Débat sur la fin de vie : que faut-il retenir de la discussion générale ? - 27/05/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Dans quelle atmosphère les députés ont entamé ce débat ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Que retenir de cette première après-midi de discussion ?
- 9:00OuverteRéponse directe
En quoi les députés ont réécrit le texte en commission spéciale sur la question du pronostic vital ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette sérénité va durer ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est la différence entre soins d'accompagnement et soins palliatifs ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les soins palliatifs sont complémentaires ou incompatibles avec une avancée sur l'aide à mourir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00Agnès Firmin-Le BodoFait
« La gratitude envers toutes les personnes qui depuis des années ont porté le sujet. »
- 22:00Catherine VautrinFait
« Nous disons aux patients que jamais nous ne les abandonnerons face à leur souffrance. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à tous et bienvenue si vous nous rejoignez sur LCP la Chaîne Parlementaire entièrement mobilisé pendant 15 jours pour vous faire vivre en direct et en intégralité le débat sur la fin de vie et l'accompagnement des malades après la discussion générale cet après-midi les les débats vont reprendre à 21h30 sur la question des soins palliatifs avec nous en duplexe de la salle des quatre colonnes à l'Assemblée Stéphanie des piierre pour le décryptage et Dario borgognot pour les réactions des députés et puis en plateau ce soir nous avons le plaisir de recevoir les acteurs clés de ce débat bonsoir Agnès firmain le baudau bonsoir merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation vous êtes la présidente de la Commission spéciale sur le projet de loi c'est vous qui avez tenu la plume pour écrire ce texte en tant qu' ministre à l'époque délégué à la santé vous êtes député horizon de scène maritime bonsoir Olivier fallorni bonsoir merci d'être là rapporteur général de cette commission spéciale député MoDem de Charente Maritime et militant de longue date pour l'aide à mourir bonsoir Bazin bonsoir ravi de vous accueillir députés les républicains de Meurth et Moselle la droite majoritairement contre le projet de loi mais vous avez beaucoup de collègues qui sont favorables enfin bonsoir Stéphane de l'utrette bonsoir bienvenue sur ce plateau député socialiste de Haute Vienne votre amendement adopté en commission spéciale reformule l'engagement du pronostic vital il a fait couler beaucoup d'encre on va y revenir dans le détail mais d'abord que retenir de cette première après-midi de discussion Stéphanie Despierre dans quelle atmosphère les députés ont entamé ce débat les débat ont commencé dans une atmosphère calme et sereine devant l'ampleur des questions posées par la création de cette aide à mourir il y a elbron Pivet la présidente de l'Assemblée qui présidait les débats à cadré les discussions dès le départ à la salué la qualité des débats en commission et ajouté je ne doute pas que ce sera de même dans l'hémicycle la particularité de ce débat et c'est ça qui le rend très intéressant c'est que les clivages habituels non plus court au sein d'un même groupe il y a des députés favorables à ce projet de loi et d'autres farouchement contre la ministre de l'Assemblée la ministre de la Santé pardon est monté à la tribune pour expliquer que avec ce projet loi il s'agissait de répondre aux souffrances sans brusquer les consciences caththerine Vautrin s'est voulu confiante en la capacité du Parlement à trouver dit-elle un chemin pour bien faire mais elle s'est montrée aussi rassurante écoutez à travers ce débat nous disons aux patients que jamais nous ne les abandonnerons face à leur souffrance nous disons aux soignants que jamais nous ne les abonnerons face à leur dilemme face à leur conscience alors les débats reprennent à 21h30 et ils vont durer 2 semaines vous le savez parce qu'il y a plus de 3000 amendements merci beaucoup Stéphanie Despierre agès firm le Baudo on sent bien que chaque mot est pesé que chaque am ement va compter est-ce que vous pensez que cette sérénité va durer vous doutez un peu de vos collègues moi je ne doute pas du tout de mes collègues je le sais d'abord nous en avons fait preuve dans la commission spéciale où les 70 députés ont travailler avec sérieux et avec respect des idées de chacun je crois que le sujet le mérite nos citoyens nous regardent et nous attendent j'allais dire sur ce sujet et notre instit on le doit à notre institution et puis nous sommes nombreux à faire de très nombreux débats dans nos circonscriptions et tous ces débats se passent très bien et puis la la convention citoyenne nous a aussi ouvert la voix donc il n'y a aucune raison franchement il n'y a aucune raison pour que ce débat ne se passe pas peut-être il aura moment il est temps qu'il est lieu pour vous ah il est temps il est temps qu'il est lieu je la question du sentiment qu'on qu'on ressent aujourd'hui à titre personnel c'est à la fois de l'émotion de la gratitude et tout ça avec l'humilité au-dessus de tout parce que je crois que les nuances de doute doivent nous animer tout le temps juste la gratitude envers qui envers qui la gratitude envers toutes les personnes qui depuis des années ont porté le sujet la gratitude envers le président de la République qui a ouvert le sujet et qui a permis ce travail qui aujourd'hui nous amène à en projet de loi la gratitude envers les les conventionnels comme on les appelle la gratitude envers les malades qu'on a écouté les soignants qui nous ont accompagné dans cette démarche les parlementaires enfin toutes les personnes qui ont apporté leurs pierre à l'édifice Olivier c'est une chose de débattre en commission spéciale de rencontrer les Français ça fait des années que vous travaillez le sujet c'est une autre chose que d'arriver comme ça s'est passé à 15h30 tout à l'heure dans l'émissique quel sentiment vous vous ont traversé j'allais dire un mot enfin enfin c'est vrai que ça fait de nombreuses années que que je souhaite que ce ce texte de loi soit débattu à l'Assemblée nationale j'avais pris une initiative il y a il y a 3 ans je dire pour poser le débat dans dans cet hémicycle tout en sachant que nous ne pourrions évidemment pas voter un texte sur la fin de vie en une journée dans le cadre d'une niche parlementaire mais en tout cas voilà maintenant effectivement ce ce moment plus solennel qui est le début d'une séance comme celle-là montre bien que nous sommes véritablement entrer dans le cœur du débat même si auparavant il y a eu une cinquantaine d'heures d'auditions qui ont été très important pour nous et puis une cinquantaine d'heures aussi de de débat en commission qui a permis de de faire évoluer le texte on a vu d'ailleurs en commission certains d'entre vous changer d'avis et le reconnaître ce qui est très rare pour certains débats parlementaires on a entendu je crois une députée socialiste Christine piressba par exemple dire au départ je ne croyais pas utile de ne pas mentionner les mots d'euutanasie ou de suicide assisté mais certains soignants m'en ont convaincus euh vous pourriez vous aussi vous vous réservez thbaau baza la possibilité d'évoluer au cours de ces deux semaines bien sûr puisque on arrive avec beaucoup de questionnements euh le texte évolue l'impact des modifications qu'on a pu voir adopter euh n'est pas forcément mesuré aujourd'hui et moi j'arrive avec beaucoup de questions alors il y a des questions qui sont synonymes d'inquiétude mais euh qu'est-ce qu'on va voter quelle va qui va être concerné euh quel message on envoie quel va être le l'aspect incitatif dissuasif de la modification du du rôle et du lien entre le la personne qui serait en demande et so est-ce que les personnes auront vraiment le choix est-ce que ceux qui les qui nous ont fait part d'un sentiment d'indignité euh est-ce que celle-ci on va leur donner la possibilité d'accéder aux soins et si on ne le fait pas est-ce qu'elles auront vraiment le choix devant ces pores c'est c'est beaucoup de questions qui sont posées y compris sur les critères et et moi j'attends les débats dans dans l'émicyclle pour aussi y voir clair notamment sur les maisons d'accompagnement y voir plus clair sur qui va être potentiellement concerné et et et quells seront les gardesfous qui ont été mises en avant ça y est le mot est lâché les gardes fous la question de de l'équilibre de la de la réécritureir à votre amendement Stéphane de l'autreette mais même question quel sentiment vous traverse est-ce que vous avez tous bien mesurer l'ampleur de de votre responsabilité oui je crois que je justement c'est peut-être là le la différence entre le processus qu'il y a eu de préparation de la commission spécial des débats en commission spéciale maintenant on y est nous sommes dans l'hémicycle et moi qui suis député pour le la première législative on sent le poids qui pèse sur nous parlementair d'aborder un sujet aussi crucial qui est celui-là et aussi difficile qu'il est donc en fait beaucoup de solenité et je dirais que c'est peut-être c'estut peut-être la loi qui sur le plan sociétal va marquer le plus cette législature et qui fait peser sur nous ce poids et et l'importance des choses que nous allons décider collectivement parce qu'elles vont conditionner beaucoup de choses pour l'avenir de beaucoup de nos concitoyens alors on y puisque vous avez tous la main tremblante on va rentrer dans le vif du sujet avec vous Stéphanie Despierre un premier desésaccord s fait jour en commission spéciale entre le gouvernement d'un côté et une grande partie du Parlement de l'autre expliquez-nous en quoi les députés ont réécrit le texte en commission spéciale sur la question du pronostic vital alors en fait il y a cinq critères pour pouvoir bénéficier de l'aide à mourir et vous l'avez dit c'est la question du pronostic vital qui est alimenter les débats en commission initialement le texte disait qu'il fallait que le malade est un pronostic vital engagé à court ou moyen terme confronté à la difficulté de définir précisément ce qui était le moyen terme et bien les députés ont préféré finalement faire référence à une mal maladie grave et incurable en phase avancée ou terminale ce qui provoque des fractures au sein même du camp présidentiel des députés estiment que ça élargit trop le recours à cette aide à mourir et que l'équilibre du texte pardon est rompu autre point de débat très intense qui administre la substance létale dans la version initiale c'est le malade lui-même ou un tiers un proche un soignant si le malade ne peut pas accomplir ce geste et bien en commission les députés ont renforcé le libre arbitre du patient même si est en pleine possession de ces moyens il pourra demander à quelqu'un d'autre d'effectuer le geste mortel alors vous l'avez dit tous ces débats ont un peu rebattu les cartes en commission il y a des députés qui avaient une position avant la Commission et qui en fait hésitent ne savent plus exactement s'ils sont pour ou contre ce texte l'hémicycle devrait donc permettre d'y voir plus clair et tout à l'heure la ministre de la Santé Catherine Vautrin insisté le gouvernement souhaite revenir à la version initiale du projet de loi merci beaucoup Stéphanie DESP on a entendu catherrine Vautrin très clairement pour elle c'est la version initiale du texte qui est défendu les cinq conditions et pas une virgule de moins ou de plus Agnès firmain le budau est-ce que vous êtes exactement sur la même ligne que Catherine Vautrin autrement dit pour vous est-ce qu'il faut que en cas de maladie grave et incurable avec des souffrances physiques ou psychologiques réfractaires au traitement le pronostic vital à court ou moyen terme j'insiste sur ces termes soit inscrit dans dans le texte très clairement je souhaite que nous revenions à l'équilibre initial du terme du moyen terme et du texte parce que lorsque il a été construit ce projet de loi souhaitait à la fois bien sûr placer le malade puisqu'il s'agit bien d'un projet de loi pour les malades au centre de sa décision tout en lui Fran c'est ça le modèle français d'accompagnement de la fin de vie un accompagnement médico-soignant jusqu'à la fin et donc donc là aussi l'équilibre entre le choix du malade cette nouvelle possibilité si le texte est voté d'offrir cette aide à mourir c'est aussi j'allais dire de faire en sorte que cette loi soit applicable et donc aussi j'allais dire de de de respecter l'équilibre on va parler des des soins palliatifsag non non de respecter cet équilibre quand je parle d'accompagnement c'est de l'accompagnement jusqu'à la fin de vie du personnel médicosignant puisque dans toutes les phases le libre choix du soignant et le fait d'allier à la fois le choix du patient et de respecter auss pour ceux qui nous regardent quand on on entend PHAs avancé au terminal ou moyen et court terme on ne comprend pas la différence exacte qu'est-ce que ça implique pratiquement tous les soignants que vous avez auditionné et je parle sous vos contrôle explique que le moyen terme ça n'est pas évaluable alors le pronostic vital le pronostic vital engagé je crois que tout le monde comprend ce que ça veut dire tout à fait le pronostic vital engagé c'est très clair et c'est vraiment une partie du texte qui est importante je rappelle que dans la loi cl Leonetti le court terme n'a pas été défini il a été défini quelques mois après par la Haute Autorité de Santé le moyen terme il a on aboutti à quelques jours seulement aujourd'hui dans les faits ou quelques quelques heures ou quelques jours c'est le court terme c'est la Haute Autorité de santé qui l'a défini ce pourquoi nous avons engagé les débats et ce pourquoi le président de la République a engagé les débat c'est parce que le conseil d'éthique selon son avis 139 notamment Alain clè qui a participé à ces débat a dit que la loi clè Leonetti ne répondait pas à toutes les situations à moyen terme sans définir ce qui était le moyen terme alors certes le moyen terme n'est défini dans la loi comme le court terme n'était pas défini dans la loi cl Lenti on a écouté les soignants certains soignants disent il ne faut pas le définir dans la loi parce que ce serait sans fermé la ministre a déjà demandé à la Haute Autorité de Santé j'allais dire de réfléchir à une définition de ce quiétait le moyen terme on a au moins 18 mois de débat laautorité de sé aura le temps de de répondre à ce qu'est le moyen terme on sait très bien que le moyen terme c'est quelques semaines à quelques mois alors je vais me tourner vers Stéphane de lautrite puisque c'est vous l'auteur de cet amendement qu'a voté Olivier fallorni qu'est-ce que vous répondez à agnè firmain le baudau la présidente de la commission spéciale donc bon vous ne serez pas surpris qu'évidemment je ne partage pas l'analyse de Madame firmain le Baudo la première des choses c'est que je crois que le Président de la République avait été clair sur ce texte c'est qu'il avait dit que le gouvern ouvernement ferait une proposition et qu'il appartiendrait au parlementaires de s'en saisir et de ne rien écarter y compris le sujet des directives anticipées mais je crois qu'on aura l'occasion d'y revenir d'y revenir après pourquoi j'ai proposé cet amendement tout tout d'abord parce qu'il est si vous avez suivi les travaux antérieurs très inspirés des travaux d'Olivier fallorni sur son travail législatif sur la précédente législature moi ce que j'ai entendu dans les travaux préparatoires à la convention à la commission spéciale c'est que cette notion de cours et moyen terme et surtout moyen terme était indéfinissable et qu'il faudrait renvoyer à des travaux qui nous permettrai de définir éventuellement ce que c'est c'est quand même très difficile pour des parlementaires que de prendre une décision et de voter une disposition dont personne n'est capable de vous apporter une explication par ailleurs il n'y a pas un pays qui est légalisé euh le l'aide àourir et qui est avec cette référence au moy des termes par rapport par rapport cela non je parle en Europe on va pas prendre effectivement oui oui rgon j'ai l'impression est un contreexemple pour tous les contre exemple de tout ce qui s'est fait de tout ce qui on entend on entend beaucoup les malades de Charco le fameux SLA ils ont même fait un communiqué expliquant que cette nouvelle formulation permettrait et seulement elle de les inclure dans ce process d'aide à mourir sous conditions strictes et c'est évidemment ce sur quoi je voulais arriver puisque le gouvernement ne cesse de nous dire que le patient doit être replacer au centre de la décision et moi ce que l'on cherche à faire dans cette réécriture c'est de répondre aux situations qui justement justifie de créer cette aide à mourir sur vous évoquez les patients atteints les personnees atteintes de maladie neurodéénérativ neurodégénérative ça va vite en général exactement mais faut-il attendre d'être arrivé euh à ce que le le la mort soit proche pour pouvoir activer l'aide à mourir c'est la question que je pose et par la rédaction que nous avons proposé je pense qu'elle est de nature à qu'elle soit bien prise en compte et qu'elle puisse être traitée autre situation si je prends la situation de Vincent Humbert la situation accidentelle qui a amené Vincent hbert à demander à écrire à Jacques Chirac demander à pouvoir mourir il ne sera pas pr dans la rédaction du pronostic vital à court moyen terme ne serait pas pris en compte avec nouvelle rédaction il est pris en compte donc là ce que nous avons recherché et c'est notre travail de parlementaire c'est de répondre c'est de répondre aux situations que nous connaissons allez je vous donne la parole mais pour la pluralité des sensibilités je reviens vers vous premier on va écouter pierre daréville au micro de Dario borgognot bonsoir Monsieur daréville bonsoir vous êtes l'un des rares député à gauche opposé à ce projet de loi pourquoi cette opposition B on va vérifier d'abord parce que je pense que le débat va permettre aussi à chacune à chacun de s'exprimer ce qui a pas été le cas jusqu'ici mais oui effectivement je je suis extrêmement réservé sur les dispositions qui nous sont proposées je considère que en réalité d'abord aujourd'hui on n' pas donné les moyens à la loi de s'appliquer et c'est ce qu'on dit mes collègues précédemment euh avant moi mes prédécesseurs euh on a une loi sur les soins palliatifs on a une loi cl Leonetti qui a poussé un peu plus loin les choses en permettant vraiment de répondre à une grande diversité de situations et on lui a pas donné les moyens c'estàd qu'il y a moins d'un Français sur deux qui est en en situation d'avoir accès au soins palliatif et qui a effectivement accès voilà donc je crois que c'est c'est profondément inacceptable parce qu'on le découvre pas et il y a eu la la sonnette d'alarme a été tiré déjà à plusieurs reprises donc je pense que c'est la première chose à faire en réalité voilà après je pense qu'il y a une effectivement une une un basculement éthique qui est proposé dans cette dans cette loi et avec un certain nombre de malentendu sans doute donc c'est ce que j'ai essayer d'expliquer dans dans mon intervention générale on certains pensent que ça serait naturellement de gauche d'être favorable à cette loi moi je ne le crois pas et j'attends qu'on me démontre en quoi ces propositions sont sont de gauche c'est pas du tout mon opinion bien écoutez merci Monsieur daréville le le débat continue et à qui appartient la mort en fait c'est cette grande question qui est centrale et à bissa d'une certaine façon Olivier fallorni sur la liberté parce que c'est ça est-ce que vous vous dites c'est une grande loi de liberté vous rajoutez égalité et fraternité mais vous commencez par la liberté c'est c'est ça qui doit guider avant tout le législateur la demande et vous savez depuis 1999 ce fut la la première loi sur la fin de vie cela a été une série de conquêtes en terme de liberté notamment du mal figurez-vous qu'avant 99 un malade n'avait pas droit de dire stop à des traitements et encore moins non à l'acharnement donc ce ce furent des conquêtes progressives le droit de ne pas subir une décision médicale le droit de ne pas souffrir parce que là aussi ça semble être une évidence aujourd'hui mais longtemps on a considéré la souffrance comme inévitable voire même nécessaire et donc le droit de ne pas subir le droit de ne pas souffrir ont été petit à petit des droits des libertés conquises et sur la question du pronostic vital pour bien comprendre ces techniques c'est c'est pas forcément évident de se figurer les choses vous vous dites le temps qui reste à vivre n'est pas un bon critère c'est ça pour évaluer la pathologie et son état d'avancement on doit pas penser en mois ou en année c'est ça alors je crois qu'il est il est vraiment nécessaire de de rappeler à vos téléspectateurs que la réécriture n'a en rien supprimé la notion de pronostic vital puisque la maladie grave euh est ainsi défini dans l'exposé des motifs du gouvernement qui accompagne la loi et qui définit la maladie grave comm une maladie engageant le pronostic vital s'il s'agit de rajouter engageant le pronostic vital parce que je sais que la pédagogie c'est l'art de la répétition il y a des redondances utile je le ferai puisque je souhaite qu'il y ait la notion de pronostic vital pour vous si il faut mettre affection grave et incurable en phase avancé ou terminal est remplacé par pronostic vital avec affection grave et incurable enf avancé terminales vous votez c'est intéressant mais c'est on avance c'est intéressant simplement la problématique la problématique elle est cette notion d'ailleurs le ministère de la Santé a sorti l'année dernière un un lexique à destination du professionnel qui excite qui explique qu'il y a deux notions de la fin de vie il y a une notion qui est basée sur le temps qu'il reste à vivre ça a été choisi nulle part en Europe mais aux États-Unis et puis il y a une autre notion je recite ministère de la Santé qui est celle de l'évaluation pathologique et moi je préfère solliciter un médecin je préfère solliciter un médecin en tant qu'expert mais pas en tant que devin alors thibo Bazin là on est au cœur du sujet l'évaluation pathologique sur le Parkinson sur les maladies de Charco sur peut-être même les cancers métastas il faut figurer les choses est-ce que c'est pas le meilleur guide plutôt que de demander au soignants un an 6 mois ça reste très difficile pour eux c'est la difficulté quand on est législateur on fait la loi pour tous et on imagine des situations pour laquelle on la prévoit et puis il y a des situation pour laquelle certains vont demander à être prévu par la loi et après il y a l'interprétation de la loi et quand je vous parlais tout à l'heure des effets incitatif dissuasif c'est des personnes qui pourraient être effectivement atteint de maladie grave incurable en phase avancée mais pas terminale dont le pronostic vital est engagé mais peut-être pas cour terme et qui demain dirait mais écoutez je suis seul je me considère un poids pour la société puisqu'il y a cette ouverture là donnez-moiette possibité c'est la question de la fin de vie qu'est-ce que c'est la fin de vie quand on a une maladie incur comme celle-là est-ce que c'est mourir très vite ou est-ce que c'est être condamné et vivre comme ça on oublie toujours le critère essentiel des souffrances on oublie toujours ce critère les souffrances réfractaires ou inépaisable c'est fondam alors les quatre critères sont dans la loi et personne ne veut les remettre en compte il y a une écriture sur le 5è terminé puis je vous donne la parole just on a quand même un petit souci de compréhension et d'intelligibilité c'est que la ministre par exemple quand elle a évoqué le texte ça ne correspond pas au texte sortie de la Commission et on le voit bien on a même quand elle a évoqué exemple suicide cité et par exception euthanasie ce n'est plus ce qui est prévu puis cette liberté elle reste initial un amendement qui m'a posé question profondément c'est c'est l'amendement qui permet d'abréger le délai de réflexion qui est prévu normalement de de 2 jours et on permet pour préserver la dignité de la personne pour reprendre les termes d'abrécher ce délai mais pour moi la la la dignité elle est inviolable elle est quel que soit l'état beaucoup trop de verou ont sauté thbo Bazin pour bien vous situer vous souhaitez légiférer sur l'aide à mourir ou vous voudriez rester tel que cl Leonetti pour vous situer c'est c'est votre moi j'ai parcipé à la mission d'évaluation je pose j'ai écouté un certain nombre d'experts qui nous ont dit le préblable avant toute chose c'est de garantir l'accès au soins palliatif partout et pour tous d'accord les soins palliatifs et éventuellement la lo après comme un préalable alors vous allez répondre je vous promets mais puisque vous parlez des soins palliatifs et pour donner la parole au décryptage et je vous redonne la parole juste après que prévoit le texte en matière de soins palliatif puisque les députés il consacreront Stéphanie des piierre leur soirée oui Miriam c'est l'autre enjeu de cette loi les soins palliatifs l'idée est de faire en sorte que chaque français ait accès à ces soinslà ou qu'il soit sur le territoire il y aura donc un déploiement de maison d'accompagnement dans chaque département les députés ont commencé à discuter du sujet tout à l'heure en fin d'après-midi en fait c'est la première partie du projet de loi et le débat a été vif sur le titre le texte dit renforcer des soins les soins d'accompagnement mais de nombreux députés et des soignants explique que ce concept de soin d'accompagnement n'est pas clair qu'il n'existe nul part ailleurs et qu'il faut mettre le le mot de soins palliatif et bien juste avant la pause tout à l'heure les députés ont voté l'ajout de ce terme soins palliatif alors le débat va reprendre sur ce sujet majeur nous en sommes au premier titre de la loi et à l'article 1er les débats vont durer de semaines merci beaucoup Stéphanie Despierre sur les soins palliatifs là encore question centrale pour vous est-ce que c'est complémentaire à une avancée sur l'aide à mourir ou est-ce que c'est incompatible parce qu'on entend beaucoup de voix à droite mais pas seul dire si on avait des soins palliatifs partout sur le territoire avec une égalité d'accès plus personne ne demanderait à mourir je vais répondre à votre question mais je vais d'abord répondre à une interpellation d'Olivier fallorni sur un lexique dire que le lexique auquel il fait allusion c'est un lexique qui a été publié en mars 2023 qui a été écrit en décembre 2022 à la demande des soignants et à la demande des parlementaires qui travailler avec le gouvernement à la réflexion sur ce sujet on revient sur la question du terme la définition du terme c'est bien lexique là et on ne savait pas qu'il y aurait un texte de loi donc c'est bien une réflexion où les définitions on portée juridique c'est ce que vous voulez dire aucune portée juridique et je dis c'était pour donner à tous les toutes les personnes qui travaillaient sur ce sujet tout le champ desi et toutes les définitions donc ce texte il a été publié par le Centre national de la des soins palliatifs et de la fin de vie c'était un j'allais dire un guide de travail pour donner toutes les définition en mars 2023 nous savons pas qu'il aurait l'UM on savait pas qu'il y aurait un texte de lesentendez lesz bien s maladie abominable on va dire très clairement bien s eu disent on ne pourrait bénéficier du nouveau Tex j'ai cité tout à l'heure Charles biri dans mes propos intuductifs qui qui a très clairement qui a très clairement remercié le président de l'évolution de la loi charles b a fait le choix d'aller en Suisse voilà lui il est satisfait que cette loi puisse exister la loi dans les conditions telles qu'elle est définie permettrait aux maladies de charcoot terme de P avec le moyen terme ça suffirait bon écoutez là ça va ça va vous ça va vous donner des heures de débat ur de tout dépend le stade de la maladie de Charco et tout dépend là je vais répondre sur sur la question pb de la semaine praine et on sera là et on sera là vous inqu pas la question du soin palliatif elle revient en permanence vous avez énormément de soignants qui vous disent la souffrance si vous pouvez l'apaiser la demande disparaî mais je crois que nous sommes très nombreux à dire qu'il ne faut surtout pas opposer soins palliatif à aide à mourir c'est un faux et ce débat d'ailleurs je crois qu'il est évacué par un grand nombre d'entre nous c'était encore le cas il y a quelques années ça n'est vraiment plus le cas maintenant et je dis légaliser lesaide à mourir ça n'est pas la remise en cause des soins palliatifs j'ai visité et on a tous fait plus d'une vingtaine d'unités de soins palliatifs le travail qui est fait par les acteurs des soins palliatifs est extraordinaire ça n'est pas une remise en cause des soins palliatif mais il faut admettre que dans certains cas les souffrances ne sont pas soulagées par les acteurs des soins palliatifs ne peuvent pas être soulagés et parfois le patient ne souhaite pas non plus aller lui-même en unité de soins palliatif donc voilà ça n'est pas une remise en cause du travail il nous faut continuer à permettre l'accès au soins palliatifs partout sur tout le territoire c'est l'objet de la stratégie décénale et je le dis au personnes qui ont un doute sur cette volonté la première chose que fait le médecin qui reçoit la demande d'aide à mourir il pose la question si le malade qui n'a pas bénéficié de FO pallia souhaite en bénéficier ça n'est pas une obligation c'est une proposition parce qu'on sait que parfois parfois cela peut faire changer d'avis oui alors là c'est intéressant parce qu'on voit bien que les lignes de clivage elles ne sont pas politiques vous êtes d'accord Olivier fallorni avec ages firmain lebudeau totalement totalement d'ailleurs c'est un combat que nous partageons depuis des années lors du débat sur ma proposition de loi il y a 3 ans nous avons donc il faut pas opposer soins palliatif et à mourir mais parfoisi ça peut dissuader de cette je vais vous dire je vais je vais vous faire une réponse très courte mais je pense qu'elle sera bien comprise il y a une réponse primordiale ce sont les soins palliatifs et puis il y a un ultime recours pour les situations effectivement comme l'a dit Carine votrin quand il y a des des souffrances que rien ne peut apaiser il doit pouvoir y avoir un ultime recours qui con concernera assez peu de personnes finalement et je vais vous dire même cette aide à mourir sera dans la majeure partie des cas une aide à vivre pourquoi parce que très peu l'utiliseront pourront peut-être avoir un peu plus de force pour prolonger un petit peu plus main de façon plus apaisé plus rassuré et que si la possibilité existe alors la demande peut diminuer oui oui je le pense profondément c'est pour ça que je je pense que l'aide à mourir peut aussi être une aide à vivre merci beaucoup Stéphane peut-être pour ceux qui nous regardent on parle de soins d'accompagnement c'est quoi précisément ça peut être des lits dans les hôpitaux mais ça peut être aussi des unités mobiles le chemin à faire est très très important 20 départements sont dépourvus on a les moyens de remonter ça en disant alors peut-être quand même répondre sur le fait que tout comme Madame fermanain le baudau et Olivier fallorni nous partageons nous socialistes l'idée que il ne faut surtout pas opposer soins palliatifs et aide à mourir et je m'associe complètement au propos d'Olivier y compris sur le fait que l'aide à mourir c'est une possibilité qui est donnée mais ce n'est en tout cas ce n'est pas une incitation qui est faite à qui que ce soit d'activer l'aide à mourir s'il se trouve dans telle ou telle situation c'est important de donner cette possibilité là et cette perspective là éventuellement à une personne qui est en souffrance qui pourra y voir selon la situation dans laquelle elle se trouvera à tel ou tel moment la nécessité de l'activer ou pas mais c'est ce qui va lui gar antir de bonnes conditions de vie pour rép interom vous avez une poignée de seconde parce que le débat va reprendre et je vais vous laisser regagner l'émicycle vous avez le mot de la fin quelques secondes oui sur il est évident qu'il faut couvrir l'ensemble des des territoires d' de soins palliatifs et d'une offre d'accompagnement qui vient compléter l'offre palliative faut pas confondre les deux tel que c'est écrit dans la loi très clair et je vous propose de poursuivre d'ailleurs ce débat sur la question des soins d'accompagnement dans l'hémicycle puisque vous le voyez le débat vient de reprendre bonne séance à tous bon débat madames Messieurs les Députés et on reste en direct bien sûr d'Ille
Agnès Firmin Le Bodo