L'édito de Thomas Bonnet : «Édouard Philippe/Gabriel Attal : c'est la foire d'empoigne»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Chiffre
« 70 % des sympathisants du centre et de la droite sont favorables à une primaire. »
- 0:37Fait
« Édouard Philippe est persuadé d'avoir l'immunité que lui confère sa courte avance dans les sondages. »
- 1:15Fait
« Elizabeth Borne n'a pas dit son dernier mot et se prend à arriver d'un fabuleux destin. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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La politique avec vous Thomas Bonet. Selon un sondage à Doxa pour le Figaro, 70 % des sympathisants du centre et de la droite sont favorables à une primaire. Thomas, ça montre la difficulté de faire émerger un candidat incontestable dans ce qu'on appelle le bloc central. Oui, elle commence à être un peu longue cette nouvelle saison de Colanta. Les naufragés du macronisme sont échoués depuis de longs mois, mais ils ont du mal à se départager alors qu'on le sait, à la fin, il n'en restera qu'un. Édouard Philippe est persuadé d'avoir l'immunité que lui confère sa courte avance dans les sondages. Se voyant déjà chef de parti voire même chef de l'État, il convoque à sa guise les représentants des différents partis de droite et du centre. Rendez-vous à la Toussin pour
espérer signer l'armistice dans la foulée. L'ancien premier ministre rêve se rêve en maître des horloges et veut dicter son tempo, imposer son calendrier. Sauf que les autres candidats ne l'entendent pas de cette oreille. Bah non, personne n'est encore décidé à rendre les armes, ni Bruno Rotaillot qui ne veut pas être associé aux turpitudes macronistes, ni Gabriel Atal qui n'est pas convaincu par la prestation de son rival. En revanche, les deux ont toujours dit qu'ils étaient prêts à s'affronter dans une primaire pour se départager. Contrairement à Édouard Philippe qui ne veut pas en entendre parler. Lui, le boxeur a rangé les gants et ne veut prendre aucun coup de peur d'abîmer. L'image de rassembleur qu'il s'est vertu à fabriquer depuis des mois. C'est toute l'ironie de la situation. Au
moment où Eddouard Philippe essaie de plier le match, voilà d'autres concurrents qui arrivent sur le ring. Elizabeth Borne n'a pas dit son dernier mot et se prend à arriver d'un fabuleux destin. C'est ce qu'elle dit dans le Figaro. On peut citer Bruno Lemire qui y croit encore, Thierry Breton en embuscade, Sébastien Lecnu qui n'est pas hors jeu. Je pourrais aussi vous parler de Yahel Bron Pi, François Baou Jean Castex qui veulent peser comme le dit la célèbre formule. Bref, nous voilà devant ce spectacle assez crépusculaire du postmcronisme qui accouche d'un marécage de candidats, tous convaincus qui peuvent refaire le coup de 2017 en surgissant de nulle part pour raffer la mise. Alors Thomas, comment est-ce qu'on peut analyser cette incapacité à trouver un
candidat ? Ça montre une chose Romain, le macronisme a éégé la personnalité devant les idées. Un parti qui porte les initiales de son créateur et qui fait du dépassement la recette de son succès. C'est-à-dire que pendant 10 ans, on a été trimballé dans un sens puis dans un autre sur à peu près tous les sujets. L'avèement du consensus mou en toute circonstan un monde où la parole a remplacé l'action et où il est désormais plus important de tenir que d'agir résultat un bilan catastrophique en tout domaine ou presque. Sur ce champ de ruine, les anciens ministres d'Emmanuel Macron auraient dû acter la nécessité de tout changer sur le fond et sur la forme. Certains semblent l'avoir compris. Gabriel Atal, Bruno Rotaillot veulent une rupture quand d'autres préconisent de reprendre les mêmes
ingrédients. C'est ce que disait hier sur notre antenne l'ancien ministre de l'économie Éric Lombard. En gros, il veut une alliance qui irait pourquoi pas de François Hollande jusqu'à Bruno Rotaillot pour faire bloc face à ce qu'il qualifie d'extrême. C'est la même idée ou presque qui est défendue par Clément Bone ou François Baou. À chaque fois, le seul ciment évidemment, c'est de faire alliance contre les extrêmes. Ils font peu de cas des différences entre la gauche et la droite. Et à vouloir contenter tout le monde, les centristes risquent de ne convaincre personne. L'argument du rejet a fonctionné dans le passé. Pas certain que ça marche à nouveau cette fois. Ça donne l'impression d'une force politique immobile coincée entre les désirs de radicalité qui s'expriment à gauche
comme à droite. Alors pour résumer, on pourrait dire qu'on est passé du parti en marche en 2016 à l'épreuve des poteaux aujourd'hui. Merci beaucoup. Merci à vous Tom abonné.