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DébatNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 8 juillet 2015 17 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

Nicolas Dupont-Aignan invité du "Débat Politique" sur Public Sénat

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous y croyez encore à un accord sur la Grèce ?

  • 1:26RelanceRéponse directe

    Vous pensez en faveur de quelle solution ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous avez envie de dire aux Français sur ce feuilleton grec ?

  • 2:20RelanceRéponse partielle

    Il se bat sans qu'on prenne toujours la position de François Hollande ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que Tsipras vous a donné l'impression de vouloir sortir la zone euro ce matin ?

  • 4:05FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'ils s'en sortiraient mieux en sortant de la zone euro ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52InvitéChiffre
    « Il faut s'en préserver. Le premier écueil, ce serait un petit arrangement, un petit bricolage, c'est-à-dire qu'on prête 15-20 milliards d'euros de plus à la Grèce sans que celle-ci ne s'engage, sans que celle-ci respecte ses engagements. »
  • 1:14InvitéFait
    « Et puis, ce qui serait aussi terrible, c'est un grexit, ou plutôt un grexitant, c'est-à-dire une sortie brutale, non contrôlée de la zone euro de la Grèce. »
  • 3:50InvitéChiffre
    « Il y a l'autre danger, c'est d'avoir un accord où on donne encore de l'argent à la Grèce, parce que vous allez rajouter 20 à 50 milliards, et la Grèce ne s'en sortira pas davantage. »
  • 4:02InvitéFait
    « le mal, c'est l'euro qui est une monnaie trop chère pour la Grèce. »
  • 7:30InvitéChiffre
    « Dans le plan qui avait été proposé par M. Juncker, il y a 30 milliards d'investissements que l'Europe est prête à mettre sur la table. »
  • 7:52InvitéFait
    « L'entre-deux-guerres, où l'Allemagne avant Hitler a refusé de dévaluer, il y a eu une récession terrible, on a imposé une cure d'austérité, ça a amené Hitler au pouvoir. »
  • 8:41InvitéChiffre
    « 25% de baisse du PIB, 30% des entreprises ont disparu. »
  • 14:07InvitéFait
    « Il y a 9 pays, mais on n'en parle jamais de ceux-là, ils n'existent pas. Danemark, Suède, Pologne, Angleterre, ils ne sont en dehors de l'euro, ils ont de meilleures performances économiques. »
  • 16:25InvitéChiffre
    « la France est le seul pays qui a un déficit de plus de 3%, qui a vu son déficit augmenter entre 2013 et 2014. »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Invité 226 %
  • Invité 319 %
  • Présentateur15 %
  • ?9 %
  • Invité 43 %

≈ 45,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Premier débat ce soir de cette édition spéciale de 22h, consacré encore et toujours à ce feuilleton grec avec le débat politique et nos invités qui nous ont rejoints sur ce plateau. Brune Retailleau, bonsoir.

0:12
Locuteur

Vous êtes

0:12
Présentateur

le président du groupe Les Républicains ici au Sénat. Christophe Carech, bonsoir, député socialiste de Paris. Et puis Nicolas Dupont-Daignant, député également président de Debout la France. Et puis Hervé Baudry, notre dessinateur qui nous accompagne tous

0:26
Locuteur

les

0:27
Présentateur

mercredis. Bonsoir Hervé.

0:28
Invité

Soignez votre grécite.

0:29
Présentateur

Je vais essayer de soigner ma voix. Écoutez, sinon je dessinerai et puis vous

0:32
Locuteur

parlerez à ma place.

0:33
Présentateur

À mon avis, on devrait pouvoir se compléter. Donc sur la crise grecque, on attend les propositions de réforme de la Grèce demain et puis un éventuel accord. Est-ce que vous y croyez encore, Brune Retailleau

0:44
Locuteur

?

0:44
Invité

Écoutez, il faut toujours y croire jusqu'au bout. Moi, ce que j'ai indiqué à la tribune des Sénats, c'est qu'il

0:50
Locuteur

y

0:50
Invité

a deux écueils. Il faut s'en préserver. Le premier écueil, ce serait un petit arrangement, un petit bricolage, c'est-à-dire qu'on prête 15-20 milliards d'euros de plus à la Grèce sans que celle-ci ne s'engage, sans que celle-ci respecte ses engagements. Ça alourdira la dette. Et puis dans six mois, dans un an, on se retrouvera au même niveau. Ça fait depuis cinq ans, trois fois que la Grèce est en risque de défaut. Et puis, ce qui serait aussi terrible, c'est un grexit, ou plutôt un grexitant, c'est-à-dire une sortie brutale, non contrôlée de la zone euro de la Grèce. Voilà. Après, il me semble...

1:26
Locuteur

Vous

1:26
Présentateur

pensez en faveur de quelle ou quelle solution ?

1:28
Invité

Moi, je pense

1:29
Locuteur

que

1:29
Invité

d'abord, il vaudrait mieux un accord qui soit un vrai accord avec le respect des engagements. Et si cet accord n

1:36
Locuteur

'est

1:36
Invité

pas possible, parce qu'il faudrait que cet accord fasse l'objet de clauses de revoyure régulières, il faudra une sortie contrôlée de la Grèce avec des aménagements, sans doute un drachme lié à l'euro, etc.

1:47
Locuteur

Christophe

1:48
Présentateur

Carrèche, depuis des semaines, maintenant, les Français suivent ce feuilleton grec, parfois avec lassitude, surtout avec inquiétude. Qu

1:55
Locuteur

'est

1:55
Présentateur

-ce que vous avez envie de leur dire ce soir

1:56
Locuteur

? Que

1:58
Invité

je pense qu'il est possible d'en sortir. Et d'en sortir positivement.

2:01
Locuteur

Comment

2:01
Présentateur

? Positivement

2:03
Locuteur

?

2:03
Invité

En négociant. Et en discutant. C'est ce que fait le président de la République. Il essaye de rapprocher les points de vue. Il se bat pour

2:10
Locuteur

essayer

2:12
Invité

de faire en sorte que la négociation se noue. Elle a failli aboutir. Avant le référendum, on n'était pas loin de l'accord. Et d'un bon accord.

2:20
Présentateur

Mais il se bat sans qu'on prenne toujours la position de François Hollande. Parce que parfois,

2:23
Locuteur

il semble près

2:24
Présentateur

des Grecs, et puis parfois, il s'en approche de la position de

2:27
Locuteur

l

2:27
Présentateur

'Allemagne. Non,

2:27
Locuteur

non, il ne s'agit

2:28
Invité

pas de soutenir ni les uns ou les autres. Il ne

2:30
Locuteur

s

2:30
Invité

'est pas mis dans cette situation-là. D'ailleurs, depuis qu'il est président de la République, François Hollande n'a jamais voulu être le porte-parole, par exemple, des pays du Sud. Ça n'a jamais été son objectif. Son objectif,

2:42
Locuteur

c

2:42
Invité

'est de jouer un rôle positif, d'essayer d'accoucher du compromis, et dans le moment où on est, de préserver la zone euro. Parce que ce qui est vrai, c'est qu'une sortie de la Grèce, pour l'instant, personne ne sait véritablement ce que cela produit.

2:58
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, j'imagine que vous avez suivi l'intervention d'Alexis Tsipras devant le Parlement européen ce matin. C'était un moment assez fort, les interventions des uns et des autres. Est-ce que Tsipras vous a donné l'impression de vouloir sortir la zone euro ce matin ?

3:11
Invité

Écoutez, vous savez, il y a deux dangers.

3:13
Locuteur

Il

3:14
Invité

y a le danger des Allemands

3:15
Locuteur

qui

3:16
Invité

veulent punir la Grèce, qui ont imposé des plans d'austérité qui n'ont pas marché.

3:20
Présentateur

Punir,

3:21
Locuteur

ils veulent peut-être

3:21
Présentateur

juste faire

3:21
Locuteur

respecter les règles. C

3:23
Invité

'est mon sentiment.

3:25
Locuteur

Et

3:25
Invité

ça n'a pas marché, puisque l'austérité a détruit ce pays, et en vérité, on se retrouve avec une dette encore plus importante. Et le pire,

3:33
Locuteur

c

3:33
Invité

'est qu'on a engagé les contribuables. Avant, c'était la dette des banques.

3:36
Locuteur

C

3:36
Invité

'est d'ailleurs Nicolas Sarkozy, je remarque, qui a transféré, avec la complicité des socialistes, la dette des banques sur le contribuable français. J 'avais à l'époque dit « danger ».

3:45
Locuteur

À

3:46
Invité

l'Assemblée nationale, vous pouvez retrouver mes interventions. Ça, c'est le premier danger. Et puis il

3:50
Locuteur

y a

3:50
Invité

l'autre danger, c'est d'avoir un accord où on donne encore de l'argent à la Grèce, parce que vous allez rajouter 20 à 50 milliards, et la Grèce ne s'en sortira pas davantage, pour une raison simple, que le mal, c'est l'euro qui est une monnaie trop chère pour la Grèce.

4:05
Locuteur

Est-ce qu'ils s'en sortira mieux en sortant de

4:08
Présentateur

la zone euro

4:09
Locuteur

? Oui,

4:09
Invité

je vous dis que la seule solution raisonnable, c'est une sortie organisée, accompagnée, un étalement de la dette dans le temps, pour donner une bouffée d'oxygène, une monnaie commune euro-dragme, plutôt que l'euro, qui permettra à la Grèce de dévaluer sa monnaie, et donc de restaurer sa productivité, sa compétitivité. Il n'y a pas d'autre issue. Alors, on amuse la galerie encore cette semaine, mais je vous verrai que lundi, on sortira. La Grèce, simplement, j'aimerais qu'elle sorte en douceur, et pas brutalement.

4:41
Présentateur

Oui, on amuse la galerie, j'en suis pas tout à fait certaine,

4:44
Locuteur

alors qu'on voit

4:45
Présentateur

à l'écran le premier dessin ce soir.

4:47
Locuteur

Voilà, c'est

4:48
Invité

la nacelle grecque qui vient de casser, en tout cas, il y a un câble qui vient de casser, on ne sait pas si le deuxième va casser, si ça va être violent ou pas, on garde un petit peu le suspense pour la fin de semaine.

4:55
Présentateur

Donc on amuse la galerie, Bruno Retailleau, en ce moment

4:57
Locuteur

?

4:58
Invité

Non,

4:58
Locuteur

alors, j

4:58
Présentateur

'ai

4:59
Invité

un point de désaccord et un point d'accord avec Nicolas Dupont-Aignan. Le point de désaccord, c'est que je pense que les grèpes sont aussi responsables de ce qui se passe. C'est clair, ils n'ont jamais voulu tenir leurs engagements. Il y a un État qui est un État clientéliste. Il y a en même temps une économie qui est une économie de rente. Et M. Tsipras, en réalité, a revêtu les habits de Robin Desbois au service des armateurs. Donc il y a un énorme, je veux dire, gap

5:27
Locuteur

faussé. Il est vraiment un

5:28
Présentateur

service des armateurs.

5:29
Locuteur

Il

5:29
Présentateur

a peut

5:29
Locuteur

-être une

5:29
Invité

réforme

5:31
Locuteur

fiscale qu

5:31
Présentateur

'il devrait faire.

5:32
Invité

Non, mais il gouverne avec beaucoup de démagogie. Bref. Le point d'accord, je pense qu'il faut s'interroger. Si un bon accord avec de vraies prises de responsabilité des Grecs n'est pas possible, il vaut mieux envisager une sorte de mise en congé. Parce que je pense que

5:49
Locuteur

si

5:50
Invité

demain la Grèce avait, avec cet accord, négocié une monnaie qu'elle dévaluerait, je pense qu'il vaut toujours mieux faire un ajustement monétaire plutôt que des ajustements réels sur l'activité, la croissance, les salaires et finalement le chômage. Donc je suis favorable d'abord à un bon accord. Mais s'il n'y a pas ce bon accord...

6:11
Présentateur

Vous croyez vraiment qu'après le succès du référendum de dimanche, la Grèce, Alexis Tsipras, est prêt à accepter des réformes qu'il a refusées jusqu'à ces derniers jours ?

6:19
Locuteur

Un

6:19
Invité

bon...

6:20
Présentateur

Christophe Carèche, Nicolas Dupont-Aignan.

6:21
Locuteur

C

6:22
Invité

'est une nécessité, pas uniquement par rapport à la négociation, mais c'est une nécessité par rapport à son pays. La question de la Grèce, il y a eu des erreurs de commise, vous avez raison de le dire,

6:33
Locuteur

mais

6:34
Invité

la question de la Grèce,

6:35
Locuteur

c

6:35
Invité

'est quand même une situation intérieure d'abord, avec aussi, là aussi, beaucoup d'éléments, on les connaît, politiques, qui ont amené cette situation.

6:44
Locuteur

Si

6:44
Invité

la Grèce ne fait pas un certain nombre de réformes, qu'elle soit ou non dans la zone euro, elle aura les mêmes problèmes. Donc, pour la Grèce, le fait de rester dans la zone euro, c'est une chance. C'est une chance parce qu'elle aura la garantie d'être accompagnée dans les réformes et dans la capacité de retrouver une dynamique économique. La vraie question est de savoir si la Grèce veut saisir

7:08
Locuteur

cette chance ou pas. Si elle est lâchée seule, elle ne pourra

7:09
Présentateur

pas faire ces réformes-là ? C

7:10
Locuteur

'est ce que vous voulez dire ?

7:11
Présentateur

Si elle est lâchée seule, si elle sort de la zone euro ?

7:13
Invité

Elle sera de toute façon obligée de les faire. Parce que si elle est seule, elle sera confrontée au

7:18
Locuteur

marché.

7:18
Invité

Mais quel

7:18
Locuteur

que soit le cas de figure, c'est l'austérité qui attend la Grèce. Christophe

7:22
Présentateur

Karech, quel que soit le cas de figure, sortie ou pas de la zone euro, c'est l'austérité qui attend la Grèce.

7:25
Locuteur

Ce n'est pas

7:26
Invité

de l'austérité. C

7:27
Locuteur

'est des réformes. C'est effectivement des réformes,

7:29
Invité

mais c'est aussi de

7:29
Locuteur

l

7:29
Invité

'investissement. Dans le plan qui avait été proposé par M. Juncker, il y a 30 milliards d'investissements que l'Europe est prête à mettre sur la table. Il n'y a pas d'exemple dans l'histoire économique du monde.

7:41
Locuteur

Dans

7:41
Invité

l'histoire économique du monde,

7:42
Locuteur

il

7:42
Invité

n

7:42
Locuteur

'y a

7:42
Invité

pas d'exemple de plan d'austérité qui est réussi s'il n'y a pas en même temps une dévaluation monétaire. Il y a eu deux exemples qui ont été des fiascos affreux. L'entre-deux-guerres,

7:53
Locuteur

où

7:54
Invité

l'Allemagne avant Hitler a refusé de dévaluer, il y a eu une récession terrible, on a imposé une cure d'austérité, ça a amené Hitler au pouvoir. Et le deuxième exemple,

8:05
Locuteur

c

8:05
Invité

'est Laval dans les années 30 qui a refusé de dévaluer le franc. Vous pouvez avoir de l'austérité si parallèlement vous dévaluez votre monnaie pour redonner de l'oxygène aux entreprises et réapprendre à la Grèce à pêcher au lieu de lui donner éternellement du poisson. C'est la clé. Il faut regarder les faits historiques, regarder les pays qui ont réussi. Un exemple, la Suède en 1992 dévalue sa monnaie et fait une cure d'austérité et elle n

8:30
Locuteur

'est

8:30
Invité

pas dans l'euro.

8:31
Présentateur

Et les réformes prises au

8:33
Locuteur

Portugal et en

8:33
Présentateur

Espagne ?

8:34
Locuteur

Mais est-ce que vous savez que la réforme en Grèce,

8:36
Invité

la souffrance en Grèce a été deux fois pire qu'au Portugal et en Espagne ? 25% de baisse du PIB, 30% des entreprises ont disparu. Que la

8:48
Locuteur

Grèce ne soit pas la

8:48
Invité

France, on est tous d'accord. Mais vous ne changerez pas le peuple grec par décret. Il faut s'adapter au

8:54
Locuteur

pays. Non, mais il y a des

8:54
Présentateur

réformes à faire et là on le

8:56
Locuteur

voit. Mais des réformes à faire, madame, c'est facile de dire qu'il y a des

8:58
Invité

réformes à faire comme ça. Est-ce que vous avez été en Grèce pour voir la souffrance des gens

9:01
Locuteur

?

9:02
Invité

C'est facile de dire du haut d'une tribune, mais vous

9:06
Locuteur

vous rendez

9:06
Invité

compte

9:06
Locuteur

de ce qui s'est passé en Grèce ? Vous

9:08
Invité

ne pouvez pas imposer des réformes s'il n

9:11
Locuteur

'y a

9:11
Invité

pas de croissance économique par un relais de développement. On a la preuve depuis 5 ans. On ne

9:16
Locuteur

va

9:16
Invité

pas continuer ce qui a échoué depuis 5 ans quand même.

9:18
Présentateur

Est-ce qu'on est mieux placé pour donner des leçons de réforme, Bruno Rotaillot

9:21
Invité

? D'ailleurs, très honnêtement, c'est le problème. Il y a un problème qui est quand même un problème grec et un problème de prise de responsabilité avec un problème de fiabilité de M. Tsipras. On ne peut avoir d'accord ferme, sûr, qu'avec des interlocuteurs fiables. Pas des interlocuteurs qui quittent la table tout

9:38
Locuteur

d'un coup.

9:38
Invité

Tsipras,

9:39
Locuteur

il n'est pas

9:39
Présentateur

fiable

9:39
Locuteur

?

9:40
Invité

On a des doutes. En tout cas, il y a des doutes. Simplement, vous soulevez une question. Moi, je trouve que la France a été complètement effacée et que François Hollande, qui a eu finalement beaucoup de complaisance, la complaisance d'une forme de romantisme de gauche vis-à-vis d'une gauche radicale grecée depuis le départ, ce qui fait que la

9:59
Locuteur

France étant absente,

10:00
Invité

la France a laissé finalement la Grèce s'enfermer dans un face-à-face avec l'Allemagne. Ça n'était pas rendre service ni à l'Europe, je crois, ni aux Grecs. Et c'est un problème de leadership en Europe que le président de la République n'assume pas ou assume mal. –

10:21
Présentateur

François Hollande aurait dû taper du poing sur la table plus

10:23
Locuteur

tôt que dimanche. – Écoutez, il est

10:24
Invité

François Hollande, il

10:26
Locuteur

est toujours dans

10:27
Invité

le compromis, dans la petite manœuvre, je suis désolé

10:32
Locuteur

de le dire. – Vous êtes aussi

10:33
Invité

dans la petite manœuvre intérieure,

10:34
Locuteur

c

10:34
Invité

'est-à

10:34
Locuteur

-dire

10:34
Invité

que vous essayez d'utiliser une situation européenne quand même très grave pour essayer d'en faire

10:39
Locuteur

le

10:40
Invité

procès politique en France. Procès

10:42
Locuteur

d'ailleurs

10:42
Invité

injuste, procès totalement injuste. – Attendez quand même la fin de l'histoire, M. Retailleau, parce qu'aujourd'hui, autour de la table, qui est-ce qui défend le compromis ? Quel est le pays qui défend le compromis

10:52
Locuteur

?

10:53
Invité

Quel est le pays qui défend le compromis ? –

10:55
Locuteur

Mais

10:55
Invité

il n

10:55
Locuteur

'y en

10:55
Invité

a qu'un, François Hollande est toujours dans le compromis

10:57
Locuteur

par nature. – Mais ce n'est pas ça le problème, M. Retailleau, il a à la fois joué, il a inauguré l'avenir de l'euro, M.

11:06
Invité

Retailleau, on ne peut pas jouer devant

11:08
Locuteur

une situation aussi grave.

11:10
Invité

–

11:10
Locuteur

C

11:10
Invité

'est la situation de la société

11:12
Locuteur

grecque, ce qui

11:13
Invité

est en cause, c

11:14
Locuteur

'est aussi la zone euro. – Vous ne savez pas

11:16
Invité

ce qui se passerait

11:17
Locuteur

si la Grèce sortait de l'euro et les conséquences

11:20
Invité

que cela pourrait avoir, y compris pour notre pays. – Les compromis hasardeux, les compromis qui feraient que nous remettions au pot encore 15 ou 20 milliards, ce sera pour M.

11:29
Locuteur

Tsikras… – Donc vous êtes pour la

11:30
Invité

sortie de la Grèce ? – Non, je dis un compromis, un compromis fiable, s

11:33
Locuteur

'il n'y a pas de

11:34
Invité

compromis fiable, et bien à ce

11:38
Locuteur

moment-là il y a une sortie organisée. – Mais évidemment qu'on ne va pas réaliser, parce que sinon c'est le

11:43
Invité

contribuable

11:44
Locuteur

français qui paye, c'est le contribuable…

11:46
Invité

–

11:46
Locuteur

Là,

11:46
Invité

je pense que M. Retailleau rêve, parce qu'il n'y aura pas de compromis fiable, puisque Tsikras revient,

11:54
Locuteur

après

11:54
Invité

avoir refusé un compromis, auréolé du soutien de son peuple. Donc le seul compromis possible,

12:01
Locuteur

c

12:02
Invité

'est si les Européens cèdent

12:03
Locuteur

par

12:04
Invité

rapport aux précédentes négociations.

12:06
Locuteur

–

12:06
Présentateur

Notamment sur une restructuration

12:08
Locuteur

de la dette. – Notamment

12:09
Invité

sur une restructuration de toute façon indispensable

12:11
Locuteur

de

12:12
Présentateur

la

12:12
Locuteur

dette.

12:13
Invité

Mais en revanche, s'il y a cette restructuration de la dette, moi j'y suis favorable, mais à une condition,

12:18
Locuteur

c

12:19
Invité

'est que la Grèce sorte de l'euro, car je veux bien donner la restructuration de la dette à une condition que la Grèce ait les moyens de s'en sortir après. Et sinon, on se retrouve dans un an en ayant gaspillé 50 milliards de plus.

12:29
Présentateur

– Alors, un dessin d'Hervé,

12:30
Locuteur

la pop-attitude… – On a parlé des armateurs,

12:31
Invité

on parle de l'armée, mais on parle aussi de l'Église orthodoxe. La pop-attitude, on peut soulever un petit peu ce qui se passe, et on voit aussi qu'il y a des coffres forts chez certains.

12:42
Locuteur

–

12:42
Présentateur

C'est ce qu'on reproche

12:42
Locuteur

effectivement à Alexis Tsikras de ne pas avoir fait

12:44
Présentateur

un certain nombre de réformes. Quand même Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que vous pensez que la Grèce va pouvoir créer dans le calme une nouvelle monnaie ? François Fillon disait par exemple ce matin qu'il craignait des violences.

12:56
Locuteur

–

12:56
Invité

Mais je vais vous dire, les violences, on les a aujourd'hui. Et s'il n'y avait pas eu Tsipras, allié d'ailleurs avec un parti indépendant avec lequel je travaille, de Kapanos Kamenos, il y aurait eu des violences. Et si on échoue, là il

13:07
Locuteur

y

13:07
Invité

a Obdoré qui guette le parti néo-nazi qui est dangereux. Je vais vous dire, la vraie inquiétude des euros, des européistes aujourd'hui,

13:15
Locuteur

c

13:16
Invité

'est que la sortie de l'euro marche. C'est quand la Grèce va sortir de l'euro, elle va mieux marcher. Et ensuite, ça permettra de montrer, c'est ça qui inquiète les européistes, ça va montrer que la zone euro est un instrument de division des peuples. Car moi je remarque qu'on s'est réconcilié avec l'Allemagne, qu'on a fait l'Europe,

13:33
Locuteur

qu

13:33
Invité

'on a fait Airbus, qu'on a fait des choses magnifiques en Europe quand il n

13:36
Locuteur

'y

13:36
Invité

avait pas l'euro. Et depuis qu'on a l'euro, on a enfermé les pays avec une même monnaie alors qu'ils ont des structures compétitives différentes, des démographies différentes, des cultures différentes, et ça ne marche pas. Alors il serait peut-être temps de s'interroger

13:50
Locuteur

sur

13:50
Invité

ce que notamment propose Jean-Pierre Chevènement, c'est-à-dire le passage d'une monnaie unique à une monnaie commune, qui permet des ajustements. Et la Grèce est tellement importante géopolitiquement...

13:59
Locuteur

Mais là c'est

13:59
Présentateur

théorique.

14:00
Locuteur

Attendez, non, c'est pas théorique madame.

14:01
Invité

Il y a 9 pays, mais on n'en parle jamais de ceux-là, ils n'existent pas. Danemark, Suède, Pologne, Angleterre, ils ne sont en dehors de l'euro, ils ont de meilleures performances économiques. Personne ne s'interroge. Est-ce que c'est le chaos chez eux

14:15
Locuteur

? Et

14:16
Invité

je vous dis une chose, c'est que Manuel Valls a beaucoup insisté, il a eu raison, sur l'aspect géopolitique de la Grèce. Eh

14:21
Locuteur

bien

14:21
Invité

je vais vous dire, les Etats-Unis, la Russie et l'Europe seront bien obligés d'accompagner la sortie de l'euro compte tenu de l'importance géopolitique de ce pays. On

14:29
Locuteur

verra effectivement, dans les prochaines semaines, comment

14:32
Présentateur

ça va se passer pour la Grèce. Christophe Carrèche, toujours est-il que c'est vrai que le spectacle donné par la zone euro ces derniers mois, incapable de gérer quand même cette crise grecque, ce spectacle est un petit peu désastreux

14:43
Locuteur

pour

14:43
Présentateur

l'image de l'Europe.

14:44
Invité

Oui, il n'est pas bon et en même temps, on verra la sortie de cette crise et peut-être qu'elle va d'ailleurs renforcer l'Europe. Il ne

14:52
Locuteur

faut

14:52
Invité

pas toujours être critique vis-à-vis de l'Europe. C'est une facilité que beaucoup d'hommes politiques français s'offrent. Mais l

15:00
Locuteur

'Europe arrive

15:00
Invité

quand même, l'Europe arrive à surmonter dans la difficulté, un certain nombre de difficultés. L'Europe est en train de sortir de la crise, c'est ça la réalité. La zone euro est en train de sortir de la crise. Donc la situation de la Grèce, nous sommes en train de sortir de la

15:16
Locuteur

Grèce. Je n'ai pas dit que tout

15:18
Invité

va bien, je dis que nous sommes en train de sortir de la France, et pas seulement de la crise, et

15:24
Locuteur

pas seulement de la France.

15:25
Invité

C'est vrai que la Grèce, mais la Grèce est une situation très particulière. Mais M. Dupont-Aignan, si la Grèce sort de l'Europe,

15:33
Locuteur

ce n'est pas du

15:34
Invité

tout le scénario rose que vous nous décrivez. Ça sera un effondrement pour ce pays. Ça veut dire qu'ils seront confrontés à une situation impossible. Et là, effectivement, vous aurez... C'est

15:50
Locuteur

aussi votre crainte, Bruno Retailleau ? Je

15:52
Invité

pense

15:54
Locuteur

qu'une sortie de la zone

15:54
Invité

euro serait catastrophique d'abord pour les Grèces. C

15:57
Locuteur

'est aussi

15:57
Invité

votre crainte,

15:58
Locuteur

Bruno Retailleau ?

15:59
Invité

Je pense, encore une fois, d'ailleurs un peu comme la France. La France, si elle a perdu sa voix et son poids, c'est parce qu'un arbitre

16:06
Locuteur

qui

16:07
Invité

ne joue pas avec les règles européennes, en remettant sans cesse à deux mains les réformes qu'elle doit faire, a une voix beaucoup plus faible. Vous êtes bien placé pour le dire. Eh bien, ce que je pense, ce que je pense, en tout cas, écoutez, on est...

16:20
Locuteur

Écoutez, les dernières années,

16:21
Invité

durant

16:22
Locuteur

laquelle vous avez gouverné... Nous sommes, arrêtez, nous sommes avec la

16:25
Invité

Croatie,

16:25
Locuteur

la

16:25
Invité

France est le seul pays qui a un déficit de plus de 3%, qui a vu son déficit augmenter entre 2013

16:31
Locuteur

et

16:31
Invité

2014.

16:32
Locuteur

Ce que je veux dire,

16:33
Invité

c'est que M. Tsipras a ruiné les efforts de ses prédécesseurs, qui avaient obtenu des résultats. Donc, M. Tsipras aussi a pris l'Europe, ses bienfaiteurs, il s'est désigné comme

16:44
Locuteur

victime. Depuis qu'il a

16:45
Présentateur

été élu, il est obligé de gérer cette crise aussi ?

16:46
Invité

Non, non, il a été élu sur un programme démagogique, très bien. Aujourd'hui, voilà, il y a des responsabilités. S'il veut du contribuable français,

16:54
Locuteur

un

16:55
Invité

certain nombre d'aides supplémentaires, il doit avoir, je veux dire, l'honneur d'accepter une responsabilité. L'Europe, pour moi, c'est une solidarité, et l'Europe, solidaire, mais en même temps, responsable.

17:06
Locuteur

–

17:06
Présentateur

Très bien, écoutez, merci à tous les trois d'être venus débattre ce soir sur le plateau du 22h. On termine ce débat avec un déceint d'Hervé Boudriche.

17:14
Locuteur

– Oui, on

17:14
Invité

aura appris un nouveau mot, c'est du but d'été, Grexit. Alors, moi, j'ai cherché dans le dictionnaire français, je ne

17:19
Locuteur

l

17:19
Invité

'ai pas trouvé. C'est dans le dictionnaire allemand, il faut essayer. – Peut

17:21
Présentateur

-être essayer. Merci à tous les trois, on revient dans quelques instants sur le plateau du 22h, sur la crise grecque, avec le club des éditorialistes.