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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 23 novembre 2025 45 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & international

Philippe de Villiers - Face à Bock-Côté / 22 novembre 2025 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00ComplaisanteRéponse directe

    Pourquoi avoir invité Philippe de Villiers ce soir ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Qu'entendez-vous par populcide français aujourd'hui ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Peut-on dire que le populcide des Vandéens est le premier ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer ce paradoxe français entre monarchie et révolution ?

  • 40:00OuverteRéponse directe

    Que retenez-vous de votre expérience au Parlement européen ?

  • 50:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la francisation selon vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Philippe de VilliersFait
    « Nous sommes en train de changer de peuple, nous sommes en train de changer d'art de vie, nous sommes en train de changer de civilisation. »
  • 20:00Philippe de VilliersFait
    « Tous les peuples qui meurent ne se voient pas mourir. »
  • 20:00Philippe de VilliersFait
    « Une civilisation ne cède à une agression extérieure que si elle a été préalablement rongée de l'intérieur. »
  • 30:00Philippe de VilliersChiffre
    « Aujourd'hui vous savez combien quel est le pourcentage des lois françaises qu'ils ont faites de manière autonome en France ? 17 %. »
  • 40:00Philippe de VilliersFait
    « Un pays souverain, c'est un pays qui contrôle ses lois, sa justice, sa monnaie, sa défense. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h sur C News et c'est un plaisir de vous retrouver pour face à Mathieu Becoté avec un invité exceptionnel pour ce samedi soir. Cher Mathieu, bonsoir. Arthur de Vatrigan est avec nous.

Cher Arthur, bonsoir. Que faites-vous là monsieur Philippe Devilier ? Que faites-vous là ?

Je me demande. Bah oui, c'est [rires] ça. Alors, hier soir, je disais à Philippe Devil euh parce que on se retrouve bien évidemment euh samedi et puis mardi, on sera ensemble pour face à vous au dô de Paris.

Je dis, on va peut-être lancer une colocation. [rires] C'est un plaisir de vous retrouver cher Philippe Devilier et puis dire aussi aux téléspectateurs merci et bravo. Incroyable parce que vous avez encore tutoyé les les records, explosé les records.

Regardez 5e chaîne nationale, première chaîne info et la meilleure minute de toutes les chaînes infos. 1284000 téléspectateurs à 19h48. C'est ce qu'on appelle un record historique.

Ouais. Il se passe quelque chose. Il se passe quelque chose.

C'est un effet Ouais. Mais vous permettez de vous dire la joie qui est la mienne là parce que là j'ai il y en a trois pour le prix d'un. [rires] Bon voilà.

Et euh et non j'ai grande admiration pour Mathieu, il le sait d'ailleurs, on se parle souvent, qui est un esprit puissant, puissance intellectuelle remarquable. Et ce que fait Arthur euh avec sa revue et c'est magnifique, je vous lis, c'est c'est euh original, singulier, profond euh et à la bonne altitude. Voilà, on respire, l'âme respire amplement.

Voilà. Et donc, je suis heureux d'être avec vous. Euh, d'habitude, c'est Jaid qui est là avec nous.

Bon, il est pas là. Bon mais euh ElliotD je m'habitue voilà à à venir vous voir. Je sais pas ce qui m'attend mais allons-y.

Et ben on y va dans un instant avant cela. C'est le point sur l'information avec Isabelle. Attends je pourrais quand même dire que les Québécois en fait sont des Vendéens.

Ah bien sûr mais vous allez en parler dans un instant. Par parti vous êtes venu de Vendet. fouillez un petit peu votre généalogie à mon avis euh c'est vous êtes du côté du vous êtes un puit folleur [rires] nous le sommes tous de cœur.

Allez 19h passé de 1 minute le point sur l'information c'est avec Isabelle Piboulot. Bonsoir à tous. À la une, la relation franco-algérienne s'invite au sommet du G20 à Johannesbourg.

Emmanuel Macron souhaite bâtir une relation d'avenir avec l'Algérie qui doit corriger beaucoup de choses, dit-il. Mardi, [musique] le chef de l'État s'était dit disponible pour un échange avec son homologue algérien en marge du G20, mais le président Teboun ne s'est pas rendu en Afrique du [musique] Sud. On écoute le président français.

Moi, je veux bâtir une relation d'avenir qui soit apaisée, mais on doit corriger beaucoup de choses. On n'est pas dans une situation satisfaisante de part et d'autres. Il y aura des réunions entre ministres qui vont se tenir et c'est comme ça qu'on reprépare, qu'on redéclenche les choses.

Je constate qu'on a déjà eu des premiers résultats et les la libération de Boam sans salle est un premier résultat dont il faut se féliciter. C'est l'image de la journée Amine Kessassi au côté de sa mère marchant à Marseille pour rendre hommage au jeune Medy Kessassi. Victime d'un assassinat d'avertissement [musique] le 13 novembre dernier.

Une foule de marseillais a participé au rassemblement. La famille Kessie appelle à prendre la mesure du monstre qui est le narcotrafic fléo [musique] qui l'a endeuillé par deux fois. Et puis les h départements d'Île-de-Fance placés en vigilance orange, neige vertglas [musique] à partir de 20h et jusqu'à 8h du matin.

La vitesse autorisée dans la région sera réduite de 20 km/h pour tous les véhicules. Au milieu de la nuit, une partie du massif central sera également en vigilance orange en raison de pluie vert glaçante. [musique] 7500 agents de des routes seront mobilisés ce weekend sur tout le pays.

Merci Isabelle Pibou pour le point sur l'information. Mathieu Beaucoté. Pourquoi avoir invité Philippe Devilier ce soir ?

Parce que certains livres, il y en a pas beaucoup hein, mais certains livres posent une question existentielle qui interpelle véritablement une époque qui interpelle un peuple et public le dernier livre de Philippe Devilier en est un. Philippe Devilier, bonsoir. Bonsoir Mathieu.

Alors je justement on va commencer avec le titre même de l'ouvrage parce qu'on connaît alors nous sommes familiers avec le concept de génocide he l'élimination physique d'un peuple. Vous nous avez familiarisé l'an passé avec l'idée de mémoricide et là vous forgez un concept nouveau. À tout le moins, vous le reprenez mais vous lui donnez un sens nouveau, celui de popul.

Qu'entendez-vous quand vous parlez du populide français aujourd'hui ? D'abord euh avant de vous répondre, je voudrais dire pourquoi j'ai écrit ce livre et et pourquoi j'ai choisi ce titre. J'ai écrit ce livre parce que je suis euh hanté par la disparition du peuple auquel j'appartiens.

Je je ne veux pas que notre pays meur et je vois le gouffre s'ouvrir. Nous sommes devant un crime perpétré par une gende politicienne qui échappe au jugement de l'instant. Nous sommes en train de changer de peuple, nous sommes en train de changer d'art de vie, nous sommes en train de changer de civilisation.

Et quand on tue un homme, ça s'appelle un homicide. Donc naturellement, quand on tue un peuple, ça s'appelle un populide. Mais le mot ne vient pas de moi, n'est pas de mon cru.

Il est d'un révolutionnaire communiste qui en 1794, il s'appelle Gracus Babuf, a écrit un livre s'appelle le système de dépopulation. Il s'en est pris à la convention pour qualifier l'extermination de masse des populations de l'Ouest. Mais derrière ce néologisme de Gracus Babuf, il y a un projet dont j'ai souvent parlé avec notre ami Michel Onf qui avait fait un papier dans le populaire absolument remarquable sur cet homme, cet homme si important et si méconnu qui s'appelle Anna Cararsis Claudz qui est en fait un baron prussien devenu député de Loise qu'on va appeler l'avocat du genre humain. l'avocat du genre humain parce que il théorise pour la première fois euh l'Évangile laïque des droits de l'homme.

C'est-à-dire qu'il il prône une seule humanité, une seule nation pour parvenir au bien-être cosmique. Et pour parvenir au bien-être cosmique, il explique qu'il faut abolir toutes les nations. Donc il est écouté évidemment par tous les terroristes qui composent la la convention du comité de salut publique.

Mais en fait ce qui m'a le plus intéressé c'est la définition de Mé Césarer qui parle d'un génocide. Le popcide est un génocide par substitution. Je reprends un peu autre expression là.

Génocide par substitution de l'ancien peuple. c'est génocide par substitution d'un peuple concomitante avec l'effacement du peuple originel. Si bien qu'on fabrique un nouveau peuple, un non peuple sans identité, sans langue, sans histoire, sans racine.

Et en fait, qu'est-ce qu'on fait depuis depuis 50 ans ? On fabrique une société de déracinés. Il y a les déracinés de l'extérieur, les déracinés de l'intérieur qui sont face à face.

En fait, c'est l'homme global devant face aux migrants. C'estàd nous sommes à la rencontre des erants. Et on a oublié une chose essentiel, c'est que la victoire de la vie est toujours précaire et incertaine et que la nature porte la civilisation comme l'abîme porte l'arche au-dessus d'un tombeau entrouvert.

Alors vous nous dites depuis 50 ans, la on fabrique des déracinés mais le populite vous nous le dites faitcre dans l'histoire de la révolution. Est-ce qu'on pourrait pas dire à certains égards que le populide d'aujourd'hui est la conséquence lointaine euh du premier popul celui des Vandéens ? C'est d'une certaine manière, il y a la révolte des Vendéens.

Aujourd'hui, il y a la révolte des populistes identitaires, appelez-les comme vous voulez. Est-ce que peut pas dire que l'histoire du populiste commence en partie avec la révolution sans qu'on en soit conscient ? C'est clair.

C'est ce que j'explique dans mon livre et ça a été mon premier combat en 1989 pour le bicentenaire de la révolution où j'ai écrit une lettre ouverte au président de la République pour lui dire que le premier populide c'est 1789. C'est la révolution française. La révolution française c'est pas seulement un changement de régime, c'est un changement de religion.

C'est-à-dire qu'en fait la Révolution française est une annonciation de type escatologique. Euh c'est une nouvelle onction baptismale, la preuve, les mots hommes nouveaux comme l'homme nouveau de la révolution polynienne et surtout régénération. Régénération, c'est une onction parodique.

Et quand on écoute Mounier, quand on écoute Rabo Saint-Étienne, ils expliquent qu'il faut changer les hommes, les choses, les mots, régénérer la France. Et c'est Robespier qui donne l'explication la plus pédagogique quand il dit "Quand j'ai vu à quel point l'espèce humaine était dégradé, je me suis rendu à la nécessité de créer un nouveau peuple." Et donc en réalité ce que dit très bien Soline quand il est venu en vender le 24 septembre 1993, le recommencement absolu de l'humanité, expression du comité de salut publique, le recommencement absolu de l'humanité, ça veut dire on traite l'ancien peuple par élimination et on substitue au peuple concret un peuple abstrait.

Et il y a un petit peuple qui se lève, un petit peuple de paria. qui est le peuple vandéen et qui en réalité euh restera dans l'histoire d'exit sur médecine comme le peuple qui a sauvé la liberté, la liberté de conscience, la liberté de croire, la liberté d'être la liberté d'être un peuple concret. Arthur de Vatriguin.

Alors, comment expliquer justement ce paradoxe français de cette inconscient monarchique très fort et en même temps cette fascination pour la révolution ? C'est quelque chose qui est vu positivement pour la plupart des gens. Comment on expliquer ce paradoxe français ?

Alors euh c'est vrai, vous avez raison, c'est il y a il y a là un paradoxe d'apparence. Euh d'abord, il y a une première chose, c'est que nous vivons sous un régime qu'on pourrait appeler le régime du niilisme d'État. J'ai parlé un soir, il y a pas très longtemps avec Michel Welbec.

Je dis qu'est-ce qui caractérise notre époque ? Il dit le nélisme d'État. Et quand vous vivez euh évidemment sous sous le la nouvelle onction baptismale du néologisme du niilisme d'État, vous devenez vous êtes contaminé par le niilisme d'État qui produit son exact contraire agréable à vivre qui est l'hédonisme consumériste.

Quand vous êtes dans l'hédonisme consumériste, vous faites plus la distinction entre les choses, les événements et les hommes. Puis il y a une deuxième chose, c'est que c'est le déracinement. Nous sommes dans un pays de plus en plus désartifié, de plus en plus métropolisé.

Mitéran un jour m'a dit le socialisme c'est la ville. J'ai dit est-ce que en ville on peut massifier et ensuite on vote en rencerré dans la même urne. Mais en réalité, je corrigerai ce que vous avez dit Arthur par un mot que nous avions juste avant de commencer l'émission qui concerne 1418 parce qu'on appartient tous à des familles qui ont vécu 141 comme un un moment de d'union nationale.

Et moi le vandage, je vais vous raconter une anecdote. Il y a une rue à Mouilleron à Paris au cœur de la Vendé. célèbre pour les Vandéens.

À un bout de la rue, il y a un blanc qui est né qui s'appelle de lâtre et à l'autre bout de la rue, il a un bleu qui est né qui s'appelle Clémano. Chacun a fait sa guerre. deux vainqueurs de guerre mondiale.

L'un a inventé l'union sacrée, l'autre a inventer l'amalgame. Et en réalité, dans leur culture personnelle, sont deux variétés sémantiques de la fraternité capécienne. Et donc en réalité, par-delà les régimes, moi j'appartiens à une famille qui a servi les trois régimes parce que c'est une famille d'officiers français. par-delà les régimes, les Français se retrouvent dans la phrase de de Pegi, la République, notre royaume de France.

La preuve, c'est que en 1870, après la défaite euh qu'est-ce que fait l'instituteur euh alsacien qui n'en peut plus de la de de l'amertume française euh et qui s'appelle Ernest Lavis ? Il va voir Kichera, un autre historien républicain. Il réunit les historiens républicains et il dit il faut qu'on trouve un cinq crème de substitution.

Donc en fait, on en sort pas. On a voulu se débarrasser de l'éruption du sang naturel dans l'ordre naturel et on va chercher un petit filet de saint crème. C'est pour ça que c'est les républicains qui vont chercher Jean Dark, je viè Chlis.

Donc en réalité euh il faut retrouver l'unité française et à chaque fois qu'on est dans la panade, à chaque fois qu'on est au bord de l'abîme, c'est ce que Deaul a très bien dit, on retrouve l'unité française, la phrase de de Gaul, souvenez-vous, à chaque fois que la France a été au bord de l'abîme, elle s'est arrimée à deux moules qui n'ont pasillé le tronçon de l'épée et la pensée française. Alors, parlons de laabîme un instant, touchons à la politique un petit instant. Jean-Luc Mélenchon a une formule, vous la connaissez, il parle de la créolisation française.

Est-ce que la créolisation ce n'est pas en même temps l'instrument du populide et la conséquence du populide ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, de ce point de vue, n'est pas le véritable héritier de l'esprit révolutionnaire dans ce qui est plus radical, celui qui veut tout concrètement, physiquement, démographiquement accoucher le nouveau peuple ? On a souvent abordé la question de Mélenchon et on a failli l'aborder hier avec Elliot et à chaque fois que on parle de Mélenchon, on dit Robespierre en KF.

Voilà, en fait tout est résumé, c'est ma réponse. Donc il y a une différence entre Robespierre et Mélenchon, c'est que Robespierre procède par élimination. Mélenchon procède par substitution.

En d'autres termes, Robespierre lui guillotine toutes les fortes têtes et toutes les têtes. Mélanchon lui procède autrement. Il il joue sur la démographie.

En fait, Mélenchon, il est malin, il dit "Je garde la toponyémie, je garde l'hexagone, je garde le territoire mais je le créolise." Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que il change de peuple, il change de peuplement.

Il appelait ça la Nouvelle-Fance. il installe ce qu'il appelle un peuple monde, c'est-à-dire en fait, il fait venir une nouvelle population pour remplacer l'ancienne. Euh, il a deux atouts stratégiques.

Le premier c'est la démographie et le deuxième, c'est l'alliage islamooquiste, les banlieux, les universités, donc la jeunesse. sur la démographie, j'insiste sur un point, il est plus intelligent que les autres parce qu'il a vu quelque chose que les autres n'ont pas vu ou ne veulent pas voir. c'est que l'Europe dans 20 ans, elle sera passée de 550 millions d'habitants à 480 millions d'habitants pendant que l'Afrique sera passée de 2 milliards de 1 milliard 2 à 2 milliards4.

Et qu'est-ce qui le secret du programme de mélancion que personne n'a lu sauf moi ? que il dit "On va faire des réfugiés climatiques. Il y a les réfugiés politiques.

On va élargir la notion de réfugiés politiques pour avoir des réfugiés climatiques et avec les réfugiés climatiques, on aura 15 millions de personnes extérieures qui pourront venir comme il dit épouser nos filles." Voilà. Donc Mélenchon, c'est le populcide euh de tradition mais par d'autres moyens.

Alors, dans la deuxième partie, nous chercherons à trouver quelques lueurs d'espérance, mais poursuivons pour l'instant le diagnostic. Vous vous inquiétez, vous l'avez dit, vous avez commencé ainsi votre intervention, la possible disparition de votre peuple. Est-ce qu'on peut généraliser cette réflexion en se demandant de quelle manière meurent les peuples à travers l'histoire ?

Est-ce qu'il y a des points communs dans la mort des peuples ? Ouais, ça c'est une bonne question. Euh j'ai consacré toute une première partie en expliquant comment les peuples meurent.

Et en réalité, on a l'impression dans un premier coup d'œil que chacun a sa manière de mourir. Mais quand on regarde de plus près entre le récifondateur et les fierté finissantes, on voit qu'il y a une loi de gravitation qui est partout la même au Machuichu, à Cartage, à Byzance et cetera. Alors, quelle est cette loi cette loi de gravitation ?

D'abord, tous les peuples qui meurent ne se voient pas mourir. C'est très curieux. Quand vous prenez la fin de Rome, ben pour la fin de Cartage, il se voit pas du tout mourir.

Alors que il y a une différence entre un homme et une civilisation, c'est que la décomposition pour l'homme intervient après la mort alors que pour une civilisation, elle intervient avant et donc on devrait la voir. Deuxème loi de gravitation commune. À chaque fois qu'un peuple abandonne son récit fondateur, il est aspiré par le vide, fasciné par le trou noir.

Et puis la la troisème loi de gravitation commune, elle a été exprimée par le grec Polybe euh qui dit "Une civilisation ne cède à une agression extérieure que si elle a été préalablement rongée de l'intérieur." On prend l'exemple de Rome, c'est quand le mos ma Mayorum devient défaillant, la piétidesse, que les Romains se mettent à en rire, en sourire que c'est fini pour Rome. C'est-à-dire en fait un art de vivre, une mémoire commune, une langue et une histoire.

Et donc la loi de gravitation commune, elle a été exprimée dans un dialogue entre l'évêque Ri et le jeune chef franc. Toutes les sociétés obéissent à la même loi. Quand elles ont cessé de croire en leur raison d'être et que l'idée qui les a fait nette leur est devenue comme insupportable, étrangère, elles se démolissent de leur propres mains.

Suivez mon regard Arthur de Vatrigan. Alors si nous ne nous voyons pas mourir, peut-être que nous ne voyons pas vivre non plus. Et dans ce que avant la mort, il y a une vie et vous vous avez dans vos cours de vos différents ouvrages à part en parlant d'éminemment personnages historiques français Clovis, Jean Dark, Louis XIV, vous avez expliqué au fur et à mesure qu'il y a une permanence et c'est cette permanence qui a fait la France.

Et ce qu'on a compris au début, c'est que cette permanence, il y a une rupture avec la Révolution française. Mais comment pouvit on peut définir cette permanence pour peut-être se rappeler ce qui nous a fait nous et voir ce qu'on peut sauver ? En fait, la France est un pays qui a été façonné par la chrétienté.

Il y a trois gestes dans l'histoire de France que le laïcisme intégral voudrait effacer. Trois gestes qui sont inscrits dans nos paysages intimes. Le premier, c'est un acte baptismal.

La France est née chrétienne. Euh c'est unique dans l'histoire des hommes. C'est le baptême de Clovis 496.

Chloï et ses entrustions qui dit au peuple français voilà le peuple français devient chrétien l'onction baptismale. Le deuxième geste qui est tout aussi important qu'on ignore aujourd'hui complètement qu'a fondé l'État providence c'est un acte miséricordieux. C'est la clamide Martin qui partage son manteau avec un pauvre des pauvres.

Donc la France est un acte de miséricorde. Et troisème geste tout aussi important, même peut-être plus important, c'est le geste architectural. C'est-à-dire que ce que la France fait de plus beau, elle choisit de l'inscrire dans une rencontre entre la pierre et la métaphysique, la cathédrale.

Vous savez, les historiens que vous connaissez bien euh ont tous cherché dans les grands pays, dans les grandes nations, dans les grandes histoires, un geste architectural qui symbolise le pays. Et donc ils sont tous d'accord pour dire par exemple que pour les Grecs, qu'est-ce qui résume la Grèce c'est le parten ? Qu'est-ce qui résume Rome ?

C'est le forum. Qu'est-ce qui résume la France ? Les cathédrales.

Et c'est la raison pour laquelle il y a une grande espérance française, c'est que pour que la France disparaisse, il faudrait raser les cathédrales et censurer toute la littérature française, par exemple. Il faudrait raser les petites églises, il faudrait raser tous les petits monuments, il faudrait raser les châteaux, il faudrait raser tout ce qui témoigne de la grandeur française. Et ça ça me paraît ça me paraît très difficile.

On revient. Vous savez le juste un mot le pardon il a euh je dis dans mon livre mais euh populcide, il faut que les jeunes français apprennent euh à voyager dans cet être vivant qui est la France, à voyager dans l'âme de la France. Philippe Deviler est avec nous jusqu'à 19 jusqu'à 20h.

Jusqu'à 20h évidemment pour face à Mathieu Beôé. On revient dans un instant. Il est quasiment 19h30 et ce soir Mathieu Boccotet reçoit depuis le début de l'émission Philippe Devilier.

Reprenez cet échange absolument passionnant que vous aviez avec monsieur Philippe Devilier. Alors, nous nous sommes demandés, cher Philippe, de quelle manière un peuple meurt. Mais on peut retourner la question et nous pouvons demander de quelle manière un peuple cherche à ne pas mourir.

Et dans cela, il y a des hommes qui à chaque génération décident de garder vivante la flamme de la nation. Je me permets de référer à votre engagement politique. Vous êtes votre engagement politique notamment au Parlement européen, mais pas seulement.

Au moment où se construisait la superstructure postnationale et fédérale, vous décidiez d'y mener la bataille au nom de la liberté des peuples, de la souveraineté des peuples. Que retenez-vous de votre expérience au cœur de cette superstructure fédérale quelquefois vaguement soviétique ? Ben moi, j'ai vu de mes yeux vus Mathieu, le pouvoir glissé euh entre les mains des commissaires de Bruxelles et j'ai médité une phrase que j'avais apprise en première année de droit de Jean Baudin sur la souveraineté, ce qui caractérise la souveraineté.

C'est euh la singularité d'une puissance qui n'est comparable à aucune autre et qui ne relève d'aucune autre et qui n'en admet aucune en concours avec elle. Ça m'a rappelé aussi un mot de Marie France Garot qui disait "Un pays est souverain, pas à moitié souverain, une femme est pas à moitié enceinte." Et donc, j'ai vu avec ma striche, puisque c'est le moment que vous évoquez, j'ai vu le transfert de la souveraineté.

Un pays souverain, c'est un pays qui contrôle ses lois, sa justice, sa monnaie, sa défense. J'ai vu glisser les trois pouvoirs de faire la loi. Aujourd'hui, vous savez combien quel est le pourcentage des lois françaises qu'ils ont faites de manière autonome en France ? 17 %.

Donc la loi et les chefs d'entreprise en savent quelque chose. Toutes les normes, tout ça, tout le monde se plaint des normes. Tout le monde fa chasser les normes et tout ça, ça vient de Bruxelles.

On l'a voulu. C'est une bureaucratie anonyme et qui nous inonde de ces normes. La loi, la justice et Cour suprême, la Cour européenne des droits de l'homme, on en parle souvent avec Elliot, la Cour européenne des droits de l'homme euh elle rend impossible par exemple le renvoi d'un clandestin par Darmanin, un Tchenen, souvenez-vous, l'année dernière.

Bon, et cetera. Donc la justice, la monnaie, un jour on va ouvrir le débat sur la monnaie parce que la monnaie en fait c'est l'oreiller qu'on met sur le réveil pour l'empêcher de sonner. C'est pratique la monnaie pour les politiciens qui font des déficits.

Il y a plus aucun rappel qui ose le dire. et il restait la défense. Mais ça y est, on y arrive avec le marché unique de la défense critiqué par général Gomard avec beaucoup de d'intelligence et de courage il y a quelques jours puisque madame Veren veut faire une défense commune.

Donc c'est la fin de l'outil de défense français. Donc j'ai vécu le traumatisme du changement de souveraineté et en même temps la corruption. J'ai vu la corruption s'organiser à Bruxelles.

Ce que j'appelle la corruption, le lobbing. On dit ça, on appelle ça le lobbing. Il y a il y a 30000 300 lobbyistes.

Et alors, j'étais dans mon bureau euh ça ça tapait à la porte. Donc c'était un lobbyist qui venait pour n'importe quelle entreprise, je citerai pas mais des grandes entreprises. Et donc à un moment donné, j'ai mis un un panneau interdit aux siens et aux lobbyistes.

Voilà. Et ils avaient des tableaux. Ils avaient des tableaux et sur les tableaux, il y avait marqué rouge, bleu, blanc et cetera.

Ceux qui sont euh approchables ou pas et cetera. Donc voilà. Et j'ai compris à ce moment-là que la France était aspirée, que son état profond était aspiré par un autre état profond que l'état profond de Bruxelles.

Et un pays qui n'est plus souverain ne peut plus faire face à ses obligations et au à au sauvetage de ses intérêts. Exemple le mercour, vous voyez, ça dépend pas de nous. On a plus de droit de véu, il y a plus de compromis du Luxembourg comme du temps du général de Gaulle.

Donc si on veut sauver nos paysans, il faut pas faire le mercour. B ça dépend pas de nous. Si on veut sauver nos artisans, faut pas faire le marché européen d'électricité, ça dépend pas de nous.

Marché européen. Si on veut sauver nos industriels notamment de l'automobile, il faut plus le pacte vert. Ça dépend pas de nous.

Si on veut sauver les Français, l'identité française, faut plus de pacte as l'immigration, ça dépend pas de nous. On peut continuer comme ça. Alors si parce que c'est une chose qui me passionne dans votre parcours.

Si on l'ét du début des années 90 jusqu'aux années 2020, une trentaine d'années, le régime, l'idéologie dominante présentait les hommes comme vous comme finalement les derniers restes d'un monde vaincu. Vous étiez le dernier spasme de la civilisation d'hier. vous étiez d'une certaine manière des gens probablement sympathiques, un peu rétrogrades, touchant probablement mais sans pertinence politique.

Aujourd'hui, on vous redécouvre, plusieurs vous redécouvrent en disant un instant finalement celui qu'on prenait pour le dernier reste, celui qu'on prenait pour le la dernière trace du monde d'hier a peut-être eu raison. Et on vous reconnaît une forme de vertu prophétique entre guillemets, c'est celui qui a vu quand les autres ne voyaient pas. Quel regard portez-vous sur votre engagement politique sur une trentaine d'années davantage quand vous regardez ça en ayant en ayant passé du statut de proscrit de paria à aujourd'hui certains disent une forme de prophète je dis que les guillemets nécessaires.

Quand quand j'arrivais sur un plateau pendant 30 ans, j'avais ma créelle et mon statut de l'épreux et je finissais par l'accepter. C'est-à-dire ça voulait dire que il fallait que je m'arrange pour faire des des phrases de trois mots parce que sinon ma phrase a été coupée. Et en général, elle était coupée par une insulte du type mais vous avez pas l'impression.

C'était la guignolisation de toute forme de vérité révélée, affirmée. Voilà. Et en fait quand quand je résume mes mes trois combats essentiels, premièrement, un combat euh le combat pour la souveraineté, donc pour une Europe des nations, donc pour une France souveraine.

Euh on voit ce qu'il en est aujourd'hui. Les Français sont majoritairement pour une France souveraine. En tout cas, ils vont le devenir.

Ça va aller très vite. On va aller très vite au frxide, vous allez voir. Là encore, je suis un tout petit peu en avance.

Deuxième combat euh c'est l'identité. Donc combat pour la souveraineté, combat pour l'identité. Je quand je publiais les mosqué de droit en 2000 euh 6 et euh à ce moment-là, on n pas le droit de parler de l'islamisation de la France.

Je me souviens, on se demande de quoi parle-t-il. De quoi parle-t-il ? Comme si vous étiez absurde.

Voilà. Et donc ben aujourd'hui, on en parle. Je par reprendre les débats sur le sondage de la semaine dernière qui était un tournant.

Et puis 3è combat sur la liberté, quelque chose qui vous tient à cœur euh à propos du Covid. C'estd que moi j'ai vu tout de suite que on est on allait entrer dans un nouveau pays qui s'appelait le webbistan et que et que on allait soumettre tout un peuple à l'hygiénisme d'état et ça m'a fait penser que en réalité on était entré dans une nouvelle forme de gouvernement. Le gouvernement par le chaos.

C'estd qu'on fait peur aux gens et on les tient par la peur. Voilà. Et euh la question que je me suis souvent posé pendant toutes ces années de traversée du désert où je n'étais pas écouté, pas entendu, caricaturé, vilipendé, sali, conspué, la question je me que je me suis posé c'est est-ce que mon amour de la France est plus fort que ça ?

Et ma réponse ma réponse est oui. Mon amour de la France est plus fort que ça. Pourquoi ?

Parce que soit je pense à moi, c'est très désagréable d'être ainsi conspué sur la place publique. Euh on a qu'une envie, c'est de quitter le forum et de remonter sur son aventin, reprendre sa charrue, [rires] acheter des ruches. C'est une tentation à laquelle j'ai failli céder.

Mais en même temps, c'est de l'égoïsme, de l'égotisme. Pourquoi ? Parce que en fait ce qu'il faut faire aujourd'hui c'est ce que j'ai voulu faire avec ce livre et ce que je fais avec cette émission avec Elliot et Jourfroid et avec vous ce soir, il faut éveiller et rassembler une relève de conscience dressée.

Moi, mon modèle c'est Lénine en la matière. Quand il était à Saint-Nazer, donc pas loin de chez moi, il a écrit quelque chose de définitif. Il dit "Donnez-moi 1000 hommes" et il a reçu les 1000 hommes et il a fait la révolution.

Et donc si on veut faire aujourd'hui l'équivalent de ce qu'il a fait mais dans l'autre sens c'est réhabiliter la France, la redresser, il suffit d'avoir 1000 consciences dressées. Il y a aujourd'hui des médias alternatifs comme ces news qui permettent la liberté d'expression et donc qui permettent l'expression libre de ces consciences dressées qui jusqu'à présent restaient dans leur cocon. et en fait rester à la maison.

Voilà. Et donc en fait à un moment donné moi quand on est venu me chercher sur mon Laventin dans ma venda tranquille découverte de laurier euh je me suis dit "Allez, je me donne une mission. Lever les consciences, soulever les consciences dressées.

Les consciences dressées, ça veut dire en fait des gens qui ne s'en laissent pas compter, qui sont jeunes et qui vont consacrer leur vie à la restauration du pays. Arthur de Vatrigan. Alors, vous avez parlé de souveraineté, d'identité, de liberté.

Il y a un autre mot tout aussi beau qui est intimement lié, c'est une légitimité. Et on va arriver dans une séquence d'élection. C'est ainsi, faudra passer par là.

Et euh est-ce que la grande incomprise de la de notre démocratie libérale justement, c'est pas la légitimité ? Je me permets juste de vous soumettre euh un philosophe qu'on peut plus citer aujourd'hui qui a écrit un court texte en 1924 de l'autorité légitime, je résume grossièrement, c'est la démocratie ne donne pas de légitimité mais elle permet à l'élu de prouver qu'il est légitime. Est-ce que c'est pas ça le problème aujourd'hui en France ?

Vous avez tout à fait raison. Le en fait en vous écoutant, je pensais à au légiste, au légistes qui dès le Moyen-âge disait "Il n'y a pas de" et à Saint-Thomas d'Quin, il n'y a pas d'autorité véritable qui ne soit assise sur autre chose que sur les services rendus, la légitimité pour services rendus. Et c'est pour ça d'ailleurs que les chevaliers français payaient l'impôt du sang.

Quand on paye l'impôt du sang, ça veut dire qu'on est prêt à donner sa vie pour le pays tout entier. Or aujourd'hui, il n'y a plus de légitimité pour service rendu. Quand on pense à Saint-Louis, pour lui, la politique était sacrificielle.

La conception de la politique, c'était un service. La politique était un service. On s'absentait de soi-même et de son caprice.

Aujourd'hui, la politique est une consommation, c'est plus un service. Et donc, on est passé du sacrifice à l'hédonisme. Le politicien est dans l'hédonisme consumériste.

Et d'ailleurs, il y a quelque chose qui les trahit tous, c'est le marketing. Le marketing politique. Ils font du marketing politique.

Moi, je fais pas du marketing politique, je dis ce que je pense. Et souvent, on me dit "Ah, tu aurais pas dû dire ça, tu aurais pas dû dire ça." Mais on s'en fout.

Il s'agit de Hier, j'ai interpellé le général Mandon en disant sur à propos de de Philippines et ça et on me dit "Ah, il faut pas parler comme ça" et cetera. Mais on en est plus là. On en est plus là.

Il faut parler comme les Français aujourd'hui. On a le cœur qui saigne. On veut pas que notre pays périsse.

Et donc, il faut qu'on retrouve la légitimité pour service rendu. C'est-à-dire euh quelqu'un qui réclame l'autorité, on doit lui dire "Et qu'est-ce que tu vas faire quand tu auras l'autorité ? Quand tu seras investi de l'autorité, euh quand tu auras cet immense privilège On disait à Rome le euh le la parole laconique avec l'action qui suit.

Aujourd'hui, on a plus la parole de la conique, on est dans le bavardage et il y a plus l'action qui suit. Et donc la légitimité pour service rendu. Et quel est le service à rendre aujourd'hui ?

C'est de récupérer la souveraineté, de protéger l'identité, de garantir la liberté. Alors, vous nous conduisez au thème un thème qui est important chez vous. Alors, vous parler de francisation, un terme qui est très très fréquent au Québec, je me permets de le dire.

La francisation, qu'est-ce que vous entendez par là ? Est-ce que vous croyez qu'il est vraiment possible de refaire un peuple ? C'est-à-dire, il y avait un peuple français, il y a peut-être aujourd'hui une masse française ou une population française.

Il est possible de refaire un peuple français ? C'est la question décisive et c'est la question de mon livre, la dernière partie la plus importante évidemment, la partie positive. Alors, d'abord sur le mot euh le mot francisation, il est pas de moi, vous savez de qui il est.

Allez-y. Eddouardiot. D'accord.

Ouais. Donc c'est pour ça que j'ai bondi sur le je me suis précipité sur le mot parce que comme c'est un mot de gauche là, on peut rien dire. Bon là c'est Ario dans les années 20, il a dit il faut franciser la France.

Incroyable. Et déjà à propos de l'immigration, il voulait même franciser les prénoms et cetera et cetera. Il dit sinon on est mort.

Voilà Eddouard. Voilà. Bon alors donc maintenant que je peux utiliser le mot que je suis autorisé par le périmètre sanitaire.

Donc je vais pouvoir en abuser. [rires] Alors euh franis ça veut dire en fait en fait la France n'est plus en France. Bon on n'ose plus prononcer le mot France.

Ou plutôt ou plutôt il y a trois Frances. Il y a l'antifrance la mélanchonnie qui veut changer de France. Il y a la postfance, la Macronich qui veut changer de peuple et puis il y a la France résiduelle, la France de la tradition euh qui était en fait qu'on appelle la France populiste et qui souffre la populophobie de la part des élites mondialisées.

Et franciser, ça veut dire franciser l'espace public, franciser l'école, refranciser l'école, refranciser les médias. C'est c'est-à-dire imposer l'idée qu'en France, on parle de la France et qu'on met au premier plan la France. La France, c'est-à-dire sa mémoire, notre mémoire commune, son art de vive et sa langue.

Franciser, franciser les âmes. Franciser les âmes, ça veut dire remettre au cœur de chaque petit français le récit fondateur. Je parlais hier de Bolème sans sal.

J'ai eu conversation avec lui sur la manière d'être français et il me disait il y a plusieurs manières d'entrer en France par le cœur. On peut entrer par la mémoire, la mémoire adoptive. On peut entrer par l'art de vive, l'art de vive adoptif et on peut entrer par la langue.

La langue adoptive, c'est mon cas, disait-il. Et j'ai bien aimé cette idée parce que elle permet de réunir ce qui sera la tâche régalienne à venir, la tâche par excellence, les Français de souche et les français de désir, ceux qui sont français euh de façon immémoriale par leur famille, par leur filiation et ceux qui sont français par coïncidence et qui en nous regardant ont envie de nous ressembler. Il nous reste le temps d'une dernière question Arthur de Vatrigan.

Une minute sous le signe de l'espérance. Sous le signe de l'espérance. Je sais pas vous avez dit la France n'est chrétienne, la civilisation c'est la chrétienté, c'est le produit d'une morale et d'une foi.

Est-ce qu'on peut de la France peut rester chrétienne s'il y a plus de croyants ? Ah ben ça c'est là c'est pas une question politique. Oui.

Le euh je pense que la France euh peut rester la France si elle décide de fabriquer des petits français. C'est c'est ça la grande tâche à venir, c'est-à-dire en fait redonner à chaque petit français un imaginaire sans aucune censure. Parce que s'il y a plus d'imaginaire collectif comme c'est le cas aujourd'hui, il y a plus de France.

Donc remettre au cœur de chaque petit français le récit fondateur, c'est permettre à chaque petit français d'aller chercher dans les siècles passés les mélodies et les enluminures manquantes. Merci Philippe Devilier, c'était un plaisir d'être avec vous ce samedi soir. On se retrouve évidemment vendredi prochain pour face à Philippe Devilier.

On se retrouve mardi soir pour face à vous puisque vous allez prendre la parole devant plus de 4000 personnes d'ô de Paris et euh c'est organisé par le JDD. Merci Mathieu, merci Arthur et bravo et merci aux téléspectateurs. Monsieur le millionnaire 1284000 donc la semaine prochaine vous allez passer la barre des 1300000 c'est le pronostic pour la semaine prochaine.

Dans un instant c'est l'heure des à tout de suite. On va parler de votre ami le général Mandon. Ah.