaire au moment où on sait même pas si on aura encore Sébastien Lecnu à Matignon dans dans quelques semaines.

Est-ce que ce timing vous a surpris aussi ? Est-ce que tu es le bon moment pour le faire ? Écoutez, je suis pas c'est pas à moi de dire qui doit se déclarer quand et c un bon moment.

Je sais pas si c'est un bon ou un mauvais moment. Est-ce qu'il y a un bon moment ? J'en sais rien.

Moi je veux pas commenter cette acte posé par Marine Tolier. Elle a parfaitement le droit d'être candidate à une primaire. Alors, vous ne voulez pas commenter mais derrière cette candidature, il y a une stratégie hein qui est complètement assumé par elle, c'est de mettre un coup de pression à gauche pour clarifier un petit peu les conditions d'organisation de de cette primaire dans la perspective de 2027.

Euh c'est qu'on ne sait rien aujourd'hui. On laisse entendre qu'on qu'on saurait tout ça d'ici la la fin de l'année. Est-ce que vous êtes optimiste là-dessus ?

Sachant que cette primaire est mal embarquée aujourd'hui puisquon voit bien que LFI ne veut pas entendre parler. Place publique de Raphaël Gluxman ne veut pas y participer non plus. Donc où est-ce qu'on en est aujourd'hui sur cette primaire ?

D'abord sur cette Moi, j'ai toujours défendu l'idée d'un candidat commun à l'élection présidentielle. J'ai bien compris depuis longtemps que LFI de toute façon ne se plierait jamais à un vote collectif. Ils veulent leur candidat à l'élection présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon, ils l'auront. Et donc cette histoire là, elle est terminée. Faut arrêter de parler d'une primaire qui lirait toute la gauche.

C'est impossible. Donc à partir de là, il faut faire avec ceux qui sont prêts à gouverner ensemble. Et moi, je suis prêt à gouverner les communistes, les écologistes, les ex insoumis François Ruffin, Clémentin Alexis Corbière et d'autres.

Donc ça c'est pour moi le périmètre de la primaire. Je conseille en permanence à Raphaël Cluxman de rejoindre cette primaire parce que si demain il veut être président de la République, il a intérêt à trouver là aussi un socle sur lequel s'appuyer. Si vous avez demain un président de la République qui n'a même pas de majorité à l'Assemblée, il sera dans une situation pire que celle qu'on connaît aujourd'hui.

Donc forcément, il faut dire à quel bloc on appartient. Le bloc auquel j'appartiens, c'est celui-là. Et donc pour moi, j'avais dit de Ruffin avec Luxman, il y a là un espace dans lequel je me reconnais avec des gens très différents mais avec lesquels il est possible de travailler et qui ont envie de travailler ensemble.

C'est quoi le bon timing ? Elle doit avoir lieu quand cette primaire champion ça va venir très vite. On a les municipales dans en mars et après on va être directement projeté sur l'utomne 2026.

C'est très bien. Mais franchement si je reviens un mot sur les dissolutions, vous imaginez des législatives avant Noël ? Ah ben malheureusement tout est possible.

C'est possible ça. Mais chez vous encore une fois ne faites pas comme si vous déposez une motion de censure mais ne faites pas comme si je le souhait. Ah non mais j'ai pas dit que vous souhaitiez.

J'ai dit mais quand même vous imaginez des Français qui au lieu de faire les cadeaux de Noël iront dans les bureaux de vote quoi. Ah mais c'est un vrai sujet bien sûr. Non mais c'est la raison pour laquelle je vous dis à la fin de cette semaine nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas.

Et donc si nous y allons, ce sera entre 20 et 40 jours puisque la Constitution fixe un délai après la dissolution pour passer aux urnes. Donc nous sommes le 23 ou 24. Nous sommes le 26. 26.

Oui, j'ai perdu le sens du temps. Nous sommes le 26 donc à la fin du mois, on sera donc à la fin octobre et donc on peut considérer que dans le mois de novembre, il y aura l'élection législative. dans dans le fond entre un accord qui fait mal avec le box central mais qui assure un budget et une forme de stabilité dont Laurent Bomel disait ici même d'ailleurs députés socialiste que c'est ce que demandaient les Français et une dissolution qui qui risque de porter le RN au pouvoir dans le fond vous n'avez pas choisi.

Vous êtes entre les deux, vous êtes indécis Olivier Fort ? Mais non mais jamais je n'ai enfin je ne souhaite pas évidemment l'arrivée du RN au pouvoir et je ne crois pas que le RN arriverait au pouvoir dans le Vous pourriez tout faire pour éviter l'ar en assurant la stabilité du gouvernement avec des conditions que vous avez déjà vous ne pouvez pas me demander à moi de devenir macroniste pour éviter une dissolution. Donc je ne deviendrai pas macroniste, je ne passerai pas le rubicon et je ne cherche pas un accord de gouvernement. avec Sébastien Lecorn sinon nous aurions fait un discute avec lui ?

Je discute ça ne veut pas dire que je suis sur la base du d'un accord global qui serait un accord de gouvernement. Je ne veux pas gouverner avec lui. Je suis dans l'opposition, il est dans la majorité très relative.

Et donc nous avons là une discussion normale puisque de toute façon nos institutions sont bloquées s'il n'y a pas à un moment une discussion qui s'organise entre des forces opposées. Mais nous sommes des forces opposées donc nous n'allons pas d'un seul coup faire croire que nous sommes d'accord sur tous les sujets. Ça n'est pas le cas.

Moi, je ne suis pas d'accord avec le gel des pensions. Je ne suis pas d'accord avec le gel des prestations sociales. Je suis pas voilà, je l'ai dit plusieurs fois mais je le répète parce que il faut que tout le monde comprenne que mon but ultime, il est là.

C'est pas d'aller moi je n'ai aucun plaisir pas de trahir la gauche. Non mais je n'ai aucun plaisir sadique à aller taxer les riches. Je ne rêve pas tous les soirs.

Il y a des gens très riches, très bien, tant mieux pour eux. Je n'ai pas d'OTE, je n'en veux pas. Je ne veux pas de Rolls-Royce, je ne veux pas tout ça, ça m'intéresse pas.

Donc ce n'est pas mon problème. Mon problème c'est que je voudrais que tout le monde puisse vivre dignement dans ce pays, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Et donc je ne voudrais pas que ceux qui vivent déjà tellement difficilement vivent encore plus difficilement de main.

C'est ça le but de guerre. Voà. Julien Arnaud nous rejoint euh et pendant qu'il nous rejoint, une question grave.

Il s'est passé une scène impensable à Paris 8 le 15 octobre. Une intervenante à une manifestation organisée par une association étudiante de cette université a fait acclamer le 7 octobre. Euh, faut-il condamner 200 étudiants euh faut-il condamner le 7 octobre 200 étudiants ont répondu en cœur non.

Euh, il y a une vidéo qui la teste. On est frappé par la passivité de la classe politique face à euh cette Ignomini. Euh vous l'avez dénoncé ou pas ?

Écoutez, vous le savez mieux que quiconque. J'ai découvert cette histoire avant que je vous ai posé la question. Donc, je ne la connaissais pas.

Et donc, je vais vous répondre très directement. C'est une horreur. Ça n'est pas possible de ne pas condamner un acte terroriste qui a quand même fait près de je sais plus mais c'est 1200 victimes.

Euh 1200 victimes et et 250 personnes kidnappé. Mais est-ce que les directeurs d'université qui sont autonomes à votre avis pour certains peuvent subir des pressions, être amené peut-être malheureusement une forme de clientélisme à l'égard de certains groupes de pression ? Écoutez, je n'en sais rien.

Je ne connais rien de cette histoire, mais ce que je sais, c'est que la condamne la plus fermement du monde. On ne peut pas mettre d'un se enfin moi je suis enfin j'ai essayé de dans cette histoire qui est une histoire dramatique de faire en sorte d'être toujours dans la position qui est la position de la France depuis François Mitteran. Nous ne sommes ni palestiniens ni israéliens.

Nous sommes pour qu'il y ait une solution politique durable, une solution à deux états. Et donc nous avons condamné le plus fermement du monde du 7 octobre comme nous avons condamné ensuite la Roste totalement d'Israël. Donc effectivement, il faut des sanctions.

Il faut des sanctions. Julie Arnaud nous a rejoint et les questions bonjour. Bonjour.

Une semaine après le cas spectaculaire au Louvre, on a appris tout à l'heure que deux suspects avaient été interpellés hier soir placés en garde à vue. Ça c'est pour l'aspect judiciaire. Vous dites déjà ce matin bravo à la police scientifique, à la brigade de la répression du banditisme et question subsidiaire sur notre volet.

Est-ce que Laurence Descart, la patronne du musée, aurait dû démissionner ? Bon, d'abord effectivement, bravo euh à celles et ceux qui ont réussi à peut-être déjà remettre la main sur les cambrioleurs et ce serait une formidable nouvelle et on aimerait qu'il retrouve là aussi les bijoux de la couronne parce que ça fait partie du patrimoine français et ça fait partie de l'attractivité du musée du Louvre. Donc bravo à eux et c'est formidable de pouvoir compter sur une police scientifique notamment qui visiblement a travaillé d'arrache-pied.

On aimerait que les mêmes moyens soient mobilisés aussi parfois pour des crimes qui sont des crimes de sang et qui méritent aussi la même attention. Alors, pardon, c'est du Tacot réponse brève s'il vous plaî et Laurence Descart, elle a présenté sa démission ou elle a été refusée par euh la ministre et je pense que euh il y a de bonnes raisons à cela et c'est difficile de euh lui donner complètement tort. Aujourd'hui, la culture, pas seulement les musées, la culture de manière générale, le spectacle vivant manque cruellement de moyens et ça fait partie aussi de la trcté de notre alors brièvement.

Oui. Nicolas Sarkozy est protégé par deux officiers de sécurité armé en prison. Folie sécuritaire comme le dénonce un syndicat ou bien dispositif normal pour un ex-chef de l'État comme l'affirme le ministre de l'intérieur.

Bah moi, j'ai trouvé que c'était surtout euh difficile à comprendre pour la pénitentiaire, pour les personnels de la pénitentiaire qui assurent évidemment la sécurité du chef de l'exf de l'État Nicolas Sarkozi. Et donc laisser penser que le travail serait mal fait et qu'il faudrait de surcroix le protéger par des officiers de sécurité. C'était un peu une insulte au monde pénitentiaire.

Au même moment que vous exprimiez, Manuel Vals aussi mené était en interview. Il est probable que la confusion et le désordre soi les marques du de de du quinquena d'Emmanuel Macron. Vous partagez confusion désordres ?

Oui, je partage. Il a participé Manuel Vass a participé B je crois. Oui.

Euh il était jusqu'à 15 jours ministre gouvernement macroniste. Donc il m'a placé pour dire ça. Bah il a participé à la confusion.

C'est vrai que quand vous avez des gens qui étaient issus d'une famille politique la mienne et qu'il franchissent le rubicon et qu'il partent gouverner avec d'autres, ils ont participé à cette idée d'un en même temps XXL qui a créé l'idée que la gauche la droite c'est pareil et donc ça a fait grossir les rangs de l'extrême droite qui est apparu comme la seule alternative. Deux petites questions rapides. Comment l'énigmatique Olivier Force s'est rendu indispensable ?

Titre d'un article du journal Leschos. Énatique indispensable, vous prenez ? Euh, j'aimerais être perçu comme moins énigmatique.

Indispensable, c'est toujours mieux que d'être là pour rien. [rires] Et dernière question, c'est Je suis assez curieux, j'aimerais connaître vos rapports avec le député de Corè, François Hollande. Cordiaux, régulier, neutre, indifférent ?

Bah, cordio, on est dans le même groupe parlementaire et donc on se parle naturellement. Nous avons des vrais désaccords mais nous sommes aussi des camarades. Merci fort.

Justement, vous nous avez dit votre volonté de trouver des compromis d'être ouverts effectivement et vous l'êtes toujours au dialogue. Si ça ne marche pas au bout du compte, vous le vivrez comme un échec personnel. Oui.

Oui. Oui. Je pense que dans cette histoire, il y a des gens qui sont appelés à faire preuve de responsabilité.

C'est unique ce qui nous arrive. Ça n'est jamais arrivé sous la 5e. C'est un gouvernement qui n'a pas de majorité et qui procède 1493.

Cette occasion là doit être saisie par l'ensemble des parlementaires. C'est la première fois que nous sommes vraiment députés jusqu'ici. Chaque année, soit il y avait une majorité absolue qui faisait ce qu'elle voulait, soit il y avait une majorité relative mais le 493 et même parfois le 493 était utilisé contre la majorité du président de la République.

Donc il y avait en fait une espèce de désordre continu pendant le débat. Tout le monde votait ce qu'il voulait. De toute façon, on savait que la copie était corrigée à la fin.

D'ailleurs, la presse s'intéressait même pas au débat. Elle attendait à la copie finale pour savoir ce qu'il se passerait pour l'année suivante pour les Françaises et les Français. Nous avons cette occasion qui est unique.

Si nous si nous ne la saisissions pas, nous serions complètement fous. Et pour ceux qui sont à gauche et qui défendent une 6e République plus parlementaire, ce serait encore plus absurde parce que ça voudrait dire que nous avons nous-mêmes gâché l'occasion de montrer que le Parlement peut être le lieu du pouvoir. Et donc moi, c'est ce qui m'énerve et ce qui m'agace fortement, c'est quand je vois des gens qui disent "On veut la 6e République" et qui en même temps mettent tout leurs points pour avoir une nouvelle élection présidentielle, je me dis que ils sont les plus 5è Républiques aujourd'hui.

Et donc, il est temps de faire en sorte que le Parlement retrouve sa souveraineté, son pouvoir et c'est ce que j'ai défendu avec vigueur et herdeur ce matin encore. Et j'espère que le Parlement sera à la hauteur de ce moment. Les Français nous regardent.

Il serait bon que nous ne participions pas à un jeu qui serait un jeu trouble et un jeu où chacun chercherait uniquement son avantage pour la prochaine présidentielle, mais que chacun se dise les Français ont besoin d'un budget mais un budget juste et c'est ce que je défendrai jusqu'à la fin. Sinon, ce sera un échec personnel. vous venez de nous le dire.