Tensions entre la France et l'Italie
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« le gouvernement français avait décidé de rappeler à Paris, de rappeler en France l'ambassadeur de France en Italie M. Christian Masset et de le rappeler pour consultation selon la formule consacrée. »
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« Macron avait donné des leçons de morale à M. Salvini, à M. Di Maio sur le fait qu'il fallait recevoir dignement les réfugiés qui traversaient la Méditerranée. »
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« les immigrés clandestins essayant de passer en France se font refouler sans ménagement sur le sol italien. »
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« les Italiens considèrent que les Français, depuis les années Mitterrand, ont accordé très généreusement des permis de séjour à des criminels, à des terroristes italiens. »
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(Générique) Mes chers compatriotes. Ce 7 février 2019 a été marqué par une nouvelle dégradation assez spectaculaire des relations entre la France et l'Italie. On a appris que le gouvernement français avait décidé de rappeler à Paris, de rappeler en France l'ambassadeur de France en Italie M.
Christian Masset et de le rappeler pour consultation selon la formule consacrée. Cela signifie en réalité que cet ambassadeur revient en France, que l'ambassade de France en Italie continue de fonctionner – elle n'est pas fermée –, que le n°2 de l'ambassade devient chargé d'affaires en intérim et que l'ambassadeur en titre en France va passer quelques jours voire quelques semaines jusqu'à ce que la tension entre les deux gouvernements se soit apaisée et qu'il puisse retourner prendre son poste en Italie. Il s'agit donc d'une mesure symbolique, mais d'une mesure qui témoigne d'une dégradation des relations politiques entre deux États.
Il y a d'autres mesures qui pourraient être plus graves. Ensuite, il pourrait y avoir la décision d'une expulsion de diplomates italiens présents en France voire même de l'expulsion de l'ambassadeur d'Italie en France qui se trouve être une femme, qui pourrait être déclarée persona non grata. Et puis l'ultima ratio des dégradations des relations diplomatiques, ça serait la rupture des relations diplomatiques et la fermeture des ambassades respectives en France et en Italie.
On n'en est encore pas là. On est pour l'instant à un degré qui est modeste encore, mais qui est quand même symbolique dans une dégradation des relations politiques. Alors qu'est-ce que ça veut dire, tout ça ?
Ça veut dire que le gouvernement français a été exaspéré d'apprendre que M. Luigi Di Maio, le leader du Mouvement 5 étoiles, l'un des deux partis membres de la coalition au pouvoir à Rome, s'était rendu incognito en France – en tout cas subrepticement – et a rencontré dans la région parisienne – semble-t-il – un des responsables des Gilets jaunes (GJ) locaux qui s'appelle M. Chalençon, qui a l'air d'être une personne qui a de la personnalité et qui défend bec et ongles les demandes des GJ.
Et M. Di Maio a soutenu en fait cette demande en en profitant pour critiquer de nouveau l'action du gouvernement français vis-à-vis des GJ. Il y a derrière l'opération menée par Luigi Di Maio bien entendu une arrière-pensée, même plusieurs arrière-pensées.
Sans doute commencer à préparer les élections européennes en Italie comme en France où, en Italie, il y a un fort ressentiment populaire contre la France, contre l'arrogance de Macron, contre la prétention de Macron qui prétend donner des leçons de démocratie à la planète entière mais qui fait tirer au flashball sur les manifestants français. Il y a également une forte animosité des Italiens à l'égard du gouvernement français du fait notamment des questions concernant les problèmes migratoires. Vous vous rappelez que Macron avait donné des leçons de morale à M.
Salvini, à M. Di Maio sur le fait qu'il fallait recevoir dignement les réfugiés qui traversaient la Méditerranée. Soit dit en passant, d'ailleurs, on n'en entend plus du tout parler, de cette affaire.
Et il semble bien que la fermeté dont a fait preuve le gouvernement italien a fini quand même par porter ses fruits. Je rappelle d'ailleurs qu'il n'y a pas que le gouvernement italien. Il y a aussi le gouvernement grec de M.
Tsipras qui a fait preuve de fermeté. Mais là où le bât blesse, c'est qu'il y a aussi un gouvernement qui fait preuve de fermeté. C'est quand même le gouvernement français.
Notamment les immigrés clandestins essayant de passer en France se font refouler sans ménagement sur le sol italien. Donc les Italiens en ont gros sur le cœur que d'entendre M. Macron leur donner des leçons de morale sur la façon de recevoir les migrants clandestins alors que lui-même, lorsqu'il y a des migrants clandestins venant d'Italie qui arrivent en France...
Il a donné comme instructions à son gouvernement de les refouler sans aucun ménagement. Il y a également une autre pomme de discorde entre le gouvernement italien et le gouvernement français. C'est que les Italiens considèrent que les Français, depuis les années Mitterrand, ont accordé très généreusement des permis de séjour à des criminels, à des terroristes italiens qui ont assassiné des carabinieri, c'est-à-dire des policiers, pendant les années de plomb, comme on dit, pendant l'époque de l'attentat de la gare de Bologne, etc.
Et donc le gouvernement italien actuel demande l'extradition d'un certain nombre de terroristes italiens qui ont été repérés sur le sol français. Et Paris fait la sourde oreille. Il n'en demeure pas moins que cette dégradation pose un problème quant à l'avenir de l'UE.
Et on ne peut être que frappé de constater une chose assez étonnante, pour ne pas dire cocasse. C'est de voir que M. Macron, qui depuis qu'il est à l'Élysée a l'Europe plein la bouche, donne à toute la planète et notamment à tous les peuples d'Europe des leçons de pro-Europe : « Je suis pour l'Europe. », « Il faut qu'on soit solidaires. », et ci, et ça.
En fait, M. Macron est en train de se faire détester de tout le monde, et notamment de tous les Européens. Je rappelle que notre Macron national s'est mis en délicatesse avec Mme Theresa May.
Après avoir signé le traité de Sandhurst, il n'a eu de cesse que d'avoir la position la plus extrémiste qui soit sur l'affaire du Brexit. Il a dit qu'il fallait que...
Enfin il n'a pas dit, il l'a pensé...
Qu'il fallait être extrêmement sévère dans les négociations. Il a demandé à Michel Barnier, notre commissaire européen qui est en charge du Brexit, de faire preuve de la plus grande fermeté, il fallait que les Britanniques en bavent, etc. C'est-à-dire que vu du Royaume-Uni, M.
Macron n'est décidément pas apprécié. Je rappelle que M. Macron s'est brouillé avec la Pologne et la Hongrie.
Il a donné là aussi des leçons de morale et de démocratie au gouvernement polonais et au gouvernement hongrois qu'il estime être populiste. Il a notamment fustigé la réforme du gouvernement polonais concernant la Cour suprême polonaise qui...
Le gouvernement polonais avait décidé de faire partir à la retraite les juges qui étaient là depuis des années, de les faire partir à la retraite à 60 ans. Et le gouvernement polonais nommerait les juges à la Cour suprême. M.
Macron a dit que c'était contraire aux droits de l'homme, à la séparation des pouvoirs...
Ce que M. Macron a oublié au passage, c'est que les membres du Conseil constitutionnel en France, c'est pire qu'en Pologne, puisqu'ils sont nommés par Macron lui-même plus le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat, sans compter les anciens présidents de la République. M.
Macron, avant de condamner la réforme polonaise, aurait mieux fait d'appliquer la réforme que je propose – moi – depuis ma candidature à l'élection présidentielle, c'est-à-dire une réforme complète du Conseil constitutionnel, en en enlevant toutes les nominations politiques, et en y faisant élire par les députés et les sénateurs des magistrats n'ayant aucune accointance politique connue. M. Macron s'est également brouillé avec le gouvernement hongrois.
Il estimait qu'il avait vis-à-vis des problèmes migratoires une position qui était outrancière. M. Macron, lorsqu'il s'était rendu en Bulgarie, s'était un peu fâché avec les Bulgares et davantage encore avec les Polonais au sujet de la directive des travailleurs détachés.
M. Macron est donc maintenant à couteaux tirés avec le gouvernement italien : M. Salvini et M.
Di Maio. M. Macron vient de se mettre également à couteaux tirés – semble-t-il – avec Mme Merkel.
Ça vient de sortir. Tous les jours, il y a un nouveau pays avec lequel il se frite. Là, désormais, c'est l'Allemagne, puisque M.
Macron, après avoir pendant des mois dit le contraire, vient de décider de s'opposer au projet de gazoduc Nord Stream 2, ce qui pose un énorme problème énergétique, économique, politique et géopolitique à l'Allemagne et qui accessoirement aggrave notre soumission aux États-Unis d'Amérique et aggrave notre opposition à la Russie. Alors le bilan de M. Macron, finalement, c'est quoi ?
En fait, c'est quelqu'un qui se brouille avec tout le monde sous couvert d'être un grand européen. En fait, il me fait penser à une espèce d'énergumène avec lequel j'avais débattu. C'était en novembre 2013, à l'université technologique de Compiègne.
L'énergumène en question s'appelait M. Yann Moulier-Boutang, qui était professeur de cette université et qui était membre de EELV. Nous avions débattu avec M.
Moulier-Boutang en novembre 2013, donc voici plus de 5 ans. Nous avions débattu justement de l'Europe. Et M.
Moulier-Boutang était un européiste plus qu'acharné, une espèce de Torquemada, de grand inquisiteur pro-européen. Et je me rappelle avoir débattu avec ce monsieur qui, bien entendu, me parlait de haut comme s'il était d'une autre qualité humaine, comme si je n'étais qu'un moins-que-rien alors que lui...
Parce qu'il était pro-européen, il se donnait évidemment un beau rôle. J'avais débattu avec ce monsieur. Et je lui avais rappelé vers la fin du débat...
Je lui avais dit que le peuple de la République de Saint-Marin, qui est un tout petit État indépendant qui se trouve enclavé dans l'Italie, non loin d'Ancône, plutôt du côté de la mer Adriatique...
Cette toute petite République de San Marino, qui est d'origine médiévale...
Eh bien les habitants avaient décidé de refuser l'entrée dans l'UE. À quoi il m'avait répondu : « (Soufflement). Saint-Marin, tout le monde s'en fout ».
Ensuite, je lui avais dit que les Polonais étaient complètement dans la main des Américains et que son projet d'une Europe qui ferait contrepoids aux États-Unis ne convenait ni à la Pologne ni aux États baltes. À quoi M. Moulier-Boutang m'avait dit : « Écoutez, la Pologne, on l'emmerde.
Les États baltes, ce sont des tout petits États ». Ensuite, je lui avais fait valoir que le Luxembourg s'opposait à l'adoption par exemple de lois de taxe Tobin sur la spéculation financière. À quoi M.
Moulier-Boutang m'avait dit que le Luxembourg n'avait qu'à aller se faire voir, que c'était un tout petit pays. Puis j'avais dit à M. Moulier-Boutang que quand même, l'Allemagne imposait au reste de l'Europe une politique ultralibérale qui était d'ailleurs gravée dans les traités mais qui était aggravée encore par les réformes Hartz I, II, III et IV qui ont été adoptées en Allemagne et qui pressurent en définitive les salariés allemands.
À quoi mon contradicteur avait dit que de toute façon, en gros, Mme Merkel était une femme de mauvaise vie qui devrait être chassée, que nous devions nous opposer au néolibéralisme de Mme Merkel. En définitive, ce que j'avais retenu de ce débat, c'était que M. Moulier-Boutang était pro-européen de façon factice.
En fait, il détestait l'Europe réelle. Et c'est une véritable fable de la Fontaine que je vous raconte, parce que c'est vrai de tous les européistes. Et M.
Macron nous en administre la preuve. M. Macron est la preuve même de ce que je dis.
Les grands européistes, les pro-européens donnent en permanence des leçons, qu'ils sont pro-européens et ci et ça. Mais ils ne supportent pas la réalité de ce que sont les peuples et les gouvernements d'Europe. En fait, M.
Macron ne supporte pas que les Italiens soient des Italiens, qu'ils aient choisi un gouvernement qui défende les intérêts nationaux italiens. M. Macron ne supporte pas que les Polonais soient des Polonais, que les Hongrois soient des Hongrois, que les Allemands soient des Allemands et les Bulgares des Bulgares.
M. Macron ne supporte pas que les Luxembourgeois soient des Luxembourgeois et les Anglais des Anglais. En fait, M.
Macron ne supporte personne. Il ne supporte d'ailleurs même pas non plus que les Français soient des Français. En fait, M.
Macron vit dans un fantasme, dans un rêve. Mais il fait partie de ces rêves criminels qui pourraient pousser tout un continent à l'autodestruction avec des guerres civiles et l'éclatement de révoltes un petit peu partout. C'est d'ailleurs ce qui se passe en France, parce que M.
Macron ne supporte ni les Français ni les GJ ni tous ceux qui contestent son pouvoir, c'est-à-dire 80% de la population. Voilà ce qu'il faut retenir de ces affaires italiennes qui viennent d'arriver. M.
Macron entraîne la France dans une impasse, dans un rêve, dans un fantasme, dans une espèce de dogme religieux, dans une espèce d'illusion politique extraordinairement nocive. Il est vraiment temps que les Français s'en rendent compte. Et il est vraiment temps que les Français, profitant des élections européennes qui arrivent, décident de voter pour l'UPR afin que l'UPR aie des députés au Parlement européen pour montrer aux autres peuples d'Europe que les délires de M.
Macron, en réalité, appartiennent à l'ancien monde. Nous, nous sommes le nouveau monde : celui qui va participer à la destruction de cette prison des peuples qu'est l'UE et à la libération générale des peuples d'Europe. Vive la République et vive la France. (Générique)