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InterviewINA (sur YouTube)· 5 septembre 2012 54 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprisesEurope & international

PLATEAU LIONEL JOSPIN

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 10 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Réaction sur l'accident en Catalogne et l'insécurité dans les transports

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Quelles mesures d'urgence pour les usagers et les victimes de violences ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Message aux jeunes auteurs d'agressions et aux parents

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Sanctions contre les violences : exemples concrets ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Message aux agents des transports publics

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Plan d'urgence pour les grévistes et usagers abandonnés ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « La personne qui a agressé un chauffeur de bus sur la ligne 75 a été arrêté dans la journée et il sera jugé dans un mois. »
  • 6:00Promesse
    « Nous allons faire en sorte que lorsqu'il y a outrage, violence, injure atteinte à des agents des transports publics, de ses services publics, de la part de telle ou telle personne, quel que soit son âge ou sa catégorie, ce sera désormais des circonstances aggravantes. »
  • 6:00Promesse
    « Nous allons également faire en sorte que les agents de transport puissent procéder à des vérifications d'identité en étant aidé pour cela par des officiers de police judiciaire. »
  • 22:00Fait
    « Cette crise est en train de démontrer que les idées libérales sont dangereuses à une époque de globalisation. »
  • 28:00Chiffre
    « Il y a eu déjà 340 emplois signés par des entreprises et qui sont contrats signés par des entreprises et qui seront créateurs d'emploi. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Voilà. Bonsoir monsieur Jospin. Avant de vous interager sur les transports, peut-être votre réaction sur ce qui s'est passé en Catalogne.

Évidemment, j'ai appris ce ce cet accident absolument tragique avec plus d'une vingtaine de nos ressortissants des retraités qui qui ont qui ont été tués, peut-être quelques disparus. Et donc je je voulais dire mon émotion naturellement aux familles qui sont touchées et puis envoyer un message de solidarité à ceux qui sont blessés, rescapés. D'ailleurs, madame Deessine, la ministre du tourisme part et sera demain pour être à leur côté et puis nous nous informerons bien sûr auprès des autorités espagnoles pour savoir qu'est-ce qui s'est passé. 20 morts, 38 blessés, on le disait tout à l'heure.

Alors, je souhaitais que vous réagissiez d'abord à ces réactions, à ces réflexes d'usagers qui depuis plusieurs jours pour eux, c'est la galère, c'est difficile de de se transporter, c'est difficile d'aller à son travail, ils y vont quand même. Et puis au fait que des personnes soient agressées régulièrement, c'est pas tout nouveau, vous le saviez. Hier en urgence, vous avez voulu préparer des décisions.

Qu'est-ce que vous pouvez ce soir annoncer à celles et ceux ? Soit qui subissent ces violences, soit qui indirectement quand ils sont usagers subissent ses grèves. La sécurité est un problème majeur dans nos sociétés maintenant.

L'insécurité dans les transports, mais ça peut être l'insécurité sous d'autres formes. Ça peut être l'insécurité sanitaire, ça peut être la la sécurité sociale et donc dans nos sociétés, nous devons rendre l'avis plus sûr pour nos concitoyens. En ce qui concerne les transports, bien sûr, ça n'est pas nouveau.

Et avant de dire un certain nombre de choses que nous allons faire et c'est à cette intention que j'ai réuniu, le ministre de l'intérieur par intérim Jean-Jacques Keran, le ministre de la justice madame Guigou parce que nous allons agir aussi sur ce plan, le ministre de la ville parce qu'il s'agit de tout un problème d'environnement avec les deux responsables des deux entreprises, en tout cas avec le président de la RATP, monsieur Bayi et avec le secrétaire général de la SNC. CF, monsieur Gallois étant encore à l'étranger à ce moment-là. Donc, nous inscrivons les décisions que nous avons prises hier ou que nous préparerons dans un mouvement de travail que les entreprises ont déjà mené contre l'insécurité.

Mais avant peut-être de de dire un mot de ce que nous allons faire, je voudrais euh insister sur le fait que il y a un certain nombre de messages à faire passer à nos concitoyens. L'insécurité, c'est un problème qui nous concerne tous. L'insécurité, elle est elle est créée par des hommes, par des femmes ou par des jeunes.

Et à ces jeunes, non pas la masse de la jeunesse qui qui vit sa vie tranquillement, harmonieusement, mais à ces jeunes qui pratiquent ses agressions, ses outrages, je voudrais dire que leur attitude est totalement absurde. Elle est absurde parce qu'elle se dresse contre des hommes ou contre des femmes, conducteurs de bus ou employés de la SNCF qui rendre un service, un service public, qui leur rendent service, qui leur ramènent dans leur banlieu ou dans leur quartier et donc ils se tournent vers ceux qui sont chargés de les servir. C'est donc absurde.

C'est une attitude autodestructrice. Je voudrais leur dire d'ailleurs que ces actes seront sanctionnés et qu'ils le sont. Il n'y a pas d'impunité.

Il faut savoir que la personne qui a agressé un chauffeur de bus sur la ligne 75 a été arrêté dans la journée et il sera jugé dans un mois. Il faut savoir que cinq des jeunes dont on pense qu'ils sont responsables des agressions qui ont eu lieu sur la ligne Paris Mante ont été agressés dans ont été arrêtés dans les de jours et ils ont été traduits devant la justice immédiatement. Il faut savoir aussi que ceux qui ont agressé par gage lacrymogène un autre salarié des transports ont été interpellé à la suite de cela dans les de jours.

Donc il n'y a pas d'impunité et il n'y a d'autant moins d'impunité que de plus en plus les agents de sécurité qu'ils soient des entreprises ou qu'ils soient des forces de police dont c'est la mission seront extrêmement vite sur les lieux et donc pourront agir très vite. Donc, je veux tenir ce message à ces jeunes, dire qu'il ne s'agit pas d'un jeu et qu'ils seront sanctionnés extrêmement lourdement. J'y reviendrai quand nous parlerons des mesures.

Je veux aussi adresser un message aux parents. Quand il s'agit de très jeunes adolescents de 13 ans ou 14 ans, c'est à leurs parents de les tenir, c'est à eux de les prendre en charge, c'est leur responsabilité. On peut pas toujours se tourner vers les autres.

Donc, je voudrais dire aux agents de la SNCF et de la RATP que les efforts pour la sécurité seront poursuivis. En même temps, j'ai envie de leur dire, je sais bien que c'est difficile de dire ça, mais je veux le dire quand même. Attention à ne pas surréagir.

Je me réjouis que le travail est repris à l'arrête épé, dans les bus à la SN. Vous imaginez la vie qu'ils ont au quotidien quand ils font cracher dessus, quand ils sont agressés ? J'imagine, je dis le travail a repris à l'aératé, dans les buses, dans le métro.

Je pense qu'il y a d'autres problèmes à la SNCF et pas simplement les problèmes de de la sécurité qui expliquent peut-être que le mouvement euh dure aujourd'hui. Euh mais je je voudrais leur dire que si l'on surréagit d'une certaine façon, on attise la tentation chez ces jeunes. Donc il faut que nous agissions tous ensemble pour éliminer ces actes d'incivilité.

Et euh il faut aussi penser qu'il y a des millions de salariés naturellement qui dans leur vie quotidienne se trouvent aussi pénalisés. Donc à partir d'un acte isolé qu'il faut identifier et qu'il faut chât attention à pas faire des processus en cascade qui s'élargist trop parce que on fait le jeu des violents euh et les casseurs que vouliez dire en prévid Gérard lecler. Oui.

En attendant les chemineaux et et et tous les grvistes demandent ce soir des mesures d'urgence tout ce qui est un véritable plan d'urgence. ils se sentent abandonnés. Est-ce que vous avez des vraiment de nouvelles mesures à leur à leur présenter ?

Je ne pense pas qu'ils se sentent abandonnés. Un sentiment d'abandon, ils existeent tous. Les entreprises consacrent maintenant à cet effort de sécurité euh des effectifs importants et qui doivent d'ailleurs augmenter aussi bien la RATP que la SNCF.

En quelques jours, nous avons décidé de mettre plus de 400 hommes supplémentaires dans les bus dans le métro et sur des lignes de banlieu. Donc immédiatement, nous avons mobilisé des forces de police mais je pense qu'il y a une action à plus long terme qui doit être prise. Alors, d'abord, je voudrais annoncer notre intention en ce qui concerne des dispositions pénales.

Nous allons faire en sorte que lorsqu'il y a outrage, violence, injure atteinte à des agents des transports publics, de ses services publics, de la part de telle ou telle personne, quel que soit son âge ou sa catégorie, ce sera désormais des circonstances aggravantes et nous saisirons l'occasion d'un des projets de loi prochain projet de loi de réforme de la justice pour insérer des dispositions de ce type dans le code pénal. Absolument. Nous allons également comme cela est le cas actuellement par exemple pour des attaques à des à des policiers à des policiers et nous allons également faire en sorte que les agents de transport puissent procéder à des vérifications d'identité en étant aidé pour cela par des officiers de police judiciaire.

Mais ces officiers de police judiciaire permettront au fond de de donner cette autorité du moment qu'ils couvriront des opérations de vérification d'identité à ces personnels. La présence humaine dans les bus, la présence humaine aussi dans les gares et notamment dans les gares isolés. la présence humaine à des heures ou sur des lignes par exemple de terminus où se produisent ces agressions parce que elles ne se produisent pas en règle générale aux heures de pointe au moment où il y a les grands mouvements doit être absolument accru naturellement je ne peux pas moi je ne veux pas plus exactement prendre des décisions à la place des entreprises la SNCF et la RTRTP nous avons eu leurs responsables connaissent nos intention mais des décisions doivent être prises pour étofer la présence humaine à ces moments et dans ces lieux.

Ça veut dire faire l'inverse de ce qu'on a fait depuis des années, quoi. Exactement. Mais je crois qu'on est en train de se rendre compte que la machine, elle n'est pas l'élément qui permet des rapports humains stables et que il faut réhumaniser ces modes de transport, même s'ils doivent connaître naturellement les progrès technologiques qu'imposent le transport de masse.

On a tous été fier quand même de la façon dont les transports publics d'Île-de-Fance ont acheminé en quelques heures, en quelques dizaines de minutes des centaines de milliers de personnes pour la Coupe du monde. ces performances, on doit les manifester au quotidien. Oui, mais ça prouve la force du service public et donc cette force du FZI public, il faut la retrouver au quotidien.

Mais depuis des années, les entreprises de transport et en particulier la la SNCF supprime des emplois, des milliers d'emplois. Il faut aujourd'hui renverser la tendance, recommencer à créer des emplois à la SCF. Nous avons déjà renversé la tendance, voudrais-je vous faire remarquer, parce que le taux de suppression à la SNCF était d'environ 5000 personnes par jour.

Nous sommes par par an. Par an, pardon. Oui, nous sommes actuellement descendus à 1500, c'est-à-dire et là, c'est à l'entreprise aussi d'examiner avec sa politique de personnel.

Je n'ai pas moi à donner des instructions en particulier à la télé à monsieur Gallois, mais il est certain que à la à la SNCF, il y a un dialogue social à à nouer peut-être avec force et naturellement le le ministre des transports Jean-Claude Guessau qui a la tutelle y veillera. coordination aussi donc je l'ai dit mesure législative de caractère pénal renforcement de la présence des agents notamment des agents de sécurité dans au moment opportun et sur les lieux plus isolés meilleure coordination entre les forces de police et les agents de la SNCF et de la RATP même si des progrès considérables ont été faits dans ce domaine. Et puis la mise en place d'équipement de sécurité.

Il faut savoir que d'ici 1999 2000 des 4000 bus de Parisien et de la région parisienne seront équipé de d'équipements qui leur permettront d'être identifiés et donc si une agression se produit immédiatement on pourra se rendre sur les lieux avec une très grande efficacité. Et donc c'est tous ces systèmes de protection, les cabines antigression par exemple que les liaisons radio entre les agents que la SNCF et la RATP doivent développer systématiquement. Alors est-ce que ça suffit parce qu'on a l'impression queon met beaucoup de policiers, on mettra d'autres agents d'ambiance avec par exemple des emplois jeunes.

Est-ce que à votre avis c'est c'est suffisant ? On vous y appelle tout à l'heure aux parents. C'est vrai qu'il y a un vrai phénomène de violence dans cette société.

Est-ce qu'il faut pas aller plus loin ? C'est pas sans arrêt en mettant des policiers qu'on arrivera à résoudre vraiment les problèmes de sécurité ? Mais c'est un peu pourquoi j'ai commencé non pas par annoncer les mesures euh qui sont nécessaires, mais j'ai commencé par euh cette forme d'appel, mais cet appel à la responsabilité, à la conscience, je l'adresse à la fois aux jeunes, y compris à ceux qui ont la tentation de se laisser aller et aux parents, naturellement aux éducateurs, mais les éducateurs, ils le font dans les collèges, dans les lycées.

Vous savez d'ailleurs que nous avons insisté davantage sur le respect des règles, le respect des normes, sur l'instruction civique. Au fond, moi je veux vous dire mon sentiment en prenant les choses un instant plus largement puisque nous avons commencé par les problèmes concrets et les mesures au cours du 19e siècle et du 20e siècle, on a tendu à opposer Alain Duamel connaît bien ça qui connaît comme il était pas au 19e hein. Non mais il connaît l'histoire des idées politiques.

C'était ça que je voulais dire. Oui oui soyez pas désobligés. On a tendu à opposer le parti de l'ordre et le parti du mouvement.

La droite c'était le parti de l'ordre, la gauche c'était le parti du mouvement et du progrès. Bien moi je pense que ces oppositions aujourd'hui doivent être dépassées. Je l'ai d'ailleurs déjà indiqué.

Moi, je suis attaché à la réforme. Je veux être toujours représentatif du parti du mouvement mais je veux que ce mouvement soit fait dans l'ordre. Nous avons besoin de règles, nous avons besoin de normes, nous avons besoin de repères.

Je m'efforce moi-même d'en respecter dans ma pratique politique, dans mon action de gouverner des règles républicaines et il faut ce retour aux normes, à la règle et à ce que j'appellerai un ordre pour que la société puisse avancer, pour que la société puisse l'ordre peut être une valeur de gauche, mais je vous le je l'ordre est une valeur de gauche pour vous à condition que ce soit un cadre républicain, un cadre démocratique, un cadre respectueux des autres, pas un ordre imposé naturellement. un ordre voulu consciemment, un ordre partagé pour bouger, pour faire des réformes, pour faire avancer le mouvement face à la violence des très jeunes, des enfants, des préadolescents, des filles maintenant dans les écoles, en dehors des écoles. Certains de vos amis, par exemple Tony Blair en Grande-Bretagne sont partisans de ce qu'on appelle la tolérance zéro qui est stricte he quelquefois ça va même pour les plus jeunes jusqu'à leur interdire de sortir le soir après 9h.

Est-ce que c'est une évolution qui vous paraît correspondre justement à l'ordre selon la gauche ça ? Mais nous avons déjà abordé ces problèmes de la délinquence chez les jeunes. Oui, exactement.

Chez les plus en plus jeunes. Oui, c'est exact. et aussi parce qu'il y a des familles déstructurées, mais peut-être aussi parce que il faut rappeler partout, c'est notre responsabilité à tous et les vivre aussi ses règles et ses normes.

Nous avons déjà traité ce sujet, vous le savez, dans un conseil de sécurité intérieure que j'ai mise en place et et nous avons loué le dialogue entre le ministre de l'intérieur Jean-Pierre Chevenement et Élisabeth Gigou parce queil faut concilier les approches, je dirais, policières et judiciaires, répressives et éducatives en même temps. Et au prochain conseil de sécurité intérieure, nous allons reprendre cette question parce qu'elle est urgente et nous prendrons les décisions qui seront nécessaire pour faire reculer cette forme de criminalité, y compris parce qu'elle est autodestructrice. C'est ce que je disais tout à l'heure.

Ces jeunes se s'abîment eux-mêmes dans ce processus et ils se rront à la aux sanctions de la loi. Quel signe d'échec pour notre société quand même, non ? Euh si c'est un signe d'échec pour euh vous sortez pas comme ça.

Si c'est un signe d'échec pour notre société, nous en sommes tous responsables et nous devons tous lutter contre chacun à notre niveau de responsabilité. Moi, j'assume le mien dans mes responsabilités de gouvernement et le gouvernement fait de même, vous le savez depuis le début. Alors voilà pour la la première partie consacrée au transport et aux violences.

On va parler maintenant de PAX, le pacte de solidarité. Euh est-ce que vous appuyez pleinement cette loi ? Est-ce que vous en êtes totalement convaincu ou est-ce qu'au fond vous êtes prêt à l'aménager et ou est-ce qu'il y avait vraiment la nécessité de faire une loi d'ailleurs ?

Puis est-ce que vous avez évolué vous-même là-dessus ? Mais le problème de mon évolution est pas tellement important éclairant. Il est éclairant parce que c'est vrai de beaucoup de gens.

Oui. Alors oui, mais alors à travers les années si vous voulez mais dans la campagne législative, j'avais dit que des mesures devraient être prises pour régler euh par des mesures dans l'ordre fiscal, dans l'ordre social, dans l'ordre successoral, des successions euh des problèmes que vivent des personnes qui vivent en commun, qui vivent qui ont une vie commune et qui ne sont pas soit des hommes et des femmes mariées à qui qui ne choisissent pas le mariage ou à qui d'une certaine façon le mariage est interdit parce que le mariage ou la famille ce sont des institutions particulières et qu'il fallait régler ses problèmes. C'est ce que nous faisons.

Et je dois dire que si l'opposition qui a choisi dans cette affaire non pas de de s'opposé vraiment par conviction à ces mesures que nous préconisons parce que je pense que dans son fort intérieur et quand on discute avec elle sauf peut-être des milieux de la droite de la droite. Oui. Vous les avez montrés vous avez montré en quoi ils étaient liés à une secte brésilienne en quoi non enfin ce sont des éléments qui sont quand même souvent très à droite.

Nous nous rencontrons beaucoup de nos collègues qui comprennent que ces mesures doivent être prises. Ils ont choisi de s'opposer parce qu'il faut s'opposer. Moi, je crois au contraire qu'il devrait y avoir des sujets de société qu'on aborde sans passion pour les faire avancer.

Et c'est eux qui créent des problèmes là où il n'y en a pas. Le pax est un pacte, c'est un contrat entre deux personnes. Certaines effectivement peuvent être et sont homosexuel et ont besoin de voir régler un certain nombre de problèmes de leur vie commune.

Ne cherchons pas à le cacher. C'est fait aussi pour ça. Certains ne sont pas dans cette situation et ont besoin de choisir ses formes de contrat pour régler des problèmes de leur vie commune.

Si on n'y avait pas mis autant de passion, je pense que on aurait avancé avec beaucoup moins de trouble. Mais en tout Alors, vous disiez justement pendant ma campagne, j'avais dit il faudra prendre des dispositions, des mesures. Alors, on se demande justement pourquoi une loi qui suscite tant de passion, parce qu'on fait rien sans patient dans notre pays, pourquoi ne pas avoir pris des dispositions pour changer bah le code des impôts, le droit de succession et ça serait peut-être passé plus tranquillement.

Alors que maintenant, on est dans une proposition de loi qui parle un peu dans tous les sens. des mesures ponctuelles au lieu d'une loi opéra. D'abord d'abord cette prop c'est cette loi ne part pas du tout dans tout dans tous les sens mais elle va être abordée demain présentée par Ellisabeth Guigou et les choses vont se dérouler à mon sens.

Normalement cette loi sera votée et elle est comprise par les Français parce qu'ils comprennent que en rien cela ne menace l'institution familiale. Le mariage c'est une institution de la société. La famille, ce sont des parents d'hommes et femmes avec des enfants.

Et là, il ne s'agit pas de cela. Il n'y a le devoir du mariage, ni les privilèges, si l'on peut dire, du mariage. En particulier, vous savez très bien que l'adoption est interdite et le restera que la procréation artificielle permettant donc l'affiliation est également interdite et le restera.

Donc je pense que c'est un projet qui prend en compte une évolution de la société, que les Français qui ont beaucoup de bon sens le comprennent et que cela se passera je pense tranquillement. Oui. Quand quand les autorités religieuses, là pas la droite, les autorités religieuses et les différentes confessions manifestent énormément de réserves et disent craindre et sûrement pensent craindre, craignent réellement euh qu'il s'agisse selon les mots qu'ils emploient, soit de mariage bis, soit de sous-mariage, soit d'une étape vers le mariage homosexuel.

Est-ce que ça ne vous trouble pas cette conjonction des institutions religieuses de confessions différentes ? Non, cela ne me trouble pas parce que les confessions religieuses et les institutions religieuses ont une mission particulière. Je la comprends, je la respecte, elle porte un message qui est un message de la révélation, qui est aussi un message du dogme et qui est un message de valeur.

Naturellement, ces messages sont absolument essentiels à notre vie en société. Mais je vais prendre un autre exemple. Vous admettrez que depuis la loi veille de 196, [Musique] oui, je crois 14 ou 16, je crois que c'est 76, les progrès de la contraception, y compris l'interruption volontaire de grossesse, ce qu'on appelait l'avortement.

Tout cela est passé dans la société. Je vous ferais remarquer que les grandes confessions et en particulier l'église catholique ont été sur les IVG le sont toujours en ce qui concerne et et ça n'a pas empêché le fait que c'est quelque chose d'admis tout à fait désormais dans les sociétés démocratiques. Il faut comprendre que les églises ont un message particulier qu'il faut respecter mais qui ne peut pas inspirer entièrement la vie sociale même si ça contribue au combat au débat des idées.

Une question qui se pose. Est-ce que le pax n'entraîne pas à une espèce d'engrenage qui ferait que demain le mariage homosexuel sera effectivement autorisé et puis après-demain l'adoption des enfants par des couples homosexuels ? Est-ce que c'est pas dans la logique du pax ?

Non, absolument pas. C'est justement parce qu'il est quelque chose d'autre, parce qu'il n'est pas ce mariage que vous n'avez pas du tout vous à à le construire comme un engrenage. La position du gouvernement est claire.

L'acceptation par l'opinion, elle est que nous que le Parlement contribue à régler des problèmes de vie commune, des problèmes de succession, des problèmes fiscaux, des problèmes sociaux. Elle n'est en rien justement que l'on construise une sorte de mariage bis voire de mariage homosexuel si vous voulez cibler cette catégorie de la population. Et donc nous en tiendrons là totalement.

Alors débat à partir de demain puis jusqu'au 13 octobre. intérêtement. On va parler de la crise.

Est-ce que vous avez le sentiment de la crise mondiale, les bourses qui font le yoyo, l'impression que plus rien n'est vraiment contrôlé ? Est-ce que vous les sentiments que la France est à l'abri de cette crise ? à l'abri, non, mais disons tout de même que si vous regardez la situation financière internationale, si regardez aussi les réalités économiques, l'orage tombe et la grê tombe sur beaucoup de régions du monde et pas directement sur l'Europe aujourd'hui.

Naturellement, je préférerais que la conjoncture mondiale soit bonne. Je préférerais que il n'y ait pas eu de crise en Asie du Sud-Est. Je préférerais que des décisions pour régler les créances douteuses dans les banques soient prises au Japon.

Je préférerais que le gouvernement précédent en Russie a réglé mieux les problèmes de l'endettement de l'État, des grandes compagnies qui ne paient pas leurs impôts. Je souhaiterais aussi que il n'y ait pas cette situation politique particulière aux États-Unis qui ne facilite pas les prises de décision. Mais constatons au moins que l'Europe dans ce moment et dans cette conjoncture est un espace est aussi une Union, je pense à l'Union européenne mieux préservée que ses voisins et que nous n'avons pas de raison à partir de ce moment-là de céder à la dramatisation.

Nous ne pouvons pas être à l'abri et d'ailleurs en France nous avons déjà dû intégrer dans nos perspectives de croissance une perte sur les exportations à cause de cette situation en Asie, au Japon. H peut-être en Amérique latine, mais comme et la politique du gouvernement, je crois y a contribué, nous avons su rallumer les moteurs de la croissance intérieure, la consommation d'abord notamment par du transfert de pouvoir d'achat vers le ménage en ne les ayant pas criblé d'impôt comme le gouvernement précédent qui avait fonctionné 120 milliards sur les ménages. En développant ensuite l'investissement, je pense que les bases de la croissance en France sont solides et que nous avons eu raison. de bâtir comme nous l'avons bâti le budget de le projet de budget de 1999.

Donc c'est cette crise internationale me préoccupe mais elle peut affecter l'Europe moins que d'autres et nous avons d'ailleurs vu que la perspective de l'euro nous protégeait contre la spéculation sur les mon face aux instabilités face à la spéculation et cetera, est-ce que vous avez des recettes et des alliés pour essayer d'introduire un peu d'ordre là aussi réguler davantage d'abord recettes concrètes hein ça existe. Oui, du concret, il y en a dans le mémorandum français qui a été transmis à nos partenaires de l'Union européenne par Dominique Stcan. Alors à ce moment-là, vous le prenez le mémo et puis vous expliquez c'est vous, vous avez des interlocuteurs internationaux, vous leur parlez, qui vous comprend, qui vous êtes, qui est d'accord sur quoi ?

Bah, d'abord, je constate que à travers cette crise financière qui est quand même surtout une crise financière et dont nous pourrions éviter qu'elle passe pour l'essentiel dans la sphère de l'économie réelle comme on dit, de la production, des échanges, des échanges de biens ou de services, que cette crise est avant tout financière et qu'elle s'est produit en allant à l'encontre des théories libérales qu'on a professé jusqu'à ces dernières années. Même s'il y a eu beaucoup d'évolutions dans ce domaine, on nous disait il faut surtout pas que les États, les nations s'occupent de l'économie. Il faut surtout pas essayer de réguler.

Les marchés réalisent automatiquement les équilibres qu'il convient. Cette crise est en train de démontrer que les idées libérales sont dangereuses à une époque de globalisation. Et quand on voit les marchés s'affoler, soit spéculer à la hausse au point d'augmenter de 40 % en un an pour en quelques semaines perdre tout ce qu'ils ont gagné, ce qui représente quand même des comportements un peu irrationnel aussi hein.

Et ben c'est ce que je viens de dire. Oui. Pour perdre en quelques semaines ce qu'ils ont gagné en un an.

Donc démarche doublement irrationnelle en quelque s'on y met de l'ordre. Et bien, je constate une chose d'abord, c'est qu'on se tourne vers les États et qu'on se tourne vers les politiques. Et donc, il est important de savoir que la globalisation doit être régulée et que les États représentants des peuples doivent prendre des décisions.

À mon avis, il faut agir sur trois plans. Il faut agir au plan national, mais peut-être souhaiterez-vous qu'on y vienne après. c'est-à-dire obtenir la croissance la plus grande possible et pour lutter contre le chômage par ailleurs, utiliser les armes que nous avons utilisé, diminution du temps de travail, emploi jeune.

Donc je pense que la politique que nous avons suivie depuis 16 mois est justifiée au sein de cette crise telle qu'elle se développe. Appuyer la croissance, lutter contre le chômage par une politique volontariste. Il faut agir ensuite au niveau européen parce que les Européens sont une zone relativement préservée d'une part et d'autre part ils font 90 % de leurs échanges entre eux.

Donc si eux choisissent des politiques de croissance, je pense alors que euh nous pourrons éviter une partie de cette crise. Et avec les autres avec les autres bah les nonuropéens. Alors là, c'est les propositions que nous avons fait au niveau international en nous appuyant sur l'Europe, à savoir réorganiser le système monétaire international. le sommet euh du G7 des ministres de l'économie et des finances qui s'est tenu à la fin de la semaine, dimanche je crois à Washington a pris quelques mesures qui sont relativement positives en insistant sur la nécessité de la croissance, en demandant que les banques respectent des règles qu'on appelle prudentielles dans leur mode de fonctionnement.

Pourquoi il y a eu une crise en Asie ? parce qu'une partie des banques dans les pays d'Asie du Sud-Est ont emprunté à court terme pour placer à long terme et que quand il y a eu un élément de trouble financier, naturellement, on a eu immédiatement une crise organisation du système monétaire international pour donner notamment à son comité intérimaire la possibilité d'agir, de prendre des décisions et de réguler. Et c'est donc les idées françaises qui sont actuellement au cœur des discussions internationales, c'està-dire les idées d'organisation justement la France, vous évoquiez tout à l'heure le budget.

Le problème, c'est que ce budget, il a été élaboré il y a quelques mois avant la crise et aujourd'hui beaucoup ont le sentiment les instituts de conjoncture, les la commission des comptes de la nation que ces hypothèses aujourd'hui sont beaucoup trop optimistes et que donc on ne tiendra pas la croissance qui est prévue. Est-ce que vous ne regrettez pas un budget qui est trop dépensié ? Est-ce que vous n'avez pas coupé votre blé en herbe ?

Mais pardonnez-moi Gérard, mais je crains que ce soit une contradiction même que vous évoquez là parce que s'il y a moins de croissance, alors il faut que le budget soit quand même un sujet un budget minimum de soutien de la conjoncture. Et donc le fait queon ait choisi tout en réduisant le déficit budgétaire, tout en faisant en sorte que pour la première fois depuis 4 ans, les prélèvements obligatoires vont baisser, ils baisseront en 98 et ils doivent baisser en 99. un niveau record en 97.

Oui, enfin en 97 on a pris l'année mois de juin en cours. Bon donc les choses étaient étaient étit lancé et on a plutôt corrigé les choses à cet égard. Et bien le fait d'avoir choisi par exemple d'augmenter les dépenses publiques d'un % ce qui n'est pas important ce qui est plus que la plupart des autres pays quand même c'est moins que la Grande-Bretagne vous irez vérifier parce qu'ils sont obligés de relancer oui de réagir face à la relance économique question encore pour vous poser là.

Très bien. Alors 1 % c'est un budget de soutien à la croissance et donc je crois que nos choix ont été juste. Vous vous prenez le budget comme un reflet de l'économie, moi je prends le budget aussi comme un instrument de lutte dans une conjoncture économique qui devient moins bonne.

Et en l'espèce, je pense que nos prévisions de croissance seront respectées. En 98, on nous avait dit qu'on ne ferait pas 3. On va vraisemblablement faire 31.

Nous avons ajusté légèrement à la baisse pour 99 mais je pense que nous ferons 27 et je crois que nos prévisions seront respecté à condition à condition que les acteurs de la vie économique en France et en Europe euh continuent à à à parier sur la croissance à la fois dans leur comportement de consommation et dans leur dé parler parler de l'emploi avant petite question bien sûr les politiques n'interviennent pas directement auprès des banques centrales qui sont tout à fait indépendantes. Mais vous par exemple, vous souhaitez une baisse des taux d'intérêt ? Non, mais je constate que les taux d'intérêt sont bas aux États-Unis, qu'ils sont baissés au Japon, ils sont heureusement très bas notamment en France et en Allemagne, mais plus élevé à cause des taux italiens et des taux espagnols, même si les espagnols viennent de baisser, je pense qu'on n' pas intérêt à laisser la monnaie américaine se déprécier parce que sinon serait des conséquences pour nos exportations.

Et une des façons d'éviter que le dollar baisse, c'est évidemment aussi de voir comment évolueront nos propres taux d'intérêt. Moi en tant que responsable politique, je fais passer ce message maintenant. Après, c'est aux banques centrales de prendre les décisions.

Mais je pense qu'au niveau européen, notamment avec les nouveaux gouvernements euh le nouveau gouvernement en Allemagne, je pense que nous pouvons espérer conduire dans la période qui vient, sur les années qui viennent, des politiques davantage tournées vers la croissance. Il y a eu une proposition de monsieur Prodit d'utiliser une partie des réserves excessives de change pour gager des prêts pour des développements d'infrastructure. Moi, je me demande si on ne devrait pas penser, c'est une idée que je lance en tout cas, à un emprunt européen.

L'Europe, l'Union européenne n'est absolument pas endettée à un grand emprunt européen qui pourrait financer aussi des nouvelles technologies, des développements d'infrastructure. En tout cas, je suis convaincu que le nouveau gouvernement allemand et que la plupart de mes collègues européens seront favorables dans la conjoncture à une un soutien plus grand à la croissance. C'est que cela nous aidera à passer cette phase un petit peu on va parler de l'Europe tout à l'heure.

Je voudrais poser une question. Les 35 heur hier Martin Aubrik parlait de 4000 emplois. C'est pas terrible quand même hein.

Est-ce que cette loi est vraiment réussie ? Ça fait pas beaucoup d'emplois créés quand même. Ça fait 2 mois, ça fait 2 mois que les décrets d'application av dit combien jusqu'à la fin de l'année ?

Non non, on n pas on n pas fait de non, on s'est engagé sur les emplois jeunes. Ça ça dépend du gouvernement et ces engagements sont tenus. À la fin de l'année, nous serons à 150000.

La décision, elle est dans nos mains heures et donc et les 35 he cela dépend des négociations. Ouais. Il y a eu déjà 340 emplois signés par des entreprises et qui sont contrats signés par des entreprises et qui seront créateurs d'emploi.

Un certain nombre d'acteurs d'accords ont été signés dans des branches et à partir de ces accords de branche peuvent se faire des accords dans les entreprises. Il y en a certains dans la métallurgie déjà et sans doute demain dans le bâtiment et dans le textile où il n'y a pas de création d'emploi. Il y a simplement c'est compensé par des heures supplémentaires.

C'est un détournement de l'accord. Autrement dit l'accord dans la métallurgie c'est quelque chose de spécial. Ça n'est pas un accord puisquil Oui.

Ben attendez c'est une grande branche. Mais moi j'étais au salon de l'automobile ce matin mondial de l'automobile dit-on maintenant. J'ai vu un certain nombre de chefs d'entreprise des grandes entreprises dites d'équipement et on a parlé des 35 heures.

Il dit pas qu'ils étaient favorables à la loi des 35 heures, mais je leur ai demandé quelle est la durée du travail chez vous ? 34h30, 35h, 37h, 37h30. C'est-à-dire qu'ils sont déjà la plupart des patrons qui étaient en face de moi et leur groupe très performant à l'exportation était en dessous des 39 heures et pour certains en dessous des 35 he et ce sont des patrons qui appartiennent à l'IUMIMM, c'est-à-dire au secteur de la métallurgie entendu au sens large.

Donc je suis convaincu, au contraire Martine Auri me le disait encore hier, c'est qu'il y a une dynamique de signature des emplois des contrats. Pourquoi ? parce que on peut avoir trois gains.

Les chefs d'entreprise à partir du moment où ils obtiennent dans la discussion de réorganiser le processus de travail, d'avoir plus de souplesse notamment dans les rythmes de travail. Les salariés parce qu'ils vont y gagner sans perdre de salaire. Normalement, en tout cas, la plupart des contrats qui sont signés sont de cette nature, ils vont y gagner un temps de loisirs ou d'activité haute supplémentaire.

Et puis la société, nous tous, parce que l'objectif est de créer des emplois. Dans certains cas, c'est vrai, de ne pas faire des licenciements, mais si vous ne faites pas des licenciements, Gérard Leclerc, ça veut dire aussi que vous avez des chômeurs en moins. Donc, il peut y avoir des accords défensifs, mais il y a aussi des accords offensifs.

Et je pense que la dynamique au contraire est lancée. J'y crois beaucoup. Et en tout cas, si la croissance est plus faible, il faut bien utiliser d'autres armes si on veut faire reculer le chômage.

Ce gouvernement n'est pas résigné au chômage. Mais monsieur, je pas pour dire la chose carrément, est-ce que vous n'avez pas l'impression qu'il y a une partie du patronat qui essaie soit de tourner la loi, soit même de la retourner à son avantage en faisant plus d'heures supplémentaires et de flexibilité que de la réduction du travail et de la création d'emploi ? Mais ça serait une illusion parce que est-ce que ça à votre avis c'est une tentation qui existe ou pas ?

C'est une tentation qui va s'arrêter à mon sens quand ces patrons en question auront compris que nous ne l'autoriserons pas par la loi. Donc c'est pas la peine qu'ils essayent d'inventer des processus qui n'auront aucun aucune réalité légale. Arlet alors vous parlez des emplois je pense que beaucoup de patrons, beaucoup de chefs d'entreprise qui les intéressent c'est de produire, c'est d'innover, c'est d'exporter, c'est de réussir.

Ils ont pas des réactions idéologiques. Ça ça peut exister parfois chez certains dans telle ou telle fédération, mais c'est pas le raisonnement de la plupart des patrons et je pense qu'ils peuvent trouver là dans la négociation sur la réduction du temps de travail une occasion pour nouer des dialogues avec leur cadre, avec leurs salariés et pour avancer et rénover les processus de production. Beaucoup font ce raisonnement. dans les questions et les réponses.

Alors, il y a une question qui est en point d'interrogation, c'est l'allégement des charges sur les bassalaires. On réfléchit, on discute. Vous êtes pour, contre, dans quelle mesure et et quand le gouvernement décidera-t-il ?

Martin Briss d'accord et de ministre Roscan beaucoup moins pour dire les choses. Oui, mais bien que ce soit jamais. Mais ça qu'il y ait des débats au sein du gouvernement, que le ministre de l'emploi et de la solidarité est pas automatiquement le la même approche que le ministre de l'économie et des finances parce qu'ils ont des exigences qui sont euh j'espère convergantes.

Contrairement à ce qu'on dit. Oui. Oui, absolument.

Mais en tout état de cause, euh nous avancerons à notre rythme. Nous sommes quand même un gouvernement qui en 16 mois a considérablement fait bouger des choses dans la société française sur le terrain de l'emploi avec la reprise de la croissance mais aussi avec les 35 heures avec les emplois jeunes sur le terrain de la justice et de la société avec les réformes de la justice sur le terrain éducatif et culturel avec notamment ces propositions que nous faisons pour l'audiovisuel public. Nous sommes un gouvernement qui réforme.

Alors, vous pouvez aussi vous pouvez aussi comprendre que nous allions à notre rythme. Cette question n'est pas mû à mon sens. Elle n'est même pas mure.

Techniquement, il y a eu un rapport fait par un grand économiste français, monsieur Malinvu, qui qui est critique du transfert sur la valeur ajoutée de l'assiette des cotisations patronales. Il y a un débat au sein du mouvement syndical. Ça sera murant.

Euh et donc et bien nous avons Oui, nous allons le faire. Nous allons le faire mûir dans les mois qui viennent. Euh nous ne pouvons pas faire pendant l'hiver.

Écoutez, il faut pas tout faire à la fois. Nous avons aussi dans le projet de budget fait des réformes fiscales importantes hein qui favoriseront l'emploi en ce qui concerne par exemple la taxe professionnel qui vont qui mettent en avant une fiscalité écologique. Bon qui euh permettent d'aborder les problèmes de la fiscalité locale.

Donc on on fait beaucoup de réformes, il faut les faire dans l'ordre et il faut pas non plus bousculer trop les habitudes. En plus, le parlement ne peut pas prendre tous les textes à la fois. Gérard sur les retraites.

Oui, un sujet de préoccupation. J'ai Chirac d'ailleurs hier s'est dit préoccupé par ce sujet, les retraites. Et là, on vous soupçonne un peu de d'être un peu timoré, d'être trop prudent, un peu d'immobilisme ou lent lent et notamment d'éluder la question principale, enfin l'une des questions principales qui est la création d'un système de retraite par capitalisation, de fonds de pension à côté du système par répartition.

Les autres pays l'ont déjà fait, pourquoi pas la France ? Il y a il y a un certain nombre de pays qui font des choses qui ne seraient pas accepté en France ou qui ne seraiit même pas bon pour la France. Donc ça c'est pas un critère absolu.

Nous ne sommes pas pour faire un système de retraite par capitalisation qui soit remplacerait le système par répartition, soit même pour la part trop grande qu'il prendrait déséquilibrerait le système de retraite par répartition. Donc nous n'irons pas dans cette direction. Non mais ça peut être un complément.

Exactement. Mais nous avons admis que sous certaines formes euh des compléments pouvaient être envisagés à condition qu'il puisse être par exemple négocier dans les entreprises sous forme de fonds salariaux entre les entreprises et les salariés ou à condition lui-même que l'État fasse un effort dans cette direction. Et c'est d'ailleurs pourquoi madame Martin Aubri a annoncé dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale la création d'un fond qui permettra donc d'abonder comme cela le financement futur des retraites.

De toute façon, ce déséquilibre majeur entre la population active qui actuellement paye les cotisations des retraités d'aujourd'hui, les salariés d'aujourd'hui payant les retraites d'aujourd'hui et la population inactive. l'écart qui va se creuser au détriment des actifs en quelque sorte. C'est une question qui nous est posée pour 10 15 ans.

Donc nous avons absolument la possibilité et le temps d'en bien situer poser le diagnostic dans situer les absolument pas. On ne prend pas de retard à partir du moment où on se donne les moyens et j'ai demandé au commissariat au plan qui est un lieu d'expertise technique et en même temps de dialogue social parce qu'il rencontre tous les acteurs de me faire des propositions sur ce terrain. Ensuite nous ouvrirons une discussion et une négociation y compris devant les Français qui doivent être mis devant les responsabilités et la réalité démographique du vieillissement de la population et donc du problème du financement des retraites à terme.

À quoi sert d'aller vite sur ce sujet si on doit s'arrêter en chemin comme a dû le faire par exemple monsieur Jupé ? Donc ce problème existe, ce gouvernement le traitera. Il a toujours depuis 16 mois traité les problèmes.

Mais pardonnez-nous de traiter dans l'urgence ce qui est urgent et puis de poser les termes d'une solution pour ce qui vient plus tard. Mais cela sera fait indiscutablement. ne squète pas pour les retraites.

Il nous reste un petit peu plus de de 10 minutes. On va parler de de l'Europe, une Europe totalement rose ou quasiment Arlet Chabo. Vous disiez tout à l'heure que effectivement l'arrivée notamment de monsieur Schrederard au pouvoir en Allemagne allait sans doute faciliter les choses pour remettre un petit peu lui dans la machine de l'emploi au niveau européen.

Mais est-ce que vous en êtes, j'allais dire pardonnez-moi, aussi sûr, sachant que vous êtes tous socialistes, socio-démocrates, mais quand même assez différent. Il y en a un qui a fait campagne sur le nouveau centre en Allemagne. Vous vous êtes à gauche, vous le dites toujours.

Et Tony Blair, ça a pas changé. Tony Blair en Grande-Bretagne, c'est aussi plutôt du côté du centre. Alors, est-ce que vous serez vraiment uni pour qu'il y ait pas notamment en Europe et bien une vraie Europe sociale qui se mette en place ?

Bon, le problème pour nous n'est pas de nous unir sur des concepts, sur des définitions, sur qu'est-ce que c'est la troisème voie, qu'est-ce que c'est le nouveau centre. pas l'intérêt. Le problème est de savoir si nous sommes capables de définir des pratiques communes sur le terrain de l'emploi, sur le terrain de la croissance, sur le terrain des taux d'intérêt, sur le terrain des problèmes de sécurité, comment nous traitons ensemble les problèmes de l'immigration.

C'est ça qui est important. ça va marcher. Oui, je pense je pense que les changements qui se sont opérés en Europe, le fait que en Italie, j'espère que le gouvernement prodit va passer l'épreuve parlementaire qui est la sienne dans les de jours qui viennent, le fait qu'en Italie d'abord, puis ensuite en Grande-Bretagne, puis ensuite en France et maintenant en Allemagne, c'està-dire dans quatre grands pays et que dans un certain nombre d'autres pays, on dit en gros 11 sur 15 qui ont des premiers ministres socialistes ou socio-démocrates. deux autres, il y a des coalitions.

Le fait que ces hommes ou ces femmes, en l'occurrence des hommes qui se connaissent bien et qui ont des approches communes sur la croissance, l'emploi, la justice sociale, j'espère l'harmonisation fiscale, même si ce sont des dossiers plus difficiles, le refus du dumping social, je pense que le fait que nous ayons ces visions communes sur des pratiques peut avoir des conséquences positives dans les années qui viennent. Voilà. Et là, de ce point de vue, le changement en Allemagne, quel que soit le respect, l'admiration que j'avais pour Elmou Cole en tant que personnage historique et en tant que homme de très bonne compagnie, je pense que le changement en Allemagne va être très important parce que on ne trouvera plus devant des propositions françaises euh le refus un peu dogmatique de certains libéraux, de certains conservateurs.

Excuse non plus pour dire on n pas pu le faire. Mais moi, vous savez, ce gouvernement il pratique pas l'excuse, il essaie de de travailler et d'avancer. C'est pas un gouvernement prétexte.

Je peux vous demander comme ça qu'est-ce que c'est de gauche ? Parce que moi je je me rappelle les définitions de la gauche en 81, de la gauche en 36, de la gauche l'école laïque mais aujourd'hui c'est quoi ? Comment vous c'est quoi la gauche aujourd'hui ?

Bah d'abord c'est ce que nous sommes en train de faire quand même un certain équilibre entre l'économique et le social. C'est le fait que quand on arrive, on dit nous on n'est pas résigné devant le chômage. On dit bien on fait une loi sur les 35 heures.

On dit on prend les emplois jeunes. C'est le fait que on redonne une priorité à l'éducation, à la recherche, à la culture, c'est-à-dire ce qui à la fois embellit la vie et prépare l'avenir. C'est le fait que lorsqu'on prend des mesures fiscales, et ben on rééquilibre ce qui pèse sur le capital et ce qui pèse sur le travail. pas au point de pénaliser euh le capital et l'investissement parce que on est dans une économie ouverte mais au point quand même de rendre un peu justice, c'est le fait queon accorde une priorité au service public.

Donc c'est cette capacité à agir selon des règles dans l'ordre comme je disais mais avec une perspective, un mouvement, un changement qui permet à notre pays de s'adapter au défi de quelques questions sur la vie politique intérieure française. On parle de on a parlé du cumul des mandats. Le Sénat va sans bloquer cette loi.

Vous allez faire quoi vous ? Mais le gouvernement poursuivra sa démarche réformatrice. Euh même si bloque, vous faites quoi ?

Je pense que je dois rencontrer monsieur Poncelet fait l'amitié. Jeis pas vous dire rapporter cordiaux avec lui la cordialité voilà. Non mais je voudrais pas engager l'amitié de de de monsieur Poncelet à mon égard.

Il vient me voir demain. Je je je pense que c'est un acte de de courtoisie républicaine que j'apprécie. Nous allons reprendre un dialogue que j'avais noué avec monsieur Monori honnêtement parce que moi je suis pas enfin en clair ils vont pas la voter cette loi des mandages.

Je pense qu'ils ne pourront pas tout refuser. Ah non, je pense qu'ils ne pourront pas tout refuser. Je pense que les Français ne l'accepteront pas.

La lutte contre le cumul des mandats est un des objectifs, un des projets du gouvernement qui est le plus populaire dans ce pays avec d'autres mais un des plus populaires. Je pense que les sénateurs auraient tort de refuser. Alors, il est possible que je ne puisse pas obtenir tout ce que je souhaite, tout ce que le gouvernement souhaite.

Par exemple, sur le formule parlementaire maire. Et ben nous verrons. Non, mais moi je ne dis pas déjà parce que je ne je ne On sait bien ce que pensent les sénateurs.

Et bien écoutez, ils le diront d'abord. Ils le diront. Ils s'exprimeront devant l'opinion et nous avancerons et puis si on doit s'arrêter à un stade et ben on trouvera une autre occasion ou d'autres façons de dépasser ce stade ultérieurement.

Mais ils auraient tort de tout bloquer. Je pense qu'ils ne bloqueront pas tout. En tout cas le gouvernement lui, il est tout à fait déterminé.

Qu'on parle politique qu'on peut pas malheureusement on ne peut pas ne pas parler des affaires. L'une des dernières en dat la MNEF semble concernée des des responsables socialistes dont certains dit-on vous serez proche. Quel est votre votre sentiment ?

Est-ce que ça vous inquiète ? Ah non, mais euh nous verrons bien si des responsables socialistes ou non sont concernés par l'affaire de la nef. Je considère que la presse doit faire euh son travail, mener ses enquêtes.

La police s'il y a lieu, la la justice s'il y a lieu. Oui, mais la police judiciaire euh le bras armé, hein. Euh la justice menait ses procédures.

S'il y a lieu de mener des procédures, nous nous faisons la transparence. Nous avions d'ailleurs demandé qu'un administrateur provisoire soit nommé et la commission de contrôle des mutuels qui est un organisme totalement indépendant a dit qu'elle voulait d'abord faire un échange d'arguments avant de prendre sa décision. Il y a eu une mission de la Cour des comptes.

Un certain nombre de faits ont été transmis au parquet. Donc des procédures judiciaires auront auront lieu peut-être et on verra qui sera qui sera en cause en cette circonstance et chacun assume individuellement sa propre responsabilité. C'est la chose chose que je peux dire.

Ce que je voudrais simplement ajouter, c'est que je crois pas que les responsables politiques eux compte tenu de la diversité des problèmes et des affaires et intérêt à s'attaquer sur ce terrain qui laisse la presse faire la justice faire. Euh Harle Chabo Alain du mal surtout la cohabitation. On évoquait tout à l'heure les remarques que le président de la République a fait hier au conseil des ministres sur la protection sociale, son inquiétude à propos des retraites.

Le président fait régulièrement connaître son sentiment sur l'action du gouvernement et en général est-ce que vous considérez bah c'est le jeu normal de la cohabitation ? Est-ce que de temps en temps vous êtes agacé ou est-ce que vous trouvez que c'est assez facile de travailler avec quelqu'un que monsieur Schroder a qualifié de social-démocrate modéré ? Je me suis demandé quand même j'avais pas un bras de malice quand quand Gerard Schreder a dit ça à la télévision.

Ça n'a pas été tellement relevé. Mais moi qui suis une nature malicieuse, j'étais amené à à Vous étiez pas aperçu que socialdémocrate une découverte pour vous. Je sais qu'il avait été travailliste, mais je ne savais pas.

Non, les relations euh avec le président de la République se se passent bien. Euh dans l'ordre international, euh nous sommes confrontés, par exemple, aujourd'hui à cette crise du Kosovo. Nous définissons ensemble euh les la la proche qui doit être celle de la France euh dans le respect des compétences éminentes naturellement du président de la République en matière internationale et de défense.

Mais en même temps, ce domaine est forcément partagé parce que le gouvernement est celui qui fournit ensuite les moyens de l'action, de l'accompagnement des décisions. Donc les choses se passent bien sur le plan intérieur. Pour pour le reste, bah si le président les Français sont d'ailleurs assez contents de de la cohabitation, ils viennent paraît-il un sondage qui paraît-il le dit.

Bon alors moi je participe si j'ose dire de leur content. Non, je participe de leur contentement parce que vous ne m'entendez jamais critiquer le président de la République. Bon, si le président de la République émet des critiques, c'est sa responsabilité.

Mais alors, c'est à lui qu'il faut lui demander pourquoi il le fait. simplement par exemple, je l'ai entendu dire à la fin du conseil des ministres et ça a été évidemment donné à l'extérieur par son porte-parole qu'il se ressentait comme le garant de la sécurité sociale. Moi, je suis très heureux qu'il se ressente comme le garant puisque justement nous la garantissons parce que pour être très clair 96 déficit de la sécurité sociale 53 milliards. 97 nous arrivons à faire descendre ce déficit à 33 milliards. 98 le déficit est de 13 milliards et notre objectif 99 équilibre.

Alors là qui garantit la sécurité sociale si ce n'est gouvernement. Monsieur J Monsieur J pourquoi est-ce que vous avez réagi comme si vous étiez piqué quand le président du groupe communiste Alain Boquet a dit qu'on pouvait interpréter votre action politique à la tête du gouvernement comme une stratégie présidentielle ? Ça ça vous choque qu'on vous dise que vous vous intéressiez à la fonction présidentielle pour un jour ?

Ça ne me choque pas mais c'est totalement inexact. Je pense que il faut avoir une vision pour son propre pays, mais il faut fondamentalement vivre la politique autant présent. Moi, ma fonction, c'est de gouverner.

C'est le mandat qui m'a été confié par le peuple français en juin 97 et qui m'a été donné, traduisant ce vote par la décision du président de la République. Moi, je ne suis pas candidat à la présidence de la République. Vous voulez que je vous dise pourquoi ?

Oui. Oui. Parce que vous êtes premier ministre. parce qu'il y a un président de la République.

Oui, ça vous avait peut-être échappé. Oui, mais il y a aussi il y a aussi la fin d'amand. Oui, ben on en est loin et donc moi, je suis premier ministre et avec le gouvernement, avec l'ensemble de mes ministres, c'est ça qui est notre tâche et je veux que les Français soient bien convaincus que c'est ça notre mission, que c'est ça notre vision parce que c'est exactement la réalité.

Alors, tout ce qui vise à déformer cela euh ne me paraît pas utile. H monsieur Jaspin, depuis euh 50 minutes à peu près, nous conversons et nous sommes arrivés à la à l'échéance de cet entretien. Euh je suis très frappé, vous êtes tranquille, assez sûr de vous au fond.

Est-ce que vous avez pas oublié d'être un peu modeste ? Parce que vous avez l'air de dire que tout va bien et que ça marche, ça avance en son temps ? Je suis calme mais je ne suis pas passif et je ne suis pas tranquille parce que les problèmes sont là, on en évoqué un certain nombre, que ce soi des problèmes du quotidien, la sécurité par exemple aujourd'hui, ces jours-ci, que ce soi des problèmes d'un certain nombre de nuages qui s'accumulent, même si l'Europe peut-être mieux préservée, mais il me faut en même temps être calme.

Si j'argumente face à vos questions, c'est parce que j'ai des convictions, parce que je suis plutôt un peu fier de ce qu'essaie de faire le gouvernement que je dirige. Mais je suis pas du tout animé par l'esprit de certitude. De toute façon, autour de moi, il y a beaucoup de gens qui m'interpellent, me questionnent et donc non, ne vous trompez pas là-dessus. euh simplement, il faut bien que dans la responsabilité qui soit la mienne, je euh j'ai un minimum de de tranquillité, un minimum de calme que je ne cède pas à l'affolement, que je ne cède pas au au comment dirais-je au aux enthousiasmes ou tout d'un coup aux dépressions du moment.

Et c'est cela qui me guide, c'est ça aussi qui qui guide l'équipe que j'ai que j'ai l'honneur de de diriger. Vous savez, revenons un instant sur la politique et la crise dans éléments dans les éléments de cette crise telle qu'elle se produit à l'échelle internationale sur le plan financier, il y a aussi des éléments politiques. La crise en Asie du Sud-Est, ça a été un crise une crise du modèle de développement. modèle de développement beaucoup trop injuste, fondé aussi sur souvent la corruption et avec des pouvoirs autoritaires.

S'il y a une crise au Japon, c'est parce que pour le moment le système n'arrive pas à prendre un certain nombre de décisions qui seraient nécessaires pour régler le problème de ces créances douteuses. Et c'est absolument nécessaire et j'espère que le gouvernement japonais va le faire. S'il y a une crise en Russie que certains problèmes ne sont pas résolus, notamment le problème de l'endettement, c'est parce que il y a une crise politique, il y a une crise de la transition.

Alors en France et les Français le disent, on a la chance d'avoir un pouvoir politique stable et bien euh il faut raisonnablement s'en réjouir. C'est comme partout, il faut de la durée. Merci monsieur Jospin de nous avoir accordé cet entretien.

Je voudrais simplement vous donner cette dernière information. Comme annoncé, la chambre des représentants américaines a voté pour l'enquête de destitution contre président américain Bill Clinton. Voilà, dans quelques instants, vous avez retrouvé Paul Naon et Bernard Benjamin pour envoyer spécial et puis demain à 20h, vous aurez le plaisir de retrouver Bricie Schöenberg.

à lundi. Bonsoir. Merci [Musique]