Robert Hébras, survivant, raconte le massacre d'Oradour-sur-Glane à Emmanuel Macron
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Les soldats étai avaient savé leurs armes ici. Nous nous étions ici. »
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« On nous avait dit avant dans le village, il y a des armes, nous allons les rechercher et ceux qui ne sont pas concernés seront relâchés. »
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« À un moment donné, un des soldats a fait le tour du groupe. Lorsqu'il est arrivé à notre hauteur où on était assis, il nous a fait signe comme ça. »
- 1:30Robert HébrasFait
« C'est-à-dire, on s'est levé et le temps qu'il revienne à l'entrée de la garage ici, il y a une détonation dans le village et c'est la fusillade, on tombe les uns sur les autres. »
- 2:00Robert HébrasFait
« Pourquoi je suis là ? Je sais pas. C'est les autres qui m'ont sauvé la vie. »
- 2:30Robert HébrasFait
« Après, il y a eu le coup de grâce et après on nous a couvert de tout ce qui pouvait brûler et on a mis le feu sur nous. »
- 3:00Robert HébrasFait
« Quand le feu m' atteint, j'avais pas le choix où je mourrais vif où je savais que j'allais mourir quand même »
- 3:30Robert HébrasFait
« Donc je suis revenu dans la fumée sur les autres et après je me suis caché dans ces graages ici. »
- 4:00Robert HébrasFait
« Pendant à ce moment-là, j'étais je j'étais seul, je me suis caché dans une étable là-bas il y avait une étable à cochon et j'ai attendu »
- 4:30Robert HébrasFait
« l'exécution a eu lieu aux alentours de 16h. Entre 16h et 19h, on a il a fallu qu'on se préserve des soldats qui étaient dans la rue et du feu qui nous poursuivait. »
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Les soldats étai avaient savé leurs armes ici. Nous nous étions ici. On était des jeunes, plusieurs jeunes, il faisait très chaud.
Donc on s'était assis dans le foin, on attendait. On nous avait dit avant dans le village, il y a des armes, nous allons les rechercher et ceux qui ne sont pas concernés seront relâchés. Donc on avait on s'inquiétait pas.
On parlait de choses et d'autres. À un moment donné, un des soldats a fait le tour du groupe. Lorsqu'il est arrivé à notre hauteur où on était assis, il nous a fait signe comme ça.
C'est-à-dire, on s'est levé et le temps qu'il revienne à l'entrée de la garage ici, il y a une détonation dans le village et c'est la fusillade, on tombe les uns sur les autres. Pourquoi je suis là ? Je sais pas.
C'est les autres qui m'ont sauvé la vie. Après, il y a eu le coup de grâce et après on nous a couvert de tout ce qui pouvait brûler et on a mis le feu sur nous. Quand le feu m' atteint, j'avais pas le choix où je mourrais vif où je savais que j'allais mourir quand même parce que pour moi les soldats étaient devant la porte et quand je suis senti de dessous les autres, je suis sorti de dessous des des morts et des mourants.
Quand je suis senti de dessous les autres, les soldats n'étaient plus là. J'ai tenté de m'enfuir par la porte ici. C'est une course sans issue.
Donc je suis revenu dans la fumée sur les autres et après je me suis caché dans ces graages ici. Pendant à ce moment-là, j'étais je j'étais seul, je me suis caché dans une étable là-bas il y avait une étable à cochon et j'ai attendu et à un moment donné, j'ai entendu parler français et j'ai regardé, j'ai rencontré les quatre autres. Donc l'exécution a eu lieu aux alentours de 16h.
Entre 16h et 19h, on a il a fallu qu'on se préserve des soldats qui étaient dans la rue et du feu qui nous poursuivait. Voilà en gros comment ça s'est passé. Voilà pourquoi je suis là.
Je peux pas vous le dire. Je sais pas, j'ai rien fait de particulier. Monsieur le président, on va y aller parce que je crois qu'on nous attend.
Allez, venez. Oui. Doradour qui av déjà 11h 11h18 sur France info.
On vous vivez en direct donc sur notre antenne, c'est édition spécial qui se poursuit bien sûr ce 73e anniversaire du massacre d'Oradour sur Glan, 642 hommes, femmes et enfants donc qui furent assassinés par les Allemands. Yeah.
Emmanuel Macron