Michel-Édouard Leclerc : « On m’a doté d’une cote de popularité extraordinaire, elle m’oblige »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Michel Édouard Lecler. Merci beaucoup. Ça va et vous-même ?
Merci d'avoir accepté notre invitation. Président du comité stratégique des centres lecler Michelouard Leclerc. Vous allez répondre ce matin à la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar qui dans une interview au Parisien aujourd'hui en France vous attaque attaque la grande distribution.
On est en pleine négociation annuelle entre la grande distribution et l'agroalimentaire, les industriels, les agriculteurs. Comment se passent ces négociations ? D'abord euh moi j'aime bien la ministre de l'agriculture.
C'est pas facile d'être à son poste euh pendant toutes ces tensions alors qu'il y a eu le débat euh très contradictoire sur le Mercosour et donc je lui en veux pas. Elle est un peu en posture quoi. C'est pas facile pour elle.
Elle fait des postures selon vous ? Bah oui, parce que évidemment elle ne peut être que euh pour la corporation qu'elle défend et la corporation qu'elle défend a l'impression que en aval industriel et distributeur empêche euh faire de faire d'augmenter les rémunérations. Mais dans le prix final, la part de la distribution dans la réalité n'est que de 40 % 45 % et c'est la matière première industrielle qui fait la différence.
Et donc il faudrait encore que le ministre de l'industrie défende l'industrie et derrière et après il y a nous distributeur euh et nous on a le consommateur qui dit "S'il vous plaît n'augmentez pas trop quoi." Donc chacun est dans son rôle. Euh je dis pas que c'est une posture négative, hein, mais elle défend les agriculteurs euh en disant euh donner des sous à l'agriculture, mais ce faisant euh c'est le distributeur qui est en première ligne et qu'on accusera d'augmenter les prix peut-être exagérément euh si les industriels entre les deux ont mis leur leur marge.
Mais là dans dans cette interview, elle parle des enseignes qui menacent de déférencer certaines marques fautees d'accord. Oui. Est-ce que Lecler est visé ?
Euh je crois pas non. Enfin, j'en sais rien. Moi, je m'occupe pas des négociations chez le CL.
Mais vous sentez visé ? Est-ce que vous vous pratiquez ce Non, non, moi je trouve que ça se passe plutôt bien. Euh je connais bien le monde industriel.
Euh pour ne rien vous cacher, tous les gens qui sont encore de ma génération sont plutôt dans l'industrie que tous les gens que je connais bien sont dans l'industrie. Ce qui était à la fac avec moi ou dans les écoles. Et bien sûr, il demande des hausses et nous nous sommes là pour les freiner.
ça s'appelle une négociation et puis il faut respecter le droit de la concurrence, on n pas le droit de s'entendre. Donc oui, c'est c'est sportif mais c'est le législateur, c'est le Sénat aussi qui a organisé cette confrontation. Donc faut pas regretter ce que ce que le sén avec la galim avec la Oui, c'est ça.
C'est ça. Alors non, moi je trouve que c'est toujours un peu un cinéma, une sorte de dramaturgie et puis on va en sortir à la fin du mois, on va faire les comptes et puis vous verrez que il y aura quand même dans l'industrie des industriels qui se distribueront des dividendes et et puis il y aura peut-être des laissés pour compte qu'il faudra rattraper d'une manière ou d'une autre. Mais mais mais quand elle parle la ministre de chantage mortifaire pour l'agroalimentaire, qu'est-ce que vous lui répondez ?
Non, rien. C'est c'est pas les bon mots quoi. Elle va trop loin.
C'est pas qu'elle va trop loin, c'est pas le bon mot. C'est quoi les bonbons ? Bah parce que c'est une négociation.
Alors pour beaucoup mais elle a dit qu'elle comprend que les négociations soient dures mais qu'elle comprend pas que la grande distribution par exemple ne tiennent pas compte de la hausse des coûts pour les industriels et les agriculteurs. Vous entendez cet argument ? est obligé, la loi nous oblige à tenir compte des coûts de la matière première agricole et des coûts agricoles et nous n'avons pas le droit de les négocier.
Donc elle dit faux quand elle dit ça. Donc donc oui, cela cela nous les respectons et à ma connaissance, j'entends pas dans les centres Leclerc, j'entends pas même d'une manière générale que quelqu'un les conteste. Après, il y a des industriels qui voudraient faire passer leurs coûts pour des coûts agricoles, mais ça n'a rien à voir. surtout les des grandes multinationales qui a qui ne garantissent pas d'acheter français.
Le le grand reproche qu'on peut faire dans ces négociations là, c'est qu'il y a pas vraiment de transparence de la part des grandes multinationales et la loi n'a pas prévu l'obligation de transparence. Donc c'est ce qui rend la chose assez compliquée. Vous le regrettez ?
Euh oui oui oui, il faudrait plus de transparence. Oui oui. Faut changer la loi pour vous. changer.
On en a eu 5 6 C'est dans la pratique qu'il faut changer. Et euh et puis alors il faut distribution cette loi n'est pas appliquée, la distribution est transparente. Celle qui ce qui n'est pas appliqué aujourd'hui, c'est la loi égalime sur les grossistes, sur la restauration qui qui occupe 55 % de du déboucher de du produit agricole.
Et c'est là où il faudrait aussi alors étendre la loi égalime pour qu'il y ait pas plusieurs marchés et plusieurs prix sur pour sur pour les produits agricoles. Ce serait bien. Vous dans dans vos magasins, vous n'hésitez pas à afficher les marques qui en demandent trop.
On voit dans les rayons des affiches. Ça a été le cas avec Danon. Ça a été le cas.
Oui, c'est attention hein, vous voyez bien, on parle pas de produits agricoles. Là, c'est des produits transformés et là, ce sont des produits qui utilisent de la matière agricole qui devrai être transparents sur la matière agricole. On ne négocie pas la la matière agricole, mais après Danon, Nesley, Lint, ils ont leur leur propre marge et quand mais mais ça marche hâte de faire ça, de retirer des produits d'Anon du rayon en disant c'est en l'occurrence à l'heure actuelle, ce sont les industriels qui ne nous livrent pas.
Donc c'est pas ça marche ce que vous faites le clair, c'est Lind qui ne nous livre pas. Et pour Danon je ils ont demandé pas trop. Je sais pas.
Non non je je me cache pas. Je ne suis pas pendant la période des négociations commerciales, je n'interviens pas dans la relation fournisseur distributeur. Sinon je suis piégé entre les gens que j'aime bien et qui vont me demander d'intervenir et puis ceux qui font le rapport de force.
Je ne sais je ne sauraai pas la vérité. Puis une négociation, on a jusqu'à la fin du mois pour la mener. Vous voyez, c'est jusqu'au 1er mars effectivement.
Mais est-ce bah nous on soutient on soutient euh la loi égalime dans euh le principe de la de l'intangibilité, de la non négociabilité de la matière première agricole. On soutient la loi égalim dans le fait que plus petit que nous euh on on respecte et d'ailleurs on même pour les les petites PME, les ETI aussi on a désumé le contrat qui font qui font vivre 30000 euh producteurs et cela pour cela nous ne sommes qu'une place de marché, on discute même pas du prix, ils rentrent dans ils sont à 50 km autour d'un hypermarché et de de notre enseigne et ils sont quasiment référenc pour pouvoir être exposé. On a un showroom pour eux, hein.
Mais est-ce que aujourd'hui le prix juste c'est une réalité ou c'est une chimère ? Et au final, c'est les agriculteurs qui trinquent. Euh il y a plein de distributeurs qui trinquent.
Là, vous avez vu le nombre de d'enseignes qui dégagent. Alors, elles étaient trop chères. Euh quand Intermarché reprend un casino, il baisse les prix déjà de 18 % ou de 20 %. il a encore il en a encore sous le pied mais on voit bien que anciennement Casino était beaucoup trop cher les francs prix tout ça donc je vais pas répartir les responsabilités aux uns et aux autres le celui qui répartit la responsabilité c'est le consommateur.
Le consommateur a été tapé au portefeuille de 28 % sur 3 ans là. Donc cet argent il faut juste savoir où elle est allée. C'est il est allé où selon vous ?
Ben, il y a une commission d'enquête au Sénat. C'est eux qui nous diront. Je peux vous dire que les marges de la distribution, même chez mes concurrents, ils ont pas bougé.
Donc, ils sont allés quelque part en amont, hein. C'est c'est Mais chez qui ? Bah, chez les grands industriels, chez peut-être pas de manière euh Et la distribution, elle a pas augmenté ses marges.
Non, non, non, non, non. C'est même la une concurrence entre euh une concurrence assez vive en mais loyale entre Intermarché, Leclerc, Système, Lidl, Aldi, Carrefour qui est revenu aussi un peu dans on n pas trop vu au champ euh et Casino qui était mal. C'est cette concurrence qui je trouve a à a passifier la politique de prix.
On est en période de désinflation et je pense qu'on finira l'année aux alentours de 0 peut-être 1 % d'inflation. Mais c'est nécessaire parce que les économistes vous disent "Ah mais c'est bien pour la productivité, ça limite les prétentions à augmentation de salaire." Mais non, c'est pas une bonne chose parce que même si les salaires n'augmentent pas, bah c'est de la masse d'achat qui n'augmente pas.
C'est de la croissance que les agriculteurs n'auront pas. Et puis on va Mais vous les entendez ces agriculteurs qui disent aujourd'hui on n'arrive pas nous à vivre des fois de notre travail. Mais j'ai dans dans ma famille et dans autour de moi, j'ai des agriculteurs.
Mais après euh avoir un prix et ne pas vendre. Mais qu'est-ce que vous vous pouvez faire pour les aider à vivre de leur ? Moi, je peux faire dans ma partie mais je suis pas et je le fais.
Je pense que mes fournisseurs ne vivent pas mal des centres Lecler. Par contre, ceux qui livrent à la restauration, ceux qui sont à l'export ont beaucoup perdu. Et là, c'est intéressant parce que si on perd à l'export rapport aux Italiens ou aux Espagnols, on voit bien que c'est pas la pratique de la distribution française.
Les Italiens nous ont taillé des croupières cette année. Leur balance commerciale est est excédentaire. les Italiens, hein.
Alors, quand un français doit constater qu'un italien se débrouiller mieux avec des pattes et alors que nous on met le le panneau de Top Chef derrière nous, c'est quand même une leçon quoi. Vous parlez de la commission d'enquête du Sénat qui est qui a lieu en ce moment sur les marches commerciales. D'abord, est-ce que vous vous allez être auditionné par cette commission d'enquête ?
Vous savez quand ? Pensou non, je sais pas mais je vais être auditionné. Oui ou elle pointe du doigt entre autres he parce qu'effectivement il y a il y a un gros travail mais entre autres elle a pointé du doigt la la centrale d'achat européennex c'est créé par lecler implanté en Belgique chargé de négocier au meilleur prix justement l'approvisionnement de Leclerc et de deux autres géants européens et de cette façon dit la commission d'enquête du Sénat vous échappez à la loi égalim qui fixe un un un juste prix entre producteur et distributeur ce qui fait dire au sénateur que la France fait des lois pour protéger se dire que le premier distributeur de France essaie d'échapper à la réglementation, c'est quand même très embêtant.
C'est surtout assez anachronique quoi. C'est moi qui ai créé la première centrale de coopération de service avec COP Italia et avec le groupe allemand Rêveux qui est présent dans 13 pays de l'Est. Nous ne sommes pas présents ou très peu présents euh physiquement, sauf en Pologne, au Portugal, en Slovénie et en Espagne.
Mais dans tous les autres pays européens, il y a pas de Lecler. Et donc, on avait décidé de se mettre ensemble dans des pays où on éétait pas concurrent et j'ai fait ça il y a 15 ans. Donc la loi, il y avait pas de loi égalime.
Donc je relève pas la l'intention, la mauvaise intention. C'est je pense que les personnes Mais est-ce que là vous reconnaissez que ça vous permet d'échapper à la loi égalime ? Et et est-ce que j'ai des dossiers de contentieux qui dirait que on n'a pas respecté la matière première agricole ?
À ma connaissance, non. Donc ça c'est du discours politique, c'est baratin politique hein. C'est ce que vous allez répondre au sénateur.
Ouais. Après il y a des il peut y avoir on peut faire des erreurs, on peut faire des choses males. Bon la justice dira ce qui est mal mais pensez qu'il y a eu des erreurs dans ce que vous avez fait.
En général, si vous connaissez l'histoire de Lecler, en général l'État est beaucoup venu nous chercher et a beaucoup perdu, hein. D'accord ? Moi, je me suis fait connaître du grand public pour avoir contesté une loi qui m'empêchait de vendre les carburants moins chers et j'ai gagné, j'ai fait gagner les centres leclaire devant la cour de justice européenne.
La parapharmacie, on nous empêchait de vendre de la parapharmacie. La parfumerie, je sais pas si vous vous rappelez, la distribution sélective, il a fallu qu'on gagne pour être livré. Toute l'histoire de Leclerc, c'est l'histoire du méchant prévau qui empêche Robin des Bois de vendre moins cher des des denrées pour les consommateur.
Moi, je suis du côté des consommateurs. Le consommateur dans la loi française, le consommateur doit bénéficier de la concurrence entreprise françaises, mais le consommateur doit bénéficier aussi de la de de du marché unique. Mais est-ce que cette centrale d'achat, elle vous p elle vous permet de moins rémunérer les agriculteurs ?
Je pense pas. Non. Non, pas du tout.
Non, non. Donc pas d'échappel à Loy Galim. Non mais moi je je Pourquoi devrais-je d'abord on négocie pas avec des agriculteurs dans cette centrale d'achat ?
Vous voyez, il y a pas de PME, il y a pas d'agriculteur. Alors après, il y a des grandes multinationales. Est-ce que vous croyez qu'il représente l' Est-ce que vous croyez que Nesley dont Lecler représente au maximum 3 % du d'affaires mondiale, est-ce que vous pensez que Nestley ne vend que du lait français ?
Est-ce que vous pensez que Proctire Unilev est-ce que vous pensez qu'il représente les intérêt des agriculteurs français ? Non, je ne crois pas. Donc faut arrêter.
Les agriculteurs eux-mêmes sont en centrale d'achat. les coopératives agricoles achètent leurs intrans de manière groupée. Euh et d'ailleurs les administrations devraient le faire et d'ailleurs elles doivent le faire maintenant je crois euh puisque les marchés publics doivent être ouverts au aux fournisseurs européens.
Donc nous nous sommes simplement en avance. Leclerc qui reste le premier commerçant de France, qu'est-ce qui fait le succès ? et et vous puisque on est ici, on parle beaucoup des territoires de proximité, est-ce que Leclerc pêche pas un peu par son manque de proximité ?
Je pense que si j'ai vu ce weekend qu'on m'avait doté d'une code de popularité extraordinaire, donc je m'en félicite et je remercie les tous les collaborateurs de Leclerc qui participent à cette popularité. Ça me ça m'oblige hein, ça ça me donne envie à 74 ans de de continuer à m'investir pour la société, pour notamment pour la transition énergétique, pour préparer un monde meilleur pour nos enfants. J'ai sep petits enfants, j'ai envie que ce soit mieux, hein, le futur et et je pense que ce qui fait la force de Lecler, c'est l'endurance, la constance dans le fait de vouloir faire profiter le consommateur du meilleur du marché.
Nous voulons rendre accessible aussi bien euh un premier prix que un produit bio. Un premier prix sur lequel on met le Nutriscore, vous voyez, pour montrer que c'est pas de la merde. Pour montrer que et le consommateur peut choisir s'il veut manger beaucoup de chocolat dedans, ce sera rouge.
S'il veut manger beaucoup de végétaux, ce sera plutôt vert. On met l'origine score. Ça s'appelait pas comme ça.
C'est Olivier Grégoire qui a installé cette notion et j'approuve. on met l'origine score sur toutes nos marques, toutes nos références euh d'ecoplus, de marque repère qui sont qui font 40 % de notre offre alimentaire. Et puis là actuellement, nous sommes en train de mettre euh des informations sur les conditions sociales de production et sur l'impact environnemental de tous les textiles à marque Tisaya, c'est 4000 références.
Moi, je pense que je fais je travaille pour le bien public là. On est on est privé, on est des entreprises familiales mais on va vers une économie plus vertueuse et je pense que ça va on reviendra pas en arrière et je pense que quels que soient les débats sur la loi du plomb, sur les différentes réglementations sur la il y a trop de norm débats sur la loi Ouais. Ouais.
Il y a trop de normes, c'est c'est compliqué à appliquer. Même la loi égalime, faire un contrat juridique dans la loi égalime. Heureusement qu'on a beaucoup de juristes, hein.
Quand c'est une PME, c'est compliqué. Mais au-delà de cette critique, je pense qu'on reviendra pas en arrière et qu'on est sur le bon chemin. Et Lecler se doit d'être pionnier en en rendant en continuant à rendre accessible, y compris en prix le meilleur dans lequel on engage nos agriculteurs, on engage nos producteurs.
Michel Édouard Lecler, vous êtes connu pour être un patron visionnaire qui sent les tendances de la société, qui les anticipe. Comment vous allez faire pour adapter Lecler à l'intelligence artificielle ? Ah, on était déjà intelligent.
Alors, on pas besoin de trop d'artifice. Non, je je déconne un peu. C'est soyons sérieux, l'intelligence artificielle, on voit bien tous les dangers, on va dire fascisant, technofaschisant de de ces algorithmes qui ne vous demandent pas votre avis, qui vous tuto c'est très drôle parce que euh j'utilise l'intelligence artificielle Gémini, Chat GPT, Mistral assez assez tranquillement dans le train dans mon Paris l'Orient ou dans mon Paris Brest Et euh et alors que normalement il devrait savoir au bout de 500 fois que je l'interroge, que je suis un chef d'entreprise, que je suis Michel Édouard Leclercre Leclerc, ça finit toujours.
Et si tu as un devoir à faire, je peux aussi aller te chercher [rires] telle ou telle information. Donc c'est pas encore complètement au point, hein. D'accord ?
C'est c'est ça veut dire que la reconnaissance faciale, la reconnaissance d'une écriture ne suffit pas pour dire l'être de quelqu'un, mais ça nous aide quand même beaucoup pour accéder à la connaissance d'un fournisseur, pour travailler la relation avec les clients. Vous l'utilisez déjà et on l'utilise déjà. Alors bon euh il il faut parler concret.
Pour le moment, il y a plein de gens qui s'installent sur le développement de ce concept. Il y a beaucoup de choses qui sont dites sur le plan de l'efficacité. C'est pas encore au point.
On voit bien que tout ce qui est négatif ça fonctionne. Euh mais est-ce que dans le négatif il y a aussi est-ce que ça va entraîner des pertes d'emploi ? Est-ce que aujourd'hui l'intelligence artificielle va remplacer certains emplois dans les centres le objectivement dans les centres Lecler ? est assez résistant à ça parce que nous ne voulons pas avoir affaire à des machines qu'on ne contrôlerait pas et qui appartiendrait à d'autres.
Donc nous préférons travailler avec des collaborateurs qui font route avec nous, qui grandissent avec nous. On va encore recruter entre 2500 et 3000 emplois cette année. Nous n'avons pas cédé, vous avez vu à la proposition d'Amazon de créer euh des magasins euh sans caissière ni même sans personnel euh avec juste des caméras et des QR codes.
Euh il y a je pense une assez bonne atmosphère euh dans l'enseigne. Après c'est très inégal, il y a des bons et des moins bons, hein. Je vais pas faire un plateau idylique, mais euh mais par exemple, nous distribuons beaucoup d'intéressement et de participation au personnel. 25 % du bénéfice avant impôt va au personnel.
Donc la réussite, la popularité et la réussite des centres lecler profite aux collaborateurs et profite au consommateurs. Et donc de ce fait, l'intelligence artificielle, il faut que tous nos acteurs sachent l'utiliser en face l'apprentichage. On a 700 cadres qui travaillent dessus.
Euh on va en faire quelque chose de bien mais toujours dans cette idée de rendre le marché plus accessible, plus pédagogique. Euh Michel Lecler, vous l'avez un peu dit hein, vous êtes en tête du barométrifobe des personnalités préférées des Français devant Édouard Philippe, devant Gabriel Atal, Sébastien Le puis vous avez vu, il y a que des hommes, hein. Ça c'est pas faux.
Est-ce que j'ai face à moi un candidat à la présidentielle ? Euh, écoutez, ça me gratouille pas et ça me chatouille pas. Euh, vous y pensez pas le matin, vous raison ?
Comme le disait le docteur Knok, euh moi j'exclus rien mais c'est j'ai pas ce projet là. Il y a beaucoup de gens qui fortent de cette popularité me demande des rendez-vous, viennent voir si je peux faire route avec eux, si je peux de tout bord euh de tout bord. Oui.
Si je peux faire route avec eux. En fait, je voudrais leur montrer mais des candidats déjà déclarés à la présidence. Je voudrais vous je voudrais justement les convaincre que si je suis populaire déjà, c'est pas compliqué pour eux d'aller sur les thèmes qui sont les nôtres, c'est-à-dire les thèmes du consommateur, du pouvoir d'achat, de lever l'insécurité sur les revenus, de travailler sur les salaires, de travailler sur les revenus, de travailler sur l'emploi et avant même de venir me chercher.
C'est ça qui explique votre popularité, c'est les thèmes que vous portez parce que jamais un chef d'entreprise n'est arrivé en tête de de se baromètre. Comment ? Oui.
Alors, comment on le dit ? Je suis pas un patron comme les autres qui parlent patron. C'estd que je évidemment je suis du côté de du MEDF ou de la CGPME quand il dénonce une trop grande pension fiscale, quand il dénonce le le plan de charge des entreprises.
Mais d'abord nos salariés ne sont pas des charges. C'est Fabien Roussell à la fête de Luma qui m'a donné une bonne claque quand je disais ça. Il a raison. nos nos salariés sont des on investit dans dans le travail, on investit dans la collaboration et je pense aujourd'hui que un homme politique pourrait être aussi populaire qu'un lecler s'il venait sur nos thèmes.
Et vous voyez madame Jeunev par exemple quand elle fait cette quand elle dit que ça marche pas bien la négociation commerciale, elle oublie juste comme ça je dis gentiment et légemment, il faudrait qu'elle replace le consommateur dans son analyse. C'est-à-dire que on n'est pas dans une guerre avec Je ne veux pas être dans une guerre avec l'agriculture. La moitié des centres Leclerc des patronnes et des patrons de magasin viennent du monde agricole.
Nous sommes dans nos terroirs avec le monde agricole. Faut arrêter de nous opposer là comme les Uber avec les taxis. Nous nous sommes du même monde, du même terroir.
On prend le même train pour venir à Paris là comme ça euh le lundi matin. Et donc il faut nous faire tenir le discours euh profitable au consommateur. Et d'ailleurs, c'est comme ça qu'ils seront réélus.
C'est pas en nous renvoyant dos à dos. Le consommateur c'est celui qui vote, c'est le citoyen, vous voyez ? Et donc une négociation entre Leclerc et son fournisseur, le juste prix, c'est celui qui va être qui va permettre la vente au consommateur.
Parce que avoir un prix élevé, un prix dit rémunérateur, s'il y a pas de vente, c'est un teint, il y a pas de rémunération. C'est vrai pour l'avion rafale comme pour pour on sent vos vos convictions Michel et vous vous le dites, vous n'excluez rien. Qu'est-ce qui va vous faire franchir le pas ?
Euh à quel moment vous allez ? Je ne sais pas, j'ai jamais vécu cette expérience. Mon père l'a vécu.
Mon père était aussi Édard Leclerc dans dans la période où il était passé là, il est décédé mais il avait 45 % de code de popularité. Euh aujourd'hui, les Centres Lecler sont populaires parce qu'il y a une bonne dialectique entre euh un bon parallélisme entre les thèse que je défends et leur application par les 700 magasins du mouvement et nos investissements même en sponsoring, dans la culture, dans le sport, tout autour de nos magasins, nos adhérents plus ou moins bien ça vous tarz quand même ça. Et donc moi j'ai oui, je suis un nous sommes des entrepreneurs engagés, c'est pour ça que je retiens pas le mot patron. patron, ça dit quelque chose sur un territoire sur dans un métier.
Nous sommes des entrepreneurs sur nos territoires et donc nous sommes aussi les sponsors du Tour de France. Nous sommes aussi les sponsors de la de des folles journées de Nantes. Nous sommes aussi les sponsors euh de la fête du bruit de Landerneau et de des vieilles charrues.
C'est-à-dire nous sommes dans nos territoires, nous représentons notre territoire et nous faisons aussi bien que privés des missions de services public. Qu'est-ce qui va faire que Michel Eddouard Lec sera candidaté à la pression ? Et ben si c'est comment on disait de G ?
Si c'est la Chanlie en France et ben je me mettrai avec des gens de bonne volonté. C'est pas forcément moi le chef de fil, je me mettrai avec des gens de bonne volonté pour aller recaler la France sur son leadership. Mais par contre c'est vrai, je laisserai pas la France, je suis engagé.
Je ne laisserai pas la France et les Français se faire déclasser à l'heure où dans la géopolitique et même en Europe plutôt vers qui dans les candidats déjà un peu engagés de déclarés avec qui vous avez envie d' Mais laissez-les donc faire des progrès et pour le moment ils sont pas bons. [rires] Aucun si il y en a des meilleurs que d'autres mais laissez-les laissez-les travailler leur programme. Par exemple personne ne connaît leur programme hein.
C'est c'est on est des querelles de personnes. Il y a des négociations de parties. Moi, si je peux servir à ça, si on comprend que la popularité de ce chef d'entreprise qui est Michel Édouard Leclerc, c'est le fait qu'il a un programme lisible pour les consommateurs, les étudiants.
Je suis aussi animateur d'une école de commerce Neéoma Business Co mes étudiants, ils me comprennent. Ben tant que tant que dans nos landerna on ne comprend pas ce qui se fait à Paris, bah il faut qu'il bouge. Merci beaucoup.
Merci Michel Édouard Lecler.
Annie Genevard