DÉBAT entre Messieurs Harold Bernat et François-Xavier Bellamy : "La formation des enseignants"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 59 %Attaque 26 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:37OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'un bon enseignant ? Quels sont les fondamentaux selon vous ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Les fondamentaux de l'enseignement ont-ils évolué dans le temps ?
- 15:10OuverteRéponse directe
Comment former un bon artisan enseignant aujourd'hui ?
- 21:56OuverteRéponse directe
Comment mieux accompagner les jeunes professeurs dans leur métier ?
- 28:31RelanceRéponse partielle
Comment détecter et encourager les professeurs talentueux ?
- 1:18:03FerméeRéponse directe
Connaissez-vous Aurélien Barrau ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:02Fait
« on peut mettre n'importe qui devant les élèves »
- 30:32Fait
« on assiste à une vague sans précédent de démissions d'enseignants »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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avec plus de 50 milliards d'euros alloués à l'enseignement scolaire la france figure parmi les pays du monde avec le plus gros budget éducation et pourtant les résultats scolaires des élèves français sont en baisse chaque année et selon une enquête récente de l' ocde seulement 5% de nos enseignants estiment que leur métier est valorisée dans la société alors la formation de nos enseignants est elle suffisante et adaptée pour relever les défis d'aujourd'hui comment revaloriser le métier d'enseignant au coeur même des enjeux sociétaux actuels ça va être tout l'enjeu de cette émission et je suis très heureux d'accueillir à rolle de berna et françois-xavier bellamy pour animer ces débats harold bernat vous êtes professeur agrégé de philosophie vous enseigner au lycée à bordeaux et vous êtes auteur de plusieurs essais dont oraison funèbre de la classe de philosophie on pense comprendre ce qu'il ya derrière ce message de ti 34 d'oeuvre et puis françois xavier lamy vous êtes également agrégé de philosophie vous avez enseigné en secondaire et en classe prépa vous étiez adjoint au maire de versailles vous êtes député au parlement européen vous avez écrit plusieurs ouvrages sur l'éducation dont les déshérités où l'urgence de transmettre alors on ne peut pas évidemment parlé de la formation des enseignants sans parler de son objectif l'objectif de cette formation cette forme et à l'enseignant capable de transmettre ses connaissances de façon efficace mais rennes première question premier chapitre on va dire autour d'eux c'est quoi finalement un bon enseignant à quoi doit-on les former quels sont selon vous les fondamentaux d'un bon enseignant au regard de la société actuelle monsieur bernard pour commencer bonjour à tous seul vous remercie de m'avoir invité pour ce débat qui est passionnant parce que c'est un sujet je trouve qu'on aborde assez mal dans l'est dans les médias en général alors soit on aborde de façon très technique soit on laborde de façon très très très large avec des positions sur plomb et parfois très idéologique je pense qu'on a tous si je vais commencer comme ça une expérience de l'école ça c'est très important on a tous été élève et il faut bien comprendre que ça conditionne énormément le regard qu'on peut avoir sur l'école on a tous eu à l'école des réussites des échecs des professeurs qui nous ont marqués j'ai repensé récemment à mon professeur de cm2 qui m'a retrouvé sur les réseaux sociaux voilà et donc on a on a pu échanger c'est cette expérience là elles façonnent l'imaginaire que l'on a de l'école et je crois que ce qui est d'abord primordial c'est de réfléchir à soi quand on réfléchit au système éducatif de réfléchir à son parcours de réfléchir à ce qu'on a aimé ce qu'on a eu du mal à faire nos échecs nos réussites on a tous quelque chose de très profond et de très affectif avec l'école tous et c'est pour ça que j'ai souvent du mal sur les querelles sur l'école parce que je trouve qu'on oublie très vite ça on oublie très vite en fait ce qu'on doit à l'école 1 combien de polytechniciens en regard sur l'école trait à distance finalement avec des techniques et ils oublient ils oublient leur parcours isobus qu'ils ont aimés ils ont voulu beaucoup de choses en fait 1 voir et crache dans la soupe la soupe qui était bonne aussi pour eux qui les a formés il ya des reprises décolle enfin il ya beaucoup de choses autour de l'école moi j'ai commencé à enseigner d'abord parce que j'aimais la philosophie j'ai eu un parcours avec des mâts de la philosophie et pour répondre à votre question de façon très simple une fois ce préambule de fait je pense que il faut d'abord aimer le savoir voilà moi j'ai un rapport à ma discipline j'ai un rapport à la philosophie j'ai un rapport aux idées j'ai un rapport à la raison à tous tout ce que charrie cette discipline philosophique c'est d'abord ça ça ne pas dire que je me cantonne à ça ça veut pas dire je peux pas penser d'autres choses mais c'est d'abord sans l'amour du savoir il faut le remettre au centre de toutes les discussions sur l'école et il faut en finir avec cette logique hyper technicienne on essaiera de mettre des mots tout à l'heure là dessus qui consistent à évacuer cette dimension là je crois que si on oublie ça on perd tout alors aimé le savoir aimer le transmettre aussi j'imagine passionnés la mi
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mai je vous remercie moi aussi de votre invitation et si une grande joie de pouvoir échanger avec vous avec avec un rôle bernet sur cette question de l'éducation de l'enseignement je je je je n'ai pas grand chose à ajouter à ce qu'il vient de dire sur cette question je la manière dont il parle dans l'enseignement rejoint aussi ma propre expérience je n'avais pas vraiment pensé à devenir enseignant avant que je rencontre la philosophie et pour moi c'est vraiment d'abord une discipline qui m'a appelé vers l'enseignement pour certains instituteurs et institutrices dans des classes plus jeunes ce sera là la volonté de transmettre les éléments fondamentaux de la connaissance de la culture mais dans tous les cas je crois que ce qui commence l'itinéraire de l'enseignement c'est cette passion d'une connaissance dont on a vu en nous-mêmes combien elle été féconde et qu'on souhaite pouvoir partager à d'autres qui nous suivront et je vois que c'est cette cesser cette passion pour le savoir en effet qu'ils appellent la transmission quand vous disiez à l'instant que que la formation des enseignants devaient préparer des professeurs capable de transmettre les savoirs sanaa ça n'a rien d'une évidence en réalité aujourd'hui le savoir a été expulsé de cette centralité que arles berne est évoqué il me semble justement qu'on a en main un défi majeur devant nous qui est celui de redécouvrir le sens du travail de l'enseignement moi j'ai à titre personnel commencé à réfléchir sur cette question parce que j'ai été profondément marqué par mon expérience de la formation d'enseignants dans laquelle tout était concentré autour de cette affirmation qui nous avait été partagée d'une manière très explicite lors de notre premier jour d'iufm par l'inspecteur qui nous recevait et qui nous avait dit vous ne devez surtout pas transmettre des connaissances parce que les élèves doivent produire leur propre savoir construire leur propre augmentation du monde parce que on en reparlera peut-être en effet la la compétence et au fond bien plus importante ako la connaissance et donc cette déconstruction de la transmission de l'idée de transmission pour moi elle et elle est centrale dans la crise que traverse l'éducation aujourd'hui qui n'est pas d'abord une crise de la technique une crise des méthodes une crise des moyens une crise des structures ou de l'organisation mais qui est d'abord liée à cette question de la finalité à la la la finalité devenue devenue absente et moi ce qui me frappe beaucoup et je terminerai par là c'est que en effet je crois que cette crise de l'école est directement lié aux décisions prises par les adultes qui avaient oublié qu'ils avaient été des enfants et qu'ils avaient oublié qu'un jour ils avaient reçu ce qu'il n'avait pas produit eux mêmes ce que personne n'a produit par soi-même en philosophie on nous a souvent fait cette objection ce qui compte c'est que les élèves puissent penser par eux mêmes et pas qu ils lisent des auteurs mais les gens qui disent cela ont oublié que pour commencer à penser par eux-mêmes ils avaient d'abord était au contact des autres contacts des auteurs dont l'altérité dans l'autorité avait fait grandir leur propre liberté et je crois que c'est tout le paradoxe est dans cet oubli est d'ailleurs l'oubli de l'élève que nous avons été l'oubli des professeurs qui nous ont marqué à eux le vernet en parlait à l'instant mais moi j'ajouterai un mot peut être aussi pour tous les professeurs qui ne nous ont pas marqué on se rappelle tous ici d'un cours qui nous a touchés on se rappelle tous d'un professeur qui a bouleversé notre existence et pourtant nous sommes directement le fruit notre liberté est le résultat de toutes ces heures de cours que nous avons oublié et dont nous ne nous rappelons pas qu'ils sont tombés dans le silence de ce qui est devenu notre représentation du monde sans que nous soyons capables aujourd'hui de nommer ceux qui ont fait grandir on ou 7 7 7 7 justesse 7 cet intérêt cette curiosité cette capacité de distinguer de s'éveiller à la diversité des nuances que le réel nous présente tous ces professeurs oublier qu'ils ont droit aussi à notre à notre reconnaissance d'une certaine manière est ce que vous pensez dans ses fondamentaux donc on a dit effectivement rencontré le savoir à prendre ou avoir envie de le partager on a compris que c'était important parce que derrière évidemment on pouvait créer des souvenirs ou des fondamentaux qu'on oublie c'est ce que vous désirez ce que vous pensez que ses fondamentaux ont évolué à travers le temps dans la vision qu'on en a aujourd'hui où est-ce que c'est toujours les mêmes finalement bon évidemment je rejoins ce qu'est ce qui a été dit ces mais c'est un préalable qui est fondamental c'est ce préalable est fondamental il faudra jamais l'oublier dans la discussion quand j'ai commencé à enseigner là aussi je vais très rapidement parler de mon expérience bon on est formé avec une formation une formation classique j'ai découvert une institution donc je n'étais pas simplement un étudiant qui venait d'avoir un concours de philosophie qui permettait d'enseigner la philosophie je suis rentrée dans l'éducation nationale et là j'ai découvert évidemment un univers qui n'était pas du tout l'univers que je connaissais sur les bancs d'université dans les baies eu je connaissais pas du tout cet univers là et donc j'ai dû apprivoiser cet univers et j'ai été très surpris et je le dis sans aucune sans aucune animosité il faut c'est aussi les constats que j'ai fait je sais que c'est constant pu être partagée j'ai été très surpris de constater ce qui se passait dans la salle des profs le les échanges qu'on avait alors j'étais très naïve moi je pensais qu'on allait parler de vrais défis ces mots ne s'est pas de la lecture de marx ou d'autres choses en fait pas du tout pas du tout j'étais dans un endroit un peu interlope un peu étonnant il y avait des cours mais un espace d'entre deux où quelque chose d'autre ce jouet qui était l'administration de la chose éducative qui était une institution qui fonctionnait mais qui ne à côté voilà donc il y avait déjà les deux réalités j'avais une réalité qui était le rapport à mes cours et j'avais sept autres cette autre réalité et ça ça m'a énormément frappé en fait et le point c'est que pour répondre à votre question c'est tout à fait fondamentale qu'est ce qu'on fait dans les cours et qu'est-ce qu'on transmet j'ai découvert progressivement et il m'a fallu du temps quand même j'ai découvert des textes j'ai découvert toute une histoire en fait de l'éducation en particulier depuis la critique a pu être faite de milner dans les années 80 tous les textes années 90 sur justement les fameuses compétences etc et je me suis aperçu que tout ça fonctionnait à côté de moi alors que je faisais quelque chose qui marchait j'avais un retour d'expérience qui parfois qu'ils marchaient vous dis plus difficilement j'avais des échanges qualitatif mais à côté se jouer autre chose sur une autre scène en fait une scène qui me concernait absolument pas du tout qui ne concernait pas mes cours qui ne concernait ni plateau ni des cartes ni google ni rien du tout une autre scène aujourd'hui je la connais cette scène ça m'a demandé de l' effort parce que je lis pas ses textes avec plaisir un joli pas des recommandations de la commission européenne en matière de compétences d'éducative avec plaisir c'est certain donc ça me demande un effort mais je le fais je le fais parce que j'ai compris que progressivement j'ai été bouté hors de la place progressivement il ya une logique qui venaient se surajouter à mon travail et qui étaient en train tout simplement de me menacer voilà j'ai compris qu'il fallait que j'enseigne par exemple des compétences on va en parler je comprenais pas ça veut dire c'est quoi la compétence lecture lire un texte mais l'interprétation d'un texte c'est pas le même d'un texte à l'autre ça veut rien dire arrivé à dégager à un ferrer ça c'est le vocabulaire technicien à un ferrer l'implicite d'un texte quel texte l'élève pourra très bien réussir sur un texte parce que effectivement il ressent une affinité avec ce texte qui comprend le texte sur un autre texte il n'y arrivera jamais je vais mettre quoi 2,3 à kippa qu'il vaut mais de quoi verte rose bleu sans aucun sens ou alors il faut qu'on nous donne un texte un seul texte c'est exactement on verra ce que dit gusdorf dans les années 60 un texte et la compétence et on le donne à l'élève est ce que vous arrivez à un ferrer l'implicite de ce texte et là je 10 à quelque chose qui va pas quand même qu'est ce qui se passe pourquoi cette ce tel divorce entre ce que je fais est cette logique est en train comme ça petit à petit de s'imposer à moi et qui aujourd'hui pour ça aussi que j'écris oraison funèbre de la classe de philosophie a détruit mais encore une fois jean l'analyse vient de loin il faut c'est pour ça que je remonte au début des années 80 je veux pas visé particulièrement ministre même si on n'a pas voyagé pas une affinité particulière ex ministre mais c'est pas ça le problème le problème c'est la trajectoire et je c'est pour ça que je parle en termes de nas cyr que progressivement le sens de mon travail est devenue une lutte faire mon travail aujourd'hui c'est lutter dans une administration dans une institution contre une institution qui veut sortir en tout cas me faire faire autre chose et j'ai la conviction c'est une conviction intime que ça marche pas j'ai la conviction intime que cette logique externe ses process et tous tous et toutes ces technostructure qui s'impose à l'éducation qui cherchent finalement à rentabiliser a justifié et je vais terminer là sont des procédures techniques et je ne crois pas qu'il y ait une solution technique au problème d'éducation je n'y crois absolument pas et je pense que c'est justement en recherchant des problèmes et des réponses techniques qu'on va qu'on s'enferme en fait et qu'on perd de vue le sens du métier je crois que il ya beaucoup de professeurs aujourd'hui une souffrance on en parlait tout à l'heure d'une souffrance du métier et cette souffrance il faut aller la chercher du côté du sens on n'en parle jamais et ce sens il est en passe d'être cassé alors bien sûr qu'elle ait problème de nombre d'élèves par classe de structures de type d'école enfin etc il ya énormément de choses mais je crois que ça c'est absolument décisif et ça on n'en parle jamais on en parle ce soir mais on n'en parle jamais moi j'ai très peu d espace pour en parler et c'est pas c'est pas je parle pas de nostalgie ou de quoi que ce soit c'est pas ça parce que souvent nous on nous rabat ne suis pas du tout je pense au sens de mon travail il ya aujourd'hui beaucoup d'étudiants qui veulent être professeur mais qui veulent pas être professeur n'importe comment qui n'ont pas envie de faire n'importe quoi et de plus en plus on pourra rentrer un peu plus en détails on nous fait faire n'importe quoi alors je sais pas pourquoi en fait j'ai quelques idées mais je pense que même d'un point de vue pragmatique on fait fausse route on est entre la pratique entre la pratique l image on est d'accord mais finalement d'être un bon enseignant ses fondamentaux est-ce qu'on voit bien que c'est complexe aujourd'hui d'exercer le métier mais est ce que ça a évolué au cours du temps et particulièrement les kylie peut-être entre les connaissances disciplinaires et techniques didactique cet équilibre entre à la fois ce qui vient vraiment de 2 soit de l'apprentissage pure et puis de ski et la technique pure d'apprentissage et finalement il est qu'il y ait un équilibre entre les deux comment ça se construit je sais pas si j'ai bien compris la question mais il ya il ya toujours eu cette espèce de position qui m'a toujours paru un mois même complètement factice entre eux d'un côté la pédagogie de l'autre côté la discipline comme si on pouvait distinguer les deux mois je rejoins mais alors parfaitement ce que disait harold à l'instant je pense que en fait on a oublié une chose fondamentale c'est que l'enseignement c'est un artisanat c'est un artisanat la différence entre l'artisan et l'industriel c'est que l'industriel oui vous êtes assis sur des sur des chaises et bien ces chaises et elles sont toutes absolument identique parce que l'industriel il fabrique sa propre matière première d'une certaine façon on lui envoie des blocs de bois il les broie il en fait ce qu'on appelle du mélaminé c'est une matière faite de la même substance mais qui est fait justement pour pouvoir devenir exactement le le matériau nécessaire pour l'objet que l'industriel produits et l'industrie produit de l'uniformité elle se donne à elle même un matériau uniforme pour produire à la fin un résultat uniforme et d'ailleurs si ces chaises sont différentes les unes des autres c'est qu'il ya un défaut il ya quelque chose qui est raté alors que dans l'éducation par définition on fait avec j'allais dire une matière à chaque fois absolument singulière c'est pas de la matière c'est de la vie ont fait avec des élèves qui sont toujours différents qui sont toujours différents le bobo le bon professeur vous poser la question le bon professeur c'est pas celui qui a une espèce de de méthode infaillible en tête qu'il va répliquer de manière processuel exactement de la même façon avec tous les élèves qu'il aura en face de lui pour transformer un matériau primaire en un produit fini ça ça n'existe pas et d'ailleurs la bonne éducation et les parents le savent aussi bien que les professeurs n'est pas celle qui à la fin produits de l'uniformité les est celle qui suscite de la liberté le même cours de philosophie dispensés à 30 élèves le même cours de philosophie va éveiller chez eux des expériences infiniment différentes et tous à la fin de l'année ne rêveront pas de devenir professeur de philosophie certains peut-être d'autres au contraire seront accompagnés par l'enseignement qu'ils auront reçu dans cette discipline vers un autre chemin qui les attend vers d'autres engagements vers d'autres métiers le bon professeur exactement comme un artisan il reçoit la singularité et il il aboutit à la singularité et l'artisan qui fabrique une chaise le menuisier qui fabriquait une chaise mais il ne part pas du mélaminé il part d'une planche une planche de chaîne c'est pas la même chose qu'une planche de noisetiers et même deux planches de chêne ne sont pas identiques elles ont leur noeud à des endroits différents et le le propre du bon artisan c'est qu'il fait heidegger le dit dans qu'appelle-t-on penser il il ajuste sa main aux différentes façons dubois et il se laisse guider aussi par la réalité qu'il a sous la main et qu'il doit travailler est bien le bon professeur au fond c'est celui là est une formule d'alain dit en substance la pédagogie c'est la science des professeurs chahuté et je crois que c'est très vrai c'est à dire que y'a pas de méthode unis qui a pas de certitude technique est d'ailleurs le grand paradoxe est que plus l'école s'est enfermé dans cette idée qu'on pouvait résumer l'enseignement à une espèce de méthodologie de processus de gris de gris de vérification que vous devez cocher maintenant c'est l'activité à laquelle beaucoup de collègues consacrent un temps interminable cocher des cases poser des gommettes dire à qui n'ont acquis mettre des indicateurs plus on est rentré dans cette logique là et plus on a échoué parce que si vous regardez la réalité concrète aujourd'hui vous demandiez qu'est ce que c'est que les fondamentaux et est ce que les fondamentaux ont changé non je ne crois pas je pense que ce qui fonde un être humain ne change pas avec le temps et prenez un fondamental qui sera reconnu encore aujourd'hui j'espère comme étant incontournable l'apprentissage de la lecture l'apprentissage de la lecture et de l'écriture aujourd'hui c'est c'est l'un des lieux du plus grand échec de notre système éducatif vous avez un jeune français sur 5 à 18 ans qui a du mal à déchiffrer un programme de cinéma le jour de la journée de défense et citoyenneté et c'est une statistique produite par la direction de la prospective et de la performance du ministère c'est pas c'est pas c'est pas c'est pas une espèce de deux statistiques alarmiste publiée sur des sur des sur des blogs inquiets non ccc la recension méticuleuse de l'administration française de son propre échec continuer là quelque chose de vertigineux et donc on peut lire avec avec beaucoup de 2,2 d'assurance le le le compte de nos propres faillite plus l'école a voulu rentrer dans cette logique de la performance de la compétence de la réduction à l'âme à la à la technique du métier d'enseignant plus elle a voulu justement écarté le disciplinaire au profit du pédagogique en mettant derrière ce mot un ensemble de processus de procédures de
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2-2-2 réplicable et plus elle a échoué et la vérité c'est que je pense que ce que ce que dit elle est très vrai beaucoup de professeurs se sentent aujourd'hui expulsés de leur propre métier notamment parce que ce qui leur est présentée comme la marche à suivre l'heure est indiquée par des gens qui pour une immense majorité d'entre eux malheureusement ont publié de grandes théories sur les questions éducatives je suis très haute et que vous ne lisiez pas avec passion les textes de la commission européenne c'est devenu une partie non négligeable de mon temps de travail non je partage votre sentiment mais c'est vrai que les gens qui écrivent ça en fait on souvent en commun de ne jamais avoir eu un élève de 1 re et ça fait quand même une vraie différence bien sûr donc on a compris que les professeurs étaient des artisans qu'il fallait qu'ils s'adaptent à la matière qui était devant eux à chaque fois mais ces artisans ils sont formés donc si on parle de formation comment on forme un bon artisan aujourd'hui qui doit enseigner moi j'ai co c'est enseigner après sept huit ans d'études où j'ai fait je passais par une licence de maths voilà que l'agrégation de philosophie lorsque j'ai fait l'iufm à l'époque c'était lui fm j'avais raté une première fois l'agrégation j'ai pu leur passer parce que j'avais quatre heures de cours j'étais lieu est faible de montpellier j'enseignais à béziers 4 heures de cours le mardi de 8 à 10 le jeudi de 8 à 10 le reste du temps j'étais à la bévue je bossais la négation et je me forme et intellectuellement je me forme et disciplinairement j'apprenais mon métier et le vendredi j'avais des cours de pédagogie à l'iufm de montpellier où on m'expliquer abstraitement comment il fallait poser un problème j'ai un formateur qui était très obsédé par ça il fallait poser le problème on savait pas lequel mais en tout cas il y avait un problème à poser bon on était on était peu nombreux en été tous les trois et j'ai bénéficié de ce temps aujourd'hui c'est plus possible aujourd'hui on envoie gens presque envie de dire au quarteron des étudiants qui n'ont pas fini leur formation voire même qui sont en cours de formation et ça c'est pas possible on ne peut pas mettre devant des élèves des professeurs qui n'ont pas fini leur formation intellectuelle leur maturation disciplinaire ça c'est très important c'est pas en leur apprenant de trois bouts de ficelle et des techniques vous pouvez pas tenir des classes d'abord les classes elles se tiennent avec le savoir alors je sais que c'est un discours qui l'a aussi n'est pas voilà qui n'est pas pédagogiquement correct mais je pense quand même après 21 ans dans cet enseignement pouvoir le défendre les cours ou jeu je suis peut-être moins je sais pas je suis déjà je suis moins bien et ça passe peut-être moins bien c'est des choses que je maîtrise un peu moins bien en tout cas je les ai moins de travail et je les aborde un peu un peu envié alors après 20 ans bien sûr on peut enseigner beaucoup de choses c'est sûr mais ça je le ressens et quand j'ai du désir quand j'ai du plaisir quand je maîtrise le savoir que jeu et que je le travaille aussi quand je ne travaille encore parce que je pense qu'un professeur c'est toujours un élève il faut qu'il faut qu'il continue de travailler on vous donne pas l'agrégation puis ensuite trente ans après vous êtes toujours labellisé tamponné puis vous faites le même court non en fait vous devenez mauvais si vous travaillez pas c'est fini et pour travailler voilà il faut du temps et continuer à nourrir son savoir à l'améliorer etc et je crois que cette entrée dans le métier on pourrait en reparler aussi enfin ça c'est très important elle est d'abord allé ainsi les précariser elle est allée elle est dévalorisé il ya énormément de choses et on peut pas à la fois faire un mémoire faire des stages en observation qu'on peut pas faire parce qu'on a eu à ed donc voilà enfin bref pour tout ça pour six ou sept cents euros par mois quand c'est pas des étudiants qui font de l'alternance pour 120 euros par mois enfin bref bon tout ça et tout ça est calamiteux en fait donc l'entrée dans le métier calamiteuse il faut laisser le temps de alors une décision je vais laisser la parole sur ce sur cette analyse qui est très importante une décision a été prise de dire qu'au fond pour faire je vais être très méchant là mais pour faire garderie on n'a pas besoin de professeurs on n'a pas besoin de professeurs qui ont un bon niveau qui ont voilà qui ont fait des années disciplinaire et c'est donc on peut mettre n'importe qui devant les élèves voilà c'est ça c'est une décision qui a été prise qui est une décision économétriques qui est une décision cynique et qui est une décision tout à fait unique pour les élèves parce que c'est pas vrai quand professeur de français en sixième il faut pas qu'il maîtrise sa discipline il faut toujours un savoir de réserve il faut toujours être très au delà de ce qu'on enseigne on peut pas enseigner ras les pâquerettes un professeur on en parlait tout à l'heure de mathématiques en mathématiques supérieures il a il a un niveau qui est très très très élevé qui est bien plus élevé en fait que l'enseignement qui lui qu'il qu'il donne et c'est pour ça qu'il est bon dans son enseignement on a perdu ça donc on arrive évidemment avec c'est logique de segmentation et de fragilisation du savoir disciplinaire des professeurs qui à la fin au bout de vingt ans de maîtrise que le manuel de terminale et ça c'est pas possible en fait voilà et ça ce sont aussi des décisions politiques et qui doivent être prises et qui suppose une valorisation des parcours universitaires du temps et et une valorisation aussi économique mais ça devra tout est lié de toute façon voilà donc ça je crois que c'est très important la formation la formation continue ce qu'on appelle la formation continue c'est pas faire un stage pour l'évaluation quand on a on évalue depuis 25 ans on va nous dire quoi vous savez pas évalué alors tout ce que vous faisiez avant c'était mauvais en fait maintenant il ya une nouvelle directive qui arrivent vont vous apprendre comment évaluer c'est donc un sens moi j'ai envie d'avoir un court je sais pas prendre sur aristote jeu j'ai déjà dit rouge et lacunes au sommet ça m'intéresse une journée de formation sur aristote j'y vais ça m'intéresse c'est peut-être que j'en ferai quelque chose avec les élèves je vais pas évidemment leur faire exactement la formation mais ça va stimuler mon imaginaire concours etc ça c'est très important et une dernière chose il ya l'arrière-plan cire que l'on reçoit quelque chose avec les rêves de derrière et ça c'est aussi absolument essentiel il faut être en activité je crois qu'un professeur ne peut pas être simplement un fonctionnaire de l'état c'est pas possible il faut qu'il ait cette activité moe tous les professeurs finalement qui m'ont marqué il était en actes il y avait quelque chose alors pas pas forcément dans le savoir d'ailleurs c'est pas ça mais il y avait de la vie il était en mouvement dans l'eure dans le renseignement il y avait du désir il y avait de l'appétit et le problème c'est qu'on est en train et c'est très dur à ce que je dis mais je le pense on est en train de casser ça on est en train de casser le désire on est en train de casser la vie dans l'enseignement et ça c'est terrible voilà ça c'est terrible et c'est une grande souffrance quand je vois des collègues qui sont qui sont pas bien en fait et qui pourtant on ne sont pas du tout dans la résignation c'est pas une résignation c'est simplement que voilà il ya quelque chose d'un processus qui est en cours qui vient de loin et qui affaiblit en fait le métier je crois que c'est ici en tout cas si une une réflexion à mener politiquement et il faut la bonne et il faut la porter à mon avis dans ce sens alors on voit bien que on parle de l'accompagnement là au départ et puis tout au long de la carrière donc on a traité les deux sujets si on revient juste sûr quand on vient de sortir on ment apparemment d'accompagnement comment on fait pour mieux accompagner justement les jeunes professeurs dans leurs métiers mais c'est clair qu'aujourd'hui on
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il fera globalement faire exactement l'inversé de ce qu'on est en train de faire en ce moment en fait aujourd'hui vous passer le capes prenons cet exemple là la réforme est en train d'avoir lieu jusque là vous passiez un concours de l'enseignement vous aviez le vous le vous réussissiez ce concours est votre première année comme le comme le disait harold été consacrée à mi-temps au début de votre enseignement à mi-temps à une formation la formation c'est clair que rarement en tout cas ma formation en iufm je vends cette expérience moi j'avais deux jours par semaine chance si vous en aviez qu'une seule en fait le plus le plus le plus fécond le plus utile s'était d'abord les échanges qu'on avait entre nous on était douze jeunes profs de philo il y en a qui avait déjà enseigné parce qu'ils avaient été vacataires et ce qui m'a le plus aidé c'est d'abord leurs conseils et leur appui ce que pour le reste en fait il y avait un tel décalage j'ai eu de bons formateurs aussi je veux pas dire du mal de tous ceux que j'ai croisés mais pour beaucoup d'entre eux et notamment on avait un jour dans notre discipline et puis on avait un jour avec tous les autres jeunes profs dans lequel on parlait de pédagogie dans l'abstraction et la formation était tellement déconnecté de ce qu'on vivait comme enseignant d'abord pour des raisons qui prêtait à sourire si c'était une légende mais c'était vrai tous les ans le cours sur comment faire son premier cours avaient lieu à fin octobre on était déjà en cours depuis deux mois et on nous expliquait comment il fallait vous rentrerez dans la classe la première fois m'étais déjà fait merci beaucoup donc il y avait quelque chose d'absurde et puis même dans dans les préconisations qui nous étaient faites en fait les gens qui nous parlait des élèves nous parlait d'élèves fictif d'élèves qui n'avait jamais imaginé deux classes fictive qui n'avait jamais imaginé solutions qui n'en étaient pas de problème qui n'existait pas de ça n'avait rien à voir avec notre expérience de tous les jours et je pense d'ailleurs ce qui fait que les professeurs vont mal je rejoins ce que vous dit à l'instant je vois beaucoup de collègues dans d'anciens élèves qui sont devenus professeurs certains qui qui qui qui vivent parfois difficilement leur expérience de l'enseignement en ce moment par ailleurs en cette rentrée on assiste à une vague sans précédent de démissions d'enseignants ce qui devrait quand même nous alerter dans un pays où voilà vous avez des gens qui ont fait 6 7 ans d'études qui ont passé des concours très difficile qui sont maintenant fonctionnaires dont qui ont la sécurité de l'emploi et qui pourtant vont quitter ce métier qu'ils avaient choisi il ya quelque chose qui devrait résonner comme une sonnette d'alarmé mais si beaucoup de professeurs vont mal c'est parce qu'on leur demande de devenir les complices d'un mensonge de faire comme si il ya quelque chose de 2,2 d'un peu fou dans ces situations de il faut se prêter au jeu de la fiction il faut ne pas briser le discours officiel dont tout le monde sait qu'il n'a pas de sens mais vous êtes obligés de coopérer et à l'iufm ce qui nous obligeait à coopérer c'est que mais quasiment tous les jours on nous disait que si vous ne coopérez pas vous ne serez pas titulariser c'était une sorte de levier permanent alors moi aussi j'ai vécu là la même situation j'ai tout de suite était un peu perçu comme une sorte de dissidents peut-être mais donc nous ont expliqués par mme surtout pas de cours magistral c'était la chose banny absolument il fallait faire des ateliers interactifs il fallait coller des post-it sur les murs il fallait que les élèves produisent leurs connaissances je me rappelle ce formateur qui nous avait dit vous ne rentrez pas en cours en disant je pense donc je suis une station de d'écart je vous explique non vous devez dire je pense donc je suis de qui est cette phrase est là les élèves vont sortir des monts des noms un peu par hasard un jour par chance le formateur disait il y en aura un qui aura lui les pages roses du dictionnaire et il dira c'est de descartes bien que le truc est absurde parce que plus aucun élève ne lit les pages roses du dictionnaire mais ça n'existe plus ça n'a peut-être même d'ailleurs jamais existé et ça n'existe pas un cours dans lequel les élèves vont faire jaillir par enchantement le nom de descartes et en fait c'est cette formation qui produit les problèmes qu ensuite on nous sommes de résoudre c'est à dire que si vous arrivez en cours en disant à vos élèves qui a dit je pense donc je suis et qu'au bout de dix minutes y en a un qui lit des cartes pendant 10 minutes vous pouvez avoir la certitude que le chaos va commencer à grandir dans la salle de classe si vous arrivez en cours et que votre professeur de philosophie vous dit qu'est ce que tu penses du bonheur bah vous avez déjà une idée sur le bonheur vous auriez pu rester dormir franchement c'était pas forcément utile d'aller à l'école pour qu'on vous demande ce que vous pensez déjà ce qui donne du sens à l'école c'est que vous allez en cours et que vous avez quelqu'un qui a quelque chose à vous apprendre évidemment c'est pas facile et c'est là que la pédagogie joue son rôle c'est à dire qu'elle sait pas facile bien sûr de de réussir à partager la passion qui nous anime pour un texte de platon pour pour une page de hegel qui parle de ce que de ce que la finalité d'une existence peuvent peut-être et peut donner de sens à la vie mais c'est ça qui donne du sens à l'école et donc je ne sais plus du tout quelle était la question mais ma réponse est à peu près la suivante et je crois en fait que peu pour revenir à ce que ce que ce que disait un rôle de l'instant et je crois que le oui le son qu'on doit apporter à la formation des jeunes professeurs il est réel d'ailleurs tous les camps politiques ont leur responsabilité dans la crise de l'école aujourd'hui et la droite à la sienne aussi elle a supprimé les iufm parce que l'iufm ne donnait pas satisfaction mais pour les remplacer par rien évident qu'on peut pas demander à un jeune professeur de rentrer immédiatement dans le métier et comme si au fond il n'y avait rien à apprendre mais c'est tout aussi importante de rappeler que quelqu'un qui commence à enseigner ne commence pas à sa formation et que sa formation il l'a commencée dans sa première à l'université voire même quand il était il a commencé quand il était lui-même élève et que ce qu'il faut lui apporter c'est sans aucun doute puisqu'on parle et d'artisanat peut parler aussi peut-être de compagnonnage la la la la manière précisément tout tout empirique par laquelle justement peut se peut se décréter une forme de sagesse pratique de l'exercice de l'enseignement l'art du geste chez les artisans il faut former les formateurs déjà et puis effectivement après accompagner les jeunes quand ils rentrent vous évoquez tout à l'heure très justement votre soif personnel de vous de vous enrichir progressivement et de vous former en continu mais comment on peut encourager justement les enseignants à se former tout au long de leur parcours c'est pas si simple non plus de le faire et spatiales d'avoir cette appétence bon d'abord il faut enlever toutes les réunions qui servent à rien il faut enlever les journées techno qui servent à rien qui déprime gérez vous sortez la de là vous avez juste envie de boire en fait c'est tout donc voilà déjà je pense qu'on pourrait clarifier tous sens pour enlever du gr20 souvent les élèves je leur dis dans l'es10 certes il ya deux viaducs gravement il m valls alors ça les fait rire ça cette histoire du gras donc il faut enlever du gras je crois qu'il ya déjà beaucoup de grands et qui coûte aussi assez cher quand même donc même d'un point de vue purement économique et voilà il ya beaucoup d'argent qui est dépensé dans des choses je ne vois pas toujours l'utilité donc déjà son pourrait le faire et le remplacer justement par le rapport aux disciplines par exemple il ya des échanges à faire avec le supérieur moi je suis alors au lycée mais ça peut être au collège avec le lycée faire des échanges on en parlait avant le débat moi je suis très frappé par le cloisonnement dans l'éducation nationale ça c'est un truc que j'ai découvert aussi c'est à dire que l'élève lui il a un parcours bon il ya un caïd avant c'est par contre nous on est comme des pièces est donc là il rentre en sixième puis 5e est bon alors on sait pas trop ce qui se passe au collège on ne sait pas trop ce qui se passe dans les autres classes 1 sauf quand on apprend que est ce que le marx en philosophie c'est le même qu'en sciences éco bon alors on élève me pose cette question là donc c'est étonnant c'est là c'est le sommet du cloisonnement et donc on sait pas trop ce qui se passe à côté c'est très curieux comme métier c'est une fois c'est presque une profession libérale dans une administration qui est qui est hyper rigide cc c'est un peu schizophrénique quand même comment faire hier chacun est un peu dans son coin bonds est à la fois dans une espèce de grand de grands mécanismes finalement non on n'en voit pas bien bien la portée et d'ailleurs ça pose aussi des problèmes lorsqu'il ya des revendications des mouvements autour de l'école parce qu'on sait pas trop ce que font les ce que font les autres et trouver ce qui se passe et je pense que ça pour répondre à votre question c'est très important moi je comprends pas par exemple aujourd'hui avec tout ce qu'on sait des difficultés qui a conçoit encore dans la logique d'une d'une inspection telle qu'elle existe c'est-à-dire l'inspecteur qui arrive de temps en temps alors toutes les plus la carrière avance mois - on le voit et il se met au fond de la classe bon il évalue quelque chose qui était en cours fictif à une abstraction bon et puis voilà par contre moi j'ai jamais eu l'occasion tellement d'aller voir des collègues ou que des collègues vienne vienne dans mes cours ou d'échangé ça ça marche ça marche pas qu'on nous réunissent pour nous dire qu'est ce que vous faites dans vos cours on n'en parle jamais de ça pourtant c'est fondamental puisque quand même toute la structure de l'éducation nationale doit converger vers le court enfin le court la transmission du savoir l'apprentissage est aussi pourquoi pas des compétences parce que moi je suis pas contre le fait d'avoir des compétences mais le problème c'est la façon dont s'est mis en place c'est ça le problème et ça on le fait jamais on échange jamais par exemple de ce que vous disiez sur les huits fm on devrait commencer en disant quelle est votre histoire scolaire c'est important quand même puisque on rentre dans un métier on sait pas trop ce qui s'est passé avant la relation à l'école les difficultés les points durs et j'arrive un point qui est l'auto analyse alors là dessus je crois que pierre bourdieu et pourtant j'ai des choses à lui reprocher sur les compétences en particulier j'aurai l'occasion d'y revenir pour une autre analyse il montre sa serre je crois qu'il ya un point fondamental c'est que la situation d'éducation est une situation auto réflexive je vous prends tout simplement un exemple qui m'a marqué et toute ma carrière je pense je suis donc en béziers donc c'est lycée henri iv je prends mon cours donc j'avais mes quatre heures de cours en classe 2 e s je m'en souviens bien il y avait donc deux élèves donc je me souviens encore de leurs dons qui était pilier de rugby l'un était à béziers l'autre à perpignan ils étaient ils étaient hébergés enfin man il était très très fort il était très costaud et c'était très impressionnant il est au fond de la classe et ils se détestaient ils se détestaient parce qu'ils jouaient souvent et il s'attrape et physique membres et un jour j'entends un mouvement de chaises terrible au fond de la classe et je me retourne donc ces jeux je prenais mon ça faisait deux trois mois que j'enseignais et je vois c'est de masse physique revenir comme ça le col et il bougeait plus il se regarder dans les yeux il bougeait plus comme ça ils étaient figées et là je les regarde et je le redis méfiez-vous je vais vous sortir manu militari et là il ya eu une espèce de blanc ils m'ont regardé ils n'ont pas compris la formule en latin déjà donc ça c'était déjà un 1er mai ils ont senti que je leur proposais quelque chose que je n'étais strictement incapable de faire je pouvais pas les faits je ne pouvais pas les sortir c'était même c'est ridicule fatim aurait pris je pense voilà ils m'auraient soulevé bon en plus j'étais plus plus maigrelet bon et là je me suis là je me suis arrêté et là j'ai compris la classe a rigolé et là ça commence en fait qu'est-ce qui se passe et là il faut leur faut dire pourquoi j'ai dit ça financier c'est pourquoi on rit qu'est ce qui se passe en fait pourquoi ce décalage pourquoi je sors c'est ce truc en latin qui serait étonnant et pourquoi j'ai cette idée et pourquoi est-ce-que étant professeur de philosophie jeu je fais un transfert de mon pouvoir en quelque sorte de l'autorité sur le une capacité que j'ai pas du tout ils m'ont regardé ils n'ont pas bien compris mais ils sont dit mais qu'est ce qui dit de quoi il parle en fait et à ce moment là c'est là que ça se joue c'est là qu'il va falloir faire quelque chose et faire quelque chose penser l'art est vrai que la réflexivité se dire tiens il ya un décalage entre l'autorité d'un savoir et puis l'effectivité 1 c'est pas parce que je dis une chose que je peux le faire ah tiens est ce que le langage et performatif est ce que si je dis quelque chose je le fais bon mais là le problème c'est que là je redeviens professeur de philosophie gdg débit dans mon cartable et je vais leur permettre de penser la situation et c'est sale affaire en fait c'est pas arrivé avec un savoir externe qui se plaque sur eux c'est prendre la situation et en faire quelque chose alors c'est pas évident c'est une ligne de sorcière parce que vous pouvez aussi perdre la classe mais je pense que là vous êtes obligé de faire ça en fait vous êtes mis dans une situation d'obligations et là il n'ya aucune technique aucune technique pour enfin j'aimerais bien voir un technicien de l'éducation un pédagogue qui fait ça depuis 30 ans m'expliquer comment il réagit à ce type de situation donc c'est une situation humaine voilà c'est une situation humaine et cette situation humaine on peut la pensée mon rôle c'est pas de faire l'éducateur c'est de penser cette situation parce que j'ai été formé pour ça donc de la réfléchir et de la rentrée en réflexivité et à ce moment là je peux apporter le savoir et je peux leur parler par exemple du langage performatif il ya quelque chose qui se passe mais ça on la prend pas on la prend pas du tout ça et on pourrait la prendre on pourrait la prendre on pourrait la prendre en mettant en observation des professeurs qui se réuniraient entre eux qu'ils observeraient entre eux il ya tout un travail coopératif pour pourrait mener dans l'éducation nationale mais qui n'est pas fait et qui n'est pas fait c'est une dernière chose parce que en réalité on est dans un système qui est très hiérarchique les professeurs sont des anciens bons élèves bon alors ils font il faut ce qu'ils peuvent en fait je pense mais il ya la dimension justement d'auto réflexivité de compréhension des situations d'enseignement et surtout aujourd'hui avec des jeunes voilà qui ont il ya des déplacements aussi de deux cultures etc tout ça doit être pensée et ça c'est très peu fait donc très clair une formation continue est basé plus sur la coopération sur les changes que peut-être sur le sable en lui-même en tous les cas même si vous est alors que vous étiez encore en train d'acquérir du savoir je vous pose cette question quand même sur comment on peut les encourager finalement il est motivé à se former tout au long c'est quand ça reste quand même vraiment très pertinent comme comme sujet moi je trouve que même l'expression de formation continue de se former tout devant la vie à quelque chose là encore de très managériale en un sens je pense que ce qui est clé et je les ai vécus en moi même en particulier pour nous en philo je pense c'est une tentation parce qu'on a des élèves de terminale ce qu'il dira que tous les ans on recommence en fait à 0 et donc la tentation d'aller très grande de se répéter et de se répéter indéfiniment jusqu'à ce qu'on soit complètement desséchées intérieurement qu on ait trouvé un peu ses trucs et que du coup on ne travaille plus en face plus cet effort d'aller toujours au delà de ce qu'on a enseigné c'est vrai qu'un bon course et un cours dans lequel on ne dit que 20% de ce qu'on aurait pu dire sur le sujet qu'on doit travailler et c'est ce qui fait que quand les élèves vous pousse à aller dans une direction parce que les élèves jouent bien sûr dans le court il joue un rôle le court même ce qu'on appelle le cours magistral le court vous transmettez quelque chose c'est par un court dans lequel vous êtes solitaire derrière une glace sans tain en train de parler les élèves interagissent sans cesse de manière vocale explicite ou bien de manière implicite un regard un regard interrogatif regards curieux amusé déjà modifie la tonalité la perception du cours ils vont vous pousser à aller creuser dans une direction ou dans une autre à la fin le cours ne ressemble pas forcément du tout à ce que vous aviez imaginé au départ tout ça pour dire que le le bon le bon professeur me semble-t-il celui con con qu'on espère devenir avec le temps le bon professeur c'est celui qui n'aura jamais cessé de cultiver ce savoir en réserve tron l'expression très belle qui ne sera peut-être jamais explicitement formulée dans un court mais qui permet justement cette cette capacité de transmission la plus la plus féconde et en fait fondamentalement ça veut dire pour un professeur ce qu'on appelle se former tout au long de la vie dans notre discipline par exemple ça veut dire liés ça veut dire continuer à lire ça veut dire continuer à apprendre ça veut dire pourquoi pas continuer à suivre des cours vous êtes professeur de philosophie mais rien ne vous empêche de continuer à suivre un cours à l'université en ligne ou bien quelque part pour vous former pour découvrir pour approfondir un moteur et ça ça suppose du temps moi je j'ai toujours été sidéré bon d'une manière générale pour la pauvreté du débat politique sur les questions d'enseignement et d'éducation mais met en particulier par les propositions parfois aberrantes qui sont faites et je me souviens de cette idée qui revient régulièrement qui avait été au coeur de pas mal de propositions de la droite à une certaine époque il faut que les professeurs travaillent 35 heures par semaine et il faut qu'il soit 35 heures par semaine à l'école parce qu'il faut qu'ils puissent voir les parents quand il ya un élève qui va pas bien il faut qu'il puisse voir les élèves en dehors de leurs cours dire ça c'est ne pas savoir que l'immense majorité des enseignants sont heureusement disponible pour les élèves en dehors de leurs cours pour les familles pour les parents mais surtout c'est se méprendre sur le fait que justement ce qui fait qu'un enseignant est un bon enseignant c'est le fait qu' il va avoir en dehors de son enseignement et donc aussi en dehors de son établissement du temps pour lire pour apprendre pour se cultiver pour rester exigeant a vis-à-vis de lui-même une question clé c'est la question de l'évaluation des professeurs c'est une question très difficile et j'admets parfaitement que j'ai pas vraiment la réponse sur le sur le sujet parce que je pense qu'aujourd'hui ici c'est une certitude que l'inspection telle qu'elle existe aujourd'hui n'a aucun sens et à vous tous les dix ans vous avez dieu sur terre qui descendraient place et qui voit quelque chose qui effectivement correspond à un pur artifice et le sait le village potemkine par ailleurs de toute façon en réalité il ya une sorte d'accord tacite sur le fait qu' il ne va pas baisser votre notation en réalité c'est une sorte de réplication des notes dépendent ancienneté sur votre note pédagogique tout ça tout ça est un peu est un peu aberrant mais la question reste entière de savoir comment faire qu'un professeur qui se donnera à fond dans ce travail exigeant pour rester éveillé intellectuellement pour rester toujours un élève en fait ce que disait le mot magnifique de peggy dans pour la rentrée justement un bon professeur doit toujours continuer de travailler comment faire en sorte que les professeurs ils soient incités aussi par le fait que ce travail là sera reconnue parce qu'en fait c'est ça qui nous manque d'une certaine façon humainement le manque de reconnaissance et 112 qui ce qui est le plus le plus le plus criant pour les professeurs et repartir pour le processeur qui veut se donner à fond on a tous besoin en partie quand on est un jeune professionnel quand on commence dans son métier que que qu'un regard se pose sur nous dit ça c'est bien ça tu peux faire mieux et là je vois que tu t'es améliorée que tu a progressé que tu fais mieux qu'avant et ça ça manque je trouvais et ce qui fait qu'à la fin entre le professeur qui se donnent à fond et celui parce que ça existe aussi sur 850 mille collègues malheureusement celui qui en fait le moins possible voire qui ne fait pas son travail qui le fait mal qui le bac il n'y a strictement aucune différence finalement du point de vue de l'institution quasiment très rarement tous les cas et ça pour le coup c'est un défi je pense que la capacité de 2,2 on partageait sa juste avant le nôtre échanges moi aussi je suis frappé de ce qu'on n'arrive pas à communiquer entre nous y compris d'ailleurs pour s'évaluer entre nous pour se laisser évalué encourager accompagner rectifié parfois par le regard d'un collègue après tout on devrait pouvoir aussi compter là dessus je suis frappé j'ai été aussi frappé de voir à quel point l'institution se protéger contre ou protéger les professeurs contre la perspective de l'évaluation moi ce qui m'a beaucoup frappé comme prof de philo pour ma première année j'ai demandé est-ce que je peux avoir les notes de mes élèves interdits le proviseur de mon établissement d'ici interdit de vous donner les notes compilées par classe parce que ça ferait apparaître qui a des classes dans lesquelles il ya des meilleures notes que dans d'autres et donc entre les collègues cela constituerait des problèmes oui mais en même temps moi j'ai besoin de savoir de me situer de savoir si si si j'ai une classe dans une section particulière qui manifestement a eu des résultats un peu décevants c'est à dire que j'ai raté quelque chose il faut que je m'améliore et et c'est très frappant de voir à quel point on est privé justement de ses points de repères et je pense être question de l'évaluation c'est vraiment une question une question centrale dans le bernard si juste juste compléter un point je pense que c'est même c'est même encore plus fins et oui c'est ça mais c'est même presque plus profond que ça lorsque je me souviens d'une inspection ou l'inspecteur en question soupçonnez pas ce que j'écrivais à côté qu'au fond je faisais pas complètement le travail mais bien sûr alors je vais essayer d'analyser ça ça c'est très intéressant c'est la première fois qu'on se rencontre et en fait elle mérite elle exclamée même cholet oui parce que c'est un système voilà c'est un système donc les mêmes causes produisent les mêmes effets que conçoit bordeaux à toulouse à marseille par tous j'ai pas compris en fait je me suis dit mais quoi il parle je comprends pas parce que si je suis au travail en fait la mission sur quelque chose à côté je suis au travail donc ce travail là on fait quelque chose avec mes élèves et joue j'ai compris avec un peu de recul je me suis dit en fait ils ont peur du savoir il ya une peur du savoir et si le savoir remettait en question la structure et si un professeur au fond qui développe une analyse personnelle ou effet terrain un peu critique bon est ce que finalement c'était pas un danger aujourd'hui et ça je le sais moi j'ai écrit oraison funèbre de la classe de philosophie et il ya des inspecteurs voir des inspecteurs généraux qui savent ça et je suis je peux être vu comme un danger et je trouve ça incroyable je trouve ça incroyable en fait que des professeurs au travail qui écrivent à côté qui prennent du temps aussi et évidemment ce temps c'est un enfant de désir c'est un temps de maturation de vienne à l'intérieur de l'institution des ennemis et je dis bien des ennemis ça c'est très grave en fait c'est très grave parce que cela veut dire que c'est le savoir qui est expulsé au lieu de me dire tiens mais pourquoi vous avez fait ça bon mais tout le monde s'en fout tout le monde s'en fout de savoir si vous avez écrit un article si vous avez participé à un colloque une conférence ce que vous en avez retenu etc mais jamais à aucun moment ça existe mais je trouve ça juste incroyable en fait et le pire de tout c'est que les professeurs qui font ça qu'ils vont faire une thèse à côté bon etc ils vont être vu un peu de façon bizarre alors que le professeur qui lui fait le sage et ça fait vraiment exactement ce qui doit être fait exactement et qui ne fait pas du tout ce travail là lui les valoriser enfin il est valorisé en tout cas il n'y a pas de problème c'est le monde à l'envers en fait comment on peut dévaloriser le travail à ce point c'est fou et le travail et le savoir parce que le savoir est vu comme une menace et là je pense qu'il ya vraiment un problème et ce problème à mon avis et qui est très dur à penser alors vous parlez de la droite moi je parle un peu de la gauche quand même qui est très dur à penser en particulier à gauche géant en réfléchissant un peu à ces questions je suis tombé sur une surprise je savais pas j'ai découvert bon voilà on apprend toujours en 1988 un rapport qui a été qui a été demandé c'est jospin gros bourdieu le rapport était comment faire pour accompagner la démocratisation des cols bon et là pas apparaît pour la première fois le mot de compétences pourquoi parce que le savoir est dangereux le savoir est dangereux pourquoi parce qu'au fond on soupçonne la logique pure du savoir de favoriser la reproduction sociale le capital culturel etc et alors évidemment l'intention on la comprend on se dit si la reproduction du savoir c'est le capital culturel donc c'est la conciliation des classes bourgeoises ont des classes dominantes on va dire j'utilise le vocabulaire et bien si je met en avant le savoir je renforce sa donc on va plutôt dériver vers les compétences la transversalité en particulier mais ça ce n'est pas pensé cette cette peur du savoir n'est pas pensé si vous voulez inquiétez vous vous baladez dans une formation avec un livre balader avec un jet ski chamayou le néolibéralisme de management qui se sait que ça ou alors c'est pas un bouquin de platon se sent très bizarre en vie et c'est tout et c'est cette peur du savoir moi je pense que là on recule on recule il faut pas avoir peur du savoir pourquoi avoir peur du savoir on peut pas fonctionner dans une administration qui se défie de nous une administration on a peur c'est étonnant quand même vous avez peur en fait de l'administration et vous allez faire le singe le jour de l'inspection pour dire je vais vraiment faire exactement parce que j'ai peur c'est incroyable comment voulez-vous en fait que les personnels que les professeurs le vivent bien en ayant peur en fait d'une administration qui les nas c'est pas possible ça il faut arrêter ça je crois que là on fait fausse route et on fait fausse route y compris d'un point de vue pragmatique y compris pour former même je dirais d'aider d'autres professeurs ou des cas enfin ou n'importe quoi enfin je veux dire toutes les professions on ne peut pas fonctionner dans la peur en fait ça c'est pas possible cette peur du savoir au contraire il faut il faut vouloir le savoir il faut aller le chercher et donc il faut créer des dispositifs pour renforcer sa et renforcer ce désir pour ça je fais le lien est ce que disait de lui sur le savon alors juste une relance par mois sinon on va pas traiter tous les sujets quand même on a bien compris que l'évaluation pouvait être une complexité en tous les cas pour pour avancer comme on détecte alors les pépites et comment les encourage ses pépites celle que ses professeurs qui ont envie qu'ils ont talent comment les détecter comme on les pousse à progresser je juge je reviens prévenu lorsque les la question est lié c'est pas pour ne pas répondre aux questions produits mais je crois que 7,7 cette défiance à l'égard du savoir l'égard de la culture elle et elle est au coeur de la crise qu'on évoquait ce que j'évoquais des rallidés de la crise de la transmission c'est une crise intérieure je pense que bourdieu à une immense responsabilité là dedans puisque le coeur de l'oeuvre de bourdieu a consisté à décrire dans les héritiers puis dans la distinction à décrire la culture comme un pur outil de discrimination sociale de reproduction des inégalités que la culture écrit littéralement écrivent bourdieu et passeron ce qu'on a un peu oublié parce qu'on en a fermé elle la culture écrit-il dans dans les héritiers n'est qu'un outil de sélection sociale et de légitimation de la reproduction des inégalités sociales et ses mousses c'était très frappant pour moi de découvrir que cette matrice là était au coeur de ma formation d'enseignants si on on nous expliquait j'ai pas eu de réflexion de d'autoanalyse m'avait montré un psychanalyste nizami pourquoi vous avez voulu devenir prof il faut réfléchir sur soi même quelle étrange maladie vous pousse à donner tant d'importance à l'idée d'autorité pourquoi est-ce qu'on pourquoi est-ce qu'on valorise temps par exemple les les les connaissances les savoir faire tout ce que vous avez appris jusque là et tout ce que vous espériez transmettre on vous le décrit soudainement comme étant l'occasion d'une espèce de de passion pour les distinctions sociales que vous souhaitez reproduire et d'ailleurs dans cette affaire dit bourdieu vous vous êtes le dindon de la farce parce que vous avez d'un côté la bourgeoisie les classes dominantes qui sont très contentes de garantir que leur progéniture restera dans les positions de domination qui sont établis jusque là et donc ils vont tirer de leur capital culturel un avantage matériel de l'autre côté vous avez les opprimés qui eux resteront en bas de l'échelle puisqu'ils seront privés du capital culturel et donc ils n'accéderont pas à la richesse et puis au mieux vous avez les professeurs qui sont en quelque sorte certains formateurs des iufm qui avait employé l'expression qui sont les capots du système dire eux ils contribuent à au maintien des privilèges des classes dominantes mais ils n'en tirent aucun avantage matériel qui sont très mal payés donc c'est vraiment les les victimes de la sphère voyez ceux qui font fonctionner le système et qui en même temps n'en tire pas le profit que les que les que les gagnants de l'histoire il trouve donc là il ya cette espèce de soupçons en effet porté sur la culture sur le savoir sur la connaissance qui est au coeur de je crois de la crise de l'école vraiment au coeur et effectivement je suis tout à fait d'accord avec vous il ya une espèce ça a produit y compris dans les lieux de l'enseignement une forme d'anti intellectualisme même je veux dire par là que c'est ça arrive de s'auto-censurer dans des conversations avec des collègues sortir de cours et dire dans la salle des profs se court sur spinoza c'était génial j'ai adoré vraiment est-ce que tu as lu tél en fait ça se fait pas trop quoi hein je veux dire par là que peut-être que moi j'ai été j'ai été dans pas mal d'établissements dans dans les dix ans j'ai enseigné il ya évidemment des réalités différentes sur les équipes rencontrées de serre mais il ya quand même une constante c'est que au fond on s'interdit de s'enthousiasmer manifestement pour le savoir et pour la connaissance et je crois que malheureusement c'est un cetain une des raisons qui explique justement cette espèce de dépression collective dans laquelle les enseignants sont sont entrés est la dernière chose que je voulais ajouter c'est que comment ce qu'on sélectionne les pipes et justement ça se voit aussi dans la manière de les sélectionner je disais tout à l'heure que quand vous passez le le capes quand vous passiez le capes auparavant vous étiez sélectionnés puis ensuite vous aviez cette première année pour apprendre et pour vous former mais ce qui est tout à fait frappant c'est que la réforme du capes qui est passionnant indifférence générale a constitué a consisté à a divisé par deux c'est pas rien a divisé par deux à l'oral l'importance de la connaissance chez le futur professeur aujourd'hui vous aviez deux euros de capes qui étaient tous les deux sur la discipline que vous vous prépariez à enseigner maintenant vous en avez un des deux qui est dans la discipline que vous aller enseigner et l'autre qui est un entretien de motivation comme si on n'était pas sûr que pour être prof aujourd'hui il fallait être motivé donc on va vous faire passer un entretien de motivation qui sera essentiellement l'occasion de vérifier problement votre conformité avec justement les attendus idéologique politique même au sens fort du terme de 2,2 du du ministère qui va vous recruter en tout cas comme dans n'importe quel entretien de motivation vous allez devoir expliquer pourquoi vous êtes évidemment d'accord avec tout ce que fait l'entreprise qui vous recrutent sais ce que c'est ce que tout le monde fait on est donc dans ce cas précis l'administration et c'est ce qu'on aura d'ailleurs pris soin de vérifier en vous utilisant comme une armée de réserve pendant l'année qui prépare votre concours où vous allez effectivement avec des indemnités extrêmement faible de voir déjà être devant des élèves alors que vous n'avez jamais passé de concours que vous n'avez jamais été sélectionné façon un peu facile pour le gouvernement le gouvernement pour le ministère de se rattraper dès manque d'effectifs et de compenser avec peu de moyens des heures qu'il ne sait pas assumer aujourd'hui tout ça est hallucinant et surtout le plus hallucinant c'est que tout ça est passé dans une indifférence générale moi je crois que la seule chose qui permet de sélectionner les meilleurs enseignants pour demain les les pépites que vous évoquez c'est d'abord justement ce ce goût pour le savoir ce goût pour la connaissance pour la discipline que l'on se prépare à transmettre et ça n'est pas en diminuant aussi considérablement le temps que vous allez consacré dans le processus de recrutement à cet attachement du futur enseignant à sa propre discipline que vous pourrez faire ce travail de discernement et de et de recrutement efficace voyons on se retrouve sur sur pas mal de points dans l'indifférence générale pas tout à fait et c'est là qu'ils aient un point aussi qui est complexe je pense aujourd'hui pour les professeurs dans le sentiment d'impuissance en 2019 on a vu bon parmi les réformes le train de réformes on a vu donc la réforme du baccalauréat en baccalauréat donc qui n'est plus maintenant nationale puisque le contrôle continu est passé alors derrière le contrôle continu on a des plans d'évaluation locales qui constituent le massage dont j'ai parlé tout à l'heure puisqu'on dénude le professeur donc on est obligé de faire fonctionner la technostructure de façon de plus en plus puissantes on a essayé de se battre on a fait une rétention des notes moi j'ai participé en 2019 à la rétention des notes du bac quand j'avais corriger les copies on savait pas trop comment agir parce qu'évidemment la grève la grève bon voilà toujours la grève rituel on va dire le dans l'année non on s'est dit on va essayer de rentrer dans un rapport de force avec un ministère qui ne nous écoute pas donc on a fait la rétention des notes et là on a été maltraité on a été le maltraiter par des députés les républicains mais pas que certains ont demandé notre radiations parce qu'on était des extrémistes parce qu'on était des fous furieux on retenait les notes du bac on détruisait le bac notre ministre a fait une allocution télévisée lors de l'allocution télévisée à 20h moi j'étais à la bourse du travail à bordeaux on était 40 autour de la table on était sur nos portables et là il a fait passer le contrôle continu je crois que il faut revenir à la raison ce bras de fer entre une administration qui pense avoir raison qui ne réfléchit plus et je le dis bien nettement qui ne pensent plus les problèmes et qu'ils appliquent des directives qui qui n'ont aucun sens en fait finalement qui détruisent bon il faut arrêter ça alors évidemment c'est pas une solution de faire des blocages comme ça d mais le problème c'est que qu'est ce qui reste c'était sept mois de juin bis repetita placent m voilà en voilà une deuxième la santorin donc on numérise les copies du bac c'est 50 millions d'euros 50 millions d'euros pour un logiciel de numérisation des copies alors très rapidement on numérise les copies on nous a donné la possibilité pour cette année de les imprimer donc ils ont numérisé les copies moi j'ai sorti les copies sur un tas de papiers donc j'avais une rame est de 600 pages et donc il y avait des copies réel donc c'est comme dans platon il ya trois copies il ya la copie réel qui est dans le château il ya la copie numérisée qui est sûre santorin 50 millions d'euros et il ya la copie de la coupe la copie le voilà c'est ça c'est la copie de la copie de la copie c'est extraordinaire sauf que la seule copie qu'exister la copie qui n'existe pas c'est la copie virtuelle juridiquement la copie qu'on a corrigé qu'est la copie papier c'était pas bon puisqu'on corrigé sur santorin alors finalement on est allé au rectorat de bordeaux on a déposé nos copies corrigées en mettant nos notes sur le serveur et le rectorat nous a dit donc on leur a dit mais voilà on a fait les copines on veut pas corrigé là dessus on fait du mauvais travail c'est du mauvais travail de corriger à l'écran des copies de philosophie ça n'a pas de sens avec des appréciations préenregistrés des comètes etc on nous a dit et ça c'est l'administration quand même de l'éducation au but et mon garde à vous avez qu à me faire entrer vous montrez que vous allez corrigé dans la marge et oui il faut que ça se sache ça médiatiquement c'est à dire que des professeurs et peux vous assurer tous les professeurs qui ont fait cette opération un peu de voix de détournements sont tous des professeurs chevronnés c'est ça qui est particulier c'est qu'en fait tous ces professeurs étaient chevronnés ils ont fait le travail donc ne pas les accuser d'avoir de ne pas avoir fait de travail mais le problème c'est qu'on nous demande en fait de faire du de faire du mauvais travail et le rectorat de bordeaux nous a dit non mais ces copies n'existe pas alors ça c'est un moment beckettien étonnant c'est qu'il y avait les copies par terre qui étaient corrigés sur du papier mais ces copies n'existait pas nous a dit non non je ne peux pas prendre ces copies je ne peux pas les toucher même je n'existe pas les vrais copie les vrais c'était une expérience un peu étonnante métaphysique les vrais copies sont sur le serveur et alors là il ya une espèce de moments de renversement à la de bord à du vrai dans le fond on sait plus trop où on est et voilà la seule chose qu'on a envie de et la seule chose qu'on avait envie de lui dire mais laissez nous faire notre travail on a besoin des coupes y ont corrigé les copies tout va bien n'ayez pas peur en fait voyez on va pas vous faire tout les ans des mouvements sociaux pour bloquer le bac et détendez vous vous êtes crispé en fait d'une espèce de crispation même physique au rectorat de bordeaux ils ont reculé les grilles avant on pouvait un peu manifesté devant maintenant renoncer à 50 mètres ils ont mis des grisons même ils ont peur la peur des professeurs la peur du savoir la peur de nos expertises parce qu'aussi en fait finalement au bout d'un moment quand on fréquente une institution on devient quand même aussi un expert on sait on sait à peu près voilà comment ça marche et et non ça ça ne va pas donc je crois qu'il faut restaurer quand même la confiance d'éducation nationale il faut revenir sur des choses de bon sens et arrêter ce bras de fer enfin qui ne mènent à rien alors la conclusion c'est si ce bras de fer et économiquement rentable mais je suis je suis oui en un certain sens il ya un formatage où on va pas revenir là dessus les compétences mais je crois que même ces mêmes d'un point de vue pragmatique ça marche pas je crois que ces mêmes mauvais en fait je crois que c'est ça se veut ça se veut économiquement puissant ou en tout cas même même si je raisonne d'un point de vue tout à fait économétriques et je crois qu'à l'arrivée c'est très en fait c'est très très mauvais on fait du mauvais travail on paye il ya des dépressions n'en plus finir on a plus de professeurs les académies manque des professeurs de maths donc on détruit alors je sais pas quel est l'horizon de ça je moi j'en vois pas en fait et c'est là il faut se ressaisir pendant que vous avez bel ami justement compromis à la complexité d'exercer aujourd'hui et en même temps il ya une image du professeur qui est différente et qui s'exerce sur l'extérieur cette image avait pas excellente aujourd'hui il faut le dire globalement partagées donc soit par les médias par là par la population comment on revalorise cette image comment on dort l'image du professeur aujourd'hui mais en fait l'image du professeur dans la société devant je suis pas sûr qu'elle soit si dégradée qu'on le dit mais c'est sûr que c'est difficile de la valoriser quand même ceux qui font travailler les professeurs ne leur font aucune confiance c'est à dire que et finalement seule chose que vivent les professeurs ce que vous décriviez l'instant c'est que en réalité le ministère lui-même firme en accorde aucune espèce d'intérêt à la fin donne le sentiment de n'accorder aucune espèce d'intérêt au travail des professeurs ce qui était le plus choquant dans cette histoire de rétention des notes moi j'ai soutenu la rétention des notes bons et parce que je pense que c'était un acte d'amour je veux dire par là que quand vous n'avez pas d'autre solution pour dire qu'on envoie des élèves dans le mur vous n'avez vraiment littéralement pas d'autre solution mais vous le fait de ne pas leur donner tout de suite leur note le fait de mettre un peu le foutoir dans le système c'était c'est la seule chose que des professeurs pouvaient faire pour dire leur désespoir et moi j'étais déjà plus enseignant à ce moment là mais j'aurais évidemment participer mille fois si j'avais pu faire et ce qui a été le plus scandaleux dans cette affaire c'est que le ministère a inventé des notes fictive dire que pour pouvoir faire en sorte que le processus fonctionne parce que c'est la seule chose qui compte c'est le processus pour qu'à la fin on puisse annoncer les résultats du bac avec les panneaux les élèves devant les panneaux qui chante qui pleure est un rituel habituel pour que pour que tous soient correctement validé dans les temps pour que la procédure suive son cours on a inventé des notes aux élèves hier vous avez des élèves qui ont eu des notes qui n'existaient pas rappelons quand même que le baccalauréat étaient je sais pas s'il faut dire et parce que à mon avis on devrait plutôt dire aujourd'hui feu le baccalauréat le premier grade universitaire on parle ici d'une tradition qui nous lie dans les siècles passés à cette exigence académique et et là on atteint le sommet de ce mensonge que j'ai occulté à leurs terres on force les professeurs à faire semblant aa à coopérer à un gigantesque faire semblant de la société tout le monde fait semblant tout le monde fait semblant que cet objet qui s'appelle le bac existe les copies fit-il c'est l'histoire est génial tire le virtuel devient le réel le réel devient le virtuel et toute l'éducation nationale fonctionne comme ça aujourd'hui tout le monde fait comme si on fait comme si les élèves avaient eu leur bac et en fait on atteint le point de folie quand ils ont le bac avec des notes qui n'existe pas et qui n'ont jamais été mises l'éducation nationale aurait eu un sens elle aurait même presque le ministère aurait presque retrouver une dignité 6 faites le bac elle n'avait pas pu être corrigé dans certaines académies et que et qu'il avait fallu retarder le moment de la délivrance des copies des notes de mai mais de fait le ministère a prouvé qu'il ne croyait pas à ce qu'il était en train de faire en trahissant mais c'était supposé être une réforme du baccalauréat pour améliorer le baccalauréat mais la vérité c'est que le ministère montré qu'ils n'avaient aucune estime pour ce que constituait ce baccalauréat et pour le travail des professeurs derrière lui en mettant des notes fictives dans ce dans ce moment de blocage et ça c'est ça c'est quand même vraiment un ça a été un moment à mon avis à un moment un moment tristement révélateur bien sûr avant on va bientôt conclure j'aimerais bien qu'on conclue par une note positive si c'était possible je vois ça sera fait plaisir à tout le monde donc vous avez deux minutes chacun pour un message d'espoir allez-y en moins le message il est simple un jeu reste proche de nietzsche ans si je devais refaire ce métier je le referais voilà donc c'est l'éternel retour du même voilà un nombre infini de deux fois je suis heureux d'avec d'exercice métier je pars pas du tout la boule au ventre je ne m'ennuie pas
[Musique]
voilà c'est déjà une c'est déjà une preuve une preuve fondamentale et ensuite la de la deuxième chose c'est tout simplement les élèves serre qu'il ya des moments de grâce dans ce métier enfin c'est fantastique et c'est ça qui est terrible c'est que qu'on nous laisse faire le travail qu'on qu'on nous laisse faire ce travail et qu'on nous donne la possibilité de le faire et la nation s'en portera d'autant mieux on ne peut pas avoir un tel rapport à ses éducateurs à ses formateurs tels rapports de défiance et un tel rapport de violence c'est pas possible et je vais terminer là dessus en je suis évidemment très très très heureux qu'on puisse discuter de cette grève de 2019 lorsqu'on était à la bourse du travail en se réunissaient tous les soirs ont discuté c'est un moment très sérieux le mystère nous menacer de 18 jours de grève des blâmes et c'est moi j'ai vu des pleurs j'ai vu des collègues marc et des collègues qui avait 30 ans d'ancienneté et qui se disait non en fait c'est pas une réforme moi je me souviens très bien d'une collègue qui est à montaigne et nous a dit dans cette réforme ils nous attaquent en fait il nous tue c'est nous la cible nous sommes la cible en fait c'est ça la vérité on parle de la réforme bancaire c'est pas une réforme en fait et là je pense que la gauche et la droite doivent bien réfléchir à ce qui se passe aujourd'hui est là le massage dont je parlais je parlais des compétences chez bourdieu ou des compétences pour la croissance européenne le problème c'est que tout ça converge vers une forme de destruction mais je ne crois pas à ces destructions et c'est là la poigne optimiste c'est que je pense que je pense que ça ne marchera pas ça ne marchera pas parce que la vie la transmission est plus forte que ça c'est là où c'est un peu un jeu perdant alors moi je sais que ça marchera pas mais je veux pas qu'on perde trop de temps non plus donc il faut peut-être que politiquement alors là je le dis bien politiquement il ya une prise en charge de ces questions des états généraux je sais pas delà de la philosophie mais mais pas avec pascal papé voilà je n'ai rien contre le joueur de rugby mais il faut quand même que ce soit plus sérieux que ça et qu'il y ait vraiment que cette chose vraiment de deux viennent au centre du débat politique moi j'y crois beaucoup parce qu'il ya des des énergies à des forces il ya des volontés en fait voilà et il ya des jeunes collègues qui veulent être prof et peut-être qu'ils nous regarder et qui entendent des choses est qui et qui sauf que voilà il ya des gars dans le jeu en tout cas est un enjeu pour notre pays qui est décisif décisif voilà le fait pas si c'est trop optimiste grâce à xavier bellamy mais c'est clair que c'est le seul enjeu qui compte je veux dire par là que s'il y avait un sujet pour la france pour l'avenir de la france aujourd'hui c'est la question de l'éducation et je pense quand même une forme d'urgence parce que quel que soit le la bonne volonté qui pourrait demain venir secourir le système éducatif si le savoir s'est perdue le savoir c'est le seul endroit sur lequel une société puisse faire des erreurs définitive si on n'a pas transmis des connaissances alors on n'arrivera pas à les reconstituer vous parliez de du fait que la culture était regardée comme comme un comme un privilège culturel et que la gauche avait contribué à ça je me rappelle de la manière dont dont najat vallaud belkacem parler du latin et du grec le résultat c'est qu'aujourd'hui effectivement il ya presque plus d'élèves en france qui apprennent le grec et pour notre discipline c'est fondamental le problème c'est que demain ou est-ce qu'on ira chercher les professeurs de grec si justement pendant une génération entière un savoir n'a pas été transmis c'est très difficile de le reconstituer c'est la raison pour laquelle d'ailleurs on a absolument besoin de cette liberté éducative qui permettra aussi de faire exister des foyers où se transmettront ce qui peut être aujourd'hui dans la crise de notre école continuera de de rester fragile pendant encore pendant encore un moment pour préparer les professeurs de demain justement moi si j'ai une raison de de partager un enthousiasme pour conclure c'est que à la fin quand le découragement peut vous attendre bon bien sûr parfois plaint des conditions d'enseignement sont compliquées vous êtes un peu maltraité par l'administration votre recrutement aux affectations sont sont livrés à une sorte de hasard anonyme vous avez parfois du mal à savoir si si vous êtes dans le bon chemin ou pas etc il ya plein de raisons de des côtes de découragement mais à la fin il reste les élèves vraiment ce mois c'est en tous les cas ce que j'ai vécu c'est à dire que je exactement comme vous j'ai la chance d'avoir eu un coup de foudre professionnel en terminale je me suis dit je veux enseigner la philosophie dans le secondaire et ça ne m'est jamais arrivé de penser que je m'étais trompé jamais je n'ai jamais parlé avec quelqu'un disant ah zut j'aurais dû faire ce métier-là en écoutant ce qui me racontait et évidemment ça veut pas dire que tous les cours sont faciles ça veut pas dire que tous les cours sont réussis ça veut dire qu'on sort de tous les courants se disant là j'ai été bon ça arrive même assez souvent qu'on se dise là j'ai vraiment été mauvais ça veut pas dire qu'à chaque fois qu'on commence un paquet de copies on est plein d'enthousiasmé d'euphorie bien sûr il ya des côtés monotone bien sûr il ya des côtés pénible comme dans tout travail tout travail et un une répétition et toute répétition implique parfois une forme de lassitude mais il arrive assez régulièrement quand même convive des moments presque de révélations on n'est pas beaucoup payé dans ce métier mais moi je peux le dire et je veux pas donner le sentiment de trahir mes collègues en disant ça parce que je voudrais surtout pas donner le sentiment que la question de leur revalorisation salariale n'est pas une question c'est une question fondamentale mais ça mais quand même arrivé régulièrement en sortant de cours de me demander comment ça pouvait se faire que ce soit pas à moi de payer pour vivre quelque chose comme ça tellement c'est génial et c'est je pense une expérience je le dis parce que et encore une fois c'est pas pour dire qu'il faut pas mieux payer les profits faut mieux payer les profs mais je le dis parce que c'est comme le jaillissement d'une dune d'une espèce de débordement de reconnaissance cesser ce métier est une et une est une chance extraordinaire et je pense que dans notre pays qui a acquis à ce qui a su le cultiver et qui a su l'illustré dans dans son histoire on a tous les moyens de retrouver confiance en notre avenir si on retrouve confiance dans cette fécondité infinie de la transmission et dans ceux qui continuent la faire vivre aujourd'hui contre contre vents et marées on est aujourd'hui le jour 2 de l'hommage à ça mais elle pâtit et je pense que c'est quand même l'occasion de dire à quel point notre pays doit cette reconnaissance infinie il ya ceux qui font tenir les cols malgré toutes les difficultés qu'on a évoqué aujourd'hui parce que l'école ne tient qu'à eux aujourd'hui à ceux qui ne sont pas désespérer et qui font l'effort d'y croire encore et de tenir bon malgré tout oui juste par rapport à ça mais elle pâtit puisque évidemment d'un tous une pensée pour lui il croyait à la transmission il croyait au savoir et tous les discours qui consiste à dire oui mais et c'est non non non non non non non il a fait son métier il a fait son métier dans l'école de la république et voilà et ça il faut absolument parce que derrière ça c'est un effondrement en fait qui est pas simplement lié au terrorisme islamiste c'est plus que ça c'est moral ces intellectuels et spirituels et il faut pas oublier quand même que dans son cas là aussi un l'institution n'a pas été irréprochable voilà et ça il faut le dire aussi et le dire c'est pas jeter des anathèmes sur les zincs sur les autres c'est à dire voilà il faut absolument maintenant qu'on sorte de cette de cette défiance de ceux de ce jeu comme ça de défiance et de violence et qui fait voilà qui fait ce qu'on sait aujourd'hui voilà mais en tout cas l'école mérite qu'on se batte pour elle et il ya offrons beaucoup beaucoup beaucoup de gens qui se battent pour elle et qui ont des choses à dire sur l'école et il faut les écouter il faut les entendre messieurs merci on vous a bien écouté on vous a bien entendu je pense effectivement on a compris la nécessité urgente est de se pencher sur la formation et l'accompagnement de ses professeurs on a compris aussi la nécessité de revaloriser un peu ce corps enseignant mais on a surtout entendu votre passion et ça c'était vraiment formidable de vous entendre merci beaucoup et merci pour cette émission alors merci beaucoup c'était passionnant rester comme on a pris un petit peu de retard vous vous en ai pas rendu compte parce que c'est passionnant mais c'est vrai on va prendre juste des questions pendant cinq minutes et puis après on passe aux cocktails et vous pourrez continuer d'échanger donc je vous en prie il ya un micro qui peut arriver si vous voulez lever la main posé une question n'hésitez pas bonjour je suis pas enseignant je suis un élève a tardé connaissez-vous aurélien barrau petit un petit 2 y at il des philosophes malheureux petit roi vous parlez d'artisanat mais est ce qu'on fait de l'artisanat avec des classes d'âge sept cent mille élèves est ce qu on arrive on amène sept cent mille élèves de terminale à la capte l'essence de la connaissance alors mais j'aurai beaucoup de questions je m'arrête à trois questions des réponses courtes vraiment réponses courtes un jeu je connais aurélien barrau de noms mais je le connais pas je connais pas ça c'est son travail pour pouvoir vous dire que je le connais réponse 2 y at il des philosophes malheureux ça se saurait s'il y avait une recette du bonheur et si la philosophie en étant tune on était une donc oui je la philosophie ne prémunit pas contre le malheur je suppose et 3 il n'y a pas une classe d'âge de 700 mille élèves pardon la formule est trivial mais il ya 700 mille fois un élève je veux dire par là que c'est non mais c'est très important d'ailleurs je suis très heureux que la crise du coronavirus nous et guérit définitivement de l'aberration hallucinante mais qu'on a quand même entendu longtemps qui consistait à nous expliquer que bientôt notre métier allait disparaître parce que bientôt il y aurait un prof qui ferait un mook vous vous rappelez la passion pour les mots quelques se mouiller je regardais par en fait une case h et huit cent mille élèves donc par huit cent mille élèves à la fois donc on nous disait ben oui c'est très simple en fait pourquoi ce qui on aurait des preuves puisque en fait on projettera le même court à huit cent mille élèves et qui suivront le même cours simultanément je crois que tout le monde s'est rendu compte pendant à la crise du corona viol est ce que justement l'enseignement c'est un artisanat c'est à dire une relation une relation de présence de personne à personne la vérité c'est que moi je les ai découverts comme prof c'est vrai en particulier aujourd'hui en france puisqu'on a le système le plus inégalitaire de tous les pays de l' ocde sur le plan scolaire mais la vérité c'est ce qu'on appelle un lycée à un endroit pas du tout la même chose que ce qu'on appelle un lycée à un autre endroit et parfois même à quelques kilomètres de là et parfois même dans la même commune dans le nord et le sud de la commune vous pouvez avoir deux endroits qui s'appelle des lycées il se passe pas du tout le même type de choses il n'y a pas du tout le même type d'élèves et un court même n'est pas une expérience similaire ce que j'ai vécu moi-même comme élève ne ressemblait pas nécessairement à ce que j'ai eu l'occasion de vivre avec mes propres élèves ensuite donc on peut pas amener tous les élèves et c'est d'ailleurs pas le but j'ai comme je le disais tout à l'heure j'ai jamais souhaité que huit cent mille élèves deviennent professeurs de philosophie on peut pas amener tous les élèves justement vers le même chemin de réussite ce qui compte c'est de cultiver en chaque élève sa propre excellence et elle n'est pas toujours situé au même endroit et il faut que la société soit plus capable d'admirer la diversité la singularité des formes d'excellence de chaque élève mais mais je crois pas qu'on puisse traiter le l'éducation justement comme étant un défi à relever en gros pour une classe d'âge de 800 mille élèves qui se présenteraient en paquets et qu'on amènerait au même endroit d'une certaine façon une autre question allez-y madame le micro arrive bonjour bonjour moi je suis enseignante est ce que vous pensez qu'on pour établir le baccalauréat parce qu'en fait c'est très satisfaisant d'avoir le résultat des élèves donc je pense que ce serait une bonne satisfaction si on pouvait rétablir c'est à dire établir une épreuve nationale terminal anonyme mon jeu prend tout simplement deux exemples monfils qui a passé le bac cette année il n'a pas eu sa note de philo voilà il a eu moins à l'épreuve j'imagine à il a eu moins à l'épreuve du 2 écrite car son contrôle continu et donc ce qui a compté c'est son contrôle continu il a passé une épreuve dont il n'aura jamais la note je trouve ça fou voilà et c'est un mensonge un mensonge institutionnel puisqu'on nous a dit santorin la dématérialisée c est qu on nous dise pas que les copies n'ont pas été corrigés ou etc puisque les copies matériellement elle sourit sied donc les copines maison oui mais je pense que ça ne peut se faire que par un changement politique c'est un changement politique et c'est un changement profond et qui dépasse en partie certains clivages certains clivages politiques c'est peut-être aussi pour ça discute ce soir 1 il ya des convergences en fait parce qu'il ya des convergences parce que en fait la logique derrière on voit bien elle est beaucoup plus profond d'elles est beaucoup plus structurelle que ça elle est allée anthropologique il ya toute une réflexion à mener et je pense qu'on peut pas simplement la mener avec des techniques il faut vraiment qu'on reprenne en main le débat et qu'on re pose des questions absolument fondamental par exemple juste un dernier point pour répondre à votre question moi ça a complètement changé mon enseignement de terminale honnêtement la fin d'année elle est bousillée ce que le grand oral banc de toute façon c'est la spécialité qui va compter en terminale ans et les deux spécialités au mois de mars selon la réforme bon à la fin on les prépare un grand oral dont qui est qui et de body disciplinaire on sait pas trop ce qui se passe mais mais ça a changé complètement parce que le temps de la formation c'est un temps qui est absolument fondamentale moi je leur disais souvent écouté le bac c'est à la fin de l'année de toute façon si vous travaillez vous n'y a pas de problème vous l'aurez ont maintenant on a un temps de formation je pouvais leur maître par rapport à l'évaluation puisqu'on parle des versions formative je pouvais commencer bon par une haute - moins bonnes mais je leur expliquais voilà il ya l'horizon du bac c'est fini ça c'est qu'on veut c'est fini et cette mise à l'épreuve anonyme aussi c'est très important anonyme on n'évalue pas des capacités cognitives ou des capacités de performance adaptatif sur un oral non ces anonymes voilà tout le monde celui qui n'a pas travaillé bon ben il a sa chance au bac donc oui pour moi c'est un enjeu politique très important de repenser et de repenser tout ça ben on verra on verra mais en tout cas là maintenant je dirais la partie allait politique ça se fera pas comme ça nous on a essayé on a fait des petites choses voilà mais bon ça se joue à un niveau évidemment de décision qui est qui qui au dessus et mais ça doit être dans le jeu en tout cas je pense pour les échéances à venir qui est très important et je pense que beaucoup de français pour beaucoup de français c'est une question importante au cognac et m a dit qu on encore une question mais bonjour alors moi je suis pas enseignant je suis parent d'enfant grand d'abord merci beaucoup de nous faire partager un petit peu les les arcanes de ce que vous vous ressentez parce qu'on je pense que pour certains d'entre nous moi le premier on a découvert des choses complètement sidérant sur le fonctionnement interne de ce que finalement ce qui est presque une souffrance pour beaucoup de beaucoup d'enseignants un petit témoignage moi j'ai eu un certain nombre d'enfants le plus cultivé d'entre eux au 106 bloc encyclopédique c'est pas l'ingénieur c'est pas celle qu'a fait une école de commerce c'est celui qui s'est arrêtée au bac est donc derrière quelque part c'est pas dans l'éducation nationale qu'il a trouvé ce qui lui a donné envie d'être quelqu'un d' extrêmement cultivé capable de parler de plein de choses brillantes voilà moi j'ai une question on n'a pas eu des bases et mon mélenchon ce soir c'est un débat qu'on peut imaginer que demain par exemple un devienne ministre de l'éducation nationale et l'autre son directeur général de l'enseignement scolaire par rapport à ce que nous avait raconté spontanément et là vous serez peut-être pas forcément d'accord quels sont les trois mesures que vous voudriez mettre en oeuvre au plus vite pour le recrutement et la vie réelle au renforcement de la posture des enseignants par rapport à votre bilan de ce soir j'ai passé c'est le ministre ou le directeur qui par le premier c'est vous le ministre alors je reprends ce que je disais au début je pense pas déjà alors c'est pas un faux fuyant mais je pense pas qu'il ya une mesure ont des mesures techniques qui pourrait régler notre question déjà la première chose je le répète c'est de faire des états généraux des assises avec tous les acteurs et qu'on se dise des choses déjà je crois que là il ya un moment démocratique sur l'école qu'il faut absolument poser voilà il ya un déficit de parole un déficit danalyse avant tout j'ai envie de dire c'est la priorité à l'université bordeaux montagne on voulait faire c'est ça a été compliqué avec le co ville mais des assises de la delà de la pensée critique enfin c'était ça l'idée un petit peu il faut que vraiment il y en a des choses à se dire on a évidemment par notre formation parler un peu plus de la philosophie mais il faudrait regarder ce qui se passe aux primaires il faudrait regarder ce qui se passe très précisément au collège enfin voilà il faut mettre tout ça sur la table avec une vraie confiance et avec vraiment d une modestie en se disant je sais pas c'est compliqué c'est très très compliqué il ya des situations enseignement qui sont qui sont parfois très très dur très compliqué on a besoin certes de restaurer l'autorité met enfin à l'autorité comme ça ça veut strictement rien dire on a besoin de maîtres du savoir mais ce n'est pas non plus pour pour faire apprendre des choses parker bêtement donc tout ça c'est très compliqué on a besoin vraiment du concours de tous donc ça ce serait ma première je dirais ma première affaire la deuxième affaire sur la formation c'est de remettre au centre la question disciplinaire vraiment ça c'est très important le savoir disciplinaire le valoriser faire des ponts faire un continuum bac - 3 bac + 3 ça je pense qu'ils auraient un vrai travail à faire là dessus parce qu'on s'aperçoit qu'il ya c'est complètement étanche par exemple sur le grand oral en fin de terminale on va préparer au grand oral mais une fois que le grand oral est passé bon quid du supérieur quid du grand oral pour faire une place très part à thouars pour aller à l'université bts iut et c'est bon rien n'est pensé donc c'est pas du tout pensé dans une continuité donc je crois qu'il faut la deuxième chose c'est vraiment voir l'ensemble du dispositif et le réfléchir de façon qualitative progressive moi je dis aux élèves et là je vais contre les recommandations du ministère à la fin de l'année je vais vous préparer pour le pour le supérieur puisque c'est l'étape suivante donc je vais pas perdre des heures et des heures et des heures de cours à essayer de remplir des grilles qui sont proposés par l'administration pour savoir si je suis sympathique à l'oral bon et c d ou si je sais bien me présenter ça c'est mentir aux élèves ça donc je vais aujourd'hui voilà vous allez il ya une vie après le bac donc vous allez passer donc il faut vous et la quatrième chose la troisième chose c'est et on en a parlé la revalorisation du métier alors leur vision du métier certes symbolique mais aussi économiques je pense qu'il ya des situations aujourd'hui qu'ils ne vont pas du tout on n'est pas du tout au niveau de l' ocde il ya dévoilé il ya plein de problèmes moi je serais pas du tout dogmatique par exemple sur sur les heurts des blocages comme ça le nombre d'heures travaillées plus faux faut sortir de ça il faut il faut raisonner de façon beaucoup plus globale sur le métier et se dire rendre ce métier attractif et c'est aussi économique juste un point moi on me demande aujourd'hui de faire des formations par exemple d'animer des de faire plein cours sur la justice puisque c'est c'est au concours mais il ya aucun moment une rémunération quelconque la dernière fois j'ai bossé sur l'état pensée d'état pensée de l'état j'ai dû bosser je sais pas 30 heure là dessus j'ai fait une formation devant mais mais perd donc devant des collègues mais j'ai pas touché un euro comment voulez-vous c'est ça l'état comment voulez vous que les que kéké une mobilisation donc il faut valoriser mais il faut valoriser qualitativement voilà il faut aller chercher la qualité se dire sans le valorise parce que qualitativement c'est bon voilà mais ma première mesure c'est on sait pas en fait voilà on est dans une situation là historique un peu on sait pas trop et on ne peut penser ça que collégialement en faisant des assises mais papa d assises on n'a pas pas du foin pour pas n'importe quoi en fait on fait quelque chose de sérieux voilà bon je sais pas si monsieur le directeur et j'ai toujours été aussi assez gêné de répondre à cette question ce que c'est en fait on est dans une situation où il faut repartir de cette question fondamentale qui est la question de la finalité qui l'action du sens de l'école s'est passé pas d'abord des mesures qui en fait on peut prendre des mesures quant on sait quel est le but bien venir la question de la finalité est la question architectonique et ensuite le reste suivra mais pendant très longtemps j'ai évacué la question en disant c'est le sujet ce n'est pas les mesures le sujet c'est il faut juste être capable de nouveau de dire quel est le but de l'école quel est le sens de l'école et je suis pas sûr en fait qu'on soit tous très au clair sur cette question est ce que le but de l'école c'est de fabriquer des bons citoyens est ce que le but de l'école c'est d'insérer les élèves dans le système économique de demain est ce que le but de l'école c'est de garantir que on apportera des compétences sur les métiers en tension dans dix ans est ce que le but est d'ailleurs c'est pas tellement une question de gauche et de droite puisque je me rappelle que c'était le grand argument de la gauche quand elle était au pouvoir justement de dire il faut absolument qu'on n'articule mieux l'école et l'entreprise confesse c'est des questions qui sont finalement valu une espèce de gigantesque confusion là dessus moi je pense fondamentalement que le but de l'école que le principe du travail de l'enseignement c'est de transmettre des connaissances et que si on arrive à faire ce travail là alors on pourra de surcroît accomplir tous les autres attendu que la société fixe à l'école mais tant qu'on est dans cette confusion on peut pas y arriver et un architecte son travail c'est de ces de c2c de dessiner les plans de délogement des gens qui vivront les des foyers voilà alors évidemment si vous habitez dans un 2 1 dans un foyer qui est bien construit vous allez être plus heureux le rôle de lâcheté que c'est pas de rendre les gens heureux c'est de construire des construire des logements qu'ils soient bien faits et en fait l'enseignant est aujourd'hui leur situation incroyable ou l'associé lui demande tout de fabriquer des bons citoyens des bons professionnels des gens qui vont s'insérer dans la société qui seront poli qui diront bonjour le matin des gens qu'ils respecteront l'autorité mais aussi en même temps des gens qui auront une liberté critique des gens qui se rendent ou tes défauts d'information mais qui en même temps en suivant ce que dit le gouvernement bref on lui demande à peu près tout et on lui dit en même temps mais vous devez pas transmettre des savoirs donc en fait le seul moyen par lequel il pourrait faire son travail et on se retrouve l'inspiration de quelqu'un un architecte à qui on dirait vous devez rendre les gens heureux fluidifier l'urbanisme favoriser les équilibres sociaux améliorer les rapports humains mais vous n'avez pas le droit de construire des logements et c'est la grande la grande situation paradoxale au lien on peut on peut additionner des mesures j'ai fini par me résoudre à l'exercice parce que j'ai tellement je crois qu'on a tellement besoin de parler d'école je suis tellement fasciné du fait qu'on n'en parle pas parce que j'ai tout à l'heure dans l'indifférence générale pas dans l'indifférence des profs mais la vérité c'est que la société llc très peu saisi de cette question les médias quand lankais de steam c'est paru l'année dernière elle a montré que nos élèves étaient les derniers d'europe en mathématiques les derniers os à au moins un mérite les études internationales c'est que ça nous permet quand même normalement de nous rendre compte qu'il ya un problème les derniers parfois quand on fait de la politique à des statistiques super compliqué à retenir le pib a descendu de 53 7% sur les secteurs manufacturiers alors là c'est très simple envoyez le dernier on n'y a pas un pays fait moins bien comme ça c'est facile à retenir y est on est on est on est en dessous de la chypre en dessous d'un en dessous de chypre en dessous de la bulgarie en dessous d'eux j'ai pas de mépris pour ces pays bien j'ai envoyé à la roumanie et à picard contraire m récemment dans l'union européenne des pays qui sortent quand même de deux périodes où leur développement était long d'un par ailleurs la france a quand même et quand même la septième puissance économique mondiale elle consacre le premier budget de l'état à l'éducation nationale et elle est le pays au monde qui prélève le plus de qui fait les plus gros prélèvements obligatoires si vous additionnez tous çà et là vous avez tout ce qu'il faut pour dire que le retour sur investissement de la part du contribuable arrêtons-nous juste là et quand même désastreux mais désastreux est ce qu'on en a parlé quand la france était la dernière sur la vaccination en europe mais trois mois sur les chaînes d'information continue on ne parlait que de ça la france est dernière sur le niveau en mathématiques de ses élèves c'est quand même autrement plus structurelle le retard sur la vaccination on l'a rattrapé plus personne n'en parle aujourd'hui le retard sur les mathématiques si on le rattrape pas pour le coup c'est sur cinquante ans qu'on va le payer et on n'en parle jamais moi je le vois mais même comme un responsable politique par une viande dans des émissions essaiera les matinales donc à chaque fois on appelle avant et voulait parler de quoi mais je vais parler d'école à l'école faisait dessus élevé à locaux vides non là le jour de la rentrée donc j'ai fait trente propositions pour l'école juste pour qu'on en parle j'avais même très envie qu'on me tape un peu dessus et j'en sais rien faire un peu de polémique je dirais on n'a qu'à premières mesures on interdit tous les écrans dans toutes les classes non je me suis dit ça va faire un peu de bruit on interdit le numérique à l'école après tout moi je suis assez pour parce que je pense que le meilleur moyen de grandir en étant prêt à vivre libre dans un monde rempli d'écrans c'est de pouvoir avoir des livres quand on est petit et de pouvoir grandir à distance de ski fracture notre capacité d'attention on le vit tous nous mêmes bons mais je me suis dit tout le monde va me taper dessus mais même pas en fait tout le monde s'en fout c'est surtout ça donc on appelle les médias me parler d'école super très bien voulu et la primaire plus tôt n'en parlait de la primaire dans l'école on n'a pas le temps mais du coup on vous invitera une prochaine fois alors parfois on vous invite à aller très important je veux bien parler de la primaire mais à condition qu'on parle aussi des cols alors vous êtes invité la matinale se passe un quart d'heure la primaire locaux vides la primaire le coville a plu puis le truc ses amis assez malheureux on n'a pas eu le temps de parler d'école alors du coup maintenant j'en suis a demandé aux programmateurs que l'école soit la première question sinon je m'en vais alors comme ça on peut parler un peu d'écoles mais c'est quand même un truc de fou de voir à quel point ce sujet n'est pas abordé donc on peut on peut on peut faire plein de mesures encore une fois j'en ai j'en ai formulé jeudi le numérique ce n'était pas la première provision il ya des propositions bien plus important que ça mais il ya plein de évidemment il ya plein de 2,2 de mesures à mettre en oeuvre si vous me demandiez l'e3 est plus importante le plus important à mon avis c'est de prendre sont des enseignants c'est la formation des professeurs c'est l'évaluation des professeurs c'est la rémunération des professeurs si on si on si on se fonde sur ce travail je pense qu'on fait déjà une partie importante du chemin on peut parler de mesures mais le plus important ce serait qu'on parle d'école et encore une fois je crois que s'il y avait un seul sujet pour l'avenir de la france s'il y avait un seul sujet à discuter pour cette élection présidentielle ce serait l'école il ya quasiment que ça qui compte tout le reste en découle tout la question de comment on va réussir à reconstruire une nation à partir des fractures qui traversent la société d'aujourd'hui la question de savoir comment on va retrouver notre place et notre prospérité économique dans la mondialisation la question de savoir comment on sera capable de de ce2 ce2 se projeter dans l'avenir avec toutes les incertitudes qui l'impliquent sur le plan de l'évolution technologique de l'évolution géopolitique toutes ces questions là passe par l'école c'est c'est quasiment la seule question pour notre pays et c'est malheureusement celle dont on parle à mon avis beaucoup trop peu et je crois qu'effectivement cette question de d'assises en tous les cas d'un rendez-vous de la nation autour de la question de l'école mais me paraît être effectivement une idée fondamentale sous quelque forme qu'elle se présente merci encore tous passés par l'école on va finir là-dessus vous allez pouvoir passer au bar donc merci à vous
[Musique]
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