REVUE DE LA SEMAINE #3 - FRAIS BANCAIRES, GOODYEAR, BAYER-MONSANTO, ECOPLA, FRANCE INSOUMISE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Locuteur 2Promesse
« Dans le programme, j'ai prévu 100% BIO dans les cantines scolaires. »
- 22:00Locuteur 2Fait
« Des ouvriers qui défendaient leur emploi ont été condamnés à de la prison ferme. »
- 26:00Locuteur 2Promesse
« Les travailleurs ont un droit de préemption sur une entreprise quand elle est vendue. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour, cette affaire de revue de la semaine, ça marche pas mal. À chaque fois on fait des pics d'abonnements et compte bien que cette fois-ci on en ait encore. Si bien que cette chaîne youtube est la première chaîne YouTube d'un homme politique.
Voilà. Nous sommes trente et un mille, on va être beaucoup plus bientôt. Et donc c'est une façon pour moi de construire un média qui me permet de contourner les autres médias.
Alors, si vous voulez savoir ce que j'ai à dire ben, venez là. Et ils seront bien tous obligés d'y passer, grâce à vous, que de procéder de cette façon. Alors, je vais vite sur le sujet parce que sinon après ça dure trop longtemps et il y a des gens qui m'écrivent 'C'est trop long... ... faut raccourcir".
D'accord, je fais ce que je peux. Alors, mon premier sujet, je vais vous dire, avant-même tous les autres, je vais donner mon soutien à une pétition qui circule. Il y a dix-huit mille signatures sur cette pétition, c'est celle des grands chefs, on va dire des cuistots, qui protestent contre la fusion entre Bayer et Monsanto.
Bayer c'est le grand chimiste allemand et Monsanto c'est la grosse boîte maléfique nord-américaine qui s'occupe de produire à peu près tout ce qui nous pourrit la vie. Alors les deux ensemble c'est génial, c'est-à-dire qu'ils vont diffuser ce qui fait du mal et, le médicament pour le soigner. En particulier ces gens-là diffusent du pesticide, des OGM, bref, tout ce qui est le problème de notre période et l'autre jour, à la convention, dont je vais vous parler, j'ai dit ben peut-être que la révolution va commencer dans les assiettes, c'est-à-dire que c'est pas en gardant les feuilles de paye que les gens vont dire j'en ai par-dessus la tête de ce système qui m'exploite mais en regardant leur assiette en disant mais c'est pas vrai, avec tout le mal qu'on se donne et en plus plus, on va manger des cochonneries. qui nous rendent malades, qui rendent malades nos enfants qui provoquent des malformations à la naissance et toutes ces horreurs que vous savez comme moi.
Donc, la pétition des cuistots, les cuistots c'est pas des exaltés, ils sont dans leur métier le plus souvent c'est ce qui les intéresse le plus, ils sont là sur les produits et tout d'un coup ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, ils trouvent que c'en est trop car cette fusion, non seulement elle produit quelque chose d'immoral parce-que deux monstres, qui vous rendent malades et vous vendent pour vous soigner, Mais surtout c'est une agression contre la diversité des productions en alimentaire et agricole parce que tous ces gens-là, leur but, c'est de normaliser. Tout pareil, les produits tous de la même façon, les semences propriétaire du même groupe. Il y en a bien parmi vous qui ont vu voir ce film horrible qui s'appelle Damien où on voit le diable qui s'incarne dans un gamin puis, à la fin, le diable, qu'est-ce qu'il fait?
Ben justement ça, il crée ce qui est enrain de se faire avec Monsanto et Bayer, une firme, ignoble, fusionnée qui tient le monde à la gorge en empêchant les paysans d'avoir leurs semences, en normalisant les produits. Mais nous, ça nous intéresse beaucoup, pas seulement parce que les français ont un goût pour la cuisine que tout le monde connaît. C'est un art domestique très pratiqué.
Et nous, nous respectons nos grands chefs, on est un des rares pays du monde à être comme ça. Mais, dans cette histoire, eux ils se battent pour cette diversité des production ; des légumes, des semences, des variétés de tomates, de salades, toutes ces petites choses qui ont une grande importance pour le goût, pour la nature elle-même. Il faut quand même se rende compte que 40%de la production agricole, je ne sais pas si vous le savez, si vous ne savez pas je vous l'apprends, 40% est fichu à la poubelle parce que les fruits ont pas la forme qui convienne aux clients.
En tous cas cas c'est ce que supposent ceux qui vont les leurs vendre. Il y a donc dans ce système un gâchis épouvantable d'un bout à l'autre de la chaîne de production et cette agriculture-là, il faut en finir le plus vite possible. Moi j'en ai parlé à la convention de la France Insoumise qui a eue lieu dimanche dernier et je pense que c'est quelque-chose qui doit être maintenant une sorte de revendication constante dans notre programme.
Je sais que, pour ma part, dans le programme, j'ai prévu 100% BIO dans les cantines scolaires. Parce-qu'il n'y a pas de raison que le BIO soit réservé seulement à ceux qui en ont les moyens. Il faut que nos gosses, tous, mangent des choses qui sont bonnes pour leur santé et pas ces produits de deuxième qualité ou de troisième puisque vous savez que maintenant, il y a une espèce de renversement des symboles, autrefois le pauvre on le présentait toujours tout maîgre parce-qu'il n'avait rien à manger et maintenant, la mauvaise alimentation, la malbouffe, ça donne une épidémie d'obésité qui rend très malheureux des tas de gens et qui nuit à leur santé gravement.
Et tout ça est le résultat d'un modèle d'agro-alimentaire lamentable duquel il faut sortir le plus vite possible et c'est ce qui se produira. En tout cas, si c'est moi qui suis chargé de m'en occuper, j'aime mieux vous dire que ça va barder pour les responsables de cette situation. Bon, j'ai déjà parlé deux fois de la convention, il faut maintenant que je vous en dise un mot de plus.
D'abord, je passe sur les aspects politiques parce-qu'après tout vous pouvez voir le film. Mais, l'aspect numéro un, c'est la méthode qui a été utilisée. Nous avons mis à notre profit absolument toutes les techniques de notre temps, de notre époque.
On a donc tourné une page d'une certaine façon de faire des congrès, des réunions...
D'abord c'était par un congrès, je l'ai déjà dit dix fois, je le redis onzième fois. C'était une convention. Et, nous avons utilisé des manières de donner à voir qui ne rebutent pas, qui n'excluent pas parce-que la plupart d'entre-vous n'ont jamais vus un congrès politique.
Tandis-que ce que vous aviez là sous les yeux, vous l'aivez déjà vu et pourquoi? Parce-que c'est précisément un plateau de télévision, et rien d'autre. Ça a été organisé un peu comme ça.
Alors pour faire un peu bavarder, je vais dire que ça ressemble plus à "On N'est Pas Couché" ou à Patrick Sébastien qu'au congrès des temps passés. Mais, cela n'empêche naturellement pas la parole, c'est le contraire. Cela élargit ses bases.
Alors comme on a fait? Il y avait des gens qui prenaient la parole à l'ancienne, 3 4 5 minutes, pas plus. il y avait des gens qui ont acceptés de parler mais, avec une vidéo.
Parce que c'est plus facile que de se présenter devant mille personnes, c'est impressionnant, ça fait trembler les mains et, la feuille qu'on lit. Et-puis, il y avait d'autres gens encore qui se sont eux-mêmes enregistrés en vidéo parce qu'on a inventé le vidéographe qui était dans l'entrée de la convention et vous alliez dire votre truc, votre témoignage, ce que vous aviez à dire, et on a tiré au sort pour en passer un certain nombre devant tout le monde. Si bien que cela a permis des dizaines de prises de parole qui n'auraient pas eues lieu sans Ça.
Et-puis on en a mis plein sur le site, et on va les mettre progressivement donc vous allez voir, sur tous les chapitres du programme, vous allez voir des gens qui en parlent. Alors, qu'est-ce que ça produit? Ça produit d'abord du donné à voir, c'est un peu comme vous dites : Bon alors...
Une manif ça sert à quoi?..
Ben ça donne à voir, la colère et le mécontentement d'une catégorie ou de l'autre. Mais c'est très important donc! Vous ne croyez pas?
C'est un peu comme ceux qui ne diraient : À quoi sert la gay-pride? Ben justement, posez-vous la question. ça sert à montrer...
Ça sert à montrer que l'on n'a pas honte et que l'on est en mouvement, on est en lutte, on a des revendications, des droits...
Ben là c'est pareil. Dans quelle autre réunion politique vous voyez une femme qui vient raconter que ses enfants ont faim? Dans quel autre?
Y'en a pas. Où vous voyez quelqu'un pour venir vous raconter de ce qu'est qu'une épidémie de punaises de lit dans la cité? Ben je vous garantie que ça fait sourire que les imbéciles.
Parce-que c'est la vie quotidienne des gens qui s'est donnée à voir à ce moment-là. Et combien d'autres choses? Des lanceurs d'alertes, des syndicalistes, etc...
Alors, Je me suis amusé de voir un commentaire fielleux, parce-que je les lis hein...
Qu'il y avait sur ma page FaceBook. Je me pique des crises de rire, je vous raconte pas en lisant ça. vous savez il y a les mesquins, les méchants, ils attendent pour pouvoir déverser de la bile.
Alors, il y en a un qui a écrit : "C'est une soirée d'entre-soi." Alors il voulait dire que c'était que des beaux bourgeois qui étaient là. Ben c'est qu'il n'a pas dû regarder beaucoup hein?..
Parce-que c'est le contraire, c'était des gens simples qui ont une vie tout à fait ordinaire, des métiers communs grâce auxquels la vie peut avoir lieu. Qui parlaient et moi, je suis très fier de ça. Et-puis il y a une autre chose que vous remarquerez si vous regardez les images.
Pour la première fois, c'est une réunion totalement paritaire, pas seulement les gens qu'on a élu, mais on a tiré au sort 650 personnes de façon paritaire, pour qu'il y ait autant d'hommes que de femmes. Et la chose qui était intéressant c'était de voir que pour la première fois, on n'a pas eu de mal à y arriver, à avoir cette parité. Et moi je suis très fier de ça, je trouve que ça change quelque chose à l'ambiance de la salle.
Ensuite vous avez vu les gens, ils étaient autour de tables, pas dans des gradins ou derrière des tables qui vous auraient fait peur à vous qui regardez. Pourquoi j'ai dit vous qui regardez parce-que, autre aspect, il y avait des gens dans la salle, et-puis des gens qui n'étaient pas dans la salle, et qui suivaient. Et en permanence, il y en avait 2/3000 qui ont suivi cette convention, pendant deux jours.
Et nous on n'est pas peu fiers. On a quand-même fait 11 heures de télé en direct, sans un seul incident technique. Avec une équipe dans laquelle il y a des professionnel, évidemment là à titre bénévole, et-puis d'autres qui ne le sont pas.
Alors on peut dire que pour nous c'est une belle réussite d'organisation. Beaucoup d'entre-vous nous ont envoyés des félicitations parce qu'ils se rendent compte, ils se rendent compte qu'il y a du travail, de l'organisation, de la discipline. Tout le monde est rincé là, à la fin d'un week-end pareil.
Et-puis, pour la phase...
Il y avait quelque chose que vous ne pouviez pas voir depuis votre streaming parce-que c'est la seule difficulté qu'on a eu. C'est que les twitts et les SMS envoyés n'apparaissaient pas dans le streaming. Mais toute la journée, des gens qui n'étaient pas là ont pu envoyer des messages et on les lisait dans la salle, en même temps que le reste de la convention se déroulait.
Donc, je pense qu'on a mis la main sur une façon de travailler qui , bien-sûr, devra être corrigées et améliorée. C'était un prototype cette réunion. Mais, en tout cas, on voit, on a trouver la forme qui correspond à l'idée du mouvement par contraste avec la forme "parti politique" n'est-ce pas?
Parce-que ce n'est pas la même chose et, ce n'est pas la même forme d'engagement, dans ce mouvement. Ce qui m'a, pour ma part impressionné, c'est qu'on était 1000 dans la salle. Voyez-vous?
Et Quand j'ai fait mon discours à la fin, on était 7500 qui regardaient en streaming. Quand-même, c'est long un discours d'une heure et demi, ben ils ont suivi cette heure et demi. Et moi j'avais mis à profit le week-end.
Si vous voulez, je suis pas allé dans la salle, à aucun moment j'ai voulu que la présence du candidat perturbe le déroulement. Ou qu'en quelque sorte je donne l'impression d'attirer la lumlière à moi ou d'en retirer si peu que ce soit aux gens qui étaient entrain de s'exprimer et travailler ensemble. Et je crois qu'on a fait la démonstration de la maturité du mouvement.
Bien sûr que, pour finir ce mouvement qu'est ce que c'est? C'est un programme. On l'a adopté là, et-puis c'est un candidat.
Mais c'est aussi tous ces gens qui sont capables d'autonomie. Je le redis encore une fois, le plus important dans cette affaire, c'est que chacun fait comme il le sent. Comme il veut, il participe dans la proportion où il veut participer.
Et ça je crois que ça va être une caractéristique de cette campagne. Bon, alors, après, ça c'était les bonnes nouvelles donc j'en ai parlé. Maintenant il y a des nouvelles un peu plus rudes parce-que la semaine a commencé sévère.
Ça a commencé par le lundi. Il y avait le procès qui est fait à notre lanceuse d'alerte qui a mis en exergue la situation de maltraitance de jeunes enfants autistes à Moussaron. Alors c'est pas une petite histoire c'est le seul cas qui était donné par l'ONU, l'ONU figurez-vous, comme exemple de maltraitance sur des enfants.
Mais la chose qui est absolument incroyable, c'est que la seule personne qui est poursuivie, c'est pas les gens qui sont soupçonnés d'avoir infligé des mauvais traitements, c'est pas quelqu'un dans l'environnement de toute cette histoire, c'est la lanceuse d'alerte?! Elle, et elle seule, est inculpée.
Donc, il y a quelque chose de monstrueux dans cette situation car naturellement, cette femme a tout perdu. Elle a perdu son travail, elle a été montrée du doigt, elle a subi des pressions telles et des menaces telles qu'à un moment donné elle a dû vivre sous protection policière hein? Bon, voilà.
Et, c'est elle qui est jugée. Cette Femme c'est Céline Boussié Et je veux lui dire en mon nom bien sûr mais aussi celui de tous ceux qui sont, en ce moment, entrain de regarder tout ça notre affection, notre fraternité, comme on comprend à quel point ce qu'ils vivent est difficile. J'étais content qu'il y ait un groupe de camarades qui l'accompagne dans cette histoire.
Marie-Laure Darrigade et d'autres amis qui étaient là parce-que c'était très dur. Alors plus pas de pot, ils sont montés dans le train qui est resté bloqué des heures et des heures et des heures. Céline, Marie-Laure et d'autres étaient juste partis de la convention, ont pris le train pour aller au tribunal et les malheureuses ont vraiment vécu un week-end extrêmement dur au plan physique parce-que ce sont des choses qui arrivent dans l'engagement citoyen voilà mais bon.
Je peux vous dire que ni ça ni rien ne les arrêtera ni cette fois-ci, ni aucune autre. Alors après ce procès qui a eu lieu lundi dont le délibéré a été renvoyé, on a un mercredi, le jugement des goodyear. Bon, c'est une énorme affaire.
C'est une énorme affaire parce-que c'est la première fois depuis des décennies, que des ouvriers qui défendaient leur emploi ont été condamnés à de la prison ferme. Mais je veux vous dire, l'affaire est curieusement engagé, parce-que quand on connaît les circonstances, pourquoi il sont condamnées à de la prison ferme? Parce-qu'ils défendaient leur emploi.
Et les délégués syndicaux avaient demandés et avaient obtenus une rencontre avec les dirigeants de la firme. Et donc, ils se dirigeaient pour aller dans le bureau, pour discuter avec les dirigeants de la firme. Est-ce que oui ou non ils acceptaient les propositions?
Est-ce que la discussion avait eue lieu avec le syndicat? Et quand ils arrivent dans le bureau, il y a personne. Les deux représentant de la direction qui étaient là étaient directement descendus dans une salle pour annoncer aux gens qu'ils étaient tous liquidés.
Alors inutile de vous dire que ça se passait très mal, que les gens qui étaient là étaient extrêmement énervés. Et heureusement que les délégués syndicaux ont eus la présence d'esprit, parce que ce sont des hommes qui ont de l'expérience, de descendre pour essayer à la fois de dire leur fait à ces deux dirigeants quand-même, c'est normal ce sont des délégués syndicaux, Ils n'allaient pas leur dire bravo messieurs je vous en prie est-ce qu'on peut vous servir un petit café avec des croissants pendant qu'on y est non? les gens étaient complètement survoltée les délégués étaient là heureusement qu'il était là parce-que leur présence a fait baisser la pression parce-que les gens qui étaient là ben, ils étaient vraiment très très très fâchés.
Et on peut dire que c'est grâce aux délégués syndicaux que l'affaire a pas plus mal tourné. Elle aurait pu beaucoup plus mal tourner, on va le voir. En tout cas c'est pas admissible, qu'ils aient été condamnés de cette manière-là.
Non, c'est pas admissible du tout. Et je pense que vous nous allons le voir, la mobilisation n'est pas finie. Et moi je vous dis que si je suis élu, non seulement j'abrogerai la loi El Khomri et toutes ces lois qui permettent de maltraiter les ouvriers, leur mentir et fermer leurs sites après les avoir fait suer sang et eau au travail.
Mais évidemment il y aura une amnistie sociale immédiate, pas comme celle que m'avait promis François Hollande en juillet de l'année 2012 et qu'il s'est dépêché de ne pas accorder aux multiples syndicalistes qui pendant les cinq ans de la présidence de Nicolas Sarkozy avaient été rudement criminalisés, condamnés de toutes les manières possibles y compris dans des circonstances complètement ridicules. Il y avait un gars qui avait été condamné pour avoir soi-disant blessé 9 CRS avec un œuf. Il y avait une camarade qui avait été condamnée pour avoir collé mille autocollants de la CGT en ville seule.
Ils ont pris la responsable de l'union locale et boum, une grosse amende est ainsi de suite. Donc bien des gens qui avaient luttés avaient été punis durement et donc on trouvait normal que dans un geste d'apaisement, le nouveau président de la république fasse une amnistie sociale. Euh-bien ça n'a pas eu lieu.
Donc ce que je peux vous dire, moi je le ferai. Parce-que je trouve qu'il faut savoir d'abord faire baisser la pression et il faut savoir aussi, d'une certaine manière, bon, une fois que les événements ont eu lieu, reconnaître la place que les syndicalistes, les lanceurs d'alertes, jouent pour le bien de notre société. Parce-que vous le savez bien, lorsqu'il n'y a pas de têtes dures, les tout-puissants font ce qui leur passe par la tête.
Et malraitent tous les autres, beaucoup. Alors, il y a donc ce procès qui a lieu le mercredi et-puis, le 20, c'est le tribunal de commerce qui rend sa décision concernant ECOPLA, cette entreprise où on fait des emballages en aluminium. C'est la seule qu'il y a dans ce pays, les clients sont d'accord pour continuer à passer des commandes, mais, on sait pas pourquoi, le tribunal de commerce a décidé qu'il préférait vendre les machines à un italien qui va embarquer le carnet de commandes et des machines, et laisser les gens là, sans rien.C'est absurde car les ouvrières et des ouvriers d'ECOPLA, euh-bien, ils sont d'accord pour faire une coopérative et s'occuper eux-mêmes de produire comme l'ont fait les PILPA qui font des glaces ou ceux qui font le thé chez les FRALIB, si vous vous souvenez de tout ça.
Les coopératives ouvrières sont devenus maintenant une des solutions. Et ce que je voulais vous dire c'est que dans le programme, moi j'ai voulu qu'on reprenne cette idée que les travailleurs ont un droit de préemption sur une entreprise quand elle est vendue. Si le capitaliste s'en va ben très bien.
Si les ouvriers veulent prendre la suite euh-bien, ils doivent pouvoir avant tout le monde, avoir le droit de diriger leur propre entreprise parce qu'après tout, c'est eux qui l'ont enrichie. Ça va avoir lieu cette semaine, trois moments judiciaires importants pour tous. Je voulais que vous le sachiez.
Bon je vais terminer sur une dernière chose, on va dire du mal des banques Parce-qu'ils augmentent les frais bancaires. On se demande bien ce qu'ils font ceux-là pour ce prix-là. Ils n'arrêtent pas d'augmenter. pouf!
Maintenant, c'est les comptes courants qu'ils vont taxer. Bon c'est pas acceptable. Déjà alors moi, ça m'a toujours paru bizarre, je ne sais pas si vous voyez, Tout le monde râle après les impôts.
M'enfin les banques, c'est un impôt privé, non? Comment vous appelez ça autrement? Vous prenez votre carte bancaire pour payer, un ils vous taxent pour gérer votre compte ragnagna et votre carte, et puis après vous allez payer avec et toc!
Quand vous payez il vous prend quelque-chose dessus le banquier. Et des fois quand c'est des cartes importantes comme certaines, ben c'est pas rien la commission... c'est pas juste 1,5 ou 2, c'est jusqu'à du 3 et 4%, il fait quoi là le banquier?
C'est lui qui a allumé la lumière? Cest lui qui a mis le chauffage en route? C'est lui qui a fait à manger dans le restaurant?
Non, il ne fait rien du tout, il se contente de prendre un impôt privé sur la consommation. Ben ça c'est pas normal. Alors il faut bien que les banques, qui ne servent à rien pour la production aujourd'hui, vous le savez? ils n'investissent pas, ils ne donnent pas d'argent aux entreprises pour acheter des machines, etc...
Ou pour que les grandes entreprises lancent des plans d'action qui ferait que, par contagion, ça ferait travailler des petites entreprises. Mais ils font rien de tout ça. Ils prennent tout l'argent qu'ils peuvent, ils le mettent dans la sphère financière et, à intervalle régulier, ça tourne mal parce-que la bulle éclate et toute l'économie est par-terre.
Moi, je voulais à tout prix, dire au passage, tout le mal que je pense de cette manière de faire et de ce rôle néfaste des banques parce-que, des banques on en a besoin, pour faire circuler l'argent dans la tuyauterie sociale pour faire deux choses : 1. mettre en circulation un équivalent général, c'est ça la monnaie. un équivalent entre deux marchandises. 2.
Distribuer du crédit. Anticiper, permettre d'investir alors que ce qu'ils vont faire n'est pas encore fait. Et ils ont l'argent pour le faire.
C'est ça qui est important, le crédit et la circulation monétaire. Il est temps que l'argent redevienne un bien commun et cesse d'être un bien privé et approprié par des établissements qui font du profit dessus. On peut comprendre qu'ils fassent du profit mais ça non, c'est plus du profit, ça s'appelle du parasitage pur et simple et ça nuit à l'économie.
Voilà! C'était ma revue de la semaine, la prochaine fois je vous en dirai d'avantage. Mais je ne finis pas complètement sans vous rappeler que si vous vous abonnez, ça améliore le rapport de force avec tous ceux qui veulent nous confisquer la parole.
Chaque fois que vous vous abonnez, c'est une manière de leur dire qu'ils ont perdus la partie avec nous.
Jean-Luc Mélenchon