"Emmanuel Macron n’a pas eu un mot sur les violences policières" (Rania Kissi)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Que pensez-vous de l'allocution présidentielle sur les violences du 17 octobre ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Le président demande aux partis de condamner les violences. Pourquoi les écologistes n'ont-ils pas attendu son appel ?
- 1:26OuverteRéponse partielle
Certains téléspectateurs reprochent aux casseurs d'être responsables. Comment répondez-vous ?
- 2:03OuverteRéponse directe
Pourquoi les écologistes ne demandent-ils pas à être reçus par le président ?
- 3:23RelanceRéponse directe
Le président n'a pas évoqué les violences policières. Pourquoi est-ce un problème ?
- 3:56ComplaisanteÉludée
À quoi sert Rania Kassis dans ce débat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:56Fait
« Moi, je voudrais savoir comment il reconnaît des jeunes de banlieue. »
- 5:14Promesse
« Nous nous demandons à ce que le ministre de l'Intérieur parte. »
- 5:55Nathalie Saint-CricqFait
« On rend toujours la police responsable de tout. »
- 7:59Nathalie Saint-CricqFait
« Laurent Nunez perdre le contrôle, c'est si vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions. »
- 8:36Nathalie Saint-CricqFait
« Il y a quand même en France de façon récurrente des dérapages. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Nous sommes avec Rania Kaddouri, qui est conseillère de Paris et qui est la porte-parole de Marine Tondelier pour les les écologistes. Merci d'avoir patienté d'abord parce que c'est vrai que je sais que vous êtes à distance mais mais connectés depuis depuis un moment. Vous allez nous dire ce que vous pensez de l'allocution présidentielle mais quand le président appelle clairement tous les partis politiques et donc les écologistes à condamner sans ambiguïté les violences du 17 octobre, que lui ? Bonsoir, merci pour l'invitation. D'abord, je voudrais dire que monsieur le président commence sur la violence et finit sur la violence et puis surtout lui dire que nous nous n'avons pas attendu une allocution pour condamner. Dès hier soir, nous avons condamné ces violences en marge
de de la manifestation qui elle s'est passée dans des conditions respectables où les gens demandaient juste à être respectés dans leur dignité et que le premier responsable aussi de cet de cet échec, c'est son gouvernement, son ministre de l'Intérieur qui est le premier qui n'a pas qui n'a pas protégé nos commerçants. Et et donc je voudrais lui dire qu'on d'abord on l'a pas attendu et qu'on l'attendra pas et que nous on sera jamais du côté de ceux qui cassent. Voilà le le le le premier élément. Et et puis Certains certains de de téléspectateurs qui nous regardent disent mais le premier responsable c'est ceux qui ont pillé et qui ont cassé, ? Oui mais quand quand on a quand on a un problème quand on a un problème de d'impréparation, on peut aussi se poser
la question de comment on le sait cette date a a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux et pas simplement de la mais aussi des gilets jaunes et qu'on arrive avec une telle impréparation. Je le rappelle quand même que le le maire de Marseille a dû appeler le président lui-même, c'est-à-dire que monsieur Nunez, qu'est-ce qu'il faisait pour pas envoyer les les les forces de l'ordre nécessaires à Marseille quand on connaît la réalité de Marseille. Et puis je voudrais lui dire juste un élément sur cette histoire des partis des partis politiques qui qui voulait recevoir les partis politiques. A titre perso, les écologistes, Marine Tondelier, nous avons nous n'avons pas demandé à être reçus par le par le président ou par le gouvernement. En revanche, on lui demande de recevoir
ceux qui sont aujourd'hui euh dans la rue, c'est-à-dire ceux qui sont à l'origine des mouvements, les lycéens et pas que, les organisations. Nous, on ne demandons pas à être reçus. Qu'il reçoive les premiers concernés, ceux qui ont commencé le manifestement, on verra ce qu'il en est dans les jours qui viennent, mais le Premier ministre devrait les recevoir. On verra si les lycéens, comme ils le réclament, euh sont sont du euh de de de ces réunions, de ces entretiens. On a les partis politiques et les les syndicats, les collectivités, les parlementaires. On verra si euh les collectifs de lycéens sont aussi reçus à Matignon comme ils ils ils le demandaient. Le retour à l'ordre euh est la priorité, a dit le chef de l'État. Euh de son côté, Marine Tondelier exige
le départ de Laurent Nunez. Euh pour quelle raison ? Bah tout d'abord, de ce maintien de l'ordre qui est assez catastrophique. Nous nous étions hier euh sur sur le terrain, la manifestation n'a pas pu aller dans le sens initialement autorisé, autorisé par la préfecture. Et puis on l'a vu, ces méthodes de nasses, ces méthodes où on prenait quand même en otage un un certain nombre de de passants étaient euh catastrophiques et on n'a pas et y compris, on n'a pas à la fois pas protégé les manifestants, mais on n'a pas protégé les manifestants pacifiques et on n'a pas protégé euh nos commerçants. Et de à ce titre, nous considérons quand même que le le enfin le gouvernement, en tout cas le le ministre de l'Intérieur a une responsabilité euh assez grande dans euh
dans dans dans cette gestion. Et et je voudrais juste revenir sur un élément de cette allocution de de monsieur le président, si vous me le permettez tout de même. Euh il n'a pas eu un seul mot pour les violences policières qu'il y a eu au détour de de de ces événements. Il y a eu quand même deux personnes mutilées, un décès et pas eu un seul mot. Je crois que ces personnes font aussi partie de de la nation et on devrait aussi avoir un mot pour eux. Et puis je voudrais quand même dire euh concernant monsieur le président de la République, il a eu à peu près les mêmes mots que les partis dits d'extrême droite où il a stigmatisé des jeunes de banlieue. Moi, je voudrais savoir comment il reconnaît des jeunes de banlieue. Euh Est-ce qu'il y a des jeunes qui viennent
de banlieue et des jeunes qui ne viennent pas de de ? Donc, qu'on arrête la stigmatisation à plus forte raison quand on prend la parole à la fois pour ne rien dire. On va on peut éviter quand même de de stigmatiser et je crois qu'on peut pas parler pour tout le À quoi sert Rania Kassis parce que ça nous a frappé ce ? Ni le RN, ni l'UDR, ni Bruno Retailleau d'ailleurs ne demandent la tête de Laurent Nunez à Beauvau. Qu'est-ce que ça changerait de le faire remplacer là pour les six derniers mois qui restent avant l'élection ? Bah, d'abord, c'est un message d'abord pour les manifestants qui manifestent et qui voudraient je le répète quand même que la police est un service de service public et qui est là pour protéger les manifestants qui manifestent de manière
pacifique. Et en l'occurrence, on le voit que ça n'a pas été le cas. Et quand même encore une fois, la responsabilité première est celle des casseurs et vous avez raison de de le rappeler, mais c'est aussi celle du gouvernement qui n'a pas su protéger nos petits commerçants, nos commerçants. Et quand on voit l'état de de nos rues, on se pose quand même une une question sur la la responsabilité et l'impréparation encore de cet événement qui, je le rappelle, a c'était d'abord des mouvements lycéens, mais pas que, aussi des gilets des gilets jaunes. Donc, on peut aussi se questionner aussi sur l'électorat de manière globale qui était hier dans la rue. C'était 800000 manifestants qu'on n'a pas su protéger. Donc, nous nous nous disons nous nous demandons à ce que le ministre
de l'Intérieur parte. Merci beaucoup Rania Kassis, conseillère de Paris et porte-parole de de Marine Tondelier. Nathalie Saint-Cricq, c'est vrai que ce soir, on a la gauche qui demande le départ de Laurent Nunez à la fois les les insoumis et les écologistes, pas le Parti Socialiste en expliquant que c'est la stratégie d'affrontement de la police qui a été choisie par le gouvernement qui qui est à l'origine, enfin en tout cas, qui a attisé les violences. Écoutez, j'étais pas dans les manifestations et il y a pas eu encore une J'ai c'est franchement, je suis pas forcément apte à juger Jean-Luc Mélenchon, mais effectivement, il y a le groupe de députés a demandé une commission d'enquête et il y en aura une même si c'est toujours à froid. Mais c'est bien à froid parce que ça permet
d'éviter de dire n'importe quoi. Je trouve qu'il y a quand même une certaine forme de paradoxe, on rend toujours la police responsable de tout. C'est-à-dire, ils maintiennent ils maintiennent l'ordre quitte à aller un peu loin et dans ce cas-là, on considère que c'est des violences policières et il y a quand même le rappeler l'IGPN pour surveiller et s'ils ne font rien, on considère qu'il laisse casser et notamment quand quand quand on fait référence aux petits commerçants qui ont eu Donc c'est faut quand même se rendre compte qu'il y a eu une impréparation ou un sous-effectif, on le saura. Mais cibler la la doctrine de maintien de l'ordre de Laurent Nunez me semble un peu facile surtout qu'il était connu quand il était préfet de police de Paris pour avoir justement, contrairement à
son prédécesseur, une une façon qui n'était pas d'aller directement à l'affrontement et il s'entendait bien d'ailleurs enfin il s'entendait bien. Il avait un un fil qui passait avec toutes les organisations, y compris d'extrême gauche, y compris les filles, de manière à limiter la casse. Donc c'est pas quelqu'un qui est connu pour être une une sorte de chargeur des manifestants. Euh donc ce qu'il y a, c'est simplement que effectivement, on s'est fait Enfin on la manifestation [raclement de gorge] a été il y a une technique était face à des professionnels. Quand tu as parlé des banlieues, c'est pas on saura en fonction il y a eu 2400 interpellations, on saura qui a mais quand Laurent Nunez assiste au fait que ce sont des majeurs, c'est quand même pas autre chose que les
fameux lycéens qui devaient et ils semblaient très professionnels. le voyez sur ces images de la place de la République en direct hein, toujours des foyers de tension. Euh on on a vu ces ces brasiers euh au dans les rues adjacentes hein des de de cet épicentre des des violences dans la dans la capitale et on l'apprend ce soir, préfecture de police de de Paris, 42 interpellations. Donc ça continue effectivement place de la République. Il y a El Gauze on a on a pas l'impression que on va trouver la sortie ce soir. Non pas ce soir mais il y a il y a il y a quand même des mots dans la boîte archive récente qui peut faire mal au ministre de l'Intérieur. Lorsqu'il s'est agi il y a 12 jours sur France Inter de commenter le fait qu'il
n'avait pas perdu le contrôle de la situation, il disait ceci Laurent Nunez perdre le contrôle, c'est si vous aviez des hordes de personnes qui défilaient dans les centres-villes qui pillaient les magasins et qui commettaient des exactions. On était il y a 12 jours et ça s'est produit le 17 octobre. Merci pour cette archive récente finalement. Ben oui et ces ces mots-là ils font mal parce que c'est exactement ce qui s'est produit. Donc si on suit cette définition-là, le gouvernement a perdu le contrôle hier. Expliquons les choses dans dans dans une grande démocratie normalement on fait le bilan. Il y aura cette opération transparence qu'elle soit menée par l'exécutif ou à l'Assemblée nationale dans une commission d'enquête ou même par la justice qui va faire son travail,
c'est normal. Mais il y a aussi la politique. Est-ce que dans d'autres pays d'Europe le le ministre le premier flic de France ne pourrait pas ? Après ce qui s'est passé. La la question au-delà de la personne si vous voulez c'est la la question de la politique publique et il y a quand même en France de façon récurrente des dérapages et et et c'est ce sont pas les premières images de pillage que nous voyons. Donc depuis assez longtemps les chercheurs qui travaillent sur les questions mettent en en exergue des problèmes et qui ne sont pas traités notamment les moyens disponibles, l'utilisation
des gendarmes mobiles et des CRS hein dont le nombre a diminué pendant 10 ans maintenant c'est stabilisé mais on sait pertinemment qu'ils font autre chose aussi que du maintien de l'ordre donc ils ne sont pas assez nombreux et on ne va donc utiliser des des sections d'intervention qu'on a commencé à à limiter le nombre de policiers qui a Sarkozy qui a commencé. Parce qu'on pourrait imaginer que la gauche la vous savez dans le schéma c'est la gauche la gauche Non non mais justement et donc la création de la police Voilà l'idée L'idée de poser cet enjeu est de répondre à ces problèmes depuis quand même toutes ces années n'est pas illégitime au-delà de la question de Laurent Nunez. Or ça c'est alors vous parliez de de de retour d'expérience à
froid simplement on a on ne cesse de faire des retours d'expérience à froid et on se demande bien pourquoi ces 10 dernières années il y a pas eu de ce point de vue une réponse publique un peu plus claire pour améliorer les choses. Et c'est ça le fond de du du problème qui rend finalement les la remise en cause aujourd'hui du maintien de l'ordre euh je dirais faite par les gauches et avec des termes différents audibles.
Marine Tondelier