Prévention en santé : présentation du rapport de Cyrille Isaac-Sibille à l’Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 4 %Défensif 6 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:21:14OuverteRéponse directe
Quelle place pour les usagers dans les contrats locaux de santé ?
- 1:21:53OuverteRéponse directe
Comment définir un territoire et qui pilote les indicateurs ?
- 1:22:15OuverteRéponse directe
Articulation entre santé au travail et santé globale ?
- 1:22:58ComplaisanteRéponse directe
Place des citoyens et associations dans les contrats locaux de santé ?
- 1:23:18ComplaisanteRéponse directe
Définition des territoires et flexibilité des contrats locaux de santé ?
- 1:23:56ComplaisanteRéponse directe
Articulation santé au travail et santé globale ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:09Invité politiqueChiffre
« Désormais, notre pays consacre chaque année plus de 330 milliards d'euros à ses dépenses de soins. »
- 15:05Invité politiqueFait
« La médiation en santé est bien inscrite dans la loi, la profession de médiateur n'est toujours pas reconnue. »
- 15:49Invité politiqueFait
« L'exploitation des données de santé pourrait être davantage mise au service de la prévention si certaines de ces données pouvaient être partagées, par exemple, avec les complémentaires santé à des fins exclusives de prévention. »
- 50:42Invité politiqueChiffre
« Le rapport de l'assurance maladie projette sans changement majeur un déficit de la branche maladie qui va atteindre 41 milliards d'euros en 2030. »
- 58:45Invité politiqueFait
« Tous les ans, on parle de PLFSS, on parle de budget et on parle jamais de santé. »
- 59:22Invité politiqueFait
« On va voter le PLFSS ou est-ce que la prévention dans le PLFSS ? Nulle part. »
- 59:30Invité politiquePromesse
« Je plaide pour que là dans un mois le gouvernement l'intitule prévention et autres. »
- 1:02:54Invité politiquePromesse
« Il devrait être généralisé et il devrait être opposable. »
- 1:03:38Invité politiqueFait
« Quels efforts notre société a fait vis-à-vis des jeunes, que ça soit les enfants, que ça soit la jeunesse, que ça soit les étudiants, rien. »
- 1:06:33Invité politiquePromesse
« On peut effectivement avec un cadrage national les faire converger pour améliorer la santé des employés. »
- 1:08:44Invité politiqueFait
« Actuellement dans la stratégie nationale de santé, je crois qu'il y a plus d'une centaine de priorités. »
- 1:13:03Invité politiqueFait
« Il a fallu effectivement que des journalistes lèvent se prennent de la pollution. »
- 1:16:41Invité politiqueFait
« La prévention algorithmique n'est pas une alternative aux politiques universelles de prévention, elle représente un complément. »
- 1:26:29Invité politiqueFait
« Je sais pas ce qu'ils font de ces 2 % et ça représente quelques centaines de millions. »
- 1:33:28Invité politiqueFait
« Il est important d'y voir plus clair selon les recommandations lorsqu'elles sont émises de la commission de la transparence par exemple à l'HAS ou du CTV. »
- 1:43:51Florence BenichouFait
« On a un contrôle technique pour nos bagnoles obligatoire tous les 2 ans. Et qu'est-ce qu'on a pour nous êtres humains ? »
- 1:50:28?Chiffre
« 40 % des jeunes filles des lycées connaissent des épisodes dépressifs. »
- 1:53:52Invité politiqueFait
« les examens de santé glucodentaire, les EBD qui sont MTdent, qui sont merveilleux de 3 à 24 ans et qui nous permettent de couvrir une large part de la population malheureusement aujourd'hui ne rencontre pas le succès compté »
- 1:55:19Invité politiqueFait
« certains vaccins euh peuvent avoir des effets secondaires ou des choses à terme. L'idée c'est un bénéfice risque. »
- 1:56:48Invité politiqueFait
« si on veut faire une pluriéannualité budgétaire, il faut modifier la Constitution puisque vous savez que la Constitution française prévoit l'annualité budgétaire. »
- 2:00:13Invité politiqueFait
« depuis fin 2025 les vraies études en New England dans 7 qui disent que par exemple sur l'alimentation ultra transformée, on mesure clairement les impacts en terme de pathologie cardio-vasculaire, de cancer. »
- 2:09:35Invité politiqueFait
« les trois piliers de la santé c'est l'alimentation, l'éducation physique et le sommeil, mais qu'en fait ils mettent le sommeil en premier. »
Temps de parole
- Cyrille Isaac-Sibille100 %
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que nous avions organisé Lors de la précédente législature en décembre 22 et juillet 23, nous avons formé ce que nous avons appelé les coalisés de la prévention. Nous avons formé ce que nous parce que je crois en la force du collectif et aujourd'hui je suis heureux de vous présenter la somme de vos contributions. Grâce à vous tous, la prévention doit devenir la priorité de notre pays pour faire de ce moment en moment clé afin d'améliorer la santé de nos concitoyens pour rendre soutenable notre système de santé et de protection sociale et n que nous satisfaire d'être nombreux à le porter. le Sénat. Madame sénatrice, merci.
Vous présenterai effectivement tout à l'heure les conclusions de du rapport qu'a fait le Sénat. Mes collègues députés euh présent dans la salle ou en visio que je remercie. Nous sommes heureux la Cour des comptes, l'académie de médecine dont je euh euh remercie le son président euh le le CCNE dont je dis moi je remercie son président euh de nombreux Sim euh il y a actuellement effectivement et corts sur la prévention surgissent les fédérations hospitalières, les complémentaires santé l'ensemble des santé le conseil d'administration d'assurance maladie et son document charge et produit les représentants des élus maire, département, région et les médias.
Depuis longtemps, je me pose la question pourquoi alors que la santé est la deuxième préoccupation des Français, pourquoi le sujet de la santé n'émerge pas dans le débat public ? On parle beaucoup effectivement de sécurité, on parle beaucoup de pouvoir d'achat et peu de santé. Euh pour cette raison, j'ai essayé de faire un petit peu d'historique et de regarder un petit peu dans le rétroviseur. Depuis toujours, avant même les grandes avancées de la médecine curative, la santé des populations a progressé grâce à grâce à l'organisation collective des milieux de vie. Dès l'antiquité, Hippocrate attache la santé au milieu de vie, au R aiment mode de vie.
Rome développe une prévention collective par l'eau potable, les égouts, les bains, l'urbanisme. Au Moyen-Âge, se poursuivent les politiques d'hygiène, d'alimentation, de police sanitaire. Venise invente la quarantaine face à la peste noire. Au 18e et 19e siècle, je gêner et Pasteur ouvrent une étape décisive avec la vaccination. Euh comment avons-nous collectivement oublié que lors de la première moitié du 20e siècle, l'espérance de vie moyenne passe de 45 à 79 ans grâce à une ch spectaculaire de la mortalité infantile et de la mortalité par maladie affruse ? Aujourd'hui, nous ne parlons plus de santé de la population.
Je pense que ceci est la conséquence des extraordinaires progrès de la science et particulièrement des soins et de l'accessibilité de ces soins à tous. Collectivement, nous avons cru que disposant d'un système de soins de plus en plus performant, nous échapperions à la maladie. Notre société a été éduquée avec l'idée que tomber malade pouvait ne pas être grave dès lors que le système de soins était performant. Nous voyons que cette représentation a aujourd'hui atteint ses limites. Enfin, pour finir cette historique, puis récemment, une nouvelle approche s imposé avec le la notion one else euh suite au à plusieurs crises sanitaires et non la plus récente de Covid.
Ce rappel historique doit nous inviter à une évidence. Notre santé repose essentiellement sur nos environnements de vie, sur nos bons comportements et sur les politiques de santé publique. La ramentation récente selon laquelle la santé serait d'abord produite par le soin est erronée. Seul 20 % de la sant de notre santé relève du soin. 80 % dépend des déterminants de santé éducatif, économiques, environnementaux et comportementaux. En 45, nos prédesseurs avaient encore cette mémoire et ils ont eu l'intelligence de bâtir un système de santé équilibré reposant sur deux piliers complémentaires, la prévention et le soin.
Il crée par ordonnance à quelques semaines d'intervalle d'une part un système de protection sociale assurantielle destiné à protéger les Français contre les grands risques d'existence comme la maladie. Et de l'autre côté, il crée et où il réorganise des médecines de prévention que sont la protection maternelle et infantile, la médecine scolaire, la médecine du travail. Aujourd'hui, notre système santé fait des semblants de faire de la prévention en privilégiant toujours les soins. Le système curatif a été porté par les sorts.
Dans cette mission, on se pose la question du du pourquoi estim le système de soins effectivement avait été porté de cette manière et en fait il a été porté par un marché avec une multiplication des offres de soins qui se sont organisées par grâce au financement apporté par l'assurance maladie et complémentaire. Le soin s'est progressivement structuré autour de professionnel de santé qui font des actes de soins, des établissements de soins qui se sont modernisé. Désormais, notre pays consacre chaque année plus de 330 milliards d'euros à ses dépenses de soins.
Placé hors de ce marché, les médecines de prévention et la prévention en général a été fragilisée, négligé, j'ose même dire oublié, abandonné et en tout cas sous-financé. La préhension s'est retrouvée sans gouvernance, sans objectif, sans priorité, sans moyens, avec des résultats peu mesurables et donc non reconnu et non valorisé. Pour palier cette absence de gouvernance, près d'une soixantaine de stratégies, plans, programmes, feuilles de route ont émergé. On peut constater que la nouvelle stratégie nationale de santé n'est toujours pas publiée en 2026. Le comité interministériel pour la santé ne s'est pas réuni depuis le 25 mars 2019, soit 7 ans.
Et la prévention est donnée comme une priorité partout, mais personne n'en répond véritablement. Euh comme je dis le rapport, effectivement, il n'y a pas de chef d'orchestre, pas de partition, des musiciens nombreux, des volontaires mais éparpillés. Le rapport n'invite pas à opposer prévention et soins. Il s'agit de reconnaître que notre système de soin ne peut reposer sur le seul soin. La prévention doit en redevenir un pilier majeur. Ce changement de vision que nous proposons à travers ce ce rapport replacer notre santé sous de bonnes influences car notre santé se construit bien avant l'apparition de la maladie.
Elle dépend de nos conditions de vie, de notre environnement, de notre éducation, de notre alimentation. des conditions de travail mais aussi des comportements que la société rend difficile aujourd'hui. C'est c'est tout l'enjeu de la prévention primordiale. C'est comme ça qu'on a intitulé rapport. Agir le plus en amont possible non pas seulement pour éviter une maladie mais créer les conditions qui permettent à chacun de naître, grandir, apprendre, travailler, vivre et vieillir en bonne santé.
Le rapport veut faire de la santé une préoccupation de l'ensemble des politiques publiques et créer des environnements qui rendent les choix favorables à la santé plus simple, plus accessible, plus naturel. Je voulais remercier vous tous qui avez qui avez contribué à ces travaux. D'abord les personnalités auditionnées qui ont accepté de partager leur expertise, le expérience et leur proposition. ensuite et nombreuses personnes et organisations qui nous ont adressé les contributions écrites. Je souhaite adresser mes remerciements particulier à l'équipe euh qui m'a accompagné tout cette mission et en fait on vous présentera ce rapport à trois voix.
le professeur Franck Chouvain euh ancien président du euh du Haut Conseil de santé publique euh pour l'animation scientif pour l'expertise scientifique et l'animation du groupe d'experts qui vous présentera et monsieur Mali Laousine au fonctionnaire à la santé pour son appui technique et méthodologique et l'ensemble de mes collaborateurs Jacqueline, Karine, Bastien, Sonia euh dans cette salle et c'est aujourd'hui je voudrais avoir une pensée particulière pour Dominique Libau qui nous a quitté cet été. Nous échangons encore récemment sur la prévention et sur et sur la place qu'elle devait occuper.
Grand serviteur de l'État, profondément engagé pour notre système de protection sociale, Dominique Ibau était l'un des plus fin connaisseurs et des plus ardeurs défenseurs. Je me souviens d'avoir été à ses côtés dans cette même salle lorsqu'il a présenté son rapport sur la prise en charge la perte d'autonomie des personnes âgées il y a quelques années. Euh comme je dis effectivement, tout ça est un travail collectif. beaucoup de d'institutions se saisissent du sujet de la prévention et je suis très heureux d'accueillir euh pour que le Sénat nous présente euh euh les conclusions des rapports euh que euh que vous avez récemment rendu au mois de au mois de juillet.
Nadia, je te cède la parole pour qu' pour présenter effectivement le rapport du Sénat concernant la prévention qui converge pour partir avec le nôtre. Merci. Mesdames et messieurs, bonjour. Je tiens tout d'abord à remercier mon collègue Cyril Isaac Sibil pour cette invitation à venir présenter une brève synthèse des travaux que nous avons menés au Sénat avec mes collègues Marion Canales et Marie Hashliman. Et en effet, nous avons rendu ce rapport au mois de juin et je t'en ai amené un exemplaire, j'imagine que tu l'avais déjà mais c'était plutôt symbolique.
Ces travaux ont été finalement dans une chambre comme dans l'a l'autre extrêmement dense, tu l'as rappelé avec de nombreuses auditions et énormément de matières qui nous arrivaient grâce à la participation d'un d'un très grand nombre de personnes. Et si nos propositions sont probablement complémentaires, en tout cas, j'ai hâte de découvrir les tiennes. Mais sur le fond, une chose est certaine, c'est que nous avons perçu l'un comme l'autre l'impérieuse nécessité de faire de la prévention un enjeu stratégique majeur. Alors, en effet, notre constat de base commun est simple.
Malgré la croissance très soutenue des dépenses de santé, plusieurs indicateurs de santé ne progressent plus ou se dégradent. Un point particulièrement préoccupant réside dans l'explosion de la proportion de français souffrant d'une pathologie chronique. 37 % aujourd'hui concernés et ils seront 43 % en 2035. Notre modèle essentiellement curatif atteint donc ses limites, ce qui nous oblige à repenser ce modèle et à interroger la place que nous faisons à la prévention. Deux questions essentielles en guidé nos travaux de façon très pragmatique.
Quelles sont les conditions d'un pilotage plus efficient des politiques de prévention en santé et comment rendre la prévention plus accessible à l'ensemble des Français ? Dans un souci d'efficience, il nous paraît indispensable de rénover la gouvernance des politiques de prévention. Aujourd'hui, ces politiques souffrent d'une gouvernance éclatée et lacunaire qui étouffe l'efficacité de l'action et nuie à sa lisibilité. En effet, chaque acteur travaille en silo et les initiatives se jugaposent voire se superposent au lieu de se compléter. Or, la diversité des acteurs devrait être source d'efficacité plutôt que de dispersion en permettant une complémentarité des approches.
L'État porte une vision stratégique nationale. L'assurance maladie la met en œuvre à grande échelle. En parallèle, les collectivités territoriales déploient leur politique dans les territoires. Les associations agissent auprès des publics fragiles et les complémentaires santé tentent de prendre le virage de la prévention mais sans aucune coordination avec l'assurance maladie.
Nous proposons donc de créer une coalition des opérateurs de la prévention directement rattachée au premier ministre réunissant l'État, l'assurance maladie, les complémentaires santé, les représentants des collectivités territoriales et des professionnels de santé éventuellement ouvertes à d'autres acteurs pour des sujets spécifiques. de coalition conçu comme une instance de l'é dialogue et non comme une nouvelle agence se verrait confier trois missions piloter la mise en œuvre des politiques de prévention à l'échelle nationale définir les conditions de leur déclinaison opérationnelle et enfin et surtout évaluer les politiques conduites.
Cette nouvelle gouvernance serait le point de départ d'une sorte de séure de la prévention qui doit être inscrit à l'agenda politique. Dans ce cadre, nous croyons nécessaire de pouvoir débattre d'une grande loi de santé publique, plaçant au cœur de ses ambitions la prévention et permettant de définir des orientations pluriannuelles sur le modèle de la loi de santé publique de 2004. Au-delà de la gouvernance nationale des politiques de prévention, l'un des grands enseignements de notre mission, c'est la nécessité de faire de la gestion du dernier kilomètre une priorité d'action.
En effet, l'assurance maladie ne dispose pas de la proximité nécessaire pour soutenir la participation d'un maximum d'usagers aux actions de prévention, ce qui explique en partie les taux de participation souvent décevant. La gestion du dernier kilomètre suppose de s'appuyer sur une diversité d'acteurs relais qui concourent à la prévention. Deux de nos recommandations illustrent cette volonté.
D'une part, nous pensons utiles de mettre davantage à contribution les complémentaires santé du fait de leur proximité et des liens qu'elles entretiennent avec leurs adhérents, ce qui est un atout pour déployer des actions ciblées auprès des assurés et davantage les inciter à participer aux actions proposées. D'autre part, parmi les opérateurs de proximité, il faut nommer les médiateurs en santé qui font un travail essentiel qui permet de capter les usagers les plus éloignés du soin. leur plus-value est largement reconnue et les ARS autant que les collectivités territoriales y ont recours sans parler des associations qui en emploie depuis de nombreuses années.
Pourtant si la médiation en santé est bien inscrite dans la loi, la profession de médiateur n'est toujours pas reconnue. Nous proposons donc de la reconnaître en la dotant d'un statut de niveau législatif et nous soutenons le déploiement de davantage de médiateurs dans les territoires pour développer toutes les actions d'aller vert. S'agissant des dispositifs de prévention, nous formulons plusieurs recommandations et je dois dire que je vais pas vous développer non plus nos 29 recommandations, mais j'en cite quelques-unes. En premier lieu, nous pensons que le numérique en santé constitue un levier essentiel de mobilisation des usagers sur les enjeux de prévention.
Dans ce cadre, la création, par exemple, d'un carnet de prévention numérique doit être un objectif de court terme. Mon espace santé doit pouvoir proposer un suivi individualisé des comportements de santé. diffuser des informations et des conseils de prévention ciblés.
Par ailleurs, il nous semble que l'exploitation des données de santé pourrait être davantage mise au service de la prévention si certaines de ces données pouvaient être partagées, par exemple, avec les complémentaires santé à des fins exclusives de prévention, nous proposons évidemment dans un premier temps d'expérimenter l'exploitation des seules données de santé non sensibles à des fins exclusives de prévention ciblée en assortissant cette expérimentation de mécanismes robustes de sécurisation et de contrôle.
Plus largement, nous pensons que la prévention relève d'un véritable sujet social et citoyen qui nécessite de démultiplier les relais de prévention, c'est-à-dire seulement les espaces de prévention, mais aussi ses opérateurs. Nous nous sommes penchés dans le rapport sur le rôle que pourrait jouer l'entreprise, les établissements de santé, des tiers lieux ouverts sur la ville et bien sûr l'école. Prenons ce seul exemple, l'école, pour s'interroger sur les moyens dédiés à la promotion de la santé des plus jeunes. D'une part, les enseignements censés favoriser l'éducation à la santé sont très imparfaitement assurés.
Exemple de l'éducation à la vie affective et sexuelle, un/art des établissements ne l'a jamais mise en œuvre. D'autre part, les services de santé scolaire comme ceux de la protection maternelle et infantile sont aujourd'hui dans une situation de grande fragilité alors qu'ils devraient constituer des vecteurs prioritaires de la prévention, mais nous connaissons tous les problématiques de baisse des effectifs, éparpillement d'émissions et cetera. L'école ne peut pas tout mais nous considérons qu'elle a un rôle essentiel à jouer pour atteindre l'objectif d'une génération prévention à l'horizon 2040.
Il faut pour cela définir les conditions d'une attractivité véritablement renforcée des métiers de la santé scolaire et investir dans la promotion de la santé dès le premier degré d'enseignement. Enfin, nous préconisons de simplifier les circuits de prise en charge et de remboursement des actes de prévention pour l'assurer. Actuellement, il n'existe pas de doctrine de prise en charge financière uniforme pour les assurer, si bien qu'il en résulte une politique globalement illisible.
La loi offre ainsi une prise en charge intégrale pour certains actes de prévention, dépistage organisé des cancers par exemple, mais d'autres actes sont frappés d'un ticket modérateur comme le vaccin d'été polio et l'assuré reste enfin redevable des franchises et participations forfaitaire. Nous proposons une doctrine simple, le reste à charge perçu zéro pour la prévention. Le patient ne devrait ainsi jamais avoir à financer une action de prévention à laquelle il est éligible.
Cela suppose que l'ensemble des actions de prévention non prises en charge intégralement par l'assurance maladie fassent l'objet d'une solvabilisation complète par les complémentaires santé sans avance de frais sur le modèle de MTdent et que le patient soit exonéré de toute franchise ou participation forfaitaire des actes de prévention. Voici quelques grandes lignes mon cher Cyril, quelques orientations préconisées par la mission d'information menée récemment au Sénat. Tu as raison, nous avons rendu nos conclusions début juillet. J'ai hâte maintenant bien évidemment de découvrir vos propres travaux et connaître vos recommandation.
Je te remercie pour ce souhait de faire converger nos travaux, ce n'est pas si fréquent, et d'établir entre nous une fructueuse collaboration. Si tes déclinaisons opérationnelles ainsi que nos nos proposons peuvent tracer des pistes multiples finalement et c'est très bien parce que çaen sera d'autant plus riche. Une chose en tout cas est certaine et je suis certaine que tu partageras ma conclusion, il est urgent de se doter d'un projet de santé et de placer la prévention en son cœur. Merci. Il y a un problème technique c'est bon. On avait un problème de régulaire de 350 personnes qui suivent et vous a distribué normalement un petit un petit euh je sais pas si vous l'avez en main.
H Alors le le rapport il fait tr Donc vous avez un QR code qui vous permet d'avoir accès au rapport dans sa totalité 350 pages. Je sais pas si beaucoup d'entre vous le liront mais tant mieux si vous lisez les 350 pages et à côté de ça effectivement on a fait un abrégé du rapport en 120 pages pour le rendre un petit peu plus digeste. Et aussi sur ce petit feuillet vous pouvez poser des questions effectivement par écrit avec un QR code. Normalement, ce qu'on souhaite effectivement c'est présenter le rapport et puis après qu'on a un échange avec vous, on a au moins une heure pour répondre pour répondre à vos questions. Merci bien Nadia.
Euh et effectivement, il y a des choses qui se rejoignent entre nos nos deux rapports. Le Maintenant, je cède la parole à Malic Laousine qui va nous alors effectivement lorsque euh on confie un parlementaire une mission gouvernementale, on est accompagné effectivement et et c'est très précieux d'une aide technique euh dans haut fonctionnaires euh et c'était un petit peu la charge de Malic qui va effectivement maintenant effectivement pouvoir nous expliquer la méthode avec laquelle on a pu travailler. Merci beaucoup Cyril, madame la srce, monsieur les députés, mesdames messieurs présidentes et chacun vos gradités.
Euh d'abord vous remercie hein de vous être rendu disponible pour ce temps qui est important et euh et comme vient d'indiquercibil, il me revient effectivement un peu de vous apporter quelques éclairages succès et synthétiques parce que je pense que l'essentiel c'est d'écouter le fruit de notre travail, donc les propositions, mais que vous ayez un petit éclairage tout de même sur la méthode au terme de laquelle nous avons pu effectivement, on va dire, formuler ces quelques propositions. Je dois donc vous expliquer comment nous avons organisé nos travaux et pour répondre à la commande qui nous était confié.
C'est un le sens de l'appui technique que j'apportais à la mission, un appui technique, un appui méthodologique autour de l'évaluation de politique publique. Et puis finalement qui peut se résumer dans une question assez simple hein, c'est comment une ambition de prévention, celle que nous défendons au travers de ce rapport peut devenir une action publique concrète et accessible à l'ensemble de nos concitoyens. En prenant connaissance du rapport, vous verrez qu'il y a la lettre de mission, la lettre de mission du 13 janvier du premier ministre fixé deux objectifs très ambitieux.
un dresser un état des lieux de l'ensemble de l'existence de l'ensemble des politiques publiques de de prévention puis de formuler des préconisations. Chantier immense parce qu'effectivement si la prévention à à part le passé été saisie par différentes autorités de contrôle, différents acteurs la cour des comptes, madame sénatrice, vous avez fait aussi avec vos collègues une œuvre vraiment utile, l'inspection générale des affaires sociales, le comité à la santé publique. Il s'agissait là effectivement proposer un point sur l'ensemble de la prévention et nous ne disposions que de 6 mois.
Il fallait donc définir un périmètre, définir des regards complémentaires et dégager des propositions susceptibles de trouver une traduction concrète. Le choix a été fait de prendre au sérieux la dimension intersectorielle, la dimension interministériel de la prévention parce que la santé se construit pas uniquement dans un coloc singulier qu'on peut avoir avec son médecin ou à l'hôpital, mais elle se construit dès l'école, au travail, dans l'alimentation qu'on mange, dans les déplacements que l'on peut faire et les modes de déplacement et et finalement globalement dans l'ensemble des lieux d'ici.
Notre réflexion a donc associé l'ensemble des secteurs concernés, des secteurs bien sûr de l'action publique et aussi des associations, des acteurs, des enseignants, des chercheurs aussi qui nous ont des représentants aussi, des usagers de nos concitoyens qui ont pu effectivement, on va dire nous éclairer sur leur proposition et et grand merci à eux tous. Ce périmètre très large avait aussi des limites. En 6 mois, nous ne pouvions pas conduire une évaluation systématique de chacune des politiques de prévention. Cyril vous a indiqué le nombre de stratégies de plans qu'on a pu recenser. Ça aurait été à la fois 20 vain, fastidieux et finalement assez illisible.
Bien entendu, on n'a pas conduit un un exercice euh tout à fait robuste et charpenté dans le domaine de l'environnement. Nous avons néanmoins d'une part intégré les déterminants environnementaux et les milieux de vie qui occupent une place importante dans le rapport. Et je me permettrai aussi de vous renvoyer aussi à différents travaux qu'a mené précédemment Cyril Zacibil sur le sujet notamment sur l'exposition à différents texiques toxiques comme le PFAS.
Pour documenter ce champ, nous avons mené 327 auditions dont 91 réalisé par le groupe d'experts animé par Franck Chauvin et je remercie à la fois bien sûr Franck Chauvin mais aussi le groupe d'experts de nous av pour leur contribution précieuse. Nous avons organisé 15 déplacements et rencontres, recueilli 147 contributions écrites et organisé une consultation citoyenne animée paril Isaac Civil. Avec l'ensemble de ces matériaux, l'objectif était de croiser les regards au fond de ceux qui définissent les politiques publiques, de ceux qui financent et de ceux qui les mettent en œuvre.
La consultation citoyenne a apporté un éclairage supplémentaire sur les attentes et les difficultés exprimées directement par les personnes qui sont finalement les usagers de ce service public de prévention auquel nous sommes tous attachés. Je vais vous faire une confidence. Certains acteurs auditionnés se sont d'ailleurs étonnés d'être sollicités par une mission sur la prévention. Leur activité factuellement contribuaient à la santé de la prévention, mais ils associent spontanément la prévention au seul domaine médical. Cette réaction finalement résume une difficulté.
Il y a des acteurs qui participent effectivement à poursuivre cette finalité d'améliorer l'état de santé de notre population sans toujours se reconnaître comme de véritables partenaires de cette politique publique. Ça c'est un point que je voulais partager avec vous. Nous avons également travaillé à trois échelles. À l'échelle internationale. Nous avons examiné d'autres expériences à l'étranger pour éclairer nos choix et leurs conditions d'adaptation en France. C'est pas parce qu'on on remarque des résultats qui sont spectaculaires dans un pays.
Il faut bien sûr savoir les traduire, les décliner, notamment parce que il y a peut-être des enjeux culturels, c'est-à-dire qu'il y a des choses qui sont acceptables dans un pays mais qui ne seraient pas dans le nôtre. Et donc il y a bien sûr nécessité effectivement, on va dire de traduire un peu et finalement, on va dire de se de se remettre au fond et pas forcément à la forme d'une disposition donnée dans un pays donné. On a travaillé à l'échelle nationale, on a étudié comme vous l'indiquez les stratégies, les plans, les responsabilités institutionnelles, les modalités de financement. Il s'agissait de comprendre comment les orientations publiques se traduisent en capacité d'action.
Et enfin, on a aussi travaillé dans les territoires. Les rencontres ont permis de confronter euh nos cadres, nos pensées au fonctionnement quotidien. Regarder effectivement, on va dire comment un dispositif penser effectivement, on va dire dans la grande généralité des principes, comment il se traduit et comment peuvent se saisir nos concitoyens et est-ce que ce service est véritablement accessible à chacun et à chacune ? Ces trois échelles se complètent. Les comparaisons ouvrent des possibilités. L'analyse nationale précise les leviers et le terrain permet permet d'en examiner les conditions de réalisation.
De même sur une même question, le responsable national, le financeur, le professionnel et l'habitant ne décrivent pas nécessairement la même réalité. Rapprocher ces descriptions aide à comprendre où se situent les obstacles dans la conception de l'action, dans les moyens disponibles ou dans les conditions d'accès pour les habitants. Notre fil conducteur, vous l'avez compris, peut se résumer simplement à à quel besoin répond l'action. Peut-être une question qu'on se pose pas toujours systématiquement. Qui peut la conduire ? Et qui est le mieux à même pour pouvoir la conduire ? Avec quel partenaire ? Avec quel moyen ? Quel public atteint-elle ?
Et comment savoir si elle produit les effets attendus ? Le cadrage de la mission invité ainsi à examiner la pertinence des objectifs, la cohérence des interventions, leur efficacité, leur efficience et leur soutenabilité. Cela suppose de distinguer le nombre d'actions réalisées, le nombre de personnes touchées et les effets obtenus sur leur santé. Au terme de ces travaux, une idée se dégage. Finalement, la France, et vous l'avez vous-même vu, fait déjà énormément de choses en matière de prévention. L'enjeu est de parvenir à organiser en système pour que les efforts des uns renforcent ceux des autres et bénéficient aux habitants dans la durée.
C'est aussi un point qui est véritablement important. On a bien vu la sensibilité induite par la précarité de certaines actions au regard du soutien ponctuel qui pouvaient dont il pouvait faire l'objet. Encore une fois, merci à l'ensemble de des contributeurs membres du groupe d'experts, à celles et ceux effectivement, on va dire qu'ils ont accompagné. Un grand remerciement aux collaborateurs parlementaires, je pense à Jacquine Lebrin, Karine Camal Navine, Sonia Richard et Bastien Mathias. Franck va maintenant présenter les les les principaux constats issu de ces travaux à partir desquels nous avons construit nos propositions. Merci. Merci Malik.
Euh donc effectivement le le souhait du du député Cyril Isaac Sibil, c'était d'inscrire cette mission dans les connaissances scientifiques concernant la prévention qui était disponible à un moment donné connaissance internationale. Sachant que ce paysage a beaucoup évolué depuis une vingtaine d'années puisque un certain nombre de travaux ont quand même considérablement renforcé le cadre méthodologique des interventions en prévention. Et donc d'emblé la discussion a été de constituer une espèce de comité scientifique qu'on a appelé un groupe d'experts.
Sachant que le périmètre est extrêmement large et trouver des gens qui sont au courant de tous les programmes qui existent dans tous les pays de tous les dans tous les champs et quelque chose de très compliqué. et d'où la nécessité d'avoir cette pluralité de d'intervenants. Euh donc, on a constitué un groupe d'experts qui a été organisé en un groupe qui a travaillé sur les problèmes d'organisation, un autre groupe qui a travaillé sur les problèmes de déterminants et d'approche populationnell et puis un autre groupe qui s'occupait de sujets transversaux. Je vais je vais les citer très rapidement de façon à ce que tout le monde soit soit cité.
Et au premier lieu, euh je voudrais remercier le président de l'Académie nationale de médecine qui est ici, le professeur Francis Michot qui a tout de suite accepté de mobiliser l'Académie nationale de médecine sur cette problématique de la prévention alors que ce n'est pas ce n'est pas offense à la à l'académie, forcément son cœur de métier mais tout de suite l'académie a accepté de de mobiliser d'une part un groupe miroir qui a permis des interactions avec les experts et d'autre part un certain nombre d'experts que je vais citer. et idem pour le comité consultatif national d'éthique.
Et je voudrais remercier Jean-François Delfi qui est ici puisque Ivanie Cayet qui fait partie du CCNE a intégré le groupe d'experts pour représenter la société civile et l'approche patient au sein de ce comité d'experts et elle était vraiment dans une position très centrale dans ce comité d'experts. Alors qui qui était dans ce comité d'experts ?
Christel Gautier donc est au cabinet de la ministre sur les partis organisation Jean-Jacques Coap et Mohamed et Routi qui sont à l' Réunion parce qu'il nous semblait très important d'avoir ce retour de des DOMTOM enfin des départements d'outreem en France qui posent des problèmes particuliers et d'ailleurs on l'a constaté moi je n'en avais pas conscience à ce point qu'ils étaient en avance sur un certain nombre de de sujet Luc Ginot qui était à l'ARS Île-de-Fance et directeur de la santé publique et Sylvain Gautier qui est un universitaire qui travaille aussi sur les problèmes d'organisation sur les problèmes d'approche populationnelle et déterminant.
Je voudrais remercier Olivier Claris de l'académie aussi nationale de médecine qui a travaillé sur les problématiques de l'enfant pardon et lyonnais et lyonnais mais je voulais pas dire que ça ne fasse pas le gang des lyonnais. Vous savez que nous sommes tous les deux lyonnais avec Cyril. Linda Cambon qui est maintenant la nouvelle présidente du haut Conseil de la santé publique qui ne l'était pas à l'époque. Bertrand Fouger qui a travaillé sur les problématiques du vieillissement. Sébastien Guérard qui est ici qui a travaillé sur les problèmes des professionnels et l'approche des soins et notamment des soins de de première ligne.
Et puis en transversale Patrice Di qui est dans cette salle de l'Académie aussi nationale de médecine sur les problématiques de formation. Philippe Vanems qui était sur les problèmes de vaccination et Étienne Mainviel de l'académie de médecine aussi qui nous a aidé sur les problèmes d'intelligence artificielle et de technologie savoir comment la on prenait en compte les évolutions technologiques.
Donc ce groupe d'experts, ce qui est intéressant, c'est que lui-même a fait des auditions et ça a été rappelé par MADIC tout à l'heure et a fait remonter en permanence en fait au députés, au groupe qui pilotaient la mission des propositions et on avait des points réguliers par visio pour faire remonter en permanence des propositions idem pour l'académie avec qui on a eu des interactions en permanence.
Je je je j'insiste sur ce point de cette espèce de comité scientifique autour parce que vraiment la volonté de de Cyril, vous savez que nous sommes des vieux compagnons puisqu'on a monté les journées parlementaires ici même, les coalisés de la prévention et cetera, c'était vraiment d'inscrire ce travail dans les connaissances scientifiques et euh dans ce qui était disponible. Je j'insiste sur ce point parce que je le redirai un tout petit peu dans le constat dans un tout petit moment. Ce qui est frappant pour la prévention, c'est qu'on tolère dans la prévention ce qu'on ne tolérerait pas en cardiologie, en gastrologie, en cancérologie.
C'est-à-dire que chacun a une bonne idée et la met en œuvre comme ça en étant persuadé que ça va produire les effets qu'il attend. Ce n'est pas comme ça que ça marche. On le sait. Il y a une méthodologie à respecter, il y a une évaluation à faire et on ne peut pas être comme ça dans la course aux bonnes idées en permanence dans le champ de la prévention comme on ne l'est plus d'ailleurs dans la thérapeutique. Ça a été un temps comme ça où les chirurgiens, monsieur le président inventé de nouvelles voix le matin et ce n'est plus comme ça. Et pour la prévention le l'idée était d'inscrire ça dans un cas de méthodologique. Voilà sur le groupe d'experts Cyril si tu veux. Franck, merci bien.
Le but de la mission, ce que je voulais c'est que soit pas le travail de Sycville. Ce que je voulais effectivement c'est que cette mission effectivement recueille l'ensemble des propositions et quelque part face un peu consensus le but c'est qu'on se mette bien d'accord sur et c'est c'est c'est c'est du rapport qu'on se met bienord sur sur l'ambition qu'on doit avoir sur les moyens qui émettre et à ce moment-là faire émerger le problème pour proposer quelque chose de concret.
Et donc c'est pour ça que je remercie et Mavic et Franck et ses groupes d'experts pour avoir réuni l'ensemble de ces expertises, de ces avis qui à mon avis font consensus et qu'on et qu'on met dans le qu'on met dans le rapport. Pour continuer effectivement le dérouler, euh je vais repasser la parole à Franck pour qu'il nous fasse un petit peu le le pourquoi pour pourquoi actuellement c'est le moment de la prévention. Moi ce qui me moi ce qui me marque mais après on a des discussions mais je pense qu'il faut se mettre d'accord là-dessus, c'est que lorsqu'on prend certains indicateurs, la la santé de la population se dégrade. Ça quelque part il faut qu'on se mette d'accord là-dessus.
Et puis en même temps, il y a les les inégalités s'accroissent. Moi, je crois les inégalités en fonction de l'âge, des inégalités en fonction du territoire, en fonction au niveau social. Et c'est effectivement je pense que et avec des inégalités qui vont sans doute que se renforcer avec maintenant l'accès à l'IA dont certains bénéficieront et d'autres pas. Et je crois on voit tous les jours que la prévention personnalité fait des bons en avant et donc c'est pour ça que c'est important qu'on fasse d'abord le constat de l'état de santé de la population. Oui, très rapidement parce que madame la sénatrice, vous avez aussi tracé un peu àama de de l'état de santé de de des Français.
le la première chose et et Cyril en a parlé, c'est que nous sommes dans un système de soin, un système de santé puisqu'on l'appelle comme ça qui est très particulier, qui est hérité de notre contrat de 45 qui visait à permettre à tous d'avoir accès aux soins, sachant que la santé n'était pas la problématique des créateurs de notre système en 45, à trois exceptions près qui ont été rappelées par Cyril, la protection maternelle et l'infantile, la médecine scolaire et la médecine du travail.
Donc on est dans un cadre très particulier et quand à travers toutes ces auditions et Malaï a rappelé le nombre à ses conséquent d'intervention, ce qui nous a frappé c'est le nombre d'interventions sur le terrain. Un nombre absolument considérable qu'il est impossible d'ailleurs de recenser.
personne n'est en mesure de recenser les toutes les interventions qui ont lieu simplement quand on les analyse et c'est c'est mon travers si je peux dire comme ça en tous les cas c'est mon métier et vous les analysez sous l'angle méthodologique très peu ont la moindre chance de produire le moindre effet donc c'est c'est quand même une problématique puisque en fait la plupart n'ont pas de cadre méthodologique ne font pas référence à des interventions prouvées comme efficaces et on est plutôt dans une course au bonne idée. Chacun en ce moment, encore plus en ce moment et allant de ces propositions d'ailleurs sans sans avoir une idée très claire du résultat.
Le l'autre point et est on a déjà eu cette discussion avec Jean-François Delfessier aussi, c'est que on est actuellement ce qui ce qui ce qui à travers toutes ces auditions, on est sur une logique de conviction, c'est-à-dire que les acteurs agissent parce qu'ils sont convaincus qu'il faut faire quelque chose et qu'ils sont convaincus que ce qu'ils font est bien. On n'est absolument pas dans une logique que Max Weber appelait une éthique de la responsabilité, à savoir une éthique du résultat. Et en fait, il y a très peu de de d'interventions qui font une estimation à l'avance du résultat qui veulent obtenir.
Et en fait, une des propositions à travers les propositions de ce rapport, c'est de passer d'une d'une éthique de la conviction à une éthique de la responsabilité, c'est-à-dire introduire la notion de résultat sur ce qu'on propose. Vous voulez faire ça, mais vous en attendez quoi ? et comment on va évaluer ces interventions. L'autre point aussi qui apparaît à travers toutes les auditions qu'on a pu mener et puis en consultant les différentes lois depuis 45 et il y en a eu quand même un certain nombre, c'est que la santé n'est jamais un objectif politique. La santé de la population n'est jamais un objectif politique. Ce qui est un objectif politique, c'est l'accès aux soins.
Ce sont les soins, c'est l'organisation hospitalière, c'est l'organisation des soins et cetera. Mais jamais la santé de la population n'est mis en avant comme un objectif politique, comme si le fait d'avoir une population en bonne santé n'était pas un objectif politique. Et je pense que c'est vraiment le message qu'on qu'on voulait porter à travers ce rapport, c'est faire de la santé un objectif politique et démontrer que tout le monde a intérêt à avoir une population en bonne santé surtout avec les tensions que connaît notre système de soi. Et malgré ça, on sait et vous l'avez rappelé madame la sénatrice que globalement beaucoup d'indicateurs nous montrent que la santé se dégrade.
Je vais pas rentrer dans le détail, il y a une interview que j'ai faite dans le Figaro il y a quelques jours qui a provoqué quelques réactions. Vous savez que la part contributive à l'augmentation de l'espérance de vie actuellement et globalement chez grâce au plus de 75 ans et négative chez les moins de 30 ans. C'est-à-dire que globalement, on a un système qui est taxé pour augmenter l'espérance de vie des plus âgés et que l'accent est beaucoup moins mis chez sur les plus jeunes. En deux mots, l'espérance de vie à partir 35 ans augmente. L'espérance de vie à la naissance stagne et même diminue un petit peu chez les femmes. Et la part contributive des plus jeunes est négative.
Ce qui doit tous nous interpeller en terme d'évolution de de de la société. Parallèlement à ça, vous savez que le nombre de maladies chroniques et vous l'avez rappelé madame la sénatrice augmente au rythme à peu près de 2,5 % par an sans que l'on voit dans les projections et elles sont rares une stabilisation de ces maladies chroniques et le nombre d'affections de longue durée évolue concomitamment et on est passé de 6 millions à 14 millions et on devrait être à 20 millions dans dans les années qui viennent. Euh sans sans rentrer trop dans le détail parce que ce n'est pas l'objet ici. Par ailleurs, on a quelques indicateurs inquiétant.
Vous savez que la mortalité infantile réaugmente dans notre pays. Le rapport de ligas de septembre, enfin de la fin de l'été en plus insister là-dessus. Ce qui doit quand même aussi nous interpeller. Comment se fait-il que nous soyons de mémoire 29e des pays de l'OCDE en terme de mortalité infantile ? On pourrait prendre la santé mentale, mais on pourrait prendre comme ça un certain nombre d'indicateurs y compris chez chez les plus jeunes.
Ce qui est intéressant, c'est que toutes ces maladies chroniques, la santé mentale et d'autres sont toutes des pathologies qui sont accessibles à des mesures de prévention, c'est-à-dire qui pourraient être évitées parce qu'elles sont liées pour une grande part à nos comportements ou globalement à notre organisation sociale.
Et c'est l'objet de ce rapport et c'est pour ça que nous avons retenu le terme de prévention primordiale pour essayer d'introduire ce nouveau terme qui n'est pas habituel en France qui est un terme canadien que les Canadiens ont introduit dans dans la dans dans la prévention, c'est-à-dire agir sur les environnements plus que sur le comportement individuel parce qu'on sait les limites de l'action sur le comportement. Deuxième point et et là aussi ce sont des choses qui sont sues mais quand on regarde les chiffres, on est quand même toujours extrêmement interpellé par ces chiffres. Ce sont les inégalités de santé dans nos pays dans notre pays.
13 ans de différence d'espérance de vie entre le ventil de revenu inférieur et le ventil supérieur. 10 ans chez les femmes, c'est le plus gros la plus grosse différence probablement des pays de ce que l'on sait dans les différents rapports des pays de de l' CDE. Et je pourrais prendre comme ça des exemples sur la mortalité prématurée et d'autres et d'autres qui montrent à quel point notre pays par ses politiques égalitaire est en fait inéquitable et à renforcé comme ça un certain nombre d'inégalités.
Dernier point de ce constat et simplement c'est vraiment un grand trait, vous m'excuserez d'être très schématique, c'est et et Cyril en a parlé un peu, c'est l'apparition de l'IA dans le paysage de la prévention. Euh et on a vu d'ailleurs les différences quand on a commencé le le le le travail et puis quand on l'a terminé 6 mois plus tard parce que les choses vont extrêmement vite. L'intelligence artificielle et l'approche individuelle à travers l'intelligence artificielle est certainement quelque chose d'intéressant.
Il faut avoir conscience des risques que l'on prend, c'est-à-dire le renforcement des inégalités parce que qui aura accès à ces actions individuelles extrêmement ciblées, ça va être l'enjeu. Et c'est pour ça que ce point-là a été abordé dans le rapport. C'est à toi. Euh merci bien. Euh alors, il faut pas dresser, on était en charge de faire l'état des lieux. Euh il faut quand même pas drresser un tableau trop noir hein. Depuis 10 ans, il y a quand même eu des progrès euh par rapport à la lutte contre le tabagisme he 4 millions de fumeurs en moins euh par rapport à la prise de conscience euh d'une alimentation saine.
Là jeement il est débuté euh euh dans la salle avec lequel pour pour lequel c'est combat euh contre le sucre euh contre les aliments ultra transformés euh par rapport au nutrice corps, par rapport aux vaccinations les 11 vaccinents obligatoires. que il y a eu des progrès mais comme le comme leur rappelé Malic tout ça c'est des c'est des choses sont très intéressantes mais ce n'est pas un système de temps en temps j'ose le terme euh industrialisation. Euh ce qu'il faut faire c'est industrialiser la prévention l'industrialisation c'est quoi ? C'est de produire. il faut produire de la prévention et de manière systémique et ces choses ces choses ne sont pas ne sont pas faites.
Le le je repasser la parole à Malic avant de nous faire les les les propositions dans le sens où l'inaction hein n'est pas l'absence de politique hein. L'inaction c'est une politique par défaut et en fait collectivement on est tous responsables.
parlementaire sans doute plus parce que ne rien faire là je vois il y a le PFS qui le PFSS qui va arriver ne rien faire c'est un choix et c'est un choix délibéré Malic je vous cède la parole merci beaucoup Cyrilina je vous priebris de bienvoir m'excuser l'inaction est donc un choix politiqueir agir insuffisamment sur les causes de la maladie à un coût que nous supportons déjà il se mesure dans les lignes de compte de la sécurité sociale ou d'autres organismes. Il se mesure dans des vies écourtées, des années vécues avec une maladie chronique, avec une perte d'autonomie et aussi avec la les difficultés des proches aidants. Souvent de la même famille, souvent des femmes.
Le rapport rappelle qu'environ 68000 décès sont actuellement attribuables au tabac en France. En tout cas, c'est la dernière mesure que nous avons, c'était en 2023. Nous avons fait des grands progrès dans cette politique publique. On a vu effectivement à Star que d'autres politiques de prévention. Cyril aime beaucoup citer l'exemple de la sécurité routière où il y a eu quand même ce ce problème d'impulsion politique à un moment donné face à des des réseaux d'intérêt qui qui n'étaient pas toujours très très favorables à cela.
Bah là sur le tabac, il y a eu euh une un anument stratégique, une impulsion politique et on voit effectivement depuis 10 ans une réduction très sensible de la consommation de tabac qui profite d'ailleurs prioritairement aux jeunes et ça c'est un point qui est vraiment positif mais on voit qu'il y a encore 68000 décès et on voit encore que cette question autour de la fiscalité du tabac reste encore un sujet politique puisqu'elle est abordé dans l'actualité. Les conséquences concernent bien sûr le travail, les revenus, les capacités d'accompagnement.
Elles pèsent particulièrement sur la personne qui cumule des expositions et qui dispose de moins de ressources pour pouvoir se prémunir par rapport à différents risques. Le rapport cite aussi un un un coût socio-économique et de l'obésité estimé à 12,7 milliards d'euros en 2024. Il faut de l'argent bien sûr pour faire de la prévention, mais regardons effectivement, on va dire en face les coûts qui sont associés finalement, on va dire, au scénario du non choix que nous déroulons. Ce montant de 12,7 milliards d'euros en 2024 dépasse bien sûr les seules dépenses de la maladie, mais il décrit une dépense à la charge de toute la société.
D'autres chiffres bien sûr peuvent être cité sans être exhaustifs. La pollution de l'air extérieur aujourd'hui, c'est 40000 décès prématurés en France par an. La pollution de l'air intérieur, c'est 20000 20000 décès et un coût associé à 19 milliards d'euros par an. La pollution de l'intérieur qui est onimagine pas ou insuffisamment qui est vraiment on va dire un un véritable risque qui pèse sur chacun et chacune d'entre nous. Et à mettre en regard avec ce scénario du non choix la pression sur les comptes sociaux qui se renforce qui renforce encore l'urgence.
Euh le rapport reprend une projection de l'assurance maladie que tout le monde peut aller voir sur internet hein, c'est dans les rapports charge et produits où effectivement il y a des travaux prospectif qui euh essayent d'éclairer effectivement, on va dire d'un point de vue technique les options qui sont qui sont disponibles pour pouvoir réguler notre notre système de santé et les dépenses de santé. Le rapport de l'assurance maladie projette sans changement majeur un déficit de la branche maladie qui va atteindre 41 milliards d'euros en 2030. Aujourd'hui, vous voyez l'objectif de dépense d'assurance maladque a rappelé c'est 330 milliards d'euros par an.
40 milliards d'euros effectivement, on va dire de déficit pour une année. Je vous parle pas de la dette bien sûr qui est à la charge de la cadè. Ce déficit bien sûr a plusieurs causes que j'aborderai pas là, mais tous les rapports scientifiques, académiques, euh officiel aussi, je pense à la Cour des comptes, à l'inspection générale des affaires sociales, les rapports parlementaires qui ont eu vocation à se à se pencher là-dessus considèrent que la prévention constitue l'un des leviers privilégiés pour réfléchir cette trajectoire.
Bien sûr, ça ne sera pas la Martinale à l'ensemble des enjeux, mais c'est sans doute effectivement, on va dire, un levier sans doute le plus intelligent qui doit être mobilisé prioritairement pour pouvoir atteindre effectivement, on va dire, cet enjeu de rééquilibrage de nos comptes publics. Le coût de l'inaction doit donc entrer dans nos décisions au même titre que le coût des mesures qui vont qui sont aussi proposées dans le rapport et c'est dans cet esprit que s'inscrivent les propositions que Cyril va pouvoir présenter. Merci bien Manqu. Un dernier petit point euh et j'ai je repassé la la parole à Franck.
Euh ce qui est ce qui est ce qui est ce qui est notre force, c'est qu'on a beaucoup de retard euh et et on sait ce qui marche à côté. Il y a des pays qui ont entrepris cette mutation vers une politique de prévention avec certaines règles et je laisse Franck les les expliquer très rapidement parce que le le temps passe, on a souhaité inscrire ce travail avec un certain nombre de principes qui sont reconnus en santé publique et en prévention comme des principes d'action efficace. Le premier c'est la santé des populations. Développer le concept de santé des populations en France qui qui nous est un peu étranger.
Population else pour pour les pays anglo-saxons, c'est-à-dire approche populationnelle et l'approche par déterminant. Vous savez que dans une population, les soins ne contribuent que pour moins de 20 % dans la santé d'une population. Tout le reste se passe ailleurs. C'est l'approche par déterminé. Le deuxième grand principe et je vais vraiment très vite, on sait que l'universalisme proportionné doit être en fait un mode d'action, c'est-à-dire faire pour tout le monde la même chose qui est le propre de l'approche française, mais faire plus pour ceux qui en ont le plus besoin. Ce sont les travaux les travaux de Michael Marmot et vraiment il faut que la France s'inscrive là-dedans.
Troisème principe, c'est ce qu'on appelle else policies, c'est-à-dire que notre santé à tous dépend de l'ensemble des politiques publiques. Ce qui suppose qu'il faut évaluer l'impact en santé de l'ensemble des politiques publiques. Et ça c'est probablement un changement euh assez considérable que de considérer que les politiques au hasard agricole doivent être aussi évalué sous langue de ce qu'elles produisent en terme de de santé. Et le 4e, c'est la littératie en santé. La France est très en retard en terme de littératie en santé. On a rien au niveau de l'enseignement euh en classe primaire et on a monté une expérience avec Cyril sur ce point-là.
Rien dans les classes secondaires, très peu après. Et il faut que la France comble son retard en littératie. On voit que des pays comme par exemple comme l'Australie viennent en sont à leur 2e ou 3e plan d'augmentation de la littératie en santé de la population parce qu'ils ont compris l'importance de la littératie pour la santé de la population. Dernier point, il faut développer les sciences de l'implémentation en France. Là aussi, on a très peu de de de d'expérience en France de ces sciences de l'implémentation. Il y a un cadre méthodologique pour mettre en place une action.
Et donc il faut que petit à petit ce cadre méthodologique s'impose à tout le monde, ce qui suppose aussi une évaluation des résultats, une évaluation exentée auparavant et exposte après l'action. À toi pour les Merci. Alors maintenant effectivement les propositions. Alors il y a 48 propositions, je vais pas vous les lire, c'est toujours un petit peu assez fastidieux. Euh ce qu'on a souhaité effectivement c'est les regrouper en quatre axes. Le premier c'est de faire la santé. J'ai pas bien de santé, pas de soin, l'affaire de tous. Le deuxième, c'est comment agir sur les lieux de vie. Le troisème, c'est se concentrer sur quelques priorités.
Et enfin, le 4è, c'est comment piloter cette politique par la donnée, par la science. Alors, l'axe 1, c'est effectivement faire de la santé, la faire tous. Pour ça, effectivement, il faut qu'il y ait une prise de conscience des plus hauts décideurs jusqu'à la personne de la rue, hein. Je pense que effectivement chaque fois que on parle santé et c'est un réflexe de tout le monde interroger quelqu'un sur les sur les problèmes de santé, je dis que ça soit un haut responsable, un décideur, un un élu quelque part à chaque fois s revient, c'est l'accès aux soins. On parle de quoi lorsqu'on parle santé en France ?
On parle effectivement euh des urgences, l'accès à un mage généraliste, euh l'accès à l'hôpital. Alors, j'ose j'ose cette comparaison, mais c'est pas parce que vous avez un mécanicien formé, bien outillé au coin de la rue que votre voiture démarre le matin. Votre voiture démarre le matin parce que vous prenez soin de votre voiture parce qu'effectivement vous faites les niveaux, vous lui donnez une bonne essence, vous en prenez soin. Et donc chaque fois, j'ai dis ça dans le sens où et et je pense c'est pour ça que je dis il faut une prise de conscience, c'est que tant qu'on aura pas tant cette prise de conscience aura pas eu lieu, chaque fois qu'on parle santé, on parlera accès aux soins.
Alors que comme l'a rappelé Franck, la les soins, c'est la c'est la réparation en cas d'accident, en cas de maladie, mais ce n'est pas ce n'est pas la ce n'est pas la santé. Euh donc ça c'est ça c'est la c'est la première chose. Deuxième chose effectivement, je un petit peu rapide ou effectivement les propositions, il faut qu'il y ait un portage politique fort et aussi un portage démocratique. Euh le le pour nous effectivement, il semble que il nous semble que la la prévention manque d'une colonne vertébrale capable de relier les objectifs, les moyens, les territoires et les résultats.
Pour nous, on souhaite que l'État doit être en charge du cadrage national de cette politique de prévention, mais la déclinaison cette politique doit se faire effectivement au niveau territorial, au niveau des responsables des acteurs territoriaux. ce portage politique fort. Alors vous verrez, nous ce qu'on préconise effectivement c'est qu' une conférence nationale de santé qui se tienne tous les 5 ans, que le comité interministériel régulièrement et de manière obligatoire se tiennent tous les ans que la DGS soit réarmée hein.
On a même effectivement un ancien ou responsable nous a dit effectivement que la DGS c'était sous les eaux et quelque part comment piloter une politique de santé si effectivement on n pas la direction qui permet de de fournir mais on aura on y reviendra après des tableaux de bord qui soient nationaux ou territoriaux pour voir effectivement le les résultats de c de ces politiques. On parlait de la stratégie nationale de santé donc qu'elle soit publiée et surtout qu'elle soit débatte. Je pense qu'on manque de on manque de démocratie. Moi je moi je suis député depuis 9 ans. Entre guillemets, lorsqu'on parle globalement d'un système de santé, moi j'en ai parlé qu'une seule fois.
C'était lorsque Anès Busin a présenté ma santé 2022. Tous les ans, on parle de PLFSS, on parle de budget et on parle jamais de santé. Donc je pense qu'il faut que cette stratégie nacelle de santé soit débattue et suivie tous les ans en amende du PLFS. Euh vous verrez, mais j'y reviendrai tout à l'heure, au niveau territorial, pour décliner cette politique, il faut s'appuyer sur les territoires et on souhaite replacer le contrat local de santé au centre de ces politiques. Le au niveau alors il y a des choses qui peuvent se faire assez rapidement et je plaide par exemple, c'est quelque chose qui est mais pour moi qui est important dans le sens où la prévention manque de visibilité.
On va voter le PLFSS ou est-ce que la prévention dans le PLFSS ? Nulle part. Moi, je plaide et on peut le faire rapidement, c'est de c'est de c'est de de décision gouvernementale. Le 6e sous-objectif s'appelle autre. Je plaide pour que là dans un mois le gouvernement l'intitule prévention et autres. On sait que déjà dans le 6e zélectif, il y a santé publique France. Après, une fois qu'on aura donné une visibilité à la prévention, on pourra brancher les tuyaux effectivement pour les pour pour la financer. C'est des mesures qui sont assez simples.
Euh euh on alors au niveau au niveau des marges de financement, on propose évidemment mais ça vous dans dans le rapport d'affecter une part des une fraction des recettes issues des taxes comportementales et de réinvestir une partie des gains objectivés des positifs de prévention. Au niveau financement aussi, je pense effectivement qu'on peut appliquer les oncam mais on reviendra ça là-dessus. Donc ça effectivement le la première chose c'est de faire effectivement de la prévention et lui donner de la visibilité et lui donner effectivement un portage politique et et qu'elle soit affiché démocratiquement dans les débats qu'on peut avoir euh dans dans nos assemblées.
L'axe 2 euh c'est agir là où se crée la santé. C'estàd les lieux de vie. Euh pourquoi ? parce que c'est elle, c'est ces lieux de vie qui disposent des leviers que ça soit l'éducation, que ça soit le logement, la mobilité, l'alimentation, les activités physique sportive et c'est ell qui permet de proportionner l'intensité de l'action aux besoins territoriaux, sociaux et environnementaux. La prévention la plus efficace est souvent celle qui modifie les environnements comme le rappel Franck avant même de solliciter la volonté individuelle.
Euh moi, il y a il y a il y a un point qui m'a marqué euh lors des auditions, c'est comme je disais tout à l'heure, effectivement, il il y a une armée qui est prête à se lever euh en faveur de l'aprévention et même le je trouve le succès qu'on a effectivement cet après-midi. Je dis effectivement, il y a plus de 350 personnes qui ven sur réseau. Quelque part c'est un vrai sujet. Le problème c'est comment est-ce qu'on le fait émerger dans le dans le dans le dans le débat public ? le les quatre lieux de vie qu'on a identifié, c'est là où on habite, c'est là où on apprend, c'est là où on travaille et c'est là où on est soigné.
Concernant les lieux où on habite, permettez-moi de faire un comparatif concernant le logement, l'habitat, l'immobilité, il existe un document que tous nos considér connaissent ou presque qui est le PV. PH ou grosso modo, on donne une vision, on détermine effectivement à 5 10 ans comment effectivement vont évoluer effectivement le l'habitat, les mobilités, tout ça. Est-ce qu'il y a un document de ce type pour la santé alors que la santé est la première la deuxième préoccupation des Français, il y en a pas.
Euh et donc c'est pour ça que dans notre proposition, on essae enfin dans dans nos propositions, on souhaite équivement faire des des contrats locaux de santé vraiment l'outil de proximité euh qui soit le le document territorial de la santé et le bras armé territorial de la prévention primordiale. Il devrait être généralisé et il devrait être opposable. Il réunirait autour d'une même table la santé, l'éducation, le logement, les mobilités, l'urbanisme, l'environnement et les acteurs sociaux. Il s'appuyerait sur un tableau de bord territorial croisant les données sanitaires, sociales et environnementales pour guider l'action locale.
Euh encore hier, j'étais avec euh des acteurs de la région Pays de Loire concernant effectivement ces tableaux de bord. Il y en existe hein, il s'appelait Cartage pour ceux qui ceux qui connaissent qui grosso modo permet d'avoir un tableau de bord concernant les personnes âgées en pays loin. Donc ce ceci est faisable. Euh et enfin, il serait financié de manière stable euh via le FIR. Donc voilà, effectivement pour nous une proposition qui est importante pour territorialiser la prévention là où là où on habite.
Euh un un deuxième point m'a marqué, c'est comme le disait effectivement Franck, notre système de soins concentre concentre ses dépenses pour soigner les personnes malades, c'est normal, et qui sont plutôt âgés. Quels efforts notre société a fait vis-à-vis des jeunes, que ça soit les enfants, que ça soit la jeunesse, que ça soit les étudiants, rien. On a on ne fait pas grand-chose, on n'investit pas grand-chose. Et c'est pour ça que vous saz donc il y a eu il y a eu beaucoup d'interrogation de savoir ce qu'on faisait, comment est-ce qu'on pourrait traiter le sujet de la PMI, la bénis scolaire, la santé étudiante. Je pense que c'est important que chacun entre guillemets reste reste chez soi.
Il faut créer un continuum entre entre ces différentes santé de prévention. Il faut de nouveau réinvestir et ça pourrait prendre la forme d'un service public de santé pour l'enfance et la jeunesse qui permettrait de réunir, de donner un continuum à l'ensemble de ces de ces euh de ces médecines de prévention qui permettrait de les coordonner mais sans les fusionner euh chacun entre guillemets restant chez soi. Euh ça pourrait passer par une valorisation grâce à un statut d'emploi. à l'hôpital, on a su créer un statut de praticien hospitalier.
Là, on pourrait créer effectivement un statut de praticien de prévention qui permettrait d'avoir une attractivité et effectivement des une carrière dans la dans la prévention. Puis enfin, la proposition est assez simple, c'est on parle effectivement de de de documents qui ne qui ne se passe pas. euh l'ensemble professionnels aurait accès à mon espace santé et serait équipé d'une terre vitale qui permettrait de suivre effectivement on parlait d'étud de vaccination a la suite de la de la naissance de la naissance jusqu'à jusqu'à la à l'entrée dans la vie active et et suivi par ce même service public euh de la de l'enf de la jeunesse et d'enfance.
C'est la deuxième proposition phare qu'on fait concernant concernant ce rapport. Là où nous travaillons pour nous effectivement, il faut reconnaître le travail comme un lieu favorable à la santé, comme un déterminant de santé et pas seulement. La santé de travail ne doit pas se se limiter effectivement à la gestion des risques professionnels, à leur prévention ou à leur réparation. Euh le pour ça effectivement on propose de faire converger les services de prévention et tenté au travail avec les entreprises, les branches et les complémentaires.
On souhaite effectivement reconnaître un petit peu comme le comme le s le propose, reconnaître au complémentaire une compétence explicite dans la prévention aux choses qu'elles n'ont pas actuellement. Et et enfin euh euh euh elle pourrait consacrer les 2 % aussi des hauts degrés euh des contrats haut degré de solidarité vers la prévention.
Donc au niveau au niveau du travail, on fait des propositions pour faire en sorte que moi à chaque fois ça me ça me ça m'interrogeait lorsqu'on auditionnait effectivement quelque part les branches les contrats de groupe n'ont pas de relation avec les a de santé au travail ce qui est pas normal et grosso modo et et là aussi souvent on parle de moyens il y a des moyens il y a a par rapport à à la centre de travail par rapport aux autam je penseement on peut effectivement avec un cadrage national les faire converger pour améliorer la santé des employés.
Le tr le le le le dernier jeu de vie, c'est là on est soigné et bien évidemment les pressions de santé a un rôle imminent dans la prévention primordiale. Je penseement qu'il faut leur donner une responsabilité populationnelle et notamment avec les contrats locaux de santé. Les contrats locaux de santé bien évidemment doivent impliquer les présenté.
Euh euh voilà un petit peu euh et en sachant effectivement mais peut-être dans les questions posera l'ensemble des présantés et notamment libéraux sont converge converge vers ça hein et euh on croit y revenir et puis enfin c'est quelque chose qui est important mais c'est dans les ttudi je pense ça sera dans le prochain PFS c'est le fameux mec faire de chaque contact la promotion de la prévention que ça soit effectivement les médecins, les pharmaciens les kinés les biologistes femmes et les infirmiers Euh voilà un petit peu concernant le deuxème axe, les là où on vit et pour nous c'est vraiment essentiel. C'est comme ça qu'on peut transformer la prévention en santé.
L'axe 3, c'est se donner quelques priorités. Actuellement dans la stratégie nationale de santé, je crois qu'il y a plus d'une centaine de priorités. On court sans lièvre, donc on en attrape aucun. Euh pour nous les priorités elles sont assez simples et on pourra y revenir. C'est la littératie en santé hein. À partir du moment où il y a pas cette prise de si effectivement hein cette littératie si c'est si si effectivement et je dis qu'elle soit qu'elle soit institutionnelle qu'elle soit individuelle ou institutionnelle hein s'il y a pas cette littératie en santé onavancera pas. Donc les six, c'est la littéracie, la santé mentale, la vaccination, le bienveillir et la santé environnementale.
Pour nous, effectivement, il faut se concentrer sur quelques politiques et pas chasser sans lièvre. La donc la littératie, on en a parlé. La littératie, je pas si Fran làdessus, c'est vraiment la capacité des personnes ou des institutions à accéder à une information fiable, à la comprendre. à l'évaluer de manière critique et à l'utiliser pour prendre des bonnes décisions. C'est ça l' littératie et je dis c'est aussi individuel qu'institutionnel. On fait quelques provisions dans dans ce cadr là. La santé mentale, on on connaît on connaît l'enjeu qu'elle est qu'elle en est. Alors, c'est vrai qu'il y a aussi une subtilité entre la littératie et les compétences psychosociales.
Les compétences psychosocial progresse aussi dans dans notre pays, que ça soit à l'école, que ça soit en entreprise. Et je pense c'est c'est une bonne voie et puis surtout comme je disais tout à l'heure effectivement concernant effectivement la santé mentale, c'est vraiment avoir des tableaux de bord nationaux et territoaux pour suivre les indicateurs de santé mentale. On sait qu'ils sont pas bons et effectivement ça permet de voir effectivement si les politiques sont efficaces. euh à travers à travers les actions qu'on mène. La vaccination, c'est un c'est un levier qui est puissant euh qui est simple, qui est particulier, qui est mesurable.
euh dans dans le rapport, vous verrez en fait des problè qui sont très étayées euh et on pourra y revenir dans vos questionnements. le bien vieillir, le principe là aussi il y a tout il y a tout en proposition mais je pas je vois que l'heure avance donc je pas dire mais le principe c'est c'est agir le plus tôt possible hein le le le le la prévention la prévention de de duissement c'est pas c'est pas c'est pas à 70 ans que ça se fait ça se fait effectivement à partir de 40 45 ans. Là effectivement, il y a des prophisions qu'on fera effectivement de repérage un petit peu comme mais plus en amont.
Euh le le avec trois principes, c'est comment comment est-ce qu'on prévient, c'est en parlant hein, c'est parler, manger et bouger. Les choses sont assez simples. Euh il y a aussi dans le rapport une proposition qui est assez particulière dans le sens où actuellement euh euh enfin ce qu'on propose c'est mieux rémunérer les structures en fonction de l'évolution de l'autonomie de leur résident. Actuellement, c'est pas forcément le cas. plus le plus ça c'est particulier d'ailleurs, plus leurs résidents sont dépendants, plus ils sont financés.
Euh et donc il y a une vraie logique qu'il faut inverser quelque part, c'est lorsqueement c'est pas tellement par rapport au statut, c'est par rapport à l'évolution du statut. si effectivement on peut améliorer euh l'autonomie effectivement que ces établissements sont soient financés en fonction en fonction de ça. Les comportements individuels sont effectivement des déterminants de santé importants. Euh ils ne relèvent pas de la seule responsabilité individuelle. Ils sont profondément influencés par les environnements dans lequels les individus évoluent. Donc c'est un peu c'est c'est le principe de la disponibilité des produits, du prix, de la publicité, des normes sociales.
On n pas parlé effectivement des déterminants commerciaux euh pour nous effectivement qui sont de plus en plus importants euh et notamment via les via les via les réseaux sociaux. Euh pour moi, il y a trois leviers par rapport à ça. Il y a éducation, donc ça revient effectivement la littérat en santé, il y a l'information avec l'accès une information fiable. Euh et c'est pour ça qu'il dans le rapport on pousse au nutrice score. Je sais que score c'est un peu compliqué mais on pousse aucore dans le sens il faut il faut il faut euh il faut y aller.
Et puis après la contrainte, c'est l'interdiction effectivement les les taxes comportementales le avec quelques objectifs alors qu'on peut qu'on peut qu'on peut auquel effectivement on peut on peut arriver assez rapidement hein, c'est l'histoire du génération génération sans tabac l'interdiction de la publicité d'alcool par les influenceurs, euh le l'umur, j'en ai parlé, la réugmentation du sucre ou des plats ultra transformés. Donc voilà, voilà un petit peu ce qu'il en est. Il y a une proposition qu'on fait aussi euh concernant effectivement les la la santé environnementale. C'est vrai que régulièrement, on voit des le des problèmes liés à des polluants comme ça arrivé dans dans le débat.
Euh tout à l'heure mon appareil despac, c'est un sujet é qui était qui était connu depuis les agences scientifiques travaillent depuis sur depuis 2009. Il a fallu effectivement que des journalistes lèvent se prennent de la pollution. Récemment, on a eu le camion. de ce qu'on propose sans créer de nouvelles choses hein. Actuellement effectivement il y a un comité d'animation du système d'agence, c'est la CASA qui réunit l'ensemble des agences et l'expertise.
On propose effectivement qu'elle produise chaque année euh un document qui hiérarchise les risques émergents au niveau sentier environnemental pour pas comme ça du jour au lendemain qu'on découvre que tel ou tel produit dont on connaissait la toxicité, dont on connaissait la présence arrive comme ça dans le débat public. C'est des choses qui sont assez simples et et précises. L'axe 4, c'est se doter d'outils. Euh au niveau des données, on on est les on est un petit peu les champions du monde grâce à nos systèmes centralisés. Je pense que une politique de prévention primordiale doit se piloter par deux choses, par la donnée et par la science.
Comme je disais tout à l'heure, effectivement tout ce qui n'est pas mesurable n'est pas valorisable. Tout ce qui n'est pas mesuré n'est pas valorisé. Euh des données, on en a beaucoup euh et on on propose effectivement une gouvernance de la donnée sous l'autorité de la DGS qui soit qui qui produit effectivement ses ces tableaux de bord. He je rappelle on sucre alors ça ça revient effectivement par rapport au croisement des données concernant la fraude récemment on a permis l'autorisation des croisements des données notamment entre l'assurance maladie et lesam pour lutter contre la fraude.
Est-ce qu'on pourrait parler un peu plus loin et permettre le croisement de ces données pour la santé des populations ? Je pense qu'on peut y arriver assez rapidement. On l' on a su le faire pour la fraude, on pourrait le faire pour la santé de nos de nos concitoyens. Il faut un référen un référentiel national d'indicateurs. Actuellement, ils sont trop nombreux. Il faut des choses qui soient lisible et simple pour nos pour nos pour nos pour nos conciens et qui servent qui permettent d'élaborer ces tableaux de bord euh euh qui c'est qui sera à disposition euh des des territoires euh à l'aide des contrats locaux de santé.
Euh l'accompagnement par la science, j'ai parlé effectivement de du de de la casa euh pour produire ce document chaque année qui hiérarchise des risques émergents en santé environnementale. Il y a des choses qui existent mais qu'il faut qu'il faut encore renforcer sans des B France effectivement à repère prêve qui permet effectivement de recenser l'ensemble des actions probantes et prometteuses. au niveau local, je pense que moi ce qui me frappe, c'est le fossé qui existe entre la science et la décision politique. On a des très bonnes on a on a des très bons chercheurs, on a des très bons scientifiques, mais ils sont pas souvent en relation effectivement avec les diurs politiques.
Et donc effectivement, il faut rapprocher ça. Et enfin effectivement le tout à l'heure, tu en as parlé les évaluations d'impact en santé. chaque fois effectivement qu'il y a une action qui est menée effectivement qu'on évalue son impact voir un petit peu les propositions qu'on fait. Euh je vois que l'heure tourne. Le point particulier et on Franck en a parlé, c'est l'intelligence artificielle. Donc les progrès récent, c'est même pas récent. Génér grosso modo, c'est tous les mois. On voit que ça accélère. On voit effectivement qu'il y a des acteurs privés qui sont effectivement déjà sur le marché et qui crée un marché. Quelque part par rapport à la prévention, autant mieux.
C'est tout ce qui est prévention individuelle. Quelque part le le voilà la prévention algorithmique n'est pas une alternative aux politiques universelles de prévention, elle représente un complément. Mais comme le marché va plus vite que l'État, on propose que le de mettre c'est et les données, les algorithmes et les outils sous contrôle public. Je pense qu'il faut créer des partenariats euh avec le public privé, mais que ce ce ceci n'échappe pas euh euh au public, autrement au cours de graves danger. Voilà un petit peu les propositions en quatre axes. Vous les verrez effectivement dans dans le dans le rapport.
En conclusion, il y a petit de plusieurs petites choses sur lequel effectivement sur lequel le rapport insiste, c'est que de dire qu'il est possible d'agir aujourd'hui pour obtenir rapidement des effets à court terme. Ça souvent effectivement dit la prévention c'est dégénération, c'est pas vrai. La littérature internationale identifie des interventions efficaces sur le tabac l'alcool alimentation dont certaines peuvent produire des effets en quelques mois, en quelques années. Ça quelque part on peut avoir résultat rapide. Faut-il effectivement d'avoir cette volonté politique et ce portage politique, la vaccination par exemple. Euh et et pour finir, moi il y a deux choses qui m'ont marqué.
Euh effectivement c'est c'est les outresemes. Euh les outres mères sont en temp effectivement dans dans des conditions qui sont difficiles, mais entre guillemets, elles peuvent nous montrer l'exemple de savoir ce qu'il faut faire et ce qui marche hein pour avoir vraiment effectivement une politique décentralisée avec des acteurs qui se coordonnent sur un territoire. Euh et effectivement, on le reprend euh on le reprend dans le rapport au euh quelques modèles comme effectivement la préhension de contre diabète euh euh à la réunion et et des choses qui sont assez efficaces.
Et puis après dire effectivement qu'il y a des choses qui fonctionnent euh et ça m'a ça m'a ça m'a aussi effectivement incité à réfléchir, c'est le modèle agricole he le modèle agricole effectivement avec le ce système de MSA qui intègre l'ensemble des caisses qui permettent d'être beaucoup plus rapide qui permett d'aller beaucoup plus près he au niveau rural on voit qu'il manque la prévention et puis il y a des actions de prévention qui sont plutôt bien menées. Et enfin aussi au niveau de l'enseignement agricole, il y a des aides à l'éducation en santé au sein de l'enseignement agricole. Alors ça c'est intéressant parce que c'est des modèles qui avaient été mis en place.
C'est pas hier hein, c'était c'était c'était Saarie et Rocard lorsqu'ils étaient effectivement ministère de donc il il y a des choses il y a des choses qui fonctionnent. Alors le le but de ce rapport c'est bon c'est faire des propositions. Euh la l'important c'est de dire que c'est cette prise de conscience ce rapport n'est qu'une étape. Il faut vraiment qu'il y ait une prise de conscience collective et c'est pour ça que je dis je vous remercie encore d'être présent. Et maintenant effectivement ce qu'il va falloir faire c'est porter ce sujet. Chacun à sa manière. Moi, je continuerai à le faire effectivement à l'occasion du PLFSS, sans doute par rapport à une proposition de loi.
Sans doute, il y a un grand débat qui va avoir lieu dans quelques mois. Ce qu'il faut c'est c'est c'est porter ce sujet. Mais je pense que la la l'importance c'est et et c'est comme ça que je je on y arrivera. C'est effectivement je pense comme dis en introduction, c'est le collectif. C'est à partir du moment où chacun a bien pris conscience de ça et que ce sujet d'apprévention croise beaucoup de choses, hein. On parle effectivement du travail, des conditions de travail, euh l'espérance de vie en bonne santé, le problème des retraites, le problème de la soutenabilité de protection sociale.
Je pense que la prévention est un c'est pas le seul, mais c'est un un des sujets qui permettrait de résoudre pas mal de problèmes que l'on rencontre actuellement. Je vous remercie. Donc maintenant effectivement euh on on répondra aux questions euh si vous en avez. Merci. Alors, je crois qu'effectivement il y a ce qu'on peut faire, c'est des questions dans la salle et puis des questions au niveau de la vision. Je sais pas exactement où est Bastien. Je sais pas au fond de la salle. Il y a une question au fond de la salle avec un micro. Oui, bonjour Stéphane Devand, je suis journaliste pour le magazine Terragora.
Monsieur le député, vous avez évoqué les contrats locaux de santé mais dans vos propos, je vous ai pas entendu parler des usagers. Donc je veux savoir quelle place cet usager auraient dans votre dans votre rapport parce que finalement on a des patients mais la prévention ça s'applique également à des gens qui ne sont pas encore patients même si chacun dans citoyen il y a patient qui s'ignore. Merci. Oui, bonjour Christophe Clément Cotus. J'avais une question, c'est pas bien compris mais c'est quoi un territoire ? Comment est-ce que vous le définissez ? Et puisqu'on parle de d'engagement d'indicateurs et de mesures, qui va piloter le territoire ? Oui, bonjour monsieur le député Laurent PPski.
Je voulais euh peut-être vous redonner la main sur le le sujet de la santé au travail et vous avez bien précisé les choses tout à l'heure, mais voir comment vous voyez cette articulation entre la santé au travail et la santé globale. Je vous laisserai nous donner quelques précisions. Merci bien. On va prendre trois puis après euh on alternera effectivement avec des questions qui s'affichent qui viennent qui viennent par viso. Euh on merci pour vos pour vos questions courtes, c'est parfait. Euh concernant concernant effectivement les patients, bien évidemment, j'en ai parlé au début mais je me suis peut-être pas fait suffisamment comprendre pour moi.
Effectivement quand je dis une il y a deux choses qui sont importantes, c'est le portage politique et la démocratie en santé. C'est des choses pour moi qui sont fondamentales et quand je dis effectivement qu'on va le la littération en santé c'est du plus haut du plus proche au plus haut bien évidemment c'est même pas les patients, c'est les citoyens qui doivent qui doivent qui doivent qui doivent s'en préoccuper dans le cas des contrats locaux de santé bien évidemment que les citoyens auront leur place les les associations, les citoyens auront leur place un petit peu la même chose. Je je fais souvent le parallèle parce que pour moi il est assez parlant par rapport au PLU.
Lorsqu'il y a un P élu, ben grosse est citoyen, il peut dire grosso modo alors que ça soit effectivement sous mode associatif euh comité de quartier, enfin vous connaissez tout ça ou individuel, il peut dire écoutez, il y a ça, j'interpelle par rapport à ça et donc bien évidemment par rapport à ça, tout le monde tout le monde dans dans dans dans notre dans notre vision, chacun doit participer à ses contrats lo de santé. Au niveau des territoires, c'est pareil. Je pense pas qu'il faille les définir. Je pense qu'il c'est c'est le principe des bassins de vie. Il faut pas être uniforme euh dans de temps en temps et et c'est c'est le cas des contrats locaux de santé.
Dans en temps les contrats locaux de santé, ça peut être une ville si est importante, ça peut être une intercommunalité si jamais un bassin de vie, ça peut être éventuellement un département si jamais c'est un département qui est pas peuplé. Je pense pas qu'il faille régler ça. Je je je je je connais c cette cette discussion autour des territoires. Le pour nous en tout cas le territoire est souple. Euh il y a des il y a déjà des contrats locaux de santé qui existent.
Nous ce qu'on souhaite effectivement c'est les renforcer l'ord du corps des moyens une reconnaissance une généralisation et qui soit opposable et que nos concitoyens effectivement sachent effectivement ce qu'il en est sur leur territoire. la santé au travail. Alors comme je dis effectivement tout à l'heure, effectivement c'est assez assez alors d'abord euh on est allé effectivement et on a fait des rencontres les services de santé au travail bougent beaucoup et il y a une évolution qui est qui est tout à fait propice on a vu ça justement par rapport à la vaccination ça bouge beaucoup.
Euh moi je le vois euh euh alors il y a des choses qui fonctionnent hein au niveau prévention mais pareil c'est pas systémique. Je vois étement par rapport à celle à certaines branches comme par exemple la boulangerie ils savent traiter alors que c'est une petite entreprise hein, ils savent mettre en place des actions de prévention euh par rapport à à la car du boulanger par rapport au problème d'allergie. Il y a des prévention. Ce qu'il faut maintenant c'est rendre ça systématique qui s'est donné la possibilité d'abord au au complémentaires le reconnaître un rôle. leur dire effectivement ça peut se traiter par branche. Effectivement pour moi c'est plutôt par branche.
Ça peut se traiter à travers des contrats de des contrats collectif de groupe et puis en sachant aussi leur dire effectivement et la même chose c'est on a des priorités l'État fixe un cadre fixe des priorités eux ils le mettent en place je pense qu'ils une grande liberté au aux acteurs locaux ils mettent en place mais par contre ils rendent des comptes. Là, on verra effectivement le débat qu'il y a eu avec entre l'AMO et la MC. C'est vrai que la MC, il y a des moyens. Le problème, ils ont ils ont des moyens il revendique effectivement des droits, l'utilisation secondaire des données. Enfin, il y a des tas de choses. Mais par contement, il faut qu'il rende des comptes.
Je parle je parle effectivement des 2 % sur les contrats. Actuellement, moi en tant que parlementaire, je sais pas si vous vous savez, je sais pas ce qu'ils font de ces 2 % et ça représente quelques centaines de millions. Donc quelque part, c'est vraiment donnant donnant. Et donc c'est pour ça que il y a ça et puis après un rapprochement avec les services de santé au travail. Je par c'est pas normal que qu'on que qu' a des a des contratsgroupes qui soient euh qui soient construits sans sans sans sans sans la vie effectivement de de la santé au travail. Voilà voilà un petit peu comment ce qu'on voit et tout ça effectivement est développé dans le Oui. Un un mot simplement sur santé au travail.
En fait, on constate une augmentation des arrêts de travail qui qui est en discussion en ce moment sans se préoccuper des causes. Et ce qui est frappant dans les entretiens et cetera, c'est qu'on a jamais fait de la santé des gens qui travaillent un objectif partagé. Non, non, un objectif partagé et on est sur un système de santé au travail qui est un système plutôt de réparation, de validation des arrêts de travail, de retour et cetera. Mais on n' jamais fait du maintien dans l'emploi en bonne santé un objectif stratégique euh partagé par l'ensemble et du monde du travail et du monde de la santé. Et tu peux rajouter ce que tout à l'heure.
Effectivement, il y en a qu'un seul, il y a qu'une seule, il y a qu'un seul corps qui a compris ça, c'est les militaires. Les militaires, ils savent effectivement que les militaires, il faut qu'ils soient en bonne santé. Si jamais les militaires sont pas en bonne santé, effectivement, ça marche pas. et la les militaires, l'armée, le service de santé des armées qu'on a auditionné quelque part, c'est leur priorité, hein. La priorité, c'est de faire en sorte que les troupes elles soient elles soient elles soient viv et activ et il faudra faire la même chose au niveau des entreprises. Alors, excusez-moi. Oui, je vais lire effectivement une question de la part de madame Cronier.
Comment limiter le nombre de burnout croissant dans les entreprises ? Donc ça c'est un petit peu la la la la la la la question, c'est la promotion de la santé au travail. Euh monsieur Migl, le rapport pointe la nécessité d'un meilleur suivi budgétaire de la prévention à travers un nouveau objectif de Londame. Est-ce que ce nouvel objectif aurait le même périmètre que celui de la comptabilité SHA suivie chaque année par l'adresse ? C'est pas mag c'est toujours bien de t'aider euh alors il y a plus la comptabilité Sacha en fait c'est pour c'est ce qui permet en fait c'est le c'est le moteur des alors les parlementaires, ça leur parlera des jaunes budgétaires et des et des oranges budgétaires.
et c'est l'adresse qui qui est finalement, on va dire, le bras armé de la direction du budget lorsqu'elle propose effectivement à la démocratie parlementaire ces différents documents budgétaires. Donc ça serait pas tout à fait ça. Mais il y a deux propositions. On a été très synthétique finalement, on va dire dans dans l'exposé des propositions. Il y a d'abord créer un sous-objectif autour de la prévention danse. Aujourd'hui, la prévention, elle est dans l'objectif hospitalier, elle est dans le FI des ARS, elle est dans le le risque maladie de la médecine de ville et cetera et cetera.
Et même aussi dans l'objectif, le nouveau sous-objectif autour de la de la dépendance, prévention pour les pour les personnes qui viennent à Candicap, prévention pour les personnes âgées. Euh ce qui conduit effectivement, on va dire, à un débat parlementaire qui est un peu démonétisé. s'agissant des sujets de prévention parce qu'il y a pas cette comptabilité analytique qui permet de donner une vision globale effectivement des moyens et de l'effort de la nation au titre de la sécurité sociale.
Mais ça ne suffit pas parce que ce qu'on vous a dit tout à l'heure, c'est que la prévention a bien sûr une vocation interministérielle et on a besoin de jaune budgétaire et d'orange budgétaire qui ont été créés il y a quelques années sur une période récente grâce à votre impulsion Cyril, j'allais j'allais le rappeler qu'on avit porté et c'est une œuvre utile mais le rapport si vous le lisez vous verrez on propose des pistes d'amélioration notamment sur un sujet qui est extrêmement important. On a parlé de l'intelligence artificielle, ça sera très utile l'intelligence artificielle, tout le monde le sait. Faudra aussi bien sûr regarder les menaces.
Mais la prévention, c'est d'abord du temps humain, c'est bien sûr de l'accompagnement et notamment pour servir le principe qu'évoquait Franck Chauvin tout à l'heure, à savoir l'universalisme proportionnel. Et ce temps humain consacré par la médecine scolaire, la médecine universitaire, par la PMI n'est pas valorisé aujourd'hui. Donc en fait, nous n'avons pas une vision globale exhaustive et sans doute d'ailleurs que nous sous-évaluions l'effort de nationalis nation en faveur donc derrière ces deux aspects qui peuvent apparaître techniques, un peu prosaïques, il y a vraiment des enjeux politiques de démocratie, de pilotage et de gouvernance nationale qui me semble important. Merci.
Oui, un mot sur la question de je pense c'est Catherine Grenier en en viso. On connaît les déterminants de la santé au travail. Je veux dire ces déterminants là, ils sont connus. Donc si on ne traite que les causes, il y a aucune raison que le phénomène s'améliore de lui-même. Tant qu'on n'agira pas sur des déterminance, c'est-à-dire créer un environnement favorable à la santé et que le travail soit un environnement favorable à la santé, il y a peu de chance que les choses s'améliorent par comme ça simplement par la contrainte, le contrôle et cetera.
Donc c'est vraiment l'idée de créer des environnements favorables à la santé et c'est l'approche par déterminant euh dont dont Cyril a parler et la prévention primordiale. Merci bien. Une autre question, c'était euh à propos de la de la vaccination. On parle beaucoup de la simplification par pour les entreprises mais assez peu concernant le secteur de la santé notamment au bénéficion. Euh exemple, les laboratoires de biologie médicale sont autorisés à vacciner les gens mais pas à stocker les vaccins. Comment intégrer davantage la simplification au service de la prévention par rapport à la vaccination ?
Si bien euh si si vous voulez répondre euh Philip Adams qui est spécialiste de la prévention, s'il y a un micro il y en a. Merci beaucoup. Donc donc effectivement concernant les laboratoires d'analyse biologique à ma connaissance suite aux entretiens qu'on a eu avec les différents biologistes, c'est un souhait de leur part de saisir l'opportunité de d'un test glycémique transaminazo dans les laboratoires d'analyse pour proposer la vaccination avec aussi cette valeur ajoutée pour les laboratoires, c'est qu'ils ont des outils diagnostiques.
Donc on pourrait imaginer un système alors peut-être compliqué à monter mais à réfléchir concernant aussi des outils de surveillance épidémiologique relié à éventuellement des approches vaccinales qui seront proposées dans dans les laboratoires d'analyse.
Maintenant, concernant la complexité autour des schémas vaccinaux, donc ça c'est bien décrit dans le dans le dans le document où là effectivement il est important d'y voir plus clair selon les recommandations lorsqu'elles sont émises de la commission de la transparence par exemple à l'HAS ou du CTV où là parfois il y a un petit peu de de divergence et c'est une proposition qui est faite dans ce sens pour y voir plus clair et et proposer à la population. Voilà. Merci. dans le rapport il y a une feuille de route assez complète par rapport à la végation. La des questions des questions dans la salle, je vous laisse faire. Oui, attendez déjà une question.
Allez-y, allez-y, allez-y, allez-y, allez-y. Je commence. Bonjour Nathan d'Armon pour la FNO, la Fédération nationale des étudiantes et étudiants en orthophonie. J'ai avec moi l'ensemble des fédérations des étudiants et étudiantes en santé. Vous avez répété plusieurs fois que on devait enfin d'abord merci pour cette présentation et l'ensemble des contributeurs à ce rapport. Vous avez répété plusieurs fois qu'on devait cesser d'être dans une forme de logique de course à au projet individuel de de prévention. Nous, il nous semble que un axe central pour pour cette idée-là, c'est de mieux former les futurs professionnels de santé.
Euh et euh à ce titre, est-ce que on se demandait si votre rapport contient des mesures visant à améliorer la formation euh à la prévention pour les cursus médicaux et paramédicaux et notamment bah dans un dans un contexte qu'on connaît tous de sous-financement croissant des universités. Merci. Merci bien. Alors pour pour bien pour bien faire passer le message effectivement c'est c'est le ce rapport techniquement il est il est pluriel et il est consensuel. J'aimerais que ça pas qui vont répondre si a micro. Merci de de cette question. J'ai pas vu d'où elle venait du fond de la Oui. Alors, on a on a interagi dans la préparation des aspects formation avec les représentations des étudiants.
Peut-être pas toutes les représentations des étudiants parce qu'on avait un un temps contraint, mais on s'est bien aperçu de la nécessité d'approcher ces données de formation en interprofessionnel, j'allais dire et donc de profiter sûrement de ce qui peut exister dans différentes formations. Il y en a en médecine, il y en a en pharmacie, il y en a en odontologie pour les distribuer dans l'ensemble des formations en santé et apporter finalement une culture commune de l'ensemble des professionnels des futurs professionnels de santé actuellement en cours d'étude en matière de prévention et de les sensibiliser dans ce sens-là.
Donc c'est là aussi très clairement écrit dans l'une des contributions au rapport et je j'en profite pour vous remercier les étudiants de tout ce que vous avez apporté au cours de de nos échanges qui ont été extrêmement utiles pour nourrir notre réflexion. Merci bien. Et et pour compléter la réponse, moi ce qui m'a aussi épaté dans les eu, c'est de voir effectivement quelque part, il y a une transformation des des étudiants et des jeunes press de la santé qui peut-être ont compris plus rapidement que nous que ils voulaient plus forcément faire des soins et des actes de soins et qui voulaient s'impliquer dans la santé des populations.
Et ça, je trouve c'était il y a une émergence des nouvelles générations. On l'avait vu par rapport aux élèves agronomes, je pense quelque part qui s'était rebellé par rapport à une certaine forme d'agriculture. Ben, on voit effectivement que au niveau des étudiants et des jeunes professionnels de santé, quelque part, ils souhaitent faire autre chose que des actes de soin à répétition. Oui, bonjour Béatrice. Béatrice Noé de la Je suis là de la de la FHP. Euh merci beaucoup pour votre présentation. Deux questions très rapides. Vous avez fait référence au rôle des établissements de santé. Je voulais savoir ce que vous mettiez euh derrière cela.
Et la deuxième chose, c'est sur le le volet santé mental. Vous avez parlé aussi, on est tous très conscients de l'importance de la prévention aussi sur le champ de la santé mentale. Est-ce que sur ce sujet-là, vous avez aussi des orientations euh particulières que vous souhaitez particulièrement mettre en en exerg ? Merci. Euh merci bien. On répond euh euh bien évidemment. Alors, je dis et et ça je pense c'est c'est aussi l'intérêt des contrats locaux de santé.
Bien évidemment les établissements de santé qui soient public ou privé bien évidemment ils auront pour nous ils ont une partie importante dans le cadre du contrat local de santé bien évidemment par rapport à l'offre de soin mais aussi par rapport à la prévention. Et et pour moi effectivement c'est c'est c'est fondamental. Euh c'est fondamental concernant la santé mentale. Moi le le le l'indicateur qui me marque, c'est les jeunes hein, c'est les jeunes effectivement grosso modo euh je crois que ça a doublé en quelques années he le le le problèmes de santé mentaux chez chez les jeunes.
Et pour moi, ça commence, c'est vraiment la prévention, ça commence vraiment effectivement dès la naissance, dès le post partom. Si on s'est beaucoup posé la question par exemple de la conditionnalité hein, vous savez effectivement c c'est toute la question de la responsabilité individuelle ou collective. Avant les allocations familiales étaient conditionnées à la visite à la première visite du du postpartum. Maintenant ça allit plus. Est-ce qu'il faut responsabiliser ? Est-ce qu'il faut plus ou moins responsabiliser ? Ça ça ça ça ça ça ça ça ça ça ça ça sort un petit peu de la question que vous posez.
Mais pour moi la prévention santé mentale c'est dès le plus jeune âge l' qui va partir la semaine donc dans dans 15 jours. On va parler équipement de la nationale, il y aura des choses à dire mais la prévention, le dépistage c'est dès dès les premiers jours, les premières semaines, les premières années à mon avis qu'il faut concentrer cet effort et dans tout l'intérêt du service public de santé pour les enfants et les jeunes. simplement pour compléter, excusez-moi, pour pour compléter la réponse spécifiquement pour les établissements.
Euh on on a repris dans le rapport la proposition qui est faite dans le rapport de l'igas d' Carol Betsadon qui est dans cette salle, c'est-à-dire de généraliser le le programme MEC probablement à la française, il va falloir l'adapter et cetera. Mais en tous les cas, il y a déjà une impulsion qui est donnée, hein, puisque il y a des un certain nombre d'établissements qui qui vont être sélectionnés pour mettre en œuvre. Bien évidemment, les établissements privés sont il y a pas de raison de faire de différence entre les établissements publics et les établissements privés.
On sait que chaque contact avec un professionnel est l'occasion de faire passer un message de prévention, de repérer des facteurs de risque et d'enclencher éventuellement des interventions brèves à condition que nos facultés forment les professionnels de santé. C'est un peu la question de notre collègue que nos facultés forment les médecins, les professionnels de santé aux intervention brèves, chose qui pour l'instant euh est relativement peu existante, on va le dire gentiment comme ça. Pe Bonjour chers confrère, merci de votre invitation. Euh j'ai une question concernant la vaccination qui peut étonner. Il y a des bénéfices, on veut pas voir les risques.
Merci monsieur Neder de m'avoir invité. On a vu avec les vaccins du Covid malheureusement qu'il y a des vascularites coronaires, que il y a des maladies de Kawasaki. C'est reporté dans les rapports de la NSM. On a vu, c'est écrit dans le monde que les vaccins du Covid peuvent aussi causer de l'hypertension artérielle. Et je pense qu'il est de notre devoir, même s'il est difficile, de regarder les conséquences ou les risques des vaccins en ce qui concerne les vascularites et l'inflammation vasculaire.
Voilà, je sais que c'est un sujet éminemment sensible, mais je pense qu'on peut pas s'en absoudre quand on comprend aussi que ça cause des vascularites cérébrales, que ça peut causer des anévrismes coronaires. Et euh évidemment, il faudra prendre le temps de débriefer tout ça ensemble, mais je pense que c'est indispensable d'en parler. Merci beaucoup. Bruno Girardon sa santé. Merci monsieur le député, madame la sénatrice notamment. Euh une question simple, comment assurer la pérennité de l'ancrage politique dans la prévention et des moyens affectés compte tenu de la rotation des mandats et des arbitrages budgétaires souvent annuel ?
Dans ce cadre, est-ce que un PFSS fluuriannuel ne serait-il pas un avantage ? Alors ça ça ça c'est un débat c'est un débat qu'on a et et on est plusieurs parlementaires. J'ai pas j'ai pasé la la présence d'ancien ministre. C'est un débat qu'on a régulièrement. Moi personnellement, je crois pas fort. Enfin le le le budget puriannel est intéressant, mais surtout avant le budget puriannuel, c'est la vision pluriannuelle, hein. Et et cette vision, on peut la faire assez rapidement. Déjà qu'on affiche une vision et après effectivement qui est appliqué à travers un budget, mais même cette vision plurannuelle, on ne l'a pas. Et pour moi, c'est un des grands sujets concernant la santé.
On déborde un petit peu le sujet, c'est que tout le monde euh l'ensemble des acteurs concernant la santé et du soin actuellement ne sait plus où il est parce que il a une vision annuelle. Si j'ai motivement dis à l'ensemble des acteurs voilà où est-ce qu'on veut vous emmener dans 5 ans qu'on affiche une vision bah quelque part il serait déjà rassuré et donc moi je plaide pour une vision et une présentation avant le PLFSS de cette vision. Après effectivement, on verra si il peut être plus annuel mais vous connaissez les difficultés qui sont liées avec.
Oui, bonjour euh Florence Benichou, je suis un vieux médecin et ma question, elle est très simple, c'est comment développer une vraie culture de prévention dans notre pays ? Parce que clairement aujourd'hui euh le corps médical et moi en tant que médecin, j'ai pas du tout été formé à la prévention. Absolument pas. Les pharmaciens ne sont très peu aussi puis ils ont même pas d'intérêt au développement de la prévention. On se demande même si les médecins ont un intérêt au développement de la prévention. Les usagers eux en ont vraiment envie, ils commencent à en avoir envie. Et je dis, vous parliez tout à l'heure de voiture monsieur et de garage.
Je dis on a un contrôle technique pour nos bagnoles obligatoire tous les 2 ans. Et qu'est-ce qu'on a pour nous êtres humains ? Voilà ma question. On est bien d'accord et et on a même des rappels de vaccination pour nos animaux alors qu'on a pas nous-même. C'est tout le problème. C'est ce que je dis. C'est pour ça qu'il faut industrialiser concernant la littératie. Je pense que on on voit des choses émerger.
On parle effectivement des jeunes médecins, des jeunes prof qui quelque part mais c'est c'est tout l'intérêt de la littération en santé dès le plus jeune âge et et mais pour ça il faut et c'est pour ça que j'assins faut vraiment qu'il y a une prise de conscience tant que chez nos concitoyens le le le les problèmes de santé c'est l'accès aux soins, c'est les urgences, on n'y arrivera pas. Donc c'est vraiment cette prise de conscience qu'il faut que globalement on ait euh par rapport à cette par rapport à la prévention. H prise de c'est même que D'accord. Monsieur monsieur le député, monsieur le professeur, bonjour. Je suis Maxime Coterman.
Je suis médecin de santé publique, praticien de prévention. Ça fait un peu écho contrôle technique. Euh c'est une question un peu spécifique sur euh les consultations prévention aux HP de la vie qui est un des dernier dispositifs de de prévention qui a été lancé. Vous pouvez euh que vous nous rappeliez le niveau de preuve et puis si vous aviez des premiers éléments de bilan et enfin une proposition, ça se passait très bien à euh une la téléconsultation. C'est un média qui est parfait pour parler de prévention avec des patients qui sont chez eux au moment où ça leur convient. En revanche, l'assurance maladie n'accepte pas que ce soit pris en charge selon cette modalité.
Donc une question et puis une proposition. Du coup, je sais pas si alors les les alors je réponds puis après pour moi effectivement les consultations aux chiens de la vie c'est une très bonne idée. La question c'est savoir effectivement comment est-ce qu'on l'oriente vers les les gens qu'on a le plus besoin et donc ça rejoint la question du aller vert. Souvent ces consultations sont faites sont enfin peuvent bénéficier des gens qui qui vont régulièrement le médecin. Donc la question pour moi c'est c'est pas tellement les constations aux achets de la vie.
La question c'est comment est-ce qu'on atteint les populations qu'on ont plus besoin et qui n'ont pas spontanément effectivement chez les prés de santé. Et la proposition je je on la retient. Bonjour Sophie Beaupère délégué général du NICANC. Je voulais j'avais une question sur le pilotage parce que dans la propulsion 35, vous évoquez le fait que ce serait un ministère, une seule santé qui piloterait en collaboration finalement avec les ministères sectoriels si j'ai bien lu la proposition.
Et euh n'aurait-il pas un choix alternatif qui serait de faire en sorte que la prévention soit par exemple dans le ministère euh dans un grand ministère santé dans la mesure en plus où c'est la DGS qui serait euh l'opérateur de dans ce que vous décrivez de la prévention. ce qui permettrait notamment de de régler notamment les sujets financiers qui sont évoqués d'articulation par exemple entre les dispositifs existants comme l'article 51 dans lequel il y a des programmes prévention qui sont embarqués aujourd'hui. Je pense à la prévention envers les personnes à haut risque de cancer par exemple. Merci.
Alors par rapport à ça, c'est bien de rêver et le ministère une seule santé c'est une proposition qu'on fait. On on sait que c'est pas c'est pas lors du prochain PLFSS qu'on l'obtiendra. le euh euh on a auditionné est beaucoup de personnes d'anciens responsables, de ministres euh euh et comme vous le savez certains plaident pour dire que la prévention il faut la sortir de la santé dans le sens où euh vu que la prévention primordiale relève de l'éducation, du logement, des mobilités, grosso modo, lorsqu'ils sont confrontés Lorsque lorsque les minis de la santé sont confrontés à ces sujets, nous dit-on au aux parlementaires, ils perdent leurs arbitrages.
Donc il il y a des gens qui veulent sortir la prévention primordiale de la santé. Euh moi je pense qu'il m'osé trouver un certain un certain équilibre le le l'objectif enfin l'horizon ça serait effectivement un ministère une seule santé. Euh déjà si si déjà on a une DGS qui est forte, un ministre qui est fort, une DGS qui est forte, si jamais effectivement on a une une conférence nationale de santé qui fixe les objectifs pour 5 ans, c'est le côté pur annuel. Si jamais effectivement on a un CS tous les ans qui suivent les objectifs ministère par ministère, ça sera déjà ça sera déjà un pas et c'est ce qu'on propose dans un premier temps dans le rapport.
C'est c'est simplement dans dans ce que dans ce que tu dis. En fait, il y a il y a plusieurs alternatives effectivement. On peut voir plusieurs choses. La première chose à faire, c'est d'obliger à faire des évaluation d'impact en santé des politiques publiques. Et à partir de ce moment-là, effectivement, que ce soit au ministère de la santé qui reprendra de l'importance alors que pour l'instant, il y a un ancien ministre qui qui connaît bien les choses, la santé perd ses arbitrages globalement vis-à-vis des autres ministères. Donc si on met les évaluations des impacts en santé des politiques publiques, à ce moment-là, on rechange le l'ordre de priorité.
Probablement que mettre cette ce point-là au sein du ministère de la santé est jouable ou sinon il faut changer l'organisation. C'est l'objet de cette proposition. Donc on voit bien que c'est un élément dans la discussion. C'est pas une solution toute ficelée. Merci de vos éclairages stimulants. Ma question, comment va se faire la coordination active avec le ministère d'éducation nationale ? Je fais partir d'un seul chiffre. Les enquêtes récentes montrent que 40 % des jeunes filles des lycées connaissent des épisodes dépressifs. En prévention, une des choses qui peut aider beaucoup, c'est la diffusion des compétences psychosociales.
Rebecca Chanclan a publié un livre pour les enseignants, mais il y a très peu de budget pour former les enseignants. Donc la démarche de transfert des compétences psychosociales aux enseignants puis aux élèves est encore extrêmement brionnaire. Qu'est-ce que vous pensez faire pour actionner le ministère de l'éducation nationale dans ce sensl ? On a une réponse qui est qui est un peu toute préparée et c'est un peu l'expérimentation qu'on a mené effectivement avec Franchin qui s'appelle Alliance en région Avr Ronalpe.
Il y a maintenant 15000 élèves enfants qui ont effectivement suivi effectivement cette formation et dont dont la compétence en littératie ou en compétence psychosociale à à monter. Et c'est ce qu'il faut généraliser, ce qu'il faut effectivement c'est nourrir grâce à ça les écoles promotes de santé et c'est ce qu'on essaie de faire mais ça c'est encore sujetement qui est dont on parle dont on parle dans l'apport. Merci à vous. Bonjour Charlotte, je représente le syndicat des chirurgiens dentistes de France et j'aimerais amener une note positive quand même parce que le rapport est intéressant, il est absolument très très complet.
J'aimerais une note positive pour le domaine de la santé buconentaire parce que nous la santé buconodonentaire, on sait que ça marche. La prévention, ça marche très bien. C'est tous les indicateurs qu'on a eu ces 30 dernières années ont donné des résultats merveilleux grâce notamment à plusieurs éléments. Ça a été d'abord l'introduction des dentifrices fluorées qui ont diminué l'impact de la carie dentaire chez les enfants et chez les adultes et toutes les données épidémiologiques le prouvent. Après, nous avons beaucoup suivi votre travail sur le sucre et nous sommes très intéressés par ce que vous faites, notamment sur l'introduction du sucre dans l'infantile dès les plus jeunes âges.
Et aujourd'hui, en tant que chirurgien dentiste, travaillant au quotidien, je peux pas imaginer qu'on ne puisse pas parler aussi de l'impact du sucre dans les santés des populations, mais pas que au niveau de la santé orale, mais parce que ça rejoint tous les déterminants communs de santé, aussi bien pour la santé au niveau des risques cardio-vasculaires, du diabète, des maladies chroniques. Là, on a un travail de de d'entente entre les professionnels de santé qui est très important.
J'aimerais cependant finir sur les notes un petit peu moins glamour, excusez-moi, mais malheureusement aujourd'hui, on se rend compte aussi que on parle de la prévention, mais on oublie aussi que les soins essentiels curatifs de première nécessité permettent de couvrir les soins des populations les plus défavorisées. Et nous aujourd'hui, on est un petit peu interpellé, un petit peu alerté par deux factos. C'est ma petite minute politique mais ça va vraiment parler du ticket modérateur et notamment la diminution l'augmentation du ticket modérateur à 50 % des soins va augmenter la part la cotisation des pour des compléments des complémentaires santé pour les patients.
Et de ce vê et je suis désolé ça va éloigner les personnes les plus fragiles de nos de nos systèmes de santé des soins de première nécessité. Et quand je parle des soins de première nécessité, je parle pas de la couronne ou de l'implant dentaire. Je parle tout simplement du détartrage ou de l'endau ou des soins de premiers soins et derrière ça avoir un impact non négligeable sur les économies de santé que nous pensions faire au point de départ. C'estàd qu'on va le retrouver sur de l'antibiorésistance, on va le retrouver à tous les niveaux de la société.
Et puis l'autre chose, c'est que malheureusement, on alerte aussi sur le fait que les examens de santé glucodentaire, les EBD qui sont MTdent, qui sont merveilleux de 3 à 24 ans et qui nous permettent de couvrir une large part de la population malheureusement aujourd'hui ne rencontre pas le succès compté pour des questions tout simplement internes, techniques dans notre système de santé qui nous permettent pas de nous de d'avoir l'impact que nous aimerions donner à cet examen de santé. Nous aimerions vraiment participer et continuer de participer à vos travaux de prévention sur la prévention. En tout cas, voilà en tant que syndicat des chirurgentistes de France. Merci.
Merci bien pour votre intervention. On se rejoint sur certains points. Alors, je sais pas si j'irai jusque mais c'est intéressant jusque à la proposition de du Sénat qui est qui reste aucun reste à charge concernant les gestes de prévention. Mais je pense qu'on qu'on devrait aller on devrait aller on devrait aller vers ça et je suis d'accord par un proti modérateur est d'accord mais après il y a le gouvernement il y a les il y a les parlementaires, tout ça tout ça est est un jeu de négociation et justement ça me permet effectivement de passer la parole à Yannique Deer. Et ben écoutez bonjour bonjour à tous.
Très heureux d'être à cette présentation et de profiter pour remercier le l'énorme travail qu'a réalisé Cyril Isaac Civil sur ce sujet qu'il tient à cœur depuis de nombreuses années dans ses travaux parlementaires et merci à toutes les équipes qui l'ont accompagné. On a souvent cité les anciens MS donc quelques éléments de réponse hein P mael sur ce que ce que j'ai ce que j'ai entendu sur sur la vaccination. Euh moi, j'entends hein la question que que j'ai eu. Euh c'est-à-dire que pardon, je vais me lever, ce sera plus correct. C'est-à-dire que bien entendu que certains vaccins euh peuvent avoir des effets secondaires ou des choses à terme. L'idée c'est un bénéfice risque.
Donc l'idée ce n'est pas du tout de de ne pas dire qu'il peut avoir des impacts. Il faut simplement les recenser et les suivre. Il faut une totale transparence. Parce que si vous voulez, moi je crois que au pays de Pasteur, on peut pas vivre avec cette défiance vis-à-vis de la science. On est quand même dans un pays euh avec une médecine basée sur les preuves. Donc moi, ça fait partie des des sujets parlementaires que que je poserai sur la table dans dans les prochaines semaines suite suite à à un rapport que j'avais demandé quand j'étais ministre justement sur la désinformation en santé.
Donc attention, le secteur de la santé est un des secteurs qui est le plus désinformé sur les les réseaux sociaux ou autres. Donc il s'agit au contraire d'être extrêmement transparent. Donc c'est un effet bénéficer risque. Quand vous décidez de vacciner quelqu'un, c'est que vous pensez que la vaccination va lui apporter plus de protection en santé que s'il ne l'est pas. Par contre, ça veut pas dire que certaines vaccinations n'ont pas des points particuliers dans leur suivi. Il faut ender euh la liste, en faire des les les les remonter pour que si jamais on doit revoir la stratégie sur la conduite vaccinale et ben ça soit pris ça soit pris en compte. Sur la la pluriéannualité.
sur la plurannualité. Vous avez posé la question sur le PFS. Je partage complètement la vision de Cyril. C'est qu'il faut une vision pluriéannuelle sur ce que l'on veut faire et on doit pas parler de santé dans cet hémicycle qu'au moment du budget. Cependant, qu'on soit totalement transparent, si on veut faire une pluriéannualité budgétaire, il faut modifier la Constitution puisque vous savez que la Constitution française prévoit l'annualité budgétaire. Donc quand vous savez qu'il y a quelques déjà difficultés d'avoir une majorité à l'Assemblée nationale, il faut quand même vraiment que les choses se passent autrement en 2027 si on veut pouvoir modifier la Constitution.
Parce que globalement, on peut tous plaider de nos vœux une orientation pluriannuelle en santé, mais j'en parlais avec mon voisin qui connaît bien ces sujets également. C'est si un moment il y a pas quelque part une obligation pour orienter, ça ne sera pas fait. sur les âges clés de la vie et la télé consultation. Je l'ai entendu. En fait, le sujet, si vous voulez, c'est que le bilan est mitigé de de ces de ces de ces bilans aux âges clés de la vie. Pourquoi ? Parce que beaucoup de patients sortent avec ce bilan mais il y a pas le parcours de soin. Donc c'est bien si effectivement on vous a déjà identifié vos facteurs de risque et autres.
Mais si derrière, pardon, allez, je vais me faire mal un peu, euh on vous dit d'aller voir un cardiologue et que vous avez un rendez-vous 6 mois à 1 an, euh voilà, donc il faut le bilan prévention, c'est bien, mais il faut surtout construire le le parcours de soins. Ensuite, sur euh est-ce que le ministère euh perd ses arbitrages ? Globalement, oui, c'est une c'est la raison principale pour lequelle je ne suis pas resté. C'est pas le fait d'être ministre, c'est le fait de pouvoir conduire les les politiques que l'on souhaite pour pour la population. Euh et pour une grande une grande raison, c'est que en fait il faut une différenciation euh du financement.
1 € dépensé mais quand 1 € est dépensé dans la prévention, bah en fait c'est un investissement pour la santé parce que à terme on va faire des économies. Par contre c'est vrai que quand vous avez une annualité budgétaire Bercy veut un retour sur investissement dans l'année. Ça n'existe pas. C'est très rare les les les les éléments où vous avez un retour de prévention sur l'année. Donc il faut des ROI, des retours sur investissement qui sont àchiffrés sur en fait le soin qui n'a pas été fait. Donc c'est une économie. Le patient va aussi beaucoup mieux donc tant mieux.
Après c'est des indemnités journalières parce que s'il a été prévenu, il est donc pas malade donc on fait une économie sur l'indemnité journalière. Puis au final bah si le patient n'est pas en le qui est un citoyen n'est pas malade et donc est potentiellement au travail, bah c'est aussi une productivité et on crée de la richesse. Donc c'est c'est c'est ce sujet-là qu'il faut voir tout euros dépensé. Il y a des euros qui peuvent être de l'investissement. Puis dernier point pour pas monopoliser la parole, j'ai bien aimé votre réflexion.
Effectivement euh dans une dans la dans nos études de santé, moi j'ai bien vu euh quand on était fort, on allait faire de l'angioplastie où on mettait des pmel. quand on était entre guillemets jug, on allait en prévention hein, il y avait une he Non mais pardon mais je dis ce que tout le monde pense en tout cas ceux qui ont monâage le savent. C'est-à-dire que la prévention c'était un peu ceux qui bon voilà n'allaient pas faire d'act de gestes de choses comme ça. Et je crois que euh il faut inverser les choses.
C'est-à-dire que je crois qu'on a un gros sujet de santé publique à expliquer et puis je crois que aussi les avancées de la littérature notamment, on a quand même que depuis fin 2025 les vraies études en New England dans 7 qui disent que par exemple sur l'alimentation ultra transformée, on mesure clairement les impacts en terme de pathologie cardio-vasculaire, de cancer et tout ça. Avant, on le suputait mais là maintenant, c'est vraiment franchement mesuré. Donc ça permet effectivement de voir que euh la prévention s'impose. On est en retard par rapport à d'autres pays européens.
Je voyais bien moi par rapport au lors des Conseil des ministres européens par rapport à mes homologues que nous avions euh euh à poser le sujet. Donc il y a une acculturation effectivement euh de nos concitoyens qui va peut-être plus vite effectivement que que l'on pense mais également de nos de nos soignants. Et après je pense que vous avez par quelque chose d'un petit peu en disant est-ce que les pharmaciens ont intérêt ? Bah, je crois que justement ça fait aussi partie des évolutions des métiers.
C'est vrai que un pharmacien ne sera plus vu demain si comme un vendeur de boîtes de médicaments, mais doit participer comme les biologistes, ça a été dit par par Philippe, comme des lieux de présence territoriale. C'est de l'aménagement du territoire. C'est précieux une pharmacie sur un territoire comme un laboratoire de biologie. Et si on peut y faire des actes de prévention, et bien ben je pense que c'est gagné.
Et concernant euh l'éducation euh l'éducation nationale, euh je pense que la médecine scolaire a été quand même beaucoup euh entre guillemets bon voilà, il faudra des années pour remettre pour réarmer aussi cette médecine scolaire mais je pense que on doit on doit faire attention comment oui enfin faut quand même le temps de former quelques professionnels de santé quand même. Non mais de l'attrait pas débattre et c'est de l'attrait qui vous donz. Oui de l'attrait. de la traite.
Mais je redis quand même que actuellement en terme de formation santé, on couvre difficilement les départs en retraite de nos médecins et on pas on et on on couvre difficilement les besoins notamment en paramédicaux que nous aurons. Donc il y a quand même besoin d'en former plus. L'attractivité, on est toujours d'accord, l'attractivité joue un rôle majeur. Mais on retrouvant cette médecine scolaire que nous avons connu quand nous étions enfant qui permettait de niveler les différences de niveau social puisque on avait ces ces dépistages, ces vaccinations à l'école et ça je pense que ça sera quelque chose de positif. Désolé. Non non, il y a pas de souci. Merci Anqu. Merci Nick.
Alors, on n'est pas forcément d'accord dans le sens où moi je pense et moi je suis volontariste et et et je dise que la le service public pour la pour pour les jeunes, on peut le faire rapidement. C'est dans sans problème de volonté politique, sans problème effectivement de relation et ce ce à quoi effectivement j'ai dit ça dans le sens où actuellement effectivement je discute aussi bien avec François Gatel par rapport à aux collectivités par rapport à la PMI et qu'avec le ministre desation nationale et quelque part on va trouver une convergence pour faire en sorte de créer ce service public de de de de santé des jeunes et on peut le faire rapidement grâce à une attractivité.
Moi je suis positiste et optimiste et on peut le faire rapidement. Ça demandera pas des années. Si on le veut, on le peut. Euh oui. Bonjour Arianne Bismut, consultante en stratégie de santé publique. Alors, j'ai deux questions très rapides. On a tous aimé l'analogie par rapport au mécanicien à chaque coin de rue. Euh, il n'empêche qu'en faisant des bilans de prévention, en faisant notre contrôle technique, parfois on évite des maladies, mais parfois aussi on appuie là où ça fait mal. Euh on dépiste et ça fait partie aussi de la prévention et euh le fait que derrière l'offre de soin ne suivent pas forcément euh qu'on a des déserts médicaux qui s'étendent.
Est-ce que c'est pas aussi la raison euh qui explique pourquoi il y a cette inaction politique autour de la prévention ? Parce que on sait que derrière on va pas être capable de de gérer. Et une autre question qui est en lien avec celle-ci, votre rapport il est euh ciblé sur la prévention primaire. Aujourd'hui, vous avez parlé de prévention primordiale. Euh, il est cité euh quelques fois dans le rapport de la prévention tertiaire et secondaire. Est-ce que il est prévu une un deuxème épisode de votre mission prévention santé ? Merci. Merci bien. Sur sur la la première partie de notre question, c'est l'histoire de la poule et l'œuf.
entre entre le souhait et la prévention, moi personnellement, je pense que c'est la prévention qui est maillon faible euh par rapport au soin et que s'il y a pas cette prise de conscience comme objectivement l'histoire du garagiste que notre que que la voiture démarre par le matin, c'est pas c'est c'est c'est sans relation avec le garagiste. Moi, je mets la primuté effectivement à la à la prévention primaire au primordiale. La deuxième question c'était les autres préventions. Non, moi j'ai la mission concernait la prévention primaire et primordiale.
C'est assez intéressant dans le sens où cette prévention, j'ai dis ça, elle est en dehors du je reviens sur le marché, elle est en dehors du marché quelque part. Je pense que le le il y a a y il y a une fonction régalienne dans la préstion primordiale. C'est c'est l'État qui en est responsable et euh entre guillemets, ça sort du champ de l'assurance maladie. Ça porte bien son nom. L'assurance maladie, elle est en charge de la maladie et donc de la prévention secondaire dépistage et de la tertière la prévention primordiale, elle sort de l'assurance maladie et son champ est beaucoup plus large. Bonjour B méta coaching santé.
C'éit une question un peu dans la continuité d'ailleurs de la précédente. Est-ce vous parlez dans le rapport du numérique de l'IA notamment pour mieux identifier les populations qui auraient besoin d'avoir des actions de prévention ? Est-ce qu'au-delà de ça, par rapport aussi une situation des médicaux, la par exemple les thérapies numériques dont vous parlez assez peu, les thérapies digitales qui mettent l'accent sur les changements de comportement qui sont souvent les les causes des maladies ultérieures ne serait pas une solution aussi à pousser dans le cadre d'une politique plus orientée prévention.
C'est pas et si si j'ai bien compris votre votre question effectivement on avait cette optique de rester axé sur les comportements individuels et on voit tout le mouvement actuel sur les les les comportements individuels. Simplement, je vous invite à faire le calcul pour modifier la santé d'une population. Combien de personnes faut-il changer ? Quel taux de succès faut-il atteindre en modifiant les comportements pour voir une modification sur un indicateur de santé de la population ? Vous avez la réponse assez vite. En revanche, on sait qu'en modifiant les environnements, vous modifiez les comportements assez facilement pour ne pas dire très facilement.
Donc, on voit que la création d'environnement favorable est bien plus efficace. en terme de héroï puisqu'on parlait de héroï que le changement des comportements individuels. Première chose. Deuxième chose, si vous modifiez simplement les comportements individuels sans modifier les environnements, le taux de succès va être très faible. Ça va être très faible. On le sait, la littérature est très abondante. Pourquoi ? parce que en fait vous allez en permanence avoir des injonctions contradictoires que vous enverront les environnements par rapport à ce que vous voulez changer. Et c'est pour ça qu'il faut faire les deux. changer les environnements et agir sur les comportements individuels.
On a déjà beaucoup sur les comportements individuels. C'était l'objet de ce rapport que de se concentrer sur les environnements favorables à la santé dans ces quatre environnements qu'on repère classiquement dans notre métier en santé publique qui sont les les lieux où l'on vit, les lieux où on travaille, les lieux où l'on apprend et les lieux où l'on est soigné. Un exemple assez simple par rapport à ça pour illustrer, c'est le plan vélo. Le plan vélo était fait pour les mobilité mais on se rend compte actuellement que ce sont une des mesures qui a amélioré l'activité qui a augmenté l'activité effectivement les Français et donc amélioré leur santé.
On a changé l'environnement sans forcément le et c'est et c'est en changeant changeant l'améliorement qu'on améliore les choses. Le le les résultats attendus du plan des modifications de mobilité sont extrêmement impressionnants quand vous regardez les projections qui sont faites en terme de mortalité de réduction de la mortalité prématurée, c'est quand même très impressionnant. Alors, ça doit être confirmé mais les projections qui sont faites sont très impressionnantes. Si on avait dit à tous les gens, faites du vélo pour modifier votre santé, on aurait pas eu ce résultat là.
Non, Sylvie Royant Parola, je suis coordinatrice du groupe de commission santé publique de l'URPS et fondatrice du réseau Morphé. Alors déjà, merci beaucoup pour votre apport parce que c'est un énorme travail et on voit que il y a des champs qui sont vraiment très multiples et et et très riches. Ceci étant, quand je vois le les les six points d'engagement aujourd'hui, tabac, alcool, alimentation et cetera, il y a pas le mot sommeil.
Et euh ça ça me chagrine un peu parce que euh dans les trois dernières années, toutes les enquêtes qui ont concerné la population soit et autres montrent que les trois piliers de la santé c'est l'alimentation, l'éducation physique et le sommeil, mais qu'en fait ils mettent le sommeil en premier. Et en tant que spécialiste du sommeil, bien évidemment, je ne fais que partager cette vision et ça ne se résume pas aux écrans euh qui qui sont cités là pour le coup. Et j'ai regardé, alors j'avais pas le rapport avant mais j'ai regardé un petit peu le nombre de fois où le mot sommeil est cité. C'était 33 fois dans le dans le dans le rapport.
Le tabac, l'éducation physique 96 fois et et donc euh c'est ça. C'est li ça. Euh c'est c'est quand même j'ai l'impression qu'il y a une résistance par rapport à au fait de mettre le sommeil en avant comme un un un système de prévention absolument énorme au niveau de la santé. On passe un/ers de notre temps à dormir, ce qui est quand même magistral. et et on connaît maintenant toutes les fonctions qui s'y passent. Euh et entre autres, il y a un travail d'éducation à faire notamment au niveau des enfants et euh et des petits enfants et des mamans qui ont qui ont des enfants. Et et là, il faudrait pouvoir arriver à à pousser ça au niveau éducatif. Merci pour votre question.
Mais ça rejoint la littératée en santé et notamment des parents parce c'est c'est c'est les parents qui sont quelques parents en charge de ça. Je sais pas si tu veux compléter. Oui. Bah ce qu' ce qu'on ce qu'on voulait éviter dans ce rapport c'est d'avoir une approche par secteur parce que un coup on va vouloir améliorer ceci un coup on va vouloir et puis au bout d'un moment c'est complètement une espèce de calidoscope incompréhensible. En revanche, se dire que la santé liée à des déterminants sur lesquels on a la main, elle liée à des environnements sur lesquels l'État pour l'inst un rôle à jouer.
Ça c'est la première étape et tant qu'on n' pas pris conscience de ça, le le reste, on voit bien a beaucoup de peine à prendre parce que un coup vous avez un message sur l'alimentation, un coup c'est le sommeil, un coup c'est et puis vous faites quoi de tout ça si vous n'avez pas le cadre dans lequel vous intégrez ces informations ? Et donc la première chose, c'est qu'il faut prendre le temps de construire ce cadre dans la population qui permet d'intégrer toutes ces tous ces messages qui arrivent et qui pour une part crée plus de résistance qu' ne crée de modification en fait.
En tout cas, si vous pouvez passer des messages d'éducation et de formation que ce soit au niveau des de l'enseignement général mais aussi des médecins pour le sommeil, je pense qu'on fera un pas singulièrement. Merci bien. Une question effectivement par rapport à la visio et qui interpelle la sénatrice. Euh je sais pas si elle m'entend. Une question. La sénatrice a parlé des informations de santé sur mon espace santé non sensible. Ma question quelle information sur cet espace peuvent être non sensibles ? Je sais pas s'il y a un micro. Merci. Si oui, évidemment, c'est une question piège.
Non, mais parce que ça a fait l'objet de beaucoup de débats même en interne parmi les rapporteurs à savoir fait si on veut arrêter de travailler en silo, il faut aussi à un moment donné savoir ouvrir. Alors et puis surtout à la limite, c'est la deuxième partie de de ce que j'ai dit qui était plus importante à savoir avec des méthodes de sécurisation renforcé et cetera alors qu'on sait très bien que tout fout le camp et que on sait pas protéger nos données queles qu'elles soient.
Donc, mais justement euh puisqu'on a du mal à protéger nos données et qu'on en est là, est-ce qu'il faut pas quand même accepter d'arrêter de travailler en silo et de parce que il y a quand même des des progrès importants à faire. On a des des stocks de données inexploités les uns et les autres et d'accepter de les croiser quand même. On a des on a des gains de connaissances à à travailler et à accepter. Voilà. Donc merci pour ta question piège. Mais non, enfin voilà. Oui, en fait la question c'était oui ou non. Est-ce qu'on accepte d'y réfléchir ? Et au point où on en est, il faut peut-être quand même se poser la question.
Mais on était pas tous d'accord à l'int les rapporteurs d'où ce truc un peu àambiqué mais voilà, je moi personnellement je pense qu'il faut ouvrir la porte et puis on peut faire un compartiment spécial notamment pour la médecine du travail. Ils ont du travail ou un compartiment spécial dans mon dans dans mon espace santé. Oui. Alors déjà mon espace santé, il faut monter en puissance. On a un outil sous la main qui fonctionne pas. Donc il y a moyen, il faut je je sais pas comment tout ça culturer. Tu as raison, ça fait partie de la littératie, c'est qu'on est tous un espace, mon espace santé actif, alimenté et qui qui est qu'on utilise réellement. Merci bien monsieur.
Bonjour monsieur le député. Bord merci pour votre rapport. Je pense que c'est très utile de parler de prévention aussi fortement et tous ceux qui de prévention, moi ça fait 45 ans à peu près, vous satisfait que vous le mettiez au devant de la scène. Alors, j'avais deux une question mais la la la question qui vient de passer mon nouveau une deuxième euh à propos des données, on sait en matière de prévention que celle qui marche le mieux c'est la pression ciblée la profession générale et justement est-ce qu'on doit pas beaucoup plus ouvrir les données à tous les acteurs pour pouvoir cette faire cette prévention ciblée ?
très bien anonymiser ce nombre de choses mais on sait très bien que c'est très difficile trouver une une aiguille dans la boîte de foin alors et on sait que tout le monde n'a pas les mêmes risques donc je pense qu'il faut plus de plus en plus aller vers une pression ciblée et donc utiliser les données pour être plus efficace. La première que je voulais faire là-dessus. La question que je voulais vous poser surtout, c'est que on sait très bien qu'en matière de santé, il y a beaucoup d'inégalités, d'égalité sociale de santé, mais encore plus en matière de prévention que de santé en général. Et on voit bien aujourd'hui que ça cette ces iniqualités se creusent en matière de prévention.
Je j'avais l'habitude d'utiliser une image qui est un peu légère mais c'est pas grave, je vais utiliser devant vous. On disait beaucoup qu'au début du 20e siècle les gros les riches étaient gros, les pauvretés maigres. À la fin du 20e siècle c'était l'inverse. Les riches étaient maigres, les pauvres étaient gros. Et c'est un problème de fond. On voit bien que l'alcoolotobagisme que l'obésité c'est pas dans tout toutes les CSP. Est-ce que dans votre rapport vous avez des idées ? J'avoue que moi j'ai travaillé dans m de prévention, j'en ai pas eu beaucoup. Des idées pour arriver à toucher ces populations où il y a tant de mal à toucher et qui pose des vrais problèmes de santé.
En terme de de d'épidémiologie, on voit bien que tout le monde n'est pas égal selon sa CSP face au problèm de santé et et et l'acceptation, la prévention. Un exemple de tout bête, c'est les mammographies chez les femmes mais aussi tout simplement le bédité. Merci monsieur. Écoutez, les deux questions se rejoignent et c'est un petit peu ce que on se rejoint effectivement avec le Sénat. Pour moi, il y a deux choses. Il y a le côté humain et il y a le côté des médiateurs. Les médiateurs dans les quartiers qui doivent aller au-devant effectivement de certaines communautés, certains des gens qui sont qui sont en dehors de ce système de soins, de prévention et de santé en général.
Et en même temps, il faut coupler ça avec effectivement les données de santé avec l'utilisation secondaire des données de santé. On parlait tout à l'heure effectivement alors l'assurance avec le SNDS, l'assurance maladie le fait nous dit le faire. Est-ce que est-ce que c'est suffisamment ciblé ? Ben je pense qu' l'assurance maladie progresse là-dessus. Je pense qu'il progresse mais il faut y aller encore. Et puis après il y a les il y a les complémentaires si les complémentaires n'ont pas le droit d'utiliser le même leurs propres données à des fins de prévention. C'est un peu la réponse que je faisais par rapport par rapport à la maison du travail et et au complémentaires.
Je pense qu'il faut donner l'autorisation à au complémentaires d'utiliser ces données pour aller vers les donc il faut mixer et le côté humain avec les médiateurs à qui il faut donner un statut. et on se rejoint avec le avec le Sénat et en même temps comme disait tout à l'heure, on a su croiser les données pour aller chercher les fraudeurs. On peut croiser ces données pour aller chercher ceux qui sont loin de système de santé. Mesdames, messieurs, bonjour. Justin Bernard, porte-parole de l'Association nationale des étudiants en pharmacie de France.
Euh je n'ai pas encore lu votre rapport évidemment euh mais j'ai cherché par curiosité le nombre de fois où le terme pharmacie avait été mentionné dans le rapport. Euh et contrairement ce qui a pu être dit, euh c'est 54000 plus de 54000 pharmaciens d'officine tous les jours qui font de la prévention euh qui vaccinent, qui a de dépistage, qui conseillent. On voit forcément des patients avant en fait qu' deviennent des patients. Euh et ma question c'était euh est-ce que vous n'avez pas oublié dans ce rapport un bon essentiel du système de santé ? Merci.
Alors la réponse est est et et je m'en excuse et j'ai eu le même reproche mais ça pour dire j'ai eu le même reproche a on était ensemble la semaine dernière de la part des je sais pas je sais pas combien de fois le terme médecin généraliste apparaît j'ai pas encore fait d' là-dessus on va faire de trucs mais à mon avis pas pas plus que les pharmaciens quand Non mais je dire mais j'entends Pour moi, pour moi, pour moi c'est c'est c'est les pro.
Je parle bien évidemment des CPTS où il y a l'ensemble des presses de santé et articuler effectivement les contrats locaux de santé avec des objectif en en y associant l'ensemble l'ensemble des alors c'est vrai que on m'a fait le reproche vous le faites pas mais les médecins généralistes on fait le reproche grosso modo effectivement c'est Sébastien qui est en qui était en charge effectivement et et non non non non et dire gros non c'est pas de ta faute mais on a dit mais vous auriez dû on a on a on aurait dû voulu traditionné par vous mais vous avez vu effectivement l'ampleur du travail et et j'entends bien que chacun on a parlé des biologistes, on a parlé on a parlé des infirmières qui vont à domicile bien évidemment les les les pharmaciens en rôle bien l'ensemble des projets de santé c'est ce que je dis justement là on est soigné et quand je dis soigné c'est l'ensemble mais mais bien bien évidemment que l'ensemble pro santé sont sont mobilisés Alors bonjour Nicole Tortello du banc cabinet d'affaires public.
Euh quelle est votre stratégie vis-à-vis des candidats à l'élection présidentielle ? Quelle est votre stratégie d'influence pour parvenir à un résultat ? Euh quel résultat ?
Alors c'est ce que je disais et et je le dis effectivement devant devant le le pradie médecine, ce que disait pasteur effectivement c'est que euh la la science n'appartient à personne, l'appréhension n'appartient à personne et entre guillemets on quand on parlait de littératie, je pense qu'on a tous une part de responsabilité plus ou moins pour faire émerger et merci de me poser la question pour faire émerger ce sujet bien évidemment en tant que politique en tant qu'élu on a on peut avoir à l'occasion d'une mission gouvernementale mettre le sujet mais je pense que tout le monde et quand quand je parle la première priorité c'est la prise de conscience et chacun a un rôle ce matin effectivement on une conférence de presse où il y avait une trentaine de journalistes chacun les médias les acteurs, les politiques, la le citoyen.
chacun un rôle dans cette dans dans dans dans dans cette prise de conscience par rapport à la prévention. Donc moi, modeste, modestement, je suis parlementaire, donc je peux je je je je sais pas si je peux influencer mais mais en tout cas en tout cas en tout cas j'ai une parole, je peux m'exprimer mais c'est l'ensemble et pour moi et sur différents sujets euh je prendrai effectivement l'exemple al tout le monde n'est pas d'accord mais par rapport au nutriscore bien nutriscorp pour moi est un outil qui est qui est qui est formidable. La l'assurance maladie nous dit que via les études de l' CDE, c'est le truc qui ferait le plus bouger la prévention. On voit bien qu'il y a des freins.
Et ben moi je pense que et et on est tous un peu responsables, les politiques, les décideurs, on sait qu'en face de nous on a des je par la prévention le rapport j'ai placé placé notre santé sous de bonnes influences. On sait qu'il y a des bonnes et des mauvaises influences et on sait qu'effectivement qu'il y a des lobby qui v qui qui qui ne veulent pas du score.
Je pense que si jamais pour prendre un exemple comme ça le alors bien évidemment si on en parle dans la campagne présidentielle effectivement c'est mieux mais je pense que c'est en association c'est le côté collectif en associant et les citoyens et les corps intermédiaires et les médias et les responsables et les politiques qu'au final la di céderra alors elle elle a cédé elle a cédé moi je on en parlait tout à l'heure par rapport au suc et par rapport à taxe SDA la taxe soda quand j'ai voulu la modifier euh je vous dis pas effectivement les les les machins que je jou contre moi là ça une fois ça pas marché j'ai posé un deuxième amendement l'année suivante la 3è année quelque part pour pour vous dire hein même les lobby euh les lobby euh agroalimentaires qui étaient très défavorable à tout ça ils ont compris que l'opinion publique euh que l'opinion publique que les associations que les cas intermédiaires que l'Assemblée nationale était mû et puis j'ai dis ça devant devant ma collaboratrice ils ils ont même plus appelé ils ont dit ben le combat il le combat il est perdu alors et donc c'est pour ça que par rapport à ça et donc oui allez-y allez-y oui vous ne répondez pas à ma question si puisque euh vous renvoyez chacun à sa responsabilité et nous sommes tous des gens responsables et nous allons donc agir Mais ma question portait sur quelle est votre stratégie à vous qui avez établi ce rapport pour influencer les candidats à l'élection présidentielle ?
Alors alors que ce soit un sujet politique puisque c'est un sujet éminemment politique qui devrait faire partie des sujets majeurs de cette campagne. Donc vous avez pondu ce rapport sans doute passionnant. On va le lire avec beaucoup d'intérêt. Mais qu'est-ce que vous allez faire vous ? Alors alors que je vais faire moi alors d'abord alors là effectivement c'est intéressant c'est le côté aprèsvente. L'aprèsvente il commence aujourd'hui dans ce qu'on a fait et je dis et je vous en remercie. Je dis plus de euh euh 600 personnes présentes déjà la presse donc les ministres. Donc j'ai j'ai fait d'abord j'ai j'ai au au mois de juillet j'ai été reçu par les cabinets de l'ensemble des ministres.
On a présenté le rapport, j'ai remis à Sébastien Lecornu. Actuellement, je fais le tour des ministres. Je fais pour pour expliquer la prise de conscience à l' littératie institutionnelle. Conférence de presse ce matin, la présentation du rapport ce soir cet après-midi. Je vais continuer, je vais prendre mon bâton de pèlerin, aller voir déjà actuellement concrètement dans le plfs parlé de quelques mesures, on peut déjà faire quelque chose par rapport au PLFS. Certains euh certains acteurs gouvernementaux sont plutôt favorables à ça.
Après comme vous avez des arbitrages tout ça, mais je vais pousser là c'est dans les dans les jours qui arrivent dans les semaines dans les semaines qui arrivent à l'occasion du PFSS. Ça c'est la première chose. Deuxième chose, dans dans 15 jours, comme effectivement il y a la loi intégrale, on va discuter de la loi intégrale par rapport par rapport à la et par rapport aux violences euh chez les enfants. Euh pareil, on a on a on est des parlementaires, on posera les amendements, on mettra le sujet, la prévention primordiale là-dessus.
Je dis voilà après effectivement je sans doute il y aura euh je ferai une ou plusieurs propositions de loi que je déposerai sur l'assemblée que j'essayerai de mettre à l'agenda en sachant que l'agenda parlementaire est un petit peu surchargé mais c'est mais c'est pas grave c'est pas grave c'est pas grave je veux dire moi j'ai compris depuis depuis 9 ans qu'il faut revenir on revient comme je dis par rapport à taxod il faut convaincre tout seul on pèse rien à travers un groupe c'est plutôt mieux dès que c'est transpartisan c'est encore mieux Et puis après c'est comme ça qu'on a qu'on arrive à arracher arracher les choses.
Et puis après concernant le départ présidentiel, bien évidemment d'abord j'irai voir effectivement l'ensemble des candidats euh de l'arc républicain. Euh a priori l' républicain je pense j'en sais rien.
J'ai dit ça mais après non j'ai dit ça dans le sens où de temps en temps effectivement quelque part il faut dépasser son truc et puis j'ai dit après l' républicain j'irai les voir pour leur proposer et surtout et c'est un petit peu ce qu'on disait c'est pour moi l'appréhension santé c'est au carrefour des problématiques de pays et je sais pasement si les les les politiques, les candidats, les leaders publ politiques ont conscience de En exemple, les retraites pour moi, la prévention euh en santé, c'est le sujet des retraites.
Grosso modo, si tous on arrivait à 70 ans en forme et qu'on était assuré à 70 ans d'avoir 15 ans de 15 ans 15 ans de vie plutôt sympathique, on pourra accepter de travailler jusqu'à 67 ans. Si jamais effectivement à cause parce qu'effectivement effectivement au travail par rapport à ça effectivement on est usé et à 60 ans je rappelle effectivement qu'au départ la CGT était con. Bon si effectivement à 60 ans on arrive usé fatigué et qu'on sait que grosso modo sa retraite on la touchera jamais ou en mauvaise santé ou en étant dans un pad.
Donc euh c'est c'est sujet de de la protection sociale en général, l'assurance maladie, l'assurance retraite, c'est sujet de des là on parle beaucoup euh là effectivement le premier ministre encore dit récemment qu'il allait être un milliard et demi sur les violences euh euh par rapport aux enfants.
Et c'est aussi le sujet dans le sens où les violences aux enfants ça relève effectivement pour moi de la prévention et donc je pense qu'il y a beaucoup de sujets qui convergent et donc mon rôle ça sera effectivement d'aller voir effectivement vous pouvez répondre concrètement au au candidat c'est de dire gros ce modo la prévention et la prévention en santé est le est un sujet le sujet effectivement le pouvoir d'achat en je parlais tout à l'heure euh le la sécurité un sujet mais le le tr le deuxè ou trè sujet c'est la prévention santé qui est pour moi la réponse pas unique mais comme qui est la plus qui qui est la plus qui peut qui peut donner de de plus de résultats concrets pour sauvegarder notre système de protection sociale.
Président Monsieur Ah oui, je me permets d'intervenir dans dans ce débat parce que je suis quand même très gêné par cette appropriation politique de la santé des Français qui pour nous n'est pas un sujet ne devrait pas être un sujet politique mais être un sujet de société. Euh je sais je vous vois foncer les sourcils lever la vous lever les yeux mais je sais bien que c'est un discours qui n'est pas audible par notre société actuelle mais néanmoin c'est en tous les cas ce que à l'académie nous pensons. C'est un sujet transpartisan qui devrait arriver à l'être. La la santé des Français est trop important pour être prise en otage par telle ou telle idéologie, idée ou ou tendance politique.
Et et c'est quelques chiffres hein, la France est 11,5 % du PIB pour la santé. Un des plus forts pourcentages européens. Les États-Unis on en parle pas, ils sont à 15 ou 16 avec les résultats que l'on connaît. Mais après, on est on n pas loin derrière. Donc c'est beaucoup d'argent. Donc il y a pas on peut pas dire qu'il y a pas assez d'argent que consacré par le pays à sa à la santé à sa santé à la santé des français.
Deuxè deè chiffre très bref he parce que je vais pas évidemment parler longtemps mais deuxème chiffre c'est le delta entre l'espérance de vie globale qui est excellente en France et l'espérance de vie en bonne santé qui est pas bonne en France puisquon est largement en dessous de la moyenne européenne il y a 14 ans on va dire à peu près enfin entre 12 et 15 second et et nous nous interçons en fait à cette à ces 15 années là de la vie des français puisqu'on a pas un système de santé on a un système de production de soin on a une usine de production de soin on attend que les gens deviennent malades pour les prendre en charge et ça on sait bien le faire parce qu'on a quand même du coup heureusement une médecine qui est toujours d'excellente qualité à tous ces niveaux qu'elle soit de de recherche ou de ou de praticien et et donc on a un problème majeur parce que c'est ce que Michel Fouo avait créé en son temps, c'est un système ce sont des besoins finis dans un système fini et nous sommes exactement là et j'aurais tous les ans s'interroge pour le PFSS qui va pas tarder à arriver sur le sur le débat comment on va économiser 1 milliard 500 millions 800 millions Comment éviter ça ?
Nous avons nous-même à l'académie été interrogé là-dessus. Très bien. C'est répondre à une urgence budgétaire et on sait l'importance que cela. Mais c'est pas un c'est pas la c'est pas de cette façon-là qu'on va résoudre ce problème.
résoudre problème de la santé en France et passer du système de soins qui est le nôtre qui encore une fois dans un système fini ne pourra pas marcher indéfiniment tenu du coût de l'évolution et de le coût de l'évolution notamment du progrès en médecine je rappelle l'écarté c'est 300000 € par jour le traitement pour une pour un patient donc on pourra pas faire ça indéfiniment c'est pas possible si on veut que tout le monde profite comme c'est évidemment notre système d'équité de solidarité auquel nous sommes très attachés depuis 80 ans maintenant et donc Le ce que ce que nous plaît donc c'est qu'il faut refonder le système de santé pour le transformer non pas supprimer mais le transer d'un système purement de production de soin d'un système de prévention de soins.
D'ailleurs, ça ça commence pour répondre à votre question en partie. Ça commence par la littératie dès l'école primaire. Il faut pas attendre les études de médecine pour faire ça. Et encore, on peut en parler tout à l'heure mais leur côté est toujours là. Mais je pense que ça commence dès dès l'école primaire et qu'il faut éduquer, étudier, apprendre au aux plus jeunes enfants, pourquoi pas la maternelle, mais en tous les cas le primaire et et jusqu'à l'université à prendre soin de leur santé, à prendre conscience qu'ils sont les acteurs de leur propre santé.
Non seulement pas quand ils deviennent malades, ce qu'ils font maintenant très bien, ce sont les passions experts et tout cela, mais aussi quand ils sont bien portants. Et si on déplace notre curseur de disons 20 à 30 ans, ne pas le commencer à 67 ou 8 ans qui est le début où on n'est plus en bonne santé. Et si on le si on le déplace vers 40 ans, on va prévenir un certain nombre de maladies, notamment les maladies chroniques, hein. On l'a dit, c'est l'horizon, il est à à 20 millions de de de personnes très vite.
Et et à ce moment-là, on va dégager tout à fait un autre système de soins qui sera beaucoup plus économique, qui sera beaucoup plus égalitaire parce que quoi qu'on en dise, notre système actuel est très inégalitaire et donc on redeviendra un système plus égalitaire et surtout un système plus performant et beaucoup plus économique sans sans injecter davantage de l'argent public. Merci. Merci beaucoup. J'ai une question. J'ai une question.
Une question, j'ai oublié de vous remercier parce queà ce titre là, c'est que votre rapport nous le pensons, extrêmement important parce qu'il met l'accent, je dis vot parce que c'est tous les trois hein, dans mon esprit, c'est collectif, il met vraiment l'accent sur l'importance de sa prévention et donc il il contribue à j'allais dire populariser ce discours qui est un discours assez récent dans le domaine dans la parole publique. C'est pour la pour la raison pour laquelle nous vous félicitons cela. Merci beaucoup.
Une question effectivement en visio alors je dire un médecin lyonnais propose et ça c'est intéressant que face alors pr la pollution pf face l'institution d'un défenseur de la santé à l'instard des défenseurs des droits. Pourez-vous que pensez-vous de cette ambition ? Je pense c'est une bonne idée. Effectivement quelque part il y a il y a un défenseur des droits, on pourrait imaginer un défenseur de la santé qui soit quelqu'un assez indépendant et qui puisse effectivement en dehors de toute influence politique ou extérieure dire effectivement ce qu'il pensent et notamment et ça je trouve c'est une c'est une très bonne idée. Bonjour Eve Plectrice de la santé publique à la ville de Paris.
Merci beaucoup monsieur le député pour votre invitation et pour ce remarquable et très riche travail. J'ai aucun doute sur le fait que nous, actrices, acteurs et militants, si j'ose dire, de la santé publique, ce sera pour nous un outil extrêmement précieux dans les prochaines semaines, prochaines années. Je voulais prolonger la discussion sur trois points très importants de votre rapport. Le premier, c'est pour apporter de l'eau à votre moulin, monsieur le député, dans votre discussion avec monsieur le ministre sur la santé scolaire à la ville de Paris, comme vous le savez peut-être ou pas.
Euh c'est la commune qui par délégation de l'éducation nationale assure cette compétence et quand on a une politique d'attractivité en direction des soignants et qu'on recrute ce qui est notre cas, 80 % des enfants ont leur bilan de 5 6 ans réalisé et c'est 94 % dans les quartiers populaires. Et ça ça se fait sans créer des nouveaux postes à l'internet de médecine mais simplement en ayant une politique d'attractivité locale, voilà, avec des projets de santé publique qui attirent des jeunes médecins et pas seulement des médecins de santé scolaire de l'ancienne génération. Le deuxième point sur lequel je voulais revenir, vous insistez beaucoup.
Alors moi, j'ai pas compté combien de fois il y avait le mot collectivité territoriale dans votre rapport, mais vous insistez à juste titre sur les les contrats locaux de santé et en même temps vous rappelez combien ce qui compte ce sont les déterminants environnementaux, sociaux, structurels, primordiaux de la santé et vous dites ce sont des déterminants d'abord régaliens mais ce sont aussi des déterminants de l'environnement du quotidien.
Aujourd'hui, les contrats locaux de santé sont trop souvent orientés vers des enjeux d'offre de soins, d'aide à l'installation ou éventuellement de justement de prévention comportementale alors qu'il devrait intégrer ce que toutes les collectivités locales font d'ors et déjà en terme de promotion de la santé, de promotion des mobilités, d'adaptation ou d'atténuation du dérèglement climatique qu'on l'a encore vu cet été. Et mon dernier point, là c'est une question pour vous trois.
Euh pour que le dernier kilomètre de la prévention, de la lévère, de la médiation en santé fonctionne, il faut aussi des grandes campagnes de prévention et de promotion de la santé qui pose des référentiels communs, qui luttent contre un certain nombre de lobby ou de groupes d'intérêt qui ne travaillent pas dans le sens de notre santé. Et aujourd'hui, on est collectivement assez inquiet de l'avenir de santé publique France et notre Saman de sa branche prévention promotion de la santé qui est très liée à celle de l'épidémiologie sociale. Euh vous parliez professeur Chauvin des sciences de l'implémentation.
Je pense que s'il y a une agence qui a su faire le lien entre sciences de l'implémentation, données épidémiaux, vérité scientifique et campagne efficaces testées auprès des populations, c'est santé publique France. euh quid euh des de vos recommandations ou de votre avis euh sur les discussions en cours sur son avenir.
Je vois que c'est une question qui est politique donc je vais répondre je vais mettre je vais pas mettre non alors par rapport à ça al premiers points entre joints je dis bon l'attractivité je pense qu' c'est c'est assez simple c'est assez j'ai dit si si on veut redonner l'attractivité à la PMI à médeine scolaire je dis on crée un statut on crée une une reconnaissance qui permetement de d'avoir une carrière euh pour moi pour moi les les les choses ça et puis surtout on leur donne des objectifs euh euh et et on fait tr donc moi je suis je suis je suis je suis on se rejoint par rapport à ça concernant son début France alors moi je je j'ai pas de crainte pour son début France la question c'est les moyens de communication qui ont effectivement été recentralisés c'est vrai mais j'ai dit ça mais c'est un peu notre pays moi lorsque j'entends à la radi parce que essentiellement à la radio je sais pas quel message et puis à la fin c'est messages du ministère de la santé de santé publique France et et alors et depu France ou euh de de de l'inca ou déjà grosso modo je pense que c'est assez fouilli.
Donc je pense que quelque part qu'il y a une seule personne qui communique c'est plutôt mieux. Après la question qu'on peut se poser et c'est où je vous rejoins pas je vous rejoins. On peut se poser la question c'est de savoir si nos concitoyens sont sensibles à un message qui est officiel. Est-ce qu'il croit est-ce qu'il croit encore les politiques et on se remet en question ou est-ce qu'il croit plutôt effectivement une agence qui est indépendante ? Je je je je ne veux pas répondre à cette question mais mais le le sujet il est là et mais je pense que santé publique France resterait ils ont des expertises.
On a parlé de prédè je je je je de de santé publique France je je moi je soutiens effectivement ça.
Après la communication c'est vrai que c'est compliqué les les budgets les budgets de communication c'est compliqué les les les messages à trois quatre voix c'est pas à mon avis ça moi ça fait bizarre ça ça fait un peu bizarre donc je pense qu'il faut simplifier est-ce queeffectivement c'est mis que franc j'en sais rien je je Yannick je je veux répondre tu as 30 secondes 30 secondes non mais juste pas plus de temps que mo voilà juste pour la pour l'attractivité attention ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit hein je dise et je veux le redire quand même parce que ça c'est quand même les études de l'adresse qui le disent.
On va quand même à l'échelon 2050 avoir besoin de de 50 à 80000 infirmiers. Pour l'instant, on ne les produit pas pardon de parler comme ça puisqueen plus vous savez c'est la bonne volonté des régions. Ce n'est pas l'État qui maîtrise la production infirmière puisque la loi de 2004 a donné ses compétences en région. Donc moi je dis juste attention bien entendu que je souhaite que effectivement il y ait une attractivité pour ces postes de santé que ça soit l'éducation nationale ou dans les collectivités. J'ai été moi-même maire, président de collectivité.
Je dis juste qu'il faut juste faire très attention parce qu'il faudrait pas les conditions hospitalières sont extrêmement quand même compliqué comme parfois en ville les 38 hpitaliers et je ne veux pas que effectivement ces infirmiers, ces infirmières, ces personnels d'une façon générale qui viendraient dans ces services euh de médecine scolaire, de médecine des collectivités abandonnent les postes dans certains endroits qui créeraient de la pénurie. Et je rappelle aussi deux autres choses.
Il y a la sénatrice, je rappelle la proposition de loi euh jaumier du Sénat sur effectivement la volonté de pouvoir euh mettre des effectifs euh quantitatifs de personnels paramédicaux en fonction euh des leads. Donc tout ça ça va nécessiter de produire davantage de soins pour améliorer la qualité. Donc on a ciblé, j'ai demandé à la CHS, vous le savez sur certains secteurs, notamment la la réanimation néonatale, les soins palliatifs et euh la psychiatrie, de pouvoir rendre ces évaluationsl ça va entre guillemets consommer du personnel mais tant mieux, c'est pour la qualité.
Et dernier point quand même, nous avons un virage ambulatoire et un virage domiciliaire avec une grande volonté, c'est un des enseignements de la crise Covid que beaucoup de personnes veulent vieillir à domicile et pas en structure. Ça va nécessiter aussi beaucoup de professionnels euh en ville, libéraux d'aide à la personne en ville. Et ça, je pense qu'on on pour l'instant on ne produit pas les forces que nous aurons besoin. Donc je veux juste que ça soit clair. Je veux pas qu'on qu'on produise des statuts qui seraient plus concurrentiels que de faire les 38 dans un secteur des urgences quoi. Voilà, je suis et je m'en vais. Voilà. Merci beaucoup. Voilà, je suis obligé d'enchaîner. Nadia.
Oui, je suis je te remercie Yannique parce que je voulais évoquer très rapidement un autre virage qui est une belle perspective. Il faut aussi donner des perspectives intéressantes. Ce qui me permet de répondre aux jeunes pharmaciens, c'est celui de l'exercice coordonné. Moi, je suis la prise en charge coordonné du patient.
Moi, je suis élu dans un territoire très rural où il y a peu de temps médical, on dispose de très peu de ressources et plus euh on a lors de nos auditions, tu as peut-être eu la même euh auditionné les maisons pluriprofessionnelles où on pratique l'exercice coordonné qui nous rappelait que justement sur les enjeux de vaccination, en fait la question n'est pas de savoir si c'est le pharmacien qui vaccine, si c'est l'infirmier qui vaccine, si c'est le médecin de famille qui vaccine.
La question c'est que le patient soit vacciné et maintenant il y a des expérimentations pour qu'on règle le facture l'acte finalement on valorise l'acte de prévention ou de vaccination à la structure et en interne c'est eux qui se débrouillent pour savoir quel est le professionnel qui dispose du temps médical pour le faire et ça c'est une expérimentation qui est réellement intéressante pour aller voilà donc c'est à levier l'exercice coordonné qui met très cher parce que nous dans la nièvre on a eu la première maison de santé plus professionnel de France et c'est dans les territoires en difficulté qu'émergent les solutions. Monsieur le ministre, merci bien Nada.
Merci bien et moi j'ai la solution, c'est la mixité. Je pense que la mixité d'exercice, grosso modo effectivement que le médecin de d'un village, d'un quartier s'intéresse à la santé des élèves et aille aille dans les écoles, c'est aussi pas mal. Et donc la la mixité d'exercice, je pense que c'est pas ou tout l'un ou tout l'autre. Yannique, tu veux les retenir ? pour le soin. Je pense qu'il faut effectivement partager. Il faut partager et moins plus il y aura de prévention entre guillemets, moins moins il y a il y aura il y aura besoin effectivement il il y aura de soin. Moi je je suis dans cette logique. Enfin oui Jean-Marie Cohen, je enfin oui, je suis médecin l'université de Lyon.
Enfin, d'abord un commentaire. Moi, je suis ravi d'être là aujourd'hui et de voir que à l'époque, il y a donc 5 ans, vous étiez un en lyonnais en fait solitaire qui disait il faut donc industrialiser la prévention, tout le monde se marie. Maintenant, vous avez donc une équipe, un rapport, une vision politique et donc ça a fait un pas. Alors fait donc là, j'espère qu'il va pas falloir 5 ans supplémentaires pour que en fait ça se mette en place. Mais en fait, je voulais poser une question. Vous avez en fait cité l'Australie comme pays modèle pour la pour la littératie. Chez eux, quel est le ministère qui donc pilote leur plan littéracie ?
Je pas je passe à parler à Franc qui qui vient de lire le plan euh australien qui est sorti il y a quelques quelques jours. Euh écoute, tu me poses une colle parce que j'ai lu le rapport mais j'ai pas regardé le logo en dessous et savoir euh mais en tous les cas c'est un plan national euh qui qui est récupéré par le par le gouvernement et au au sens national. Euh donc voilà, je peux pas très je voudrais simplement dire une chose qui qui nous a enfin en tous les cas moi m'a frappé durant ce rapport, c'est qu'on travaille à l'aveugle.
C'est-à-dire que on a aucune idée de ce qui va se passer dans 10 ans, dans 20 ans, dans 30 ans en terme de nombre de patients, en terme de pathologie, en terme de de et cetera. C'estàd on est complètement à l'aveugle, à peu près comme un pilote d'avion dans lequel tous les appareils seraient en peine et indiquerait éventuellement l'altitude mais à peine. Et donc moi ce qui m'a frappé mais c'est pas la première fois puisque je suis je suis pas mon premier rapport ministériel. On a besoin de travailler sur l'avenir et quel avenir avons-nous devant nous en terme de santé de la population, en terme de pathologie et cetera.
Je pense que c'est vraiment important que on enclenche tous et que tout le monde y contribue ce travail de de prospective sans lequel il est quand même très difficile d'engager un pays dans une politique et de prener de de faire de l'évaluation des résultats quand on sait pas ce qu'on aurait eu si on avait pas mis en place la politique. Donc voilà, c'est c'est une incidente et je pense que les choses pourront évoluer dans les semaines qui viennent. On sait qu'on a on a quand même quelques indicateurs. On a des indicateurs démographiquation démographique. Euh il y a déjà ça.
Après effectivement il y a d'autres vrais inconnus effectivement par rapport à Jean-Paul Segade président du Fintang de Craps. Il y a beaucoup de lyonnais. Alors je vais rappeler une un proverbe lyonnais. Le plus dur c'est pas diffère d' dire c'est diffère. Alors, monsieur le président, comment on fait pour y faire ? Il y a pas de président ici. Si on est tous président de quelque chose. Bon, non, mais j'ai comment comment comment est-ce qu'on fait il faut que tout le monde s'en parte ça dire chacun a son niveau, mettre le sujet comme effectivement concrètement qu'est-ce que je vais faire ?
C'est prendre son bâton de pèlerin, aller voir, aller voir, expliquer et c'est comme ça, c'est comme ça qu'on y arrivera hein. À chacun avec ses moyens. Moi nous en tant que parlementaire c'est c'est c'est c'est avec le PFS, c'est avec des propositions de loi avec avec le gouvernement mais je pense que c'est chacun mais le je dis ça oui mais même il est partique mais c'est vrai même même à ce niveau-là vous voyez quelque part il y a il y a toujours des freins.
J'ai dit ça c'est sûr qu'on a il y a il y a il y a on est toujours enfin euh quand quand on parle d'arbitrage, il y a toujours qui dit bougez pas il faut ce qu'il vient de nous dire c'est qu'il faut il faut pas piquer les médecins pour le soin et et le soin gagne toujours les arbitrages. C'est un peu ça. Et et donc quelque part c'est pour ça je dis au niveau de littératie quelque part il faut il faut expliquer ça.
qui disent je reviens avec l'histoire effectivement de du mécanicien et de la voiture quelque part c'est si effectivement on fait de la préhension on aura moins besoin la population ira mieux on aura toujours besoin de médecins effectivement en cas d'accident mais s'il y a moins de maladie parce que le but de la prévention c'est ça s'il y a moins de maladie il y aura moins moins moins besoin de moins besoin de médecin Stéphanie Pis tracteur de la prévention ention. Monsieur le député, je je vous remercie je vous remercie pour votre engagement depuis des années sur la prévention et je remercie monsieur le professeur Chauvin également pour cet engagement fort qui n'a pas trop été évident.
Euh comme vous le savez, acteur de la prévention, on s'engage depuis maintenant plus de 15 ans sur ces sujets. J'avais une question, c'était celle des relais, notamment des relais dans les lieux qui n'ont ni médecins, ni pharmaciens, qui n'ont euh effectivement parfois pas d'école. Donc ces lieux sont de plus en plus nombreux et c'est leurs habitants aussi. Euh donc vous avez évoqué le contrat local. Le contrat local, il existe déjà. Il n'a pas à ma connaissance pu produire les effets escomptés notamment dans la prévention. Donc on pourrait s'interroger sur finalement qui va être le pilote de ces actions sur le terrain dès lors qu'il n'y a pas de toute façon de relais sur place.
Donc la question se pose non seulement de savoir qui mais où se déroule la prévention. Est-ce qu'elle a une représentation ? Est-ce qu'elle a une identification, une incarnation au niveau local ou est-ce qu'on doit considérer que c'est la RS, un ministère et une convention ? Je remercie madame la sénatrice d'avoir relayé notre proposition de tiersieu de prévention dans le rapport du Sénat parce que c'est une proposition qu'on a formulé et notamment aussi celle d'avoir une formation spécifique pour des préventeurs. Vous avez évoqué les médiateurs. Nous on parle de préventeur pour former une génération prévention qui soit en capacité de de d'incarner et de relayer sur le terrain.
Je vous remercie. Alors merci bien pour votre question. Pour la première partie quand je pour moi les contrat locaux de alors et je je répète le cadrage doit être national, les priorités sont fixées, les les la méthode les les outils probant tout ça effectivement ça va être national. Après au niveau local, j'ai dit je reviens effectivement par rapport à l'histoire des musiciens, il y a il faut qu'il y a un chef d'orchestre. Le chef d'orchestre effectivement c'est l'État qui fixe ses priorités. Au niveau territorial, il y a nombreux acteurs, il y a de nombreux musiciens. L'important c'est qu'il jouent la même partition mais il jouent chacun leur instrument.
J'ai dit ça dans le sens on s'est posé la question de savoir comment est-ce qu'on est-ce qu'il fallait une gouvernance locale à partir du moment où l'éducation nationale elle elle elle est elle est elle elle est chez elle les collectiv chacun son levier et je pense pas qu'on puisse dire il faut qu'il y ait un chef par contre il faut qu'il y ait une partition il faut qu'il y ait les mêmes objectifs et il faut qu'il il joue et donc il tirent tous dans dans la dans la dans la même dans la il faut qu'ils aient des moyens et qu' tirent tous vers le même objectif. Pour moi, c'est ça. Je pense pas que au niveau du contrat local de santé, il faut pas qu'il y ait un chef.
Il faut par contre il faut qu' il faut qu'il y ait une partition qui a des objectifs euh des des données. Effectivement, je moi je crois beaucoup effectivement aux données et par rapport effectivement à à ces tableaux de bord et puis après à ces résultats. Voilà. Voilà effectivement comment est-ce que nous dans le rapport on imagine effectivement cette déclinaison locale dans le sens où la question c'est et et ça rejoint les financements moment il y a il y a je sais pas quel ministre ou administration dit la prévention on va récupérer tous les fonds de l'argent il y en a partout et si on récupère tout l'argent bah les acteurs il vous dis s'il y a plus d'argent c'est plus mon problème.
Je je pense que c'est l'inverse qu'il faut faire. Il faut que chacun ait son rôle, chacun ait ses financements, mais par contre il faut qu'ils jouent tous la même partition et ça effectivement c'est le c'est le rôle du contrat local de santé. Voilà un petit peu pour pour pour pour répondre à la première question et puis après et puis après peut-être en en en complément et à avant de de donner la parole à à notre cher amide qui pourra au moins aussi bien que moi évoquer le sujet des contrats locals de santé et en tout cas ce qu'on a pu imaginer. Alors vous l'avez compris madame, on réinvente pas, on va dire le fil à couper le beurre.
Il s'agit pas de proposer à nouv un dispositif qui existe mais à le revisiter en profondeur. Un, il y a pas un contrat local de santé partout madame. Moi, j'aimerais bien en fait hein que chaque chacun de nos concitoyens puisse être couvert par un document qui pourrait être effectivement, on va dire à la force probatoire et juridique d'un PLU et qui organise la coordination nécessaire à prévention. Mais non, ça n'existe la moitié de nos concitoyens uniquement sont protégés par cela.
Et si on regardait peut-être même que en tout cas c'est mon intuition, faudrait la vérifier euh c'est peut-être les communes où c'est les interco euh où c'est le plus facile en fait parce qu'il y a des moyens experts. Donc on a regardé ça, on a interrogé effectivement et merci beaucoup madame PLEL d'ailleurs de m'avoir donné votre temps lorsque vous acceptez cette audition. La ville de Paris a des résultats spectaculaires sur les sujets de santé et c'est tout à fait tout à fait appréciable. La ville de Lyon euh aussi, la métropole de Lyon aussi, on l'a vu et on s'est dit mais alors pourquoi ils réussissent ?
Il y a peut-être quand même un effet dimension quand même aussi hein au-delà de l'engagement de la compétence d'expertise des équipes. Alors comment on fait pour soutenir les collectifs territoriales pour qu'elles puissent libérer les énergies ? J'ai repéré une initiative. Alors là pas du tout une grande ville, c'est neuf villes dans les Haut de France qui sont adhérents à villes en forme. Ça fait 10 ans qu'il bossent ensemble avec les équipes de l'État, les équipes de toutes les branches de la sécurité sociale, de la CAF, de la CPAN, de la Carsat et cetera et cetera suivi par une équipe universitaire.
Et ça c'est un point qui est vraiment important et ce qui évoquait tout à l'heure CACIL c'est-à-dire faire en sorte que la décision, l'action et la science se retrouve à un moment donné quelque part parce que comme le disait Franck Chauvin, malheureusement il y a des il y a des choses qui sont hyper intéressantes, qui sont hyper utiles et qui nous ont permis effectivement de pouvoir transformer petit à petit notre système de santé. Mais il y a des choses, on le sait très bien, dont la force probatoire est assez fragile et donc ça, il faut être aussi en capacité de pouvoir le dire.
On a besoin les collectifs territoriales, je pense que les collectifs territoriales ont pleinement leur rôle à jouer, ont besoin lorsque bien sûr c'est nécessaire d'avoir cet appui-là. On a des réseaux académiques, on a des réseaux universitaires mais effectivement parfois assez loin. Donc on se propose on propose dans le cas et justement dans le schéma des contrats locaux de santé d'abord de créer des consortiums régionaux universitaires pour pouvoir effectivement on va dire appuyer cet appuyer et cet et cet exercice technique. Et puis là aujourd'hui les actions elles sont fragiles parce que les financements sont précaires.
On travaille beaucoup par appel à projet avec des financements annuels. il faut donner une certaine forme de visibilité mais sur des actions qui ont fait leur preuve. Donc ça aussi effectivement on va dire c'est un point qui est véritablement important et qui permettra de pouvoir monétiser le contrat local de santé tel que vous le voyez aujourd'hui. Merci bien Malic. Pour compléter et je prends l'analogie avec le le PLU. le PLU, il y a des acteurs privés, il y a des acteurs publics, il y a il y a chacun chacun les architectes.
Euh la question c'est qu'il y a il y a il y a il y a il y a un document qui fixe les règles et tout le monde et une fois que ce document rédigé est opposable, on a associé les les citoyens et ben effectivement on va on va dans le même sens pour finir parce que je vois effectivement il est il est déjà il est déjà 15h. Merci bien pour 17h 5h il 5h merci bien vos attentions. J'aimerais et je suis très content de donner la parole à Mohamed Elarouti, excusez-moi, et qui vient qui vient de la Réunion pour pour mettre le point sur les territoires d' les départements d'outre qui ont beaucoup de choses à nous enseigner et on finira effectivement sur son intervention. Merci monsieur le député.
Merci pour cette question qui est fort pertinente effectivement euh je vais pas reprendre tous les propos de monsieur le député et de Malic donc qui sont très très complets mais en fait le contrat local de santé est-ce qu'il est ressorti en fait de le de l'organisation puisque donc monsieur Chauvin donc a a piloté donc le ce groupe d'experts.
que nous nous avons réuni l'ensemble des directeurs de santé publique de des territoires ultramarins et ce qu'il ressortait c'est effectivement que le contrat de local de santé est vraiment l'outil opérationnel pour décliner les politiques de santé en matière de prévention primordiale et effectivement le rôle l'un des rôles mais effectivement on a besoin de on n pas de chefs d'orchestre mais on a besoin d'une coordination plurielle et multipartenariale. Donc effectivement, un contrat local de santé, c'est un panier de service où on met des thématiques qui répondent à un besoin sur un territoire.
Donc ça peut être la santé environnement, ça peut être la politique bon dans le territoire tramarin de de je dirais de la réfraction de l'eau potable, ça existe important donc sur les maladies vectorielles comme le chikun la dingue et donc tout ce qui avec la santé environnement et tout ce qui est en lien aussi avec la la politique en matière de lutte contre le diabète et et l'obésité.
Donc ce qu'on a mis en place effectivement dans dans le territoire de la Réunion, on a mis en place un programme réunionné de nutrition et de lutte contre le diabète et l'obésité qui a pour rôle justement de décliner sur le territoire des actions favorables à l'environnement pour une meilleure santé nutritionnelle couplée avec des activités physiques à des fines de santé. Et donc ce contrat a nécessité, ce plan euh régional a nécessité donc un une convention plurée partenariale avec 13 effectivement euh partenaires institutionnels des mutualités euh françaises, bon le la préfecture et cetera.
Et l'objectif c'est vraiment de répondre point par point à des messages de prévention euh pour mieux je dirais lutter contre les risques du diabète et de ces complications et bien sûr de l'obésité. Donc Renkenchi par exemple en en dans le territoire de de la Réunion, on a une chaucharge monéral pour 45 % des adolescente. Donc on essaie de comprendre quels sont les déterminants. On a mis en place effectivement ce programme réunionné. On a mis en place un programme de de nutrition favorable à santé pour les jeunes qu'on appelle nutrition marmaille en fait qui va répondre probablement à une déclinaison nationale. Donc on est leader sur ce ce sujet-là.
Effectivement, le l'objectif c'est vraiment aussi de de créer de l'ingénierie le projet parce queon peut ne pas avoir des acteurs de santé. Euh mais les collectivités territoriales ont besoin aussi de l'ingénierie de projet, des masters en santé publique, donc des des personnes qui sont formées et qui sont là pour coordonner et ces actions. Et effectivement, ces actions de prévention peuvent être financées par justement l'agence régionale de santé qui a une rôle de territorialité et de proximité en prévention. Donc tous ces sujets-là ressortent effectivement dans le dans le rapport euh que que donc que que monsieur le député nous nous fait partager aujourd'hui en restitution.
Et c'est important effectivement que ce contrat local de santé soit adapté en fonction des besoins du territoire tel qu'elle définit au niveau politique. On a parlé aussi madame la sénatrice de des exercices pour donner plur professionnels.
On a mis des dispositifs d'aller vert avec des médiations en santé dans chaque antenne France travail qui sont des médiateurs en santé qui vont avoir des actions de prévention de promotion de la santé et effectivement on a aussi des dispositifs d'aller ver avec des équipes de je dirais de préventeurs en santé pour aller dans les écarts géographiques et pour justement ramener les les personnes qui sont hors du système de santé vers des actions de prévention. Euh la mam mobile, ce sont des c'est une c'est un bus santé qui effectivement euh parcour là c'est en occitanie euh pour faire des actions de mammographie pour les personnes euh qui ont un âge qui nécessite un dépistage du cancer du sein.
Donc tous ces dispositifs d'aller vert fait partie aussi de la stratégie telle qu'elle est posée dans le dans le rapport de la prévention primordiale. Voilà, donc tous ces exemples là nécessitent effectivement une adaptation, donc une ingénierie de projet, un renforcement bien sûr du financement parce que on a un fond d'intervention régionale qui permet le financement et pourquoi pas on pourrait financer les actions de de santé en prévention et ça c'est en lien bien sûr avec des collectivités territoriales avec les quartiers politiques de la ville avec les services de la préfecture effectivement qui sont parties prenantes.
Donc c'est tout un objectif à atteindre de manière pluridisciplinaire et selon une approche holistique. Non non merci bien. Je suis très content qu'on finisse sur prise de parole dans le sens comme je dis effectivement les départements d'outre mer ont beaucoup de choses à nous apprendre. Merci. Là effectivement on dit il faut libérer la salle. Je sais pas ce qui se passe. Il faut libérer. Merci à vous tous. Alors je dis quelque part c'est qu'un début on compte sur vous tous. et puis on avance et euh et et on continue travail. Merci infiniment.
Cyrille Isaac-Sibille