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InterviewBFM TV (sur Dailymotion)· 24 octobre 2026 7 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉducation & rechercheTravail & emploi

24 octobre: "La manifestation s'est passée dans le calme à Marseille", déclare le maire Benoît Payan

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:56OuverteRéponse directe

    Sur le dispositif policier, justement, vous avez quelques réflexions aujourd'hui ?

  • 2:53OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez l'impression qu'il y aurait une sorte de politique à mener pour éviter les débordements ?

  • 5:37OuverteRéponse directe

    En attendant, il y a plus d'autres mobilisations qui sont prévues. Samedi, vous avez regardé vers ces prochaines mobilisations ici ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:16Invité politiqueFait
    « quand on a joué pendant des semaines et des semaines, à vouloir confondre sans cesse les manifestants et les casseurs, ceux qui ont de légitimes revendications avec des voyous, on a mis en réalité le feu aux poudres. »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « Les revendications des lycéens, je n'ai entendu personne nous dire qu'elles étaient illégitimes. Demander à vivre dignement sa scolarité. Demander la suppression de parcours sup. Demander à ce qu'on puisse avoir un pouvoir d'achat décent dans ce pays. »
  • 4:07Invité politiqueFait
    « Il faut évidemment aussi d'autres propositions et d'autres réalités. Moi, je ne m'attends pas simplement des tables rondes avec des discussions. »
  • 4:28Invité politiquePromesse
    « pour qu'il puisse y avoir une sortie de crise dans la concorde républicaine. »
  • 6:14Invité politiqueFait
    « Rien ne peut justifier la violence. Rien. Et je ne la justifierai jamais. »
  • 6:22Invité politiqueFait
    « ni les uns ni les autres ne sont de la chair à canon. »

Temps de parole

  • Benoît Payan80 %
  • ?13 %
  • Invité6 %

≈ 134,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Benoît Payan

C'est une manifestation qui s'est passée dans le calme, avec des revendications

0:03
Locuteur

très

0:03
Benoît Payan

fortes,

0:04
Locuteur

et

0:04
Benoît Payan

on le voit.

0:06
Locuteur

Malgré

0:07
Benoît Payan

la situation extrêmement difficile de la semaine dernière, les Marseillais sont sortis en nombre.

0:12
Locuteur

Au

0:12
Benoît Payan

moment où je vous parle, on est sur une fin de manifestation,

0:15
Locuteur

avec

0:16
Benoît Payan

quelques groupes sporadiques, assez circonscrits au moment où je vous parle, qu'on

0:21
Locuteur

tente,

0:22
Benoît Payan

et les forces de l'ordre sont en train d

0:24
Locuteur

'essayer

0:25
Benoît Payan

de mettre fin au

0:27
Locuteur

petit

0:28
Benoît Payan

débordement qu'on est en train de voir actuellement, c'est assez léger. Je ne crie pas victoire. Aujourd'hui, les commerces, et au moment où je vous parle, le centre-ville est plutôt sanctuarisé, la périphérie est plutôt sanctuarisée, les forces de l'ordre ont bien travaillé, les pompiers travaillent bien, et les Marseillais ont pu être dans le calme,

0:50
Locuteur

dans

0:51
Benoît Payan

leur droit constitutionnel, de pouvoir affirmer un certain nombre de choses dans ce pays.

0:56
Locuteur

Sur

0:56
Invité

le dispositif policier, justement, la semaine dernière, vous avez quelques réflexions, aujourd'hui, qu

1:02
Locuteur

'est

1:02
Invité

-ce que vous en pensez ?

1:03
Benoît Payan

On a un dispositif qui est à la hauteur de l'enjeu, c'est-à-dire 7 UFM,

1:09
Locuteur

une

1:10
Benoît Payan

centaine de gendarmes, un centaure,

1:14
Locuteur

un

1:14
Benoît Payan

canon lanceur d'eau, un avion de surveillance,

1:17
Locuteur

et

1:18
Benoît Payan

une trentaine d'équipages de police municipale sont mobilisés.

1:21
Locuteur

On

1:22
Benoît Payan

n

1:22
Locuteur

'a

1:22
Benoît Payan

pas besoin de faire des interventions violentes, puisque les choses se passent dans le calme, et les choses se sont passées dans le calme. Il faut maintenant,

1:30
Locuteur

puisque

1:30
Benoît Payan

la nuit va tomber, que les choses restent dans le calme. Je veux que ma ville reste tranquille, et qu'on puisse revenir à des choses normales, ne plus voir ce qui a pu se passer la semaine dernière. Je crois que des conclusions ont été tirées. Vous m'avez entendu dire un certain nombre de choses, m'exprimer. Ça ne s'est pas passé aujourd'hui comme ça s'est passé la semaine dernière, et je suis heureux pour les Marseillaises et pour les Marseillais.

1:52
Locuteur

Pour

1:52
Benoît Payan

ceux qui ont pu manifester, comme pour les commerçantes et les commerçants, je reste évidemment en cellule de crise, et je vais y rester toute la nuit.

2:00
Locuteur

De

2:00
Invité

toute

2:05
Locuteur

façon,

2:05
Benoît Payan

les centrales syndicales savent organiser des manifestations. Et c'est pour ça que, quand on a joué pendant des semaines et des semaines,

2:12
Locuteur

à

2:12
Benoît Payan

vouloir confondre sans cesse les manifestants et les casseurs, ceux qui ont de légitimes revendications avec des voyous, on a mis en réalité le feu aux poudres.

2:22
Locuteur

Et

2:22
Benoît Payan

donc, c'est un pays en crise

2:24
Locuteur

qui,

2:25
Benoît Payan

quand il n'est pas correctement dirigé, est susceptible,

2:30
Locuteur

évidemment,

2:32
Benoît Payan

de toute forme de débordement

2:35
Locuteur

des

2:35
Benoît Payan

manifestants. Ce sont des gens qui veulent librement exprimer un certain nombre de choses.

2:40
Locuteur

Quand

2:41
Benoît Payan

on n

2:41
Locuteur

'a

2:41
Benoît Payan

pas de débouché politique,

2:43
Locuteur

quand on

2:45
Benoît Payan

n'est pas entendu,

2:46
Locuteur

on

2:46
Benoît Payan

manifeste.

2:47
Locuteur

C

2:47
Benoît Payan

'est ainsi que la constitution de la Vème République est faite. Et c'est ainsi que les choses se sont passées aujourd'hui.

2:53
Invité

Justement, il y avait encore plusieurs dizaines de nouvelles personnes dans

2:56
Locuteur

le

2:56
Invité

monde de Marseille, où vous avez rencontré l

2:58
Locuteur

'intérieur,

3:01
Invité

est-ce que vous avez l'impression qu'il y aurait une sorte politique

3:03
Locuteur

? Alors,

3:04
Benoît Payan

là, au moment où on parle, je reste

3:06
Locuteur

concentré

3:07
Benoît Payan

sur ce qui se passe, pour que, évidemment, les choses ne débordent pas.

3:11
Locuteur

Ça

3:11
Benoît Payan

s'est bien passé. Je vois qu'ailleurs, dans le pays, les choses se passent beaucoup moins bien qu'à Marseille. Je veux que ça continue de bien se passer. Donc, ma concentration, elle est maximale autour de la sécurité des quelques manifestants qui restent,

3:23
Locuteur

et

3:23
Benoît Payan

autour de la sécurité des biens et des personnes. Mais, en effet,

3:26
Locuteur

le

3:26
Benoît Payan

vrai sujet, et on l'a abordé avec le Premier ministre, ça n'est pas que le maintien de l'ordre. Il faut

3:30
Locuteur

évidemment

3:31
Benoît Payan

que l'ordre existe, qu'il soit rétabli quand il n'existe pas, mais il faut un débouché politique. Un débouché politique

3:37
Locuteur

aux

3:38
Benoît Payan

manifestations

3:38
Locuteur

et

3:39
Benoît Payan

aux revendications. Les revendications des lycéens,

3:42
Locuteur

je

3:42
Benoît Payan

n'ai entendu personne nous dire qu'elles étaient illégitimes. Demander à vivre dignement sa scolarité. Demander la suppression de parcours sup. Demander

3:52
Locuteur

à

3:54
Benoît Payan

ce qu'on puisse

3:54
Locuteur

avoir

3:55
Benoît Payan

un pouvoir d'achat. décent dans ce pays, quand on voit la flambée des prix à la pompe, quand on voit la flambée des prix de première nécessité, il faut aussi que les salaires dans ce pays soient réévalués. Il faut évidemment aussi d'autres propositions et d'autres

4:13
Locuteur

réalités.

4:15
Benoît Payan

Moi, je ne m'attends pas simplement des tables rondes avec des discussions. Il faut, et je le

4:20
Locuteur

fais,

4:20
Benoît Payan

et je vais le faire, et je vous en parlerai

4:22
Locuteur

avec

4:23
Benoît Payan

d'autres un certain nombre de propositions que j'ai commencé à faire au Premier ministre

4:26
Locuteur

dès

4:27
Benoît Payan

lundi,

4:28
Locuteur

pour

4:28
Benoît Payan

qu'il puisse y avoir une sortie de crise dans la concorde républicaine. Parce que

4:32
Locuteur

ce

4:33
Benoît Payan

pays souffre

4:34
Locuteur

d

4:35
Benoît Payan

'une perte de sens majeure, avec des politiques, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui se sont amusés à attiser le feu, à diviser le pays, et à le faire vaciller de son socle républicain. Ça n'est pas ma conception de la République, ça n'est pas ma conception des choses. Je pense qu'on peut exprimer des idées dans ce pays,

4:51
Locuteur

que

4:51
Benoît Payan

la confrontation est saine,

4:53
Locuteur

mais

4:54
Benoît Payan

que la bataille

4:57
Locuteur

stérile à

4:58
Benoît Payan

laquelle j'ai assisté pendant des semaines et des semaines, entre les tenants de l'ordre qui voulaient monter les forces de l'ordre contre les manifestants, ceux qui justifiaient les dégradations à la violence contre les bâtiments publics, les personnes, les biens, la police, tout ça n'a aucun sens. Le pays n'a pas besoin de ça. Le pays, il a besoin de femmes et d'hommes responsables

5:19
Locuteur

qui

5:19
Benoît Payan

trouvent une sortie de crise. Or, quand on est dans cette situation, la responsabilité

5:25
Locuteur

de

5:25
Benoît Payan

tous les politiques, évidemment du gouvernement, c'est de faire une sortie de crise par le haut, par le haut.

5:31
Locuteur

On

5:31
Benoît Payan

ne résout rien

5:32
Locuteur

avec

5:33
Benoît Payan

une matraque

5:34
Locuteur

ou

5:34
Benoît Payan

avec un État qui perd ses valeurs.

5:37
Invité

En attendant, il y a plus d'autres mobilisations qui sont prévues. Il y

5:40
Locuteur

a

5:40
Invité

5 ans,

5:41
Locuteur

il

5:41
Invité

y a probablement un nouvel appel. Samedi, vous avez regardé vers ces prochaines

5:44
Locuteur

mobilisations

5:44
Invité

ici ?

5:45
Locuteur

Vous avez

5:45
Benoît Payan

évidemment mis le doigt sur ce qui m'inquiète le plus.

5:49
Locuteur

J

5:49
Benoît Payan

'ai évidemment beaucoup de crainte pour le 31

5:52
Locuteur

et

5:53
Benoît Payan

pour le 5.

5:53
Locuteur

parce

5:54
Benoît Payan

que s'il n'y a pas eu de sortie de crise d'ici là,

5:56
Locuteur

si

5:57
Benoît Payan

on a laissé la situation se pourrir

5:59
Locuteur

et

5:59
Benoît Payan

qu

6:00
Locuteur

'aucun

6:02
Benoît Payan

politique ou aucun responsable politique n'est capable de mettre sur la table des éléments qui font que cette colère légitime redescende, alors nous vivrons

6:11
Locuteur

de

6:11
Benoît Payan

semaine en semaine

6:12
Locuteur

ce

6:13
Benoît Payan

que nous avons vécu la semaine dernière. Rien ne peut justifier la violence. Rien. Et je ne la justifierai jamais. Je n'accepterai pas qu'on s'en prenne aux forces de l'ordre, qu'on s'en prenne à des manifestants, parce que je l'ai dit, ni les uns ni les autres ne sont de la chair à canon. Il faut un débouché politique. Parce que ça peut être fait de manière noble, de manière forte et de manière posée. En écoutant

6:34
Locuteur

dans

6:35
Benoît Payan

le pays celles et ceux qui ont de légitimes revendications. Quand on ne boucle pas ses fins de mois, quand on n'arrive pas à payer son crédit, quand on a eu son commerce massacré, que des gens sont au chômage parce qu'ils ont perdu leur emploi, quand on est un lycéen et qu'on demande simplement la suppression de parcours sup. On ne demande pas

6:53
Locuteur

le

6:54
Benoît Payan

SMIC à 3 000 euros.

6:55
Locuteur

On

6:56
Benoît Payan

ne demande pas 12 semaines de congés payés.

6:59
Locuteur

On

6:59
Benoît Payan

demande à vivre dignement dans ce pays. Et ça, c'est au gouvernement de l'entendre.

7:02
Locuteur

C

7:02
Benoît Payan

'est pour

7:03
Locuteur

ça.