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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 22 mai 2026 38 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiInstitutions & élections

JEAN-PHILIPPE TANGUY : « L'aide forfaitaire au carburant n'a toujours pas commencé ! » (France 5)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 37 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteÉludée

    Quand vous entendez Sébastien Lecornu qui dit qu'on change d'échelle, est-ce que vous convenez que c'est vrai ?

  • 0:58OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on a les moyens de baisser la TVA à 5,5% et supprimer les CE ?

  • 1:05OuverteRéponse directe

    Quand vous entendez Sébastien Lecornu dire que baisser la fiscalité, c'est rouler sur l'autoroute à contre-sens, vous lui répondez quoi ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Vous êtes d'accord qu'il faut sortir de cette dépendance au carburant ?

  • 2:47RelanceRéponse directe

    C'est l'inverse : en ne baissant pas la fiscalité pour l'ensemble des consommateurs, on crée un choc négatif de consommation ?

  • 3:12OuverteRéponse directe

    Vous assumez d'aider autant les riches que ceux qui en ont besoin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Invité politiqueChiffre
    « C'est vrai qu'on voit que la reconduction de l'aide forfaitaire au carburant sera pour 3 mois, qu'il y a 710 millions d'euros de nouvelles aides. »
  • 0:14Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout. C'est essentiellement une prolongation de petites aides sectorielles absolument indispensables puisque ces secteurs s'arrêteraient, en particulier la pêche évidemment, mais un grand nombre d'agriculteurs aussi, ou transports routiers. »
  • 0:26Invité politiqueFait
    « Mais l'aide forfaitaire au carburant n'a toujours pas commencé. »
  • 0:29Invité politiqueFait
    « Je vous rappelle que les dossiers sont déposables fin mai, donc ça n'a pas encore commencé. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Vous voulez supprimer les CE, les certificats d'économie d'énergie, faire baisser la TVA à 5,5%. »
  • 1:36Invité politiqueFait
    « Depuis 30 ans, depuis que cette taxe existe, la consommation de carburant a stagné. »
  • 2:17Invité politiqueFait
    « Vous êtes d'accord qu'il faut sortir de cette dépendance ? »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Pour ça, il faut un vrai plan technologique. Et nous avons pris beaucoup de retard sur les technologies chinoises en particulier. »
  • 4:03Invité politiqueChiffre
    « C'est-à-dire qu'il y a déjà une taxation des sur-profits pour 2025 et 2026. C'était 6 milliards de mémoire en 2025. Ce sera 4 à 5 milliards en 2026. »
  • 5:17InvitéFait
    « « Nous sommes en train d'examiner cette question. » »
  • 5:42Invité politiquePromesse
    « Il n'y touchera pas si il est candidat. »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « Ce qui a été mal compris ou qu'on a mal expliqué dans notre réforme, malgré nos efforts sincères, c'est que la philosophie de cette réforme des retraites, ce n'est pas de raser gratis, c'est d'améliorer le taux d'emploi, inciter les jeunes à commencer à travailler plus tôt, faciliter l'emploi des seniors, encourager ceux qui le souhaitent à accumuler leur retraite avec la pérennité d'un emploi, lutter contre les discriminations. »
  • 7:51Invité politiqueChiffre
    « Sur les 500 000 emplois qui sont libres, vous en avez la moitié, c'est ce qu'on appelle le frottement économique, c'est-à-dire le temps de changer d'emploi, le temps de trouver quelqu'un. Et puis, vous avez 200 000 à 300 000 offres qui ne sont pas pourvues. »
  • 8:02Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui, on dépense 30 à 40 milliards dans la formation professionnelle. »
  • 10:00Invité politiqueFait
    « Le fameux prêt russe a été remboursé, remis sur l'ongle, qui nous a coûté très cher d'ailleurs, contrairement à ce qu'ont dit nos adversaires. »
  • 10:34Locuteur non identifiéFait
    « On a appris ce soir que le Conseil constitutionnel annulait la suppression des ZFE, les zones à faible émission. »
  • 13:24InvitéChiffre
    « Plus 80% d'indemnités pour le maire de Montargis. Plus 16% à Carcassonne. Seulement 5% à Perpignan. »
  • 13:42InvitéChiffre
    « Si on fait le total, les dépenses directement liées aux élus passent de 282 000 euros à plus de 517 000 euros. »
  • 22:56InvitéChiffre
    « Donc là, j'ai perdu 72 kilos. Et là, je suis à 167. »
  • 23:42Invité politiqueFait
    « Il faut bien partir du principe que l'obésité est une maladie. Ce n'est pas un problème de manque de volonté. »
  • 26:45Invité politiqueFait
    « Cet effet secondaire, il est décrit. C'est ce qu'on appelle une névrite optique, une atteinte du nerf de l'œil qui peut aboutir à la cécité. »
  • 28:10InvitéChiffre
    « Ce médicament, il coûte cher. C'est autour de 300 euros par mois. Ça n'est pas remboursé. »
  • 29:42Invité politiqueChiffre
    « La Haute Autorité dit 3 milliards. Ça coûterait 3 milliards. »
  • 30:28Invité politiqueFait
    « Qu'est-ce que vous nous conseillez à bas prix pour rester jeune et beau ? »
  • 30:29Invité politiqueChiffre
    « Parce que tout ça coûte cher, jusqu'à 48 000 euros par an pour sa santé. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy81 %
  • Invité10 %

4,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Philippe Tanguy

C'est vrai qu'on voit que la reconduction de l'aide forfaitaire au carburant sera pour 3 mois, qu'il y a 710 millions d'euros de nouvelles aides. Quand vous entendez Sébastien Lecornu qui dit qu'on change d'échelle, est-ce que vous convenez que c'est vrai ? Non, pas du tout. C'est essentiellement une prolongation de petites aides sectorielles absolument indispensables puisque ces secteurs s'arrêteraient, en particulier la pêche évidemment, mais un grand nombre d'agriculteurs aussi, ou transports routiers. Mais l'aide forfaitaire au carburant n'a toujours pas commencé. Je vous rappelle que les dossiers sont déposables fin mai, donc ça n'a pas encore commencé.

Donc il préloure quelque chose que personne n'a encore touché. La prime reversée par les entreprises, tant mieux, mais le coût sera donc assuré essentiellement par les entreprises. Pour ceux qui pourront bénéficier, on ne va pas s'en priver, mais évidemment il y a beaucoup d'entreprises et de petites entreprises, puis aussi d'indépendants, d'aides-soignantes, infirmières libérales, artisans, commerçants, qui ont besoin de leur véhicule, qui ne pourront pas s'auto-verser une prime. Vous voulez supprimer les CE, les certificats d'économie d'énergie, faire baisser la TVA à 5,5%. Est-ce qu'on a les moyens de le faire ?

Quand vous entendez Sébastien Lecornu dire que baisser la fiscalité, c'est rouler sur l'autoroute à contre-sens, vous lui répondez quoi ? Je lui réponds que c'est totalement faux. Ce qui est à contre-sens, c'est de taxer un produit qu'on ne maîtrise pas, dont on ne maîtrise pas le coût par définition. Quand vous avez des emportements de marché, cette taxe s'ajoute au prix de marché. Donc, économiquement, ce qu'il dit, c'est quoi ? Parce qu'il y a un vieux fond derrière. C'est 30 ans de politique qui consiste à croire qu'en taxant les carburants, les énergies fossiles, la consommation va baisser structurellement.

Or, depuis 30 ans, depuis que cette taxe existe, la consommation de carburant a stagné. Pourquoi ? Non, vous avez la preuve contraire aujourd'hui. Non, mais là, je vous parle sur 30 ans.

1:45
Invité

Le prix de l'essence augmente et la baisse de...

1:47
Jean-Philippe Tanguy

On y reviendra, il n'y a pas de problème. Mais sur la longue durée, cette stratégie d'augmenter systématiquement les taxes sur le carburant, ça a été le cas en 2015, en 2016. Vous savez qu'il y a eu un alignement de la taxe sur du gazole par rapport à l'essence. Elle n'augmente plus depuis la crise des Gilets jaunes. Oui, ce n'est pas grâce au gouvernement, c'est grâce aux Gilets jaunes. Mais cette stratégie avait un but. À l'époque, M. Cohen, que vous connaissez parfaitement, c'était plus on va taxer l'énergie, moins on va en consommer. Mais ça ne marche pas parce qu'ils ont oublié la dépendance technologique que nous avons envers le carburant.

Vous êtes d'accord qu'il faut sortir de cette dépendance ? Pour ça, il faut un vrai plan technologique. Et nous avons pris beaucoup de retard sur les technologies chinoises en particulier. On pourra y revenir. Je crains que dans les mois à venir, d'ailleurs, il y ait des... Pas des scandales, mais des révélations sur les... C'est très bien. Je crois que le processus de fabrication des batteries dans les établissements des Hauts-de-France, que je connais bien puisque c'est ma région, je suis aussi régionale, a de gros dysfonctionnements, beaucoup de rejets, et qu'il y a des grandes difficultés industrielles sur ce secteur. Je ne le souhaite pas, je le constate malheureusement.

Et pour revenir, M. Cohen, sur ce que vous avez dit, c'est l'inverse. C'est-à-dire qu'en ne baissant pas la fiscalité pour l'ensemble des consommateurs, on crée un choc négatif de consommation, on favorise un risque récessif, et les effets sur l'économie, donc sur les recettes fiscales, vont être pires que ce qu'aura été un accompagnement depuis le début. Sauf que ça profite à tout le monde. Ça va autant bénéficier aux Français aisés, qui a une grosse voiture, qu'à l'incernière qui n'a pas les moyens aujourd'hui d'acheter du carburant. Vous assumez d'aider autant les riches que ceux qui en ont besoin ? Oui, il faut envoyer un signal général.

Vous savez, les dispositions, les usines à gaz, ça fait toujours des exceptions. Ça n'envoie pas le signal économique qui est qu'on favorise la consommation et qu'on soulage les ménages. Vous savez, il n'y a pas... Aujourd'hui, M. Arnaud, quand il se lève le matin, il ne se demande pas comment il va remplir son réservoir. Donc, en fait, on utilise l'excuse des plus privilégiés pour ne pas envoyer ce signal à l'ensemble des classes moyennes. Les classes moyennes, c'est elles qui payent l'essentiel des impôts en volume aujourd'hui. Il y a plusieurs sujets sur lesquels Marine Le Pen et Jordan Bardella ne disent pas la même chose.

Parce que parmi les solutions que vous proposez, il y a aussi la taxation des super-profits. Jordan Bardella dit, il ne faut rien s'interdire, mais je ne crois pas que la priorité dans un pays qui a 46% de prélèvement obligatoire soit encore une fois d'inventer des taxes et des impôts. Marine Le Pen, elle dit clairement qu'elle est pour. Vous êtes pour ou vous êtes contre ? C'est-à-dire qu'il y a déjà une taxation des sur-profits pour 2025 et 2026. C'était 6 milliards de mémoire en 2025. Ce sera 4 à 5 milliards en 2026. Il n'y a pas besoin de faire plus. Elle existe déjà. Donc, vous ne pouvez pas taxer deux fois les mêmes sur-profits.

Et par ailleurs, nous, on avait proposé des mesures comme les rachats d'actions qui fonctionnent mieux sur Total. Pourquoi ? Parce que Total, par des montages qui seraient trop longs à expliquer aujourd'hui, ne fait pas de bénéfice ou presque pas de bénéfice en France, un peu sur le raffinerie, un peu sur le transport de carburant. Et donc, en fait, les taxes, même la taxe là aujourd'hui sur les sur-profits qui existent, elle ne va pas frapper Total ou de manière très marginale. Mais pourquoi Marine Le Pen dit qu'elle est pour taxer encore davantage Total ? Elle dit qu'elle est pour et que ce serait une mesure de justice sociale en plus. Et Jordan aussi.

Mais Jordan Bardet là aussi, puisqu'il ne peut rien s'interdire. Non, il n'est pas du tout la même chose. C'est-à-dire, s'il dit cette année, le taux de prélèvement obligatoire est à 46%, dont il y a les mesures sur l'impôt exceptionnel sur les bénéfices. La priorité, je ne pense pas que ce soit d'inventer des taxes et des impôts. Il dit l'inverse de Marine Le Pen. Il ne faut rien s'interdire. Dans un pays où il y a 46% de prélèvement obligatoire. Donc cette année, il y a effectivement 46% de prélèvement obligatoire.

5:09
Invité

Il y a un autre sujet qui n'est pas clair, c'est celui de la réforme des retraites. Marine Le Pen défend toujours le principe d'un retour à l'âge légal à 62 ans. Jordan Bardet là, a dit dans une interview à un quotidien allemand, je le cite, « Nous sommes en train d'examiner cette question. »

5:23
Jean-Philippe Tanguy

Il y a donc clairement deux lignes, ou en tout cas un doute sur la ligne ORN. Cette question, elle sera tranchée après le 7 juillet, quand vous saurez qui, de Marine Le Pen ou de Jordan Bardet là, sera votre candidat à la présidentielle ? Non, cette question, elle est tranchée. Ce que dit Jordan Bardet là dans cette interview, c'est que nous nous penchons sur le financement de cette réforme. Nous nous y penchons de manière permanente. Mais il est d'accord sur les 62 ans. Il n'y touchera pas si il est candidat.

Bien sûr, c'est la réforme que nous avons tous présentée en 2022, que nous avons représentée en 2024, quand Jordan Bardet là a mené la campagne pour les élections législatives pour accéder à Matignon. Mais en permanence, compte tenu de l'évolution des finances publiques, nous devons toujours penser à ce financement. Mais ce qui a été mal compris, peut-être...

5:58
Invité

Vous donnez une porte de sortie là ?

5:59
Jean-Philippe Tanguy

Non, pas du tout, puisque vous allez comprendre avec la fin de ma réflexion, de mon raisonnement. Ce qui a été mal compris ou qu'on a mal expliqué dans notre réforme, malgré nos efforts sincères, c'est que la philosophie de cette réforme des retraites, ce n'est pas de raser gratis, c'est d'améliorer le taux d'emploi, inciter les jeunes à commencer à travailler plus tôt, faciliter l'emploi des seniors, encourager ceux qui le souhaitent à accumuler leur retraite avec la pérennité d'un emploi, lutter contre les discriminations. Par exemple, les personnes en situation de handicap sont sous-employées, beaucoup de femmes ont encore des temps partiels subis.

Bref, en France, il y a un sous-emploi, un taux d'activité qui ne permet pas d'avoir les recettes nécessaires au financement du modèle social. Donc, toutes ces mesures permettront de financer le modèle social. Évidemment, tous ceux qui prétendent raser gratis, c'est-à-dire promettre des choses sans mettre de mesures de financement en face, ne sont pas sérieux. Mais nous, on essaie de bonne foi de convaincre les Françaises et les Français du sérieux de cette réforme. Est-ce que la cistana est un problème en France ? Oui, c'est évidemment un problème. Oui, évidemment. Bien sûr, c'est un problème. La cistana est un problème. C'est-à-dire des personnes qui peuvent abuser du système.

Mais vous voyez, ce n'est pas forcément les gens qu'on croit. Par exemple, vous savez, vivre... Enfin, vous savez, on l'imagine, parce que nous avons la chance de ne pas connaître personnellement cette situation. Vivre avec le RSA ou des petites aides sociales, évidemment, c'est très difficile. Donc, il n'y a pas forcément d'abus à ce niveau-là.

Par contre, quand vous êtes un cadre d'une grande entreprise, que vous savez recharger vos droits au chômage, que vous vous dites, tiens, je vais faire une rupture conventionnelle, je vais partir en vacances ou faire des stages qui me plaisent pendant 18 mois avec 60% d'un salaire de 4 000 euros, tout en sachant très bien qu'en retournant sur l'emploi, six mois après, vous allez retrouver un emploi. Donc, c'est plutôt les cadres qui profitent ? Je pense qu'aujourd'hui, oui, il y a un détournement du concept d'assistanat qui n'est pas forcément renvoyé aux plus fragiles d'entre nous, mais qu'il y a une partie de la population bien privilégiée qui abuse du système.

Et vous avez aussi, effectivement, des gens qui refusent un emploi, qui pourraient l'occuper. Sur les 500 000 emplois qui sont libres, vous en avez la moitié, c'est ce qu'on appelle le frottement économique, c'est-à-dire le temps de changer d'emploi, le temps de trouver quelqu'un. Et puis, vous avez 200 000 à 300 000 offres qui ne sont pas pourvues. Aujourd'hui, on dépense 30 à 40 milliards dans la formation professionnelle. Ce n'est pas normal que cet argent mis dans la formation professionnelle ne permette pas à des chômeurs français ou des étrangers en situation régulière de trouver un emploi qui correspond à ces offres.

Je vous en parle, j'explique rapidement, parce que c'est un mot que Marine Le Pen se refusait d'employer jusqu'à présent. Elle disait encore en octobre dernier, « Ce n'est pas un mot de mon programme ou de mon vocabulaire, l'assistanat. » Et puis, elle a dénoncé les logiques d'assistanat le 1er mai dernier à Mâcon, reprenant là aussi un terme que Jordan Bardella avait employé de façon assez remarquée sur ce plateau il y a un peu plus d'un an. Oui, mais comme exégèse du marinisme, vous pourrez savoir aussi qu'elle l'employait dans le… à contre-flot son ouvrage principal. Donc, ce n'est pas la première fois qu'elle l'emploie.

En octobre dernier, il y avait un contexte, vous savez le contexte, était que M. Wauquiez et d'autres faisaient croire qu'en forçant les chômeurs ou les personnes au RSA à travailler 15 heures, on allait trouver une solution magique. Et nous disions que cette formulation de la situation… Si c'était ce contexte-là… Oui, c'était une contrepartie, le forcer… Bah si, c'est… Une contrepartie à une aide. Non, mais justement, et qu'est-ce qui s'est passé ? Eh bien, il n'y a jamais eu ces 15 heures de travail, puisque ça fait partie justement de ces mesures, comment dire, punitives, qui permettent à une certaine droite de faire croire qu'ils font quelque chose contre le chômage.

Ça a fini en 15 heures d'activité, une formation, un accompagnement qui était déjà prévu par le RSA, qui veut dire revenu de solidarité d'activité. Donc, effectivement, c'était déjà prévu. Et M. Wauquiez, c'est de faire croire qu'il allait forcer, entre guillemets, les fainéants à travailler, alors qu'évidemment, c'est impossible de forcer les gens à travailler 15 heures. Il faut qu'on avance. Quand vous êtes une petite commune, vous n'allez pas donner à quelqu'un 15 heures de venir travailler comme ça, enfin, ça n'existe pas. On se projette sur la campagne présidentielle, vous en êtes où pour votre financement ? Est-ce que les banques françaises continuent à vous dire non ?

Oui, malheureusement, les banques françaises, pour le moment, sauf quelque chose qui s'est passé et que j'ignore, n'ont pas accédé à nos requêtes. Et c'est assez incompréhensible parce que maintenant, nous sommes un parti, compte tenu des voix que nous avons fait aux élections législatives, qui a un financement puissant. Le fameux prêt russe a été remboursé, remis sur l'ongle, qui nous a coûté très cher d'ailleurs, contrairement à ce qu'ont dit nos adversaires. Vous allez vous tourner vers qui, maintenant ? On va continuer à faire ce travail auprès des banques.

Qu'on ne désespère pas, et on ne désespère pas non plus d'inciter le gouvernement à prévoir des mesures d'accompagnement pour la présidentielle, une forme de Banque de la Démocratie ou une forme d'accompagnement.

10:21
Invité

Celle que prévoyait François Bayrou, que vous avez renversée.

10:23
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais vous savez que ça avait été voté à l'été 2017, la Banque de la Démocratie. Ça a été voté à l'été 2017 par la Macronie. Ils n'ont jamais pris les décrets d'application. C'est dommage. Encore une question d'actualité avant la story de Louis Amart. On a appris ce soir que le Conseil constitutionnel annulait la suppression des ZFE, les zones à faible émission. Suppression qui avait été votée à l'Assemblée nationale sur un amendement RN et LR. Le député RN du Gard, Pierre Merin, disait à l'époque « Nous avons remporté une immense victoire contre l'écologie punitive ». Est-ce que ce soir, c'est une immense défaite ?

C'est une défaite assez triste, parce que je ne comprends pas pourquoi le Conseil constitutionnel intervient sur un domaine. Vous comprenez parfaitement, parce que ça vous a été dit et répété à l'Assemblée pendant tout le débat. C'est un cavalier législatif qui n'avait pas de rapport avec le texte. Vous vous énervez. Je ne l'énerve pas, mais vous dites « Je ne comprends pas ». Non, je ne comprends pas. Pourquoi je ne comprends pas ? Parce que dans les années 90, j'ai oublié la date, il y a une réforme constitutionnelle qui a été adoptée par référendum pour limiter le champ du cavalier législatif. Et visiblement, le Conseil constitutionnel, vous pouvez lever les yeux au ciel, M. Cohen.

Mais le peuple est souverain. Il y a des dizaines d'orateurs qui vous ont dit au cours du débat que c'était un cavalier législatif. Il y a des dizaines d'orateurs qui ne sont pas de ma famille politique et qui décidèrent. Vous auriez dû leur faire confiance. Non, je ne fais pas confiance à cette famille politique.

11:29
Locuteur non identifié

Ils ont eu raison, finalement.

11:30
Jean-Philippe Tanguy

Non, ils n'ont pas eu raison. Vous êtes autoqués par le Conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel n'a pas raison de ne pas prendre en compte un vote souverain du peuple français qui a limité l'interprétation du cavalier législatif. Le vote souverain surpasse la Constitution. C'est ça que vous dites ? Le vote souverain, le peuple surpasse la Cour suprême qui est... Vous savez qui l'a dit ? Non. Si, c'est le général de Gaulle. Non, c'est faux. C'est une mauvaise citation. C'est une citation détournée. Celle de 48 à conférence de presse. C'est une mauvaise citation. Je vous la montrerai. D'accord. Je vais vous la montrer maintenant. Vous la sortir, vous inquiétez pas.

Ah ben, ressortez-la moi parce qu'elle est totalement vraie. Elle est totalement vraie. Et par ailleurs, le Conseil constitutionnel, c'est l'État de droit. C'est ça.

12:06
Invité

Et c'est ça que vous voulez démanteler ?

12:08
Jean-Philippe Tanguy

Vous pensez que... Démanteler, M. Cohen. On peut constater, on n'est pas en train de dire que la décision de la Cour ne va pas s'appliquer. On en prend acte, évidemment.

12:16
Invité

Les règles constitutionnelles s'imposent à tous.

12:18
Jean-Philippe Tanguy

Oui, elles s'imposent à tous, M. Cohen. Mais nous ne sommes pas soumis à un règne des juges constitutionnels. On a encore le droit de commenter leurs décisions. Et d'ailleurs, les décisions du Conseil constitutionnel ne sont tellement pas, comment dire, irrémédiables qu'il y a des changements de jurisprudence. Ça veut dire arriver. Donc ça ne peut pas... Quand c'est sacré ou quand ils ont toujours raison, ils ne peuvent pas changer d'avis. Il arrive que les juges constitutionnels souvent changent d'avis. Et là, ce n'est pas le cas. On a d'autres questions à vous soumettre. C'est la story de Louis Amart.

12:50
Invité

Plus en plus de mairies basculent au Rassemblement national à extrême droite et que les décisions des maires qui sont prises sont, pour moi, aberrantes, voire liberticides. Je pense qu'il y a eu énormément de changements avant l'élection et maintenant...

13:06
Jean-Philippe Tanguy

Il y a quelques mois. C'est l'heure d'un premier bilan. Quasiment deux mois, jour pour jour, après le second tour des élections municipales, quelles décisions ont été prises par les maires RN élus en mars dernier ? Ils sont 74 si l'on compte leurs alliés de l'UDR. Et pour commencer, on peut déjà constater que beaucoup d'entre eux ont choisi, dès les premiers jours, de s'augmenter. Plus 80% d'indemnités pour le maire de Montargis. Plus 16% à Carcassonne. Seulement 5% à Perpignan. Mais Louis Alliot avait déjà relevé son salaire de 17% au début de son premier mandat. Plus 21% à Liévin. Plus 26% à Moissac. Plus 23% à Menton.

Où la maire, Alexandra Masson, a provoqué la colère de l'un de ses opposants de droite, Louis Sarkozy.

13:42
Invité

Si on fait le total, les dépenses directement liées aux élus passent de 282 000 euros à plus de 517 000 euros. Vous nous expliquez que la situation financière impose rigueur, impose maîtrise des dépenses. Et quand il s'agit des élus, on a l'impression que la rigueur disparaît. L'austérité pour les services, la largesse pour ces mêmes élus.

14:01
Jean-Philippe Tanguy

Autre décision prise par plusieurs maires qui, cette fois, ne coûtent pas un sou à leur commune. Décrocher les drapeaux européens, comme par exemple à Cagnes-sur-Mer ou dans les Alpes-Maritimes ou à Canoës dans les Pyrénées-Orientales, pour ne citer que ces deux exemples. D'ailleurs, Jordan Bardella a lui-même annoncé que s'il était élu à l'Élysée, le drapeau européen n'y flotterait plus. Mais plus qu'un retrait, c'est une annulation qui a beaucoup fait parler. L'annulation par le maire de Virzon, élu avec le soutien du RN, d'une cérémonie pour commémorer l'abolition de l'esclavage. Un rassemblement a eu lieu pour contester cette décision en présence de la petite nièce d'Aimé Césaire.

14:37
Locuteur non identifié

Puisqu'il s'est toujours battu contre la colonisation et contre l'esclavage, en l'occurrence, à travers ses maux. Donc je ne pense pas qu'il aurait été très content.

14:45
Invité

Nous, on est là, mais ça veut dire qu'ils ne prennent pas en compte tout le monde.

14:50
Jean-Philippe Tanguy

Je trouve que c'est abject, au regard de ce que cette journée commémore. Je précise que la mairie explique que cette cérémonie coûtait trop cher et qu'elle n'intéressait pas les habitants, ce que conteste l'ancien maire. Depuis deux mois, plusieurs élus RN ont par ailleurs pris pour cible les syndicats. On a plusieurs exemples. A Grenay ou à Liévin, dans le Pas-de-Calais, les représentants syndicaux n'ont pas été autorisés à s'exprimer le 1er mai, parce qu'ils ont publiquement pris position contre l'extrême droite.

A Saint-Avold, la fête annuelle de la CGT dans le parc municipal a été annulée officiellement pour des raisons de sécurité, mais elle s'était déroulée sans le moindre problème en 2025. Et puis à Carcassonne, Christophe Barthez lui a carrément décidé d'exclure les syndicats des bureaux qu'ils occupaient en centre-ville.

15:29
Invité

Manifester, oui, mais profiter des largesses de ceux que l'on dénigre, je regrette, mais ça, c'est terminé. Les syndicats nationaux ont profité pendant trop longtemps des largesses et des contribuables carcassonnés. La ville mettait gratuitement à leur disposition des locaux de plusieurs centaines de mètres carrés. Ils devront restituer leurs locaux dès la semaine prochaine.

15:53
Jean-Philippe Tanguy

Christophe Barthez qui a aussi, au premier jour de son mandat, pris en arrêté pour interdire la mendicité dans sa ville au motif d'un trouble à l'ordre public. Et puis au-delà des syndicats, les élus du Rassemblement national visent aussi plus globalement ceux qui ne partagent pas leurs idées. Une exposition de photos a été annulée à Vauvert, dans le Gard, parce que, je cite le maire, l'artiste est un mélenchoniste convaincu et plusieurs associations culturelles ou d'aide aux migrants ont vu leurs subventions drastiquement diminuer à la flèche dans la Sarthe.

16:20
Invité

Je suis en colère, je vais être en colère tous les jours. On a perdu l'équivalent de 70 000 euros de subventions immédiatement, sans négociation, sans discussion. On a de très, très, très nombreux engagements, des engagements notamment sur un très important festival des arts de la rue qui doit avoir lieu dans un mois et demi. Donc c'est vraiment un coup très, très dur à l'association. Pour nous, c'est la fin de la subvention qui permettait d'aider des familles qui n'avaient plus de revenus. Il y a une inquiétude, c'est certain, d'autant plus qu'à la flèche, il n'y a pas de logement d'urgence pour accueillir les gens qui peuvent être expulsés de leur logement ou qui sont à la rue.

Jean-Philippe Tanguy, si on résume, des hausses d'indemnités, des drapeaux décrochés, des subventions rabotées,

16:59
Jean-Philippe Tanguy

des syndicats privés de tribunes, des commémorations annulées, des décisions polémiques, est-ce que vos maires ne sont pas des obstacles à votre objectif, à votre ambition de conquête du pouvoir ? – Ah non, bien au contraire, le seul élément qui me choque dans la liste que vous avez faite, c'est évidemment l'annulation de la cérémonie commémorant l'abolition de l'esclavage. Le maire de Viezon n'a pas été élu avec le soutien du Rassemblement National. Il a mis sur ça son affiche le fait qu'il ait été soutenu par les militants locaux du Rassemblement National. Ce n'est pas une investiture. – Vous aviez un candidat face à lui ? – Officier ? Non, mais c'est ça. – Ben voilà.

– Alors, tous les maires où il n'y avait pas de candidat au Rassemblement National, ce sont donc des maires soutenus par le Rassemblement National. – Elle a été élu à votre bénédiction ? – Non, ça va être un raisonnement un peu compliqué. – Non, elle n'a pas du tout élu. Non, mais écoutez, monsieur, vous avez le droit de faire une erreur. Moi, je suis là pour vous donner une information. Toute votre chronique était vraie. Je vous dis juste que le maire de Viezon n'a pas été élu avec le soutien du Rassemblement National. – Vous souteniez qui à Viezon ? – Mais personne, ça ne nous arrive de soutenir personne.

Je le regrette, nous avions un candidat qui n'a pas pu faire sa liste et qui n'est pas allé au bout de cette aventure électorale. Je le regrette. Et je pense que s'il avait été d'ailleurs, effectivement, Viezon serait Rassemblement National, il ne serait pas avec ce monsieur qui a été soutenu par d'autres groupes de droite qui ne sont pas en odeur de sa théorie Rassemblement National. Par exemple, monsieur Legalou, que vous connaissez, monsieur Cohen, ce n'est pas vraiment, et vous le savez, la boutique de Marine Le Pen. Non, je pense que vous ne pouvez pas dire que monsieur Legalou et Marine Le Pen s'entendent bien. – C'est un ancien du Front National.

– Oui, mais un très ancien d'une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. – Vous êtes à l'aise avec toutes les autres décisions que j'ai citées ? – Oui, tout à fait, c'était le programme du Rassemblement National. Il n'y a pas un droit à des subventions, à des associations que nous ne soutenons pas. Il n'y a pas un droit à avoir un local, non pas pour les employés qui se syndiquent, mais pour des syndicats nationaux. Les syndicats nationaux ont leurs propres ressources, ressources des cotisants, ressources de l'État, parce qu'il y a beaucoup de subventions aux syndicats, et c'est à eux de bien gérer leurs sous-personnels, ce n'est pas à la mairie.

– Ce sont les expositions, les biens culturels ? – Les expositions, si le maire estime que cette exposition… – Ce n'est pas les artistes, c'est un artiste. – Si on est mélenchoniste, on n'est pas exposé. – On ne connaît pas le cas d'espèce, mais je fais confiance au maire de Vauvert pour avoir estimé que cet artiste, vous ne connaissez pas forcément le fond du dossier, peut-être que le choix de cet artiste n'a pas été présidé par des caractères artistiques objectifs ou neutres, peut-être que le fait d'avoir du copinage, de connaître X ou Y, a favorisé ce soutien.

Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'artistes qui se réclament du Rassemblement National ou des Idées Patriotes qui soient soutenus par les mairies de gauche. C'est la vie, et c'est le choix des électeurs.

19:17
Invité

– C'est la vie, vous trouvez que c'est la vie ?

19:18
Jean-Philippe Tanguy

– Ah oui, je crois qu'effectivement, vous avez dans des mairies, vous avez des mairies qui soutiennent certains courants idéologiques et des mairies qui en soutiennent d'autres, et c'est présenté aux électeurs. Je pense qu'à la ville de Paris, que nous connaissons bien, je crois que les choix artistiques de la ville de Paris étaient différents du temps de Jacques Chirac et de M. Di Péry et auraient été différents avec Mme Datic avec les municipalités de Gaulle. Est-ce qu'il faut que ce soit fait dans la transparence ? Et il faut que ce soit, comment dire, reconnaissable par les citoyens.

19:45
Invité

– Vous avez dit une fois avoir une conscience écologique forte et ne plus prendre l'avion, par exemple.

19:50
Jean-Philippe Tanguy

– Oui, mais que je ne l'imposais pas aux autres.

19:53
Invité

– Est-ce que vous avez arrêté de manger de la viande ? Ou est-ce que vous avez diminué votre consommation ?

19:57
Jean-Philippe Tanguy

– Oui, mais j'ai le privilège, puisque j'ai les moyens financiers, ce que n'ont pas beaucoup de gens, de pouvoir manger de la viande française de qualité, qui effectivement contribue plus à lutter contre le réchauffement climatique grâce aux prairies françaises.

20:08
Invité

– C'est ça, oui, parce qu'il faut effectivement diminuer la consommation, c'est ce que recommande le gouvernement, afin de réduire les émissions de gaz à effet serre. – Une fois par semaine, c'est 61% de notre empreinte carbone qui est issue des produits d'origine animale, pourtant la consommation, elle baisse très lentement, davantage, vous avez raison, pour les questions de prix. – Alors la députée écologiste Sandrine Rousseau a une proposition assez radicale pour vous dissuader de manger la viande, ne plus appeler un steak un steak. – J'aimerais bien un jour réussir à passer une mois où on appelle les steaks de la bonne manière, c'est-à-dire des cadavres d'animaux.

Quand on parle par exemple de steak de soja, ils veulent qu'on appelle ça maintenant des croquettes ou des galettes végétariennes, pour ne pas utiliser le terme steak. Les menus des restaurants auraient beaucoup plus d'allure s'il y avait cadavres de vaches, plutôt qu'entre eux, qu'autre quoi. – Alors là, Sandrine Rousseau, c'est à qui elle s'adresse, elle est interviewée ici dans un podcast organisé par Futurasso, qui était une organisation de protection portée sur les animaux et l'écologie. Des propos qui ont provoqué lire des bouchées, déplorant l'impact de ces propos, que ces propos pourraient avoir sur leur profession.

Puis du côté de nos téléspectateurs, j'ai rarement eu autant de réactions entre ceux qui ont été complètement désabusés, navrants, n'importe quoi, est-ce que c'est une blague ? Puis il y a ceux qui sont d'accord, on ne peut pas nier que c'est un animal mort dans l'assiette et où en tant que végane, je me dois d'approuver cette idée, ça ouvrirait les yeux à beaucoup. La viande, on le disait, elle est mauvaise pour le climat, elle est aussi mauvaise pour la santé si on en abuse. Selon l'OMS, la viande rouge est un cancérogène probable, c'est-à-dire qu'elle augmenterait le risque de développer un cancer colorectal, notamment si on en consomme trop.

La viande transformelle, en revanche, elle est clairement cancérogène. J'ai regardé, vous qui votez pour de nombreuses lois qui vont dans le sens du bien-être animal, de la protection des animaux. Est-ce que vous pourriez voter pour ce genre de proposition de Santrine Rousseau ?

21:54
Jean-Philippe Tanguy

Non, non, mais écoutez, je pense que dame Rousseau a une stratégie de toujours faire de la provocation pour parler d'elle.

21:59
Invité

Parfois, ça peut être efficace.

22:01
Jean-Philippe Tanguy

Non, je ne crois pas que la France, aujourd'hui, le souci de la France soit changé le nom des steaks. Je crois que le souci, c'est que beaucoup de compatriotes n'ont pas les moyens d'acheter des steaks pour eux et surtout pour leurs enfants ou se privent pour nourrir leurs enfants. Ça devrait être ça qui devrait, je pense, préoccuper madame Rousseau, qui est de gauche. Je ne suis pas sûr que les grands combats de la gauche s'étaient renommés des steaks. Mais bon, chacun fait ce qu'il veut. Moi, en tout cas, je n'ai pas envie de polémiquer avec madame Rousseau. Moi, ce qui m'inquiète, c'est effectivement que beaucoup de Français se privent de viande.

Pas parce qu'ils le souhaitent par choix philosophique, mais parce qu'ils n'en ont pas les moyens. On va parler aussi de votre santé. Vous restez avec nous, puisque Dr Jimmy Mohamed va nous rejoindre. On vous parle ce soir des piqûres miracles. Ozampic, Ouigovi, Monjaro, des traitements coupe-fin qui promettent des pertes de poids spectaculaires. Y a-t-il des risques pour notre santé ? Et quelles sont les dérives ? Parmi les témoignages que vous allez entendre ce soir dans l'émission Complément d'enquête sur France 2 à 22h55, celui de Nicolas qui a perdu plusieurs dizaines de kilos.

22:56
Invité

Donc là, j'ai perdu 72 kilos. Et là, je suis à 167.

23:02
Jean-Philippe Tanguy

Vous avez perdu 72 kilos ?

23:04
Invité

Oui, c'est ça. Puis le chemin continue. Je suis quand même moins essoufflé que quand j'étais au début à 240 kilos. Les articulations, ils souffrent moins. Si je suis motivé et que je me sens bien, je peux aller faire plus d'1h30, donc 8 kilomètres ou un peu plus.

23:22
Jean-Philippe Tanguy

Bonsoir, Dr Jimmy Mohamed. Vous animez le Magdala Santé sur France 5. Tous les jours, merci beaucoup d'être avec nous. Ce soir, Nicolas pesait 240 kilos. Il est descendu à 167 kilos, donc il a perdu 72 kilos en 4 ans. Quand on l'entend, on a vraiment l'impression que c'est un médicament miracle. Est-ce que vous pouvez nous rappeler comment ça fonctionne exactement ? Il faut bien partir du principe que l'obésité est une maladie. Ce n'est pas un problème de manque de volonté. Et donc, si c'est une maladie, il faut un traitement. Dans l'obésité, le premier des traitements, ce n'est pas les pilules miracles ni les injections, c'est le rééquilibrage alimentaire. Mais souvent, ça ne marche pas.

Le principe de ces médicaments est extrêmement simple. On vous envoie une molécule qui s'appelle le GLP1. C'est une hormone que vous produisez naturellement. Quand vous êtes obèse, vous en manquez. Lorsqu'on vous en donne, ça envoie au cerveau un message de satiété. C'est-à-dire que vous n'avez plus faim. Comme vous n'avez plus faim, vous ne mangez plus. Parallèlement à ça, ça ralentit la vidange de l'estomac. Donc, même si vous voulez manger, dès lors que vous allez prendre un hamburger, au bout de deux bouchées, l'estomac est plein, vous n'avez plus faim et vous arrêtez de manger. Parallèlement à ça, vous n'avez plus envie de manger des choses sucrées et grasses.

Donc, finalement, vous avez moins de calories, vous perdez du poids. Mais le jour où vous arrêtez le traitement... Oui, c'est ça. C'est-à-dire que comment on fait pour ne pas reprendre du poids derrière ? Vous l'avez dit, l'obésité, c'est une maladie chronique. En gros, on n'en guérit jamais. Oui, on n'en guérit jamais. C'est une maladie qui est multifactorielle, d'origine génétique, socio-économique, environnementale. Il y a une histoire de microbiote. Et il est illusoire de croire qu'avec une simple piqûre, on traitera l'obésité. On pourra la prendre en charge, mais on ne guérira pas. Car le jour où vous allez arrêter la piqûre, qu'est-ce qui se passe ?

Votre appétit va revenir comme avant. Vous allez manger comme à J0 et vous allez reprendre le poids. C'est quoi alors ? Donc, en fait, on est condamné à prendre ce traitement toute la vie. Ou alors, on fait quelque chose de plus intelligent, on prend le problème à la racine et on évite, aux Français, de devenir obèse ou en surpoids. Sauf que là, on est au bout du bout du bout. Et on rappelle que ces personnes qui sont en situation d'obésité, moi, je ne vous parle pas de critères esthétiques, on sait que quand on est obèse, on fait plus d'apnée du sommeil, plus de maladies cardiovasculaires, plus d'arthrose, plus de cancer, et notamment de cancer du sein.

Donc, c'est une maladie qui engendre une dizaine d'autres pathologies. Donc, il faut absolument la prendre en charge. Et pour ceux qui prennent ces traitements, ces traitements, ils marchent. Et donc, en même temps, si vous êtes à risque de faire un infarctus dans les 5 ans à cause de l'obésité, oui, dans la balance bénéfice-risque, le traitement a des bénéfices et les risques, il faut les connaître. Et on va parler justement des risques. Un patient sous hausse en pive raconte avoir carrément perdu la vie.

25:44
Invité

Je me sentais en bonne santé, en pleine forme, et tout s'est effondré. Il se réveille un matin et s'affole. Sa vision est trouble, floue. Aux urgences, le diagnostic tombe. Le médecin me dit, vous êtes en train de faire un AVC de l'œil. J'ai perdu 61% de mon œil gauche et 56% de mon œil droit. Je ne vois plus en dessous et je n'ai plus de vision périphérique. Le médecin a réussi à m'éviter d'être aveugle, mais ce que j'ai perdu est irréversible.

26:20
Jean-Philippe Tanguy

C'est très rare comme effet secondaire. Il faut être vigilant au moindre changement, au moindre symptôme visuel, par exemple. Il faut garder en tête que c'est un médicament. Et comme tout médicament, il y a des effets secondaires. Ceux qu'on peut décrire aujourd'hui et ceux qui arriveront peut-être dans 10 ans. Je vous rappellerai que l'histoire des coupes fins ne s'est jamais bien terminée. Alors pour ces médicaments-là, on a quand même du recul puisqu'ils étaient utilisés en premier lieu chez les patients diabétiques et on s'est rendu compte que ça améliorait le diabète et que les patients perdaient du poids. Néanmoins, cet effet secondaire, il est décrit.

C'est ce qu'on appelle une névrite optique, une atteinte du nerf de l'œil qui peut aboutir à la cécité. Donc c'est rare, mais le jour où ça vous arrive, il faut que vous ayez l'information. Et puis deux, qu'on vous dit, finalement, le bénéfice de ce traitement, il est comme ça, les risques sont comme ça. Est-ce que vous acceptez oui ou non ? C'est un traitement qui n'est pas anodin et qui n'est pas là pour perdre 3-4 kilos à l'approche de l'été comme certains pourraient tenter de faire. Il y a quand même 30% des patients qui arrêtent le traitement à cause des effets secondaires. Quels sont-ils ? Ceux qu'on retrouve souvent. La nausée, les vomissements. Imaginez que vous avez l'estomac plein.

Vous avez mangé une raclette. Vous êtes au bout de votre vie, vous n'en pouvez plus. Imaginez qu'on vous propose de remanger par la suite. Voilà ce qui se passe quand vous prenez de l'ozampique. Vous avez l'estomac plein et vous êtes écœuré. Vous avez la nausée et les premiers jours sont très difficiles même si on va d'abord titrer le médicament. C'est-à-dire qu'on vous donne une toute petite dose et on augmente semaine après semaine. Mais c'est des nausées, des vomissements, un ballonnement. Et puis du coup, on peut aussi perdre un peu goût à la vie en quelque sorte puisque manger doit être un plaisir et avec ce médicament, vous ne mangez plus rien. Donc certes, ça marche.

Mais n'oubliez pas que quand la perte de poids est très rapide et que vous ne mangez plus rien, vous allez perdre également du muscle. Or, le muscle, c'est la vie. Donc moi, j'ai envie de vous dire, il faut vraiment être accompagné. Et ce n'est pas simplement le généraliste qui vous fait la prescription en deux-deux sur un coin de table pour perdre quelques kilos. Il faut absolument être pris en charge par un diététicien nutritionniste, un accompagnement et pas juste dire je fais la piqûre et tout va bien puisque le jour où vous arrêtez, croyez-moi que vous reprendrez tout le poids que vous avez perdu.

28:09
Invité

Et puis ce médicament, il coûte cher. C'est autour de 300 euros par mois. Ça n'est pas remboursé. Et alors, il existe aussi des sites internet où on peut s'en procurer. Là, c'est sans ordonnance. Et là, le prix carrément est exorbitant. C'est multiplié par deux fois et demi plus cher. On peut voir comment la journaliste de complément d'enquête en achète, s'en procure sous le manteau et arrive à s'en procurer ainsi.

28:31
Locuteur non identifié

Comment vous le procurez ? Je le procure en pharmacie directement. D'accord, mais avec des ordonnances ? C'est quelqu'un qui travaille à l'intérieur qui tient le droit.

28:38
Invité

Il revend la boîte à 190 euros, soit le prix de l'Olympique, 77 euros en pharmacie, auquel s'ajoutent sa marge et celle de son fournisseur. Il prétend être étudiant en économie.

28:52
Locuteur non identifié

Les études, d'arrondir les fins de mois, c'est vraiment compliqué. Franchement, si j'arrive à en faire 3-4, c'est déjà bien. J'aurais 3-4, c'est un peu plus.

29:00
Invité

Donc on voit qu'il y a tout un marché parallèle. Le risque, c'est de tomber sur des contrefaçons.

29:03
Jean-Philippe Tanguy

Oui, et puis on rappelle qu'il y a quand même une inégalité sociale très importante. Quand vous êtes obèse, en règle générale, vous êtes issu d'un milieu socio-économique plus difficile. Et là, le traitement, il n'est pas remboursé. Donc en même temps, il faut savoir, soit le traitement est efficace, il est sûr, et on le rembourse tel que la Haute Autorité de Santé le recommande, soit on le retire du marché, mais là, il y a une double peine. Vous êtes en situation d'obésité et vous ne pouvez même pas vous payer le traitement qui, effectivement, coûte entre 200 et 300 euros. Si vous achetez ça sous le manteau ou sur Internet, en clair, vous jouez à la roulette russe.

Soit vous allez dépenser tout votre argent, soit vous allez tomber sur un produit qui n'est pas le bon. Moi, je pense qu'il faut le rembourser si on considère que c'est un traitement qui est... Mais ça coûte très cher. Ça a été chiffré... C'est 300 euros par mois. Entre 200 et 300 euros par mois en fonction de la molécule. La Haute Autorité dit 3 milliards. Ça coûterait 3 milliards. L'obésité, ça coûte aussi de l'argent. L'obésité, c'est plus d'arthrose, plus de diabète, plus de maladies cardiovasculaires, plus de cancers, plus d'apnées du sommeil. En même temps, si on règle le problème de l'obésité, on va très certainement faire des économies. Après, c'est une histoire de discussion.

Les laboratoires en demandent X euros à l'État d'être fort et de demander peut-être un remboursement sous condition de finances un peu plus raisonnable.

30:03
Invité

On veut non seulement se soigner, mais aussi contrôler notre corps, l'optimiser. C'est ce que raconte le Parisien aujourd'hui

30:08
Jean-Philippe Tanguy

à l'histoire d'Adam, un biohacker. Il dort à heure fixe, il ne mange pas d'aliments transformés, il s'expose à la lumière du jour. Jusque-là, on dit que tout va bien. Mais il teste aussi la lumière rouge, le caisson hyperbarre qui améliore, on va voir l'image tout à l'heure, c'est une sorte de sarcophage, ça améliore l'oxygénation des tissus, la filtration du sang à Dubaï. Qu'est-ce que vous nous conseillez ? Parce que tout ça coûte cher, jusqu'à 48 000 euros par an pour sa santé. Qu'est-ce que vous nous conseillez à bas prix pour rester jeune et beau ?

Alors, c'est vrai que ça, c'est un peu une obsession de personnes riches qui ne savent pas quoi faire de leur argent, un peu hypochondriaques et qui ont peur de mourir. Moi, j'ai envie de vous dire, quand on regarde ce qui se passe dans ce qu'on appelle les zones bleues, les zones bleues, c'est des zones où on a des personnes qui vivent au-delà de 100 ans et en bonne santé. Elles ne vont pas filtrer leur sang, elles ne font pas de caissons hyperbarres, elles ne font pas de lumière bleue, elles font des choses très simples qui sont à notre portée.

De l'activité physique, c'est des personnes qui marchent, qui font du jardinage, elles mangent des fruits et des légumes, elles ont du lien social, c'est-à-dire qu'elles sont en interaction, elles sont exposées à la lumière du jour. En fait, tout ça, on le sait et c'est à notre portée, à nous de prendre notre santé en main et s'il y a peut-être une chose à faire qu'on devrait débuter dès la primaire, dès le collège, c'est de la musculation. Si j'étais ministre de la Santé ou président, je mettrais tous les enfants à la musculation. Mais où ? On se muscle quoi ? On se muscle tout le corps, le haut du corps, les abdominaux, le dos, les membres inférieurs, pourquoi ?

Puisque dès lors que vous avez un muscle en bonne santé, finalement, votre corps est en bonne santé. La musculation, ça produit des molécules qu'on appelle des myokines. Ces myokines, elles ont un pouvoir extraordinaire, elles permettent d'améliorer votre système immunitaire plutôt que d'acheter des vitamines. Elles permettent de soulager la douleur. C'est une arme anti-cancer, anti-diabète, anti-hypertension. Et donc, on a tout intérêt à avoir une génération d'enfants qui sont forts, qui seront des adultes forts et en bonne santé plutôt que d'aller dans ce genre de délire, si je peux me permettre.

31:49
Invité

Il est très musclé, vous allez voir. C'est le 5 sur 5 de Laurence et de la Chine.

31:53
Jean-Philippe Tanguy

Wow. Tous enfants français ont été retrouvés seuls

32:01
Invité

au bord d'une route au Portugal.

32:02
Jean-Philippe Tanguy

Oui,

32:02
Locuteur non identifié

deux petits garçons de 3 et 5 ans,

32:04
Jean-Philippe Tanguy

ils ont été retrouvés avant-hier soir

32:06
Locuteur non identifié

au bord d'une route du sud du pays

32:08
Invité

par un boulanger du coin.

32:09
Locuteur non identifié

Ils visitaram pour moi à chorar, vinham agitados et puis je olhei pour l'esprit du carro, parei pour un instant pour essayer de percevoir ce qui est qui est qui est à se passer, si c'était un esquema. Puis je percebi que ils étaient même sozinhos, je suis allé à l'arrivée, je continuais à chorar très agitado et je lui perguntei ce qui se passait et il me dit que se avait perdu dans la floreste.

32:34
Jean-Philippe Tanguy

Ce boulanger les a recueillis, il a alerté les secours, les parents ont été rapidement identifiés, c'est un couple séparé, originaire d'Alsace et c'est la mère et le beau-père qui ont à l'origine emmené puis abandonné les enfants. Ils ont été arrêtés tout à l'heure en fin d'après-midi à Fatima dans le centre du pays. Les enquêteurs ont pu retracer leur trajet depuis le Haut-Rhin jusqu'en Espagne et au Portugal. C'est une femme de 41 ans et donc avec son compagnon elle a laissé les enfants dans une forêt tout en leur donnant un sac à dos avec de l'eau, des biscuits, des fruits et des vêtements de rechange.

33:20
Locuteur non identifié

Quant au père des deux petits garçons il vit dans le Haut-Rhin

33:22
Jean-Philippe Tanguy

il s'est présenté de lui-même à la police il a porté plainte pour soustraction de mineurs il est comme tout le monde il ne comprend pas affirme le procureur de Colbarre qui a ouvert une information judiciaire.

33:32
Invité

Plusieurs villes de France demandent à Patrick Bruel de renoncer à ses concerts.

33:35
Jean-Philippe Tanguy

Patrick Bruel qui est visé par une douzaine de plaintes pour des viols ou des agressions sexuelles selon le décompte de BFMTV dont la plainte de Flavie Flaman qu'il accusait de viol quand elle avait 16 ans et lui 31 il est censé célébrer les 35 ans de l'album alors regarde à l'occasion d'une tournée mais les appels au boycott se multiplient la pétition contre ses concerts dépasse les 32 000 signatures les trois dates prévues en décembre en Québec ont été annulées et en France le sujet devient politique les maires de Marseille Brest, Nancy souhaitent que Patrick Bruel annule les concerts dans leur ville Emmanuel Grégoire maire de Paris l'invite à mettre sa carrière entre parenthèses le temps de l'enquête ce serait aller trop loin pour la ministre déléguée à l'égalité hommes-femmes

34:14
Invité

décision qui lui appartient à lui et qui ne m'appartient pas à moi ni à vous c'est lui qui doit décider s'il souhaite continuer à être sur scène si ce matin je dis à votre antenne je dis à votre antenne j'appelle solennellement Patrick Bruel à annuler ses concerts vous imaginez bien l'interprétation immédiate qui en sera faite c'est-à-dire que de moi-même en disant ça il n'y a plus de présomption d'innocence il n'y a plus qu'une présomption de culpabilité non mais peut-être à se mettre en retrait

34:35
Jean-Philippe Tanguy

comme on peut le faire et parmi ceux qui soutiennent ouvertement le chanteur il y a le leader d'extrême droite Éric Zemmour et ils ne peuvent ne pas aller le voir ils ne sont pas obligés d'aller le voir en spectacle moi je vous savez je connais des acteurs qui ont été accusés et dont la procédure a duré des années et qui ne peuvent plus jouer je trouve ça scandaleux peu importe qu'il soit coupable ou innocent vous comprenez ce que je veux dire c'est pas le sujet Vous pourriez aller voir Patrick Bruel en ce moment sur SEM C'est pas tellement ma tasse de thé mais je pourrais je ne moi quand quelqu'un n'est pas condamné je pense qu'il n'est pas coupable Et vous Jean-Philippe Tanguy quelle est votre position est-ce qu'il peut continuer à se produire est-ce qu'il doit mettre sa carrière entre parenthèses comme le demande On ne peut pas on ne peut pas le juger à la place de la justice moi à titre personnel compte tenu des déclarations des victimes nombreuses très nombreuses moi à titre personnel je n'irai pas le voir Et vous pensez qu'il faudrait qu'il renonce à ces concerts ce serait la bonne chose à faire actuellement ?

Une fois de plus si vous voulez on ne peut pas juger à la place des juges mais moi je respecte la parole des victimes nombreuses une fois de plus avec des déclarations qui semblent enfin bon je ne vais pas jouer au juge mais moi mon intime conviction fait que je n'irai pas voir M.

Bruel J'avais une question subsidiaire qui concerne le Rassemblement National en tout cas une ville qui est gérée par le RN c'est Hénin-Beaumont où Jean-Luc Lahaye qui est mis en examen pour viol sur mineur de deux femmes qui étaient ados à l'époque des faits l'accusent il a aussi été je rappelle condamné à un an de prison avec sursis en 2015 pour corruption de mineurs condamné encore à 10 000 euros d'amende en 2007 pour des relations sexuelles avec une mineure de 15 ans est-ce que c'est une bonne idée selon vous qu'il se produise à Hénin-Beaumont au théâtre municipal donc dans le cadre d'une programmation qui est choisie entre autres avec l'aval de la mairie pas interdire aux artistes de se produire moi à titre personnel je n'irai pas voir M.

Lahaye donc Steve Riewa votre collègue à Rennes n'a pas eu forcément mon collègue mon ami comme Bruno Bid mais je n'irai pas voir M. Lahaye là la différence avec Patrick Gouret c'est qu'il a été condamné il y a eu deux condamnations est-ce que vous faites une différence entre les deux situations ou pas ? c'est une condamnation c'est-à-dire que M. Lahaye a été condamné donc c'est un délinquant sexuel et ? donc il est condamné donc il n'y a pas à interpréter et il n'y a pas de problème à ce qui se produise en concert malgré ces condamnations la condamnation madame c'est pas comment dire il n'est pas interdit de se produire mais moi je n'irai pas le voir le pire du pire étant M.

Quanta vous faites quand même vous différenciez les situations c'est-à-dire c'est-à-dire qu'il y a eu un meurtre et un suicide donc Bertrand Quanta il n'a pas le droit de se produire sur scène non je m'ai dit qu'il n'avait pas le droit de se produire je veux dire le fait qu'il puisse le faire me choque mais moi le fait que M. Lahaye estime qu'il puisse se produire moi à titre personnel ça me choque mais si vous voulez il ne faut pas confondre la morale personnelle et un choix personnel avec une condamnation pénale c'est pour revenir sur une discussion précédente l'état de droit c'est-à-dire que je prends acte de la condamnation et j'en tire des conclusions à titre personnel